LE CHANT CLAIR DES SIRÈNES de René Pagis.

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[LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2018]
Éditions Marivole – Collection Romans Marivole
Service presse

 

Format numérique (261 pages) : 7.99€
Broché : 19.00€
Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

Je remercie les éditions Marivole pour leur confiance.

 


 

Le résumé :

 

 

Jacques a toujours dit qu’un jour il partirait « Tout droit devant », conscient qu’il ne le ferait jamais. Pourtant, un jour différent des autres, incapable de supporter plus longtemps une vie conjugale impossible, il part sous la pluie en direction du sud. A bout de force, il se réfugie dans une grande maison, chez Mathilde, une dame mystérieuse qui l’envoute et le prive progressivement de toutes ses défenses… Un homme, malade, dont il a remarqué la présence est finalement étouffé dans son lit. Jacques inconscient se réveille, dans une chambre auprès de Mathilde sans le moindre souvenir. Elle l’accuse du meurtre de son mari. « Il a basculé dans un autre monde délicatement irréel, abandonnant toute forme de raison, aujourd’hui, il en est convaincu, il a cédé sans pouvoir résister à une tentation fatale »… A-t-il été victime du seul pouvoir de séduction de Mathilde à la manière du chant clair des sirènes attirant les marins ou d’une substance discrètement administrée par son hôtesse ? Jacques reprend sa fuite mais tombe rapidement dans les mailles de la Justice et comme si cela ne suffisait pas, il apprend qu’il est atteint d’une maladie grave qui risque de l’emporter très vite… Laquelle de ces deux fatalités l’emportera ? Et si en attendant il réapprenait à vivre et à aimer ?

 


 

Mon avis :

 

Il est vrai que je m’attendais à un roman avec un peu plus d’actions dans le style polar. Comme quoi il ne faut pas s’arrêter à la première apparence.

 

« Le chant clair des sirènes » est avant tout l’histoire d’un homme, Jacques. Jacques est à présent à la retraite, ne semble jamais avoir vécu une vie trépidante. Marié, père de deux enfants, il a toujours été d’une droiture irréprochable. Certes pas un père attentionné ou un mari surprotecteur. Mais il a toujours été présent. Les années se sont écoulées rapidement s’enlisant dans un quotidien banal. Dodo, boulot, dodo. Une vie d’un rien extraordinaire. Bafoué par les remontrances et les humiliation de sa femme, Jacques fulmine intérieurement. Lorsque le vase déborde, enfin, il prend ses clics et ses clacs et part vers l’inconnu. La liberté à portée de main, c’est tout joyeux qu’il se laisse guider par sa voiture le portant sur ces routes salvatrices. Les souvenirs heureux rejaillissent anéantissant peu à peu cette douleur silencieuse. Un pèlerinage nécessaire afin que cet homme se retrouve en tête à tête avec ses valeurs, ses principes, ses rancoeurs, et ses doutes. Son périple se termine dans un petit village des Pyrénées du Languedoc-Roussillon, non loin de la frontière avec l’Espagne et tout proche de Perpignan. Il s’installe dans une maison d’hôte où la gérante, Mathilde, pas très bavarde et mystérieuse va peu à peu le contraindre et l’enfermer dans une bulle protectrice et salvatrice. L’apaisement est le sentiment le plus puissant qui l’étreint. Une sorte de bonheur intense l’envahit peu à peu. En totale communion avec son environnement, il s’adonne à son plus grand plaisir, l’écriture. Mais ce répit est de courte durée. Le piège se referme petit à petit et le dénouement est dramatique. Voici que Mathilde l’accuse d’avoir donner la mort à son mari gravement malade. Bouleversé et apeuré, la fuite semble la seule échappatoire. Sa peur le conduit à traverser la frontière où malheureusement la garde civile espagnole finit par lui mettre la main dessus. La chute en enfer est amorcée. Une dérive spectaculaire qui le plonge dans un procès surréaliste. A cela s’ajoute la découverte d’une maladie grave du cœur et d’un cancer. Paul, le médecin de campagne, et son ami l’avocat vont lui apporter un soutien indéfectible et précieux. Ils lui transmettent le courage nécessaire à affronter les terribles épreuves.
Cette fuite qui débute sous de bonnes augures se termine par un terrible chemin de croix. Jacques affaibli et tourmenté se bat pour donner un sens à ses erreurs passées et pour en retirer une leçon.

 

Ce roman est particulièrement tourné sur le personnage de Jacques. L’auteur approfondi ses traits psychologiques et nous décrit un homme blessé et meurtri. Ce voyage inespéré lui ouvre de nouvelles portes sur sa personnalité et il se découvre un autre Jacques. René Pagis, fort de son talent, nous plonge dans ce processus de reconnaissance et d’estime de soi. C’est une excursion bouleversante et très poignante dans l’humilité de cet homme. L’auteur traite d’un sujet sensible : la maladie et son appropriation.

 

C’est un roman à découvrir sans aucun doute. Une belle découverte hors de mes sentiers battus.

 

 

 

 

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Vers le site des éditions Marivole, pour tout savoir !

 

 

 

 

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