Paroles de flics : l’enquête choc de Jean-Marie Godard

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Témoignage – livre sorti le 24 janvier 2018

Editions Fayard

Service presse

 

Je remercie les éditions Fayard qui, via la plateforme NetGalley, m’ont confié ce livre en service presse.

 

Résumé : Ils s’appellent Tony, Betty, Manu, Yasmine, Sylvie, Mélissa, Mourad, Corinne, Jeff. Ils travaillent à Calais, à Marseille, en Seine-Saint-Denis… La plupart du temps, vous ne les remarquez pas… sauf quand vous en avez besoin.

Pourtant ils sont là. Travaillant au contact de la rue, de la violence, de la misère sociale et de la mort. Jouant les assistantes sociales, luttant contre le terrorisme, œuvrant au maintien de l’ordre.

Voici le vrai visage des 149  000 flics de France.

C’est une police épuisée, sollicitée à l’excès, en mal de repères, que nous donne à lire le journaliste Jean-Marie Godard. Un an d’immersion pour cerner au plus près la réalité de la police de France. Et le tableau qu’il brosse fait froid dans le dos.

Des commissariats insalubres. Des planques nocturnes payées 97 centimes d’euro de l’heure. Des voitures poubelles chargées comme des chars d’assaut pour intervenir au pied levé sur des attaques terroristes. C’est le quotidien de ces flics envoyés au front avec un matériel usé jusqu’à la corde.

Bienvenue dans le monde de ceux qui vous permettent de dormir tranquilles la nuit.

 

Mon avis : J’aime lire des témoignages. Pourquoi ? Car cela permet d’avoir une nouvelle vision ou des confirmations sur les conditions de travail de certains ou d’en apprendre plus sur des métiers que l’on pense connaitre. Vu le quatrième de couverture, je m’attendais à un récit plutôt pessimiste. Finalement, même si on peut découvrir toutes les difficultés auxquelles sont confrontés nos « flics », l’auteur a aussi su mettre en avant du positif.

En effet, l’auteur a pu côtoyer des flics, écouter leurs proches et passer du temps sur le terrain pour avoir une vision assez large de leur profession. Ce qu’on peut constater, c’est que notre police va mal. Comme dans beaucoup de professions, ils ont de plus en plus de missions à effectuer mais malheureusement, le temps n’est pas extensible….. En plus, au temps du tout connecté et de l’information en direct, le moindre de leur faux pas est mis en lumière et nos flics sont jetés en pâture à l’opinion publique. Mais pourtant, si on y réfléchit, n’est-ce pas grâce à notre police que nous sommes en sécurité ? Oui, tout n’est pas parfait mais quand on voit toutes les incivilités de notre société, ils font de leur mieux…. Bien sûr, ils ont une mission capitale qui ne permet pas le moindre faux pas mais de nos jours, les faux pas, on les tolère de moins en moins… Les médecins n’ont pas le droit de se tromper ou d’hésiter, les enseignants ne doivent plus punir les enfants, les « flics » n’ont pas le droit d’avoir un coup de mou…. Bref, la fonction publique « de service » en contact avec les usagers est sous pression.

L’auteur met également en lumière une autre difficulté connue par notre police : la pression du chiffre. En effet, les policiers et gendarmes ont, pendant longtemps, été « jugés » sur le nombre d’infractions verbalisées ou de personnes interpellées. Néanmoins, comme ils peuvent l’expliquer, résoudre une affaire de viols prend plus de temps que d’interpeler un voleur à la sauvette mais lequel est le plus important ? Ainsi, à une époque, les flics ont mis de côté certaines affaires pour faire du chiffre et satisfaire la hiérarchie… mais était-ce vraiment pour notre bien ?

Enfin, Jean-Marie Godard pointe la multiplication des services qui ne s’accompagnent pas toujours de recrutements adéquats et ainsi, certains policiers se retrouvent, à certains moments, à devoir jouer les bouches trous. Ainsi, il montre à quel point avec l’opération Sentinelle, les violences de plus en plus fréquentes lors des manifestations, nos forces de l’ordre ne savent plus où donner de la tête et doivent parfois être sur le terrain sans avoir, au préalable, été formé aux missions auxquelles ils vont être confrontés….

Néanmoins, j’ai apprécié le fait que l’auteur mette en lumière des forces de l’ordre qui sont certes désabusés mais qui, pour la plupart, aiment leur métier et croient dans la mission qui leur est confié. Les conditions difficiles entament le moral mais pas leur détermination et il est très rassurant de savoir que nos « flics » font cela, pour la plupart, avec conviction et envie. J’ai également beaucoup appris lors de cette lecture car l’auteur fait preuve de pédagogie en nous expliquant l’organisation de services, les différentes «compagnies » qui existent (BAC, CRS, BRI….) et nous emmenant dans les coulisses des commissariats.

Pour conclure, ce recueil de témoignages permet de mettre en lumière les difficultés que connait notre police mais en mettant l’humain au cœur du livre, il est aussi une preuve que nos forces de l’ordre font leur métier par conviction. Ce n’est pas un coup de cœur mais un récit à découvrir pour mieux comprendre l’état d’esprit de « nos flics » qui sont soumis à une pression permanente.

 

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Femme de robe de Michèle Dassas

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Biographie romancée – Livre sorti le 15 mars 2018

Marivole Editions – Collection parcours de femme

Service presse

 

Je remercie les éditions Marivole pour leur confiance et pour m’avoir confié ce roman en service presse.

Résumé : Le portrait d’une femme d’exception

« Robe sur robe ne vaut », voilà comment un grand nombre de ses confrères avocats accueillirent la prestation de la première femme à avoir plaidé. Les railleries, le mépris traduisaient l’angoisse des hommes de voir des représentantes du sexe dit faible, accéder à des fonctions qui leur étaient jusqu’alors exclusivement réservées.

Combien avait-elle dû se battre, Jeanne Chauvin, avant de pouvoir enfin prêter serment, trois ans après avoir essuyé un humiliant refus, alors qu’elle était pourtant munie de tous les diplômes nécessaires ! Femme de robe retrace le parcours de cette femme remarquable, ses combats, son humanité, ses espoirs. Aux côtés d’une mère d’exception et d’un frère, aussi déterminé qu’elle, qui fut député de Seine-et-Marne, et secrétaire du Grand Orient, Jeanne laisse le souvenir d’une femme digne, résolue, charismatique, une pionnière éprise d’équité. Mais Femme de robe est aussi un roman qui, au-delà des faits historiques, ressuscite une Jeanne plus intime, avec ses passions et sa sensibilité toute féminine.

 

Mon avis : Lorsque j’ai découvert cette biographie romancée, j’y ai tout de suite porté un intérêt pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’ai fait un peu de droit dans le cadre de mes études et j’ignorais tout de la manière dont les femmes sont arrivées à pouvoir exercer cette profession. En l’occurrence, ce roman allait combler cette lacune. Ensuite, il faut admettre que l’égalité homme/femme est un thème très actuel donc cette histoire trouve tout à fait sa place dans ce contexte. Enfin, je dois avouer que je suis un peu féministe dans l’âme car j’ai pendant longtemps voulu, moi aussi, travailler dans un milieu très masculin et je me suis heurtée à de nombreux préjugés et des fins de non-recevoir. Ainsi, j’étais plus que curieuse de suivre le combat de cette femme pour permettre, notamment, aux femmes d’accéder à la profession d’avocat.

Le roman commence au moment où Jeanne Chauvin va soutenir sa thèse en 1892. C’est un évènement sans précédent et la séance va même être reportée tellement sa première soutenance est le théâtre d’une pagaille sans nom. Malgré tout, elle réussit cet examen haut la main et elle devient doctoresse à l’unanimité ! Suite à cela, elle devient enseignante mais ne peut espérer mieux car de nombreuses professions sont encore inaccessibles pour les femmes. Lorsque sa demande d’inscription au barreau de Paris est rejetée, Jeanne se donne pour mission de trouver des soutiens qui lui permettront de faire passer une loi permettant l’accès au barreau aux femmes. Avec l’aide de son frère Emile, devenu député, Jeanne va convaincre du bien-fondé de sa requête et le Parlement finira par adopter cette loi le 13 novembre 1900. Jeanne ne sera pas la première à prêter serment mais c’est elle qui reste dans les mémoires car c’est elle qui a porté cette lutte sans jamais baisser les bras. Au fil du temps, elle va aussi se battre pour l’obtention du droit de vote pour les femmes, qui n’arrivera qu’en 1946, et pour l’amélioration de la condition féminine.

Cette biographie romancée va donc suivre Jeanne Chauvin dans toutes les étapes de sa vie professionnelle. Elle nous en apprend aussi plus sur sa vie de femme, qui est passée au second plan suite à une grosse déception dans sa jeunesse. Toute sa vie, elle a œuvré pour l’amélioration de la condition féminine et elle n’aura de cesse de combattre les inégalités. Elle était une avant-gardiste mais elle représente un paradoxe : en effet, elle s’est battue pour que les femmes aient de plus en plus de droits, de libertés et pourtant, toute sa vie, elle va rester « une femme du 19ème siècle » dans son apparence. Alors qu’après la 1ère Guerre Mondiale, les robes se raccourcissent, tout comme les cheveux, Jeanne gardera toute sa vie ses longs cheveux remontés en chignon et les longues robes sombres.

Concernant la plume de l’auteure, j’ai apprécié son écriture qui fait revivre Jeanne Chauvin et ses proches au fil des pages. L’écriture est fluide et on sent flotter, au cours de la lecture, le vent du changement qui a accompagné la fin du XIXème et le début du XXème siècle. Les descriptions réalistes permettent de s’immerger dans l’atmosphère de l’époque et de prendre conscience des us et coutumes de cette période.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré cette biographie romancée. Je ne connaissais pas du tout Jeanne Chauvin et je pense qu’elle fait partie des femmes qui ont marqué l’histoire. A la fin, l’auteure n’hésite pas à poser la question de son entrée au Panthéon, où il y a de nombreuses figures marquantes de notre pays. Elle pourrait y prétendre mais ceci est un autre débat. Pour conclure, je recommande vivement cet ouvrage à tous les amateurs de biographie ainsi qu’à tous ceux qui souhaitent découvrir le destin de cette féministe avant l’heure, dont le destin est malheureusement méconnu du grand public.

 

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Retrouvez « Femme de robe » sur le site de Marivole

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ET AU MILIEU COULE UNE RIVIERE de Norman Maclean.

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[AUTOBIOGRAPHIE – 2017 – Littérature Nord-Américaine ]

Editions Rivages

Traduction : Marie-Claire Pasquier

Préface : Robert Redford

 

Réédition  – Broché (173 pages) : 19€00

  • – Numérique : 12€99

Version poche sous le titre  » La rivière du sixième jour »

 

 

 

 

Le résumé :
« Et au milieu coule une rivière « est plus qu’un roman autobiographique, c’est un récit imprégné d’une lumineuse nostalgie, un livre qui défend une philosophie inspirante. Norman Maclean y raconte son enfance dans les Rocheuses, au sein de paysages magnifiques dont chaque relief influence en profondeur ceux qui y vivent. Comme dans les romans de Pete Fromm, la pêche n’est pas qu’un simple loisir, c’est un art de vivre, une discipline, une chanson de geste qui apprend tout et qui poursuivra Norman dans toutes les étapes importantes de son existence. Préface de Robert Redford, metteur en scène du célèbre film inspiré du récit de Maclean.

 


 

 

Mon avis :

 

Une nouvelle lecture émouvante que je dois de nouveau au groupe Picabo River Book Club spécialement dédié à la littérature Nord-Américaine.

 

Je suis sortie de mes sentier battus pour mon plus grand plaisir. En effet le genre autobiographique est de très loin un de mes favoris. Délaissé depuis le lycée, je n’en ai plus lu depuis.

 

C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai débuté cette lecture. Petit temps d’adaptation, assez rapide toutefois. Me voici plongée dans un décor surréaliste où la nature à tous les pouvoirs. Une nature dure, verdoyante, apaisante. Début du XXe siècle, non loin des rocheuses, une famille presbytérienne voit leur vie s’écoulée aux fils des rituels : la pêche et les prières et prêches. Norman Maclean relate son enfance à l’âge adulte. Ses virées avec son frère, leurs caractères, leurs espoirs, leurs avenirs, leurs désaccords. Le récit est tellement prenant que j’ai vite oublié ce côté présomptueux de l’autobiographie. Il y est relaté les problèmes de la société, l’alcool, les mœurs. « Et au milieu coule une rivière », tel le symbole d’unification, de renouveau et de sérénité. Source de recueil, de retrouvaille, de lâcher prise. Rivière : berceau d’abondance, de pureté, de vie. Elle est à l’image de cette famille tumultueuse : colérique, calme, accueillante.

 

Tandis que les mirages de chaleur dansaient et s’entremêlaient sous mes yeux, je voyais des motifs empruntés à ma propre existence s’unir entre eux. C’est là, en attendant mon frère, que j’ai commencé à me raconter cette histoire. Pourtant, à l’époque, j’ignorais encore que les histoires vécues ressemblent plus souvent à des rivières qu’à des livres. Je savais une chose, c’est qu’une histoire avait commencé, il était une fois, dans la rumeur de l’eau. Et je pressentais qu’en continuant à avancer j’allais rencontrer quelque chose qui résisterait à l’érosion, créant ainsi un coude, des cercles concentriques, des alluvions, et le calme enfin.

 

Un ballet de mots à l’unisson, au son de cette rivière domptée par ces frères et ce père. Un ballet émouvant à l’image de cette ligne d’eau et de ces furtives mouches. Une harmonie parfaite frappée par une tragédie.
Captivée et éblouie sont les seuls mots qui me viennent à l’esprit pour décrire « et au milieu coule une rivière ».

 

 

Bien sûr, à mon âge, je ne vaux plus grand chose comme pêcheur, et bien sûr, le plus souvent, je pêche seul dans les grandes rivières, malgré mes mais qui trouvent que ce n’est guère raisonnable. Souvent, comme beaucoup de pêcheurs à la mouche de l’ouest du Montana, où les jours d’été sont d’une longueur presque boréale, j’attends la fraîcheur du soir pour commencer à pêcher. Alors, dans le demi-jour boréal du canyon, tout ce qui existe au monde s’estompe, et il n’y a plus que mon âme, mes souvenirs, les voix mêlées de la Blackfoot River, le rythme à quatre temps et l’espoir de voir un poisson venir à la surface.
A la fin, toutes choses viennent se fondre en une seule, et au milieu coule une rivière. La rivière a creusé son lit au moment du grand déluge, elle recouvre les rochers d’un élan surgi de l’origine des temps. Sur certains des rochers, il y a la trace laissée par les gouttes d’une pluie immémoriale. Sous les rochers, il y a les paroles, parfois les paroles sont l’émanation des rochers eux-mêmes.
Je suis hanté par les eaux.

 

 

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Vers le site des éditions Rivages, pour tout savoir !

 

 

Sorties de secours de Caroline Langlade

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Témoignage – Paru le 2 novembre 2017

Editions Robert Laffont

Service Presse

 

Je remercie les éditions Robert Laffont, via la plateforme NetGalley, qui m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : « Elle aurait pu garder son chagrin pour elle et chercher une sortie en solitaire. Elle a choisi un autre destin. Porter à la fois le souvenir des morts et la parole des vivants. Se battre, pour la dignité. » François Hollande.

Le 13 novembre 2015, au Bataclan, Caroline Langlade est l’une des quarante personnes qui vont se retrouver otages des terroristes dans une loge de sept mètres carrés pendant plus de trois heures d’une attente effroyable. Elle en sort vivante, mais « bien amochée », comme elle dit pudiquement. Un mois plus tard, avec d’autres rescapés, elle fonde l’association Life for Paris, qui va regrouper plus de sept cents victimes du 13 Novembre. Parce que « aider les autres, c’est s’aider soi-même ». Et il y a tant à faire pour guérir les blessures visibles ou invisibles de cette nuit en enfer… Sur le parcours de prise en charge, la reconnaissance des droits, les devoirs de l’État envers les victimes d’hier et, potentiellement, celles de demain.

Comment réapprendre à vivre quand on a ainsi fait face à la mort ? Du sidérant huis clos pendant l’attaque au combat quotidien que mène cette jeune femme hors norme, depuis, voici un témoignage d’une rare intensité. Cash, rock et généreux, il est aussi une magnifique histoire de solidarité. De celles, fragiles mais portées par un cœur énorme, qui redonnent foi en l’humanité.

 

Mon avis : Ce récit, paru en novembre dernier, est un témoignage fort de ce qu’ont vécu des centaines de personnes dans la soirée du 13 novembre 2015. Caroline Langlade était au Bataclan. Elle devait être dans la fosse mais est finalement montée au balcon…. Comme quoi, la vie tient à peu de choses. En effet, quand l’attaque a commencé, elle a pu, avec 40 autres personnes, s’enfermer dans une loge et ils en sont tous sortis vivants…. Enfin vivants, si on peut dire. Après la lecture de ce témoignage, je ne regarde plus du tout les survivants de ce soir-là du même œil. Ils ont vécu l’enfer pendant près de 3h, ils ont assisté à de véritables scènes de guerre et on leur a même reproché d’être vivants !! Caroline Langlade explique donc les démarches compliquées pour les survivants, de la difficulté à obtenir le statut de victimes pour les vivants, pour les familles, ou même les difficultés pour les forces de l’ordre à faire face à cette situation et à l’après.

Ce témoignage, l’auteure l’a écrit avec son cœur et ça se sent. Plusieurs fois, j’ai senti les larmes couler. Ce soir-là, comme beaucoup de Français, j’étais devant ma télé à angoisser devant la tragédie qui se tenait devant nos yeux. Et pourtant, quand on lit le témoignage de survivants, on se rend compte que ce que nous avons ressenti n’est rien à côté de ce qu’ils ont vécu.

Ce que j’ai particulièrement trouvé intéressant, c’est toute la partie sur l’après. Comment l’administration peut-elle penser qu’un survivant d’une telle attaque est en bonne santé ?? Au-delà des blessures physiques et psychologiques liées à l’attentat, il semble évident que nombre de survivants souffrent désormais de nombreux maux car comme l’a dit Caroline Langlade,  ce soir-là, ils ont tous vieillis de plusieurs années ; ils sont « désormais des vieux dans des corps de jeunes ». Le combat de Caroline et Maureen, et tous les autres, pour la reconnaissance du statut de victimes, pour la prise en compte de la douleur des familles et tous les efforts pour essayer d’aller mieux ensemble est tout simplement démentiel et on ne peut qu’être admiratif de tout ce qui a été fait par l’association « Life for Paris ». Au fil des pages, on suit ce long chemin qu’a emprunté l’auteure et on ne peut qu’être abasourdie par la difficulté des démarches à suivre et l’incompréhension, parfois, de ceux qui n’ont pas vécu cette soirée de l’intérieur. J’ai halluciné lorsqu’elle nous explique que des fausses victimes étaient entrées dans l’association. Comment peut-on faire cela ? Pourquoi des personnes ressentent-elles le besoin de mentir dans ces moments si terribles ? Personnellement, je me considère comme chanceuse de ne connaitre aucune victime !! Je ne pense pas que les victimes et leurs proches soient ravis ni de cette étiquette ni d’avoir vécu cette épreuve. Alors pourquoi ajouter encore à leur douleur en mentant ?

Ce témoignage est donc très fort et il mérite d’être lu. La France a clairement connu un avant et un après « 13 novembre ». Pourtant, tout n’est pas fini pour les victimes de ces attentats et ce récit permet de prendre conscience de cela. Le statut de victime est encore à améliorer et leur accompagnement est encore un long parcours du combattant. Je recommande cette lecture à tous les amateurs de témoignages de faits d’actualité. Mais ne prenez pas cette lecture à la légère : ce témoignage est fort en émotion et ne vous laissera sûrement pas de marbre.

« On ne se prépare pas à l’horreur, elle s’impose à vous. Il reste aujourd’hui à composer avec elle dans nos vies ».

 

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La politique est un sport de combat de Gaspard Gantzer

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Témoignage – Sortie le 2 novembre 2017

Editions Fayard

Service presse

 

Je remercie les éditions Fayard, via la plateforme NetGalley, de m’avoir confié ce livre en service presse.

Résumé : « “L’entourage du président”, “un proche du chef de l’État”, “l’Élysée”… Pendant trois ans, c’était moi. Le lecteur des pages politiques des gazettes l’ignorait, mais je me cachais souvent derrière ces formules sibyllines que seuls les journalistes et les politiques savent décoder. »
En avril 2014, Gaspard Gantzer est nommé conseiller en communication de François Hollande. Dans l’ombre, il tente tout pour améliorer son image auprès des médias et des Français. Mais vite, les crises s’enchaînent. Le Mali, la Syrie et, surtout, les attentats les plus sanglants de notre histoire…

En parallèle, les menaces contre le président se  multiplient. La montée du Front national, le retour de Nicolas Sarkozy, les frondeurs, un Premier ministre trop ambitieux, cette nouvelle génération qui pousse, brille. Avec, parmi eux, un ancien camarade de l’ENA, Emmanuel Macron, qui prend de plus en plus de place.

De tout cela, Gaspard Gantzer a pris des notes quotidiennes. Jour après jour, jusqu’au dernier, il raconte, de l’intérieur et au plus près du président, les trahisons, les coups bas et les épreuves. Les chroniques édifiantes d’un quinquennat hors du commun.

 

Mon avis : ce n’est plus un secret pour vous, la politique et l’actualité sont des sujets qui m’intéressent fortement. Quand ce témoignage est sorti, j’ai donc été ravie. Quoi de mieux pour comprendre les coulisses de la présidence de la République que de lire les pensées et le compte-rendu d’un proche de l’ancien Président : son conseiller en communication.

Gaspard Gantzer est né le 8 septembre 1979. Enarque, il était dans la même promotion qu’Emmanuel Macron, qu’il retrouve lors de sa nomination à l’Elysée (n’oublions pas qu’avant d’être Ministre de l’Economie, Emmanuel Macron a été conseiller auprès de François Hollande). Lors de son arrivée au poste de conseiller en communication, il constate que la côte de popularité du Président est au plus bas et il va tout tenter pour l’aider à l’inverser. Il va tenter de changer l’image du Président en utilisant les réseaux sociaux ou en l’incitant à participer à des émissions « populaires ». Malheureusement, les attentats, les guerres en Afrique et au Proche-Orient, la montée du chômage vont réduire à néant ces efforts. Pourtant, loin de se décourager, Gaspard Gantzer va tout faire pour aider le Président, dans la limite de la tâche qu’on lui a donné, et il ne va jamais remettre en cause son engagement pour lui. En effet, ce témoignage met également en lumière à quel point le milieu politique est un « panier de crabes ». Entre l’ascension d’Emmanuel Macron, en qui personne ne croyait quand il a lancé son mouvement, et les manœuvres des frondeurs puis de Manuel Valls pour écarter François Hollande de la course à la présidentielle, on se rend compte que la vie de nos hauts-dirigeants est loin d’être de tout repos. Parfois maladroit, parfois dépassé mais toujours à la recherche de la meilleure solution pour le pays, notre ancien Président est décrit, je pense, au plus près de la réalité. L’auteur n’hésite pas à se remettre en cause, admettant qu’il a parfois fait des faux pas, et j’ai apprécié cela, tout comme le fait qu’il n’hésite pas à donner son avis sur certains évènements. Empreint de  bienveillance, ce témoignage multiplie les anecdotes et rend aussi plus humains ces dirigeants qui nous semblent parfois si loin.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Très détaillé, on sent dedans toute l’admiration de M.Gantzer pour l’ancien Président. Ce livre est parfait pour tous les amateurs de politique et n’est pas réservé aux spécialistes car l’auteur se montre très pédagogue, rendant ainsi la lecture aisée pour tous. Si vous vous voulez savoir ce qui se cache derrière les murs du palais de l’Elysée, foncez !

 

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Vous n’aurez pas ma haine d’Antoine Leiris

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Témoignage – édition poche parue le 4 janvier 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume.

À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer.

C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre.

Ancien chroniqueur culturel à France Info et France Bleu, Antoine Leiris est journaliste. « Vous n’aurez pas ma haine » est son premier livre.

 

Mon avis : En ces jours de souvenirs, je me suis plongée dans un des nombreux témoignages parus suite aux attentats du 13 novembre 2015. Pour moi, citoyenne française ne connaissant personne parmi les victimes, j’ai vécu une soirée et une nuit d’angoisse, choquée par l’horreur de ce qui se passait dans notre belle capitale. Alors essayer d’imaginer ce qu’ont vécu les proches de victimes, c’est tout simplement une sorte d’hommage à leurs courages. Car oui, après avoir perdu une épouse, un compagnon ou un enfant dans ces attaques, il faut beaucoup de courage pour se relever.

                Ici, nous avons le récit d’Antoine Leiris dont l’épouse est morte au Bataclan. On revit à ses côtés l’angoisse de la soirée, quand il apprend ce qui se passe dans la salle de spectacle, l’espoir que son épouse soit toujours là, la difficulté de dire au-revoir à un proche perdu dans de telles circonstances et l’obligation de se reconstruire et de réapprendre à vivre vite pour son fils. A peine trois jours après cette tuerie, il va publier sur Facebook cette lettre ouverte aux terroristes intitulée « vous n’aurez pas ma haine ». Même deux ans après, j’ai eu les larmes aux yeux en relisant cette lettre. Car quelle force de caractère que de ne pas tomber dans la colère et la haine mais porter un message d’espoir et positif !

                Ce témoignage s’étale sur 12 jours : du 13 au 25 novembre et il a été écrit dans les jours qui ont suivi la lettre ouverte. On est donc aux côtés Antoine Leiris dans les jours d’après, ces jours où tout le monde tente de vous aider alors qu’on n’en a pas forcément envie. J’ai été amusée et touchée de voir la chaine de solidarité qui s’est montée à la crèche afin d’aider ce papa dans son quotidien afin de palier, au moins dans les premiers temps, à l’absence de son épouse.

                Il ne faut pas se mentir, ce livre, même s’il fait remonter beaucoup d’émotions chez le lecteur, est un vrai beau témoignage. J’admire ce papa qui a continué d’avancer pour son fils et qui voulait surtout que nous ne tombions pas dans cette haine et cette colère que cherchent à nous faire ressentir ceux qui ont fait ça. Je n’irai pas plus loin dans ma chronique, car je ne veux pas non plus tout vous raconter. Je peux juste vous dire que ce témoignage est poignant mais aussi une ode à la vie. Car il ne faut pas qu’on oublie qu’elle continue.

 

Lettre ouverte adressée par Antoine Leiris :

Vendredi soir vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils, mais vous n’aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir, vous êtes des âmes mortes. Si ce dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a fait à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son cœur.

Alors non je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Vous l’avez bien cherché pourtant mais répondre à la haine par la colère, ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j’aie peur, que je regarde mes concitoyens avec un œil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu. Même joueur joue encore.

Je l’ai vue ce matin. Enfin, après des nuits et des jours d’attente. Elle était aussi belle que lorsqu’elle est partie ce vendredi soir, aussi belle que lorsque j’en suis tombé éperdument amoureux il y a plus de douze ans. Bien sûr je suis dévasté par le chagrin, je vous concède cette petite victoire, mais elle sera de courte durée. Je sais qu’elle nous accompagnera chaque jour et que nous nous retrouverons dans ce paradis des âmes libres auquel vous n’aurez jamais accès.

Nous sommes deux, mon fils et moi, mais nous sommes plus fort que toutes les armées du monde. Je n’ai d’ailleurs pas plus de temps à vous consacrer, je dois rejoindre Melvil qui se réveille de sa sieste. Il a 17 mois à peine, il va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours et toute sa vie ce petit garçon vous fera l’affront d’être heureux et libre. Car non, vous n’aurez pas sa haine non plus.

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Retrouvez « vous n’aurez pas ma haine » sur le site des éditions le Livre de Poche

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Adieu chère angoisse ! de Adeline Grais-Cernea.

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[TEMOIGNAGE – Nouveauté 2017 ]

Editions Payot

Lecture personnelle

 

 


 

Résumé :

Adieu Chère angoisse ! est le récit intime, dans une langue contemporaine et vibrante, d’une traversée – de la naissance d’une crise au retour de la respiration. Voici dix ans d’une cohabitation d’un corps avec l’angoisse. Au fait, c’est quoi, exactement, une crise d’angoisse ? Un petit tracas, une anxiété ? Absolument pas, au menu : palpitations, bouffées de chaleur, transpiration excessive et surtout : sensation d’une fin certaine. L’auteur a tout essayé pour la vaincre (acupuncture, sophrologie, relaxation, psychiatrie, etc.) et nous livre son expérience et ses propres méthodes.

 


 

Mon avis :

Je ne suis absolument pas adepte de ce genre de lecture. C’est une lecture à dix milles lieu de mes habitudes. Ce livre s’est retrouvé entre mes mains suite à un concours. Je me devais de le lire tout de même.

La couverture ne laisse rien paraître. Un titre accrocheur et un synopsis super entrainant. C’est donc sans à priori que je me suis lancée. Voici ce que j’en retiens.

Ce livre s’oriente donc vers un témoignage. Le récit est ponctué par des bribes de vécus, et de remise en questions. Il s’inscrit dans un espace temporel vaste, puisqu’il se déroule entre présent et passé de la narratrice. Par ailleurs Adeline Grais-Cernea a l’intelligence de ne pas personnaliser sa narratrice (même si on sait parfaitement qu’elle parle de sa vie) et pour le coup on s’identifie très vite et facilement. L’auteur ne rentre pas dans le morbide, au contraire elle joue avec l’humour afin de relativiser. Une plume joyeuse qui avec honnêteté, relate un état du corps et d’esprit très courant et trop souvent banalisé comme sait très bien le décrire Adeline Grais-Cernea. L’auteur ne donne pas de solutions propres à cet état. Elle glisse toutefois des suggestions mais je pense qu’elle insiste vraiment sur le fait que souvent les réponses sont enfouies en nous même. C’est un travail très intime et personnel même si elle ne rejette absolument pas l’aide extérieure !

Le style du récit est vraiment saisissant car elle personnalise cette angoisse. Elle en fait une entité à part entière avec tout ce qui caractérise l’être humain. C’est très déroutant au début puis on comprend assez rapidement pourquoi l’auteur agit de cette manière. L’humour est très agréable sans tomber dans l’incongrue ou l’exagération.

Ce témoignage narre un véritable combat où beaucoup de personnes se reconnaitront. Il n’apporte pas vraiment de solution au sujet, donc il ne faut pas s’attendre à y trouver des solutions comme ceux qu’on pourrait rencontrer dans les livres de développement personnel. Il agit plutôt tel qu’une thérapie de groupe où l’on peut échanger ses doutes, ses craintes et ses angoisses.

« Adieu chère angoisse » est très intéressant par le sujet évoqué mais également par le style emprunté.

 

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Vers le site des éditions Payot !