Deux cigarettes dans le noir de Julien Dufresne Lamy.

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[ LITTÉRATURE FRANÇAISE – NOUVEAUTÉ 2017]

ÉDITIONS BELFOND

LECTURES PERSONNELLE – MASSE CRITIQUE DE BABELIO.

 

 

Je remercie les éditions Belfond et Babelio pour m’avoir permise de découvrir un auteur de talent.

 

Résumé :

Clémentine travaille dans une usine de parfum. Elle attend un enfant.
Au volant de sa voiture en direction de la maternité, elle percute quelqu’un sans pouvoir s’arrêter.
De retour à la maison seule avec son bébé, elle apprend la mort à Paris, deux jours plus tôt, de la chorégraphe Pina Bausch. Clémentine se souvient : une silhouette maigre, de longs cheveux gris – c’est Pina qu’elle a fauchée.
Elle a tué un génie en mettant au monde son enfant.
La maternité, la danse, la vie, la mort se côtoient dans le nouveau roman de Julien Dufresne-Lamy, qui trouble et bouscule par son intelligence et son originalité.

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Mon avis :

« Deux cigarettes dans le noir » commence à se lire dès sa prise en main. Une première de couverture délicieuse où trône cette photo de Pina Bausch qui dans sa posture nous invite à tourner la page et nous demande pardon par la même occasion, pour ce nous ressentirons tout au long de ces pages.

Julien Dufresne Lamy a cette plume sensationnelle, unique et extraordinaire qui nous plonge dans les méandres de l’âme humaine. Nous faisons la connaissance de Clémentine, jeune femme qui va donner naissance à ce petit Barnabé qui malgré lui, va être un élément important dans le déroulement de l’histoire. Nous nous projetons aux côtés de ce personnage complétement anéanti par la douleur, la solitude et le désarroi qu’offre la maternité. Elle se raccroche à cette femme exceptionnelle, Pina Bausch dont le décès à été annoncé à la sortie de la maternité de Clémentine. Dans sa dépression, Clémentine s’approprie cette danseuse. Elle devient son ancrage, sa référence, mais également le symbole d’un deuil lourd a porté.

Chaque mots, chaque paragraphes deviennent accablant. Nous nous sentons sombrer dans ce profond abysse où toutes les sensations sont décuplées. Ce récit savamment orchestré vogue entre flash back, présent et espoir.

L’auteur dépeint aussi la société ouvrière et le ressenti face à l’abandon et à l’isolation. c’est vraiment un crève-cœur.

Nous y découvrons aux fil des pages, la vie de Pina Bausch. Celle qu’elle était, celle qu’elle est et celle qu’elle restera. Une biographie, sans l’être, qui m’a faite découvrir une femme artiste et d’exception. Bien évidemment j’ai joué ma curieuse et suis allée fureter sur internet et j’ai pu ainsi visualiser une partie de ces ballets : un vrai délice.

Une lecture à toute épreuve qui m’a fascinée du début à la fin.

Un ballet de mots et de chapitres, à l’image d’une musique, donnent le rythme à vous couper le souffle et dont le final offert est juste exceptionnel. Une fin sans être une, nous laissant concepteur, pour le meilleur et le pire du personnage.

Un ballet entre la vie et la mort.

Un ballet entre nous même.

Un ballet époustouflant.

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Pour tout savois sur Julien Dufresne lamy et les éditions Belfond : c’est par ici !

 

 

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