LA MACHINE A BROUILLARD de Tito Desforges.


 
Mac Murphy est un soldat d’élite. Mac Murphy est fort. Mac Murphy est dur. Mac Murphy est fou. Mac Murphy trimbale dans sa tête une épouvantable machine à brouillard qui engloutit ses souvenirs, sa raison et l’essentiel de son âme, morceau après morceau.
Quand les habitants de Grosvenore-Mine, ce village perdu dans les profondeurs de l’Australie, se hasardent à enlever la fille de Mac Murphy, ils ne savent pas à quel point c’est une mauvaise idée.
Une époustouflante plongée dans l’amour d’un père pour sa fille et dans les tréfonds de la démence d’un homme. Inlâchable. Attention : cauchemar.

Rocambolesquement fou, LA MACHINE A BROUILLARD joue avec les limites de l’irréel et de la réalité. Perdu dans les méandres de ses souvenirs, le soldat Mac Murphy plonge dans les abysses de ses tourments. Un thriller unique en tout point de vue. Conseil : gardez bien votre tête sur vos épaules !
Mac Murphy est un pur produit de l’armée australienne. Engagé à ses 16 ans, il vadrouille dans le monde pour des missions à hauts risques. Reconnu par sa hiérarchie comme étant un bon élément, il passe sa carrière dans les rangs de l’armée.

 

Prenant du bon temps avec sa fille Louise, ils parcourent les routes désertes de l’Australie et se retrouvent dans une de ces bourgades où le néant semble avoir pris possession de ces maisons inertes et de ces habitants. Halte oblige, ils se dirigent vers le snack miteux et graisseux pour prendre leur repas. Mac Murphy est heureux de partager ces moments avec sa fille. Le sourire s’affiche sur son visage strict. Alors qu’il s’absente un moment, il attend sa fille criée. Elle vient de se faire enlever. Mac Murphy met toute sa hargne pour la récupérer et sème sur son passage un chaos infernal.

 

Tito Desforges a l’art et la manière de mettre en scène l’impensable, le morbide et la réalité floutée pas tout un tas d’éléments sordides et hallucinants. Une plume particulière à laquelle il faut s’habituer qui nous entraîne sur une route où il fait bon de regarder où poser le pied. Un univers surprenant et glauque qui nous oblige sans cesse à tout reconsidérer. Une plongée habile et sans concession dans l’obscurité oppressante d’une âme tourmentée. Un pas après l’autre, l’intrigue se dessine portant vers un final tonitruant.

 

Une lecture explosive au rythme affolant. Un personnage qui en jette et qui file les frissons. Tito Desforges signe un incroyable thriller qui va vous mettre en dessus-dessous. Prenez garde au brouillard 😉 et à Mac Murphy !

 

Quand ma Louise chérie et moi on arriva à Grosvenore-Mine, sur les coups de midi, on ne prêta pas attention au décor, tant il était semblable à celui de tous les « Trouduc-ville » qui s’échelonnaient le long de la Donahue Highway. Un patelin paumé du bush australien dans toute sa triste splendeur. Main Street, la rue principale, une bande d’asphalte noir rendu flasque par le soleil au zénith, cessait de s’appeler Donahue Highway à l’entrée du bled et reprenait son nom cinq cents mètres plus loin. À mi-section, Cross Street, la rue transversale, formait le carrefour habituel où se regroupaient le pub/restaurant/motel, le supermarché / location de DVD, la station essence / magasin de matériel et l’agence postale/bancaire. Tout autour de ces vénérables bâtiments, une centaine de bungalows préfabriqués et de mobilhomes maculés de traînées de sable roussâtre et hérissés de boîtiers de climatiseurs. Des poteaux électriques dont un sur trois penchait comme une tour de cette ville d’Italie (ou d’Espagne ou je ne sais plus) et que personne ne songeait à redresser. Par-ci par-là, des parterres de fleurs aux couleurs étouffées par la poussière, dans de pauvres enceintes de cailloux alignés, tentatives désespérées de ménagères crevant d’ennui et d’insatisfaction sexuelle pour égayer leur paysage.

 

Une chronique de #Esméralda

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