Focus sur Ludovic Metzker.

 

Nouvelle interview ! Je remercie Ludovic Metzker de s’être prêté au jeu de mes questions. J’espère que vous prendrez autant de plaisir à découvrir ses réponses et son univers surprenant.

 

Bonne lecture !

 

1/ Quelle est la genèse de cette saga ?

Au tout début, il était question d’une simple nouvelle qui racontait les aventures d’une jeune femme : Marie. Cette dernière se retrouve à devoir survivre après la perte de ses deux fillettes et de son mari. Ce « oneshot » a vraiment plu aux premiers lecteurs qui m’ont demandé une suite… Ils voulaient en savoir plus sur cet univers et surtout découvrir l’évolution des Chasseurs, des Communautés du Peuple et de la W.C.C. ! Je n’avais pas du tout prévu une suite et avec Diane, je me suis amusé à improviser. Contre toute attente, Diane fascine encore plus que Marie. Maintenant, je dois faire mieux avec le troisième volume qui paraitra courant 2018 « Katia ». Une suite est dores et déjà prévue puisque « Katia » se terminera sur un cliffhanger judicieux et frustrant.

 

2/ Ce roman offre une syntaxe assez particulière puisque vous bannissez le dialogue. Pourquoi ?

Avec « Et si demain n’exsitait plus ? », j’ai voulu changer du registre habituel, de ce que j’ai l’habitude de lire et je me suis souvenu des films muets de Chaplin ! Je suis fasciné par le fait qu’une image puisse être parlante. En écrivant les premières lignes de « Marie », je me suis rendu compte qu’effectivement, le plus important résidait dans l’imagination du lecteur. Il est plus facile d’écrire « Je t’aime » que de faire ressentir ce sentiment.

 

3/ Pourquoi avoir pris un tel risque ?

Autant l’avouer, je ne pensais pas un seul instant que cela plairait. J’ai été grandement surpris que les lecteurs se prêtent au jeu et aient la sensation d’être au cœur de l’action. Le risque était là : est-ce que ce sont les dialogues qui sont le fil conducteur ou… le récit en lui-même ? Dans mes autres livres, les dialogues se veulent présents et ont leur importance. Dans « Et si demain n’existait plus ? », j’ai voulu aller jusqu’au bout de l’originalité : pas de vampires, pas de zombies, pas de romances cousues de fil blanc

4/ Marie : femme forte ou femme faible ?

Il faut savoir que j’aime mettre mes personnages dans les pires situations et Marie, bien qu’affaiblit par toutes ses pertes, évolue en femme forte, déterminée et désireuse de connaitre la terrifiante vérité qui l’attend au bout du chemin. Dans son cas, ce n’est pas facile de « tourner la page » et d’écrire une nouvelle histoire… Ce n’est pas facile de subir, de mettre de côté sa pudeur et sa dignité dans le seul but de garder le moindre souvenir de son passé. Elle n’est ni une badass, ni une héroine… Marie est, à mes yeux, une femme dans toute sa splendeur.

 

5/ Tout au long de votre roman vous faite « interagir » la Terre, vous la personnifiez, vous lui donnez une âme. A travers ses pensées moralisatrices, dénoncez vous la surconsommation ?

La « Terre » possède sa propre personnalité, sa façon de penser. Avec « Et si demain n’existait plus ? », j’ai voulu lui donner le premier rôle et faire en sorte qu’elle parle, un peu comme une mère qui se mettrait en colère face à ses enfants chamailleurs, c’est-à-dire nous. La surconsommation a un effet néfaste sur notre planète, le constat est là : nous n’y prêtons pas attention malgré les avertissements des associations et les annonces alarmistes toutefois, nous continuons… L’idée était donc que la Terre prenne LA décision qui s’impose.

 

6/ Les Chasseurs : zombies ou nouvelle humanité ?

Très bonne question 😊 Les Chasseurs ne sont pas des zombies puisqu’ils pensent, aiment, détestent… Ils ont des sentiments, souvent virulents ! En revanche, s’ils connaissent leur mission, ils ne connaissent pas les desseins de la Terre ! En effet, celle-ci prévoit un changement radical qui sera révélé dans le tome 3 et les lecteurs découvriront que si la Terre se veut destructrice, elle est avant tout… donneuse de vie !

 

7/ Vous opposez constamment la violence avec la douceur voir le romantisme. Pourquoi ?

Il est intéressant de jouer avec les sentiments et dans mes livres, je tente de mettre en avant l’être humain, sans artifice : nous pouvons passer d’une sombre colère à une immense joie et je pense que l’un des sentiments les plus puissants est l’amour, à lui tout seul, il nous fait prendre conscience de ce que nous sommes capable de faire pour lui : jalousie, envie de se battre, de braver les pires dangers, de protéger ses enfants ! Par peur de perdre Marie, Franz dévoile son côté romantique et doux. Par amour pour ses enfants, Marie est prête à subir la violence de Diane. Tout ne peut pas être rose ou noir, mais dans mes écrits, j’aime mélanger les couleurs pour obtenir de nouvelles nuances.

 

8/ Le second tome, se tourne a priori vers le personnage de « Diane », une Chasseuse. Pour le coup ce second volet est-il consacré à cette nouvelle humanité ?

Avec « Diane », nous allons plus loin que dans le premier tome. Ici, nous quittons parfois la France pour nous rendre aux USA, en Italie, en Russie… Le phénomène des Chasseurs touche le monde entier et il sera question du retour des indiens d’Amérique venu récupérer leur territoire ! « Diane » se veut plus violent ! Pour moi, Diane est un personnage fascinant : badass, perverse sexuelle, virulente… Elle a eu une vie avant, une vie pendant et surtout, une vie après ! La W.C.C. se dévoile un peu plus et nous découvrons le projet « Avalanche »… La guerre se prépare entre humains et Chasseurs, mais… de nouveaux ennemis font leur apparition dans « Katia » !

9/ Le troisième tome va bientôt paraître, pouvez nous en dire un peu plus ?

Pour la première fois dans la saga, il y aura des petits dialogues ! Avec « Katia », il m’a semblé nécessaire d’écouter les lecteurs qui voulaient cela ! Ils ne seront pas « trop » présent et auront pour rôle d’apporter une sorte de soutient car avec Katia, nous abordons l’horreur dans toute sa splendeur… Dans ce troisième tome, il sera question de découvrir de nouveaux dangers : les Chasseurs ne seront pas les seuls « méchants » de l’histoire puisque des gangs s’en prendront aux Communautés du Peuple et une surprise de taille devrait ravir les lecteurs, mais je n’en dis pas plus.

 

10/ Pouvez-vous nous parler de votre bibliographie ?

A ce jour, il y a 6 livres de disponibles à la demande auprès de Fnac, Amazon, Chapitre, Cultura… Ils peuvent être commandé directement auprès d’une librairie.

Les deux premiers tomes de la saga « Et si demain n’existait plus ? » (Marie et Diane) qui est une dystopie post-apocalyptique.

L'homme sans nom: Tome 1 - Un sombre présent

Le tout premier tome de la saga « L’homme sans nom » dans lequel nous découvrons le personnage de Joe, un voyageur temporel qui invite deux jeunes filles à partir dans le passé afin d’enquêter sur la disparition du roi Louis XVI.

 

 

 

Morphèa, la gardienne des rêves: 1 - La Montagne Sacrée

« Morphèa, la gardienne des rêves » est un livre dédié à la jeunesse et qui plait énormément aux adultes : 5 contes entièrement revisités pour les besoins de l’histoire d’Orianna Sognatore, une jeune fille de 13 ans qui se voit devenir la réincarnation de la Gardienne des rêves, Morphèa. Elle va devoir protéger le monde des rêves d’Ephialtion, le prince des cauchemars, bien décidé à anéantir l’humanité.

 

 

Le monde à l'envers

« Le monde à l’envers » est un conte philosophique : plusieurs années après la prise de pouvoir des animaux sur le monde, Paul raconte à ses 5 filles comment un gorille du nom de Bonanza lui a sauvé la vie et lui ouvert la voie de la liberté.

 

 

 

Histoires fantastiques : Tome 1

« Histoires Fantastiques – Volume 1 » est un recueil de nouvelles : 4 histoires qui raconte la vie, la mort, la peur, l’injustice… Deux histoires du livre deviendront des livres.

 

 

 

 

Pour l’année 2018, plusieurs projets sont en cours notamment la suite de la saga « Et si demain n’existait plus ? », le second tome de « L’homme sans nom » fera son arrivé et mon tout nouveau livre qui est encore en version Bêta, « Le mur du temps ». Pour l’année prochaine, je prévois de sortir 4 nouveaux livres et un cinquième, « Les contes qui se racontent », dont les bénéfices seront reversés à une association qui vient en aide aux enfants défavorisés.

 

11/ L’autoédition, ce choix était-il évident ?

J’ai découvert l’autoédition grâce à un ami. Je sais combien il est difficile de se faire éditer par une grande maison et l’autoédition offre une possibilité à la condition de travailler proprement : je fais relire / corriger mes livres plusieurs fois avant de les mettre sur le marché : il peut m’arriver de recommencer plusieurs chapitres ou recommencer des passages ! Je pense qu’il faut mettre toutes ses chances de son côté car les lecteurs semblent plus pointilleux avec les jeunes auteurs ! Que ce soit de la couverture de mes livres en passant par l’histoire, je tente, du mieux que possible, de faire professionnel !

 

12/ Quel est le livre que vous ne vous séparerez jamais ?

Le comte de Monte Cristo ! Ce livre m’a fait prendre conscience qu’une histoire écrite peut offrir une palette d’émotions encore plus impressionnante qu’un film. Quelques lignes suffisent à immerger le lecteur dans un voyage particulier et la vie d’Edmond Dantes en est le parfait exemple. J’ai adoré avoir de la peine pour le héro et je buvais les mots d’Alexandre Dumas lorsqu’Edmond devient le comte de Monte Cristo. Cette histoire explique qu’il faut de la patience, une dose d’espoir et une furieuse envie de croire en son destin. « Tout vient à point à qui sait attendre ! » pourrait être l’adage de ce livre.

13/ Champ libre : mots à vos lecteurs et futurs lecteurs.

Merci à vous pour cette interview. Si de nouveaux lecteurs désirent me découvrir par l’intermédiaire de mes livres, je ne pourrais que leur conseiller de le faire dans cet ordre :

1 – Et si demain n’existait plus ?

2 – L’homme sans nom

3 – Morphèa, la gardienne des rêves

4 – Le monde à l’envers

Merci aux lecteurs de la première heure et aux nouveaux qui me poussent à essayer de raconter des histoires originales.

 

 

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Vers le site officiel de Ludovic Metzker !

Mon avis sur le tome 1  » Marie – et si le monde n’existait plus ? »

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