POUR TE VOIR CINQ MINUTES ENCORE de Aurélie Le Floch.

 
[ RÉCIT / TÉMOIGNAGE – Nouveauté 2019 ]
Ateliers Henry Dougier – Collection Une vie, Une voix
88 pages
Ma note : 5/5 mention « pépite » et « à découvrir »
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Le résumé :

 

Témoignage d’une enfance confrontée au sida
 » Le 31 janvier 1994, mon père est mort du sida. J’avais quinze ans, lui trente-six. Durant sa courte vie, il a aimé des femmes et des hommes, puis ce mal sournois l’a emporté très vite… « 
À travers ses yeux d’enfant puis d’adolescente, Aurélie Le Floch raconte une jeunesse, sa jeunesse, et cette relation père-fille à la fois sensible et pudique. Elle se remémore tout en flashback la joie des vacances près de la Baule avec  » les amis de la plage « , les séparations douloureuses, les premiers signes de fatigue de son père, l’impossibilité d’en parler.
Elle se souvient surtout de cet homme, un personnage libre et solaire, souvent absent et pourtant si présent.

 
Mon avis :

 

Quand j’entends la première pelletée de terre tomber sur le cercueil, un bruit mat et lourd qui se grave dans mon oreille, je réalise. C’est bien fini pour Papa, cette fois : la mort, ne plus exister, c’est ça. Alors mes larmes arrivent enfin et ne s’arrêtent plus de couler, et très vite mon manteau et même mes cheveux sont mouillés de pleurs (sûr que ce n’est pas la pluie puisque je suis abritée).
Quand tout est terminé, nos sommes terrassés, dévastés, silencieux, et personne ne peut parler, on ne peut même pas aller boire un chocolat chaud tous ensembles pour vérifier qu’on est encore vivants parce que tout le monde se pose la même question : comment un être aussi jeune, aussi beau, a-t-il pu mourir si vite ? (Comme si la mort était moins injuste quand on meurt vieux et laid !)

 

POUR TE VOIR CINQ MINUTES ENCORE est un témoignage si poignant et si touchant. Ce récit  bouleversant retrace la vie de cette enfant ballottée par une mère célibataire instable. Un mère qui a vu son avenir basculé lorsqu’elle découvre une lettre de l’amant de son époux (le papa de l’auteur). L’incompréhension et la fuite paralysent cette femme. Une mère désœuvrée qui court les villes au gré de ses rencontres. Cette petite fille qui perd ses repères et cet amour inconditionnel qu’elle voue à un père atypique, hors-norme. Un père libre, sensationnel et unique. Un père magnifique et resplendissant.

 

La tristesse de cette enfant qui tente de s’épanouir au fil des ans, marque les chapitres. Un tristesse prenante mêlée à la solitude qui s’envole dès qu’elle se trouve auprès de son père. Un père aimant, attentif et protecteur. Et de ses yeux d’enfant innocent, elle découvre un monde loin des préjugés, des propos homophobes. Un monde où l’amour et aussi beau que l’aube.

 

Aurélie Le Floch traite un sujet qui est encore et malheureusement toujours d’actualité : la désapprobation des relations homosexuelles et du sida. Cette maladie qui à l’époque on lui prêtait tous les maux du monde et d’une communauté. Un père courage qui jusqu’au bout s’est battu dans le silence.

 

Ce récit est un hommage vibrant à cet homme unique. Un hommage à une vie merveilleuse et voulue. Un récit percutant, mélodieux et tendre. Une ode, des remerciements silencieux à l’homme qui a marqué pour toujours sa vie. 

 

Aurélie Le Floch de sa jolie plume m’a chamboulée. Loin de dénigrer, elle ouvre sa fenêtre aux souvenirs pour déverser ses sentiments, ses doutes, ses souhaits et ses peurs. Peut-être que ses mots lui ont permis de clore cette partie de sa vie ?

 

POUR TE VOIR CINQ MINUTES ENCORE est un merveilleux au-revoir où l’espoir en un monde plus tolérant ne peut-être que souhaiter.

 

#Esméralda
 

 

Alors j’ai pu commencer à vivre en me souvenant de ce qu’il avait eu le temps de m’apprendre, et en me demandant ce que signifiait pour moi « être libre ».
 

 
Je remercie infiniment Estelle et les Ateliers Henry Dougier pour leur confiance.

 

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Découvre l’avis de Un brin de Syboulette.

Vers le site des Ateliers Henry Dougier.

 

 

CYBERATTAQUE : Plongez au cœur du blackout de Angeline Vagabulle et Renard.

 
[TÉMOIGNAGE – SOCIÉTÉ – 2018 ]
Collection @GlobalWork
Texte : Angeline Vagabulle
Illustration : Renard
202 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Lu dans le cadre de MON MARATHON INDE de Janvier.
 

 
Le résumé :

 

! Sélectionné pour le prix du Forum International de la Cybersécurité – Lille – 22 et 23 Janvier 2019 !
A l’heure de l’hyperconnection digitale, que se passerait-il si, en l’espace d’un éclair, quelqu’un détruisait tous nos systèmes informatiques ?
27 Juin 2017 : une cyberattaque mondiale frappe de plein fouet plusieurs multi nationales.
Angeline, collaboratrice engagée dans une course effrénée aux résultats, se trouve brutalement plongée au milieu du chaos. En l’espace d’une seconde, la sur-activité laisse place au silence du grand vide. Sans information. Et surtout, sans aucun moyen de communication. Après le choc des premières heures et les jours qui s’égrènent, comment faire pour relancer la machine ? Cette grande entreprise globale n’est-elle finalement qu’un colosse aux pieds d’argile ? Comment continuer à travailler alors que la totalité des outils de travail ont été détruits ?
Laissez-vous emporter dans cette suite bien surprenante de « Global Work : on marche sur la tête ! » qui vous plongera dans les affres de la grande déconnection.

 
Mon avis :

 

Nouvelle plongée dans le monde atypique de la grande entreprise globale avec comme accompagnatrice Angeline et son fabuleux manteau de couleur.

 

Ce second tome s’inscrit dans la continuité du précédent. Il peut toutefois se lire indépendamment.

 

Direction Strasbourg pour une mission à haut risque. L’intrépide et coriace Angeline parcourt quotidiennement la distance Paris-Strasbourg. Quelle championne, surtout quand on a une famille. L’infatigable Angeline manie avec dextérité et facilité l’univers numérique qui rythme ses journées extraordinaires. Elle est devenue la championne de jonglage entre les conférences téléphoniques, l’envoi de dossiers, remplir des tableaux, répondre aux mails et manger un sandwich avec une main pendant que l’autre pianote sur le smartphone. Une discipline extrêmement exigeante qui demande une assiduité et une concentration infaillibles. Angeline aime sa grande entreprise globale. Elle s’y épanouit.

 

Voilà que l’entreprise globale est attaquée par un méchant virus venu de nulle part, croquer toutes les données ( qui n’ont pas grandes importances) et qui paralyse tout. Écran noir, plus de ding de notifications, plus d’appel, silence radio : rien ne vas plus dans la grande entreprise globale.

 

Black out Total ! Voici que réapparait des espèces en voies de disparation : le papier – le stylo – le post-it ! Mais rien ne vaut la capacité d’adaptation que va développer Angeline pour faire face à cette mésaventure. Sans compter qu’elle va se rendre compte que d’autres humains vivent à l’étage de son bureau.

 

Ce second volet des aventures d’Angeline dans la grande entreprise globale est un véritable délice. L’auteur croque avec humour, dérision et honnêteté le monde de travail interconnecté. Un monde qui ne dépend que d’une machine et d’un réseau. Et quand ce dernier flanche c’est l’apocalypse. L’auteur offre de son œil averti, une description paradoxale de cette grande entreprise globale. J’ai notamment halluciné quand il est mentionné qu’une branche ou une autre (chacune avec leur spécialité) est dans tel ou tel pays dans le monde entier. On est loin de l’entreprise familiale et de ce qu’elle représente. L’entreprise globale grignote peu à peu le monde des « petits » ? Et puis il y a ces femmes et ces hommes qui ne se connaissent pas qui ne prennent pas le temps. Cette défaillance permet de pointer du doigt tous ces défauts.

 

Entre inter-connecté et déconnecté, que choisis tu ?

 

Angeline Vagabulle a, une nouvelle fois, tiré le portrait de cette modernisation qui prend possession peu à peu de notre humanité. Avec sarcasme, humour, ironie et honnêteté, son récit est à la fois mordant et accaparant. Les illustrations embellissent les propos d’Angeline.

 

A découvrir, tout portable éteint !
 

 
Je remercie Angeline Vagabulle pour sa confiance et sa patience.

 

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Découvre mon avis sur : « GLOBAL WORK : On marche sur la tête ! ».

Découvre l’univers d’Angeline Vagabulle.

 

 

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JOUR APRÈS JOUR, moi APRÈS MOI de Elsa Eloi.

 
[ TÉMOIGNAGE – 2018]
LIBRINOVA
189 pages
Ma note : 2,5/5
Lien Kindle
Lu dans le cadre de MON MARATHON INDE de Janvier.

 
Le résumé :
 
« Qui suis-je ? Personne. Je ne suis plus personne. Du moins, j’essaye. Pourquoi devrais-je encore passer mon temps à suivre quelqu’un ? Je ne suis plus personne d’autre que moi, désormais. »
Elsa Eloi grandit au milieu de ses cinq frères et sœurs, dans une parfaite insatisfaction de sa vie en Guadeloupe. Pourquoi le Père Noël ne passe jamais chez elle ? Pourquoi ne peut-elle pas sortir comme elle veut ? Pourquoi tout a l’air toujours mieux chez les autres ?
Autant de questions qui hantent cette petite fille en demande d’amour, de confort et de liberté. L’enfant qu’elle est se perd dans son imaginaire, errant d’un rêve à l’autre pour gommer les imperfections de sa vie. Mais est-ce vraiment de la sorte qu’elle pourra se trouver et être heureuse ?
Saisissant et inspirant, Jour après jour, moi après Moi suit l’évolution d’Elsa qui, d’un choix à l’autre, cherchera à atteindre la meilleure version d’elle-même.

 
Mon avis :

 

Il m’est bien difficile de donner un avis sur cette lecture. Juger un témoignage, c’est jugé une personne, une personne de chairs et de sang avec ses valeurs, ses principes, ses atouts et ses faiblesses. Et je m’y refuse.

 

Donc pour une fois mon avis sera plus court que d’habitude.

 

Elsa Eloi est guadeloupéenne. Elle a grandi au sein d’une famille stricte. Une mère aimante et un père rigoureux qui ne sait pas dire « je t’aime ». Cette grande fratrie dans un premier temps s’entraide et se chamaille. Leurs liens entre eux sont puissants. Elsa très vite se rend compte qu’elle n’a pas une place particulière. Elle se réfugie dans les études et les leçons et devient finalement la « fille qui fera de grandes études ». Son enfance et son adolescence n’ont rien d’exceptionnelles et les souvenirs restent pauvres. Elle ne vit pas dans l’opulence mais dans le bonheur des choses simples. Ce n’est pas la fille avec qui l’on devient la meilleure copine ou que l’on remarque dans la cour de l’école. Elle se fond dans la masse. Va d’un groupe à l’autre sans véritablement d’attachement. Un caméléon qui observe beaucoup. Le temps passe et elle rejoint la métropole pour ses études universitaires. Bordeaux devient son point d’attache. L’entrée dans l’âge d’adulte ne se fait pas sans mal et sa vie va connaitre de longs moments « yoyo ».

 

Son mal être persiste. Elle s’attache facilement aux hommes en croyant que c’est le bon. Elle connaîtra les grandes déceptions. Elle plongera dans le désarroi total et se retournera vers la religion. Les années s’écoulent et les solutions à son malaise personnel ne viennent pas. Jusqu’au jour où tout s’illumine.

 

Elsa Eloi nous narre sa quête personnelle avec entrain et beaucoup d’honnêteté. Son récit est puissant et peinant. J’y ai retrouvé beaucoup de force et de courage malgré tous les déboires qu’elle vit. Elle se remet souvent en question et tente seule de trouver la solution adéquate. La solitude et la persévérance porteront leur fruit mais là encore, le bonheur s’avère être un long combat. Les personnes qui ont vécu ce même et long parcours pourront aisément s’identifier. Ce témoignage ne porte pas véritablement de solution mais il délivre un message d’espérance : la recherche de Soi est une épreuve ardue. Chaque briques posées jour après jours, mêmes si elles ne sont pas d’aplomb, vous porteront vers le meilleur. Toutes vos épreuves surmontées, ou non, font ce que vous êtes. La solution est uniquement en Vous.

 
Je remercie les éditions LIBRINOVA pour leur confiance et leur patience.
 

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Vers le site de Librinova pour tout savoir.

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Ma femme…. Ce monstre de Crystal Cossey

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Témoignage – livre sorti le 20 janvier 2018

Evidence Editions

Service presse

 

Je remercie Evidence Editions qui, via la plateforme Simplement Pro, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : Rien ne prédestine ce charmant jeune homme, militaire, à rencontrer celle qui va le détruire durant presque trente ans. Obligé de l’épouser seulement quelques mois après l’avoir rencontré, il endosse une paternité qui n’est pas de son fait. Nous sommes dans les années quatre-vingt. Elle n’aura de cesse de le frapper, l’humilier, le bafouer, salir le nom et la position sociale qu’il lui apporte. Sur fond d’alcoolisme et de sexualité salace et scabreuse avec des amants de passage, des « baltringues », cette femme va tenter de l’entrainer dans cette vie dépravée. Jamais il ne tombera dans ce précipice, au grand désespoir de Hyacinthe. Bien qu’il essaie de parler de ce qu’il vit, des coups, des blessures, dont il gardera à jamais les blessures psychologiques, dès qu’une personne intervient afin de le sortir de cet enfer, la seule réponse qu’il peut fournir est « Ce n’est pas de sa faute ». Faudra-t-il attendre qu’elle attente à sa vie pour qu’il sorte enfin de cet abîme ?

 

Mon avis : Adepte de la lecture de témoignages, j’ai été très intriguée en lisant le résumé de ce livre. En le refermant, je dois avouer que j’ai été bouleversée.

Nous faisons ici connaissance avec Pierrick, un jeune homme de bonne famille qui entre dans l’armée. Un soir, il rencontre Hyacinthe, une jeune femme aux mœurs légères. Quelques mois plus tard, elle vient le retrouver en lui annonçant qu’elle est enceinte et qu’il est le père du petit. Se sentant obligé de l’épouser, le soldat s’engage dans un mariage aux bases très instables et il va vite découvrir qu’en plus d’avoir une morale douteuse, son épouse est une femme violente, alcoolique et qui va faire de sa vie un enfer.

Pierrick a tout du gendre idéal : travailleur, sérieux, impliqué dans sa vie de famille, il a tout pour lui. Quand il se fait piéger par Hyacinthe, il décide de prendre ses responsabilités mais il va surtout faire preuve d’une grande naïveté. En effet, la jeune femme va vite se montrer violente, autant physiquement que psychologiquement avec lui mais par amour pour ses enfants, il va tout accepter. De plus, quand il essaie de la quitter, elle joue tellement bien la femme éplorée qu’il doute et n’agit pas. Hyacinthe est le stéréotype de la « pauvre fille ». Vulgaire, aguicheuse, elle arrive à piéger Pierrick puis profite de son train de vie. Tout au long de leur mariage, elle va faire preuve d’une violence incroyable envers lui mais aussi envers ses enfants. On voit sa décrépitude et sa déchéance.  J’ai surtout été surprise de constater à quel point son mari avait supporté, pendant tant d’années, la violence qu’elle lui imposait.

Savoir que ce témoignage est une histoire vraie rend ce livre d’autant plus touchant. L’auteure a une plume addictive, sincère et elle traite avec beaucoup tact ce sujet très sensible. On ne peut s’empêcher d’avoir le ventre qui se serre ou des frissons lors de notre lecture. En effet, certaines scènes sont très violentes et on ne peut qu’être interloqué devant ces épisodes. Les violences conjugales sont souvent résumées aux violences faites aux femmes mais la preuve en est que certains hommes en sont également victimes. Le harcèlement qu’a dû supporter Pierrick est tout bonnement hallucinant et heureusement que le roman prend une tournure optimiste sur la fin car je pense que je n’aurais pas supporté de savoir que sa vie avait été définitivement gâchée par cette femme.

Pour conclure, ce témoignage est  un coup de cœur et je remercie « Evidence Editions » de m’avoir sollicitée pour cette lecture. La plume de l’auteure est touchante et elle décrit à la fois avec pudeur et précision le calvaire vécu par cette homme qui voulait juste être heureux et faire les choses correctement. Ce récit mérite d’avoir une large audience car il traite d’un sujet méconnu. Parfois, certains hommes épousent des marâtres, des femmes qui ne pensent qu’à leur propre intérêt tout en négligeant leur époux et leur reprochant tout et n’importe quoi. J’ai été touchée par l’histoire de Pierrick et espère que désormais, il vit dans un bonheur bien mérité !

 

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Retrouvez ce témoignage sur le site d’Evidence Editions

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La nuit des maudits de Karim Nedjari

La nuit des maudits - perso

Témoignage – Livre sorti le 9 mai 2018

Editions Fayard

Masse Critique Babelio

 

Je remercie les éditions Fayard et le site Babelio qui, grâce à l’opération Masse Critique, m’ont permis de découvrir ce livre.

Résumé : Vendredi 22  mai 1998. Aimé Jacquet écarte six joueurs initialement retenus pour disputer la Coupe du monde : Nicolas Anelka, Martin Djetou, Pierre Laigle, Lionel Letizi, Ibrahim Ba et Sabri Lamouchi.
Il leur manquait la «  carte  » du club très fermé des Deschamps, Zidane, Desailly…
Depuis, ils ont connu le chômage, la dépression, le divorce, la solitude et, parfois même, l’exil.
Karim Nedjari a voulu conter cette légende noire. Il a retrouvé les vaincus d’un soir. Son enquête plonge dans les coulisses du foot français, devenu, en vingt ans, un business qui a gâché sa passion d’enfance.
Voici la face cachée du triomphe de juillet  1998.

 

Mon avis : Grande fan de sport et de témoignages sportifs, j’étais ravie de pouvoir découvrir ce récit qui concerne les grands oubliés du triomphe des bleus en 1998. En effet, Aimé Jacquet, à l’époque, avait convoqué 28 joueurs pour le début de la préparation de la coupe du monde 1998. Le 22 mai, il annoncé à six d’entre eux qu’ils quittent le groupe et qu’ils ne participeront donc pas à cette grande aventure. Un rêve se brise et certains ne s’en relèveront pas.

Nicolas Anelka est sûrement celui qui s’en est le mieux sorti car il a ensuite participé à l’Euro 2000 et il a participé à cette campagne victorieuse. Malheureusement, ses frasques ternissent son image et ce n’est pas son talent dont on se souviendra. L’auteur amène un nouvel éclairage sur le joueur et j’ai changé, en partie, l’image que je pouvais avoir de lui.

Pour Ibrahim Ba, Martin Djetou, Pierre Laigle, Lionel Letizi et Sabri Lamouchi, les trajectoires professionnelles ne seront pas toutes les mêmes. Pour les deux premiers, les pépins vont s’accumuler et ils ne vont pas connaitre la carrière à laquelle ils auraient pu prétendre. Pour les trois autres, ils vont poursuivre leurs carrières avec un peu plus de réussite mais ils ne reverront plus le maillot bleu. Pour tous, cette soirée du 22 mai a été vécue comme un traumatisme, une blessure qui ne se refermera jamais. En effet, comment peut-on accepter d’avoir été mis de côté alors que les autres sont devenus champions du monde ??

J’ai aimé la construction du récit. L’auteure a choisi d’alterner entre la description de cette soirée du 22 mai, et son lendemain, et la mise en avant, les uns après les autres, de ces six « exclus ». Au cours de cette lecture, j’ai apprécié le fait que Karim Nedjari, grand reporter du Parisien et ex-directeur des rédactions des sports de Canal +, prennent le temps de reposer le contexte et explique en détail tout ce qui a pu se passer. Il émet aussi quelques hypothèses sur la non-sélection des maudits car comme ils l’ont raconté, aucun n’a vraiment eu d’explication sur sa mise à l’écart. On sent que le journaliste est un passionné car tout ce qu’il raconte est à la fois expliqué avec passion et professionnalisme. Je regrette quelques répétitions de faits, qui ralentissent la lecture, mais je me suis régalée en découvrant ce récit.

Pour conclure, je recommande ce roman à tous les amateurs de témoignages sportifs. Si vous n’aimez pas le football, passez votre chemin car ce livre est destiné aux amateurs de ce sport. J’ai aimé en savoir plus sur les « exclus » et découvrir ce qu’ils sont devenus et comment ils ont évolué. Sorti juste avant la nouvelle campagne victorieuse, ce récit mérite d’être lu car il nous montre quelques coulisses de l’équipe de France et apporte un nouvel éclairage sur les bleus de 98.

 

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Retrouvez ce livre sur le site des Editions Fayard

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Paroles de flics : l’enquête choc de Jean-Marie Godard

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Témoignage – livre sorti le 24 janvier 2018

Editions Fayard

Service presse

 

Je remercie les éditions Fayard qui, via la plateforme NetGalley, m’ont confié ce livre en service presse.

 

Résumé : Ils s’appellent Tony, Betty, Manu, Yasmine, Sylvie, Mélissa, Mourad, Corinne, Jeff. Ils travaillent à Calais, à Marseille, en Seine-Saint-Denis… La plupart du temps, vous ne les remarquez pas… sauf quand vous en avez besoin.

Pourtant ils sont là. Travaillant au contact de la rue, de la violence, de la misère sociale et de la mort. Jouant les assistantes sociales, luttant contre le terrorisme, œuvrant au maintien de l’ordre.

Voici le vrai visage des 149  000 flics de France.

C’est une police épuisée, sollicitée à l’excès, en mal de repères, que nous donne à lire le journaliste Jean-Marie Godard. Un an d’immersion pour cerner au plus près la réalité de la police de France. Et le tableau qu’il brosse fait froid dans le dos.

Des commissariats insalubres. Des planques nocturnes payées 97 centimes d’euro de l’heure. Des voitures poubelles chargées comme des chars d’assaut pour intervenir au pied levé sur des attaques terroristes. C’est le quotidien de ces flics envoyés au front avec un matériel usé jusqu’à la corde.

Bienvenue dans le monde de ceux qui vous permettent de dormir tranquilles la nuit.

 

Mon avis : J’aime lire des témoignages. Pourquoi ? Car cela permet d’avoir une nouvelle vision ou des confirmations sur les conditions de travail de certains ou d’en apprendre plus sur des métiers que l’on pense connaitre. Vu le quatrième de couverture, je m’attendais à un récit plutôt pessimiste. Finalement, même si on peut découvrir toutes les difficultés auxquelles sont confrontés nos « flics », l’auteur a aussi su mettre en avant du positif.

En effet, l’auteur a pu côtoyer des flics, écouter leurs proches et passer du temps sur le terrain pour avoir une vision assez large de leur profession. Ce qu’on peut constater, c’est que notre police va mal. Comme dans beaucoup de professions, ils ont de plus en plus de missions à effectuer mais malheureusement, le temps n’est pas extensible….. En plus, au temps du tout connecté et de l’information en direct, le moindre de leur faux pas est mis en lumière et nos flics sont jetés en pâture à l’opinion publique. Mais pourtant, si on y réfléchit, n’est-ce pas grâce à notre police que nous sommes en sécurité ? Oui, tout n’est pas parfait mais quand on voit toutes les incivilités de notre société, ils font de leur mieux…. Bien sûr, ils ont une mission capitale qui ne permet pas le moindre faux pas mais de nos jours, les faux pas, on les tolère de moins en moins… Les médecins n’ont pas le droit de se tromper ou d’hésiter, les enseignants ne doivent plus punir les enfants, les « flics » n’ont pas le droit d’avoir un coup de mou…. Bref, la fonction publique « de service » en contact avec les usagers est sous pression.

L’auteur met également en lumière une autre difficulté connue par notre police : la pression du chiffre. En effet, les policiers et gendarmes ont, pendant longtemps, été « jugés » sur le nombre d’infractions verbalisées ou de personnes interpellées. Néanmoins, comme ils peuvent l’expliquer, résoudre une affaire de viols prend plus de temps que d’interpeler un voleur à la sauvette mais lequel est le plus important ? Ainsi, à une époque, les flics ont mis de côté certaines affaires pour faire du chiffre et satisfaire la hiérarchie… mais était-ce vraiment pour notre bien ?

Enfin, Jean-Marie Godard pointe la multiplication des services qui ne s’accompagnent pas toujours de recrutements adéquats et ainsi, certains policiers se retrouvent, à certains moments, à devoir jouer les bouches trous. Ainsi, il montre à quel point avec l’opération Sentinelle, les violences de plus en plus fréquentes lors des manifestations, nos forces de l’ordre ne savent plus où donner de la tête et doivent parfois être sur le terrain sans avoir, au préalable, été formé aux missions auxquelles ils vont être confrontés….

Néanmoins, j’ai apprécié le fait que l’auteur mette en lumière des forces de l’ordre qui sont certes désabusés mais qui, pour la plupart, aiment leur métier et croient dans la mission qui leur est confié. Les conditions difficiles entament le moral mais pas leur détermination et il est très rassurant de savoir que nos « flics » font cela, pour la plupart, avec conviction et envie. J’ai également beaucoup appris lors de cette lecture car l’auteur fait preuve de pédagogie en nous expliquant l’organisation de services, les différentes «compagnies » qui existent (BAC, CRS, BRI….) et nous emmenant dans les coulisses des commissariats.

Pour conclure, ce recueil de témoignages permet de mettre en lumière les difficultés que connait notre police mais en mettant l’humain au cœur du livre, il est aussi une preuve que nos forces de l’ordre font leur métier par conviction. Ce n’est pas un coup de cœur mais un récit à découvrir pour mieux comprendre l’état d’esprit de « nos flics » qui sont soumis à une pression permanente.

 

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Femme de robe de Michèle Dassas

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Biographie romancée – Livre sorti le 15 mars 2018

Marivole Editions – Collection parcours de femme

Service presse

 

Je remercie les éditions Marivole pour leur confiance et pour m’avoir confié ce roman en service presse.

Résumé : Le portrait d’une femme d’exception

« Robe sur robe ne vaut », voilà comment un grand nombre de ses confrères avocats accueillirent la prestation de la première femme à avoir plaidé. Les railleries, le mépris traduisaient l’angoisse des hommes de voir des représentantes du sexe dit faible, accéder à des fonctions qui leur étaient jusqu’alors exclusivement réservées.

Combien avait-elle dû se battre, Jeanne Chauvin, avant de pouvoir enfin prêter serment, trois ans après avoir essuyé un humiliant refus, alors qu’elle était pourtant munie de tous les diplômes nécessaires ! Femme de robe retrace le parcours de cette femme remarquable, ses combats, son humanité, ses espoirs. Aux côtés d’une mère d’exception et d’un frère, aussi déterminé qu’elle, qui fut député de Seine-et-Marne, et secrétaire du Grand Orient, Jeanne laisse le souvenir d’une femme digne, résolue, charismatique, une pionnière éprise d’équité. Mais Femme de robe est aussi un roman qui, au-delà des faits historiques, ressuscite une Jeanne plus intime, avec ses passions et sa sensibilité toute féminine.

 

Mon avis : Lorsque j’ai découvert cette biographie romancée, j’y ai tout de suite porté un intérêt pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’ai fait un peu de droit dans le cadre de mes études et j’ignorais tout de la manière dont les femmes sont arrivées à pouvoir exercer cette profession. En l’occurrence, ce roman allait combler cette lacune. Ensuite, il faut admettre que l’égalité homme/femme est un thème très actuel donc cette histoire trouve tout à fait sa place dans ce contexte. Enfin, je dois avouer que je suis un peu féministe dans l’âme car j’ai pendant longtemps voulu, moi aussi, travailler dans un milieu très masculin et je me suis heurtée à de nombreux préjugés et des fins de non-recevoir. Ainsi, j’étais plus que curieuse de suivre le combat de cette femme pour permettre, notamment, aux femmes d’accéder à la profession d’avocat.

Le roman commence au moment où Jeanne Chauvin va soutenir sa thèse en 1892. C’est un évènement sans précédent et la séance va même être reportée tellement sa première soutenance est le théâtre d’une pagaille sans nom. Malgré tout, elle réussit cet examen haut la main et elle devient doctoresse à l’unanimité ! Suite à cela, elle devient enseignante mais ne peut espérer mieux car de nombreuses professions sont encore inaccessibles pour les femmes. Lorsque sa demande d’inscription au barreau de Paris est rejetée, Jeanne se donne pour mission de trouver des soutiens qui lui permettront de faire passer une loi permettant l’accès au barreau aux femmes. Avec l’aide de son frère Emile, devenu député, Jeanne va convaincre du bien-fondé de sa requête et le Parlement finira par adopter cette loi le 13 novembre 1900. Jeanne ne sera pas la première à prêter serment mais c’est elle qui reste dans les mémoires car c’est elle qui a porté cette lutte sans jamais baisser les bras. Au fil du temps, elle va aussi se battre pour l’obtention du droit de vote pour les femmes, qui n’arrivera qu’en 1946, et pour l’amélioration de la condition féminine.

Cette biographie romancée va donc suivre Jeanne Chauvin dans toutes les étapes de sa vie professionnelle. Elle nous en apprend aussi plus sur sa vie de femme, qui est passée au second plan suite à une grosse déception dans sa jeunesse. Toute sa vie, elle a œuvré pour l’amélioration de la condition féminine et elle n’aura de cesse de combattre les inégalités. Elle était une avant-gardiste mais elle représente un paradoxe : en effet, elle s’est battue pour que les femmes aient de plus en plus de droits, de libertés et pourtant, toute sa vie, elle va rester « une femme du 19ème siècle » dans son apparence. Alors qu’après la 1ère Guerre Mondiale, les robes se raccourcissent, tout comme les cheveux, Jeanne gardera toute sa vie ses longs cheveux remontés en chignon et les longues robes sombres.

Concernant la plume de l’auteure, j’ai apprécié son écriture qui fait revivre Jeanne Chauvin et ses proches au fil des pages. L’écriture est fluide et on sent flotter, au cours de la lecture, le vent du changement qui a accompagné la fin du XIXème et le début du XXème siècle. Les descriptions réalistes permettent de s’immerger dans l’atmosphère de l’époque et de prendre conscience des us et coutumes de cette période.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré cette biographie romancée. Je ne connaissais pas du tout Jeanne Chauvin et je pense qu’elle fait partie des femmes qui ont marqué l’histoire. A la fin, l’auteure n’hésite pas à poser la question de son entrée au Panthéon, où il y a de nombreuses figures marquantes de notre pays. Elle pourrait y prétendre mais ceci est un autre débat. Pour conclure, je recommande vivement cet ouvrage à tous les amateurs de biographie ainsi qu’à tous ceux qui souhaitent découvrir le destin de cette féministe avant l’heure, dont le destin est malheureusement méconnu du grand public.

 

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Retrouvez « Femme de robe » sur le site de Marivole

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