LOSING LEAH de Sue Welfare.

[ POLAR – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Anne Confuron
Éditions DE SAXUS
332 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Un jour ordinaire. Un couple ordinaire. Un terrible secret.
Par un froid matin de février, Chris et Leah Hills s’arrêtent dans une station-service isolée à la frontière du Pays de Galles pour boire un café.
Pendant que Leah est partie se rafraîchir, Chris verrouille la voiture et part acheter leurs boissons. Les minutes passent, mais Leah ne revient pas…
Peu après, le sergent Mel Daley et son patron, l’inspecteur Harry Baker arrivent sur place pour commencer les recherches alors que chaque minute compte. Leah est-elle encore vivante ? A-t-elle quitté la station-service avec quelqu’un ?
Au fur et à mesure que leur enquête progresse, les policiers vont découvrir de sombres secrets à propos du couple dont la perspective fait froid dans le dos.
Sue Welfare, auteure à succès dans la liste des best-sellers du Sunday Times et scénariste primée pour la BBC et Channel 4, nous livre ici un thriller glaçant dans la lignée de « Gone Girl’ et « La fille du train’.
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Par une glaciale matinée, Leah s’est envolée. Aucune trace, aucun témoin, aucune piste, rien, nada. Seul un mari désemparé, apeuré, inconsolable et en colère contre les enquêteurs, hurle son désarroi. Chris, bientôt à la retraite, doit subir les interrogatoires et relater leur vie commune, leur quotidien, leur vie conjugale, leur vie en société et leur vie professionnelle. Tout doit être passé à la loupe ! Chris est le genre d’homme attachant. Sa bonhomie, sa manière de parler, sa façon d’être et son aura font de lui un homme honnêteté, un voisin charmant, empathique, toujours là pour aider. En quelques minutes la vie de Chris a été réduite au néant. Il crie son amour pour sa femme et sa folie à être séparé d’elle. Qui ne le ferait pas, quel homme ne remuerait pas ciel et terre pour retrouver son épouse ? Quel homme ne ferait fi des conseils des enquêteurs pour foncer sur le terrain ? Chris est à bout. Chris dépéri. Il veut retrouver sa femme. Il veut retrouver sa vie. Il veut retrouver son quotidien. Il veut la liberté. Effectivement, toute enquête sur la disparition d’une personne, la famille proche est suspectée jusqu’à temps que les faits prouvent le contraire. Ni Mel Davey, ni Harry Baker ne vous diraient le contraire. Et ces deux là devront affronter des révélations surprises qui éclateront au fur et à mesure que l’enquête avance. Le pire n’est pas derrière eux il est à venir, et remuer les secrets inavouables vont ouvrir les portes d’un enfer tragique.

 

Sue Welfare signe un premier roman totalement dingue. Un thriller psychologique incroyable (c’est classé comme étant un thriller mais pour ma part c’est davantage un polar, mais comme je ne suis pas parole d’évangile, je garde ce terme !) qui m’a mené par le bout du nez pendant un très long moment. J’espère de tout cœur que c’est le premier d’une longue série car il y a vraiment matière à explorer notamment avec les enquêteurs Mel Davey et Harry Baker. Ce dernier donne l’impression d’être un sacré roublard, un petit génie de la police qui a tout vu tout entendu, et évidement, c’est le meilleur. Mel Davey, c’est une femme, est la novice du service avec quelques années à son actif dans la police. Elle apprend encore les ficelles du métier et son mentor est un bon enseignant. Cependant je regrette que l’autrice ai choisi de développer avec parcimonie la vie privée de Mel. Elle l’aborde mais cela reste superficiel et j’aurais aimé en apprendre davantage sur elle. C’est pour cela que j’espère que ce thriller est le premier d’une longue série. Sue Welfare a su crée une atmosphère digne des grands polars avec d’un côté ce qui a attrait à l’enquête véritable (technique, interrogatoire, enquête sur le terrain …. ) et d’un autre celui confère à l’aspect psychologique. Une alchimie incroyable en ressort. J’ai vraiment été captivée par cette lecture. Les rebondissements ne sont pas foudroyants mais ils amènent tous vers un dénouement terrible et explosif. Le scenario tient magnifiquement la route, la psychologie des personnages est maîtrisée et suffisante pour vous accrocher en un claquement de doigt.

 

Êtes vous prêts à partir à la recherche de Leah ? Oui ? Alors faites gaffe, garder un œil ouvert car l’effroyable vous attrapera bien plus vite que vous le pensiez !

 

Un excellent thriller que vous allez adorer !

 

Une chronique de #Esméralda.

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… la page Facebook des éditions DE SAXUS.

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AMÉLIE ET KURT : Résilience de Marushka Tziroulnikoff.

[ ROMANTIC SUSPENSE – Nouveauté 2019 ]
Collection AMOURS INTERDITES – Tome 2
176 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »
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Le résumé :
Jeune prodige de la musique baroque, Amélie est une pianiste qui a déjà une longue carrière derrière elle. Mais un jour, tout bascule. Amélie n’en peut plus et son comportement habituellement si docile et effacé change du tout au tout. Sur les conseils du médecin de famille, la jeune femme va se reposer à l’Institut Montcalm, en Suisse, un lieu administré par Kurt Von Ebrennac, psychiatre. Amélie retrouvera-t-elle la santé dans ce lieu privilégié ?
Est-il criminel de s’aimer ? En théorie, non. Mais dans les faits, chaque culture édicte ses codes et ceux-ci ne peuvent être enfreints, même au nom de l’amour. À chaque époque ses à priori, ses jugements et ses condamnations. Deuxième roman de la collection Amours interdites, AMÉLIE ET KURT – RÉSILIENCE est une romance psychologique dans laquelle on retrouve, une fois de plus, le questionnement de son auteure sur le sens de la vie, mais aussi sur les blessures, celles qui laissent des traces indélébiles au plus profond de l’âme des victimes. Peut-on réellement guérir de ces blessures ? Nous fragilisent-elles ou nous permettent-elles, au contraire, de devenir plus forts ? Tout ce que nous vivons a un impact sur nous et contribue à faire de nous ce que nous sommes. Notre pouvoir réside dans la façon dont nous abordons la vie, dans le regard que nous projetons sur elle et dans les actes que nous choisissons de poser.

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Amélie est un petit prodige de la musique baroque. Très tôt ses parents et son entourage remarquent sa prédisposition pour le piano, orientée plus tard vers le baroque, elle évolue dans ce monde réservé et inaccessible pour le commun des mortels. Entraînements, représentations, concerts, dès son plus jeune âge, elle est confrontée à une pression grandissante où l’excellence prend le dessus sur le bien être d’une enfant. Amélie grandit, s’épanouit dans la musique mais nulle part ailleurs. Sa vie se résume à la musique qui  au fil du temps, est devenue une prison dorée. Introvertie, docile et peu expressive, Amélie est confinée dans ce monde mutique et solitaire. Une rencontre inopinée à la sortie d’un concert, lui fait prendre la mesure de son avenir. Bouleversée et pour une fois déterminée, elle ose crier son mal être et son désarroi. Un craquage qui l’a mène à l’institut Montcalm en Suisse et à Kurt, le médecin.

 

Appréhension, peur et solitude ont toujours été ses compagnons. Arrivée dans ce nouveau lieu aussi grandiose que magnifique, Amélie va devoir donner sa confiance et s’ouvrir. Mais à quel prix ? Alors qu’elle voit en l’homme, son médecin, un soutien évident, un compagnon de route et bien plus, l’évidence d’un amour fou et interdit va la porter vers un inconnu où se brûler les ailes et croire sont deux enjeux distincts.

 

Ce second tome est totalement différent du premier. Inattendue, cette lecture a eu le mérite de faire saigner mon cœur. La sensibilité d’Amélie m’a touchée d’une manière aussi désordonnée que foudroyante. L’autrice a su parfaitement retranscrire les émotions d’Amélie, ses interrogations, ses doutes, ses craintes, ses peurs et ses espoirs. D’une subtilité farouche et sensible, l’autrice m’a transportée aux côtés d’un personnage déchiré et profondément humain avec ses blessures, ses failles et ses aspirations, sur la route de la résilience. C’est un coup de cœur inattendu ! C’est une lecture aussi difficile que captivante. C’est très dur de vous expliquer ce que j’ai ressenti. C’est un tourbillon d’émotions et de paradoxes. C’est le bien et le mal qui se confrontent perpétuellement. Cette lecture m’a engouffrée dans l’âme humaine, dans sa douleur, confrontée à ce que la vie peut offrir de malsain. C’est la beauté qui côtoie la noirceur, c’est l’espoir qui combat la peur, c’est l’amour passionnel contre la folie humaine. C’est fou, c’est triste, c’est douloureux, c’est tragique. Cette lecture fait partie de celles qui ont su faire battre mon cœur d’une manière déraisonnée et qui laisse des traces pour toujours.

 

Marushka Tzirounilkoff signe ici un romantic suspense qui ne peut que vous foudroyer. J’ai envie de crier : « ouvrez et lisez donc ! »

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site de Marushka Tziroulnikoff.

… Mon avis sur le tome 1 (clique sur la couverture)

 

COMME LE PREMIER MOUVEMENT DE L’HIVER de Virginie Vauthier.

[ THRILLER – Nouveauté 2019 ]
LIBRINOVA
166 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Elise Nogard, une jeune femme de trente ans, revient de Normandie où elle a passé les fêtes de Noël en famille. Dans le train du retour vers Paris, elle rencontre Raphaëlle Lefebvre, normande elle aussi, avec qui elle sympathise. Une histoire d’amitié naît entre ces deux femmes qui se complètent. Elise est réservée, rêveuse et raisonnable ; Raphaëlle, excentrique, provocatrice et entreprenante. Son arrivée dans la vie d’Elise la chamboule. Elle change. D’abord par ses tenues vestimentaires, puis par l’assurance qu’elle gagne, et le grain de folie qu’elle peut mettre dans sa vie. Pourtant, Raphaëlle est parfois mystérieuse. Son comportement semble étrange à certains moments. Elise est persuadée que son amie a un passé douloureux et elle se donne tous les moyens pour la mettre en confiance. Elise la présente aux personnes qui lui sont chères et l’intègre à son quotidien. Sa vie en sera transformée.
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Elise est une femme comblée. Un compagnon idéal qui la fait craquer toujours autant, un emploi de rêve dans une belle librairie et des collègues de travail sympathiques malgré quelque anicroche, un appartement génial dans un Paris trépidant. Le seul hic, elle est très loin de sa famille et de sa Normandie natale. Depuis qu’Elise a mis les voiles, ses parents vivent à l’autre bout du monde et sa sœur, avec son fiancé, à Budapest. Elise est un femme au naturel intimidée. Elle n’est pas du genre à provoquer quelqu’un ou à crier au scandale. Introvertie, elle a la main sur le cœur et n’hésite pas à aider son prochain. Empathique, elle est soucieuse des autres et sait être disponible et prêter une oreille attentive aux lamentations ou aux excès de joie de son entourage. Alors qu’elle rentre sur Paris après les fêtes de Noël, elle rencontre une jeune femme, Raphaëlle, tout aussi exubérante qu’elle est réservée. Elles sympathisent et se trouvent de nombreux points communs. Raphaëlle débute une nouvelle vie sur Paris et c’est avec élan et générosité qu’Elise se propose de l’aider et de l’accueillir pour quelques jours. Cette présence inattendue va révéler une nouvelle Elise bien plus à l’aise et ouverte. Elle s’épanouit aux côtés de sa nouvelle amie et ose tout simplement. Alors que les jours s’écoulent paisiblement au son de cette nouvelle euphorie, certains éléments et situations étranges apparaissent. Et si Elise était la cible ? Est-ce que le pressentiment de son meilleur ami s’avère juste ? A t-elle des raisons de croire que sa vie va changer radicalement ?

 

COMME LE PREMIER MOUVEMENT DE L’HIVER est un thriller sympathique mettant en scène un personnages féminin qui va découvrir que la méchanceté peut prendre l’apparence de plusieurs visages. Petit à petit l’étau se resserre et porte vers un final sombre et lugubre. Ayant l’habitude de lire souvent ce genre, je trouve le scénario convenu et sans réellement de surprises, mais je pense et tend à croire que ce thriller pourrait en séduire plus d’une. Notamment dans la manière dont Virginie Vauthier laisse planer le doute, dans l’évolution de son personnage principal et dans le déroulement de l’intrigue. Porté par une belle plume, ce premier roman, se lit avec entrain et envie.
 
Une chronique de #Esméralda
 


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… l’interview de Virginie Vauthier.

… vers le site des éditions LIBRINOVA.

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MON TERRITOIRE de Tess Sharpe.

[ THRILLER – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Héloïse Esquié
Éditions SONATINE
566 pages
 
 
Le résumé :
 » Une ballade époustouflante par une voix que vous n’oublierez jamais.  » David Joy
À 8 ans, Harley McKenna a assisté à la mort violente de sa mère. Au même âge, elle a vu son père, Duke, tuer un homme. Rien de très étonnant de la part de ce baron de la drogue, connu dans tout le nord de la Californie pour sa brutalité, qui élève sa fille pour qu’elle lui succède. Mais le jour où Harley est en passe de reprendre les rênes de l’empire familial, elle décide de faire les choses à sa manière, même si cela signifie quitter le chemin tracé par son père.
Depuis Winter’s Bone, on n’avait pas croisé d’héroïne aussi fascinante, émouvante, inoubliable qu’Harley McKenna. Ce roman magnifique signe la naissance d’une auteure au talent fou.
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Bienvenue en territoire inconnu où le moindre faux pas peut vous coûter cher, où le moindre regard ou mot malvenu peuvent vous trouer la peau. Bienvenue sur le Territoire des McKenna.

 

Duke, le chef, le roi suprême, dirige cet empire depuis aussi longtemps qu’il le peut. Commerce d’armes, de meth et d’autres … Duke, le business, il le contrôle d’une main de fer. Duke est aussi père. Sa fille Harley est la prunelle de ses yeux. Seuls au monde depuis le tragique accident qui leur a enlevè une maman et une épouse, ils se battent contre le monde entier, enfin le monde entier se résume à la famille Springfield, éternel rival. Harley a grandi aux doux sons des balles qui explosent le crâne, avec la peur grandissante comme amie de jeu, avec le sang comme décoration et avec le sentiment d’être une fille unique façonnée dans le marbre pour endurer les plus terribles des épreuves. L’enfance et ses lots de déconvenues et de bonheur sont maintenant loin derrière elle. La jeune femme qu’elle est devenue force tout autant le respect que le sourire moqueur. Une McKenna se doit de tenir tête à tous. Il est temps pour elle de prendre les choses en main et notamment l’avenir de l’entreprise familiale. Mais ce que vous ne savez pas c’est qu’Harley n’est ni son père ni sa mère, ni la femme docile ni la femme sensible, ni celle qui vous laissera lui toucher une mèche de cheveux si elle ne vous donne pas son autorisation. Harley est une rebelle ténébreuse qui sait cacher son jeu, élevée dans la pure tradition des dur à cuire qui sévissent dans le Colorado.

 

C’est que je n’ai besoin de personne pour me sauver. Je suis qui je suis. Je suis ce que Duke a fait de moi. Il n’y a pas à s’en échapper. La seule option, c’est d’y faire face.
 
Il est rare quand je fais des comparaison avec d’autres romans, mais là je ne peux m’empêcher de penser à MY ABSOLUTE DARLING, BULL MOUNTAIN et LA PLACE DU MORT. Tu shakes tout ça et cela donne MON TERRITOIRE. Un premier thriller qui ne dépote pas tant que ça niveau action et le tralala mais qui met en scène une héroïne totalement subjuguante. Une héroïne mi-ange mi-démon qui joue avec un grand naturel une certaine ambiguïté. Une force phénoménale qui va tout de même te couper le souffle. Tess Sharpe a su créer une femme-enfant en qui les émotions, les remords, les espoirs et son héritage se manifestent d’une manière magistrale et humaine (surtout). Une personnalité de feu et de fer dans laquelle se cache une femme simple avec ses désirs. Loin d’être niaise, elle t’étonnera par ses stratégies. Son entêtement te charmera. Sa fougue te donneras des sueurs. Sa tristesse t’émouvras. Sa colère te feras paniquer. Son amour te transcenderas. Son air machiavélique te feras sourire. Tu iras de surprises en surprises.

 

Le scénario se veut simple et a contrario, l’héroïne est la pièce maitresse et centrale de ce thriller (que tu dois découvrir quand même). Tess Sharpe met en avant ce bout de femme étonnant et ses traits psychologiques. Pour le coup cela crée certaines redondances sur ce dernier aspect. Je pense que le lecteur, au bout de quelques chapitres, sait se saisir des détails psychologiques. De ce fait la lecture est parfois longue. Tess Sharpe a judicieusement choisi d’alterner entre passé et présent. Un effet de forme qui fait son bout de chemin et son effet. Je regrette une seule chose c’est la quasi transparence sur les sujets des femmes violentées et des gangs aryens. Tess Sharpe a choisi de les exploiter sans vraiment les développer et les laisse donc, en arrière plan.

 

Un premier thriller qui ne dépote pas vraiment mais qui se laisse découvrir ! En tout cas je vous invite à vous faire votre propre idée. Je suis certaine que vous succomberez à cette plume nerveuse et délicate. Tess Sharpe est une autrice à suivre et à ne pas perdre des yeux.

 

Il y a des jours où j’ai le sentiment d’être un poison, un poison qui tue lentement.
 
Une chronique de #Esméralda

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… sur le site de Lisez.com.

19 FEMMES de Samar Yazbek.

LES SYRIENNES RACONTENT
[ TÉMOIGNAGE – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’arabe (Syrie) par Emma Aubin-Boltanski et Nibras Chehayed
Éditions STOCK – Collection LA COSMOPOLITE
300 pages
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Le résumé :
19 femmes est le fruit d’une série d’entretiens que j’ai menés avec des Syriennes dans leurs pays d’asile, ainsi qu’à l’intérieur du territoire syrien. À chacune j’ai demandé de me raconter ‘‘leur’’ révolution et ‘‘leur’’ guerre. Toutes m’ont
décrit le terrible calvaire qu’elles ont vécu.
Je suis hantée par le devoir de constituer une mémoire des événements qui contrerait le récit qui s’emploie à justifier les crimes commis, une mémoire qui, s’appuyant sur des faits incontestables, apporterait la preuve de la justesse de notre cause. Ce livre est ma façon de résister. »
SAMAR YAZBEK
Avec ce document unique, capital, sur le rôle des femmes dans la révolution, Samar Yazbek rend leur voix aux Syriennes, la voix de la résistance, la voix de l’espoir.
Postface de Catherine Coquio
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Samar Yazbek a parcouru le monde pour interroger des femmes syriennes. Ces femmes qui au delà de leurs vies ont combattu dans leurs villes, dans leurs quartiers et dans leurs rues pour une liberté de droits et pour un pays juste. Samar Yazbek, témoin de ces cris et de ces pleurs et de l’absence de quelconques considérations, prend la mesure que ces témoignages peuvent porter à la face du monde. Celui qui se cache dans l’indifférence, celui qui se cache derrière une non considération, celui qui bafoue la vie humaine. Parmi tous ces témoignages, Samar Yazbek en a choisi 19.

 

19 femmes pour 19 vies, 19 voix, 19 paroles, 19 enfers, 19 espoirs et des milliers de morts.

 

Témoignages poignants et nécessaires, ces 19 portraits, ces 19 guerres, ces 19 révolutions ouvrent les portes d’un monde inconnu. Il est impensable de croire qu’encore ce genre de guerre soit en cours. Alors que la Syrie est à nouveau sur le devant de la scène alors que la Turquie décide impunément de réduire une communauté qui a joué un rôle essentiel dans le combat contre l’islamisme radical qui a pris le contrôle après le soulèvement de la population. Sans rentrer dans la complexité de cette guerre, ces 19 voix m’ont ouvert les yeux sur l’envergure de cette guerre. Je ne suis pas une adepte des journaux télévisés pour la simple et bonne raison que les informations sont contrôlées et ne disent que des demi-vérités et beaucoup de mensonges.

 

Ces 19 femmes parlent sans filtres de ce qu’elles ont vécu, de leurs espoirs et de leur engagements. L’amour pour leur pays est souvent frappant au milieu de ces bombes, de ces morts et des cris. Affamées et terrorisées, à leurs petites échelles, elles ont contribué auprès des plus démunis.

 

J’ai détesté aimé ce document. J’ai détesté me sentir impuissante. Impuissante et si triste. Si triste et démunie face à ce déferlement d’horreur, de sang et si inhumaine d’être là, confortablement installée.

 

Pourquoi tant d’horreur ? Pourquoi tuer, torturer tant d’hommes et de femmes alors qu’ils demandaient davantage de liberté et de droits ?

 

Ce document est au delà d’être nécessaire, ouvre les portent sur un pays, un monde, des hommes et des femmes, des enfants, des tribus …. bafoués et anéantis.

 

La vérité à du bon même si elle doit être insoutenable !

 

Pendant le siège, les bombardements ont changé de nature. Les bombes provoquaient des ondes de choc comme un tremblement de terre. Le sol vibrait autour de nous, même lorsque nous étions éloignés du point d’impact. Dans les bombes-barils qu’ils larguaient sur nous, ils ont ajouté du chlore. Le nombre des blessés a augmenté. Lorsque je respirais les émanations de chlore, mes yeux se mettaient à pleurer et à rougir, ma peau également. Après chaque bombardement, je me grattais pendant plusieurs jours. Au début, la prise d’oxygène permettait de se rétablir, mais nous n’en avons plus eu ensuite. Quant à la nourriture, elle a disparu. Il restait un peu de boulgour et de lentilles, mais nous n’avions plus de gaz ni de mazout pour le cuisiner. Les gens brûlaient leurs habits pour cuire du boulgour.
Zayn, 20 ans – Alep.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions STOCK.

LE GHETTO INTÉRIEUR de Santiago H. Amigorena.

[ LITTÉRATURE BLANCHE – Nouveauté 2019 ]
Éditions P.O.L. – Collection FICTION
192 pages
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Le résumé :
« Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire. Ce roman raconte l’histoire de ce silence – qui est devenu le mien ».
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Il est bien difficile de faire la différence entre la réalité et la fiction. Une histoire si bouleversante et si vivante dans ce confinement de l’âme humaine.

 

Silence éprouvant, silence, accaparant, silence destructeur, une vie de silence, de mots oubliés dans ces pensées sombres, des non-dits avalés, des silences de mots, des mots de silence, une communion de maux. Pas à pas, Vicente s’enlise, s’enfonce et disparaît dans cette douleur, cette colère, cet abandon. Quel homme est il devenu ? La vie a t’elle fait de lui un homme lâche, sans identité ? Un homme sans mère, sans famille ? Un homme faible ? Un homme sans valeur, sans repaire ? Un homme témoin silencieux d’un drame sans nom ? Un homme déraciné ?

 

Des questions. Tant de questions pour Vicente. Trop de questions et trop réponses qui le portent vers cet abandon lancinant et vers la profusion du silence. L’abominable est innommable. Un prison de mort. Sa prison. Sa vie depuis ce jour fatidique.

 

Porté par une plume mordante, UN GHETTO INTÉRIEUR percute douloureusement. Un personnage bouleversant qui du jour au lendemain s’interroge. Son identité personnelle, son identité communautaire et sur sa vision du monde. Sa mémoire, la mémoire collective, l’héritage familiale forment un ballet pernicieux et malicieux. Un graine (mauvaise ?) qui s’installe et germe dans un esprit de plus en plus tourmenté. Des états d’âmes, la lâcheté, mouvance d’un corps qui refuse inacceptable, qui refuse d’accorder la moindre parcelle de vérité face à l’inévitable.
 
Si les mots ne se sont pas prononcés, les silences valent souvent tout l’or du monde. Le silence repousse le mal. Le silence brave l’impensable. Le silence construit  des barrières protectrices. Le silence n’est pas le néant . Le silence est trop de choses à la fois. Le silence parle de mille manières. Vicente l’a adopté, l’a magnifié dans ce qu’il a de plus sombre.

 

Je découvre pour la première fois l’univers de Santiago H Amigorena et j’en sors totalement abasourdie. C’est un roman où il faut prendre son temps, où il faut laisser les mots s’infiltrer dans chaque parcelle de son esprit où il faut leur laisser le temps de se graver pour à tout jamais. Un sujet délicat, la Shoah, un sujet essentiel, un sujet qui nous permet de ne pas oublier. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur prend en main son personnage pour le modeler, le façonnant, finalement, à l’image de ces hommes et femmes photographiés, aux yeux vides et sans vie. C’est quelque chose de bouleversant et qui vous enserre le cœur en une poignée de secondes.

 

Comment a-t-on pu vivre ensemble toutes ces années comme si le passé n’existait pas ? Comme si seuls le présent et l’avenir étaient importants ? Et maintenant, maintenant qu’il faudrait lui dire, maintenant que je devrais crier ma haine et ma peur, maintenant que je sais ce qui se passe là-bas, maintenant que je sais que jamais sans doute je ne réussirai à ce que ma mère et mon frère viennent à Buenos Aires, maintenant que je sais que jamais je ne sauverai personne, maintenant que tout me semble vide et inutile, maintenant qu’il n’y a rien d’autre qu’un vide immense qui s’étend devant moi, maintenant … est-ce que j’ai le droit de leur dire ? Est-ce que j’ai le droit de leur demande de partager ma peine ? Maintenant que je sais qu’il est mortel, est-ce que j’ai le droit de leur demander de boire une partie de ce venin qu’est ma douleur pour me soulager ?

 

Une très belle rencontre !

 

Une chronique de #Esméralda.

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DANS LE ROUGE de Rémy Genet.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]
LIBRINOVA
171 pages
Ma note : 4/5
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Le résumé :
Antoine dilue sa tourmente dans un café et fonce au bureau pour ne pas broyer du noir. Il est loin, le boute-en-train multiculturel des années étudiantes ! Il a fait place à un cadre expatrié, supérieur s’il vous plaît, que ses responsabilités asservissent chaque jour un peu plus. Le burn-out guette et les hallucinations colorées d’Antoine le plongent bientôt dans le rouge, dans le pire, le regret et les choix par défaut, dans ce qui l’attend s’il ne reprend pas sa vie en main. Ne faut-il pas perdre pied pour y voir clair ? Entre satire d’entreprise et séquences oniriques, Dans le rouge suit Antoine sur le chemin de sa quête de sens et trace une nouvelle ligne de référence dans la littérature contemporaine.
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Antoine est un jeune actif dans une société qui se veut à la pointe de la technologie. Directeur de « l’avant-vente », il doit donner de sa personne afin d’acquérir le maximum de contrats dans le but de rendre son patron souriant et heureux. Antoine ne vit plus. Le bonheur de profiter seulement de la vie est un rêve qu’il ne tend plus à atteindre. Petit à petit cette folle vie le grignote. Antoine est pourtant volontaire et aguerri, mais le stress commence à l’envahir silencieusement et sournoisement. Antoine rentre dans une période de sa vie qui se veut déterminante. Nouveau contrat en perspective et nouvelles raisons de se cogner la tête contre un mur face aux exigences requises, Antoine déjante. Hallucinations, fatigue et excès, il est temps pour Antoine d’entendre sa souffrance et de se prendre en main.

 

Rémy Genet traite avec ingéniosité et franchise un sujet d’actualité. Aux travers de métaphores subliminales et un certain sens de l’ironie, Rémy Genet dissèque avec enthousiasme et réalité le monde du travail et ses exigences. Au côté d’un personnage attachant, Rémy Genet nous invite à nous questionner sur les limites de l’être humain et sur les sacrifices imposés par une société du travail qui en demande toujours plus et au-delà du raisonnable. Burn out, dépression, perte du sens de la réalité, enfermement …, tout autant de sujet que traite avec subtilité Rémy Genet.

 

Si Rémy Genet tente une approche singulière, je ressors de cette lecture charmée. L’auteur jongle magnifiquement entre les différents états de son personnage principal et la réalité du travail de ce dernier. Étape par étape, l’atmosphère se dégrade comme l’état d’Antoine. Alors que ce dernier touche le fond, l’évidence apparaît et se concrétise d’une manière inattendue. La volonté d’Antoine est un élément important qui subit tout de même différents aléas.

 

DANS LE ROUGE est un roman singulier qui marque les esprits au fer rouge !

 

Une chronique de #Esméralda

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… l’interview de Rémy Genet.

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