Il reste la poussière de Sandrine Collette.

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[ THRILLER – 2016 ]

ÉDITIONS DENOEL

LECTURE PERSONNELLE

 

 

Résumé :

Argentine, plateaux de la Patagonie. Une steppe infinie, balayée par des vents glacés. C’est là que Rafael, dix ans, grandit dans une famille haineuse. Sa mère s’est endurcie autour d’un secret qu’elle a su garder mais qui l’a dévorée de l’intérieur : une nuit, elle a tué leur ivrogne de père et a coulé son cadavre dans les marais. Depuis, elle fait croire que son mari les a abandonnés, et mène son maigre élevage de moutons et de boeufs d’une main inflexible, écrasant ses quatre garçons de sa dureté et de son indifférence. Mais depuis, aussi, les aînés détestent leur plus jeune frère, né après la disparition du père, et en ont fait la cible de leurs jeux brutaux. Alors Rafael, seul au monde, ne vit que pour son cheval et son chien. Voilà longtemps qu’il a compris combien il était inutile de quémander ailleurs un geste d’affection. Dans ce monde qui meurt, car les petits élevages sont peu à peu remplacés par d’immenses domaines, la révolte est impossible. Et pourtant, un jour, le jour le plus sauvage et le plus douloureux de la vie de Rafael, quelque chose va changer. Le jeune garçon parviendra-t-il à faire sauter l’étau de terreur et de violence qui le condamne à cette famille ? Avec ce roman sombre, planté dans une nature hostile et sublime, Sandrine Collette explore les relations familiales impossibles, et la rédemption, ou non, d’un petit garçon qui a gardé son humanité.

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Mon avis :

C’est avec « Il reste la poussière » que je découvre l’univers spécial de Sandrine Colette. Mon tout premier et les premières fois sont toujours étranges : j’hésite face à  cette écriture particulière et surtout le thème abordé qui est en lui même terrible. Une fois mes hésitations vaincues, il se trouve que je me suis laissée porter dans ce tourbillon d’émotions sombres.

La rudesse des mots est à l’image de celle du désert de Patagonie et de cette famille qui sous couvert de l’isolement vie une tragédie. Cette dureté vous transperce littéralement et vous oppresse. Certaines scènes sont un épreuve sans nom, pour nous simple lecteur. L’immersion au sein de cette famille est fatale : ces quatre garçons qui subissent le courroux de la vie et de leur mère sont un vrai supplice. Tout y est dur dans cette ferme du bout du monde.

L’auteure explore à la perfection tous les tourments de cette famille : les mensonges, la haine, la jalousie, les rixes, les espoirs, les rêves, l’alcool, l’argent. Des sentiments étranges et destructifs.

L’écriture de l’auteure a cette particularité d’assombrir à merveille son roman : entre un champs lexical utilisé à bon escient et cette façon d’alterner un langage normal au langage plus que familier (dans les dialogues) confère une atmosphère lugubre tout au long de la lecture. Ce procédé renforce le sentiment que nous sommes observateurs et que nous jouons le rôle du narrateur et que nous sommes interrompus par les pensées intimes des personnages. Etrange, n’est ce pas ?

Une véritable découverte et je ne tarderai pas à découvrir ses autres romans.

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Disponible en poche : Lien Amazon.

 

 

 

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