L’OMBRE DE LA MENACE de Rachel Caine.


L’un des thrillers les plus commentés sur les réseaux sociaux américains La vie sans histoire de Gina vole en éclats lorsque la police découvre un corps sans vie pendu dans le garage familial. Le mari de Gina est condamné à mort. Elle est acquittée. Mais l’opinion publique reste persuadée qu’elle était complice de son mari, du moins qu’elle couvrait sa folie meurtrière.
Victime de harcèlement, elle décide de fuir avec ses enfants. Mais, où qu’elle aille, quelqu’un dans l’ombre l’épie, l’obligeant sans cesse à changer d’identité et de vie. Quatre ans ont passé. Gina vit à Stillhouse Lake, où elle commence enfin à baisser la garde. Jusqu’à ce qu’un cadavre de femme soit repêché du lac…
Traduit dans seize pays, n°1 sur la liste des meilleures ventes de USA Today, ce thriller a été finaliste du Goodreads Choice Award et de l’International Thriller Writers Award.
Traduit de l’américain part Sebastian Danchin.

Gina avait la vie qu’elle eut rêvé : deux enfants, un mari attentionné, une belle maison dont elle s’occupait tous les jours. Ni travail, ni stress, une vie idyllique. Gina était le genre de femme à se contenter de ce qu’elle avait et surtout à ne pas faire trop de vague. La famille américaine dans toute sa splendeur.
Mais quand le verni bien appliqué se désagrégea d’un seul coup, la vie idyllique s’évapora.
Un après midi normal vire au cauchemar en un claquement de doigt. Une voiture vient de percuter le garage, antre du mari, et dévoile un corps de femme pendu.

 

Les portes de l’enfer s’ouvrent engloutissant tout. Débute ainsi un combat acharné que devra mener à bout de bras la pauvre Gina dont on l’accuse de tous les maux. Sa vie détruite, ses enfants traumatisés, la fuite devient la seule évidence suite à son acquittement. La foule se déchaîne, leurs mots sont des couteaux acérés, la préservation et la survie devient son unique préoccupation. Survivaliste malgré elle, elle déborde d’imagination pour les préserver de cette malveillance : changement d’identité, multiple déménagement, suivi de courrier, alarme, interdiction d’aller sur les réseaux sociaux. Obnubilée par tous ces aspects pour leur bien, elle est tout le temps sur le qui-vive.

 

Leur dernière fuite les a portés aux abords de ce lac paisible, une petite ville perdue où elle commence à prendre ses aises. Ses enfants malgré leur parcours chaotique s’y sentent bien. Gina fait quelques rencontres mais sa prudence est toujours de mise. Ce nouveau départ semblait durer mais le corps d’une femme retrouvée dans le lac remet tout en cause. La police s’en mêle, les soupçons fleurissent et le passé la rattrape. 

 

Une course effrénée commence pour découvrir la vérité et cette dernière se révélera cruelle.

 

Je découvre pour la première fois cette auteure américaine et ce fut un réel plaisir. La plume de Rachel Caine est rythmée et les rebondissements s’enchaînent rapidement. Un thriller psychologique qui prend le temps de s’installer avant de s’emballer. Une lecture haletante, prenante et folle. Le cyber harcèlement est au cœur de cette histoire dramatique qui bafoue les libertés individuelles. Un acharnement glauque qui prend à la gorge et qui s’intensifie au fil des pages. Rachel Caine sait faire durer le suspense jusqu’au point final où, frustrée, j’espère qu’il y aurait une suite à se dénouement particulier. Un thriller psychologique intense comme je les aime sans aucun temps mort. A découvrir.

 

La lettre pote la marque d’El Dorado, la prison où Mel attend son exécution. Il se trouve depuis longtemps dans le couloir de la mort, les avocats m’ont expliqué qu’il en avait pour dix ans au moins avant d’avoir épuisé tous ses recours. Le Kansas n’a pas exécuté un seul condamné depuis deux bonnes décennies, alors qui sait quand la sentence sera appliquée ? En attendant, il passe ses journées assis et il réfléchit. Essentiellement à moi.
Et il m’écrit. Comme il obéit à un rituel que j’ai fini par décoder, je suis incapable de toucher cette lettre pour le moment.
Je reste hypnotisée par l’enveloppe un bon moment, et sursaute lorsque s’ouvre la porte d’entrée et que l’alarme émet un bip. J’entends les doigts de Lanny voler sur le clavier.
Je n’esquisse pas un geste, comme si l’enveloppe était capable de me mordre si je la lâchais des yeux.
 
Une chronique de #Esméralda

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