Paroles de flics : l’enquête choc de Jean-Marie Godard

parole de flics

Témoignage – livre sorti le 24 janvier 2018

Editions Fayard

Service presse

 

Je remercie les éditions Fayard qui, via la plateforme NetGalley, m’ont confié ce livre en service presse.

 

Résumé : Ils s’appellent Tony, Betty, Manu, Yasmine, Sylvie, Mélissa, Mourad, Corinne, Jeff. Ils travaillent à Calais, à Marseille, en Seine-Saint-Denis… La plupart du temps, vous ne les remarquez pas… sauf quand vous en avez besoin.

Pourtant ils sont là. Travaillant au contact de la rue, de la violence, de la misère sociale et de la mort. Jouant les assistantes sociales, luttant contre le terrorisme, œuvrant au maintien de l’ordre.

Voici le vrai visage des 149  000 flics de France.

C’est une police épuisée, sollicitée à l’excès, en mal de repères, que nous donne à lire le journaliste Jean-Marie Godard. Un an d’immersion pour cerner au plus près la réalité de la police de France. Et le tableau qu’il brosse fait froid dans le dos.

Des commissariats insalubres. Des planques nocturnes payées 97 centimes d’euro de l’heure. Des voitures poubelles chargées comme des chars d’assaut pour intervenir au pied levé sur des attaques terroristes. C’est le quotidien de ces flics envoyés au front avec un matériel usé jusqu’à la corde.

Bienvenue dans le monde de ceux qui vous permettent de dormir tranquilles la nuit.

 

Mon avis : J’aime lire des témoignages. Pourquoi ? Car cela permet d’avoir une nouvelle vision ou des confirmations sur les conditions de travail de certains ou d’en apprendre plus sur des métiers que l’on pense connaitre. Vu le quatrième de couverture, je m’attendais à un récit plutôt pessimiste. Finalement, même si on peut découvrir toutes les difficultés auxquelles sont confrontés nos « flics », l’auteur a aussi su mettre en avant du positif.

En effet, l’auteur a pu côtoyer des flics, écouter leurs proches et passer du temps sur le terrain pour avoir une vision assez large de leur profession. Ce qu’on peut constater, c’est que notre police va mal. Comme dans beaucoup de professions, ils ont de plus en plus de missions à effectuer mais malheureusement, le temps n’est pas extensible….. En plus, au temps du tout connecté et de l’information en direct, le moindre de leur faux pas est mis en lumière et nos flics sont jetés en pâture à l’opinion publique. Mais pourtant, si on y réfléchit, n’est-ce pas grâce à notre police que nous sommes en sécurité ? Oui, tout n’est pas parfait mais quand on voit toutes les incivilités de notre société, ils font de leur mieux…. Bien sûr, ils ont une mission capitale qui ne permet pas le moindre faux pas mais de nos jours, les faux pas, on les tolère de moins en moins… Les médecins n’ont pas le droit de se tromper ou d’hésiter, les enseignants ne doivent plus punir les enfants, les « flics » n’ont pas le droit d’avoir un coup de mou…. Bref, la fonction publique « de service » en contact avec les usagers est sous pression.

L’auteur met également en lumière une autre difficulté connue par notre police : la pression du chiffre. En effet, les policiers et gendarmes ont, pendant longtemps, été « jugés » sur le nombre d’infractions verbalisées ou de personnes interpellées. Néanmoins, comme ils peuvent l’expliquer, résoudre une affaire de viols prend plus de temps que d’interpeler un voleur à la sauvette mais lequel est le plus important ? Ainsi, à une époque, les flics ont mis de côté certaines affaires pour faire du chiffre et satisfaire la hiérarchie… mais était-ce vraiment pour notre bien ?

Enfin, Jean-Marie Godard pointe la multiplication des services qui ne s’accompagnent pas toujours de recrutements adéquats et ainsi, certains policiers se retrouvent, à certains moments, à devoir jouer les bouches trous. Ainsi, il montre à quel point avec l’opération Sentinelle, les violences de plus en plus fréquentes lors des manifestations, nos forces de l’ordre ne savent plus où donner de la tête et doivent parfois être sur le terrain sans avoir, au préalable, été formé aux missions auxquelles ils vont être confrontés….

Néanmoins, j’ai apprécié le fait que l’auteur mette en lumière des forces de l’ordre qui sont certes désabusés mais qui, pour la plupart, aiment leur métier et croient dans la mission qui leur est confié. Les conditions difficiles entament le moral mais pas leur détermination et il est très rassurant de savoir que nos « flics » font cela, pour la plupart, avec conviction et envie. J’ai également beaucoup appris lors de cette lecture car l’auteur fait preuve de pédagogie en nous expliquant l’organisation de services, les différentes «compagnies » qui existent (BAC, CRS, BRI….) et nous emmenant dans les coulisses des commissariats.

Pour conclure, ce recueil de témoignages permet de mettre en lumière les difficultés que connait notre police mais en mettant l’humain au cœur du livre, il est aussi une preuve que nos forces de l’ordre font leur métier par conviction. Ce n’est pas un coup de cœur mais un récit à découvrir pour mieux comprendre l’état d’esprit de « nos flics » qui sont soumis à une pression permanente.

 

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Retrouvez ce récit sur le site des éditions Fayard

Retrouvez également ce récit sur Amazon

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