Le mal des ardents de Frédéric Aribit.

 

[LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2017]

Éditions Belfond

Service presse.

 

 

Je remercie les éditions Belfond pour leur confiance et le service presse via la plateforme Netgalley.

 


Résumé :

Entretenir le feu sacré sous peine d’être enterré vivant.

On ne rencontre pas l’art personnifié tous les jours.

Elle est violoncelliste, elle dessine, elle peint, fait de la photo. Elle s’appelle Lou. Lorsqu’il tombe sur elle, par hasard, à Paris, c’est sa vie entière de prof de lettres désenchanté qui bascule et, subjugué par ses errances, ses fulgurances, il se lance à la poursuite de ce qu’elle incarne, comme une incandescence portée à ses limites.

Mais le merveilleux devient étrange, et l’étrange inquiétant : Lou ne dort plus, se gratte beaucoup, semble en proie à de brusques accès de folie. Un soir, prise de convulsions terribles, elle est conduite à l’hôpital où elle plonge dans un incompréhensible coma. Le diagnostic, sidérant, mène à la boulangerie où elle achète son pain.

Quel est donc ce mystérieux  » mal des ardents  » qu’on croyait disparu ? Quel est ce  » feu sacré  » qui consume l’être dans une urgence absolue ?

Il va l’apprendre par contagion. Apprendre enfin, grâce à Lou, ce qu’est cette fièvre qui ne cesse de brûler, et qui s’appelle l’art.

 


Mon avis :

Je ne pensais pas que cette lecture m’aurait chamboulée à ce point ! Elle m’a prise aux tripes et ne m’a plus lâchée. C’est une histoire bouleversante qui chavire les lecteurs sur son passage.

Lui est prof de lettres désabusé face à incongruité de son travail, de sa passion. Les mots plus personnes ne les écoutent et encore moins les jeunes, adeptes des acronymes qui ne signifient plus rien. Perdu dans ses mots, il ne survit que dans cette bulle utopique enchantée par la présence merveilleuse de sa fille. Lui, un peu fou, de mettre inlassablement une étiquette « tu fais parti des…% de… », ce mal le rongeant et le consolant dans cet univers aussi insipide.

Elle, Lou, femme libre, femme rêveuse, femme extraordinaire qui par un jour de désinvolture vient l’embrasser dans cette rame de métro pourri. Elle est le feu qui libère , qui fait fantasmer et qui émerveille. Une aura transcendante sur laquelle ses yeux ne peuvent plus s’en détacher. Elle va lui apprendre l’amour, celui où les frontières n’existent plus. Celui qui rend plus grand. Celui qui marque au fer rouge pour l’éternité. Elle incarne le jour et la nuit où les possibilités sont nombreuses et inépuisables. Dans cette folie lui, oublie l’image qu’il s’est forgée. Anéantie, son véritable, lui, éblouit. Un homme qui devient homme devant sa beauté.

Leur rencontre est explosive ! Inédite ! Envoutante ! Une union démesurée ! Ce roman porte l’amour au dessus de tout. Le soleil, les nuages, le vent, les couleurs, le gout, le toucher, l’odorat, les sons…tous sont magnifiés. Le chef d’œuvre de la vie ! Mais le mal n’est jamais bien loin. Silencieux, il ronge peu à peu la chair humaine, la quintessence de la vie.

Subjuguée par la thématique du livre, elle m’a permise d’apprendre un pan de l’histoire humaine : celui ou mysticité et religion se mêlent.

J’écris cet article en écoutant « La pathétique de Tchaikovky » (qui bien évidemment je ne connaissais pas). Cette symphonie est maintes fois citée dans ce roman et je comprend pourquoi. L’histoire, les héros et l’ensemble vivent en parfaite harmonie avec cette symphonie. Comme s’ils se mouvaient au grès des violons, violoncelles et autres instruments nobles. Tout en écoutant, je retrouve toutes les émotions qu’à voulu transcrire Frédéric Aribit : la volupté, l’amour, l’espoir, la joie, la passion, les doutes, les pleurs, la tristesse, l’euphorie, la volonté, la déchirure…

La plume de Frédéric Aribit est juste sensationnelle et magnifique. On y ressent tout l’amour pour la langue française. Des phrases immensément longues donnant un rythme particulier à la lecture. Il est vrai que je ne suis pas du tout habituée à ce genre de syntaxe. Mais c’est tellement plus wouahhh. J’en perds mes mots !

« Le mal des ardents » est amoureusement, musicalement, passionnément et irrévocablement un livre à découvrir !

 

Langue de Lou hostie sacrement de son corps plongé dans rouge les baisers les mains qui courent étalent la folie le désir la peinture sur la peau les feuilles et par dessus les toits mélangent leurs jaunes de soleil et de feu elle couchée sur le ventre maintenant ouverte aux torrents noir qui s’abattent depuis l’horizon jaune de sa nuque jusqu’à son dos son cul ses jambes ses pieds rouge le coup de pied rouge la plante des orteils avalés ma main mangée par son triangle et les doigts noir mon sexe englouti dans sa rouge flamme liquide elle m’embrasse encore à pleine bouche et le vert de ses yeux fait sauter les couvercles noir l’anémone de ses cheveux sur mon nombril de corail et je rouge je jaune je noir en même temps son visage plein d’eau elle m’embrasse encore dans la mer badigeonnée des feuilles où nous perdons pied mais sa main encore jaune mais sa langue aussi noir mais son sexe rouge immense son sexe rouge rouleau désaxé qui étale et répand sur ma peau se constellation noir de pigments ses sucs jaune de couleurs où nos corps se dissolvent rouge et elle monte ne moi comme un océan jaune sur moi ses cheveux explosent à califourchon noir dans le buvard absorbé de l’espace et j’entre alors en elle comme on rouge et nos mains serrées suintent la même salive chromatisée sa voix maintenant dans les marteaux rouge de nos sexes qui frappent le tempo noir elle va parler elle parle de sa voix d’oracle de sa voix de nuit des temps et de jaune bonbon sucé elle dit

 

liens-utiles

 

Tout savoir sur Frédéric Aribit sur le site des éditions Belfond !

« La pathétique de TCHAIKOVSKY »

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2 réflexions sur “Le mal des ardents de Frédéric Aribit.

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