RUE BLONDEL de Valéry Sauvage.

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[ LITTERATURE FRANCAISE – Nouveauté 2018]
A paraître le 3 Mai
Ateliers Henry Dougier – Collection Littérature
Service presse

 

Format numérique (128 pages) : 5.99€
Broché : 14.00€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

Je remercie Valéry Sauvage pour sa confiance et Nadia des ateliers Henry Dougier pour l’envoi.

 


 

Le résumé :

 

Tout commença dans les années 50, rue Blondel, à Strasbourg-Saint-Denis. Près de la Porte-Saint-Martin, à Strasbourg-Saint-Denis, il y a la rue Blondel.
Or dans la rue Blondel, y’avait une demoiselle. Elle avait l’uniforme que porte la profession : une jupette ultra courte et puis un boléro ayant peine à cacher un soutif en dentelle deux tailles trop étroit. Elle se postait toujours en haut de ses trois marches, dans le creux d’une porte. On aurait dit un peu comme une pauvre madone dessus son piédestal.
Elle s’appelait Lucienne, mais on disait Lulu. Et puis y’avait Momo, le serrurier et ses mauvaises fréquentations et puis aussi Edmond, qui n’aimait pas son prénom, qui n’aimait pas ses parents, qui ne s’aimait pas trop non plus lui-même et qui partit en Grèce sans vraiment savoir pourquoi.

 


 

Mon avis :

 

Mais quel délicieux roman ! Un roman peignant trois portraits, d’une femme et de deux hommes, qui en toute honnêteté et sans tomber dans le graveleux, te fait voyager dans cette quête et cette reconnaissance que la vie n’offre pas forcément. Le point commun de ces deux hommes est Lulu. Lulu, sa vie a basculé en enfer lorsqu’en défendant sa mère, commet un acte irréparable. Mineure, elle est jugée coupable et sera enfermée de nombreuses années. Lulu est l’incarnation même de la force puisée dans l’abnégation de cette vie vouée à ce « perchoir de la Madone », pas plus haut que trois marches. Elle trône telle une déesse de la chair, sur son piédestal, regardant et attirant les passants dont elle leur procure le plaisir éphémère. Lulu a toujours été condamnée à cette vie, une situation qui se passe de mère en fille telle une malédiction. Lulu a le regard éteint sur cette vie médiocre, son courage et d’autant plus saisissant qu’il ne semble n’y avoir aucun échappatoire. Lulu est là, sans être là, un mirage qui trouvera réalité dans les bras de Momo et d’Edmond.

 

Momo est le petit voyou des bas quartiers. Momo n’a rien d’un gangster mas malheureusement se trouve souvent au mauvais endroit au mauvais moment. Forte de ses expériences ratées, il passe la plupart de sa vie dans une cellule. Son passage dans l’armée n’a pas mis du plomb dans sa tête mais a eu le mérite de révéler son aptitude pour la boxe. Momo est à l’image même de l’insouciance. Son attirance pour les mauvais postures est inéluctable, mais celle qui l’éprouve pour Lulu est profonde et sincère. Celle qui détruit toute logique et fait rêver. Il ne l’a jamais oubliée, elle a toujours eu sa place dans son cœur malgré les nombreuses années qui les ont éloignés. Momo est un gars bien sympathique et aucunement présomptueux.
Edmond est le fils unique d’une famille catholique, bon genre, bon chic. Edmond en a eu marre et s’est enfui pour parcourir les routes du monde. Les routes, synonyme de quête, rite initiatique. Une évasion pour se trouver, donner un sens à sa vie. Pour être tout simplement. Edmond ayant peu confiance en lui, accablé comme si il portait toutes les peines du monde sur ses épaules. Edmond n’est l’ombre que de lui même. Lulu lui a amené tout le confort et l’écoute dont il avait besoin.
La présence de Lulu dans les vies de ces deux hommes ont été une bénédiction. Elle apparaît comme étant la maitresse, la femme, l’amante, la mère, l’amie, la sœur. Elle tient se rôle essentiel et indestructible. Elle a cette place chérie dans le cœur de ses deux hommes et les guide dans les méandres de leurs vies chaotiques. Elle est cette madone de chair et au cœur sensible. Malgré les séparations inexpliquées et les éloignements, elle leur donne à tout jamais un rôle à ses côtés.

 

La plume de Valéry Sauvage est sans aucun doute une très belle découverte. Une plume empreinte d’une honnêteté et d’une verbe à la fois poétique et dure. Elle fait voyager le lecteur tout au long de cette rue Blondel, au grès des souvenirs de Lulu, intégrant les points de vue de Momo et Edmond. Un panorama touchant et prenant. Une peinture parfaite alternant la morosité, la peur, l’inquiétude, le désœuvrement, l’espoir et l’amour régnant du haut de ces trois marches.
Une lecture captivante, envoutante et sincère ! Je suis juste conquise !

 

 

 

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Vers le site des Ateliers Henry Dougier, pour tout savoir !

Vers le site de Valéry Sauvage, pour suivre son actualité !

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