Revenir de Florian Oger.

 

 

[LITTÉRATURE GÉNÉRALE – Nouveauté 2018]

Éditions du Carnet à Spirale

Service presse

 

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions du Carnet à Spirale pour leur confiance.

 


 

Résumé :

Alphonsine est atteinte d’Alzheimer.
Quelques années avant que son état de santé n’atteigne son point de non-retour, elle fait écrire sa biographie, déjà parsemée de quelques oublis et confusions inhérents aux balbutiements de sa maladie.

Alphonsine se raconte de sa naissance en 1928 au cœur d’un Paris foisonnant d’innovations dans la charcuterie-boucherie de ses parents juifs, à la maison de retraite de Bretagne où ses jours se terminent. La montée de l’antisémitisme, l’exode, la déportation, le retour des camps… Les souvenirs sont nombreux, pesants et ils se mélangent. Si elle pouvait seulement ne jamais les oublier…

Florian Oger traite ici d’un sujet sensible : La Shoah narrée par une femme aux portes de l’oubli . Ce roman est un hymne à la vie.

 


 

Mon avis :

Il est de ces livres dont il est très difficile de parler, de juger. « Revenir » concentre en lui seul le souvenir de ce qui a tendance à être oublier. Le souvenir de l’innommable, de la terreur, de la blessure celle qui ne s’efface absolument pas avec le temps, celle qui est gravée à jamais. La Shoah est au centre du livre. Alphonsine, atteinte d’Alzheimer, retranscrit ses mémoires avant que celles ci ne s’effacent à jamais. Elle nous narre sa vie d’enfant dans les rue de Paris. Son père artisan boucher, sa mère, son jeune frère, sa meilleure amie, ses voisins, les inquiétudes grandissantes, les murmures des rues qui enflent jusqu’à la réalité que l’on connait. Son exode vers le vieux port de Marseille et sa déportation. Alphonsine touche par ses craintes et ses espoirs. Alphonsine est la grand-mère ou l’arrière grand-mère de tout le monde. Elle est le gardien de ces actes de barbaries et de terreurs. Alphonsine n’a jamais baissé les bras, elle a toujours cru que le meilleur était encore possible. Elle fait partie de ces survivantes grâce aux femmes et hommes qu’elle a croisés sur cette route de la mort.

Alors oui, j’ai pleuré. Cette boule d’angoisse dans le ventre, dans la gorge. C’est viscéral ! C’est déchirant ! Généralement je ne survie pas à ce genre de lecture. Je m’effondre face à ce déchainement de violence. Malgré tout, Florian Oger a su parfaitement apporter cette note d’optimisme. Mais la réalité assombrit cet horizon. Ce roman s’inscrit dans la lignée des romans de mémoires. J’ai tendance à dire que les jeunes générations oublient tout de ce qui s’est passé il y a peine quelques dizaine d’année. C’est tellement loin pour eux, mais tellement proche ! Oger ne tombe pas dans la description avérée de l’horreur, au contraire il reste dans une atmosphére quand même assez positive.

« Revenir » a cette aura sacrée, gardien de la mémoire ! A lire absolument !

 

 

 

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Vers le site des éditions Le Carnet à Spirale, pour tout savoir !

Vers la page de Florian Oger !

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Une réflexion sur “Revenir de Florian Oger.

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