Matriochkas, tome 1 de Christelle Da Cruz.

 

[DYSTOPIE – Nouveauté 2017]

Éditions DREAMCATCHER 

Service presse

 

Je remercie les éditions Dreamcatcher pour ce service presse.

 


 

Résumé :

Depuis près de soixante ans, le pouvoir appartient aux femmes. Une mystérieuse épidémie a lourdement décimé la population masculine et l’isolement des survivants a conduit à une réorganisation totale de la société.

Au cœur de la capitale, Gabrielle, chauffeuse de taxi, mène une vie sans histoire entre son boulot et ses amies. Un soir, au détour d’une course réalisée pour une riche cliente, elle va se retrouver plongée dans une intrigue inquiétante.

Qui est cet homme, évadé d’un pôle d’enfermement, qui ne cesse de la traquer ? Comment a-t-il pu atteindre la capitale sans être interpellé ? Autant de questions dont les réponses pourraient bouleverser l’ordre établi.

 


 

Mon avis :

Voici un roman dont la trame soulève beaucoup de questions. Une société de femmes dirigée par des femmes. Une société où les hommes n’ont plus de place et offrent uniquement un certain divertissement rustre lorsqu’ils se trouvent dans l’arène à devoir se battre pour survivre. Situation barbare, non, un juste retour de manivelle, si je puis dire, quant on voit qu’actuellement les femmes doivent se battre pour accéder à des postes clés, doivent faire à leur violence, à leur pulsions malsaines, à leur injures. Mais est ce juste de mettre tous ces hommes dans le même sac ? Le girl power peut-il seulement suffire et l’équilibre précaire peut-il être maintenu ?

Depuis de longues décennies, les hommes ont été placés en quarantaine dans des pôles et chaque jeunes hommes issus d’une grossesse, suite à une fécondation in vitro, sont enlevés de leurs mères pour préserver cette nouvelle société. Mais de quoi au juste ?

Gabrielle est plongée malgré toutes ses craintes dans un soulèvement qui ne la laissera pas indemne et indifférente. Gabrielle, chauffeur de taxi, est une jeune femme plein de dynamisme et de bonne volonté. Sa vie est paisible : boulot, plaisir, famille et dodo. Elle hait les hommes, du moins comme lui a t-on appris à l’école. Elle en a une peur immense par ce qu’il porte en eux un virus qui pourrait la tuer. Il faut bien comprendre que cette peur est fortement ancrée dans sa personnalité. Elle les exécré et maudit. Elle en a jamais vu de près et c’est pour son plus grand malheur qu’elle en croise un lorsqu’elle accompagne une cliente intrigante et étrange, Rose Gale. Lui est désarmant, déstabilisant, imposant, et beau. Ce viking a tout pour lui. Cette rencontre inopinée insuffle à Gabrielle une peur immense mais soulève de nombreuses questions surtout quand Rose Gale l’envoi sur les traces de la vérité.

Je dois vous dire que la lecture est loin d’être reposante, de rebondissements en rebondissements, de découvertes en surprises et de réflexions en interrogations. Une lecture rythmée et qui ne laisse à aucun moment place à l’inaction et repos. L’univers que l’auteur nous offre est parfaitement maitrisé : Da Cruz nous fait naviguer entre passé et présent, nous livrant au passage des éléments clés à la compréhension générale de la trame. L’action se situe principalement dans le présent. L’atmosphère générale se veut quelque peu inquiétante. La tension augmente au fil des chapitres. Je vous avoue tout de même des moments de légèreté notamment lorsque surgissent des scènes passionnelles et intenses entre Aleksandre (le viking) et Gabrielle. Je n’ai pu que m’exclamée qu’ils allaient repeupler ce monde de petits garçons. Parmi tous ces points positifs, je me suis sentie mal à l’aise lorsque les motivations de cette nouvelle société nous sont dévoilées. Mal à l’aise car le moyen pour arriver à ce but ultime m’a évoqué le génocide. Car le moyen pour mettre de côté ces hommes m’a fait pensé aux camps de concentration. Choquée ? Non car Da Cruz ne fait pas dans le morbide et au contraire son récit se veut optimiste.  Percutant ? Sans aucun doute ! Délation ? Oui la société actuelle : ses travers, ses désillusions, l’impuissance des femmes et de ses inégalités. Féministe ? Oui et non, tout dépend quelle force on accorde à ce nom. Société réaliste ? A vous de choisir votre camp ? Un monde avec ou sans homme ?

Je pense qu’on ne peut absolument pas être insensible à cette lecture et au combat que livre ce roman. La syntaxe est percutante et le style de Da Cruz s’y prête à merveille. Le final nous laisse en suspens sans être dans le style cliffhanger explosif.

Lecture intense et excellente découverte ! Fan de dystopie vous passerez un excellent moment !

 

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Vers le site des éditions Dreamcatcher, pour tout savoir !

Vers la page Facebook de Christelle Da Cruz !

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Une réflexion sur “Matriochkas, tome 1 de Christelle Da Cruz.

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