IL EST ENCORE TEMPS ! de Jean-Philippe Blondel.


Pourquoi rester assise à étudier dans une classe alors que dehors le monde court à sa perte ? À quoi bon parler d’écologie et de développement durable si l’on ne fait rien ? Cette prise de conscience du péril climatique plonge Lou dans une grande anxiété, un désespoir qui lui ôte le goût de vivre.
Heureusement un déclic va se produire : la lycéenne découvre l’activisme de la militante suédoise Greta Thunberg. On peut agir ! Avec deux camarades, Lou se lance un défi : alerter les esprits autour d’elle, mobiliser les jeunes comme les plus vieux, et organiser dans sa ville une grande manifestation pour le climat. Un récit engagé, mordant, rempli d’optimisme et de foi dans la jeunesse. Le portrait touchant d’une pasionaria du quotidien.

Un roman, sans aucun doute dans l’ère du temps. Révélateur de la conscience collective face à un enjeu majeur. La préservation de la planète, de la vie dans toute sa diversité, Jean-Philippe Blondel pose cartes sur table à vous de vous en saisir pleinement. Loin du discours moralisateur, J-P Blondel au travers de son héroïne déclare avec ardeur l’urgence.
Lou est une lycéenne lambda. Loin d’être populaire et looseuse, elle vivote tant bien que mal parmi la foule de jeunes adultes. Son mal a débuté lors de sa dernière année au collège. Là, foudroyant, paralysant, angoissant.  La fenêtre ouverte sur une réalité omnisciente et pressante, l’avenir. Malaise catatonique d’un mal-être puissant et destructeur. Un parcours du combattant pour se raccrocher à une évidence feinte et illusoire. Que deviendra notre génération ? Les mots bloqués, les mots-épées qui épinglent un avenir apocalyptique. Pourtant Lou ne s’avoue pas vaincue, cherche, se questionne, s’intéresse. C’est lors d’une rencontre hasardeuse que l’éclaircie s’opère. Une vidéo de Greta Thunberg, jeune femme activiste, fondatrice d’un mouvement auquel la jeunesse s’accroche. Une révélation pour Lou, un apaisement, elle n’est pas seule. Point de départ d’une aventure hasardeuse et pourfendeuse de nouvelles amitiés. Un projet à la hauteur de son espérance de voir enfin le peuple scandé la triste réalité et de réunir.

 

Le nouveau roman de Jean-Philippe Blondel est sans contexte une bombe ! J’invite tout le monde à le découvrir et à se questionner sur nous, sur nos gestes au quotidien, sur l’avenir des générations suivantes. Au travers de son héroïne attachante, cette quête de la vérité, la découverte de soi au travers du prisme indéformable de la société, il pointe du doigt les aberrations d’une société qui va droit au casse-pipe. Cette jeunesse envieuse d’un monde meilleur se détache des valeurs transmissent par les générations de parents issus de l’ère consommatrice de l’après-guerre. Sans être alarmiste mais avec une honnêteté piquante, IL EST ENCORE TEMPS ! est un roman sensationnel à mettre dans toutes les mains.

 

-Je mate une vidéo sur la gamine, là.
La phrase reste en suspens quelques secondes entre nous et pendant ce court laps de temps, j’imagine le pire – une vidéo d’une gamine victime de harcèlement, d’une gamine battue par ses parents, d’une gamine ridiculisée par ses vieux qui lui font croire qu’ils vont lui offrir un cadeau alors que non, d’une gamine qui se défenestre, d’une gamine atteinte d’une maladie incurable qui nous fixe avec ses grands yeux creux et murmure : « Pourquoi ? » YouTube et les réseaux sociaux nus ont habitués à tout ça. Devant les images, nous nous effarons, nous crions, nous pleurnichons, nous sourions, nous lançons de grands éclats de rire, bref, nous réagissons, mais superficiellement, parce que deux minutes après, nous passons à autre chose. Notre existence est de venue un grand zapping de milliers d’instants que nous dirigeons vers la corbeille de la mémoire en un clic de souris.

 

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BLACK FIDELITY, tome 1 : Overdose de Shelby Kaly.


Quand Lynn, assistante personnelle renommée de Los Angeles, est engagée par le manager du célèbre Jett Campbell, elle n’imagine pas le chaos qui l’attend.
Le leader charismatique des Black Fidelity a pour devise « sexe, drogue & provocations » sans se soucier des répercussions de sa vie sur le groupe.
Leur rencontre va être explosive et la tension à son comble alors que des sentiments et des désirs contradictoires s’ajoutent à l’équation.
Entre mensonges, jalousie et son passé qui ressurgit, Lynn pourra-t-elle sauver la rockstar de ses tourments ?

 
En règle générale je lis très peu de romance axée sur les groupes de musique car souvent et en général c’est plus ou moins la même chose. J’ai voulu avec ce premier casser mes préjugés tout en espérant que ce serait la bonne lecture. Et là BINGO !
Lynn n’aime pas les paillettes. Pourtant elle évolue dans un monde où le moindre faux pas peut anéantir une carrière. Assistante personnelle, son professionnalisme est reconnu par une multitude de célébrités de tout bord. Son empathie, sa manière de concevoir la vie, son hygiène de vie et sans oublier sa personnalité à la fois douce et pimpante, Lynn est une jeune femme attachante et persévérante. On lui réclame fréquemment ses services et c’est tout à son honneur. Lynn est une végan accomplie qui prend soin d’elle par le sport et loin des excès en tout genre. Alors quand son nouveau contrat la mène auprès du dernier groupe de musique à la mode, Lynn ne peut qu’être ahurie face à cette déchéance carrément apocalyptique. Engagée pour requinquer le célèbre chanteur Jett Campbell, figure emblématique des Black Fidelity, elle devra user de touts ses moyens pour accomplir un heureux miracle.

 

Jett est un homme abîmé qui se noie allègrement dans les excès multiples. Alcool, sexe à outrance et drogue, Jett n’est plus qu’une âme en peine à la recherche d’une rédemption qui ne veut guère de lui. Égoïste, parfait manipulateur, un franc parler acerbe, un comportement désagréable qui en déroute plus d’un.

 

Leur première rencontre a tout du scénario du bad trip. Pourtant le « quelque chose » se produit. Une alchimie qui va les porter sur le chemin difficile de la résilience. Deux âmes en peine qui s’unissent au diapason de leurs tourments. Une idylle naissante, foudroyante et miraculeuse car les démons du passé n’attendent que la faille pour s’immiscer et rallumer le feu de l’enfer.

 

Shelby Kaly nous offre une overdose d’émotions qui s’épanouit et s’autodétruit. Une plume hyper addictive qui m’a fait vivre quelques heures tumultueuses avec cette aisance que j’adore trouver dans les romances. Les pages s’avalent et défilent au rythme d’une histoire où les rebondissements nous tordent les tripes, nous font pleurer, nous font rire, nous font s’alanguir. Shelby Kaly frappe formidablement bien avec une histoire qui sort légèrement des sentiers battus. L’atmosphère se veut tendue à souhait où quelques rares moments de plénitude arrivent à s’infiltrer. Les personnages sont captivants, à la fois rustres et tendres. Un premier tome qui en jette bien plus que je ne l’aurais cru. Un final totalement tonitruant qui laisse présager une suite aussi mystérieuse que torride. Je suis curieuse de savoir quels risques a pris l’auteure.

 

Une romance qui mérite largement votre attention ! A découvrir sans faute et à croquer avec envie !

 

Une chronique de #Esméralda

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THE CUPIDON BROTHERS, tome 1 : Éros de Estelle Every.


« Je suis un ange ! Ce n’est pas une petite brindille telle que Daphné qui me dira quoi faire !
Sa frêle silhouette se dessine devant moi, ses grands yeux marron lui mangent le visage.
Elle semble fragile mais une grande force émane d’elle… »
Daphné, coordinatrice en intimité, intègre les studios de tournage d’un célèbre show à Los Angeles.
Dès son arrivée, elle est confrontée à l’acteur star, Éros Angel, le fantasme de la ménagère américaine.
L’objectif de Daphné est clair : apprendre à Éros à respecter les autres et les limites à ne pas franchir.
La jeune femme a des idéaux et des valeurs, pour commencer, elle ne mélange pas travail et plaisir…
Mais quand l’ange, aussi borné que sexy, se met en tête de la séduire, Daphné voit ses valeurs remises en question et sa perception de la réalité voler en éclat.

Résistera-t-elle à l’appel de l’ange ou saura-t-elle redéfinir ses propres limites ?

TOME 1/7

Daphné a un drôle de métier. Coordinatrice en intimité sur les plateaux de tournage a de quoi décontenancé. Gérer les humeurs des uns et des autres. Créer une certaine complicité entre acteurs et actrices. Définir les actions qui peuvent mettre mal à l’aise. Tout un programme complexe que Daphné gère avec une grande expertise.
Elle a quitté la côte ouest pour venir s’installer auprès de sa sœur qui a été victime d’une agression. Elle connaît très peu les mœurs liées au cinéma et stars en tout genre. C’est avec une certaine appréhension qu’elle débute son nouveau travail au cœur d’un plateau surmené et survolté. Il faut dire que l’acteur principal déroute beaucoup et ses caprices sont légendaires. Éros a, ce que l’on peut qualifier, une grosse tête. Un brin mégalo associé à une arrogance sans limite et une silhouette à mourir d’une crise cardiaque, l’acteur sait jouer de son charme et de tout un attirail qui lui est propre. Son attitude hautaine pourrait en choquer plus d’un mais Daphné a plus d’un tour dans son sac et aussi charismatique qu’il soit, il se pliera à ses conditions malgré la nuée de papillons qui prend possession de son corps dès qu’elle pose les yeux sur lui.

 

Daphné est le genre de femme à s’obstiner pour ce qu’elle entreprend. Elle ne laisse quiconque la détourner de son chemin qu’elle s’est tracée. La main sur le cœur et son empathie la rendent de suite sympathique.

 

Éros et Daphné sont la poudre et l’explosif. Ensemble, ils défient toutes les lois et complots en tout genre.

 

Ce premier tome met allégrement l’eau à la bouche. Une romance fantastique à la fois épicée et addictive. Estelle Every revisite la mythologie grecque façon conte contemporain. Des personnages aux antipodes qui s’apprivoisent au fil des pages tout en devant faire face à de nombreuses péripéties. Un rythme addictif et alléchant porté par une plume qui a su capturer mon cœur de lectrice passionnée. Éros figure mythique de la Grèce antique est considéré comme étant le dieu de l’amour et du désir amoureux. Estelle Avery lui rend toute sa prestance au détours de descriptions dithyrambiques. Entre attirance et résolution ferme, ce jeu de séduction tient en haleine. Un premier tome réussi qui met l’eau à la bouche pour les 6 prochains à paraître (pour le second tome) dès le mois d’octobre.

 

The Cupidon Brothers est définitivement à mettre dans vos bibliothèques 😉

 

Une chronique de #Esméralda

LES CHRONIQUES DE L’UNIVERS, tome 1 : La thrombose du Cygne de Marazano et Römling.


Dans un futur lointain, la Terre est en paix dans une société démocratique universelle, et la science a rendu le voyage dans le temps et la connaissance des civilisations extraterrestres possibles. Mais les Terriens ont décidé de rester cachés des Aliens, préférant envoyer des émissaires secrets estimer leur niveau de menace éventuel. Un jour, un groupe d’étudiants de cette Académie disparait alors qu’il explore une galaxie jusque-là inconnue, précipitant ses membres à la recherche des « Chroniques de l’Univers », un ouvrage légendaire qui contiendrait l’ensemble de l’histoire des civilisations de l’univers…

Vous ne le croirez peut-être pas, mais la science-fiction est l’un de mes genre de prédilection. J’adore me perdre dans dans des mondes imaginés au delà de toutes notions scientifiques actuelles. Le résumé alléchant a fini de me convaincre à découvrir cette nouvelle bande dessinée.
Une bande de jeunes étudiants accompagnés d’un professeur hors norme et atypique dérive au delà des galaxies. Tout en se rapprochant de l’étoile du Cygne, un phénomène étrange et unique se produit, une thrombose, envoyant le vaisseau spatiale sur une planète à l’intérieur de l’étoile. Curieux et quelque peu déstabilisés par ce rebondissement, ils décident de visiter ce qui ressemble à un temple. Leur découverte est des plus étranges et leurs vies en danger.

 

Ce premier tome pose des bases spectaculaires pour une histoire qui à première vue va dégommer. Une bande de jeunes fougueux et ivre d’apprendre. Leurs caractères s’entrechoquent souvent. Un professeur énigmatique et un passager curieux. Une aventure aux nombreux rebondissements. Et une découverte qui annonce bon nombre de déconvenues. Les illustrations sont parfaites pour l’ambiance créée. Dans les tons sombres et énergiques qui évoluent au fil des cases. Un scénario hypnotisant à tel point que j’en regrette les 56 pages. J’en attends beaucoup de la suite qui je l’espère sera dans le même état d’esprit et pourquoi pas davantage explosive. Un univers incroyable qui n’a pas encore dévoilé son potentiel. Affaire à suivre donc ! Si vous aimez cette atmosphère, cette BD est faite pour vous.

 

Une chronique de #Esméralda

TED de Yves Terrancle.


Ohio, 1905. Ce bougre de journaliste était venu voir le plus ancien détenu des États-Unis pour relater sa vie. Il aura finalement écrit celle de William, Humana… et obtenu ma libération. La liberté, si chère à mon regretté William… Aujourd’hui, après une vie entière à attendre que l’administration pénitentiaire se décide à m’exécuter, il ne me reste de cette chimère que l’indicible peur de l’affronter.

« Je m’appelle Ted Forman, j’étais un citoyen des Etats-Unis d’Amérique, et je mourrai libre de vous avoir trouvé … »
Yves Terrancle frappe à nouveau fort et bien. Un récit prenant et incontestablement bouleversant qui ne peut laisser indifférent.

 

TED est l’histoire d’une quête, d’hommes et de combats.
Ted a passé une grande partie de sa vie en prison pour un crime dont sa seule valeur a été de défendre l’honneur d’un homme. Ted a grandi loin de sa terre natale, le Cameroun. Il a connu ce temps qu’il est préférable de taire enfin d’éviter le démon de sortir de sa boîte. Son chemin est parsemé de nombreus croisements qu’il le porteront tour à tour vers de nouveaux horizons sombres ou bienveillants. William (voir Humana), Monsieur de Rochefort, la bonté incarnée, Louis qui a connu le pire de ce l’homme peut faire endurer, Elsa, l’incarnation de l’innocence et de la pureté bafouée. Sans oublier Harold Burton, journaliste, qui incarne l’esprit de la justice. Ted n’a jamais été un héros. Seules ses propres motivations le font avancer. Un homme humble et juste avec un regard tantôt acéré tantôt naïf sur cette société où la bienveillance est chère.

 

Si la vie lui a offert une chance inestimable à la veille d’une mort certaine, il mettra à profit son temps pour une quête honorable. Ceci sans penser que la cruauté se rappellerait à son bon souvenir.

 

Yves Terrancle nous offre un roman d’une beauté sans égale. 40 ans après l’abolition de l’esclavage, les Etats-Unis restent le terrain favorable à tout débordement racial. L’histoire évolue au cœur d’une atmosphère tendue qui s’intensifie au fil des pages. Le côté historique est peu exploité (en comparaison avec Humana). L’auteur a pris le parti d’un récit rythmé par de nombreux rebondissements lui conférant ainsi des allures de western. D’un côté le groupe des gentils, de l’autre celui des méchants et au milieu l’argent. Une très belle surprise pour ma part car cet aspect inattendu confère au roman un certain grain de folie l’ancrant davantage dans une réalité palpable. Au delà de cette frénésie de tirs croisés, de sangs et de cris, Yves Terrancle apporte à ses personnages une aura immuable, un charisme lumineux où les valeurs essentielles et primordiales rayonnent au creux des ténèbres. La liberté est ainsi magnifiée par la plume sensible d’un auteur que je vous invite à découvrir vivement !

 

William m’a dit un jour que la liberté est de se trouver là où l’on souhaite. Il avait raison.
J’ajouterai qu’elle est aussi celle de transmettre sans voile, sans ménagement ni retenue, afin que chacun se serve des horreurs du passé pour forger un avenir meilleur.
 
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LE DERNIER ATLAS Tome 2 de Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle et Blanchard.


TOME 2/3
Dans l’intrigue de cette uchronie, l’Algérie n’a eu son indépendance qu’à la suite de la catastrophe de Batna, en 1976, qui aurait fait 6.000 morts et conduit au démantèlement du nucléaire mobile, les Atlas, des robots géants. Au cœur du parc de Tassili en Algérie où l’Umo a surgi, la menace se précise dans le deuxième tome de cette trilogique.
Tandis que Françoise Halfort, l’ancienne reporter de guerre vient d’accoucher à 53 ans d’une fille qui porte une marque sur le front, le George Sand, le dernier Atlas, a finalement décollé de l’Inde où il gisait depuis des décennies. Autour d’Ismaël Tayeb, le bandit investi d’une nouvelle mission, l’équipage se met en route pour affronter le titan surnaturel à bord du robot volant. Entre l’indienne charismatique et sa discrète assistante, diplômée en génie civil et en géopolitique, l’ancien mécano et l’ingénieur nucléaire, le truand russe et le cul-de-jatte aventurier, la fresque anime sa galerie de héros atypiques.

 
Y a pas à dire, je craque carrément pour cette trilogie. Le tome 2 confirme mon coup de cœur pour le premier tome. LE DERNIER ATLAS est totalement stupéfiant !
Toujours axé sur l’action, le scénario m’a entraînée au cœur d’une histoire qui se tourne davantage vers la science fiction. Tous les personnages du premier tome sont mis à contribution et chacun tour à tour, dans un espace-temps défini, est au cœur de leur propre histoire qui tend, je suppose, à être réuni dans le troisième et dernier tome. Entre Nantes, le dernier Atlas et l’Algérie, j’ai navigué avec une aisance quasi mystique au rythme des différents points de vue. Même si les éléments du scénario se précisent, je reste encore dans le flou en referment  mon e-book. Un suspense haletant et accaparant. Un scénario trépidant et des illustrations à la hauteur jouant parfaitement la carte entre la brutalité et la douceur dans les lignes tout en courbe. L’aspect historique est moindre par rapport au premier tome mais demeure en filigrane tout au long de la lecture.

Je ne vous cache pas que je suis raide dingue de cette trilogie ! Un caïd en passe de devenir un héros. Son patron rêve de devenir le roi du monde ! Un indienne qui apprivoise un robot hors norme. Un russe pas commode. Des anciens, vieux de la vieille, qui déboulent. Les petites mains du caïd empêtrées dans deux missions sauvetage. Une ancienne journaliste qui fuit pour préserver son bébé qui porte une marque mystérieuse et évocatrice d’ennui. Une course poursuite effrénée où tout en chacun va devoir tout faire pour se préserver. 

LE DERNIER ATLAS est sans équivoque LA bande dessinée à découvrir. Un univers intransigeant. Des personnages tout aussi attachants que détestables. Une histoire addictive ! 

Une chronique de #Esméralda

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LES PAPILLONS SE CACHENT PENDANT LA PLUIE de Danielle Guisiano.


Le hameau de Sivergues n’est pas un lieu comme les autres. Il répare les ailes froissées des papillons après la pluie. Blanche est loin de se douter que le chaos de sa vie la dirige vers une rencontre décisive. Si elle a quelqu’un à découvrir, c’est avant tout elle-même. Quant à Eddy, son taciturne voisin, il trace son chemin, solitaire. Le destin va réunir ces deux âmes à vif.
Entre passé et avenir, leurs vieux démons s’agitent. Rien ne sera facile, pourtant le moment est venu d’ouvrir les ailes pour s’envoler

 
Bouleversant est le premier mot qui me vient à l’esprit. Danielle Guisiano a fait battre mon cœur pendant ces quelques heures de lecture d’une manière déraisonné. Une magnifique histoire toute en émotion.
Dès son plus jeune âge, Blanche a dû faire face aux moqueries, notamment sur son poids. Portée par un père exigeant, très vite, elle apprend à se protéger de toutes remarques acerbes. Son objectif principal est d’atteindre la première place dans tout ce qu’elle entreprend. Bien des années plus tard, cette manière de vivre est devenue un mantra qu’elle met en œuvre au quotidien. Sa vie se résume à son boulot et à son meilleur copain. Elle y trouve entière satisfaction. Si touts ses faits et gestes sont en accord avec ses principes, son corps lâche peu à peu. Repos forcé, elle se rend dans le Luberon où elle a hérité de la maison de sa tante Elvira dont elle en connaît très peu. Sivergues, petit village isolé au charme désuet, accueille une petite communauté d’une quarantaine de personnes où l’entre aide est primordial. La jovialité est le moteur essentiel à ce groupe de personnes isolées. Blanche déteste la solitude et l’isolement. Elle aime quand la vie trépigne autour d’elle, elle se sent vivre. Ici, rien ! Le silence, une amie en devenir, Constance, des moutons, des soirées loin des bars branchés et un voisin un tantinet taciturne. Les premiers jours sont terribles pour la citadine et puis suite à de regrettables rebondissements, Blanche va prendre goût à cette atmosphère doucereuse. Peut-être qu’Eddy y est pour quelque chose ?!

 

Eddy n’est pas un berger ordinaire. Sa mélancolie, sa morosité et cette manière dont il repousse les gens est désarmante. Cet homme est aussi mystérieux qu’attirant. L’apprivoiser semble une aventure épineuse et pourtant Blanche y mettra toute sa conviction et sa force pour parvenir à le séduire.

 

Un parcours qui semblait tout tracé si ce n’est que les aléas de la vie viennent le pimenter d’une manière effroyable.

 

Un sacré coup de cœur pour cette romance hors norme portée par des personnages terriblement et profondément blessés. Danielle Guisiano les mène sur un chemin ardu vers la résilience et l’acceptation de soi et du bonheur. Sous couvert de la dépression et grâce à l’amitié et à l’amour, ce combat se révèle être une nécessité absolue. Il véhicule l’espérance face au désespoir sournois et latent. LES PAPILLONS SE CACHENT PENDANT LA PLUIE bouleverse et chamboule. La tristesse côtoie la solitude, les moments de questionnements et la joie simple. Portée par une plume sublime et émouvante qui crescendo m’a faite pleurer et rire. Cette romance demeure une des plus belles que j’ai pu lire. L’ambiance, les tenants, les personnages, le scénario, tout m’a conquis. C’est une explosion de sentiments ambivalents. Tour à tour je me suis sentie submergée par ces vagues d’une force incommensurable.

 

A découvrir de toute urgence !

 

Une chronique de #Esméralda

 


L’ÉTOILE D’ORION de Aymeric Janier.


SPECTRE
Derrière cet acronyme se cache une organisation
aussi redoutable que mystérieuse, née sur la sol américain,
en réaction à « l’incident du 20 janvier 1986 ».
Ses agents, recrutés dans le plus grand secret,
au terme d’une sélection draconienne,
lui sont inféodés corps et âme.
Sous couvert d’éliminer les menaces extérieures,
l’organisation, tentaculaire, nourrit
en réalité un tout autre dessein.
Face à ce monstre aux multiples visages
va se dresser un improbable trio.
Trois individus pris dans une toile mondiale
et qui vont se débattre pour faire éclater la vérité,
au péril de leur vie.
– Contenu numérique exclusif ! –

Et si tout ce que vous connaissiez, n’était qu’une vaste machination. Manipulation, assassinat et infiltration sont au cœur d’un polar qui va en défriser certain.

 

Le monde, 1988, disputé par deux mégas puissances, l’URSS et les Etats-Unis. La guerre froide est déclarée, chacun retient son souffle face aux pions avancés d’une part et d’autre.
Alors que les pays du Moyen et Proche orient tentent de se défaire du communisme russe, ils trouvent une aide précieuse , matérielle et financière, auprès des Etats-Unis. Au cœur de cette instabilité, la religion détourne peu à peu les véritables raisons et instaure insidieuse les préceptes du « djihadisme moderne ».

 

Alors que l’URSS semble au plus mal, le jeune colonel Alexeï Loulikov met en garde sa hiérarchie contre les décisions prise dans l’avenir en Afghanistan. Dérouté et remisé, Alexeï est mis sur la touche. Rien ne lui paraissait plus judicieux que son honnêteté. Et ce sont bien bien des années plus tard que son pressentiment tend à se légitimer.

 

Aaron Sydner est un jeune soldat aguerri et reconnu par ses pairs. Sa force psychique, ses valeurs et ses préceptes patriotiques font de lui un soldat parfaitement intègre. Passé à tabac et enlevé, son entrée dans l’agence top secrète « L’étoile d’Orion » est digne des plus grands films cinématographiques d’action. Un recrutement ardu et machiavélique où la mort ne l’attendait pas très loin. Agent SPECTRE, sa mission se rendre au Pakistan, déloger la tête pensante du groupe « le sabre noir » et le tuer. Une mission parfaite pour cet homme sur de lui et arrogant. Un espion qui va pourtant s’interroger et tomber sur une révélation qui va tout chambouler.

 

Phyllis Danbury est la journaliste par définition rare et méticuleuse. Prédestinée à obtenir le prix Pulitzer, elle ne compte pas les heures à enquêter, analyser et à rédiger. Son travail, elle a dans la peau. Belle et intelligente elle fait de nombreux émules et jaloux. Envoyée à Zurich par son rédacteur en chef pour prendre la température concernant le nouveau rebondissement entre l’Afghanistan et l’URSS, c’est une toute autre affaire qu’elle va révéler.

 

Le danger rôde de toute part et les indices accablants s’accumulent, une course contre le temps est lancée, mais que faire quand la plus grande puissance au monde met tout en œuvre pour étouffer cette affaire. Coûte que coûte leur survie à tous les trois ne tient qu’à un fil ténu. Arriveront-ils à faire éclater la terrible et édifiante vérité ?

 

Le premier polar d’Aymeric Janier est un véritable petit bijou. Une immersion dans un monde anxiogène où le monde politique façonne d’une certaine manière le côté historique riche. Basé sur des faits réels, la fiction ouvre une parenthèse où l’action est au cœur d’un polar d’espionnage intense. Le contenu numérique accessible via un Code QR met en évidence le côté historique du roman sans toutefois interférer dans le déroulement du récit. Ce dernier est rythmé entre les phases d’action et d’autres propices aux réflexions intellectuelles. Les personnages évoluent dans la précipitation. Il se dégagent d’eux une certain attachement malgré l’aversion du départ notamment pour celui d’Aaron. L’intrigue s’enrichit au fil des chapitres sans toutefois dévoiler le grand jeu. Pris dans la tourmente des mots d’Aymeric Janier, ce polar se lit d’une traite. Captivant et addictif, le dénouement devient le principal objectif du lecteur. Je regrette malgré tout cette fin un peu trop succincte. L’essentiel ne s’y trouvant pas, éclairant juste sur les points non développés du départ. (Je sais parfois je suis trop exigeante, voire machiavélique mais pas insatisfaite). Néanmoins les points forts de ce polar se trouvent dans le contexte géopolitique et historique. Une fiction portée par un scénario retentissant et entraînant. Des personnages dont leurs forces se trouvent dans l’inattendu. A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda

URBEX SED LEX de Christian Guillerme.


Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS !

Un dernier coup avant une éventuelle retraite, tels sont les pensées de Fabrice, Carine, Chloé et Théo. Passionnés d’urbex, discipline qui consiste à explorer les bâtiments abandonnés et souvent délabrés, ce passe-temps demeure dangereux. Tels des pros, ils préparent avec rigueur chaque expédition.
Contacter par mail, on leur propose un défi bien alléchant contre de l’argent. Si Fabrice est contre dans un premier temps, il se laisse convaincre par ses amis. Un lieu inédit où mille rumeurs circulent sur les forums. Rien d’alarmant pour ces experts mais l’appréhension quête rapidement le groupe. Plan préparé, sac à dos sur le dos, les voici armés pour cette exploration. Le sanatorium se dresse majestueux devant eux dans une nuit noire où recèle de nombreux dangers. Arriveront-ils à les surmonter ?

 

Fabrice est la tête pensante, Carine la fan de cinéma et toiturophile, tout comme sa copine Chloé, et Théo est le bout entrain de la bande. Quatre caractères différents qui aiment se chahuter et offrent une ambiance bon enfant tout en étant portés par leur passion commune.

 

Christian Guillerme m’a plongée dans un monde méconnu pour ma part. L’urbex est une discipline qui demande beaucoup de rigueur et de concentration. Ce n’est pas une balade commune. Elle demande beaucoup de préparation.

 

Christian Guillerme offre un thriller totalement prenant. L’atmosphère s’alourdit au fil des pages. Très vite les couloirs deviennent un champ de mines prêt à anéantir quelconque vie. Pris au piège dans un jeu infernal, la fuite devient leur ultime but. La peur s’accroit, les larmes coulent, les cris fusent, le sanatorium devient le théâtre de la folie humaine celle où les plus bas instincts sont façonnés par la sauvagerie et la brutalité. Course poursuite meurtrière, elle n’a rien de salvatrice et de libératrice. Course haletante, chaque pas est une réussite vaine. Le désespoir ruisselle. La peur soulève le cœur et les tripes. Respirer, marcher, courir deviennent une notion embuée par l’instinct de survie. Porté par une plume 100% efficace, ce thriller emporte le lecteur dans l’horreur la plus pure. Rythme endiablé, scénario machiavélique, chaque ligne nous pousse davantage vers l’innommable. « La dure loi de l’urbex »  est fascinant pour tous ces nombreux points.

 

Faites attention aux ombres !

 

Une chronique de #Esméralda

LA PLUS ARROGANTE DES HERITIERES de Laure Lee Guhrke.


Les presses du cœur TOME 4/4
Londres, XIXe siècle  Comme si perdre son père n’était pas suffisant, il aura aussi fallu que le tuteur qu’il lui désigne – Jonathan Deverill, au charme tout britannique – la prenne pour une enfant à cadrer. Marjorie, héritière new-yorkaise au sang chaud, tout droit sortie d’une prestigieuse académie, n’entend pas abandonner sa liberté nouvelle. Mais plutôt la savourer pleinement et corrompre le si conventionnel Jonathan…


Jonathan Deverill est un aventurier dans l’âme. Mis dehors par son père jaloux, il part seul direction l’Amérique. De boulots en boulots, il parcourt cette terre qui promet tant. C’est au cours d’un de ses voyages qu’il rencontre son meilleur ami, cette figure paternelle qu’il n’a jamais eue. Ils deviennent riches et rapidement leur mine d’argent est convoitée.
Son meilleur ami est un homme mystérieux sur sa vie d’avant et plein d’entrain. Alors que la maladie l’emporte, Jonathan exauce les dernières volontés du défunt. Il devient le tuteur de la fille de ce dernier. Direction New-York est un établissement réputé et exigeant quant à l’éducation des jeunes filles. Sa première rencontre le déstabilise grandement. S’attendant à être présenter devant une jeune fille, c’est une jeune femme qui lui apparaît. Marjorie a tout d’une entêtée doublée d’une arrogance sans borne. Confronté à cette situation inédite, Jonathan ne démord pas de son programme. Retourner en Angleterre pour prendre conseil auprès de ses sœurs et se rendre en Afrique du Sud pour mettre en lieu sûr les intérêts de la charmante Marjorie. Se quittant sur une note discordante, l’affaire semble conclue. Jonathan ne s’attendait certainement pas à ce déferlement de mauvais rebondissements. Marjorie n’a pas fini de le surprendre et de mettre à mal ses préceptes et ses plans. Peut-être qu’en Angleterre l’homme se révèlera enfin ?

 

J’ai beaucoup apprécié ce dernier tome de la saga « Les presses du cœur ». Contrairement aux précédents tomes, le personnage masculin est davantage mis en avant. Je l’ai trouvé attachant surtout lorsqu’il se trouve chambouler par de nombreuses vérités servies par la tonitruante Marjorie. Un homme charmant et troublant porté par ses propres convictions malmenées par des révélations qui ne le laisseront pas insensible. Au contraire Marjorie est portée par une volonté farouche à se défaire des carcans de son enfance. La liberté, elle aime de toutes ses forces et veut la croquer avec conviction. Elle rêve d’une vie comblée par un homme d’un certain rang et des enfants, mais avant tout cela, participer à la Saison est son principal objectif. Marjorie n’a jamais connu d’hommes et cherche en eux une stabilité rassurante et protectrice. Le côté historique est moins mis en avant. Seuls les codes sociétaux, notamment autour du deuil, se font la part belle avec les nombreux rebondissements qu’offre cette lecture. Une romance rythmée au fil des indécisions de Jonathan et de Marjorie, la découverte d’un monde attrayant mais qui au final ne convient pas forcément à la belle héritière, la découverte des sentiments, la découverte de la confiance et de l’abandon et la découverte de soi.

 

Une très belle finalité pour cette superbe saga. J’ai été sensible à l’aspect historique notamment la position des femmes dans la société anglaise à la fin du XIXe siècle. Des personnages haut en couleurs et une histoire saupoudrée de romance comme je les aime.

 

Une chronique de #Esméralda
 

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