L’Homme du Transsibérien de Stéphane Boudy.

 

 

 

[LITTÉRATURE GÉNÉRALE – Nouveauté 2017]

ÉDITIONS GUNTEN

SERVICE PRESSE


 

 

J e remercie Stéphane Boudy pour sa confiance.

 

Résumé :

Stéphane Boudy nous a enlevés sur le quai, de notre vie qui passe, pour nous emmener avec lui dans le Transsibérien. La force de son écriture nous a happés et transportés par-delà le temps et l’espace. L’Asie, le passé, le présent puis le passé, le présent, l’Asie,… Morceaux de vie que nous lui abandonnons ou lui prenons, avec la seule certitude que nous ne reviendrons pas intacts. Ce voyage intérieur et extérieur nous chamboule. Malgré les codes « comme des pactes » que nous a donnés Stéphane, au départ, le transsibérien « bringuebale la vérité et la tendresse » sur des rails inexorablement parallèles aux autres. En dehors ou en plein cœur d’autres paysages, d’autres pays, nous ne nous éloignons jamais (assez) de la mort…
Au hasard des rencontres, un photographe dont « les yeux avaient l’allure d’une plaque vierge, telle la pellicule » et surtout un auteur qui chausse des « lunettes sociologiques» car même s’il s’en défend, elles lui vont plutôt bien…lorsqu’au travers d’elles, il déplore « notre lourdeur, notre façon d’insister à se…

 

 


 

Mon avis :

Une lecture qui sort de mes sentiers battus et c’est avec beaucoup de curiosité que le l’ai débutée. Ce n’est pas un livre qui se lit avec rapidité. Il faut le savourer et s’en délecter. Il faut parfois le poser sur sa table de nuit et se laisser le temps d’assimiler les éléments et l’atmosphère qui s’en dégage.

L’auteur nous fait naviguer tout au long de son périple transsibérien telle que cette voie ferrée serait une ligne de vie de votre main. Stéphane Boudy vous interroge aux travers de ses mots et de ses idées qu’il développe. Ils vous sonde aux travers de nombreux débats tels que la sociologie, la politique, l’économie et l’héritage familial. Le transsibérien donne ce pouvoir au gens de se révéler du moins ceux qui y sont sensibles, c’est peut être pour ceci que cet homme l’a pris neuf fois. Peut être y trouve t-il cette liberté qu’il désire, fuir les conventions qui régissent les hommes et se rebeller. Cet homme nous balade aux grès de ses pensées, passant d’une idée à une autre sans préambule, sans transition. Mais dans sa tête la logique y paraît.

La plume de l’auteur est à la fois rugueuse et poétique. Par moment barbare et choquante. Les sarcasmes et certaines notes d’humour viennent ponctuer un récit qui se veut profond.

C’est un livre qu’on parle de vive voix lors de ces soirées pluvieuses et dont on pourrait philosopher pendant des heures.

Entre présent, passé et futur c’est un voyage déstabilisant, vu depuis une fenêtre de ce train mythique où là tout semble désuet, dérisoire et anarchique, il ouvre l’esprit…

 

« Chaque individu dans le Transsibérien est le semblable de son voisin. Il a ses draps, son mini-tube de dentifrice, ses deux lavabos-WC avec lesquels il doit se débattre pendant 7 jours, les mêmes visas, des denrées rares, et 150 heures de traversée à effectuer. De cette similitude pouvait naître une solidarité de type mécanique.

La férocité de la punition ou quand la conscience collective s’abat en pratique par le châtiment sur la déviance d’un individu. Cette férocité aurait pu venir à l’endroit de quelqu’un qui restait trop longtemps aux WC ou qui volait une bière. »

 

 


 

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Vers le site de la maison d’éditions.

 

 

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