Ma femme…. Ce monstre de Crystal Cossey

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Témoignage – livre sorti le 20 janvier 2018

Evidence Editions

Service presse

 

Je remercie Evidence Editions qui, via la plateforme Simplement Pro, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : Rien ne prédestine ce charmant jeune homme, militaire, à rencontrer celle qui va le détruire durant presque trente ans. Obligé de l’épouser seulement quelques mois après l’avoir rencontré, il endosse une paternité qui n’est pas de son fait. Nous sommes dans les années quatre-vingt. Elle n’aura de cesse de le frapper, l’humilier, le bafouer, salir le nom et la position sociale qu’il lui apporte. Sur fond d’alcoolisme et de sexualité salace et scabreuse avec des amants de passage, des « baltringues », cette femme va tenter de l’entrainer dans cette vie dépravée. Jamais il ne tombera dans ce précipice, au grand désespoir de Hyacinthe. Bien qu’il essaie de parler de ce qu’il vit, des coups, des blessures, dont il gardera à jamais les blessures psychologiques, dès qu’une personne intervient afin de le sortir de cet enfer, la seule réponse qu’il peut fournir est « Ce n’est pas de sa faute ». Faudra-t-il attendre qu’elle attente à sa vie pour qu’il sorte enfin de cet abîme ?

 

Mon avis : Adepte de la lecture de témoignages, j’ai été très intriguée en lisant le résumé de ce livre. En le refermant, je dois avouer que j’ai été bouleversée.

Nous faisons ici connaissance avec Pierrick, un jeune homme de bonne famille qui entre dans l’armée. Un soir, il rencontre Hyacinthe, une jeune femme aux mœurs légères. Quelques mois plus tard, elle vient le retrouver en lui annonçant qu’elle est enceinte et qu’il est le père du petit. Se sentant obligé de l’épouser, le soldat s’engage dans un mariage aux bases très instables et il va vite découvrir qu’en plus d’avoir une morale douteuse, son épouse est une femme violente, alcoolique et qui va faire de sa vie un enfer.

Pierrick a tout du gendre idéal : travailleur, sérieux, impliqué dans sa vie de famille, il a tout pour lui. Quand il se fait piéger par Hyacinthe, il décide de prendre ses responsabilités mais il va surtout faire preuve d’une grande naïveté. En effet, la jeune femme va vite se montrer violente, autant physiquement que psychologiquement avec lui mais par amour pour ses enfants, il va tout accepter. De plus, quand il essaie de la quitter, elle joue tellement bien la femme éplorée qu’il doute et n’agit pas. Hyacinthe est le stéréotype de la « pauvre fille ». Vulgaire, aguicheuse, elle arrive à piéger Pierrick puis profite de son train de vie. Tout au long de leur mariage, elle va faire preuve d’une violence incroyable envers lui mais aussi envers ses enfants. On voit sa décrépitude et sa déchéance.  J’ai surtout été surprise de constater à quel point son mari avait supporté, pendant tant d’années, la violence qu’elle lui imposait.

Savoir que ce témoignage est une histoire vraie rend ce livre d’autant plus touchant. L’auteure a une plume addictive, sincère et elle traite avec beaucoup tact ce sujet très sensible. On ne peut s’empêcher d’avoir le ventre qui se serre ou des frissons lors de notre lecture. En effet, certaines scènes sont très violentes et on ne peut qu’être interloqué devant ces épisodes. Les violences conjugales sont souvent résumées aux violences faites aux femmes mais la preuve en est que certains hommes en sont également victimes. Le harcèlement qu’a dû supporter Pierrick est tout bonnement hallucinant et heureusement que le roman prend une tournure optimiste sur la fin car je pense que je n’aurais pas supporté de savoir que sa vie avait été définitivement gâchée par cette femme.

Pour conclure, ce témoignage est  un coup de cœur et je remercie « Evidence Editions » de m’avoir sollicitée pour cette lecture. La plume de l’auteure est touchante et elle décrit à la fois avec pudeur et précision le calvaire vécu par cette homme qui voulait juste être heureux et faire les choses correctement. Ce récit mérite d’avoir une large audience car il traite d’un sujet méconnu. Parfois, certains hommes épousent des marâtres, des femmes qui ne pensent qu’à leur propre intérêt tout en négligeant leur époux et leur reprochant tout et n’importe quoi. J’ai été touchée par l’histoire de Pierrick et espère que désormais, il vit dans un bonheur bien mérité !

 

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Retrouvez ce témoignage sur le site d’Evidence Editions

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La nuit des maudits de Karim Nedjari

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Témoignage – Livre sorti le 9 mai 2018

Editions Fayard

Masse Critique Babelio

 

Je remercie les éditions Fayard et le site Babelio qui, grâce à l’opération Masse Critique, m’ont permis de découvrir ce livre.

Résumé : Vendredi 22  mai 1998. Aimé Jacquet écarte six joueurs initialement retenus pour disputer la Coupe du monde : Nicolas Anelka, Martin Djetou, Pierre Laigle, Lionel Letizi, Ibrahim Ba et Sabri Lamouchi.
Il leur manquait la «  carte  » du club très fermé des Deschamps, Zidane, Desailly…
Depuis, ils ont connu le chômage, la dépression, le divorce, la solitude et, parfois même, l’exil.
Karim Nedjari a voulu conter cette légende noire. Il a retrouvé les vaincus d’un soir. Son enquête plonge dans les coulisses du foot français, devenu, en vingt ans, un business qui a gâché sa passion d’enfance.
Voici la face cachée du triomphe de juillet  1998.

 

Mon avis : Grande fan de sport et de témoignages sportifs, j’étais ravie de pouvoir découvrir ce récit qui concerne les grands oubliés du triomphe des bleus en 1998. En effet, Aimé Jacquet, à l’époque, avait convoqué 28 joueurs pour le début de la préparation de la coupe du monde 1998. Le 22 mai, il annoncé à six d’entre eux qu’ils quittent le groupe et qu’ils ne participeront donc pas à cette grande aventure. Un rêve se brise et certains ne s’en relèveront pas.

Nicolas Anelka est sûrement celui qui s’en est le mieux sorti car il a ensuite participé à l’Euro 2000 et il a participé à cette campagne victorieuse. Malheureusement, ses frasques ternissent son image et ce n’est pas son talent dont on se souviendra. L’auteur amène un nouvel éclairage sur le joueur et j’ai changé, en partie, l’image que je pouvais avoir de lui.

Pour Ibrahim Ba, Martin Djetou, Pierre Laigle, Lionel Letizi et Sabri Lamouchi, les trajectoires professionnelles ne seront pas toutes les mêmes. Pour les deux premiers, les pépins vont s’accumuler et ils ne vont pas connaitre la carrière à laquelle ils auraient pu prétendre. Pour les trois autres, ils vont poursuivre leurs carrières avec un peu plus de réussite mais ils ne reverront plus le maillot bleu. Pour tous, cette soirée du 22 mai a été vécue comme un traumatisme, une blessure qui ne se refermera jamais. En effet, comment peut-on accepter d’avoir été mis de côté alors que les autres sont devenus champions du monde ??

J’ai aimé la construction du récit. L’auteure a choisi d’alterner entre la description de cette soirée du 22 mai, et son lendemain, et la mise en avant, les uns après les autres, de ces six « exclus ». Au cours de cette lecture, j’ai apprécié le fait que Karim Nedjari, grand reporter du Parisien et ex-directeur des rédactions des sports de Canal +, prennent le temps de reposer le contexte et explique en détail tout ce qui a pu se passer. Il émet aussi quelques hypothèses sur la non-sélection des maudits car comme ils l’ont raconté, aucun n’a vraiment eu d’explication sur sa mise à l’écart. On sent que le journaliste est un passionné car tout ce qu’il raconte est à la fois expliqué avec passion et professionnalisme. Je regrette quelques répétitions de faits, qui ralentissent la lecture, mais je me suis régalée en découvrant ce récit.

Pour conclure, je recommande ce roman à tous les amateurs de témoignages sportifs. Si vous n’aimez pas le football, passez votre chemin car ce livre est destiné aux amateurs de ce sport. J’ai aimé en savoir plus sur les « exclus » et découvrir ce qu’ils sont devenus et comment ils ont évolué. Sorti juste avant la nouvelle campagne victorieuse, ce récit mérite d’être lu car il nous montre quelques coulisses de l’équipe de France et apporte un nouvel éclairage sur les bleus de 98.

 

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Paroles de flics : l’enquête choc de Jean-Marie Godard

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Témoignage – livre sorti le 24 janvier 2018

Editions Fayard

Service presse

 

Je remercie les éditions Fayard qui, via la plateforme NetGalley, m’ont confié ce livre en service presse.

 

Résumé : Ils s’appellent Tony, Betty, Manu, Yasmine, Sylvie, Mélissa, Mourad, Corinne, Jeff. Ils travaillent à Calais, à Marseille, en Seine-Saint-Denis… La plupart du temps, vous ne les remarquez pas… sauf quand vous en avez besoin.

Pourtant ils sont là. Travaillant au contact de la rue, de la violence, de la misère sociale et de la mort. Jouant les assistantes sociales, luttant contre le terrorisme, œuvrant au maintien de l’ordre.

Voici le vrai visage des 149  000 flics de France.

C’est une police épuisée, sollicitée à l’excès, en mal de repères, que nous donne à lire le journaliste Jean-Marie Godard. Un an d’immersion pour cerner au plus près la réalité de la police de France. Et le tableau qu’il brosse fait froid dans le dos.

Des commissariats insalubres. Des planques nocturnes payées 97 centimes d’euro de l’heure. Des voitures poubelles chargées comme des chars d’assaut pour intervenir au pied levé sur des attaques terroristes. C’est le quotidien de ces flics envoyés au front avec un matériel usé jusqu’à la corde.

Bienvenue dans le monde de ceux qui vous permettent de dormir tranquilles la nuit.

 

Mon avis : J’aime lire des témoignages. Pourquoi ? Car cela permet d’avoir une nouvelle vision ou des confirmations sur les conditions de travail de certains ou d’en apprendre plus sur des métiers que l’on pense connaitre. Vu le quatrième de couverture, je m’attendais à un récit plutôt pessimiste. Finalement, même si on peut découvrir toutes les difficultés auxquelles sont confrontés nos « flics », l’auteur a aussi su mettre en avant du positif.

En effet, l’auteur a pu côtoyer des flics, écouter leurs proches et passer du temps sur le terrain pour avoir une vision assez large de leur profession. Ce qu’on peut constater, c’est que notre police va mal. Comme dans beaucoup de professions, ils ont de plus en plus de missions à effectuer mais malheureusement, le temps n’est pas extensible….. En plus, au temps du tout connecté et de l’information en direct, le moindre de leur faux pas est mis en lumière et nos flics sont jetés en pâture à l’opinion publique. Mais pourtant, si on y réfléchit, n’est-ce pas grâce à notre police que nous sommes en sécurité ? Oui, tout n’est pas parfait mais quand on voit toutes les incivilités de notre société, ils font de leur mieux…. Bien sûr, ils ont une mission capitale qui ne permet pas le moindre faux pas mais de nos jours, les faux pas, on les tolère de moins en moins… Les médecins n’ont pas le droit de se tromper ou d’hésiter, les enseignants ne doivent plus punir les enfants, les « flics » n’ont pas le droit d’avoir un coup de mou…. Bref, la fonction publique « de service » en contact avec les usagers est sous pression.

L’auteur met également en lumière une autre difficulté connue par notre police : la pression du chiffre. En effet, les policiers et gendarmes ont, pendant longtemps, été « jugés » sur le nombre d’infractions verbalisées ou de personnes interpellées. Néanmoins, comme ils peuvent l’expliquer, résoudre une affaire de viols prend plus de temps que d’interpeler un voleur à la sauvette mais lequel est le plus important ? Ainsi, à une époque, les flics ont mis de côté certaines affaires pour faire du chiffre et satisfaire la hiérarchie… mais était-ce vraiment pour notre bien ?

Enfin, Jean-Marie Godard pointe la multiplication des services qui ne s’accompagnent pas toujours de recrutements adéquats et ainsi, certains policiers se retrouvent, à certains moments, à devoir jouer les bouches trous. Ainsi, il montre à quel point avec l’opération Sentinelle, les violences de plus en plus fréquentes lors des manifestations, nos forces de l’ordre ne savent plus où donner de la tête et doivent parfois être sur le terrain sans avoir, au préalable, été formé aux missions auxquelles ils vont être confrontés….

Néanmoins, j’ai apprécié le fait que l’auteur mette en lumière des forces de l’ordre qui sont certes désabusés mais qui, pour la plupart, aiment leur métier et croient dans la mission qui leur est confié. Les conditions difficiles entament le moral mais pas leur détermination et il est très rassurant de savoir que nos « flics » font cela, pour la plupart, avec conviction et envie. J’ai également beaucoup appris lors de cette lecture car l’auteur fait preuve de pédagogie en nous expliquant l’organisation de services, les différentes «compagnies » qui existent (BAC, CRS, BRI….) et nous emmenant dans les coulisses des commissariats.

Pour conclure, ce recueil de témoignages permet de mettre en lumière les difficultés que connait notre police mais en mettant l’humain au cœur du livre, il est aussi une preuve que nos forces de l’ordre font leur métier par conviction. Ce n’est pas un coup de cœur mais un récit à découvrir pour mieux comprendre l’état d’esprit de « nos flics » qui sont soumis à une pression permanente.

 

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Femme de robe de Michèle Dassas

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Biographie romancée – Livre sorti le 15 mars 2018

Marivole Editions – Collection parcours de femme

Service presse

 

Je remercie les éditions Marivole pour leur confiance et pour m’avoir confié ce roman en service presse.

Résumé : Le portrait d’une femme d’exception

« Robe sur robe ne vaut », voilà comment un grand nombre de ses confrères avocats accueillirent la prestation de la première femme à avoir plaidé. Les railleries, le mépris traduisaient l’angoisse des hommes de voir des représentantes du sexe dit faible, accéder à des fonctions qui leur étaient jusqu’alors exclusivement réservées.

Combien avait-elle dû se battre, Jeanne Chauvin, avant de pouvoir enfin prêter serment, trois ans après avoir essuyé un humiliant refus, alors qu’elle était pourtant munie de tous les diplômes nécessaires ! Femme de robe retrace le parcours de cette femme remarquable, ses combats, son humanité, ses espoirs. Aux côtés d’une mère d’exception et d’un frère, aussi déterminé qu’elle, qui fut député de Seine-et-Marne, et secrétaire du Grand Orient, Jeanne laisse le souvenir d’une femme digne, résolue, charismatique, une pionnière éprise d’équité. Mais Femme de robe est aussi un roman qui, au-delà des faits historiques, ressuscite une Jeanne plus intime, avec ses passions et sa sensibilité toute féminine.

 

Mon avis : Lorsque j’ai découvert cette biographie romancée, j’y ai tout de suite porté un intérêt pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’ai fait un peu de droit dans le cadre de mes études et j’ignorais tout de la manière dont les femmes sont arrivées à pouvoir exercer cette profession. En l’occurrence, ce roman allait combler cette lacune. Ensuite, il faut admettre que l’égalité homme/femme est un thème très actuel donc cette histoire trouve tout à fait sa place dans ce contexte. Enfin, je dois avouer que je suis un peu féministe dans l’âme car j’ai pendant longtemps voulu, moi aussi, travailler dans un milieu très masculin et je me suis heurtée à de nombreux préjugés et des fins de non-recevoir. Ainsi, j’étais plus que curieuse de suivre le combat de cette femme pour permettre, notamment, aux femmes d’accéder à la profession d’avocat.

Le roman commence au moment où Jeanne Chauvin va soutenir sa thèse en 1892. C’est un évènement sans précédent et la séance va même être reportée tellement sa première soutenance est le théâtre d’une pagaille sans nom. Malgré tout, elle réussit cet examen haut la main et elle devient doctoresse à l’unanimité ! Suite à cela, elle devient enseignante mais ne peut espérer mieux car de nombreuses professions sont encore inaccessibles pour les femmes. Lorsque sa demande d’inscription au barreau de Paris est rejetée, Jeanne se donne pour mission de trouver des soutiens qui lui permettront de faire passer une loi permettant l’accès au barreau aux femmes. Avec l’aide de son frère Emile, devenu député, Jeanne va convaincre du bien-fondé de sa requête et le Parlement finira par adopter cette loi le 13 novembre 1900. Jeanne ne sera pas la première à prêter serment mais c’est elle qui reste dans les mémoires car c’est elle qui a porté cette lutte sans jamais baisser les bras. Au fil du temps, elle va aussi se battre pour l’obtention du droit de vote pour les femmes, qui n’arrivera qu’en 1946, et pour l’amélioration de la condition féminine.

Cette biographie romancée va donc suivre Jeanne Chauvin dans toutes les étapes de sa vie professionnelle. Elle nous en apprend aussi plus sur sa vie de femme, qui est passée au second plan suite à une grosse déception dans sa jeunesse. Toute sa vie, elle a œuvré pour l’amélioration de la condition féminine et elle n’aura de cesse de combattre les inégalités. Elle était une avant-gardiste mais elle représente un paradoxe : en effet, elle s’est battue pour que les femmes aient de plus en plus de droits, de libertés et pourtant, toute sa vie, elle va rester « une femme du 19ème siècle » dans son apparence. Alors qu’après la 1ère Guerre Mondiale, les robes se raccourcissent, tout comme les cheveux, Jeanne gardera toute sa vie ses longs cheveux remontés en chignon et les longues robes sombres.

Concernant la plume de l’auteure, j’ai apprécié son écriture qui fait revivre Jeanne Chauvin et ses proches au fil des pages. L’écriture est fluide et on sent flotter, au cours de la lecture, le vent du changement qui a accompagné la fin du XIXème et le début du XXème siècle. Les descriptions réalistes permettent de s’immerger dans l’atmosphère de l’époque et de prendre conscience des us et coutumes de cette période.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré cette biographie romancée. Je ne connaissais pas du tout Jeanne Chauvin et je pense qu’elle fait partie des femmes qui ont marqué l’histoire. A la fin, l’auteure n’hésite pas à poser la question de son entrée au Panthéon, où il y a de nombreuses figures marquantes de notre pays. Elle pourrait y prétendre mais ceci est un autre débat. Pour conclure, je recommande vivement cet ouvrage à tous les amateurs de biographie ainsi qu’à tous ceux qui souhaitent découvrir le destin de cette féministe avant l’heure, dont le destin est malheureusement méconnu du grand public.

 

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Retrouvez « Femme de robe » sur le site de Marivole

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ET AU MILIEU COULE UNE RIVIERE de Norman Maclean.

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[AUTOBIOGRAPHIE – 2017 – Littérature Nord-Américaine ]

Editions Rivages

Traduction : Marie-Claire Pasquier

Préface : Robert Redford

 

Réédition  – Broché (173 pages) : 19€00

  • – Numérique : 12€99

Version poche sous le titre  » La rivière du sixième jour »

 

 

 

 

Le résumé :
« Et au milieu coule une rivière « est plus qu’un roman autobiographique, c’est un récit imprégné d’une lumineuse nostalgie, un livre qui défend une philosophie inspirante. Norman Maclean y raconte son enfance dans les Rocheuses, au sein de paysages magnifiques dont chaque relief influence en profondeur ceux qui y vivent. Comme dans les romans de Pete Fromm, la pêche n’est pas qu’un simple loisir, c’est un art de vivre, une discipline, une chanson de geste qui apprend tout et qui poursuivra Norman dans toutes les étapes importantes de son existence. Préface de Robert Redford, metteur en scène du célèbre film inspiré du récit de Maclean.

 


 

 

Mon avis :

 

Une nouvelle lecture émouvante que je dois de nouveau au groupe Picabo River Book Club spécialement dédié à la littérature Nord-Américaine.

 

Je suis sortie de mes sentier battus pour mon plus grand plaisir. En effet le genre autobiographique est de très loin un de mes favoris. Délaissé depuis le lycée, je n’en ai plus lu depuis.

 

C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai débuté cette lecture. Petit temps d’adaptation, assez rapide toutefois. Me voici plongée dans un décor surréaliste où la nature à tous les pouvoirs. Une nature dure, verdoyante, apaisante. Début du XXe siècle, non loin des rocheuses, une famille presbytérienne voit leur vie s’écoulée aux fils des rituels : la pêche et les prières et prêches. Norman Maclean relate son enfance à l’âge adulte. Ses virées avec son frère, leurs caractères, leurs espoirs, leurs avenirs, leurs désaccords. Le récit est tellement prenant que j’ai vite oublié ce côté présomptueux de l’autobiographie. Il y est relaté les problèmes de la société, l’alcool, les mœurs. « Et au milieu coule une rivière », tel le symbole d’unification, de renouveau et de sérénité. Source de recueil, de retrouvaille, de lâcher prise. Rivière : berceau d’abondance, de pureté, de vie. Elle est à l’image de cette famille tumultueuse : colérique, calme, accueillante.

 

Tandis que les mirages de chaleur dansaient et s’entremêlaient sous mes yeux, je voyais des motifs empruntés à ma propre existence s’unir entre eux. C’est là, en attendant mon frère, que j’ai commencé à me raconter cette histoire. Pourtant, à l’époque, j’ignorais encore que les histoires vécues ressemblent plus souvent à des rivières qu’à des livres. Je savais une chose, c’est qu’une histoire avait commencé, il était une fois, dans la rumeur de l’eau. Et je pressentais qu’en continuant à avancer j’allais rencontrer quelque chose qui résisterait à l’érosion, créant ainsi un coude, des cercles concentriques, des alluvions, et le calme enfin.

 

Un ballet de mots à l’unisson, au son de cette rivière domptée par ces frères et ce père. Un ballet émouvant à l’image de cette ligne d’eau et de ces furtives mouches. Une harmonie parfaite frappée par une tragédie.
Captivée et éblouie sont les seuls mots qui me viennent à l’esprit pour décrire « et au milieu coule une rivière ».

 

 

Bien sûr, à mon âge, je ne vaux plus grand chose comme pêcheur, et bien sûr, le plus souvent, je pêche seul dans les grandes rivières, malgré mes mais qui trouvent que ce n’est guère raisonnable. Souvent, comme beaucoup de pêcheurs à la mouche de l’ouest du Montana, où les jours d’été sont d’une longueur presque boréale, j’attends la fraîcheur du soir pour commencer à pêcher. Alors, dans le demi-jour boréal du canyon, tout ce qui existe au monde s’estompe, et il n’y a plus que mon âme, mes souvenirs, les voix mêlées de la Blackfoot River, le rythme à quatre temps et l’espoir de voir un poisson venir à la surface.
A la fin, toutes choses viennent se fondre en une seule, et au milieu coule une rivière. La rivière a creusé son lit au moment du grand déluge, elle recouvre les rochers d’un élan surgi de l’origine des temps. Sur certains des rochers, il y a la trace laissée par les gouttes d’une pluie immémoriale. Sous les rochers, il y a les paroles, parfois les paroles sont l’émanation des rochers eux-mêmes.
Je suis hanté par les eaux.

 

 

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Vers le site des éditions Rivages, pour tout savoir !

 

 

Sorties de secours de Caroline Langlade

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Témoignage – Paru le 2 novembre 2017

Editions Robert Laffont

Service Presse

 

Je remercie les éditions Robert Laffont, via la plateforme NetGalley, qui m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : « Elle aurait pu garder son chagrin pour elle et chercher une sortie en solitaire. Elle a choisi un autre destin. Porter à la fois le souvenir des morts et la parole des vivants. Se battre, pour la dignité. » François Hollande.

Le 13 novembre 2015, au Bataclan, Caroline Langlade est l’une des quarante personnes qui vont se retrouver otages des terroristes dans une loge de sept mètres carrés pendant plus de trois heures d’une attente effroyable. Elle en sort vivante, mais « bien amochée », comme elle dit pudiquement. Un mois plus tard, avec d’autres rescapés, elle fonde l’association Life for Paris, qui va regrouper plus de sept cents victimes du 13 Novembre. Parce que « aider les autres, c’est s’aider soi-même ». Et il y a tant à faire pour guérir les blessures visibles ou invisibles de cette nuit en enfer… Sur le parcours de prise en charge, la reconnaissance des droits, les devoirs de l’État envers les victimes d’hier et, potentiellement, celles de demain.

Comment réapprendre à vivre quand on a ainsi fait face à la mort ? Du sidérant huis clos pendant l’attaque au combat quotidien que mène cette jeune femme hors norme, depuis, voici un témoignage d’une rare intensité. Cash, rock et généreux, il est aussi une magnifique histoire de solidarité. De celles, fragiles mais portées par un cœur énorme, qui redonnent foi en l’humanité.

 

Mon avis : Ce récit, paru en novembre dernier, est un témoignage fort de ce qu’ont vécu des centaines de personnes dans la soirée du 13 novembre 2015. Caroline Langlade était au Bataclan. Elle devait être dans la fosse mais est finalement montée au balcon…. Comme quoi, la vie tient à peu de choses. En effet, quand l’attaque a commencé, elle a pu, avec 40 autres personnes, s’enfermer dans une loge et ils en sont tous sortis vivants…. Enfin vivants, si on peut dire. Après la lecture de ce témoignage, je ne regarde plus du tout les survivants de ce soir-là du même œil. Ils ont vécu l’enfer pendant près de 3h, ils ont assisté à de véritables scènes de guerre et on leur a même reproché d’être vivants !! Caroline Langlade explique donc les démarches compliquées pour les survivants, de la difficulté à obtenir le statut de victimes pour les vivants, pour les familles, ou même les difficultés pour les forces de l’ordre à faire face à cette situation et à l’après.

Ce témoignage, l’auteure l’a écrit avec son cœur et ça se sent. Plusieurs fois, j’ai senti les larmes couler. Ce soir-là, comme beaucoup de Français, j’étais devant ma télé à angoisser devant la tragédie qui se tenait devant nos yeux. Et pourtant, quand on lit le témoignage de survivants, on se rend compte que ce que nous avons ressenti n’est rien à côté de ce qu’ils ont vécu.

Ce que j’ai particulièrement trouvé intéressant, c’est toute la partie sur l’après. Comment l’administration peut-elle penser qu’un survivant d’une telle attaque est en bonne santé ?? Au-delà des blessures physiques et psychologiques liées à l’attentat, il semble évident que nombre de survivants souffrent désormais de nombreux maux car comme l’a dit Caroline Langlade,  ce soir-là, ils ont tous vieillis de plusieurs années ; ils sont « désormais des vieux dans des corps de jeunes ». Le combat de Caroline et Maureen, et tous les autres, pour la reconnaissance du statut de victimes, pour la prise en compte de la douleur des familles et tous les efforts pour essayer d’aller mieux ensemble est tout simplement démentiel et on ne peut qu’être admiratif de tout ce qui a été fait par l’association « Life for Paris ». Au fil des pages, on suit ce long chemin qu’a emprunté l’auteure et on ne peut qu’être abasourdie par la difficulté des démarches à suivre et l’incompréhension, parfois, de ceux qui n’ont pas vécu cette soirée de l’intérieur. J’ai halluciné lorsqu’elle nous explique que des fausses victimes étaient entrées dans l’association. Comment peut-on faire cela ? Pourquoi des personnes ressentent-elles le besoin de mentir dans ces moments si terribles ? Personnellement, je me considère comme chanceuse de ne connaitre aucune victime !! Je ne pense pas que les victimes et leurs proches soient ravis ni de cette étiquette ni d’avoir vécu cette épreuve. Alors pourquoi ajouter encore à leur douleur en mentant ?

Ce témoignage est donc très fort et il mérite d’être lu. La France a clairement connu un avant et un après « 13 novembre ». Pourtant, tout n’est pas fini pour les victimes de ces attentats et ce récit permet de prendre conscience de cela. Le statut de victime est encore à améliorer et leur accompagnement est encore un long parcours du combattant. Je recommande cette lecture à tous les amateurs de témoignages de faits d’actualité. Mais ne prenez pas cette lecture à la légère : ce témoignage est fort en émotion et ne vous laissera sûrement pas de marbre.

« On ne se prépare pas à l’horreur, elle s’impose à vous. Il reste aujourd’hui à composer avec elle dans nos vies ».

 

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La politique est un sport de combat de Gaspard Gantzer

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Témoignage – Sortie le 2 novembre 2017

Editions Fayard

Service presse

 

Je remercie les éditions Fayard, via la plateforme NetGalley, de m’avoir confié ce livre en service presse.

Résumé : « “L’entourage du président”, “un proche du chef de l’État”, “l’Élysée”… Pendant trois ans, c’était moi. Le lecteur des pages politiques des gazettes l’ignorait, mais je me cachais souvent derrière ces formules sibyllines que seuls les journalistes et les politiques savent décoder. »
En avril 2014, Gaspard Gantzer est nommé conseiller en communication de François Hollande. Dans l’ombre, il tente tout pour améliorer son image auprès des médias et des Français. Mais vite, les crises s’enchaînent. Le Mali, la Syrie et, surtout, les attentats les plus sanglants de notre histoire…

En parallèle, les menaces contre le président se  multiplient. La montée du Front national, le retour de Nicolas Sarkozy, les frondeurs, un Premier ministre trop ambitieux, cette nouvelle génération qui pousse, brille. Avec, parmi eux, un ancien camarade de l’ENA, Emmanuel Macron, qui prend de plus en plus de place.

De tout cela, Gaspard Gantzer a pris des notes quotidiennes. Jour après jour, jusqu’au dernier, il raconte, de l’intérieur et au plus près du président, les trahisons, les coups bas et les épreuves. Les chroniques édifiantes d’un quinquennat hors du commun.

 

Mon avis : ce n’est plus un secret pour vous, la politique et l’actualité sont des sujets qui m’intéressent fortement. Quand ce témoignage est sorti, j’ai donc été ravie. Quoi de mieux pour comprendre les coulisses de la présidence de la République que de lire les pensées et le compte-rendu d’un proche de l’ancien Président : son conseiller en communication.

Gaspard Gantzer est né le 8 septembre 1979. Enarque, il était dans la même promotion qu’Emmanuel Macron, qu’il retrouve lors de sa nomination à l’Elysée (n’oublions pas qu’avant d’être Ministre de l’Economie, Emmanuel Macron a été conseiller auprès de François Hollande). Lors de son arrivée au poste de conseiller en communication, il constate que la côte de popularité du Président est au plus bas et il va tout tenter pour l’aider à l’inverser. Il va tenter de changer l’image du Président en utilisant les réseaux sociaux ou en l’incitant à participer à des émissions « populaires ». Malheureusement, les attentats, les guerres en Afrique et au Proche-Orient, la montée du chômage vont réduire à néant ces efforts. Pourtant, loin de se décourager, Gaspard Gantzer va tout faire pour aider le Président, dans la limite de la tâche qu’on lui a donné, et il ne va jamais remettre en cause son engagement pour lui. En effet, ce témoignage met également en lumière à quel point le milieu politique est un « panier de crabes ». Entre l’ascension d’Emmanuel Macron, en qui personne ne croyait quand il a lancé son mouvement, et les manœuvres des frondeurs puis de Manuel Valls pour écarter François Hollande de la course à la présidentielle, on se rend compte que la vie de nos hauts-dirigeants est loin d’être de tout repos. Parfois maladroit, parfois dépassé mais toujours à la recherche de la meilleure solution pour le pays, notre ancien Président est décrit, je pense, au plus près de la réalité. L’auteur n’hésite pas à se remettre en cause, admettant qu’il a parfois fait des faux pas, et j’ai apprécié cela, tout comme le fait qu’il n’hésite pas à donner son avis sur certains évènements. Empreint de  bienveillance, ce témoignage multiplie les anecdotes et rend aussi plus humains ces dirigeants qui nous semblent parfois si loin.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Très détaillé, on sent dedans toute l’admiration de M.Gantzer pour l’ancien Président. Ce livre est parfait pour tous les amateurs de politique et n’est pas réservé aux spécialistes car l’auteur se montre très pédagogue, rendant ainsi la lecture aisée pour tous. Si vous vous voulez savoir ce qui se cache derrière les murs du palais de l’Elysée, foncez !

 

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