Liz – tome 3 : Défier les ténèbres de G.H. David

Dark romance – Livre sorti le 25 septembre 2019

Editions Elixyria

Service presse

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier GH David pour sa confiance et pour m’avoir confié ce nouveau tome en service presse. 

Résumé : Les menaces se précisent. Entre complot et trahison, Liz n’a jamais été aussi seule. Face au danger qui pèse sur elle, qui sont vraiment ses alliés ? Une plongée en eaux troubles pour la jeune femme qui, pour ne pas sombrer, doit également affronter ses propres démons.

Là où règnent d’obscures engeances et où les règles sont dictées par l’instinct, les prédateurs sont nombreux… et toujours plus redoutables !

 

L’avis de #Lilie : Voilà un tome que j’attendais depuis longtemps ! La suite des aventures de Liz, Alex, Max, il me tardait de les découvrir…. et j’étais loin d’être prête à tout ce que j’allais découvrir !! Attention, la chronique peut contenir des spoils si on n’a pas lu les tomes précédents…

On reprend là où on s’était arrêté, c’est-à-dire que Liz est toujours à Perpignan, chez Sylvain. Ces retrouvailles vont réveiller des douleurs qu’elle pensait enfouie au plus profond de son être et pourtant, elle n’est pas au bout de ses surprises ! Notre héroïne se pose de plus en plus de questions et avance dans sa quête personnelle pour se reconstruire. Pourtant, de grands dangers la guettent. Quels sont-ils ? Les hommes qui gravitent autour d’elle lui veulent-ils tous du bien ? Saura-t-elle faire le bon choix ?

On découvre ici une Liz de plus en plus ambivalente, tantôt forte, tantôt écrasée par le poids des responsabilités, des souvenirs ou des coups de la vie. Néanmoins, elle est très bien entourée et grâce à « ses hommes », elle va peu à peu y voir de plus en plus clair et faire les choix qui s’imposent. Sans en dire trop, j’affirme que le mystère Alex s’épaissit car plus on en apprend, moins on le cerne. De son côté, Max s’affirme, enfin, et révèle de nouveaux aspects de sa personnalité. Cyril poursuit son sevrage et évolue très bien. Il est un pilier pour notre héroïne et c’est un personnage étonnant. Ce tome est enfin l’occasion de faire plus ample connaissance avec Sylvain, le barman de Perpignan, l’ex de Liz, dont au savait, finalement, peu de choses. Encore une fois, c’est un personnage ambivalent, plein de ressources mais si je dois retenir une chose, c’est qu’il entretient un véritable culte pour Liz et qu’il est prêt à tout pour la savoir en sécurité. 

J’attendais beaucoup de ce tome, je n’ai pas été déçue! Quelle histoire, que de bouleversements et de révélations ! Je me suis obligée à poser le livre pour ne pas le dévorer trop vite tellement j’ai été happée par l’intrigue. L’évolution des personnages est surprenante et très intéressante. Émotionnellement, il faut avoir le cœur bien accroché car on tremble, on crie, on pleure, et tout cela en l’espace de quelques pages. La noirceur est très présente mais on n’étouffe pas car les protagonistes, notamment Liz, dégagent une telle volonté de vivre et de s’en sortir, qu’on est porté par cela. Le livre se termine sur un cliffhanger incroyable et des révélations très surprenantes. Heureusement que j’ai le tome 4 sous la main pour, enfin, avoir les réponses à mes questions.

Pour conclure, amateurs de dark romance, n’hésitez plus ! Foncez faire connaissance avec Liz, une héroïne moderne, forte et fragile, et venez découvrir tous les mystères et secrets qui l’entourent. Je vous le garantis, vous ne le regretterez pas !

 

 

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Elixyria

La chambre des merveilles de Julien Sandrel

Littérature française – Livre sorti en poche le 27 mars 2019

Editions le Livre de Poche

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5 mention « lecture qui fait du bien »

 

Résumé : Louis a douze ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose, sûrement encore à son travail. Alors il part avec son skate, fâché et déçu, et traverse la rue à toute vitesse. Un camion le percute de plein fouet. Le pronostic est sombre.
Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a répertorié toutes les expériences qu’il aimerait vivre un jour : la liste de ses « merveilles ». Thelma prend une décision : une par une, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Et les lui raconter. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

 

L’avis de #Lilie :« La chambre des merveilles » est un livre qui a fait parler de lui dès sa sortie. J’ai eu la chance de rencontrer l’auteur et je me suis laissée tenter par celui-ci car il m’intriguait. Après cette lecture, je n’ai qu’une chose à dire : « quelle bouffée d’oxygène ! Waouh! »

Dans ce roman, nous faisons la connaissance de Thelma, une quarantenaire avec une vie professionnelle bien remplie, tellement remplie qu’elle empiète sur sa vie privée et l’oblige à délaisser son fils Louis. Un matin, alors qu’ils sortent pour aller bruncher, Louis veut parler à sa mère qui, encore une fois, lui préfère son téléphone portable. Il prend alors son skate et se fait renverser par un camion. A partir de là, la vie de Thelma va être chamboulée, d’autant plus qu’elle va découvrir un carnet appartenant à son fils, dans lequel il consigne tout un tas de défis qu’il aimerait relever. Cette maman est-elle prête à tout pour son enfant ? Comment va-t-elle gérer sa « nouvelle vie »? Louis va-t-il s’en sortir ?

Thelma est une femme active, dévouée à son travail et qui, au fil du temps, a délaissé sa vie personnelle. Au premier abord, elle semble austère, limite froide et obnubilée par ses responsabilités professionnelles. Pourtant, quand Louis va avoir son accident, tout va changer pour elle et elle va se rendre compte qu’elle ne connait pas tellement son fils. A partir de là, elle va consacrer toute son énergie à essayer de le faire revenir, à se dépasser pour lui donner l’envie de se battre et de se réveiller. On voit une belle évolution de ce personnage tout au long de l’histoire, ce qui la rend touchante et attachante. Quand à Louis, c’est un adolescent de douze ans et demi avec des rêves et des envies plein la tête. Sa liste de défis est hétéroclite, originale et elle démontre une certaine maturité chez le jeune garçon.

Vous l’aurez compris, « la chambre des merveilles » est une réussite. Pour un premier roman, Julien Sandrel a frappé fort en nous livrant un livre touchant mais aussi plein d’optimisme. Sa plume est efficace et très visuelle. En effet, tout au long de l’intrigue, on est plongé aux côtés de Thelma et Louis et on ne peut s’empêcher de s’imaginer les lieux visités ou ressentir leurs émotions. Que ce soit des larmes ou des sourires, on ne peut qu’être touché par la dévotion de cette maman prête à tout pour sauver son fils.

Pour conclure, « La chambre des merveilles » est un roman qui fait du bien et qui vous remplit d’optimisme au fil de sa lecture. Julien Sandrel est un auteur à suivre tant sa plume vous fera vibrer, espérer et sourire. Une belle découverte que je recommande à tous les amateurs de littérature française actuelle.

 

Retrouvez tout l’univers de l’auteur sur le site des Editions Calmann-Levy
Retrouvez ce roman sur le site des Editions le Livre de Poche

Kim Jiyoung, née en 1982 de Cho Nam-Joo

Littérature coréenne – Livre sorti le 2 janvier 2020

Editions Nil

Service presse

Ma note : 4/5 mention « à lire! »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Nil qui, via la plateforme Netgalley, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d’un prénom commun – le plus donné en Corée du Sud en 1982, l’année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu’elle aime mais qu’il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d’autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ?
En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de son personnage, d’une écriture précise et cinglante, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste contre laquelle elle ne parvient pas à lutter. Mais qu’on ne s’y trompe pas : Kim Jiyoung est bien plus que le miroir de la condition féminine en Corée – elle est le miroir de la condition féminine tout court.

 

L’avis de #Lilie : J’ai beaucoup entendu parler de ce roman au moment de sa sortie, que ce soit grâce au Hanbo(o)k Club, un groupe consacré à la lecture asiatique, ou grâce à ma libraire qui me l’a rapidement chaudement recommandé. Quand les éditions Nil l’ont proposé via la plateforme Netgalley, je n’ai pas hésité à me lancer dans l’aventure, tout en sachant que j’étais totalement novice dans la littérature asiatique.

Nous faisons ici connaissance avec Kim Jiyoung. Elle vit en Corée du Sud, est mariée et a une petite fille. Un jour, elle se met à parler avec la voix d’autres femmes. Devient-elle folle ? Telle est la question… L’autrice revient alors en arrière et retrace le parcours de la jeune femme en découpant sa vie en six périodes, correspondant à des tranches de vie marquantes mais aussi à des moments de changements dans la société coréenne. On va ainsi suivre son évolution et celle de la Corée du Sud, en parallèle.

Kim Jiyoung est la deuxième fille de sa famille. Elle vit avec ses parents, sa grand-mère, sa grande sœur et son petit frère. Très vite, elle va comprendre que les filles et les garçons ne sont pas traités de la même manière et que leurs places ne sont pas les mêmes au sein de la société. C’est une petite fille qui grandit assez tranquillement, en observant ce qui se passe autour d’elle mais sans jamais faire de vagues. Arrivée à l’adolescence, elle se rend compte à quel point les garçons se sentent supérieurs aux filles et à quel point elles sont considérées comme des objets. Adulte, elle réalise que la société est loin d’être égalitaire, contrairement à ce que les gouvernants voudraient faire croire. Mariée, elle se retrouve dans le dilemme de savoir si elle doit privilégier ses envies ou sa vie de famille, un véritable dilemme moral qui fait mal au cœur.

J’ai beaucoup appris en lisant ce livre. En effet, je ne pensais pas que les femmes étaient aussi peu considérées. Malgré les évolutions législatives, qui sont mentionnées tout au long de l’histoire, la Corée reste une société très patriarcale, avec une place prépondérante des hommes dans les postes à responsabilité et un véritable culte voué aux petits garçons. Même si elles ont de plus en plus de voix, les femmes sont encore victimes de violences, bien souvent morales, et ce roman donne l’occasion de penser à cela et se rendre compte que le chemin de l’égalité est encore bien long. Concernant la plume de l’autrice, elle est entraînante et se laisse lire très facilement. C’est une histoire forte qui délivre un message poignant et qui ne peut laisser le lecteur complètement insensible. 

Pour conclure, ce roman est une belle découverte et mérite le bandeau commercial de « phénomène ». Il est instructif et permet d’en savoir plus sur la condition de la femme en Corée du Sud. C’est une lecture qui m’a également donné envie de prolonger ma découverte de la littérature asiatique, un genre dont je suis peu coutumière.

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Nil

 

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Clair de lune à Manhattan de Sarah Morgan

Romance contemporaine – livre sorti le 6 novembre 2019

Editions Harlequin – Collection &H

Service presse

Ma note : 4,5/5

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin pour leur confiance et pour m’avoir confié ce roman en service presse.

Résumé : « Je ne veux plus être une “gentille fille”. Je veux être une fille qui n’a peur de rien ! »
Harriet Knight le reconnaît volontiers, elle a toujours laissé la peur guider ses choix. Résultat : elle a l’impression d’avoir une vie ennuyeuse à mourir. Alors cette année, c’est décidé, elle va s’offrir un cadeau de Noël d’un nouveau genre : du courage ! Elle a donc prévu de faire chaque jour, jusqu’au 25 décembre, une chose qui l’effraie et, elle s’en est fait la promesse, elle ne laissera rien ni personne l’intimider. Enfin, ça, c’était avant qu’elle ne rencontre Ethan qui, d’un seul regard, a fait vaciller toutes ses certitudes. Elle l’a alors aussitôt compris : le séduire sera son plus grand défi. 

 

L’avis de #Lilie : Ce roman est le troisième volet de la saga « From New-York with love ». Après avoir découvert Daniel puis Fliss, il était enfin temps d’en savoir plus sur Harriet, la jumelle discrète et effacée. Il me tardait de faire connaissance avec elle car dans les deux premiers livres, on en avait peu appris sur elle, sauf peut-être une sensibilité à fleur de peau. J’avais donc hâte et très envie de la découvrir !

Depuis le déménagement de Fliss dans les Hamptons, Harriet se retrouve seule à Manhattan. Elle décide donc de « sortir de sa zone de confort » pour se confronter à ce qui a pu l’effrayer dans le passé. Suite à un accident de la vie, elle se retrouve aux urgences et fait connaissance avec le beau docteur Ethan Black. Charmée, elle ne pense pas un seul instant que le « docteur sexy » va être son client quelques jours plus tard… Harriet arrivera-t-elle à lâcher prise ? Pourquoi Ethan est-il toujours célibataire ? Entre les deux protagonistes, une histoire d’amour est-elle possible ?

Des deux jumelles, Fliss est « la grande gueule », on a pu le voir dans le tome précédent, et Harriet est la discrète, à l’écoute, qui ne veut pas faire de bruits. Elle n’a pas vécu une enfance facile, avec un père impulsif et virulent dans ses paroles. Elle s’est donc réfugiée dans le silence pour ne pas provoquer de colère paternelle et elle s’est toujours effacée derrière son grand frère et sa jumelle. Désormais, ils ont tous les deux trouvés l’amour donc Harriet est obligée de se faire violence pour apprendre à « vivre par elle-même ». J’ai trouvé que c’était un personnage très courageux, touchant et entier. En effet, même si elle décide de se lancer des défis pour essayer de changer sa vie, elle ne renie ni ses valeurs ni ses principes et je l’ai adoré pour cela. Concernant Ethan, il est docteur aux urgences. Impliqué dans son métier, il a appris à tout contrôler et à verrouiller ses émotions. Sa rencontre avec Harriet va bousculer ses certitudes et sa manière de voir la vie. Leur relation semble assez improbable au départ mais pourtant, on sent tout de suite des étincelles entre eux et une complicité va rapidement naître.

Adepte de la plume de Sarah Morgan, je me suis régalée avec la lecture de ce troisième tome. J’ai retrouvé tout ce que j’aime dans les romans de l’autrice : des personnages attachants, avec des fêlures, un peu d’humour et une touche d’érotisme, juste ce qu’il faut. L’histoire se passant au moment de noël, on retrouve également la magie de la période, qui met souvent du baume au cœur. La relation entre les deux protagonistes évolue tout au long du livre et on a quelques rebondissements qui nous accrochent et nous empêchent de le poser avant de l’avoir terminé.

Pour conclure, je dois dire que cette lecture m’a beaucoup plu car tous les ingrédients d’une bonne romance sont réunis. En effet, c’est un roman rempli de bons sentiments et qui fait du bien au moral. Si vous ne vous êtes pas encore lancés, je vous recommande chaudement la trilogie « From New-York with love », une douce parenthèse qui permet de s’évader, le temps de sa lecture.

 

Retrouvez tout l’univers de Sarah Morgan ici
Retrouvez ce roman sur le site des Editions Harlequin
Retrouvez mon avis sur le tome 1, « Rencontre dans l’Upper East Side » ici
Retrouvez mon avis sur le tome 2, « Un été dans les Hamptons » ici

 

Vox de Christina Dalcher

Dystopie – Livre sorti le 7 mars 2019

Editions Nil

Lecture personnelle

Ma note : 4/5 mention « à lire »

 

Résumé : Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.

 

L’avis de #Lilie : A sa sortie, ce livre a fait du bruit et il m’a tout de suite intriguée. Je n’ai pas pu me lancer à ce moment-là mais quand une amie a proposé de me le prêter, j’en ai profité pour me plonger dans cet univers futuriste et glaçant.

Nous nous retrouvons aux Etats-Unis, dans un futur pas si lointain. Les « Purs » sont arrivés au pouvoir et on assiste à un retour aux valeurs fondamentales d’un temps que l’on croyait désormais révolues. En effet, les hommes ont repris le pouvoir et occupent tous les postes de premier plan. Les femmes ont été reléguées à la maison. Elles doivent élever les enfants, tenir leur intérieur et surtout, elles ont un compte-mot qui leur interdit de prononcer plus de 100 mots par jour. Bref, elles ont été réduites au silence et toute opposition est violemment réprimée. Un jour, des hommes du gouvernement viennent trouver Jean car ils ont besoin de ses compétences pour soigner le frère du Président. Pour elle, c’est clair : elle ne mettra ses compétences au service du gouvernement que si on lui retire son compte-mots… et à sa fille aussi ! Mais est-elle prête à ce qu’elle va découvrir en retournant travailler ? Voudra-t-elle tout accepter pour mener sa mission à bien ?

Jean est une femme qui, dans le temps, s’est battue pour les droits des femmes. Depuis qu’elle a été réduite au silence, elle prend son mal en patience. En effet, elle ne veut pas faire de vagues mais n’en pense pas moins contre ce gouvernement et leurs pratiques. C’est une femme moderne qui a bien du mal à se laisser dicter sa conduite. Entière, elle n’est pas égoïste et essaie toujours de penser à sa famille, avant de prendre une décision. J’ai aimé ce personnage que l’on suit de son adolescence, grâce à de nombreux flashbacks, à maintenant. Le roman est essentiellement centré sur elle mais je n’ai pas trouvé cela gênant car c’est une protagoniste charismatique, à qui on s’attache. Volontaire, combative, réfléchie, c’est une héroïne moderne qui est prête à tout pour défendre les siens.

De temps en temps, j’aime bien lire des dystopies. Imaginer le monde tel qu’il pourrait être dans quelques années peut-être stressant ou, au contraire, l’occasion de se reprendre en main et ne pas laisser la situation nous échapper. Le monde décrit dans « Vox » peut paraître, à première vue, exagéré. Pourtant, quand on voit comment fonctionnent certains régimes totalitaires, on peut se dire qu’on n’est à l’abri de rien. L’autrice reprend les codes des dystopies, c’est-à dire qu’on a un pouvoir totalitaire, qui oppresse une partie de la population, qui la surveille en permanence et qui humilie ceux qui voudraient s’y opposer. L’histoire, en elle-même, est intéressante et donne à réfléchir. Il y a des personnages que l’on prend plaisir à détester et d’autres que l’on voit évoluer sous nos yeux. La plume de l’autrice est vive, prenante et émotionnellement forte. En effet, une fois lancée, il est difficile de poser le roman tant on a envie de savoir la suite. On perd un peu ce rythme après le deuxième tiers de l’histoire mais la fin est haletante et nous réserve des surprises jusqu’au dernier chapitre ! Ainsi, on n’a plus aucune envie d’abandonner avant de terminer !

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment de lecture avec « Vox » de Christina Dalcher. Ce n’est pas la première fois qu’une dystopie évoque l’asservissement des femmes mais c’est celui-ci est particulièrement fort émotionnellement. Je le recommande donc à tous les amoureux du genre et à tous ceux qui cherchent une lecture prenante et qui donne l’occasion de réfléchir.

 

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Nil
Retrouvez-le aussi en version poche, réédité aux Editions Pocket
 

Né sous une bonne étoile d’Aurélie Valognes

Littérature française – Livre sorti le 4 mars 2020

Editions Mazarine

Service Presse

Ma note : 3,5/5

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Mazarine pour m’avoir envoyé ce roman et m’avoir ainsi permis de le lire en avant-première.

Résumé : Parfois, il suffit d’un rien pour qu’une vie bascule du bon côté…  Un roman universel, vibrant d’humour et d’émotion

À l’école, il y a les bons élèves… et il y a Gustave.

Depuis son radiateur au fond de la classe, ce jeune rêveur observe les oiseaux dans la cour, ou scrute les aiguilles de la pendule qui prennent un malin plaisir à ralentir. Le garçon aimerait rapporter des bonnes notes à sa mère, malheureusement ce sont surtout les convocations du directeur qu’il collectionne.

Pourtant, Gustave est travailleur. Il passe plus de temps sur ses devoirs que la plupart de ses camarades, mais contrairement à eux ou à Joséphine, sa grande sœur pimbêche et première de classe, les leçons ne rentrent pas.  Pire, certains professeurs commencent à le prendre en grippe et à le croire fainéant.

À force d’entendre qu’il est un cancre, Gustave finit par s’en convaincre, sans imaginer qu’une rencontre peut changer le cours des choses.

Parfois, il suffit d’un rien pour qu’une vie bascule du bon côté…

Un roman universel, vibrant d’humour et d’émotion

 

L’avis de #Lilie : Aurélie Valognes est entrée dans le paysage littéraire français en 2014 avec son roman « Mémé dans les orties« . J’ai résisté avant de la lire, puis un jour, je me suis lancée ! Et là, je dois dire que j’ai succombé aux écrits de mon homonyme. J’adore lire ses romans qui, sous couvert de l’humour, dénoncent des comportements ou nous incitent à réfléchir. J’attendais donc avec impatience « Né sous une bonne étoile », surtout qu’il se passe dans le milieu scolaire. 

Dans ce roman, nous faisons connaissance avec Gustave, un petit garçon sur le point de rentrer en CP. Plein d’appréhension, il veut faire de son mieux pour faire plaisir à sa maman, surtout que sa sœur, Joséphine, est bonne élève et tout semble facile pour elle. Pourtant, l’école ne sera pas une partie de plaisir pour le petit garçon. Comment va-t-il vivre sa scolarité ? Tous les enfants sont-ils « condamnés » à évoluer au sein de l’école avec une étiquette sur leur front ?

Gustave est un petit garçon timide, un brin rêveur, qui dit toujours ce qu’il pense. Ce franc parler peut passer pour de l’insolence alors que Gustave veut juste répondre en tout franchise à ses interlocuteurs. Lent dans son travail, il va vite rencontrer des difficultés en classe et des professeurs qui ne seront pas forcément à son écoute. Rapidement, il est étiqueté « cancre » et cela va le suivre tout au long de son école élémentaire. Arrivé au collège, les choses se corsent mais vont aussi évoluer, dans tous les domaines… C’est un personnage très attachant et il est clairement le gros point positif de ce roman. Sa sœur Joséphine, en revanche, est insupportable. Hautaine, se sentant supérieure, elle va néanmoins évoluer au fil de l’histoire et finir par prendre sa place de grande sœur. Enfin, les parents de Gustave sont présents en toile de fond. D’un côté, il y a un père absent et de l’autre, une maman qui se donne corps et âmes pour aider son petit garçon à réussir. J’ai été touchée par ce personnage pour qui la vie est loin d’être un long fleuve tranquille.

Au cours de cette lecture, je suis passée par plusieurs phases : étonnée, triste, enthousiaste… En bref, j’ai vécu, une nouvelle fois, un tourbillon émotionnel au fil des pages. Pourtant, ce livre a fait saigner mon cœur de maîtresse d’école. J’ai souffert au côté de Gustave en le voyant en difficulté et mis à la marge par certains de ses enseignants. Même si l’autrice en profite pour tacler certaines pratiques d’enseignement, elle nous montre aussi que certains professeurs sont prêts à tout pour aider leurs élèves. Pour ma part, il est inconcevable de laisser des enfants sur le bord de la route. En effet, notre métier consiste à faire évoluer nos élèves, en tenant compte des capacités et aptitudes de chacun et cet aspect du métier est développé, ce qui est appréciable. Néanmoins, par rapport à ses titres précédents, l’autrice joue beaucoup moins la carte de l’humour et je dois dire que j’aurais apprécié une pointe de légèreté par moment…

Pour conclure, j’ai aimé cette nouvelle histoire d’Aurélie Valognes qui nous décrit le quotidien, pas toujours facile, du petit Gustave. Je regrette l’absence de la petite pointe d’humour qui fait, d’habitude, le charme des romans de l’autrice. Néanmoins, ce livre est un beau message d’espoir, qui nous montre que quand on veut quelque chose, on y arrive toujours, à condition de ne pas baisser les bras !

Retrouvez tout l’univers d’Aurélie Valognes sur son site officiel
Retrouvez ce roman sur le site des Editions Mazarine

Le prêtre des ombres de G.H. David

Urban-fantasy – Ebook sorti le 18 mars 2020

Editions Plumes du Web

Service presse

Ma note : 4,5/5 mention « incontournable ! »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier GH David et les Editions Plumes du Web pour leur confiance et pour m’avoir confié ce roman en service presse.

Résumé : À Paris, Hélène Christy dirige une brigade héritée de l’Inquisition qui lui a valu un surnom de circonstance : Hell Christ. Enfer et Paradis, un duel qui convient à son âme ! En effet, difficile de dire qui, de la jeune femme ou de ses inquiétants suspects, sont les plus tourmentés. Et les choses se compliquent lorsque la jeune commissaire voit débarquer son nouvel équipier : un prêtre exorciste qui risque de lui donner du fil à retordre.
Mystérieux, ambigu, arrogant, Armand Chills a la beauté d’un ange et l’insolence du diable. Entre rites sataniques et sombres secrets, plongez dans une intrigue au parfum sulfureux.

 

L’avis de #Lilie : Vous le savez, je suis une inconditionnelle de la plume de GH David. Quand elle m’a parlé de cet urban-fantasy, j’ai d’abord été un peu sceptique car, encore une fois, ce n’est pas un univers que je lis beaucoup. Mais connaissant le talent de l’autrice, je me suis laissée séduire et encore une fois, je ressors toute chamboulée de ma lecture…

Nous faisons ici connaissance avec Hélène Christy, jeune flic à Paris, dans une brigade en charge des affaires spirituelles et non classées. Instable, tête brûlée, Hélène n’est pas du genre à faire les choses à moitié. Pourtant, tout va changer quand le nouveau référent du Vatican, Armand Chills, arrive. Entre attirance et méfiance, Hélène ne saura plus sur quel pied danser. Peut-elle lui faire confiance ? Ne risque-t-elle pas de se brûler les ailes en se rapprochant trop de lui ? 

Hélène est une héroïne comme je les aime. Elle a du caractère, elle est forte mais cache derrière cette façade des fêlures. Pour l’approcher, il faut prendre son mal en patience car elle a appris à se protéger et elle ne se laisse pas apprivoiser facilement. Rapidement, une alchimie apparaît avec « Sexy Priest », Armand Chills, le nouveau référent du Vatican. Il faut dire que le monsieur a tout pour séduire : grand, musclé, avec un regard de braise, et en plus, il réveille « le goût de l’interdit ». En effet, qu’y-a-t-il de plus excitant que de fantasmer sur l’interdit, sur celui qu’on ne peut atteindre ? C’est un personnage mystérieux, assez secret, qui m’a beaucoup plu car au final, jusqu’au bout, on ne sait pas trop sur quel pied danser avec lui…. et c’est assez exaltant !

Vous l’aurez compris, encore une fois, j’ai été embarquée par la plume de GH David. Dynamique, vive, visuelle, l’écriture de l’autrice est aussi remarquable par la qualité du vocabulaire employé et les connaissances dans les légendes liées aux forces surnaturelles. En effet, j’ai appris beaucoup de choses au cours de cette lecture et j’ai été surprise par la richesse des notes fournies par l’autrice. Comme toujours, on passe par tout un éventail d’émotions au cours de notre lecture, de l’enthousiasme à l’angoisse, de l’émotion à l’exaltation en l’espace de quelques lignes. A noter également la présence de quelques scènes de sexe qui font monter la température et qui ne sont pas là pour faire jolies. L’intrigue est habilement menée, nous entraînant de fausses pistes en retournement de situations qui vous font tout remettre en question…  En bref, un roman qui m’a conquise même si les univers surnaturels ne sont pas mon domaine de prédilection.

Pour conclure, je recommande ce roman à tous les amateurs de romance urban-fantasy. Ce mélange des genres est une vraie réussite tant l’univers crée par l’autrice nous embarque et nous plonge en plein cœur d’une intrigue pleine de rebondissements ! Un roman à ne pas laisser passer !

 

Pour en savoir plus sur l’univers de l’autrice, rendez-vous sur sa page Facebook
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