Dangerous Bikers, tome 2 de Jean-Louis Stéphanie.

 

[ROMANCE SUSPENSE – Nouveauté 2017 ]

Evidence Editions

Service presse

 

Je remercie les éditions Evidence pour ce service presse.

 


 

Résumé :

Après l’agression des membres de sa famille, Chloé Evans s’est renfermée sur elle-même. La culpabilité la ronge et rien ne semble l’aider à aller mieux. Pire que tout : l’arrivée de nouvelles personnes va l’obliger à renouer avec un passé qui la plongera dans un univers dangereux. Entre doutes et désespoir, trahison et amour, la frontière semble bien mince. Et si Tony le chef du gang des Rebel Bikers a toujours détesté Chloé, désormais il n’a plus qu’elle en tête, quitte à prendre des risques pour la protéger.

 


 

Fort seul, ensemble plus fort.

 

Mon avis :

Vous voulez de l’action, des rebondissements incessants, de la romance, de la haine au son doux de la vengeance, de l’amour et du désespoir ? Et bien ce second tome « Dangerous bikers » ne pourra que vous comblez. C’est le cas pour moi ! Un roman hyper addictif où tout est fait pour accrocher le lecteur jusqu’aux derniers mots.

Jean-Louis Stéphanie nous propose un second volet époustouflant !

Chloé Evans vit à deux cent à l’heure depuis quelques semaines. Tout va trop vite. Le temps ne l’épargne pas seulement. Les motards deviennent son quotidien et sa peine. Après sa rencontre avec les Hell Riders, rien ne va plus. Tony et Ayden ne donnent plus signe de vie. Son père et son frère ont été gravement blessés. Tout part en vrille dans sa vie. Et quand le chef des Rebel Bikers et celui des Hell riders refont surface ce n’est par pour faire causette. Les chose sérieuses commencent. Confrontations, mensonges, révélations et séductions font lui faire tourner la tête. J’adore beaucoup le personnage de Chloé : c’est une femme forte, teigneuse, grande bouche, hargneuse. Elle ne se laisse pas démonter par tous ces motards qui gravitent autour d’elle. Notamment par le ténébreux Tony qui lui souffle constamment le chaud et le froid. Les apparences doivent être sauvées : un chef de gang n’a pas le droit de se lancer dans une relation sérieuse surtout avec la fille qu’il déteste le plus au monde. Tout devient compliqué et s’ajoute à cela un sentiment de vengeance oppressant.

Tony est toujours fidèle à lui-même : macho, coureur de jupon, sauvage, hargneux, agressif et ultra sexy. D’ailleurs on le voit flanché quelque fois car la belle Chloé a su fendre sa carapace. Il lui arrive donc d’être attentionné, protecteur, charmeur et gentil. Mais ses obligations de chef le rattrapent toujours. Ses décisions détermineront son futur.

Dans ce second tome on fait la connaissance du troublant Jackson. Alors je ne le sens pas du tout. Trop honnête pour être vrai, sa présence me rend méfiante. Par ailleurs il vient pimenter l’histoire Tony-Chloé en s’immisçant dans le couple.

La psychologie des personnages est époustouflante et tient la route du début à la fin. Leur évolution est judicieuse et rend l’histoire bien plus intéressante.

Ce second tome est juste explosif, caliente, sanglant, tourmenté, passionnant et déchirant ! Un cocktail explosif au milieu des gangs rivaux où amour, trahison et vengeance deviennent incontournables.

Pour le coup je suis bien plus conquise que le premier tome ! La plume de Jean-Louis Stéphanie fait des merveilles et nous immerge dans cette histoire brulante ! Et puis un final qui annonce un troisième tome tout aussi intriguant avec encore plus de révélations et j’espère d’amour !

 

 

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Mon avis sur le premier tome : »Rebel Bikers ».

Vers le site des éditions Evidence !

 

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Le Projet Phénix – tome 1 : Liz de G.H. David

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Dark Romance – Livre sorti le 18 septembre 2017

Editions Dreamcatcher

Service Presse

 

Je remercie les éditions Dreamcatcher pour leur confiance et pour m’avoir confié ce roman en service presse.

Résumé : 2003, Toulouse, dernière année de fac, trois destins se croisent.

Liz, qui parait pleine d’assurance, dissimule de profondes blessures et de sombres secrets.

Max, populaire en apparence, est un jeune homme terriblement solitaire.

Que dire d’Alex, dont on ne sait absolument rien : à croire qu’il n’a jamais existé.

Une mystérieuse mission, des secrets bien gardés, d’inquiétantes menaces : lorsque les fantômes oubliés ressurgissent, quand l’attirance s’en mêle, s’opèrent de curieuses métamorphoses.

Aucun d’eux n’est ce qu’il prétend être. Victimes ou prédateurs, qui sont-ils vraiment et surtout, que cachent-ils ?

 

Mon avis : Ce roman est une réédition. Que dire sinon qu’encore une fois, j’ai pris une claque en redécouvrant les aventures de Liz, Alex et Max. en apparence, nous voilà plongés dans une romance classique : une étudiante, Liz, rencontre Alex en soirée. Il a un air sombre et bad boy mais elle craque complètement pour lui…. En sachant qu’elle-même, elle semble avoir un passé lourd derrière elle… peu de temps après, elle fait connaissance avec Max, un fils de diplomate d’origine italienne et qui a l’air d’être l’opposé d’Alex. Entre les deux, son cœur balance… cependant, au fil du roman, on en apprend un peu plus sur chacun de nos protagonistes et ce qui semble être une romance classique nous plonge dans une dark romance : drogue, violence et traumatismes apparaissent peu à peu et vont noircir ces jolies histoires de cœur.

Liz est une jeune femme difficile à cerner. Pourtant, ce que j’adore chez elle, c’est que ce soit une femme forte. Qu’est-ce que ça fait du bien de croiser une héroïne qui a du répondant, qui s’assume et qui n’a pas peur d’assumer ses décisions. On comprend rapidement qu’elle n’a pas eu une enfance facile, qu’elle s’est forgée à travers un bon nombre de traumatismes. Le voile sur son passé devrait être levé au cours des différents tomes de la saga mais les premiers éléments que nous découvrons ici montrent à quel point Liz est une femme forte. Ce qui est plus dérangeant, c’est son incertitude concernant Alex et Max. en même temps, comment lui en vouloir : deux beaux garçons, mais deux caractères tellement opposés… D’un côté, on a Alex, ancien militaire reconvertit dans la sécurité privée qui fait beaucoup de mystères sur ses activités et sur son passé. De l’autre, on a Max et son coté « fils d’ambassadeur poli et parfait ». J’avoue qu’à la place de Liz, je ne serai peut-être pas sûre de moi non plus !

J’ai vraiment adoré cette réédition. L’écriture à deux points de vue enrichit vraiment l’histoire et nous permet d’en savoir un peu plus sur les pensées d’Alex…. même s’il reste très mystérieux !! La lecture de ce premier tome est fluide, agréable et on ne voit pas les pages défiler. Ici, GH David s’amuse avec talent à déconstruire tous les stéréotypes de la romance classique en nous embarquant peu à peu dans un univers dark dans lequel on ne pensait pas prendre tant de plaisir à la suivre. Les prémices de la saga sont posés, on a découvert un grand nombre de personnages, plus complexes les uns que les autres, et le roman se termine sur un cliffhanger qui nous laisse en haleine. En tant que toulousaine, je suis également sensible au fait que ce roman se passe dans la ville rose. C’est un régal de déambuler avec nos personnages dans ces endroits familiers et c’est un plaisir de découvrir notre ville pour cadre d’une telle saga.

Je ne saurai que vous conseiller la lecture de cette réédition du tome 1 du « projet Phénix ». Les amateurs de Dark Romance ne devraient pas être déçus, tout comme les amoureux de lecture qui recherchent une histoire non-conventionnelle.

Pour conclure, je voudrais également tirer mon chapeau à la maison d’édition qui a fait de cette réédition un véritable bijou : couverture magnifique, mise en page claire. Ce roman fait partie de ces livres que vous prendrez plaisir à ranger dans votre bibliothèque si vous succombez à la version papier.

 

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Retrouvez le projet Phénix – tome 1 : Liz sur Amazon

Pour vous procurer Le projet Phénix – tome 1 : Liz en version papier, rdv sur le site des éditions Dreamcatcher

Outrage de Maryssa Rachel.

Outrage par [Rachel, Maryssa]

 

 

 

[DARK ROMANCE – Nouveauté 2017]

Éditions Hugo Roman – Collection Blanche

Lecture personnelle

 

 

 

 


 

Résumé :

Attention : Ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains !

Rose est une femme libre, indépendante, torturée, traumatisée, elle s’est construit une carapace de survie.

Elle fuit l’amour par peur de l’attachement. Elle est perverse, passionnée, cyclique, addict au sexe et à l’alcool mondain. Mais ce soir-là, dans un bar, elle tombe amoureuse d’un être qui lui ressemble, peut être un peu trop. Tout en lui la repousse et pourtant… Lui, c’est Alex, un artiste paumé, un je-m’en-foutiste tout aussi névrosé qu’elle.

Rose va vivre cette passion destructrice où Alex la guide, la commande, la déconstruit, la fabrique, la façonne… Rose n’écoute pas la bête qui rugit en elle et qui lui dit  » fuis « . Son corps, son sexe deviennent chaque jour plus douloureux, mais elle tient, par amour pour cet homme qui la dévore chaque jour un peu plus…

Puis vient la douleur du déchirement. Alors, elle va essayer de noyer ses maux dans la seule addiction qui lui permet d’échapper à la douleur : le sexe.

 


 

Mon avis :

J’ai tourné mille et une fois dans ma tête comment aborder cette chronique, quoi y dire et surtout ne rien y négliger . J’ai tourné mille et une fois mes mots dans ma tête. Et je vous assure en ce moment même ma tête est un vrai foutoir. Tout ce que je vais vous dire maintenant est d’une sincérité, déconcertante pour nombre d’entre vous.

Je ne peux absolument pas vous dire si j’ai aimé ou si j’ai détesté, mais je peux vous assurer que ce livre restera graver à tout jamais dans les tréfonds de ma mémoire. Il en rejoint quelque uns et ils ne sont pas nombreux, les doigts d’une seule main suffisent largement pour les comptabiliser.

Cette chronique ne sera pas une vitrine aux débats incessants et inexpliqués sur cette romance. Et oui, il s’agit bien d’une romance (pour ceux et celles qui ne l’avaient pas compris), donc jusque là rien d’anormal qu’il soit dans les rayons de romance. Alors certes j’avoue qu’un ruban de mise en garde ne serait pas de refus. Ceci éviterait les indignations à outrance et que certaines tombent dans les pommes !

Ce n’est pas un livre que je conseillerai, j’estime que c’est un choix propre à l’individu (sachant ce qu’il en retourne). Il faut être extrêmement ouvert d’esprit, être blinder et être attirer par ce genre d’histoire. C’est tout moi !

Aujourd’hui j’ai envie de vous faire entrer dans le monde décousu de Maryssa Rachel. Je vais vous montrer « le beau » de cette histoire. « Le laid » n’y est pas présent à mes yeux, car c’est une œuvre d’art. Fermez vos yeux, imaginez une balade dans une galerie sombre. Seules quelques lumières transpercent cette obscurité, au loin. Vous y approchez à pas de loup, sur le qui vive car vous savez d’ores et déjà ce qu’il va advenir. Et là, vous découvrez une toile de peintures. (Vous vous dites que je délire totalement, mais laissez moi continuer). Et une multitude d’autres. J’apparente ce livre à une succession de toiles, plus ou moins abstraites ou d’un très grand réalismes où un flot d’émotions transpire de ces peintures. Certes ces émotions sont d’un sombre très prononcé mais elles finissent par m’engouffrer dans un univers où l’exacerbation des sens m’a surprise. J’ai eu cette place de voyeur, car il ne peut en être autrement, l’auteure nous l’impose. Dès le départ, je savais que je n’allais pas vivre, mais seulement subir !

Une toile, un chapitre, un chapitre, une toile. Cette balade a duré plusieurs jours, car j’ai pris le temps de savourer, de digérer et de comprendre. Car en observant bien et en grattant légèrement, j’y ai décelé de jolies choses.

Rose est une jeune quadra, photographe, artiste, elle observe le monde d’un autre œil. Elle le décrit avec ses perceptions que seules entre artistes peuvent comprendre le sens. Rose, sa vie, est définie par le sexe. Abusée par son père, dès son plus jeune âge. Son corps reflète ses sentiments. Elle ne connaît pas d’autre moyens d’expressions que celui du sexe qui au fil des années prend une nouvelle dimension, celles qui sont tabous, celles dont il ne faut pas parler au risque de tomber dans la case « dérangé du sexe ». Pour, elle, le sexe n’a pas de couleur, de goût : femme, homme, tant que le plaisir est là. Elle vit sa liberté sexuelle telle qu’elle le souhaite : travers, indignations, flagellations, seule, à plusieurs, avec ou sans objets. Elle est « sa » reine. Elle désire, elle repousse, elle choisit. Nous sommes ici bien loin de la jeune midinette sortie de sa poussée hormonale qui voit en tout mâle bien bâti, une histoire d’amour éternelle. Rose est une femme affirmée et qui s’assume. Jusqu’au jour où elle rencontre Alex, le loup. Il faut savoir que Rose a du mal à humaniser, l’être humain. La part du temps, les personnes de son entourage portent des surnoms ou ils sont réduits à une lettre. Elle animalise son entourage certainement par crainte d’un attachement trop important, il est plus simple pour Rose de se détacher d’une lettre ou d’un animal que d’une personne. Alex est l’homme qui va ouvrir des brèches dans sa carapace hyper blindée. Il va l’amoindrir, la manipuler, la détruire pour son propre plaisir. Il va jouer avec ses sentiments comme s’il jouait à la poupée. Et elle, Rose va y croire, va s’y raccrocher. Comme si les paroles d’Alex étaient salutaires, comme si elles allaient effacer ce qu’elle est et qu’elles lui permettraient de devenir la femme qu’elle aurait toujours du être. Alex va la démolir psychologiquement et physiquement. Il met un mot bien précis sur chacun de ses troubles. Il l’anéantie, la bouscule et la façonne aux idéaux de sa femme parfaite. Rose dans son aveuglement amoureux va accepter de le devenir. Une promesse silencieuse mais consentie. Neuf mois d’amour, de pleurs, de haines, de mots blessants, de persécutions. Neuf mois et pas un  jour de plus pour ouvrir les yeux et découvrir que tout l’amour inconditionnel qu’elle lui porte n’est pas réciproque. Neuf mois d’enfermement. Neuf mois de souffrances. Neuf mois et un jour plus tard la délivrance. Une délivrance douloureuse où le sexe sera de nouveau le seul remède à ses maux.

Alex est un homme loin des clichés de nos romances contemporaines. Alex à l’apparence d’un clochard, il pue, il boit, il est sale et il se drogue. Alex est la représentation d’un nombre incalculable de dépravations. Également artiste, sa vision de l’amour est utopique. Je pense que Rose retrouve en Alex l’image de son père qu’elle chérissait. Inconsciemment, elle veut revivre l’exclusivité de la relation qu’elle a vécu avec et la rendre meilleure.

Le livre se découpe en deux parties : la première relate l’attachement de Rose et Alex et la seconde narre la chute libre de Rose.

Si le ton dans la première partie est relativement doux, il n’en est plus question dans la seconde. La différence est nette est très ressentie dans le style de l’auteure et surtout dans le comportement de Rose. Elle tombe dans l’autodestruction et dans la vengeance. Je ne pense pas que Rose en est consciente, j’insiste sur ce point. Elle n’arrive pas à exprimer ce qu’elle ressent et c’est son corps qui en pâtit. D’ailleurs elle le dit très bien « elle a le corps malade ». Inconsciemment, elle se venge d’Alex et des hommes en général en les dominant. La domination l’amène à travestir ces hommes qui croisent son chemin et à les avilir. Elle les malmène de nombreuses manières. Elle ne trouve plus de plaisir physique, elle le préfère à « l’orgasme psychique ». Elle trouve la jouissance dans la dégradation des corps d’hommes. Ils deviennent son exutoire. Ses aventures sont toutefois marquées par des rencontres féminines qui ont le mérite de remettre un peu de joie dans la vie de Rose. Ils vont amorcer plusieurs déclics, notamment je pense au chapitre « la nièce » qui fait écho à sa propre enfance. Rose se débat avec elle même et sa dépression qui la tire inlassablement vers le fond, le point de non retour. Souvent j’ai craint pour sa vie, jusqu’au jour où la mauvaise personne va faire basculer sa vie.

Souvent quand je lis, je suis à l’affut de certaines clés qui me permettent de pressentir la fin. Mais ici impossible de prévoir. C’est l’inconnu d’un chapitre à l’autre. Chaque chapitre est une petite histoire qui forme un ensemble déstabilisant avec des scènes peu ragoutantes mais qui amplifient la situation psychologique de Rose. Elles sont le témoin de son état.

La plume de Maryssa Rachel m’a littéralement transportée. Totalement déstructurée, les mots ont une force. On est bien loin de la volupté des romances contemporaines. On est loin de la fluidité que tant de lectrices affectionnent. Une écriture décalée, hargneuse, réelle, efficace, repoussante, majestueuse. Un style poétique, désincarnée, désenchanté, désillusionné. Je pense que le style a le mérite de repousser les codes actuels. Intérieurement je me suis dit : qu’il fallait accepter cette écriture pour accepter Rose telle quelle. La plume de l’auteure fait parti de Rose, je ne peux que les associer. Les émotions que l’auteure nous impose ( n’oubliez pas que notre position est celle de voyeur) sont intransigeantes, fortes et déstabilisantes. Alors oui j’ai eu des coups de chaud, honte, j’ai serré les dents et j’ai ri. Oui une seule fois et c’était la bienvenue. La tension accumulée a pu s’échapper. Peut-être avez vous lu ce passage sur la petite ménagère trentenaire ? Certaines s’en sont offusquées et bien moi j’en ai ri aux larmes car ce que l’auteure écrit est juste la vérité, blessante pour certaines mais euphorisante pour moi. Car c’est le seul moment où l’auteure nous prend à parti et cette petite parenthèse a  bien entendu fait écho à ma vie personnelle. Quel tact ! Ce livre est bourré d’analogie et de débats : la perception de soi-même dans la société, la perception de l’amour, de l’autre dans l’amour, la relation humaine, la relation par rapport au sexe et bien d’autres dont j’ai pu passer à côté.

Pour en finir j’en viens au titre « Outrage ». Je pense que c’est un titre destiné uniquement à choquer le lectorat et qu’il s’adresse uniquement à ce dernier. Il est ce qu’il représente à nos yeux innocents, Rose n’aurait donné aucune valeur à ce mot, elle l’aurait dénigré. Peut-être qu’elle aurait préféré Les tribulations de Rose ?

« Outrage » est une dark romance d’un nouveau temps. Je m’attends à voir fleurir d’ici quelques mois ce genre de livres. « Outrage » restera à mes yeux le premier et l’unique, celui qui restera gravé à tout jamais.

J’en retiens une lecture délicate et intense marquée par la psychologie forte des personnages et une plume innovante, insensée et poétique.

La romance que j’attendais depuis longtemps !

 

« En fait, on aura passé l’hiver, on a fait mentir les copains. Il fait encore froid. J’ai l’impression que je passe mon temps à frissonner depuis Alex. Le printemps ne pointe pas le bout de son nez…encore quelques mois à tenir. Je doute qu’on passe le printemps ensemble, un pressentiment. Relation papillon. Relation bipolaire.

Ce matin devant l’arbre, à Paris, il doit y avoir un amant transi qui attend sa belle. Ce n’est pas nous.

Trois saisons…même pas capables de faire un Vivaldi..

L’Amour, ça monte puis ça redescend. Ca bouge constamment.

Dans la colère, les mots d’Alex sortent en dégueulis perpétuel. Avec Alex, aucun temps mort, aucun silence, il parle encore et encore. « Marche ou crève », ne pas s’arrêter pour respirez.

Je reste assise parfois, car je suis trop fatiguée, car je sais qu’il faut que je me repose. Je reste assise, je suis bonne à me faire ramasser à la pelle comme les feuilles mortes dans le jardin public ou les amoureux se bécotent à en perdre haleine. Je préférerais bécoter au lieu de me faire déchirer.

Les liens trop serrés pénètrent mon âme à m’en faire hurler de douleur. Alex déchiquette, meurtrit, blesse. Lame acérée en plein coeur. Acérée comme ses mots, ses actes; cédera, ne cédera pas. Je céderai une fois de plus. Je prends tout pour moi, je suis responsable de mon état, si je n’en peux plus, faut que j’arrête. Il faut que j’arrête de voir Alex. »

 

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Détestable de Marine F.

 

[ROMANCE SUSPENSE – Nouveauté 2017]

SOMETHING ELSE EDITIONS – Collection Something Blunt

Service presse

 

Je remercie Something Else Editions pour ce service presse.

 


 

Résumé :

Jade est une véritable amoureuse de la nature humaine. Empathique et sensible, elle voue sa vie à la cause des gens qui souffrent, et c’est dans cet objectif qu’elle a obtenu son diplôme d’infirmière. À vingt-et-un ans, elle mène une vie simple parsemée des frasques de ses meilleurs amis, des appels incessants de sa mère et de sa recherche d’emploi…

Mais un jour, cette quiétude sera perturbée. Un jour, il va la contacter. Simon Hampens, un richissime homme d’affaires, a besoin de son aide. Il a le profil de l’homme à qui tout réussit et pourtant… Jade va immédiatement détecter en lui une souffrance peu commune. Elle va tout faire pour briser sa carapace et tenter de comprendre les tourments qui le hantent en permanence.

Mais son désir de vérité va se heurter à un mur épais de mensonges et de désillusions… Captivée par sa quête, Jade ne se doute pas que le piège se referme peu à peu sur elle…

 


 

Mon avis :

Je me maudis intérieurement d’avoir intuité de ce qu’il en retournait beaucoup trop tôt. C’est tellement frustrant et énervant ! Et pour le coup on ne ressent pas cette tension qui monte jusqu’au dénouement et la claque qui s’en suit. Et dans cette lecture pourtant, tout y est fait pour vous tenir en haleine jusqu’au point final !

Jade est la bonne crème, la gentille fille qui se dévoue corps et âme au bien-être des autres. Sensible, à fleur de peau, empathie décuplée : elle est d’une générosité sans limite quitte à se mettre dans un pétrin bien profond. C’est une jeune femme qui ne s’affiche absolument pas. Naturelle, sans artifices, elle attire les regards. Et notamment celui de Simon Hampens, son nouveau patron. Son job consiste à s’occuper de la petite sœur de ce dernier, paralysée des deux jambes. Jade va lui insuffler l’étincelle de bonheur des choses simples de la vie. Jade est une jeune adolescente totalement anéantie qui cherche par tous les moyens à se détruire et surtout d’attirer l’attention de son frère aîné.

Simon est un être torturé, passionné, mystérieux et tourmenté. Une aura désenchantée s’en dégage et charme notre belle Jade. Ainsi débute un petit jeu de séduction qui a vite fait d’effrayer notre énigmatique Simon. Le jeu du chat et de la souris est de mise. Et je vous assure ils m’ont fait tourner en bourrique ces deux là. Jusqu’au jour où Hiram vient mettre une sacré pagaille.

Même si j’ai vite compris les tenants du livre, Marine F. mène superbement  bien son jeu. Elle nous fait emprunter des chemins de traverses pour mieux nous surprendre. Elle nous emberlificote dans un scénario sombre où chaque personnage est un pion manipulé par la cruauté et la folie. Les détails sont recherchés et j’ai beaucoup apprécié ce travail fourni qui donne un aspect encore plus réel à cette romance noire. La plume de l’auteure est efficace, malgré quelques répétitions qui m’ont fait grincer des dents. Elle nous plonge aisément dans son univers sombre pour nous tourmenter autant que ses personnages.

Le grand final par contre, m’a totalement surprise et m’a peinée. Alors que le petit final ( là aussi j’avais deviné pffff) amène cette touche bienfaisante au livre.

Je conseil vivement ce livre aux lectrices voulant s’initier à la romance suspense, même celles qui connaissent le genre pourront passer un agréable moment de lecture. Par contre j’émet une petite réserve pour celles étant de vraies adeptes du genre (comme moi vous risquerez de pressentir rapidement de ce qu’il en retourne).

 

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