LE MAKING OFF de « ADDICT LOVER » de Iris Hellen.

 
Je remercie infiniment Iris Hellen de s’être prêtée au jeu de ma petite interview. Vous allez découvrir les coulisses de sa dernière romance ADDICT LOVER, dont voici le résumé :
Engluée dans les problèmes personnels, Cheyenne, une jeune chanteuse au début de carrière fulgurant, s’est réfugiée dans l’alcool. Pour soigner sa dépendance, elle accepte de partir en cure de désintoxication. Elle y rencontre Creed, un prodige de l’informatique qui a fait fortune dans les jeux vidéos et qui essaie de guérir son addiction aux médicaments. L’homme est exaspéré par le côté un peu trop provincial de la jeune femme… mais aussi irrésistiblement attiré. Malgré leurs différences, une passion se noue. Intense et exaltante. Mais quand Creed est rattrapé par son passé tumultueux, la jeune femme s’enfuit à des milliers de kilomètres, loin des trahisons et de la jalousie. Mais l’amour est une addiction dont on ne décroche pas si facilement…
Bonne découverte !

  • Cheyenne est une jeune femme avec de nombreux principes et valeurs qui font « vieux-jeu », loin de la libération exaltante de la femme. Pourquoi ?
Cheyenne vient d’une bourgade du fin fond du Mississippi et a été élevée dans la stricte religion des Témoins de Jéhovah. Il me semblait donc qu’il y avait de fortes chances pour qu’elle soit restée plutôt « vieux jeu ». Il faut savoir qu’aux États-Unis, une frange importante de la population rurale est encore très traditionaliste. Et ça n’est pas un hasard si un État comme l’Alabama par exemple, limitrophe du Mississippi je le rappelle, vient de voter une loi anti-avortement. Je ne parle même pas du droit des homosexuels ou des personnes transgenres. Bref, même dans une grande démocratie comme les États-Unis, il existe encore de nombreuses régions où la libération de la femme est une notion plutôt abstraite.

  • La musique country est très méconnue en France, alors pourquoi avoir choisi ce style de musique, alors qu’elle aurait pu être la reine du RnB, de pop, ou de rap ?
Les États de la « Bible Belt » (ceinture de la Bible) sont le berceau de la musique country, qui est historiquement une musique de Blancs ruraux et traditionalistes. La country, qu’on qualifie souvent de « blues des Blancs », trouve ses origines dans les musiques folkloriques importées d’Europe ainsi que dans la tradition musicale chrétienne (influence des gospels). C’est donc la base même de la culture du Mississippi, et ça me semblait cohérent que Cheyenne ait grandi dans un tel environnement musical. De plus, étant donné que la country a largement influencé le rock, dont Creed est fan, c’était comme une passerelle entre ces deux personnages par ailleurs si différents.

  • La famille est très importante pour Cheyenne. C’est une source d’énergie vitale pour construire sa vie. Aurait-elle pu être la femme qu’elle est sans son entourage ?
Sans doute pas. Cheyenne s’est construite par rapport à ses frères et sœurs. On devine d’ailleurs que du fait de sa timidité naturelle, elle a dû être un peu étouffée par la personnalité très forte de ses deux sœurs ainsi que de son frère ainé, Konan. Seul Toshiro, son autre frère, se montre réservé comme elle. Et c’est l’une des raisons qui fait qu’ils sont si proches l’un de l’autre, et qu’elle va accepter de se taire pour protéger son secret, au détriment de son propre équilibre à elle.

  • Les enfants Winter portent tous des prénoms originaux ayant trait aux 5 continents. Peux-tu nous en dire plus sur cette originalité ? Du coup Cheyenne était une évidence pour toi quand tu as débuté l’écriture de ta romance ?
Petite, j’ai vraiment rencontré la famille Winter. Et les cinq frères et sœurs portaient tous des prénoms venant des 5 continents, choisis par une mère un peu bizarre et… Témoin de Jéhovah ! J’ai voulu partir de cet élément autobiographique très fortement ancré dans ma mémoire pour écrire Tell Me You Love Me, dont Addict Lover est le spin-off. J’ai simplement changé les prénoms. Et oui, vu le rôle qu’elle a joué dans Tell Me You Love Me, Cheyenne était la candidate idéale pour devenir ma nouvelle héroïne.

  • Creed représente le rêve américain à l’état pur. Petit génie qui s’ennuie à l’école et qui finalement monte sa propre boîte dans sa chambre, il atteint rapidement les sommets. Creed est un personnage complexe avec ses travers et ses qualités. T’es-tu régalée en dressant son portrait ? Raconte-nous tout sur l’élaboration de ce personnage.
J’aime les chocs entre des personnes aux parcours opposés. De ce choc nait parfois quelque chose de très beau, car fondé sur la tolérance et l’acceptation de l’autre. Creed est – en apparence – l’antithèse de Cheyenne : il vient de San Francisco, il n’a jamais connu de problèmes d’argent, il a 300 paires de pompes de luxe dans son dressing et il méprise les « bouseux ». Et pourtant il n’est pas caricatural, tout simplement parce qu’il a des fêlures qui le rendent éminemment humain, mais aussi de grandes qualités de cœur qui ne peuvent que séduire quelqu’un d’aussi sensible que Cheyenne. Difficile dans ces conditions de ne pas finir par tomber amoureuse de lui ! Et je ne parle pas que de Cheyenne, là 🙂

  • Les personnages évoluent dans un contexte particulièrement tendu et difficile, où le moindre faux pas est analysé. T’es-tu appuyée sur un événement quelconque ?
Plusieurs événements vécus personnellement, et que j’ai dû apprendre à analyser pour les digérer, les accepter. Et puis sinon, l’actualité des États-Unis au cours de ces dernières années, qui interroge sur l’avenir de certains acquis sociétaux. Pourquoi inventer, lorsque la réalité est plus forte que la fiction ?

  • Ton personnage féminin est à l’image de ces femmes fortes et indépendantes qui prennent le taureau par les cornes. Veux-tu faire passer un message à travers leurs personnalités ?
Oui. Un message basique mais qui me tient à cœur : ne baissez jamais les bras, sinon c’est la mort assurée ! N’oubliez jamais que les acquis peuvent être remis en question à n’importe quel moment, comme c’est le cas par exemple pour les droits des femmes dans une part grandissante du monde. Et lorsque vous êtes témoins d’une injustice, ne vous laissez pas bâillonner ! Comme le disait Martin Luther King, que Cheyenne cite vers la fin du roman, « ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants mais c’est l’indifférence des bons ».

  • Ton roman est à mes yeux vraiment ancrée dans la réalité car tu n’hésites pas à faire des clins d’œil à des sujets et faits divers qui se sont déroulée outre-Atlantique. C’est important pour toi, cet aspect-là ?
Pour moi, la Romance est un genre passionnant car elle permet d’analyser le sentiment amoureux à l’infini, tout en incitant la lectrice à s’interroger sur des problèmes de société. Quelque part, j’aime à croire que la Romance n’est pas qu’une simple histoire d’amour qui s’achève bien. Que ça peut être aussi autre chose… Quelque chose de plus grand et de plus ambitieux. Pour moi une Romance réussie, c’est une œuvre qui invite à réfléchir sur des problèmes de fond, ou bien sur l’actualité, et qui permet de sortir grandi de sa lecture. On a le cœur qui bat la chamade, certes, mais on a aussi les neurones en ébullition ! Bref, on est vivant dans le sens le plus noble du terme.

A découvrir mon avis ! (clic que la couverture).

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