HONORE ET MOI de Titiou Lecoq.

[ BIOGRAPHIE – Nouveauté 2019]
Éditions de L’ICONOCLASTE
304 pages
Sélection du jury de février
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Le résumé :
‘Parce qu’il était fauché, parce qu’il a couru après l’amour et l’argent, parce qu’il finissait toujours par craquer et s’acheter le beau manteau de ses rêves, parce qu’il refusait d’accepter que certains aient une vie facile et pas lui, parce que, avec La Comédie humaine, il a parlé de nous, j’aime passionnément Balzac.’
Tout le monde connaît Balzac, mais bien souvent son nom reste associé aux bancs de l’école. Avec la drôlerie qu’on lui connaît, Titiou Lecoq décape le personnage. Elle en fait un homme d’aujourd’hui, obsédé par l’argent, le succès, l’amour, dans un monde où le paraître l’emporte sur le reste. Sous sa plume, ce géant de la littérature devient plus vivant que jamais.
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Balzac grand nom de la littérature classique. Grand nom d’un temps révolu. Certains d’entre vous l’ont lu et dévoré, d’autres l’ont ignoré, d’autres l’ont dénigré, d’autre non rien compris. Balzac est un condenseur d’avis allégoriques ou négatifs.

 

Mais connais-tu ce Balzac ? Tu as peux être lu tout un tas de biographies, ou carrément pas ? En même temps il faut vouloir le connaître. Pour ma part Balzac est un nom qui me fait peur. D’une part, il me renvoi à mes années collège et lycée, où j’ai peut être lu un extrait de ses œuvres pour études et compagnies. Et si cela s’avère juste, je n’ai absolument aucun souvenir. Non pas par ce que, ce que j’ai certainement lu était mauvais, mais plutôt par ce que j’étais l’élève assise au fond de la classe et qui ne pipait à aucune explication que le vaillant professeur essayait de nous inculquer. Et d’autre part, Balzac est pour moi synonyme de vieillerie surannée qui parle d’un monde que je n’ai pas connu et qui ne m’intéresse pas plus que ça.

 

Mais cela, c’était avant que j’ouvre la dernière biographie de Titiou Lecoq, féministe et essayiste, et accro à Balzac en l’occurrence.

 

Titiou Lecoq n’est pas tombée dans la marmite balzacienne dès son plus jeune âge, enfin, dès le moment où elle découvre les œuvres de ce cher Balzac, l’alchimie opérée ne trépasse pas. Dans un moment de faiblesse, elle part à la découverte du musée de Balzac à Paris et là c’est la révélation divine. Coup de foudre et maniaquerie la propulsent dans le monde gargantuesque de ce cher Honoré.

 

Me voici donc en possession de cette biographie tonitruante que je n’aurais, au grand jamais, ouvert si ma candidature au prix n’avait pas été retenue.

 

Découvrir Balzac, c’est entreprendre une grande traversée du désert, avec comme seul compagnon la solitude et les rêves. Balzac le maudit, Balzac le génie, deux entités réunis dans un corps qui suscite les moqueries. Balzac est un homme né avec une ambition démesurée.
A l’appui des différents témoignages et de sa correspondance personnelle, Titiou Lecoq dépeint l’homme extravagant qu’il fût. Un homme fougueux qui ne mesure son talent qu’à l’argent qu’il dépense. Un homme acharné et travailleur qui tente par tout les moyens de devenir un Homme dont on se souviendra. Un homme peu malin mais qui vit à fond, avec la passion du condamné, sans se soucier des conséquences. Un homme exubérant. Un homme qui vit à mille à l’heure. Un homme qui se cherche dans l’amour et qui contre tout attente écrit ses aspirations dans ses romans tout en décrivant la société hypocrite dans lequel il évolue.

 

Titiou Lecoq de sa plume taquine et malicieuse tire le portrait d’un homme fabuleux avec tous les travers et les défauts en sa possession. Je ne peux pas dire qu’elle le valorise et pourtant je me suis attachée à lui. Ses états d’âmes et sa manière de vivre, un peu je m’en foutiste, font de lui un homme accessible et un homme passionnant.

 

Titiou Lecoq m’a ouvert les yeux sur un homme qui n’a rien d’un Dieu. Un homme simple embrigadé dans les mauvais tours que la vie lui a joué.

 

Maintenant que je connais l’homme public, j’ai envie de découvrir l’homme écrivain qu’il était. Titiou Lecoq a fait un travail formidable et pour me faire changer d’avis je ne peux dire que Merci !

 

∞EXTRAIT∞
Ce n’est pas faire insulte à sa mémoire de raconter ses déboires financiers, comme ce n’est pas faire insulte à la littérature de rapporter sa soif d’argent. C’est au contraire comprendre pourquoi son œuvre est toujours voire de plus en plus actuelle. C’est apprendre sur nous et notre société. Balzac a su évoquer la terrible frustration que produisent le manque d’argent, l’envie que l’on peut éprouver devant la vie des riches et quel compromis moral on est prêt à faire pour y goûter. Comment vivre dans un système où l’argent semble être la condition nécessaire au bonheur ? Balzac fut un génie et un loser magnifique, il aurait pu nous enseigner une manière balzacienne de mener nos vies en nous émancipant. Et pour une société comme la nôtre, obsédée par l’idée de réussite totale, c’est un flamboyant contre-exemple.
 
Une chronique de #Esméralda
 

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… le site des éditions L’Iconoclaste.

… la présentation du document par Titiou Lecoq.

LE ROMAN DES GOSCINNY de Catel.

LA NAISSANCE D’UN GAULOIS
[ BIOGRAPHIE GRAPHIQUE – Nouveauté 2019 ]
Avec la participation d’Anne Goscinny
Éditions GRASSET
344 pages
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Le résumé :
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié.
Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l’appui et l’amitié d’Anne Goscinny, à ce « Roman des Goscinny » – un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au cœur d’une famille juive, exilée de Pologne et d’Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L’enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l’écriture.
Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l’histoire, entre l’Amérique et l’Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le « paresseux contrarié », une partie de la famille meurt dans les camps d’extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d’Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud.
C’est aux portes du « célèbre village gaulois » que s’arrête le premier tome du « Roman des Goscinny » : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de « René » ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie – donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
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En règle général, je ne suis pas une grande fan des biographies et lorsque j’en lis il est toujours difficile de mettre mes mots sur l’ensemble du livre. En ouvrant le dernier album de Catel, j’étais de me douter que j’allais tout simplement adorer.

 

Cette biographie graphique est tout simplement fabuleuse. Le format et la manière dont Catel s’empare de la vie de cet homme quasi mystique est tout aussi humble qu’accaparant. Quand je lisais les bandes dessinées, il y a quelques années en arrière, je ne me suis jamais intéressée à leurs auteurs. Et pour tout vous dire je pensais que R. Goscinny était le dessinateur ( oui c’est bon j’entends vous ohhhhhhh !) en même temps cela aurait pu être le cas. Très jeune René Goscinny dessine. Il est fasciné par les Walt Disney dans un premier temps et ensuite se tourne vers la caricature. Mais son talent ne convainc personne. En parallèle le jeune Goscinny s’adonne à une autre passion faire rire le monde. Il adore manier les mots et interloquer son public et surtout le voir rire aux éclats. C’est tout naturellement qu’il se dirige vers des études de Lettres et devient bien des années plus tard scénariste. Métier grandement boudé à l’époque par les éditeurs et qui rechigne à le valoriser.

 

Catel convaincue par Anne Goscinny, fille de R. Goscinny, rend un hommage vibrant à l’homme. Grâce aux archives familiales (interview, croquis, photos…) et aux souvenirs d’Anne, Catel retrace les grands moments de sa vie. Les meilleurs tout comme les plus désastreux, ces moments capitaux qui ont fait l’homme qu’il est devenu : généreux, souriant, éclatant, courageux, fantastique, un pur génie.

 

Le format d’album limite finalement le développement de certains états de faits, mais rien de m’empêche de partir à la pêche aux infos ailleurs.

 

J’ai été charmée par la manière dont Catel s’approprie le destin de cet homme hors du commun. Quelques traits d’humour fleurissent ici et là. Les dessins sont à la fois tendres et bouleversants.

 

J’ai passé un super moment de lecture. La biographie graphique est un moyen génial d’apprendre sans le côté « lourd » que l’on retrouve dans la biographie traditionnelle !

 

Parfois, j’applique au texte, au film ou au spectacle un filtre qui le contient, lui, tout entier.
Heureuse alors de cette complicité imaginaire mais partagée, je commence un autre livre.
Celui-ci par exemple, et c’est avec lui, je le sais, que je tournerai les pages de cette biographie graphique.
J’ai tout lu de mon père, mais jamais je n’avais lu mon père. Pour la première fois, l’auteur va s’effacer devant le personnage qu’il est devenu.
Grâce au travail de Catel, j’ai réussi à réconcilier mon père et René Goscinny, un constat qui réjouira le psychanalyste inspiré qui m’aide à retrouver l’homme intime derrière l’auteur.
Sous le pinceau élégant et juste de Catel, je l’ai vu babiller, jouer, sourire, dessiner, écrire, espérer. c’est bien sa voix, là. Et c’est son rire aussi.
Qui a jamais eu la chance de voir ainsi naître son propre père ?
Anne Goscinny
 
Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Grasset.

… l’univers de Catel !

LULU, FILLE DE MARIN de Alissa Wenz.

[ TÉMOIGNAGE – Nouveauté 2019]
Ateliers HENRY DOUGIER – Collection Une Vie, Une Voix.
107 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
La vie d’une Bretonne, à la fois ordinaire et extraordinaire
 » Papa partait à Terre-Neuve au mois de mars. Il revenait vers le mois de septembre, parfois octobre. Quand je voyais son coffre, à l’entrée de ma chambre, ah ça sentait pas bon, ça voulait dire qu’il allait partir. Ma sœur Simone lui avait dit une fois : « J’veux pas que tu partes. » Mais il avait dit : « Ben faut bien que je parte, faut bien que j’aille gagner notre pain. » « Oh mais on mangera des craquelins », qu’elle lui avait dit… « 
Alissa Wenz retrace l’histoire de sa grand-mère Lucienne, fille de marin et femme d’aviateur, née en 1928 à Plouër-sur-Rance, entre Dinan et Saint-Malo. À travers les souvenirs de celle que l’on surnomme  » Lulu « , elle nous plonge dans la vie d’un village de Bretagne au 20e siècle. La trajectoire de Lulu se fait le miroir des préoccupations rurales des années 1930, de la vie des femmes et filles de Terre-Neuvas, des inquiétudes de la Seconde Guerre mondiale en zone occupée, de l’après-guerre et de ses difficultés économiques.
Le récit nous invite à suivre un parcours profondément ancré dans son époque, cette époque qui destinait les jeunes filles à devenir des épouses et des mères. Un parcours modeste, mais emblématique d’une génération de femmes. Un parcours ordinaire et extraordinaire à la fois.
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Lulu est une arrière grand-mère curieuse et heureuse, une grand-mère attentive et douce,  une maman épanouie et consciencieuse et une femme qui à travers son époque a connu l’horreur et les grands changements menant à notre société moderne.

 

Lulu a traversé les âges et elle se souvient de ce temps, de cet autre temps, où les femmes attendaient leurs hommes revenir du bout du monde, où les tempêtes les mettaient à genoux, où les comptines s’écoutaient au son du vent. Lulu est née dans une famille de pêcheur. Son papa est un capitaine respecté qui part plus de six mois à Terre-Neuve et revient les cales pleines et avec de quoi nourrir sa famille. A terre, les femmes élèvent seules leurs enfants et dirigent de main de maître leurs bambins et leurs foyers. Les jours et les nuits s’écoulent lentement parmi lesquels la peur de ne jamais revoir leurs hommes les hantent. Lulu grandit. Cette jeune fille malicieuse et curieuse est un condensé de jovialité. Elle a connu la mort de sa grande sœur et les non dits qui s’ensuivent. Sur son vélo, elle pédale, vit et découvre. Elle devient une femme qui aime vivre, qui aime aller aux bals, qui va travailler et qui va aimer. Elle va épouser un aviateur, un homme qu’elle ne connaît pas tant que ça, mais tant pis. Elle devient à son tour mère et épouse qui attend son mari.

 

Lulu est cette femme extraordinaire qui traverse le temps avec conviction, passion et envie. Mère au foyer est une condition qu’elle va apprivoiser mais cela ne l’empêche pas de rêver. De rêver à des paysages exotiques et de voyages. Rêver à autre chose.

 

Alissa Wenz recueille avec tendresse le témoignage de sa grand-mère. Avec douceur et parfois espièglerie, Alissa Wenz nous transmet l’histoire de celles et ceux qui ont façonné le paysage culturel et sociétal d’une France rurale qui s’oublie. Non sans pudeur, Lulu ouvre les vannes de ses souvenirs et de son histoire familiale. Un récit bouleversant et émouvant.

 

Ce témoignage a su profondément me toucher. Un jour où l’autre on a tous eu cette envie de connaître la vie de nos grands-parents. Certains racontent et beaucoup taisent, comme si c’était des histoires inavouables et que les taire empêchent les démons de sortir. Rencontrer Lulu a été comme parler avec mes grand-mères. Il y a ce côté affectif et apaisant et celui ébahi face à ce flots de mots que l’on ingurgite et que l’on savoure.

 

Merci Lulu !

 

1932. La tempête. La nuit. Un village en Bretagne, Plouër-sur-Rance, entre Dinan et Saint-Malo. Une petite maison, au port. Une chambre. Une femme et sa fille pleurent, serrées l’une contre l’autre. La pluie tambourine aux fenêtres, le vent s’époumone, les bourrasques sont terribles. La femme à vingt-neuf ans, sa filles six ans et demi. Elle pleurent , encore et encore, les larmes ne s’arrêtent pas plus que l’eau du ciel. C’est qu’elles pensent à l’absent, le père, le marin, le capitaine, qui part pêcher la morue à Terre-Neuve et s’éloigne six ou sept mois par an. Ce soir, il est en mer, il revient de Bordeaux à Saint-Malo. Par un temps pareil, on sait qu’il risque le pire. La tempête est affolante, un bateau n’y résisterait pas.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… le site des Ateliers Henry Dougier.

19 FEMMES de Samar Yazbek.

LES SYRIENNES RACONTENT
[ TÉMOIGNAGE – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’arabe (Syrie) par Emma Aubin-Boltanski et Nibras Chehayed
Éditions STOCK – Collection LA COSMOPOLITE
300 pages
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Le résumé :
19 femmes est le fruit d’une série d’entretiens que j’ai menés avec des Syriennes dans leurs pays d’asile, ainsi qu’à l’intérieur du territoire syrien. À chacune j’ai demandé de me raconter ‘‘leur’’ révolution et ‘‘leur’’ guerre. Toutes m’ont
décrit le terrible calvaire qu’elles ont vécu.
Je suis hantée par le devoir de constituer une mémoire des événements qui contrerait le récit qui s’emploie à justifier les crimes commis, une mémoire qui, s’appuyant sur des faits incontestables, apporterait la preuve de la justesse de notre cause. Ce livre est ma façon de résister. »
SAMAR YAZBEK
Avec ce document unique, capital, sur le rôle des femmes dans la révolution, Samar Yazbek rend leur voix aux Syriennes, la voix de la résistance, la voix de l’espoir.
Postface de Catherine Coquio
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Samar Yazbek a parcouru le monde pour interroger des femmes syriennes. Ces femmes qui au delà de leurs vies ont combattu dans leurs villes, dans leurs quartiers et dans leurs rues pour une liberté de droits et pour un pays juste. Samar Yazbek, témoin de ces cris et de ces pleurs et de l’absence de quelconques considérations, prend la mesure que ces témoignages peuvent porter à la face du monde. Celui qui se cache dans l’indifférence, celui qui se cache derrière une non considération, celui qui bafoue la vie humaine. Parmi tous ces témoignages, Samar Yazbek en a choisi 19.

 

19 femmes pour 19 vies, 19 voix, 19 paroles, 19 enfers, 19 espoirs et des milliers de morts.

 

Témoignages poignants et nécessaires, ces 19 portraits, ces 19 guerres, ces 19 révolutions ouvrent les portes d’un monde inconnu. Il est impensable de croire qu’encore ce genre de guerre soit en cours. Alors que la Syrie est à nouveau sur le devant de la scène alors que la Turquie décide impunément de réduire une communauté qui a joué un rôle essentiel dans le combat contre l’islamisme radical qui a pris le contrôle après le soulèvement de la population. Sans rentrer dans la complexité de cette guerre, ces 19 voix m’ont ouvert les yeux sur l’envergure de cette guerre. Je ne suis pas une adepte des journaux télévisés pour la simple et bonne raison que les informations sont contrôlées et ne disent que des demi-vérités et beaucoup de mensonges.

 

Ces 19 femmes parlent sans filtres de ce qu’elles ont vécu, de leurs espoirs et de leur engagements. L’amour pour leur pays est souvent frappant au milieu de ces bombes, de ces morts et des cris. Affamées et terrorisées, à leurs petites échelles, elles ont contribué auprès des plus démunis.

 

J’ai détesté aimé ce document. J’ai détesté me sentir impuissante. Impuissante et si triste. Si triste et démunie face à ce déferlement d’horreur, de sang et si inhumaine d’être là, confortablement installée.

 

Pourquoi tant d’horreur ? Pourquoi tuer, torturer tant d’hommes et de femmes alors qu’ils demandaient davantage de liberté et de droits ?

 

Ce document est au delà d’être nécessaire, ouvre les portent sur un pays, un monde, des hommes et des femmes, des enfants, des tribus …. bafoués et anéantis.

 

La vérité à du bon même si elle doit être insoutenable !

 

Pendant le siège, les bombardements ont changé de nature. Les bombes provoquaient des ondes de choc comme un tremblement de terre. Le sol vibrait autour de nous, même lorsque nous étions éloignés du point d’impact. Dans les bombes-barils qu’ils larguaient sur nous, ils ont ajouté du chlore. Le nombre des blessés a augmenté. Lorsque je respirais les émanations de chlore, mes yeux se mettaient à pleurer et à rougir, ma peau également. Après chaque bombardement, je me grattais pendant plusieurs jours. Au début, la prise d’oxygène permettait de se rétablir, mais nous n’en avons plus eu ensuite. Quant à la nourriture, elle a disparu. Il restait un peu de boulgour et de lentilles, mais nous n’avions plus de gaz ni de mazout pour le cuisiner. Les gens brûlaient leurs habits pour cuire du boulgour.
Zayn, 20 ans – Alep.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions STOCK.

RDA mon amour : Autant en emporte le mur de Jean Emelina.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]

LIBRINOVA

243 pages

Ma note : 4/5

Lu dans le cadre du rdv #MonMarathonIndé de juin

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Le résumé :
Michel Lombard, vieil universitaire niçois cabossé, retrouve dans un tiroir, 37 ans après, une photo prise à Iéna, en RDA, en 1981, au cours d’une de ses missions d’enseignement. Remonte alors, violent, amusé, amer et éblouissant le souvenir de ses pittoresques voyages de l’autre côté du rideau de fer, au temps de la guerre froide. Il est tombé à la fois sous le charme inattendu d’un pays rébarbatif, de ses étudiants enthousiastes et des beaux yeux noirs de Mélodie. Petit flirt d’été ? En fait, amour fou de haut péril, plein de ravissements, de mélancolies et d’orages, qui lui rappelle son premier amour de seize ans. Et cet amour, nourri de chimérique, persistera dans l’attente et le rêve, malgré les obstacles et les absences, jusqu’à la chute du Mur et au-delà. Il sera sauvé par l’écriture. Double expérience amoureuse et politique, intense et vibrante, vécue à cinquante ans avec un coeur de seize ans, confrontée à l’usure des coeurs, du Temps et de l’Histoire.

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Voici un récit romanesque d’un autre temps. Frontière flou entre réel et fiction, Jean Emelina narre une histoire où les cœurs sont foudroyés sur place et ébahis ou consternés par ce monde qui n’est plus.

 

Michel Lombard se souvient de ce temps où les révolutions se gagnaient à coup de pavés et où l’avenir s’effilochait à coup de pioches. Un mur que je n’ai pas connu, à quatre ans comment se rappeler, symbole d’une guerre froide qui se réglait à coup d’intimidation. Michel Lombard est tombé dans la soupe « RDA » en 1981. Une proposition d’échange, une hésitation et les mots qu’il faut pour sauter le pas. Un parcours du combattant, un avion, une gare désuète et épique, un train et l’Iéna. Paysage bucolique, marché d’un autre temps régi par le prolétariat. Michel Lombard pose un regard intéressant sur cette RDA et nous décrit tout ce qui l’a captivé. Et puis il y a cette Mélodie, une madone. Une aura subjuguante, éblouissante et captivante. Michel Lombard en devient raide dingue. Mais rien n’est simple en RDA et tombée amoureux de son étudiante n’est vraiment pas recommandée. Mélodie devient alors le centre d’intérêt des folies d’un homme aimanté par cette prestance. Les années défilent et le mur est abattu, peut-être le moment est enfin venu de vivre cette histoire comme il se doit ?

 

Jean Emelina m’a plongée dans une histoire passionnante entraînée par une plume sensationnelle et nerveuse qui avec honnêteté, humour, désarroi et volupté retrace la petite histoire dans la grande Histoire. Un récit romanesque charmant où les petits détails politiques et sociétaux font de cette Histoire une fenêtre ouverte sur cette RDA. La partie politique est judicieuse et surtout accessible à tout le monde. J’ai pu approfondir quelques notions par des recherches sur internet. J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Une plume entrainante et un sujet captivant, il ne m’en fallait pas davantage pour succomber.

 

#Esméralda

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…Le site de Librinova

 

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FLIC SANS FRONTIÈRES de Philippe Muratet.

 
[ TÉMOIGNAGE – 2018]
Éditions LE LYS BLEU
140 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Découvrez le récit authentique de 8 années d’un policier-coopérant à l’étranger.
Après 24 ans de police judiciaire en France, l’auteur a voulu donner un nouveau sens à son métier et est parti exercer à Madagascar puis au Sénégal.
Au travers de nombreuses anecdotes, il nous fait découvrir l’expérience de ce travail de policier peu ordinaire au sein de deux polices et de deux pays francophones.
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FLIC SANS FRONTIÈRES est un témoignage percutant et un constat sans ambages d’une profession souvent méconnue, mal jugée et critiquée. Philippe Muratet nous convie au cœur de 8 années qui ont énormément compté pour lui.

 

Outre le fait de découvrir un homme qui aime passionnément son métier, ce voyage en terre qui me sont inconnues a été un pur ravissement.

 

Direction l’île de Madagascar, ancienne colonie française, pour un dépaysement total. L’auteur décrit ses nouvelles fonctions de policier-coopérant qui consistent à prendre en charge, surveiller ou diriger les affaires concernant les ressortissants français victimes ou délinquants tout en maintenant et échangeant les données avec l’ambassade de France. Philippe Muratet s’épanouit dans le cadre de ses nouvelles fonctions et ose également dispenser des formations auprès des policiers autochtones auprès desquels il réalise que les moyens sont bien maigres que ce soient dans la capitale ou dans les provinces reculées. Philippe Muratet ne déroge à aucun prérogative. Pendant ses temps libres, il part en vadrouille découvrir la culture, l’artisanat et les paysages magnifiques. Les descriptions ne sont pas avares et permet de les visualiser et pour les plus curieux d’entre vous, une recherche internet finira de vous combler. Il rencontre de nombreuses personnes dont il nouera avec certaines de belles amitiés. Après trois années de bons et loyaux services, il est alors affecté au Sénégal.

 

Direction Dakar et sa vie trépidante. Également ancienne colonie française, Dakar est une ville foisonnante de surprises architecturales et culturelles. Ses nouvelles fonctions différent de ses anciennes, et l’attente avec ses collègues sénégalais n’est pas toujours au beau fixe. Il nous fait découvrir un autre pays aux nombreuses facettes.

 

Cette immersion dans ses deux pays si différents est décrite avec  honnêteté et sans jugement. L’auteur n’hésite pas à établir certains constats tout en suggérant des éléments de réponses. Les ambiances culturelles, les paysages et les habitants qui font souvent preuve de modestie sont un bel hommage à la diversité et à l’acceptation.

 

#Esméralda

Je remercie Philippe Muratet pour sa confiance et sa patience.

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… le site des éditions Le Lys Bleu.

… la page Facebook de Philippe Muratet.

Cinquante nuances de bleu de Camille Lacourt

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Autobiographie – livre sorti le 28 février 2019

Editions Michel Lafon

Service presse

Ma note : 4/5

 

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Michel Lafon et Babelio pour m’avoir permis de découvrir cette autobiographie grâce à l’opération Masse Critique.

Résumé :  » Je n’ai jamais parlé de cette étrange déception à personne. La mélancolie du vainqueur. Un phénomène de descente, de décompression, peut-être, comme lorsque tu remontes trop vite des profondeurs. « 

Des efforts surhumains, des compétitions à suspense, du cérémonial, de la déconne et de la grandeur : ce livre nous entraîne dans les coulisses du sport de haut niveau. Mais il y a aussi l’argent, les sponsors, la jeunesse, les filles, la femme… et la gloire. Avec une liberté totale, Camille Lacourt raconte cette incroyable épopée mais également ses côtés sombres : rivalités, coups bas et amour impossible. Un regard lucide et sans concession sur une incroyable aventure intime et collective.

 

Mon avis : Adepte des biographies de sportifs, j’étais entre appréhension et excitation avant de commencer celle-ci. Camille Lacourt est un champion de natation français, rendu célèbre suite à ses titres de champion d’Europe en 2010 mais également grâce, ou à cause, de sa « belle gueule » et de son mariage avec l’ex miss France Valérie Bègue.

Camille Lacourt a fait le choix de nous parler longuement de son enfance puis de son parcours qui l’a emmené au Cercle des Nageurs de Marseille. On le sent attaché à ses racines et que toutes ses décisions ont toujours été prises en adéquation avec les valeurs que ses parents lui ont inculqué. Il nous décrit longuement ses questionnements, tout le processus de préparation et comment il est devenu une « star » en 2010 après ses titres à Budapest.

Il fait une large place également à l’après, quand il est devenu un personnage médiatique, mais aussi à son début d’histoire avec Valérie Bègue. Mon regret est qu’après l’ascension de 2010, l’aspect sportif est un peu mis de côté au profit du côté people et l’intervalle 2010-2017 est plié en quelques chapitres. Amoureuse de sport, je regrette un peu ce choix même si je peux comprendre le parti-pris.

Le point fort de ce livre est le fait que Camille Lacourt nous ouvre son intimité et nous parle sans tabou de ses (rares) travers (conquêtes féminines, soirées avec les copains un peu arrosées). En effet, tous ses entraineurs sont mis en lumière et il n’hésite pas à mentionner tous ceux qui l’ont marqué dans son parcours. Il en profite également pour « dénoncer » le star-system et les dérives qu’il peut entrainer. J’ai trouvé cela très intéressant mais aussi assez hallucinant !!

Au niveau de l’écriture, c’est un livre qui se lit bien même si j’ai regretté, à certains moments, les familiarités de langage. Néanmoins, on ne peut douter que le sportif se soit longuement impliqué dans cette autobiographie vu le nombre d’anecdotes ou expressions personnelles qui sont disséminées au fil des pages.

En bref, pour tous les amoureux de sport, n’hésitez pas à vous lancer dans la biographie de Camille Lacourt. Vous en saurez plus sur l’ascension de ce champion à qui il n’a manqué qu’une chose, réussir des olympiades pour avoir un palmarès parfait. En revanche, si vous n’aimez pas la natation, ne vous plongez pas dans ce livre car, malgré tout, ce sport est longuement mis en avant. En tout cas, moi, je me suis régalée !

 

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Vous souhaitez vous procurer cette biographie ? Rendez-vous sur le site des Editions Michel Lafon
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