LA BOITE A MUSIQUE, tome 2 : Le secret de Cyprien de Carbone et de Gijé.


TOME 2
Sitôt rentrée de sa première visite à Pandorient, le monde merveilleux de la boîte à musique, Nola ne pense qu’à y retourner. Lorsqu’elle repart en cachette, elle tombe en pleine fête nationale ! Tous les habitants sont en liesse, impatients d’assister à la parade du roi Hectorian Ier. Mais une affaire plus urgente appelle Nola et ses amis : Cyprien, le fils du sorcier Anton, est devenu la cible de fréquents rackets. Qui est derrière ces chantages ? Et dans quel but ? Il n’y a pas une minute à perdre, car le danger est bien réel… On en veut au roi !

Je craque beaucoup et passionnément pour cette bande dessinée. Les illustrations de Gijé sont ensorcelantes et magnifiques.

 

Après avoir découvert le monde extraordinaire de Pandorient, Nola ne résiste pas à y retourner malgré les avertissements de ses nouveaux camarades.
Nola débarque en pleine fête où le roi Hectorian Ier doit se montrer. Très vite la petite fille se fait remarquer parmi la foule très hétéroclite. Apeurée par cette foule enjouée, intriguée et émerveillée, elle est rapidement rejointe par ses amis qui la sauvent in extrémis des regards un tantinet appuyant. Chez ses amis, elle y fait la connaissance du sorcier Anton. Un grand monsieur dont son allure inquiète. Sous cette immense silhouette se cache pourtant un homme attachant et parfois rigolo. Sorcier aguerri, il lui donne une potion qui lui permet de passer inaperçu au sein de la population de Pandorient. Ils se retrouvent ainsi dans l’antre du vieux sorcier et rencontrent Cyprien le fils de ce dernier. Victime d’un chantage ignoble, la bande va vite comprendre qu’il s’agit d’un complot de grande envergure. Arriveront ils à le déjouer à temps ?

 

Une nouvelle fois l’histoire est vraiment sympathique. On découvre Nola avec un étonnant pouvoir où son empathie y est au cœur. Cyprien est adorable et craquant. Le fil rouge de l’histoire continue à s’étoffer. Carbone sait faire durer le suspense. De l’action et de jolis sentiments superbement mis en évidence par le pinceau de Gijé. Une bande dessinée où mille et une couleur fourmillent et envoutent. J’en suis complétement gaga.

 

Allez le mois prochain je lis le tome 3, avant la sortie en octobre du tome 4.

 

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L’HOMME QUI TUA CHRIS KYLE – Une légende américaine de Nury et Brüno.


Chris Kyle est un héros. Ancien sniper chez les Navy Seals durant la deuxième guerre d’Irak, il a tué plus de 160 « cibles ». Au faîte de sa gloire (Clint Eastwood a même acheté les droits de son autobiographie, bestseller aux États-Unis, pour en faire un film – ce sera « American Sniper »), Chris Kyle dédie sa vie à aider ses anciens camarades de combats marqués aussi bien physiquement que mentalement par la guerre. Eddie Ray Routh est l’un d’entre eux. Le 2 février 2013, l’inconnu EDDIE RAY ROUTH abat la Légende Chris Kyle. Ce livre raconte l’histoire raconte le crime – et ses conséquences.

Chris Kyle est outre-Atlantique une légende élevée au Panthéon de ses hommes et femmes qui marquent l’Histoire d’une nation. Chris Kyle est le meilleur tireur d’élite des Navy SEALS. Le patriotisme aux États-Unis est quelque chose qu’ici en France nous ne considérons pas de la même manière.
Pour ma part c’est assez effroyable de considérer la valeur d’un homme, d’un héros par le nombre des personnes tuées en temps de guerre et autre (car oui il aurait tué sur le territoire américain, notamment après le passage de l’ouragan Katrina). Un homme assez déstabilisant qui sérieusement me fait froid dans le dos.

 

Cette bande dessinée retrace l’avant, le pendant et l’après l’assassinat de Chris Kyle et de son ami. La mise en bouche se réalise avec une succincte biographie de Chris Kyle. S’en suit par une rapide présentation d’Eddie Ray Routh menant au meurtre. Pour finalement se consacrer sur l’après au travers des média, du cinéma et de la veuve.

 

La bande dessinée en elle-même est assez stricte. Des bulles et des illustrations rigides aux couleurs sombres et dures. Des dialogues qui vont droit au but. Il y a très peu de mouvements dans les cases. Brüno fige ses illustrations dans le but peut être d’immortaliser les instants. Le point de vue de Nury, le scénariste, est neutre. Il interroge surtout le lecteur au fil des pages. Il n’est pas question de faire l’apologie des armes à feu, de mettre en avant Chris Kyle et Eddie Ray Routh. Il se contente de délivrer l’information telle quelle.

 

C’est une histoire totalement hollywoodienne telle qu’aime les concevoir les américains et américaines. Il y a un tel engouement que s’en est déstabilisant.

 

Je dois vous avouer que je ne connaissais pas du tout ce fait divers mis certainement en avant d’une manière très efficace par Clint Eastwood au cinéma. Honnêtement, lire uniquement la BD, sans connaître un minimum est très frustrant. J’en viens à la conclusion que c’est une lecture idéale si vous avez au moins vu le film et/ou lu la biographie de Chris Kyle paru aux éditions Nimrod. Pour ma part cette lecture a éveillé ma curiosité et dans la foulée je me suis procurée cette biographie. La bande dessinée est une manière originale de mettre en avant ce fait divers mais il restreint trop les informations par sa forme.

 

L’HOMME QUI TUA CHRIS KYLE est sans contexte une excellente lecture aux caractéristiques qui m’évoquent la pure tradition américaine quant à la célébration de ses héros. Une lecture efficace et sans superflu.

 

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LES CHRONIQUES DE L’UNIVERS, tome 1 : La thrombose du Cygne de Marazano et Römling.


Dans un futur lointain, la Terre est en paix dans une société démocratique universelle, et la science a rendu le voyage dans le temps et la connaissance des civilisations extraterrestres possibles. Mais les Terriens ont décidé de rester cachés des Aliens, préférant envoyer des émissaires secrets estimer leur niveau de menace éventuel. Un jour, un groupe d’étudiants de cette Académie disparait alors qu’il explore une galaxie jusque-là inconnue, précipitant ses membres à la recherche des « Chroniques de l’Univers », un ouvrage légendaire qui contiendrait l’ensemble de l’histoire des civilisations de l’univers…

Vous ne le croirez peut-être pas, mais la science-fiction est l’un de mes genre de prédilection. J’adore me perdre dans dans des mondes imaginés au delà de toutes notions scientifiques actuelles. Le résumé alléchant a fini de me convaincre à découvrir cette nouvelle bande dessinée.
Une bande de jeunes étudiants accompagnés d’un professeur hors norme et atypique dérive au delà des galaxies. Tout en se rapprochant de l’étoile du Cygne, un phénomène étrange et unique se produit, une thrombose, envoyant le vaisseau spatiale sur une planète à l’intérieur de l’étoile. Curieux et quelque peu déstabilisés par ce rebondissement, ils décident de visiter ce qui ressemble à un temple. Leur découverte est des plus étranges et leurs vies en danger.

 

Ce premier tome pose des bases spectaculaires pour une histoire qui à première vue va dégommer. Une bande de jeunes fougueux et ivre d’apprendre. Leurs caractères s’entrechoquent souvent. Un professeur énigmatique et un passager curieux. Une aventure aux nombreux rebondissements. Et une découverte qui annonce bon nombre de déconvenues. Les illustrations sont parfaites pour l’ambiance créée. Dans les tons sombres et énergiques qui évoluent au fil des cases. Un scénario hypnotisant à tel point que j’en regrette les 56 pages. J’en attends beaucoup de la suite qui je l’espère sera dans le même état d’esprit et pourquoi pas davantage explosive. Un univers incroyable qui n’a pas encore dévoilé son potentiel. Affaire à suivre donc ! Si vous aimez cette atmosphère, cette BD est faite pour vous.

 

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LE DERNIER ATLAS Tome 2 de Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle et Blanchard.


TOME 2/3
Dans l’intrigue de cette uchronie, l’Algérie n’a eu son indépendance qu’à la suite de la catastrophe de Batna, en 1976, qui aurait fait 6.000 morts et conduit au démantèlement du nucléaire mobile, les Atlas, des robots géants. Au cœur du parc de Tassili en Algérie où l’Umo a surgi, la menace se précise dans le deuxième tome de cette trilogique.
Tandis que Françoise Halfort, l’ancienne reporter de guerre vient d’accoucher à 53 ans d’une fille qui porte une marque sur le front, le George Sand, le dernier Atlas, a finalement décollé de l’Inde où il gisait depuis des décennies. Autour d’Ismaël Tayeb, le bandit investi d’une nouvelle mission, l’équipage se met en route pour affronter le titan surnaturel à bord du robot volant. Entre l’indienne charismatique et sa discrète assistante, diplômée en génie civil et en géopolitique, l’ancien mécano et l’ingénieur nucléaire, le truand russe et le cul-de-jatte aventurier, la fresque anime sa galerie de héros atypiques.

 
Y a pas à dire, je craque carrément pour cette trilogie. Le tome 2 confirme mon coup de cœur pour le premier tome. LE DERNIER ATLAS est totalement stupéfiant !
Toujours axé sur l’action, le scénario m’a entraînée au cœur d’une histoire qui se tourne davantage vers la science fiction. Tous les personnages du premier tome sont mis à contribution et chacun tour à tour, dans un espace-temps défini, est au cœur de leur propre histoire qui tend, je suppose, à être réuni dans le troisième et dernier tome. Entre Nantes, le dernier Atlas et l’Algérie, j’ai navigué avec une aisance quasi mystique au rythme des différents points de vue. Même si les éléments du scénario se précisent, je reste encore dans le flou en referment  mon e-book. Un suspense haletant et accaparant. Un scénario trépidant et des illustrations à la hauteur jouant parfaitement la carte entre la brutalité et la douceur dans les lignes tout en courbe. L’aspect historique est moindre par rapport au premier tome mais demeure en filigrane tout au long de la lecture.

Je ne vous cache pas que je suis raide dingue de cette trilogie ! Un caïd en passe de devenir un héros. Son patron rêve de devenir le roi du monde ! Un indienne qui apprivoise un robot hors norme. Un russe pas commode. Des anciens, vieux de la vieille, qui déboulent. Les petites mains du caïd empêtrées dans deux missions sauvetage. Une ancienne journaliste qui fuit pour préserver son bébé qui porte une marque mystérieuse et évocatrice d’ennui. Une course poursuite effrénée où tout en chacun va devoir tout faire pour se préserver. 

LE DERNIER ATLAS est sans équivoque LA bande dessinée à découvrir. Un univers intransigeant. Des personnages tout aussi attachants que détestables. Une histoire addictive ! 

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LA BOITE A MUSIQUE, tome 1 : Bienvenue à Pandorient de Carbone et de Gijé.


TOME 1
Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l’intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu’un lui fait signe et lui demande de l’aide. Dès lors, en suivant les instructions d’Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable…
Le temps presse cependant, car Mathilda, la mère d’Andréa et de son frère Igor, est gravement malade… Que lui arrive-t-il ? Aurait-elle été empoisonnée ? L’eau serait-elle contaminée ? Rapidement, les soupçons se confirment. En urgence, les enfants vont s’occuper de Mathilda puis remonter la piste du pollueur sans vergogne… avant que Nola ne regagne sa vie dans son monde, aux côtés de son père. À moins que tout cela ne fût qu’un rêve… ou pas !
Dès 6 ans.

Nola est bien triste pour son huitième anniversaire. Même si son papa fait tout ce qu’il peut pour lui rendre la vie joyeuse, sa maman lui manque terriblement. Ni ballon ni cotillon pour cet événement, mais un cadeau précieux. Une belle boîte à musique qui a appartenu à sa maman.
Un tour de clé et la mélodie l’emporte loin où sa peine semble s’apaiser. Un petit mouvement la sort de ses pensées. Quelque chose bouge dans la boîte à musique en forme de boule de cristal. Mais … on dirait une petite fille … qui l’appelle à l’aide. Étrange ! Mais Nola n’est pas le genre de fillette à se défiler devant de nouvelles aventures. Elle écoute attentivement, suit à la lettre les consignes et la voici dans la boîte musique. Un monde étrange se dessine devant ses yeux ébahis. Un peuple tout aussi bizarre grouille dans les rues. Mais pas le temps d’admirer pour Nola car Andrea, sa nouvelle copine, la porte auprès de sa maman souffrante. Arriveront-elles à résoudre le mystère autour de cet empoisonnement ? Rien ne leur fait peur !

Je cherchais une bande dessinée à lire et puis je suis tombée sur celle-ci. La couverture m’a attirée de suite. De jolies couleurs et une illustration qui m’a intriguée. Le résumé a finit de me convaincre. Une belle histoire, pour les petits et les grands, qui invite à l’aventure. Un scénario captivant où se mêle amitié, découverte et deuil. Cela ressemble fortement à une quête initiatique, les prochains me confirmeront ou non cette supposition. Une histoire rythmée où les personnages sont en perpétuel mouvement. Nola et ses acolytes sont très attachants. Leur fougue et vivacité sont désarmantes. L’univers dans lequel ils évoluent est bluffant. Ce côté fantastique est prenant et fabuleux. Sublimée par les illustrations de Gijé, le scénario de Carbone est davantage surprenant. Les illustrations dans des tons vifs et doux par les traits de l’artiste invitent le lecteur à s’approprier chaque détail.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Je vais vite enchaîner avec le tome 2 et 3, je veux absolument connaître la suite qui laisse présager de très belles découvertes.

Une très belle bande dessinée.

Une chronique de #Esméralda.

PEPE CARVALHO, tome 2 : La solitude du manager de Migoya Hernan et de Segui Nicolau Bartolomé.


Au cours de cette nouvelle enquête, Pepe Carvalho est rattrapé par l’époque où il était agent de la CIA. Il se remémore cette rencontre, lors d’un voyage aux États-Unis, avec un certain Antonio Jaumà, manager de la branche espagnole d’une multinationale.
Mais voici qu’il se retrouve avec le cadavre de Jaumà, découvert sans slip mais une petite culotte dans la poche. L’affaire semble claire : règlement de comptes autour d’un trafic de filles. Mais l’Espagne émerge à peine de la longue nuit franquiste et abrite encore trop d’individus prêts à tout risquer pour conserver certains privilèges..

Pepe Carvalho, ancien agent de la CIA, s’est établi à Barcelone où il a ouvert une agence de détective privé. Les affaires de mœurs rythment son quotidien alors quand il est appelé pour enquêter sur la mort suspecte d’un manager d’une grande société multinationale, c’est tout son passé qui surgit.
Il a rencontré Jauma sur un vol en direction de Las Vegas. Des souvenirs immuables. Enquêter sur sa mort s’est remué le passé pour comprendre le présent et sa mort.

 

Au cœur d’une Espagne après franquiste où le capitalisme regorge d’ingéniosité pour prendre sa place dans une politique affaiblie, Pepe Carvalho et son incroyable flair vont très vite mettre le doigt sur une cruelle machination.

 

Enquêteur intrépide, Pepe est un homme atypique avec un humour aiguisé.

 

Pour tout vous dire il m’a fallu m’y prendre à deux fois pour débuter la lecture de cette bande dessinée. J’ai eu beaucoup de mal à me faire au rythme du scénario, au changement de temps (passé et présent) et à intégrer les différents protagonistes. J’en suis arrivée à la conclusion que cette bande dessinée n’est pas du tout faite pour moi. L’intrigue policière est très intéressante mais elle n’a pas su m’accrocher. Le côté historique sur l’Espagne franquiste et politique m’étaient en grande parti inconnu. Je n’ai pas su m’imprégner de l’atmosphère latente et des enjeux. Parfois un peu trop subjectif pour moi où je suis passée à côté de l’essentiel.

 

Cette bande dessinée plaira certainement aux fans du duo et aux aficionados du genre.

 

Une chronique de #Esméralda

DANS LES YEUX DE LYA Tome 1 et Tome 2 de Cunha et de Carbone.


TOME 1 – EN QUÊTE DE VERITE
À la veille de ses 17 ans, Lya se fait renverser par un chauffard qui prend la fuite, la laissant pour morte. Elle survivra mais devra rester en fauteuil roulant toute sa vie. Quatre années plus tard, elle termine son DUT Carrières juridiques et décroche un stage dans le cabinet d’avocats le plus prestigieux de la ville, celui du célèbre et médiatique maître Martin de Villegan.
Son stage n’a pas été choisi par hasard, bien au contraire. C’est ce même cabinet qui a réglé son cas des années auparavant. Ses parents ne lui en ont rien dit mais elle a découvert qu’ils avaient été achetés pour éviter des poursuites juridiques. Bien décidée à retrouver celui qui l’a renversée et à lui faire payer, elle va se mettre en quête du dossier. Un jeu dangereux commence alors et sa soif de vengeance ne sera pas sans conséquences…

Lya rêve de cette vengeance depuis qu’elle a découvert ces papiers dans les affaires de ses parents. Mûrie depuis de nombreuses années et amplifiée par ce sentiment d’injustice et de haine qu’elle ressent depuis son réveil à l’hôpital. Sa vie a littéralement changé et se trouver sur un fauteuil roulant paralysée ne faisait pas partie de ses plans d’avenir.
Portée par ce manque de vérité, elle a décidé depuis quelques temps de jouer à  l’espion et de démasquer le responsable de son état. Ses trouvailles l’ont portée à ce cabinet d’avocats réputés. Elle l’intègre en étant stagiaire et en fin limier qu’elle est tente à tout pris de trouver les réponses à ses questions. Aidée par son meilleur ami, Antoine, leur plan devrait se dérouler à la perfection. Sauf qu’une certaine secrétaire se met au travers de leur projet. Ennemie ou amie ? Tout est possible !

 

Ce premier tome pose les bases d’une extraordinaire aventure qui tend à révéler de lourds secrets. Il est axé sur les personnages et leurs caractères, en somme des présentations approfondies. Lya est une jeune femme marquée par cet événement tragique, l’accident. Sous cette colère se cache de nombreuses blessures qu’elle tente de panser. Elle ne manque pas d’idées pour mettre son plan à exécution. Elle est déterminée, entêtée, obstinée mais le résultat en vaut la chandelle, alors autant foncé ! Antoine est un jeune homme introverti. Il n’a d’yeux que pour son amie de toujours et se laisse mener par la baguette. Il est prêt à tout pour elle.

 

Le scénario de Cunha est très addictif. Je me suis laissée porter par cette superbe aventure dont l’héroïne sort des sentiers battus. Le sujet douloureux est contrebalancé par cette héroïne des temps modernes. Les dessins de Carbone sont captivants et arrivent à transmettre tout un panel d’émotions intéressantes. Cette première mise en bouche est sans aucun doute appétissante. ET le second tome vous captivera tout autant !


TOME 2 – SUR LES TRACES DU COUPABLE
Lya va peut-être enfin connaître l’identité du chauffard qui l’a renversée la veille de ses 17 ans. Elle tient dans ses mains le dossier subtilisé dans le bureau de maître Martin de Villegan. C’est pour ce dossier qu’elle s’est faite embaucher comme stagiaire dans ce cabinet d’avocats. Tout ça pour ça. Mais Lya peut compter sur ses deux alliés fidèles, Adèle sa collègue dévouée et Antoine son meilleur ami. Sur le terrain, l’enquête pour la vérité vire à la série noire.

Ce second tome est tout autre. Place à l’action où les découvertes toutes aussi importantes viennent étouffer de nombreuses suspicions. Rejoint par une nouvelle alliée de taille, Antoine et Lya, récoltent peu à peu de nouveaux indices.
La traque se déroule sur le terrain et les dangers fleurissent de plus en plus sur leur chemin. Vont-ils enfin découvrir la terrible vérité ?

 

Ce second tome se poursuit sur un rythme beaucoup plus énergique. L’action et la réflexion ont entièrement leur place. Le suspense s’installe progressivement rendant peu à peu l’atmosphère inquiétante. La découverte de ce secret devient périlleuse, pourtant les protagonistes foncent tête baissée. J’ai adoré leur manière un peu orthodoxe et naïve de jouer aux espions. Leur amateurisme fait sourire. Le plus important reste, cependant, cette histoire de quêtejustifiée. Que fera t-elle lorsqu’elle aura la vérité sous les yeux ?

 

Un second tome trépidant et frénétique. Une très très belle suite !

 

Une chronique de #Esméralda

LA FILLE DE PHARAON, tome 1 : Le roi de paille de Isabelle Dethan.


Dans la ville de Saïs, en Égypte, la jeune Neith, fille de Pharaon, est remarquée par son père lors de sa danse pour un rituel sacré. Et contre toute attente, c’est elle qu’il choisit pour effectuer la danse de la purification. L’une de ses sœurs la met aussitôt en garde : il vaut mieux qu’elle échoue dans sa prestation si elle ne veut pas finir dans la couche de leur père…
Incapable de se ridiculiser devant tant de monde, Neith n’a plus d’autre choix que de s’échapper avec Sennedjem, son demi-frère, qui compte quitter discrètement le Palais.
Mais leur fuite s’avère de courte durée. Capturés par des marchands d’esclaves, ils sont amenés auprès de leur ennemi, Nabù-kudduri-usur, roi de Babylone.
Le rang social de Neith et Sennedjem est rapidement percé à jour et le roi y voit là une occasion en or. Tout laisse à penser qu’il a trouvé son roi de paille, ce substitut royal destiné à tromper les dieux durant la période prédite comme néfaste… avant d’être sacrifié pour conjurer le mauvais sort !

 
Haaa l’Egypte et ses nombreux mystères, ses richesses, ses familles royales, ses Dieux, ses us et coutumes, ses palais grandioses, ses pyramides … L’Egypte a toujours attiré mon attention pour son côté grandiose. Mais L’Egypte ne se résume pas qu’à cela, il y a aussi cet aspect moins reluisant de l’esclavage.
Neith est un énième enfant du Pharaon, une jeune fille de toute beauté qui maîtrise la danse avec grâce et volupté. Neith ne manque de rien et peut être recherche l’attention de son père, mais certainement pas celle qui la porterait dans son lit. Neith se fait remarquer lors de la dernière cérémonie. Avertie par une de ses sœur des attentes de son père, le pharaon, Neith doit absolument y échapper. S’isolant sur le toit du palais, Neith réfléchit. Rejoint par son demi-frère, Sennedjem qui lui annonce sa fuite prochaine. Voilà la solution idéale pour Neith, le suivre.

 

S’ils rêvaient de liberté, elle en toute autre. Capturés par des marchands d’esclaves, ils font route vers l’intrépide Babylone pour y être vendus. Leur acquéreur les porte au sein du palais de leur ennemi juré. Très vite les éléments se déchaînent : elle sera la seconde épouse du fils du roi, il deviendra le roi de paille pour berner le mauvais œil. Seul contre tous, trouveront-ils des alliés pour fuir la mort ?

 

Isabelle Dethan nous offre un super univers riche en couleurs, en émotions et en actions. Une bande dessinée captivante tant par les minutieux détails que par le scénario tonitruant. Des personnages touchants et attachants qui tentent à tout prix de se défaire de leurs conditions et de vivre leurs vies telles qu’ils l’entendent. Une course poursuite contre la mort et le temps enivrante. Certes cela reste une lecture très courte mais j’ai su apprécié la qualité des illustrations et tous ce qui se conférent à l’histoire. Une premier tome impressionnant et qui donne envie d’en connaître davantage. Une aventure captivante et riche en rebondissements sur fond historique !

 

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LA DIFFÉRENCE INVISIBLE de Mademoiselle Caroline et de Julie Dachez.


Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.

 
J’ai découvert cette bande dessinée un peu par hasard en suivant un lien sur internet dont le sujet traité sur l’autisme. Un formateur (chaîne YouTube Edi Formation) terminait sa présentation en faisant un clin œil sur cette bande dessinée. J’ai bien fait de suivre mon intuition.
Marguerite n’est pas une jeune femme exubérante. Son quotidien la porte de chez elle à la boulangerie puis à son bureau de travail et le sens inverse. Le week-end est avant tout un moment paisible où elle se relaxe entouré de ses animaux, de balades dans le parc non loin de chez elle et d’un livre. Son amoureux, lui aime par contre, les amis, les sorties et les fêtes. Difficile de s’accorder dans ces cas là. Mais Marguerite fait bonne figure et même si elle n’aime pas cela, elle se force à être comme son ami voudrait qu’elle soit. Si Marguerite de dit rien tout haut , il en est tout autre. Elle ne supporte pas le bruit, qu’on la touche. En fait Marguerite est la bonne crème, la gentille fille, extravagante dans son attitude, un peu folle dingue de temps en temps, une fille pas trop sûre d’elle, une fille casanière qui ne fait aucun effort pour s’intégrer, un fille en marge de la société. Tout cela c’est ce que pensent les gens qu’elle croise à son boulot où les amis de son amoureux et peut être même sa famille et ses quelques rares amis. Et si la vérité serait toute autre, la regarderiez vous différemment ?

 

Julie Dachez scénarise avec subtilité, honnêteté et parcimonie, la vie d’une jeune femme différente. L’auteur traite avec aisance et tact le sujet de l’autisme chez la femme. Les « aspie » comme elles aiment se nommer et sont diagnostiquée tardivement et sont très méconnues. Et pour cause l’autisme ne touche qu’une femme sur quatre hommes et les signes sont souvent très controversés et plus difficiles à distinguer. Je rappelle que l’autisme n’est ni se cogner la tête sur un mur, ni se balancer à longueur de journée, ni avoir des difficultés à communiquer. L’autisme ne se résume pas uniquement à ces trois points, bien au contraire c’est un panel de troubles qui l’induisent. L’autiste Asperger est quant à lui encore différent. Dans tous les cas c’est penser, percevoir, sentir, réfléchir, voir le monde différemment. Pour en revenir à Super Marguerite, Julie Dachez accompagnée de Mademoiselle Caroline met en scène une femme qui finalement va se reconnaître et s’épanouir enfin, être en accord avec elle même.
Mademoiselle Caroline illustre avec grâce tout ces moments de disgrâces et avec volupté quand le la vie de Marguerite rayonne.

 

Quel bel ouvrage qui avec simplicité et efficacité dépeint ces femmes hors du commun et incomprises. Le petit documentaire à la fin précise de nombreux points essentiels. Je suis ravie d’avoir lu cette bande dessinée, elle m’a permise de comprendre un peu mieux le monde de mon fils même s’il n’est pas Asperger. Cela m’a également rassuré que je ne faisais pas fausse route dans ma compréhension et l’appréhension de son monde. Une bande dessinée à mettre dans toutes les mains dans le but de mettre fin à une tonne de préjugés et de libérer la parole à cette différence invisible. Je n’aime pas trop ce mot différence pourtant elle est perçue comme telle, comme quelque chose de négatif. Pourquoi la dénigrer ainsi ? Je la trouve belle, moi, cette différence !

 

Une chronique de #Esméralda

OLIVE, tome 1 : Une lune bleue dans la tête de Cazot Vero et de Mazel Lucy.


Tome 1/4
Olive, c’est l’histoire d’une fille de 17 ans, très timide et renfermée mais à l’imagination débordante. Un jour dans le monde onirique qu’elle s’est créée au fil des années débarque Lenny, un spationaute blessé et malade. Que fait donc cet homme dans son espace réservé où personne n’est jamais invité ?

 
Olive est une fille à part. Elle n’aime pas faire les choses de son âge. Elle n’aime pas traîner avec ces copines qu’elle n’a pas. Elle n’aime pas sa psychologue qui ne comprend rien à rien. Olive est atypique. Une solitaire recluse dans son monde imaginaire.
Un monde tout aussi exubérant qu’elle est introvertie. Une monde de couleurs, de magies, de merveilles. Un monde cocon où elle règne en maître. Un monde qui lui correspond, un monde à son image. Un monde loin de l’agitation mais qui bouillonne en silence. Olive est différente des filles de son âge. Ses immersions sont nombreuses faisant d’elle un fantôme amorphe dans le réel. Les blagues de mauvais de goût, les murmures dans son dos sont les conséquences directes de cette différence. Alors quand son monde est accaparé par un homme étrange et que sa chambre de l’internat devient le nouveau terrain de jeu d’une nouvelle arrivante, Olive ne sait plus quoi penser à part que beaucoup de choses vont changer.

 

Une belle histoire qui introduit avec force et sensibilité l’univers d’Olive. Courte, certes, mais d’une belle intensité qui m’a ravie. La différence d’Olive est subtilement magnifiée par les illustrations de Mazel Lucy. Des dessins à la fois doux, chaleureux où transpirent les émotions aux prises avec elle. Un scénario addictif qui met en place une intrigue qui ne se révélera que dans les prochains tomes. En 56 pages il ne faut pas s’attendre à des développements plus conséquents. Je qualifierais ce premier tome d’une très belle mise en bouche. En attendant le final est digne d’un cliffhanger !!!

 

Une chronique de #Esméralda
Source Dupuis.com