L’EAU DE ROSE de Laurence Martin.

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[LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2018]

Publishroom / Auto-édition

Service presse

 

Format numérique (171 pages) : 2€99

Ma note : 5/5

 

 

 

 

Je remercie Laurence Martin pour sa confiance et ainsi m’avoir permis de découvrir son roman.

 


 

Le résumé :
« Elle me pointe un petit carnet qui gît le long du caniveau et murmure :
– Dites-leur pour moi que je les aime.
Je demande :
– À qui ?
Elle convulse.
Je pleure.
– À qui ?
Elle est partie.
La femme qui sortait du cimetière est venue mourir dans mes bras… Je souffle « Je le leur dirai » comme une promesse indestructible.
Rose ne sait pas que cette promesse va bouleverser son existence.
Au fil des pages de ce carnet, elle remettra en question sa solitude. Elle ira chercher ses réponses, contestera les lois familiales qui érigent le silence sur sa mère disparue il y a vingt ans. Elle apprendra combien la vie peut être belle et l’amour un nouveau départ.
Mais, quand l’adversité s’entête, la peur reprend parfois ses droits et la mort ses prérogatives.
Rose trouvera-t-elle sa vérité ? Osera-t-elle enfin le bonheur ? »

 


 

L’avis d’#Esméralda :

 

Comment parler d’un roman qui touche aux sentiments, aux émotions, à la destruction, à la reconstruction et à l’espoir. Ceux de l’amour bafoué et envié. Celui d’un père détruit par la disparition de son épouse. Celui d’une mère disparue trop tôt. Celui de deux sœurs anéanti par cette tragédie.

 

Laurence Martin nous offre un roman bouleversant, touchant. Comment ne pas ressentir de l’empathie pour ces deux sœurs ? Comment ne pas souffrir au fil des pages face à ce carnage émotionnel ? La tristesse et le désœuvrement sont omniprésents. Deux jeunes femmes détruites qui sombrent dans la mélancolie, la dépression.

 

Rose n’a aucun souvenir de l’accident tragique. Seules traces, ces cauchemars récurrents incompréhensibles. L’indifférence, la négligence et l’absence totale de l’amour de ce père fantomatique sont le quotidien de Rose. Elle ne sait pas ce qu’ils représentent, ce qu’il signifient. Elle part à leur rechercher dans une gare, près d’une école. Ce sourire si merveilleux qui illumine le visage d’inconnus. Elle ne connait pas cette sensation. Rose cherche les réponses à ses questions. Décidant de quitter le foyer familial, c’est en quête d’elle même qu’elle part. Une liberté qui a un goût amer, celui de la solitude, de l’abandon, de la fuite, de l’isolement. Mais dans ce petit chaos deux personnes font lui offrir la quiétude. Tout d’abord son voisin qui lui permettra de goûter aux plaisirs charnelles et aux joies du couple. Et cette inconnue qui va littéralement bouleverser sa vie. Cette inconnue se fait renverser devant elle, par une voiture. Elle décède dans ses bras, lui laissant un ultime message : « dire qu’elle les aimait ». Ces mots déchirants accompagnés d’un carnet tendu par cette main ensanglantée, l’envoie sur ce sentier inconnu des sentiments et des émotions. Au travers de cette lecture intimiste, elle découvre un mère endeuillée par la mort accidentelle de son unique fille. Elle découvre la fuite de cette femme sur les terres lointaines de l’Afrique où les soins qu’elle prodiguera sauverons maints enfants et familles désoeuvrées. Elle y découvre une reconstruction douloureuse mais nécessaire, des projets qui lui tiennent à cœur, des rencontres qui lui redonneront cette petit lueur dans les yeux. Rose s’approprie petit à petit les réflexions de cette femme, les met en œuvre. Elle s’autorise enfin ce bonheur tant mérité. Mais sa sœur ainée plonge dans le néant : tentative de suicide. Rose part au secours de sa sœur, laissant derrière elle ce repos bienheureux.

 

Ce roman est juste émotionnellement intense ! La plume de Laurence Martin magnifie à merveille tout ce maelstrom de sentiments, d’émotions. Les traits psychologiques de ces personnages sont maniés avec beaucoup d’aplomb. Elle traite des sujets sensibles : comme l’abandon, l’oubli, l’héritage familial, la quête identitaire, la dépression et la boulimie. C’est une magnifique histoire de vie et d’espoir.

 

Je ne peux que vous conseiller ce roman. Je suis sortie de cette lecture avec les larmes aux yeux, éblouie par cette charge émotionnelle. Magnifiquement conquise !

 

L’avis de #Lilie :
Lors de la présélection des titres pour le Prix des Auteurs Inconnus, les dix premières pages de ce roman avaient attisé ma curiosité. Pourtant, j’étais loin d’imaginer tout ce que j’allais découvrir lors de cette lecture…
Nous faisons ici connaissance avec Rose. Elle n’a jamais appris à être heureuse…. Marquée dans son enfance par un drame qui a assombri l’atmosphère familiale, elle décide de s’évader à travers les aventures de Lise, une petite fille qu’elle dessine et qui vit des aventures incroyables. Rose observe les gens, essaie de comprendre ce qu’est le bonheur mais elle ne sait pas faire. Alors qu’elle croise Victoire, qui meurt dans ses bras, elle récupère son carnet qui contient son passé, ses pensées et surtout sa vision du bonheur. A partir de là, plus rien ne sera pareil pour elle.
Rose est une jeune femme introvertie car on ne lui a jamais appris à faire autrement. Face au silence et au mal-être de son père et de sa sœur, elle a préféré partir et essayé de mener sa vie comme elle l’entendait. Pourtant, elle sent bien que quelque chose cloche… Le destin va alors lui venir en aide avec les rencontres de son voisin Darius et de Victoire qui vont l’aider à comprendre son passé et ainsi lui permettre de pouvoir aller de l’avant. Ce que j’ai aimé chez elle, c’est justement cette volonté de s’en sortir, de comprendre et de vouloir recomposer sa famille, qui n’a de famille que le nom.
Dans ce roman, des thèmes forts sont abordés : celui du deuil, de la reconstruction, de la quête du bonheur mais aussi des secrets de famille et des non-dits. Laurence Martin les traite avec beaucoup de tact et nous amène à nous interroger sur nous, ce qui nous importe, notre vision du bonheur mais aussi notre vision de la famille. La plume de l’autrice est vive, fluide et envoutante. Les chapitres sont courts, ce qui donne du rythme à la lecture, et l’écriture est émotionnellement chargée. En effet, on est au côté de Rose, on tremble, on espère et on déterre avec elle les secrets de famille, avec une pointe d’appréhension. J’ai pris beaucoup de plaisir lors de cette lecture qui m’a beaucoup touchée. Le seul bémol concerne la relation entre Rose et sa sœur qui, à la fin du roman, est un peu bancale pour moi.
Pour conclure, je recommande vivement la lecture de « l’eau de Rose » à tous ceux qui recherchent un roman fort en émotion et abordant des thématiques fortes. Pour ma part, je n’hésiterai pas à me replonger dans un futur livre de Laurence Martin car sa plume m’a envoutée grâce à sa fluidité et sa sensibilité.

 

 

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