REBEL BIKERS, tome 2 : Attraction de Jackie Ashenden.

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[ ROMANCE ÉROTIQUE – Nouveauté 2018]
Éditions Harlequin – Collection MAGNETIC
Tome 2/2
Traduit par Sandrine Jehanno
Titre original : Destroyed
Format numérique (272 pages) : 4.99€
Broché : 4.99€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 

 


 

Le résumé :

 

« Je te serai entièrement dévoué. »
Pourquoi Jake, alias Tiger, accepterait-il de lui venir en aide ? Depuis que son ami a rejoint les Knights, le célèbre gang de bikers, Summer ne le côtoie presque plus. Pourtant, lorsqu’elle vient à sa rencontre pour le supplier de la protéger de son père devenu alcoolique et violent, elle aperçoit une flamme inhabituelle s’allumer dans le regard de Tiger. Une flamme qui laisse présager qu’il fera tout pour la sauver.

 


 

Mon avis :

 

J’avais adoré le premier tome et j’ai adoré ce second. D’ailleurs, il peut se lire indépendamment du premier et c’est l’occasion rêvée avec ce super prix alléchant pour se faire une idée et plaisir.

 

Tiger fait parti du club les Knights depuis déjà de nombreuses années. Aperçu dans le premier tome, il avait attiré mon attention par sa désinvolture, sa posture glaciale, enfin il avait cette aura magnétique des personnages bad boys que j’adore dans la romance. Tiger parle rarement, lorsque c’est le cas ce n’est pas pour blablater, il va à l’essentiel. Tiger est passionné par la mécanique des motos, son garage est son oasis personnel, son coin de paradis. La bad cool sexy attitude est sa façon naturelle d’évoluer. Essentiellement appelé par les Knights pour régler les comptes à coup de poing, derrière cette violence se cache un autre homme. Il a rejoint les Knights à l’âge de 16 ans suite à un terrible abandon qui l’a laissé sur le carreau. Il a retrouvé en eux un semblant de famille, une entraide, un lien indéfectible entre les frères, auquel il cache un terrible secret. Il déteste que les hommes s’en prennent aux femmes et se veut un véritable Don Juan quand il remonte ses manches pour botter le cul des goujats. Quand Summer se retrouve par inadvertance dans sa chambre au club, son côté chevalier ressort.

 

Summer est la fille du shérif. Sous l’emprise de son père depuis le départ de sa mère quand elle était qu’une enfant, Summer est une fille effacée qui exprime rarement son opinion. Elle avait très peu d’amis, rasait les murs au lycée et ne sortait pas pendant ses études à l’université. Summer est un génie des mathématiques et se sent incomprise. Résignée par les manipulations incessantes de son père narcissique, elle n’ose rien. Pourtant, engagée dans une boîte à l’autre bout du pays, elle ne va pas reculer pour le boulot de ses rêves devant ce père tyran. Une seule option s’affiche à elle, trouver protection auprès des bikers.

 

ATTRACTION, c’est rapide, c’est intense, c’est wouah ! Une nouvelle fois j’approuve ce nouveau roman de Jackie Ashenden. Elle va à l’essentiel, ne s’embarrasse pas de descriptions étouffantes, elle va droit au but. Il faut dire que 272 pages pour développer une histoire qui peut facilement en faire le double, le strict minimun est nécessaire.

 

Ce second volume se passe sur 2 jours où Tiger et Summer vont beaucoup s’amuser et surtout découvrir que de nombreux éléments les lient. Ils vont se compléter. Tiger va enhardir Summer et lui prouver maintes fois qu’elle est un guerrière et qu’elle doit affronter son pire cauchemar. Summer va l’écouter, entendre son désespoir et panser ses vieilles blessures.

 

Un duo sensationnel, attachant et bouleversant. Moins violent que le premier tome, ATTRACTION évolue avec plus de douceur et de passion malgré la présence de la colère.

 

J’ai une nouvelle fois succombé. Malheureuse tout de même que cette mini saga ne soit pas plus développée. J’espère que la Collection MAGNETIC éditera de nouveaux titres de cette auteur.

 

Le petit mot de la fin : FONCEZ !

 

 


 

 

Je remercie Mélanie des éditions Harlequin pour sa confiance.

 

 

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Mon avis sur le tome 1 : « Obsession ».

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LA MAISON DE RUINES de Ruby Namdar.

 

[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE CONTEMPORAINE – Rentrée littéraire 2018]

Éditions Belfond – Collection littérature étrangère

Traduit par Sarah Tardy

Titre orignal : The ruined house, 2017.

 

 

Format numérique (560 pages) : 15.99€

Broché : 23.00€

Ma note : 4/5 mention « pépite »

 

 

 


 

Le résumé :

 

Foisonnant, érudit, baroque, évoquant rien moins que Saul Bellow, Tom Wolfe ou Philip Roth, un roman tout en excès et en humour, qui s’attaque aux épineuses questions de l’identité et de la religion, avec en fond une critique grinçante de l’Amérique d’aujourd’hui. Couronnée par le prix Sapir, une œuvre puissante, jubilatoire, mystique, un véritable morceau de bravoure littéraire.
Souvent, Andrew Cohen se dit qu’il est au zénith de sa vie. Séduisant professeur d’université, ce quinquagénaire fringant fascine ses élèves avec de piquants essais – La critique de la culture ou la culture de la critique ? – et devrait bientôt obtenir la promotion qu’il espère tant. Il mène une vie épatante, entre réceptions chics dans son bel appartement de l’Upper West Side et vernissages dans les galeries de Manhattan ; il n’est que tendresse pour son ex-femme et leurs deux jolies filles et passe des soirées torrides avec Ann Lee, sa sublime maîtresse de vingt-cinq ans.
Mais…
C’est d’abord cette promotion qui lui échappe ; un gros malentendu avec son ex-femme ; les nuits avec Ann Lee qui se font trop sages ; cette soirée caritative décadente où tout l’écœure soudain.
Et puis ces flashs dans sa tête, ces visions terrifiantes : violence, pillages, la destruction du Temple de Jérusalem, l’Holocauste.
Le professeur Cohen est en train de perdre pied.

 


 

Mon avis :

 

En ouvrant ce roman, je sors complétement de ma zone de confort. Loin de me déplaire, j’adore prendre des risques, et ce dernier s’avère une incroyable surprise.

 

LA MAISON DE RUINES est sans contexte un chef d’œuvre de la littérature.

 

Après les difficultés liés à une immersion compliqué due aux premiers chapitres, petit à petit j’ai pu apprécier la teneur incroyable que révèle ce roman. Je n’en mène par large derrière mon écran, moi, modeste lectrice, parler de cette œuvre va être un tantinet ardu.

 

Le roman est principalement axé sur un unique personnage : Andrew P. Cohen. Imminent professeur de l’université de New York. Rédacteur, dans de prestigieux journaux, il est une figure emblématique du New York guindé aristo-culturel. De confession juive, il évolue dans un milieu ultra fermé, aux codes et exigences parfois démesurés. Andrew a choisi cette vie. Il a désiré profondément. Issu d’une famille loin d’être pratiquante, sa mère ne rêvait qu’une chose qu’il épouse une goy.

 

Père de famille, divorcé, la cinquantaine pimpante, Andrew est bien dans son esprit et dans son corps. Sa vie est rythmée par les cours, les soirées mondaines, les soirées privées où il se transforme en cuisinier émérite, le sport et les diners en amoureux. Ainsi tout va pour le mieux. Andrew commence à perdre pied un jour, sans cérémonie, sans préméditation. C’est spontané, c’est irréel. Et puis, peu à peu, il sombre et le chaos s’installe.

 

Des visions, des hallucinations, des envies paradoxales, des odeurs, la page blanche, des incommodités, l’attirance qui s’enfuit, l’absence de résultats, des souvenirs deviennent son quotidien. Burn out ou psychose ou autre se confondent. Andrew, homme enjoué, devient l’ombre de lui même. Les bas instincts dictent sa conduite. Les souvenirs l’assaillent. Les nuits deviennent blanches. Un homme se détruisant.

 

Dans cette descente en enfer, Ruby Namdar confond la destruction du Temple de Jérusalem à la vie d’Andrew. D’ailleurs on pourrait croire à la réincarnation, même si l’auteur explore cette idée, elle aussi vite mise de côté. Ce personnage présent silencieusement est le Grand Prêtre Aaron du second Temple de Jérusalem. En parallèle dans les visions ou cauchemars, le lecteur découvre ce plan de l’histoire de ce peuple. Namdar « confronte » le judaïsme classique au judaïsme réformé. Les pans historiques de ce peule migrateur est exploré, sans oublier les mentions à l’holocauste.

 

Malgré un début à demi teinte, je me suis accrochée à ce personnage me demandant ce qu’il allait advenir de lui. Un personnage qui va se métamorphoser par ses craintes, ses peurs, ses angoisses exacerbées, ses souvenirs, ses questions. Une multitude de détails rend ce personnage d’une authenticité à toute épreuve. Les descriptions grandiloquentes prennent une place importante dans cette évolution humaine au cœur d’une ville qui ne pardonne aucun faux pas. Un tumultueux sans nom, bouleverse le lecteur.

 

LA MAISON DE RUINES soulève de nombreuses questions, notamment celle du poids de l’héritage religieux dans ce monde où tout est étiqueté et malmené, où la force de la communauté devient un moteur puisant dans la montée sociale. Justement une société qui périclite dans l’abstrait malheureux d’hommes et de femmes qui perdent leur identité, leur valeur, leur morale, leur unicité. Une société qui évolue dans le paraître et non dans l’être.

 

Un récit intransigeant auréolée de mysticisme, de philosophie et d’humanité.

 

Un roman qui doit absolument figurer dans ta bibliothèque.

 

 

 

Ruby NAMDAR

 

Ruby Namdar est né et a grandi à Jérusalem, dans une famille juive iranienne. Son premier livre, Haviv (2000), a remporté le Israeli Ministry of Culture’s Award for Best First Publication. La Maison de ruines, son premier roman traduit en français, est lauréat du Sapir Prize, le plus prestigieux prix littéraire israélien.
Ruby Namdar vit actuellement avec sa femme et leurs deux filles à New York, où il enseigne la littérature juive. C’est un spécialiste des textes bibliques et talmudiques.

 

 


 

Je remercie les éditions Belfond de m’avoir permis de découvrir ce roman via la plateforme Netgalley.

 

 

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Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

LES SAISONS DU PARADIS de Nico Augusto.

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[THRILLER ESOTERIQUE – Nouveauté 2018]
Préface de Grant Wilson
Editions Exergue – Collection roman Eso.

 

Format broché (338 pages) : 19.90€
Ma note : 3/5

 

 


 

Le résumé :

 

Nina et Ana sont les enfants du meneur d’un groupe de survivants… Ils apprennent à évoluer dans un nouveau monde, se rappelant chaque jour que l’arrogance et la toute-puissance de l’Homme ont eu raison… de leur planète. Mais que s’est-il passé avant la fin ? Ce roman ésotérique est écrit sous la forme d’une enquête policière menée par deux profilers de la brigade new yorkaise, qui traquent un tueur aux capacités extrasensorielles à la suite de la disparition d’enfants. A travers les destins croisés de ses personnages, Nico Augusto éveille l’imagination et l’esprit à d’autres possibles. Il nous convie à un voyage d’exploration de la nature humaine, mais aussi de la Terre et de ses autres dimensions.

 


 

Mon avis :

 

Le roman s’ouvre sur un chapitre où le monde que l’on connaît, n’existe plus. Anéanti par la suprématie de l’homme, 2047 est à l’image d’une monde désolé, dévasté. Quelques personnes ont survécu se regroupant afin d’affronter les éléments. Nina et Ana, deux sœurs, voient pour la première fois un cerf majestueux et magnifique et sera le prélude à une histoire moralisatrice et intense.

 

La trame du roman n’est pas sans me rappeler un sujet déjà abordé par Bernard Weber dans  » Les Thanatonautes ». Qu’y a t-il après la mort ? Question existentielle qu’aborde avec beaucoup d’imagination Nico Augusto. Ce dernier va explorer auprès de quatre personnages un univers entremêlé d’ombres et de paix.

 

Sur le plancher des vaches : deux inspecteurs, Tim Northmann et Eddie Nomura, sont confrontés à des disparitions inquiétantes d’enfants. Le principal suspect n’a rien de normal, beaucoup d’éléments sont trop abjects et irréels. Cette course effrénée ne les laissera pas indemnes et quand la vérité éclate, il sera certainement trop tard pour la tranquillité de l’humanité.
Ailleurs, sur Terre, entre ciel et terre : deux autres personnages vivent une aventure trépidante, mystique qui révèle peu à peu les secrets de la vie et de la mort. Yann Northmann et son fidèle compagnon, Ani, vont au péril de leur vie tenter de soustraire aux forces malveillantes de cet endroit des pierres magiques. Yann est un jeune garçon autiste. Ani est le seul à le comprendre. Effectivement une sorte de langage télépathique (vision d’images) c’est naturellement mise en place, ce petit chien (très malade) devient ainsi son meilleur ami. Ensemble, ils considèrent leur environnement sous un autre œil bienveillant, acceptant que la nature est une entité à part entière. D’autre part, se trouve également un personnage bien plus sombre, désespéré et anéanti, James Marchal. Personnage certes caricatural d’un homme blessé par la disparition de son fils annihilant ses souvenirs bienheureux dans l’alcool. James est la contrepartie, plus exactement l’opposé, de Yann. Leurs missions sur cet espace providentiel échappant à toutes les lois de la nature exacerbée, font resurgir le meilleur et le mauvais en eux et les souvenirs.

 

Nico Augusto offre un récit à la fois teinté de paranormal, de fantastique et de policier. La voix du narrateur oscille entre les différents protagonistes et ouvre parfois une fenêtre sur une époque antérieure à l’action. Cette balade m’a quelque peu déroutée, notamment au niveau de l’enchainement des situations. Malgré cela, les pièces arrivent au terme de ce premier tome à s’enchevêtrer et surtout donne un début de réponse à la scène ouvrant le roman.  L’auteur explore avec ingéniosité l’essence même de l’Homme, de la nature. Le paranormal a une place prépondérante dans le récit donnant ainsi à l’action des scènes surréalistes (que j’adore) et trépidantes. L’aventure reste au cœur du roman pour un résultat surprenant.

 

Le final laisse espérer une suite haletante que j’ai hâte de découvrir !

 

 


 

Je remercie Laure de m’avoir permis de découvrir ce roman.

 

 

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ALMA de Cizia Zykë.

 

[LITTÉRATURE – Nouveauté 2018]

Éditions Taurnada – Collection Littérature

Préface et participation de Thierry Poncet

 

 

Format numérique (210 pages) : 5.99€

Poche : 9.99€

Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Une petite fille aux étranges pouvoirs vient au monde. Autour d’elle, c’est l’Espagne du Moyen Age, aussi barbare que raffinée, à la fois religieuse et brutale, où la reine Isabelle la Catholique s’apprête à chasser tous les Juifs du royaume. La petite Alma, celle qui parle avec Dieu, deviendra-t-elle le guide dont son peuple a besoin, ou bien sera-t-elle comme tant d’autres balayée par le vent mauvais de l’Histoire ? L’épouvante se mêle au comique, les destins s’enchevêtrent, aussi grandioses que pitoyables, dans un récit haletant, à la force d’une légende.

 


 

Mon avis :

 

Cizia Zykë peut être que ce nom ne t’est pas inconnu : une auteur terrible dans le paysage littéraire français et une sacrée bibliographie.

 

Pour ma part, je découvre cet auteur, son univers et son atypique franc parler qui m’a séduite. ALMA est édité à titre posthume. Son dernier roman dans le tiroir avant sa disparition, qui n’a pu voir le jour qu’avec la présence de son acolyte de toujours Thierry Poncet. Sa préface retrace un parcours hors norme, anecdote et complicité qui liait ces deux compagnons de lettres.

 

ALMA fait figure, à mon sens, d’un ovni. Ni roman historique, ni uchronie, ce récit inqualifiable m’a transporté dans une Espagne du XVe siècle partie à la chasse d’une communauté pourtant installée depuis des siècles : les juifs. Alma est une jolie petite fille, blonde aux yeux bleus et juive. Sa vie n’a rien à envier aux contes de fées. Recueillie par le bourreau de ses parents, ballottée, elle se retrouve très jeune chez sa tante à Séville. ALMA est unique, il se dégage d’elle une aura impressionnante, majestueuse, elle transperce de ces yeux clairs et insuffle une magnificence irréelle. ALMA a toute d’une sainte, d’une martyre, d’un ange salvateur. Son secret : elle parle avec Dieu. Mais grandir dans le contexte actuel de l’Espagne est se mettre la corde au cou. Les familles juives, doivent fuir ou se convertir, les résistants sont torturés et achevés sur la place public. Les pires maux leurs sont dus : la peste et compagnie … ALMA, cette petite fille au cœur pur, prouve que l’innocence surmonte la terreur et l’ignominie.

 

Cizia Zykë a le talent incroyable de conter les histoires. Un conteur troubadour, qui s’amuse avec délicatesse et souvent de façon plus rustre avec les mots, les personnages et son public, les lecteurs. Il insuffle à ses personnages de l’amour, de la passion, et parallèlement de la haine, de la colère conférant à certains personnages des masques diaboliques. Zykë joue avec les caricatures grotesques avec beaucoup d’humour. Les personnages forment un tableau à la fois passionnant, merveilleux et à contrario cruel, violent, noir. Deux forces qui s’affrontent immuablement et indéniablement. Zykë joue avec son lecteur :  l’interpelant souvent, le titillant, le maugréant et j’ai l’impression qui l’adore ce jeu. La plume de Zykë est incroyable : une écriture innée, fluide, rustre puis douce. Une alchimie de paradoxes qui confère à son récit une unicité farouche.

 

Grâce à ce dernier roman, j’ai découvert un auteur qui n’a pas peur du quand dira t-on et qui aime choqué par ses mots forts, percutants et sans filtre. Dans ALMA, son récit peut aisément se transposer à nos jours : une vérité cruelle sur la haine raciale qui ne trouve sa source que dans ce mystérieux héritage qui perdure depuis l’aube des temps et où les raisons n’ont pas lieu d’exister.

 

Cette lecture m’a donné envie d’en découvrir davantage sur cet auteur, et dès que j’ai un peu plus de temps, je foncerai dans une bouquinerie pour me procurer un de ses titres.

 

 


 

Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance et sa patience.

 

 

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Pour tout savoir sur Cizia Zykë !

 

 

 

VEUX-TU DINER AVEC MOI ? de Maxime Morin.

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[ ROMAN POLICIER – Nouveauté 2018]
Éditions de Mortagne
Format numérique (422 pages) : 16.17€
Broché : 18.00€
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

Maxence Verlomme a récemment vu sa vie s’effondrer. Il y a trois mois, sa carrière de flic s’est brisée avec l’annonce du cancer de sa femme. Pour vivre ses derniers instants avec elle, il a dû abandonner sa traque du Marchand de sable, un tueur en série activement recherché. Ayant enterré Marion le matin même, l’homme se réveille, quelques heures plus tard, prisonnier d’un autobus fuyant la capitale. Deux ravisseurs, neuf otages. Lorsque le premier captif est ramené sain et sauf à son domicile par ses bourreaux, plutôt que de profiter de sa liberté, il préfère se tirer une balle en pleine tête. Dès lors, chacun comprend que le danger ne se trouve pas à l’intérieur du bus, mais bien à l’extérieur. Un road trip macabre où chaque arrêt se révèle fatal. Et quand les affres du passé resurgissent, le compte à rebours est déjà lancé, ne laissant à Verlomme que peu de temps pour découvrir le lien qui les unit tous. À la fin du voyage, la rédemption. Ou bien la mort.

 


 

Mon avis :

 

Halloween approche, alors, pourquoi pas s’offrir un moment lecture adéquat à l’atmosphère voulue ? Et bien j’ai pour toi un thriller décapant et étonnamment effroyable.

 

A première vue, le résumé qui m’a tout de suite fait penser à un certain film (Speed, 1994), ne laisse absolument rien présager à ce qui se cache parmi ces pages.

 

Et je ne peux m’exclamer : Aaaaa l’abordage !

 

Maxence Verlomme est un flic bon sous tout rapport, peu apprécié par ses pairs, mais les résultats sont là. Il reste malgré tout un loup solitaire. Sa femme, Marion, est son seul et unique rayon de soleil. Gravement malade depuis des années, il tend à lui rendre la vie plus facile et agréable. La maladie emporte Mario et c’est alors que le monde de Maxence vrille.

 

Quelques heures après l’enterrement de sa femme, il se retrouve pris en otage avec 8 autres personnages dans un bus. Deux personnes cagoulées font régner la terreur dans ce bus bringuebalant vers une destination qui se précise au fil des heures. Maxence a pris sa retraite anticipé de flics il y a trois mois de cela. Mais quand t ‘es flic un jour, t’es flic pour toujours. Par la force et la volonté (amen !), Maxence reprend « du service ». Les méninges s’activent, les hypothèses fusionnent : Que fait-il ici ? Quels liens les unis tous ? Pourquoi ses souvenirs sont-il vagues ? Que va t-il m’arriver ?

 

Tout autant de questions pertinentes pour une urgence vitale : la survie.

 

Road trip macabre, huit clos effrayant : un duo sans équivoque qui a eu le mérite de me faire vivre des heures de lectures addictives. Pendue aux mots, la recherche de la vérité tient en haleine. Les péripéties de Maxence, ses flash back, ses souvenirs, ses questions, ses doutes, sa peur, sa colère, son désarroi m’ont assaillie d’une force surprenante. Au fil des pages le personnage de Maxence s’affirme et se révèle.

 

Et il arrive le moment où tout dérape et l’histoire prend une nouvelle dimension hallucinante et inattendue ! Et la c’est le OH MON DIEU !, le OH PURÉE ! le NOOOOOON !, le C’EST PAS POSSIBLE ! …. qui résonnent dans les limbes de ton cerveau. Scotchée, tu deviens !

 

VEUX-TU DINER AVEC TOI ? est incommensurablement un page turner de tonnerre ! Un clifhanger de malade qui a eu le don de m’épater. Le seul petit bémol, mais qui en soi n’est pas forcément dramatique, est le fait que bien des questions restent sans réponses. Rien ne t’empêche toi, lecteur, de fomenter tout un plan pour combler cette petite lacune. Et j’avoue l’exercice est plutôt sympathique.

 

Mystère, rage, colère, énigme, sang, horreur, amour, drame, manipulation, suspense deviendront pendant cette lecture tes meilleurs amis.

 

Les mordus du genre s’en mordront les doigts et seront charmés par l’atmosphère glaçante à la Stephen King (pour donner une image … n’est ce pas … !!).

 

A découvrir … sans aucun doute !

 


 

Je remercie Pascale pour sa confiance et sa patience.

 

 

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L’ASSASSIN DE MA SŒUR de Flynn Berry.

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[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE – THRILLER – Rentrée littéraire 2018]
Éditions PRESSES DE LA CITE – Collection Sang d’encre
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Valérie Malfoy.
Titre original : Under the Harrow

 

Format broché ( 272 pages) : 20.90€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 


 

Le résumé :

 

« Imaginez la série policière Broadchurch écrite par Elena Ferrante. » Claire Messud
Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

 


 

Mon avis :

 

Premier roman de Flynn Berry et déjà en lice pour être adapter par la Paramount ! Et en refermant ce thriller décapant, je n’en suis pas du tout étonnée.

 

Nora n’a rien d’une super héroïne. Ce n’est pas une super nana aux pouvoirs bluffant. Une femme lambda qui voue pourtant une admiration sans faille à sa sœur, Rachel. En y regardant de plus près, cette relation s’avère très vite toxique. Nora a découvert sa sœur assassinée. Témoin du dernier soupire de Rachel, Nora va se battre pour que la police découvre le meurtrier.

 

Très vite, je me suis sentie acculée. Une chape de plomb m’écrasant littéralement. Un roman noir flirtant avec le thriller ou l’inverse. L’immersion dans la problématique est très rapide et par la suite il n’y aucun temps de répit.

 

La personnalité de Nora se fait plus précise au fil des chapitres : le personnage frôle la névrose et la paranoïa, accaparé par la nervosité et le chagrin. La suspicion et la vengeance deviennent un leitmotiv très puissant. Le lecteur suit les pérégrinations d’une femme abandonnée, orpheline où le passé effrayant resurgit de plus belle. Le lecteur se balade au grès de flash back, de la réalité induite par le présent et des songes sur un avenir bienheureux qui se présentait.

 

Flynn Berry a le don incroyable de balader son lecteur. Elle l’incite avec une incroyable facilité à prendre les mauvais chemins et lui inonde le cerveau avec une multitude de détails faussant le final. Personnellement tous les personnages ont été des suspects. Il est rare que je fasse autant de conjonctions.

 

L’ASSASSIN DE MA SOEUR est sans contexte une sacrée découverte. Il m’a manqué tout de même ce petit frisson pour en faire un coup de cœur. Auteur à suivre au talent de conteuse hors paire qui dans un proche avenir, j’espère, fera vivre de belles heures de lecture tourmentée.

 

 


 

 

Je remercie Babelio et Presses de la cité pour leur confiance lors de la masse critique privilégiée.

 

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LE SILENCE DU MOTEUR de Olivier Lebé.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Rentrée littéraire 2018 ]

ALLARY Éditions

 

 

Format numérique (171 pages) : 11.99€

Format broché : 13.90€

Ma note : 4.5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Un père et sa fille adolescente. Ils sont français, installés à Los Angeles. Elle est « borderline »; il a perdu sa passion pour la musique. Ensemble, du matin au soir, ils roulent sans destination sur les freeways. Au bout de l’errance, sauront-ils renouer avec la vie ? Dans une très belle langue, à la fois précise et musicale, l’auteur retrace une forme de disparition, d’exténuation, prélude à une liberté nouvelle. Un roman lumineux, délibérément optimiste d’O.Lebé, Prix du premier roman 2013 .
 » Notre itinérance a commencé il y a quelques semaines. Romy venait d’être admise dans un hôpital de jour. Une nouvelle équipe, une nouvelle approche. Une de plus.
– Qu’est-ce que tu fais de tes journées, papa ?
– Rien. Je roule sur l’autoroute en attendant de venir te chercher.
– Emmène-moi. »

Un père et sa fille adolescente. Ils sont français, installés à Los Angeles. Elle est malade, « borderline »; il a perdu sa passion pour la musique. Ensemble, du matin au soir, ils roulent sans destination sur les freeways. Au bout de l’errance, sauront-ils renouer avec la vie ?
Dans une très belle langue, à la fois précise et musicale, l’auteur retrace une forme de disparition, d’exténuation, prélude à une liberté nouvelle.
Un roman lumineux, délibérément optimiste.
Olivier Lebé, Prix du premier roman 2013 pour Repulse Bay

 


 

Mon avis :

 

LE SILENCE DU MOTEUR est un roman remarquable. Emprunt d’une liberté prenante, telle une ode j’ai vogué au grès des tourments d’un père atypique et prêt à tout.

 

Romy est une adolescente  » borderline ». Mot moderne pour assouplir une réalité, celle de la dépression juvénile. Désespoir, crainte, un quotidien morose où la fatalité n’en est pas une. Une mère qui ne suit plus, un père qui prend la relève. Un père qui parcourt les instituts, les hôpitaux, pour sauver sa fille. Un père qui calque sa vie sur celle de sa fille. Qui peu à peu s’accapare du mal-être de cette dernière pour qu’enfin elle puisse vivre, qu’elle puisse rêver et respirer librement sans aucune entrave moralisatrice et formatrice. Loin de l’image sacralisée de la société où le résultat est synonyme de stress et de perdition individualiste. Aucun remède ne soigne Romy. Ce père désespère, a peur qu’un jour elle n’ouvre plus les yeux.

 

Et puis un jour, la liberté prend l’image de la route, un road trip sensoriel qui met les pendules à zéro. De déconvenues en expériences positives, ils s’arrêtent dans un village qui ne paye pas de mine, louent une maison. Maigres bagages posés, Romy et son père sont enfin eux. Romy s’épanouie et lui s’autorise enfin à vivre pour lui.

 

D’emblée, j’ai été séduite par la plume efficace d’Olivier Lebé. Lire son roman est une expérience qui m’a semblée unique. Tu me diras que chaque roman est unique, mais je ne sais pas … il y a ce quelque chose de saisissant et de merveilleux. Des mots rustres dotés de poésie. Des personnages attachants et percutants. Des petites histoires dans l’histoire parfaisant un tableau complet d’un récit dramatique et métaphorique. L’optimisme est une bouffé bienfaisante. La route un oasis éternel.

 

Cette lecture fut pour moi un véritable coup de cœur, une sacrée balade touchante et poignante. J’ai été séduite par la prose et par l’univers que propose Olivier Lebé. Le silence prend alors une autre dimension. Une dimension universelle où l’absence de mots ou de sons traduisent les aspérités d’une vie hors norme.

 

LE SILENCE DU MOTEUR se découvre, se savoure, se vit !

 

 

 


 

 

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