LA FEMME A LA FENÊTRE de A.J. Finn.

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[THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2018]

Éditions Presses de la Cité

Traduction : Isabelle Maillet

Service presse

 

 

Format numérique (528 pages) : 14.99€

Broché : 21.90€

Ma note : 5/5 mention « à dévorer »

 

 

 

 

Je remercie Presses de la Cité pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 


 

Le résumé :

 

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?
Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

 


Mon avis :

 

Une nouvelle idée lecture suggérée par le groupe Picabo River Book Club, dédié à la littérature Nord-Américaine. D’ailleurs, ce thriller psychologique a conquis bon nombre de membres. Du coup j’ai été ravie lorsque ma sollicitation a été acceptée.

 

Contexte
Une maison qui fut jadis de toutes beauté, semble délaisser. Un porche inquiétant, tel un sas de pressurisation qui protège l’unique habitante de ces lieux. Une demeure victorienne, 3 étages, un sous sol, une terrasse envahit par les herbes folles, une verrière de toute beauté mais fragilisée, du salpêtre qui s’infiltre, de la pénombre, beaucoup de pénombre, des bouteilles vides qui s’entassent, une femme, une femme à la fenêtre qui regarde le monde derrière son Nikon. Une femme qui connaît chaque habitants de sa rue. Une fenêtre protectrice. Et une rue.
Une cheminée, une cuisine, des chambres fantômes, un bureau-bibliothèque, un ordinateur, une salle de bain, des toilettes rouges, des toilettes bleues, un parquet aux tâches innombrables, un cutter, un escabeau, un chat, des DVD, et elle. Anna est atteinte d’agoraphobie suite à un traumatisme. Son traitement : une, voire deux bouteilles de vin par jour accompagnées de psychotropes. Sacré cocktail ! Son monde se résume à ces éléments. Un monde enfermé. Un monde qui la protège.  Un monde salvateur et pansement. Un monde calme sans interférence. Son psy, sa kiné et son locataire du sous sol l’aident. Des voisins dont elle connaît les secrets, dont elle admire leur vie trépidante, dont elle respire au travers de leur poumon l’air vicié de la ville. Des voisins dont elle semble aussi proche qu’éloignée.
Tel qu’un Cluedo, A.J. Finn installe finement ses pions dans un décor sombre. Maintenant il est l’heure à Anna de faire entendre sa voix : elle a assisté à un meurtre et sait qui est le coupable, le voisin. Mais tout joue en sa défaveur. Personne ne la croit !

 

 

1,2,3… je me lance !
Dès les premiers chapitre, j’ai été captivée. Une héroïne acculée par bien des malheurs, recluse, voyeuse, renfermée et en plus agoraphobe. Même si elle laisse rentrer ses voisins, l’extérieur la terrifie largement. Un personnage décrit avec beaucoup de précisions et d’honnêteté. Usant parfois de redondance, tel que des tocs, pour amplifier son état (le vin, les films, les taches, la fenêtre, le nikon…) . Un personnage ayant conscience de son trouble, puisqu’elle est pédopsychiatre, et qui cherche donc malgré ses soins médicaux, à réguler d’elle même ses peurs, notamment en aidant en ligne d’autres personnes dans le besoin. Anna est une femme troublante mais tellement attachante. Lorsque son monde serein part en vrille, on la découvre courageuse, déterminée et têtue. A.J. Finn joue parfaitement avec son personnage. Il n’hésite pas à la désorienter et à la manipuler et surtout à la faire douter. Il a crée un univers clos où l’atmosphère s’appesanti au fil des chapitres, tel ces films et polar en noir et blanc qu’il cite tout au long du roman. Mettant en doute la réalité d’Anna, l’auteur s’insinue pour mieux la tourmenter.
Le lecteur est vite acculé par tout ce contexte riche en problèmes épineux. Les chapitres courts confèrent à la lecture un rythme effréné : une idée, un chapitre ; un événement, un chapitre ; un rebondissement, un chapitre. Comme si l’auteur voulait contrôler ta respiration, pour mieux te surprendre. Le roman se déroule sur une quinzaine de jours que tu suis pas à pas, comme si tu lisais un journal intime. Je t’assures que l’effet est vraiment à la hauteur. Le roman se construit petit à petit et dévoile beaucoup d’informations mais au compte goutte. Ce principe est vraiment sensationnel et je ne parle même pas de la plume de A.J. Finn qui est sincèrement très efficace. J’ai du établir une dizaine de scénario avec des « et si… », sans toutefois toucher du doigt la finalité qui s’avère finement jouer.

 

 

« La femme à la fenêtre » est écrit d’un main de maître conservant l’art et la manière du thriller psychologique traditionnel. Mais quel régal, vraiment, c’est un pur régal !

 

 

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Lien Amazon !

Vers le site de Presses de la Cité, pour tout savoir !

Vers la page Facebook de AJ Finn, pour suivre son actualité !

 

 

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