ET TOUJOURS EN ÉTÉ de Julie Wolkenstein.

[ LITTERATURE BLANCHE – Disponible dés le 3 janvier]
Éditions P.O.L – Collection Fiction
224 pages
Lien Kindle
 
Le résumé :
« Un escape game, c’est comme la vie. Surtout lorsque cette vie (la mienne) est d’abord un lieu, une maison aux multiples pièces, toutes encombrées de souvenirs et peuplées de fantômes. Dans chacune de ces pièces, les traces vous racontent une histoire, les objets vous soumettent des énigmes, les morts vous confient des missions ».
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A la lecture du résumé j’étais loin de me douter de ce que pourrait renfermer ce roman. Un escape game en voilà un curieux projet à concrétiser. Et, ma foi, le résultat, autant déroutant et audacieux qu’il est, est magnifiquement réussi.

 

Souvenez vous, ces moments d’enfance, d’adolescence. Ces moments volés, ces moment euphoriques où le monde était refait de milles manières. Ces moments où la complicité, les regards, les soupirs, les mots voulaient tout dire.

 

En ouvrant ce roman j’ai été convié à suivre une balade au grès d’un jeu de piste particulier où l’observation aiguisée me porte de souvenirs en souvenirs, des vieux ou des plus récents. Un regard intimiste sur une vie, sur des vies. Un maison qui recèle de nombreux petits trésors. Des trésors qui ont marqué ou déchiré, des trésors qui ont façonnés les habitants, des trésors qu’il fait bon d’amasser et de ranger dans un placard et qui au grès des jours, des mois, des années s’oublient et réapparaissent tel un enchantement. Pèlerinage de souvenirs, fil rouge d’histoires parmi d’autres histoires, diaporama du passé, la narratrice m’a charmée.

 

Une lecture-jeu qui peut faire écho à nos propres souvenirs. Si la nostalgie est de mise, la plume de Julie Wolkenstein reste toujours enjouée. Une balade onirique, une balade enchantée, ET TOUJOURS EN ÉTÉ est une fenêtre que j’ai appréciée ouvrir. Un bol d’air frais qui revigore. Souvenirs personnels, souvenirs de toujours, pourtant chaque pièce est le théâtre de tous ce que nous avons voulu laisser en héritage.

 

Une très belle découverte !

 

Ouvrir successivement les pièces de ma maison, franchir un à un ses seuils et libérer chaque fois un pan de sa mémoire, relier ces fragments d’histoire entre eux, pour moi, c’est un escape game. Sans doute parce que j’écris ce livre pour me sortir d’une autre sorte de cage, de prison où m’enfermait la crainte de ne plus aimer écrire, ni cette maison.
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions P.O.L.

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