AMÈRE de Angélique Maurin.


 
Amère est une histoire de femmes. De femmes intenses et passionnées jusqu’à l’obsession. Diane et Edmée ne sont pas les seules protagonistes de ce roman, mais leurs personnalités troubles, sans concessions, tour à tour émouvantes ou détestables le construisent.
Contraires, opposées, ces deux héroïnes dramatiques n’ont en apparence rien d’autre en commun que cette filiation effective qu’elles refusent toutes deux avec tant de force. Et pourtant… Pourtant leurs destins vont irrémédiablement se croiser, se mêler, dans une valse douloureuse et cruelle où les amours de leurs vies ne seront que d’adorables et d’adorés pantins.

 
 
Un roman sensible où les non-dits engendrent sur des générations un mal-être puissant et des questionnements existentiels.
Angélique Maurin dépeint ici une fresque familiale intense. De génération en génération on voit apparaître ces blessures intenses, profondément marquées par des actes ou des mots. Comme un funeste héritage, chacune de ses femmes vont prendre à leur niveau des résolutions qui comme un effet boomerang font se percuter sur la génération suivante. Les tragédies funestes vont marquer ses vies au fer rouge. Pourtant, s’ouvre cette porte où résilience et pardon offrent une échappatoire salutaire et impitoyable.

 

Edmée a toujours été la fille chérie à son papa. Une enfant choyée par un père l’admirant sans limite. Edmée est vite devenue le vilain petit canard. Une maman qui la délaisse au profit de la fille ainée qui est à l’image même de cette maman délicate et austère. Edmée, enfant roi, ne supporte pas la frustration et a toujours obtenu ce qu’elle désirait. Edmée, grandit dans cette configuration-là. Alors que sa grande sœur découvre l’amour, elle tombe amoureuse du fiancé. Un amour partagé et incompris, fou et impétueux, toxique et ravageur. Edmée met au point un plan machiavélique qui va finalement se retourner contre elle. La naissance de cette fille aurait dû l’unir sa famille. Mais au contraire elle est confrontée au rejet et à l’abandon. Cette fille, Diane, est confiée à sa grand-mère maternelle qui l’élèvera dans le bonheur et une atmosphère apaisante.

 

Diane, enfant rejetée, grandit avec cette ombre à son tableau. L’abandon est un acte terrible que tout enfant ne devrait pas subir. Malgré tout l’amour de sa mamie, Diane doit faire face à ce trou béant remplit de haine et de colère. Carapace après carapace, sa froideur, sa peur des sentiments, sa peur de l’amour, Diane devient hermétique. Pourtant un homme rentre dans sa vie. Son amour pour elle est immense, pur et foudroyant. Il l’apprivoise peu à peu mais doit faire à un obstacle de taille et pas des moindres.

 

Louma, la petite dernière, sera le trait d’union de toutes ces vies détruites. Louma sera le symbole de cette errance, le symbole de la fin, d’une belle fin.

 

AMÈRE est un très joli roman. Une plume qui m’a emportée dans ses destins croisés où la douleur, la peine, l’amour, l’amitié se combinent pour ces histoires hors du commun. Cependant je regrette que l’écriture soit identique à tous les personnages. Il n’y a pas vraiment de différence à ce niveau-là même si les traits psychologiques sont propres aux protagonistes. Une écriture soutenue qui casse un peu la fluidité et qui ne colle pas parfois au conteste du roman. Ceci dit, j’ai passé un agréable moment de lecture, Angélique Maurin décrypte les tourments de ces femmes.

 

Une chronique de #Esméralda.

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