LE GRAND PRIX DES LECTRICES ELLE 2020 – Acte I.

 
Bonjour tout le monde !

 

Je l’avais annoncé en grande pompe sur les réseaux sociaux. Peut être l’avez vous vu ? Si ce n’est pas le cas, vous l’aurez certainement compris, j’ai la chance exceptionnelle de faire partie des jurés du Grand Prix des Lectrices Elle 2020.

 

Quel est donc ce grand prix ?
Huit jurys de 15 personnes vont débattre sur huit mois sur une sélection de 56 livres dans les catégories Roman, Policier et Document. De septembre à avril, les jurys (1 pour chaque mois) vont recevoir 7 livres (3 romans, 2 policier et 2 documents) sur lesquels ils devront délibérer et nommer un livre dans chaque catégorie. Ces trois sélectionnés seront à nouveau lu par les autres jurys.

 

Et les gagnants seront nommés début juin 2020.

 

J’avais à cœur de vous partager cette grande aventure et vous permettre également de découvrir des romans auxquels vous n’auraient jamais pensé à lire. Avant de vous présenter cette sélection, voici les deux livres qui m’ont permis de faire partie de cette grande aventure :

JE VOUDRAIS QUE LA NUIT ME PRENNE de Isabelle Desesquelles

MY ABSOLUTE DARLING de Gabriel Tallent.

 

Voici donc les sélectionnés pour ce mois de septembre

Catégorie Roman
Le résumé :
« J’avais commencé à hiberner tant bien que mal à la mi-juin de l’an 2000. J’avais vingt-six ans… J’ai pris des cachets à haute dose et je dormais jour et nuit, avec des pauses de deux à trois heures. Je trouvais ça bien. Je faisais enfin quelque chose qui comptait vraiment. Le sommeil me semblait productif. Quelque chose était en train de se mettre en place. En mon for intérieur, je savais – c’était peut-être la seule chose que mon for intérieur ait sue à l’époque – qu’une fois que j’aurais assez dormi, j’irais bien. Je serais renouvelée, ressuscitée… Ma vie passée ne serait qu’un rêve, et je pourrais sans regret repartir de zéro, renforcée par la béatitude et la sérénité que j’aurais accumulées pendant mon année de repos et de détente. »
Jeune, belle, riche, fraîchement diplômée de l’université de Columbia, l’héroïne du nouveau roman d’Ottessa Moshfegh décide de tout plaquer pour entamer une longue hibernation en s’assommant de somnifères. Tandis que l’on passe de l’hilarité au rire jaune en découvrant les tribulations de cette Oblomov de la génération Y qui somnole d’un bout à l’autre du récit, la romancière s’attaque aux travers de son temps avec une lucidité implacable, et à sa manière, méchamment drôle.
 
« Le meilleur roman existentialiste qui n’ait pas été écrit par un auteur français. »
Kirkus Review

Catégorie Roman
Le résumé :
 » Bouleversant  » Barack Obama
Women’s Prize for Fiction 2019
Celestial et Roy viennent de se marier. Elle est à l’aube d’une carrière artistique prometteuse, il s’apprête à lancer son business. Ils sont jeunes, beaux et incarnent le rêve américain… à ceci près qu’ils sont noirs, dans un État sudiste qui fait peu de cadeaux aux gens comme eux. Un matin, Roy est accusé de viol. Celestial sait qu’il est innocent, mais la justice s’empresse de le condamner.
Les années passent, et la jeune femme tient son rôle d’épouse modèle jusqu’au jour où cet habit devient trop lourd à porter. Elle trouve alors du réconfort auprès d’Andre, son ami d’enfance. À sa sortie de prison, Roy retourne à Atlanta, décidé à reprendre le fil de la vie qu’on lui a dérobée…

 

Avec ce portrait de la classe moyenne noire du sud des États-Unis, Tayari Jones radiographie le couple et signe une histoire d’amour tragique et contemporaine qui explore les thèmes de la famille, de la loyauté, du racisme. Caustique et rigoureuse observatrice de son temps, cette auteure reconnue outre-Atlantique s’attaque en femme de lettres aux maux qui rongent la société américaine, et parvient à donner à ce texte fulgurant et âpre tous les atours d’un grand roman.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Lalechère
Catégorie Roman
Le résumé :
Andrew Ridker, 25 ans, est la nouvelle sensation du roman américain. Vendu dans 20 pays en à peine deux semaines, LES ALTRUISTES combine le génie d’un Franzen pour les portraits de famille et l’esprit satirique des premiers livres de Philip Roth. Mais si Ridker se place dans les pas de ses pères littéraires (on pense aussi à Updike, Salinger et d’autres…), il le fait avec un sens de l’humour et du rythme totalement inédits. Les irrésistibles membres de la famille Alter deviennent les antihéros d’une époque tiraillée entre deux aspirations contradictoires : l’individualisme triomphant et l’empathie nécessaire. De ce combat entre les cyniques et les candides, Ridker a fait un roman aussi drôle qu’attachant. Une révélation qui a suscité l’engouement de 9 éditeurs français. Bataille remportée par Rivages.
Catégorie Document
Le résumé :
Comment empêcher les hommes de bafouer les droits des femmes ? En matière d’égalité entre les sexes, qu’est-ce qu’un  » mec bien  » ? Il est urgent aujourd’hui de définir une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, religion, politique, ville, sexualité, langage. Parce que la justice de genre est l’une des conditions de la démocratie, nous avons besoin d’inventer de nouvelles masculinités : des hommes égalitaires, en rupture avec le patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, mais des hommes justes.
Ivan Jablonka est historien et écrivain. Il a notamment publié Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus (prix du Sénat du livre d’histoire 2012), Laëtitia ou la fin des hommes (prix Médicis 2016) et En camping-car (prix France Télévisions 2018). Ses livres sont traduits en douze langues.
Catégorie Document
Le résumé :
Octobre 2017 : l’affaire Weinstein explose et avec elle naît le mouvement MeToo. Quelques semaines plus tard, à la suite d’un enterrement, Mathieu Deslandes apprend un secret de famille : son grand-père était né d’un viol. Zineb Dryef travaille alors à un documentaire sur la « zone grise » entre consentement et viol. Elle et Mathieu sont en couple. Leur dialogue le conduit à s’interroger sur son histoire familiale, tue pendant presque cent ans.
Car à Sougy, le village de la Beauce d’où sa famille est originaire, lorsque son grand-père naît au printemps 1923, on ne dénombre pas un, mais trois enfants nés hors mariage, pour quatre grossesses… Neuf mois précisément après le bal annuel, en août 1922. Ce soir-là, toute la jeunesse locale avait dansé. Et les garçons s’étaient mis en tête d’aller plus loin, chacun entraînant une fille dans les chemins alentours. Or d’après la vieille dame qui raconte l’histoire à Mathieu, les filles n’étaient pas consentantes.
Mois après mois, Mathieu Deslandes mène l’enquête, questionne, remue les souvenirs et les archives pour comprendre ce qui s’est vraiment passé. Il raconte un village, ses silences, une France qui paraît lointaine et qui a pourtant mis longtemps à évoluer. Il dit les résonnances de l’événement, génération après génération. Son enquête est nourrie du regard de Zineb, de leurs discussions. Elle-même y trouve un écho avec sa propre histoire.
Dans ce texte original mêlant les genres et les voix sur les traces d’une mémoire oubliée, Mathieu Deslandes et Zineb Dryef montrent que le consentement, loin d’être un problème nouveau, est une question dont l’histoire reste à écrire. Ils élaborent un récit de ce qui n’a pas été dit, comme une libération rétrospective de la parole : un projet nécessaire  et une excellente autopsie de la culture du viol. Combien de jeunes filles, un soir de fête, ont subi le même sort que celles de Sougy – et n’en ont jamais parlé ?
Catégorie Policier
Le résumé :
La femme de sa vie l’a quitté et Harry a recommencé à boire. Il a certes réintégré la police criminelle d’Oslo, mais est cantonné aux cold-cases alors qu’il rêve de pouvoir remettre sous les verrous Svein Finne, ce violeur et tueur en série qu’il avait arrêté il a y une dizaine d’années et qui vient d’être libéré. Outrepassant les ordres de sa supérieure hiérarchique, Harry traque ce criminel qui l’obsède.Mais un matin, après une soirée bien trop arrosée, Harry se réveille sans le moindre souvenir de la veille, les mains couvertes de sang. Le sang d’un d’autre. C’est le début d’une interminable descente aux enfers : il reste toujours quelque chose à perdre, même quand on croit avoir tout perdu.
Catégorie Policier
Le résumé :
Depuis la mort de leur père, Wyatt et Lucy vivent isolés sur le ranch familial de Box Elder, Utah. Jusqu’au matin où leur troupeau de bétail est décimé par une gamine sauvage au regard fiévreux, un semi-automatique dans une main, un fusil de chasse dans l’autre.

 

Rendu fou par la perspective de perdre la terre de ses ancêtres, Wyatt s’engage dans une course-poursuite effrénée : douze jours à parcourir sans relâche un monde cauchemardesque, peuplé de motards junkies, de cartels de drogue sanguinaires et de coyotes affamés, au risque de s’éloigner à jamais de la seule personne qu’il ait jamais aimée.
Western d’apprentissage électrique au cœur de paysages grandioses et inhospitaliers, odyssée mythique où chacun lutte pour sa vie, haletant du premier coup de feu à la dernière insolation, À sang perdu est la révélation d’une voix puissante de la littérature américaine.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron

Et les trois finalistes de cette première sélection sont :

Vous pourrez lire d’ici peu mes avis sur ces trois livres. Connaissez vous certains auteurs ? Lequel parmi ces trois vous tente ?
A bientôt pour l’acte II.
#Esméralda

3 réflexions sur “LE GRAND PRIX DES LECTRICES ELLE 2020 – Acte I.

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