RDA mon amour : Autant en emporte le mur de Jean Emelina.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]

LIBRINOVA

243 pages

Ma note : 4/5

Lu dans le cadre du rdv #MonMarathonIndé de juin

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Le résumé :
Michel Lombard, vieil universitaire niçois cabossé, retrouve dans un tiroir, 37 ans après, une photo prise à Iéna, en RDA, en 1981, au cours d’une de ses missions d’enseignement. Remonte alors, violent, amusé, amer et éblouissant le souvenir de ses pittoresques voyages de l’autre côté du rideau de fer, au temps de la guerre froide. Il est tombé à la fois sous le charme inattendu d’un pays rébarbatif, de ses étudiants enthousiastes et des beaux yeux noirs de Mélodie. Petit flirt d’été ? En fait, amour fou de haut péril, plein de ravissements, de mélancolies et d’orages, qui lui rappelle son premier amour de seize ans. Et cet amour, nourri de chimérique, persistera dans l’attente et le rêve, malgré les obstacles et les absences, jusqu’à la chute du Mur et au-delà. Il sera sauvé par l’écriture. Double expérience amoureuse et politique, intense et vibrante, vécue à cinquante ans avec un coeur de seize ans, confrontée à l’usure des coeurs, du Temps et de l’Histoire.

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Voici un récit romanesque d’un autre temps. Frontière flou entre réel et fiction, Jean Emelina narre une histoire où les cœurs sont foudroyés sur place et ébahis ou consternés par ce monde qui n’est plus.

 

Michel Lombard se souvient de ce temps où les révolutions se gagnaient à coup de pavés et où l’avenir s’effilochait à coup de pioches. Un mur que je n’ai pas connu, à quatre ans comment se rappeler, symbole d’une guerre froide qui se réglait à coup d’intimidation. Michel Lombard est tombé dans la soupe « RDA » en 1981. Une proposition d’échange, une hésitation et les mots qu’il faut pour sauter le pas. Un parcours du combattant, un avion, une gare désuète et épique, un train et l’Iéna. Paysage bucolique, marché d’un autre temps régi par le prolétariat. Michel Lombard pose un regard intéressant sur cette RDA et nous décrit tout ce qui l’a captivé. Et puis il y a cette Mélodie, une madone. Une aura subjuguante, éblouissante et captivante. Michel Lombard en devient raide dingue. Mais rien n’est simple en RDA et tombée amoureux de son étudiante n’est vraiment pas recommandée. Mélodie devient alors le centre d’intérêt des folies d’un homme aimanté par cette prestance. Les années défilent et le mur est abattu, peut-être le moment est enfin venu de vivre cette histoire comme il se doit ?

 

Jean Emelina m’a plongée dans une histoire passionnante entraînée par une plume sensationnelle et nerveuse qui avec honnêteté, humour, désarroi et volupté retrace la petite histoire dans la grande Histoire. Un récit romanesque charmant où les petits détails politiques et sociétaux font de cette Histoire une fenêtre ouverte sur cette RDA. La partie politique est judicieuse et surtout accessible à tout le monde. J’ai pu approfondir quelques notions par des recherches sur internet. J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Une plume entrainante et un sujet captivant, il ne m’en fallait pas davantage pour succomber.

 

#Esméralda

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…Le site de Librinova

 

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FLIC SANS FRONTIÈRES de Philippe Muratet.

 
[ TÉMOIGNAGE – 2018]
Éditions LE LYS BLEU
140 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Découvrez le récit authentique de 8 années d’un policier-coopérant à l’étranger.
Après 24 ans de police judiciaire en France, l’auteur a voulu donner un nouveau sens à son métier et est parti exercer à Madagascar puis au Sénégal.
Au travers de nombreuses anecdotes, il nous fait découvrir l’expérience de ce travail de policier peu ordinaire au sein de deux polices et de deux pays francophones.
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FLIC SANS FRONTIÈRES est un témoignage percutant et un constat sans ambages d’une profession souvent méconnue, mal jugée et critiquée. Philippe Muratet nous convie au cœur de 8 années qui ont énormément compté pour lui.

 

Outre le fait de découvrir un homme qui aime passionnément son métier, ce voyage en terre qui me sont inconnues a été un pur ravissement.

 

Direction l’île de Madagascar, ancienne colonie française, pour un dépaysement total. L’auteur décrit ses nouvelles fonctions de policier-coopérant qui consistent à prendre en charge, surveiller ou diriger les affaires concernant les ressortissants français victimes ou délinquants tout en maintenant et échangeant les données avec l’ambassade de France. Philippe Muratet s’épanouit dans le cadre de ses nouvelles fonctions et ose également dispenser des formations auprès des policiers autochtones auprès desquels il réalise que les moyens sont bien maigres que ce soient dans la capitale ou dans les provinces reculées. Philippe Muratet ne déroge à aucun prérogative. Pendant ses temps libres, il part en vadrouille découvrir la culture, l’artisanat et les paysages magnifiques. Les descriptions ne sont pas avares et permet de les visualiser et pour les plus curieux d’entre vous, une recherche internet finira de vous combler. Il rencontre de nombreuses personnes dont il nouera avec certaines de belles amitiés. Après trois années de bons et loyaux services, il est alors affecté au Sénégal.

 

Direction Dakar et sa vie trépidante. Également ancienne colonie française, Dakar est une ville foisonnante de surprises architecturales et culturelles. Ses nouvelles fonctions différent de ses anciennes, et l’attente avec ses collègues sénégalais n’est pas toujours au beau fixe. Il nous fait découvrir un autre pays aux nombreuses facettes.

 

Cette immersion dans ses deux pays si différents est décrite avec  honnêteté et sans jugement. L’auteur n’hésite pas à établir certains constats tout en suggérant des éléments de réponses. Les ambiances culturelles, les paysages et les habitants qui font souvent preuve de modestie sont un bel hommage à la diversité et à l’acceptation.

 

#Esméralda

Je remercie Philippe Muratet pour sa confiance et sa patience.

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… le site des éditions Le Lys Bleu.

… la page Facebook de Philippe Muratet.

Cinquante nuances de bleu de Camille Lacourt

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Autobiographie – livre sorti le 28 février 2019

Editions Michel Lafon

Service presse

Ma note : 4/5

 

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Michel Lafon et Babelio pour m’avoir permis de découvrir cette autobiographie grâce à l’opération Masse Critique.

Résumé :  » Je n’ai jamais parlé de cette étrange déception à personne. La mélancolie du vainqueur. Un phénomène de descente, de décompression, peut-être, comme lorsque tu remontes trop vite des profondeurs. « 

Des efforts surhumains, des compétitions à suspense, du cérémonial, de la déconne et de la grandeur : ce livre nous entraîne dans les coulisses du sport de haut niveau. Mais il y a aussi l’argent, les sponsors, la jeunesse, les filles, la femme… et la gloire. Avec une liberté totale, Camille Lacourt raconte cette incroyable épopée mais également ses côtés sombres : rivalités, coups bas et amour impossible. Un regard lucide et sans concession sur une incroyable aventure intime et collective.

 

Mon avis : Adepte des biographies de sportifs, j’étais entre appréhension et excitation avant de commencer celle-ci. Camille Lacourt est un champion de natation français, rendu célèbre suite à ses titres de champion d’Europe en 2010 mais également grâce, ou à cause, de sa « belle gueule » et de son mariage avec l’ex miss France Valérie Bègue.

Camille Lacourt a fait le choix de nous parler longuement de son enfance puis de son parcours qui l’a emmené au Cercle des Nageurs de Marseille. On le sent attaché à ses racines et que toutes ses décisions ont toujours été prises en adéquation avec les valeurs que ses parents lui ont inculqué. Il nous décrit longuement ses questionnements, tout le processus de préparation et comment il est devenu une « star » en 2010 après ses titres à Budapest.

Il fait une large place également à l’après, quand il est devenu un personnage médiatique, mais aussi à son début d’histoire avec Valérie Bègue. Mon regret est qu’après l’ascension de 2010, l’aspect sportif est un peu mis de côté au profit du côté people et l’intervalle 2010-2017 est plié en quelques chapitres. Amoureuse de sport, je regrette un peu ce choix même si je peux comprendre le parti-pris.

Le point fort de ce livre est le fait que Camille Lacourt nous ouvre son intimité et nous parle sans tabou de ses (rares) travers (conquêtes féminines, soirées avec les copains un peu arrosées). En effet, tous ses entraineurs sont mis en lumière et il n’hésite pas à mentionner tous ceux qui l’ont marqué dans son parcours. Il en profite également pour « dénoncer » le star-system et les dérives qu’il peut entrainer. J’ai trouvé cela très intéressant mais aussi assez hallucinant !!

Au niveau de l’écriture, c’est un livre qui se lit bien même si j’ai regretté, à certains moments, les familiarités de langage. Néanmoins, on ne peut douter que le sportif se soit longuement impliqué dans cette autobiographie vu le nombre d’anecdotes ou expressions personnelles qui sont disséminées au fil des pages.

En bref, pour tous les amoureux de sport, n’hésitez pas à vous lancer dans la biographie de Camille Lacourt. Vous en saurez plus sur l’ascension de ce champion à qui il n’a manqué qu’une chose, réussir des olympiades pour avoir un palmarès parfait. En revanche, si vous n’aimez pas la natation, ne vous plongez pas dans ce livre car, malgré tout, ce sport est longuement mis en avant. En tout cas, moi, je me suis régalée !

 

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Vous souhaitez vous procurer cette biographie ? Rendez-vous sur le site des Editions Michel Lafon
Retrouvez-la aussi sur Amazon en cliquant ici

MIREILLE OUVRIÈRE DE LA CHAUSSURE de Philippe Gaboriau.

 
[ RÉCIT – TÉMOIGNAGE – Nouveauté 2019]
Ateliers HENRY DOUGIER – Collection Une Vie, Une Voix
106 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

La vie simple d’une ouvrière à la campagne, une tranche de vie qui fait écho à notre mémoire
 » Elle disait : on est des ouvriers consciencieux… Il faut faire avec ce qu’on a… C’est déjà pas si mal par rapport à ce que c’était… On a eu une petite vie tranquille… On a gagné notre pain honnêtement… « 
Comme une sorte de retour aux sources, Philippe Gaboriau retrace la vie de sa tante, ouvrière de la chaussure dans le Choletais entre les années 1960 et 2000. Il nous invite à entendre la parole authentique de Mireille, avec ses particularismes régionaux et générationnels. À travers les souvenirs de cette femme et les commentaires du narrateur, on voit se dessiner un destin avec ses joies et ses tragédies. Ce récit nous plonge dans les petits gestes du quotidien, les valeurs et les références culturelles d’une génération d’ouvriers nés dans les années 1920-1930.

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MIREILLE, OUVRIERE DE LA CHAUSSURE est un des trois ouvrages paru dans la toute nouvelle collection Une Vie, Une Voix, des Ateliers Henry Dougier. J’affectionne particulièrement leurs parutions qu’elles soient littéraires ou témoignages. Leurs romans et leurs récits, aussi courts soient-ils, sont percutants et enrichissants.

 

Après ce petit aparté de présentation, je reviens donc à ce récit merveilleux. Philippe Gaboriau, neveu de Mireille, retrace la vie de cette femme courage d’un autre temps où d’autres mœurs, d’autres espoirs régnaient dans un quotidien que personne à l’heure d’aujourd’hui ne voudrait vivre. Mireille est née entre deux-guerres dans un petit coin de campagne non loin de Cholet, Sainte-Aubignée. Coin rural de l’Ouest où la main- d’oeuvre campagnarde de qualité alimentait les usines. Très jeune Mireille fut placée dans une famille plutôt riche pour s’occuper des enfants et autres corvées. Quelques années plus tard le mariage et l’usine font devenir sont quotidien. L’usine est alors un endroit assez convivial où femmes, essentiellement, et hommes travaillent au rythme des chants, des commérages. L’usine est sa deuxième maison, et il est important de s’y sentir à l’aise et par la même occasion de fournir de l’excellent travail. Je te rappelle que le droit du travail à l’époque était loin de ce qu’il est à l’heure actuel. Les enfants naissent mais le travail doit continuer, mais cette fois-ci à la maison. La machine à coudre tourne à plein régime, les chaussures s’entassent et les finitions n’en finissent plus. Sa vie d’ouvrière est belle malgré tout. Il manque rarement à manger même si la comptabilité de la famille est réglée aux centimes prêts. Leur vie est belle, joyeuse, faite de choses simples. Elle coule lentement tel un long fleuve tranquille. Mireille voit alors la société changée, évoluée, vers le bon, peut-être pas. Son monde, son usine se transforment peu à peu, détruisant une certaine plénitude. Mireille n’a jamais souffert psychologiquement de son travail. C’est une brave femme qui menait à bien ses obligations sur tous les fronts. Retournée les manches et mettre de l’huile de coude dans ses travaux ne lui ont jamais fait peur. Le corps finit tout de même par lâcher et sonne le glas d’un monde actif.

 

Philippe Gaboriau tire le portrait authentique d’une femme téméraire, courageuse et méritante. Une femme aimante qui porte à bout de bras une famille unie. Philippe Gaboriau met en avant ses petits détails qui m’ont fait sourire tels que les émissions préférées, les musiques préférées, les faits et gestes d’un quotidien simple et tranquille alternant entre le passé et le futur.

 

Elle aimait les auteurs-compositeurs qui écrivaient les textes et les interprètes qui étaient capables de vivre « avec leurs tripes » leurs rengaines. Les Edith Piaf, les Jacques Brel, les Charles Aznavour. Les chanteurs qui s’exprimaient. ceux et celles qui bouleversaient et déchiraient le cœur. Ceux et celles qui, généreux, donnaient tout, sans réserve.
 
Une femme qui a donné tout sans rien attendre en retour, si ce n’est cette retraite tant méritée où elle a pu, enfin, découvrir le monde.

 

Philippe Gaboriau, garant, récepteur et transmetteur de souvenirs, peint un tableau d’un autre monde perdu.

 

Je n’ai pu que transposé ce récit à ma propre expérience et relations avec mes grands-mères. D’ailleurs il est très difficile de leur faire parler de leur passé, peut-être par pudeur, je ne sais pas. Mais j’ai retrouvé un peu de Mireille en elles : il était une époque où une de mes grands-mères rapportait des sacs-à-main chez elle pour finir les assemblages des pièces, ou l’autre qui sur sa mobylette partait au village voisin pour prendre le bus afin de rejoindre la grande ville à environ une heure de trajet, et cela matin et soir, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, qu’elle soit malade.

 

Ces souvenirs s’éteignent peu à peu, de mères en filles et/ou de mères en fils. Ces souvenirs, ces histoires ne sont plus contés aux oreilles des enfants, rendant leur chance d’exister quasi nulle. Ce monde disparaît au détriment du présent et du futur, mais à quel prix ?

 

#Esméralda

 
Je remercie les Ateliers Henry Dougier pour leur confiance.

 

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… sur le site des Ateliers Henry Dougier.

POUR TE VOIR CINQ MINUTES ENCORE de Aurélie Le Floch.

 
[ RÉCIT / TÉMOIGNAGE – Nouveauté 2019 ]
Ateliers Henry Dougier – Collection Une vie, Une voix
88 pages
Ma note : 5/5 mention « pépite » et « à découvrir »
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Le résumé :

 

Témoignage d’une enfance confrontée au sida
 » Le 31 janvier 1994, mon père est mort du sida. J’avais quinze ans, lui trente-six. Durant sa courte vie, il a aimé des femmes et des hommes, puis ce mal sournois l’a emporté très vite… « 
À travers ses yeux d’enfant puis d’adolescente, Aurélie Le Floch raconte une jeunesse, sa jeunesse, et cette relation père-fille à la fois sensible et pudique. Elle se remémore tout en flashback la joie des vacances près de la Baule avec  » les amis de la plage « , les séparations douloureuses, les premiers signes de fatigue de son père, l’impossibilité d’en parler.
Elle se souvient surtout de cet homme, un personnage libre et solaire, souvent absent et pourtant si présent.

 
Mon avis :

 

Quand j’entends la première pelletée de terre tomber sur le cercueil, un bruit mat et lourd qui se grave dans mon oreille, je réalise. C’est bien fini pour Papa, cette fois : la mort, ne plus exister, c’est ça. Alors mes larmes arrivent enfin et ne s’arrêtent plus de couler, et très vite mon manteau et même mes cheveux sont mouillés de pleurs (sûr que ce n’est pas la pluie puisque je suis abritée).
Quand tout est terminé, nos sommes terrassés, dévastés, silencieux, et personne ne peut parler, on ne peut même pas aller boire un chocolat chaud tous ensembles pour vérifier qu’on est encore vivants parce que tout le monde se pose la même question : comment un être aussi jeune, aussi beau, a-t-il pu mourir si vite ? (Comme si la mort était moins injuste quand on meurt vieux et laid !)

 

POUR TE VOIR CINQ MINUTES ENCORE est un témoignage si poignant et si touchant. Ce récit  bouleversant retrace la vie de cette enfant ballottée par une mère célibataire instable. Un mère qui a vu son avenir basculé lorsqu’elle découvre une lettre de l’amant de son époux (le papa de l’auteur). L’incompréhension et la fuite paralysent cette femme. Une mère désœuvrée qui court les villes au gré de ses rencontres. Cette petite fille qui perd ses repères et cet amour inconditionnel qu’elle voue à un père atypique, hors-norme. Un père libre, sensationnel et unique. Un père magnifique et resplendissant.

 

La tristesse de cette enfant qui tente de s’épanouir au fil des ans, marque les chapitres. Un tristesse prenante mêlée à la solitude qui s’envole dès qu’elle se trouve auprès de son père. Un père aimant, attentif et protecteur. Et de ses yeux d’enfant innocent, elle découvre un monde loin des préjugés, des propos homophobes. Un monde où l’amour et aussi beau que l’aube.

 

Aurélie Le Floch traite un sujet qui est encore et malheureusement toujours d’actualité : la désapprobation des relations homosexuelles et du sida. Cette maladie qui à l’époque on lui prêtait tous les maux du monde et d’une communauté. Un père courage qui jusqu’au bout s’est battu dans le silence.

 

Ce récit est un hommage vibrant à cet homme unique. Un hommage à une vie merveilleuse et voulue. Un récit percutant, mélodieux et tendre. Une ode, des remerciements silencieux à l’homme qui a marqué pour toujours sa vie. 

 

Aurélie Le Floch de sa jolie plume m’a chamboulée. Loin de dénigrer, elle ouvre sa fenêtre aux souvenirs pour déverser ses sentiments, ses doutes, ses souhaits et ses peurs. Peut-être que ses mots lui ont permis de clore cette partie de sa vie ?

 

POUR TE VOIR CINQ MINUTES ENCORE est un merveilleux au-revoir où l’espoir en un monde plus tolérant ne peut-être que souhaiter.

 

#Esméralda
 

 

Alors j’ai pu commencer à vivre en me souvenant de ce qu’il avait eu le temps de m’apprendre, et en me demandant ce que signifiait pour moi « être libre ».
 

 
Je remercie infiniment Estelle et les Ateliers Henry Dougier pour leur confiance.

 

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Découvre l’avis de Un brin de Syboulette.

Vers le site des Ateliers Henry Dougier.

 

 

CYBERATTAQUE : Plongez au cœur du blackout de Angeline Vagabulle et Renard.

 
[TÉMOIGNAGE – SOCIÉTÉ – 2018 ]
Collection @GlobalWork
Texte : Angeline Vagabulle
Illustration : Renard
202 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Lu dans le cadre de MON MARATHON INDE de Janvier.
 

 
Le résumé :

 

! Sélectionné pour le prix du Forum International de la Cybersécurité – Lille – 22 et 23 Janvier 2019 !
A l’heure de l’hyperconnection digitale, que se passerait-il si, en l’espace d’un éclair, quelqu’un détruisait tous nos systèmes informatiques ?
27 Juin 2017 : une cyberattaque mondiale frappe de plein fouet plusieurs multi nationales.
Angeline, collaboratrice engagée dans une course effrénée aux résultats, se trouve brutalement plongée au milieu du chaos. En l’espace d’une seconde, la sur-activité laisse place au silence du grand vide. Sans information. Et surtout, sans aucun moyen de communication. Après le choc des premières heures et les jours qui s’égrènent, comment faire pour relancer la machine ? Cette grande entreprise globale n’est-elle finalement qu’un colosse aux pieds d’argile ? Comment continuer à travailler alors que la totalité des outils de travail ont été détruits ?
Laissez-vous emporter dans cette suite bien surprenante de « Global Work : on marche sur la tête ! » qui vous plongera dans les affres de la grande déconnection.

 
Mon avis :

 

Nouvelle plongée dans le monde atypique de la grande entreprise globale avec comme accompagnatrice Angeline et son fabuleux manteau de couleur.

 

Ce second tome s’inscrit dans la continuité du précédent. Il peut toutefois se lire indépendamment.

 

Direction Strasbourg pour une mission à haut risque. L’intrépide et coriace Angeline parcourt quotidiennement la distance Paris-Strasbourg. Quelle championne, surtout quand on a une famille. L’infatigable Angeline manie avec dextérité et facilité l’univers numérique qui rythme ses journées extraordinaires. Elle est devenue la championne de jonglage entre les conférences téléphoniques, l’envoi de dossiers, remplir des tableaux, répondre aux mails et manger un sandwich avec une main pendant que l’autre pianote sur le smartphone. Une discipline extrêmement exigeante qui demande une assiduité et une concentration infaillibles. Angeline aime sa grande entreprise globale. Elle s’y épanouit.

 

Voilà que l’entreprise globale est attaquée par un méchant virus venu de nulle part, croquer toutes les données ( qui n’ont pas grandes importances) et qui paralyse tout. Écran noir, plus de ding de notifications, plus d’appel, silence radio : rien ne vas plus dans la grande entreprise globale.

 

Black out Total ! Voici que réapparait des espèces en voies de disparation : le papier – le stylo – le post-it ! Mais rien ne vaut la capacité d’adaptation que va développer Angeline pour faire face à cette mésaventure. Sans compter qu’elle va se rendre compte que d’autres humains vivent à l’étage de son bureau.

 

Ce second volet des aventures d’Angeline dans la grande entreprise globale est un véritable délice. L’auteur croque avec humour, dérision et honnêteté le monde de travail interconnecté. Un monde qui ne dépend que d’une machine et d’un réseau. Et quand ce dernier flanche c’est l’apocalypse. L’auteur offre de son œil averti, une description paradoxale de cette grande entreprise globale. J’ai notamment halluciné quand il est mentionné qu’une branche ou une autre (chacune avec leur spécialité) est dans tel ou tel pays dans le monde entier. On est loin de l’entreprise familiale et de ce qu’elle représente. L’entreprise globale grignote peu à peu le monde des « petits » ? Et puis il y a ces femmes et ces hommes qui ne se connaissent pas qui ne prennent pas le temps. Cette défaillance permet de pointer du doigt tous ces défauts.

 

Entre inter-connecté et déconnecté, que choisis tu ?

 

Angeline Vagabulle a, une nouvelle fois, tiré le portrait de cette modernisation qui prend possession peu à peu de notre humanité. Avec sarcasme, humour, ironie et honnêteté, son récit est à la fois mordant et accaparant. Les illustrations embellissent les propos d’Angeline.

 

A découvrir, tout portable éteint !
 

 
Je remercie Angeline Vagabulle pour sa confiance et sa patience.

 

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Découvre mon avis sur : « GLOBAL WORK : On marche sur la tête ! ».

Découvre l’univers d’Angeline Vagabulle.

 

 

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JOUR APRÈS JOUR, moi APRÈS MOI de Elsa Eloi.

 
[ TÉMOIGNAGE – 2018]
LIBRINOVA
189 pages
Ma note : 2,5/5
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Lu dans le cadre de MON MARATHON INDE de Janvier.

 
Le résumé :
 
« Qui suis-je ? Personne. Je ne suis plus personne. Du moins, j’essaye. Pourquoi devrais-je encore passer mon temps à suivre quelqu’un ? Je ne suis plus personne d’autre que moi, désormais. »
Elsa Eloi grandit au milieu de ses cinq frères et sœurs, dans une parfaite insatisfaction de sa vie en Guadeloupe. Pourquoi le Père Noël ne passe jamais chez elle ? Pourquoi ne peut-elle pas sortir comme elle veut ? Pourquoi tout a l’air toujours mieux chez les autres ?
Autant de questions qui hantent cette petite fille en demande d’amour, de confort et de liberté. L’enfant qu’elle est se perd dans son imaginaire, errant d’un rêve à l’autre pour gommer les imperfections de sa vie. Mais est-ce vraiment de la sorte qu’elle pourra se trouver et être heureuse ?
Saisissant et inspirant, Jour après jour, moi après Moi suit l’évolution d’Elsa qui, d’un choix à l’autre, cherchera à atteindre la meilleure version d’elle-même.

 
Mon avis :

 

Il m’est bien difficile de donner un avis sur cette lecture. Juger un témoignage, c’est jugé une personne, une personne de chairs et de sang avec ses valeurs, ses principes, ses atouts et ses faiblesses. Et je m’y refuse.

 

Donc pour une fois mon avis sera plus court que d’habitude.

 

Elsa Eloi est guadeloupéenne. Elle a grandi au sein d’une famille stricte. Une mère aimante et un père rigoureux qui ne sait pas dire « je t’aime ». Cette grande fratrie dans un premier temps s’entraide et se chamaille. Leurs liens entre eux sont puissants. Elsa très vite se rend compte qu’elle n’a pas une place particulière. Elle se réfugie dans les études et les leçons et devient finalement la « fille qui fera de grandes études ». Son enfance et son adolescence n’ont rien d’exceptionnelles et les souvenirs restent pauvres. Elle ne vit pas dans l’opulence mais dans le bonheur des choses simples. Ce n’est pas la fille avec qui l’on devient la meilleure copine ou que l’on remarque dans la cour de l’école. Elle se fond dans la masse. Va d’un groupe à l’autre sans véritablement d’attachement. Un caméléon qui observe beaucoup. Le temps passe et elle rejoint la métropole pour ses études universitaires. Bordeaux devient son point d’attache. L’entrée dans l’âge d’adulte ne se fait pas sans mal et sa vie va connaitre de longs moments « yoyo ».

 

Son mal être persiste. Elle s’attache facilement aux hommes en croyant que c’est le bon. Elle connaîtra les grandes déceptions. Elle plongera dans le désarroi total et se retournera vers la religion. Les années s’écoulent et les solutions à son malaise personnel ne viennent pas. Jusqu’au jour où tout s’illumine.

 

Elsa Eloi nous narre sa quête personnelle avec entrain et beaucoup d’honnêteté. Son récit est puissant et peinant. J’y ai retrouvé beaucoup de force et de courage malgré tous les déboires qu’elle vit. Elle se remet souvent en question et tente seule de trouver la solution adéquate. La solitude et la persévérance porteront leur fruit mais là encore, le bonheur s’avère être un long combat. Les personnes qui ont vécu ce même et long parcours pourront aisément s’identifier. Ce témoignage ne porte pas véritablement de solution mais il délivre un message d’espérance : la recherche de Soi est une épreuve ardue. Chaque briques posées jour après jours, mêmes si elles ne sont pas d’aplomb, vous porteront vers le meilleur. Toutes vos épreuves surmontées, ou non, font ce que vous êtes. La solution est uniquement en Vous.

 
Je remercie les éditions LIBRINOVA pour leur confiance et leur patience.
 

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Vers le site de Librinova pour tout savoir.

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