PLS de Joanne Richoux.


Soirée déguisée. Sacha navigue chez lui entre sa sœur jumelle, la fille dont il est amoureux et ses amis. De pièce en pièce, il traîne sa mélancolie et noie ses démons dans les volutes et les vapeurs d’alcool. Jeux de regards, frottements des corps, plaisirs furtifs, assauts repoussés…
Les heures s’égrènent à vouloir tuer le temps. Bad trip ? Et si une lumière brillait quand même au bout de la nuit ? Un roman noir, au verbe vif et cru, qui se lit d’une traite. Une œuvre ancrée dans son époque, qui sonde les affres des solitudes adolescentes, les fêlures de chacun, mais fait aussi entendre l’urgence d’aimer et d’être aimé. 

 
PLS vous plonge dans la douleur d’un adolescent qui tente de vivre avec. Percutant, PLS ouvre cette fenêtre où les déambulations de Sacha témoignent de son mal-être, de son isolement, de ses dérives, de sa fuite psychique.
Lors d’une soirée où le déguisement, Halloween oblige, est de rigueur, Sacha déambule parmi ses invités, camarades de classe, tantôt aimés, adulés, adorés ou détestés. De déguisements en déguisements, de verres en verres, de mots en mots, de pas en pas, Sacha oublie son mal, oublie ce manque, ce trou béant. Sacha dérive sur des rives noires et chaotiques. Sacha croque sa vie empoissonnée avec déraison et lucidité. Sacha vole dans son monde où la société serait bienveillante et lui crache dessus quand il a les pieds sur terre. L’ange noir empli de colère et de haine est pourtant attiré par une seule lumière, Elle. Belle, magnifique, attirante, le péché mignon qui connaît ce mal envoûtant et captivant. Elle, rayonne tout simplement. Elle vie dans la lumière et sa main tendue le sauverait, certainement, peut-être, peut-être pas.

 

PLS captive par l’urgence des mots, par la brutalité des pensées, par le choc des actes. Le temps s’écoule comme si il était compté, comme si sa malléabilité probable était une solution. Une plume impitoyable pour un thème percutant. L’adolescence et sa multitude de questions, l’âge charnière où devenir adulte effraye et rester enfant n’est plus cool. L’âge où les questions métaphysiques se bousculent : le sexe, la vie, la mort. Un méli-mélo sombre où les pensées s’autodétruisent et naissent en un claquement de doigt. Joanne Richoux signe un roman jeunesse d’une beauté aussi cruelle que magnifique. Un roman qui ne laisse pas le temps de respirer.

 

PLS est sauvage, brutal mais si sensible. Une sensibilité à fleur de peau, celle qui pousse dans les retranchements les bons comme les mauvais. Celle qui crie quand rien ne va plus. Celle qui pleure quand tout devient noir. Celle qui embrasse quand il est urgent de se faire aimer. Celle qui parle quand le cœur déborde.

 

Un roman à découvrir absolument et cela dès 15 ans.

 

Mais surtout, la vie était plus réelle. Je sais pas, immédiate. Et puis en couleurs. Il se passe un truc sale quand on grandit. Un voile de poussières qui ternit et complique les choses.

 

Une chronique de #Esméralda

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