#BoDFantastique : Et si demain n’existait plus ? #1 : Marie de Ludovic Metzker.

 

[FANTASTIQUE – DYSTOPIE – Nouveauté 2017]

BoD

Service presse

 

Je remercie BoD et plus particulièrement Julie de m’avoir permis de participer à cette magnifique opération.

 


 

Résumé :

« Deux ans se sont écoulés depuis que le cataclysme a ravagé la planète. Une nouvelle menace se fait sentir : la Terre a redonné la vie à des millions d’individus qui déclarent vouloir en finir avec toute forme de société et se font appeler les Chasseurs. Alors qu’un Nouveau Monde se met en place sous l’égide de la W.C.C. et des Communautés du Peuple, des cas de disparition retentissent dans plusieurs pays. Marie, malgré le danger, fonde un espoir insensé et va tout faire pour retrouver ses deux petites filles et son mari morts dans cette catastrophe. »

 


 

Mon avis :

Voici un roman qui a le mérite d’être atypique notamment dans la syntaxe. C’est éberluée que j’ai débutée cette lecture et pas du tout convaincue que cela fonctionnerait sur moi et que surtout que cela m’accaparait autant. Car  l’originalité réside dans le fait qu’aucun dialogue n’est retranscrit. Culoté et audacieux ! Il fallait oser et surtout trouver tout de même le moyen de tenir en haleine le lecteur. Etant une grande adepte des dialogues soutenus, j’en apprécie leur teneur et surtout je ne me cache pas en disant que le rythme de lecture vient souvent des répliques. A moitié conquise, il restait une grande marge à l’auteur pour me convaincre de son talent et son audace.

« Et si demain n’existait plus ?  » que répondriez vous à cette question ? Personnellement je fais « choux blanc » ! Toute l’ambiguïté de la question, débat philosophique et des heures à débattre. En attendant, quelle trame fantastique pour un livre qui revendique beaucoup d’éléments !

Marie est cette femme dont son « demain » n’existe plus. Elle survie à la mémoire de ces personnes qui lui sont chères. Perdre son mari, son amour éternel, ses filles, si petites qui avaient toute l’innocence dans leurs yeux. Son demain n’est que synonyme de douleur, de déchirement et d’acharnement contre la vie qui n’a plus rien à lui offrir. Une bataille intérieure maléfique. Mais la vie reprend ses droits aux lourdes conséquences. Entre quotidien et routine, Marie n’est plus que l’ombre d’elle même. Le monde qu’elle connaissait n’est plus, tout a disparu, a été détruit. Désolation est un doux euphémisme comment vivre à nouveau sans le confort de jadis ?

Franz est l’amoureux transi et insoupçonné (du moins pour un certain temps) de Marie. Leur relation se veut scandaleuse par simplement le fait que Marie vend son corps pour obtenir des services et denrées rares auprès de Franz. Mais ce dernier a développé des sentiments qu’il refoule dans un premier temps. Sa déclaration se fait dans un moment impromptu lorsqu’elle lui demande de l’aide pour sortir de la ville afin de partir à la rencontre des Chasseurs, communauté énigmatique et dans laquelle elle pourrait trouver les réponses à tous ses maux.

Marie et Franz sont des personnes courageux et pleines de bonne volonté. Leur force psychologique est surprenante et phénoménale. Les motivations de Marie révèlent d’une grande sagesse et surtout prouve que l’espoir est un leitmotiv bien plus qu’intéressant, devenant même vital. Marie et Franz s’engagent dans un road trip surprenant et morbide où leurs sentiments s’affirment dans un contexte dangereux. Le lecteur est pris entre les tourments et les questionnements de ces deux protagonistes. Il est également pris a parti pendant ces « focus » sur ces Chasseurs intrigants et violents et sur leurs victimes. D’ailleurs j’ai trouvé dommage qu’ils ne soient pas plus présents, mais je pense que Ludovic Metzer se rattrape dans le second tome à ce niveau ci.

L’auteur nous entraîne dans des péripéties houleuses et sanguinolentes. Des scènes scabreuses et dérangeantes qui peignent le côté obscur de l’humanité entrecoupées par d’autres bien plus romantiques. Le Bien et le Mal dans toute sa splendeur, un combat acharné où l’auteur arrive à nous surprendre finalement.

Ce fut une lecture très intéressante et palpitante, addictive malgré mes réticences du départ. Je me suis engouffrée dans les pages qui m’ont bouleversée. C’est une histoire palpitante. Ce livre se veut aussi comme élément dénonciateur de notre mode se sur-consommation et de dégradation de notre planète. De l’oubli et de l’inconscience collective. En personnifiant notre chère Terre et en lui conférant le droit de propriété sur ces occupants, ce roman se veut moralisateur et percutant.

Très, très belle découverte ! Ce roman renferme beaucoup d’éléments que j’apprécie dans une lecture : des personnages attachants avec une psychologie solide, une atmosphère lugubre et des enjeux symboliques et éprouvants. Cela aurait pu être un coup de cœur si les dialogues étaient présents. Je tire mon chapeau à l’auteur et à son audace !

 

Avec cette sublime robe, elle devenait aussi majestueuse que ces étoiles venues du ciel. Marie le regarda de cet air amusé. Pour la convaincre de s’habiller joliment, il lui fit remarqué  combien ce cadre de la nature faisait peine à voir et durant ce voyage, il aurait aimé une vision un peu plus poétique qu’il se faisait de de monde devenu chaotique. Elle s’attache les cheveux en arrière et attrapa la robe avant de se faufiler dans cet endroit plus reculé et lui offrant de quoi se refaire un semblant de beauté.

Après tout, même si elle ne lui devait rien en réalité, elle pouvait faire cet effort qui ne lui en coûtait pas tant.

 

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Vers le site officiel de Ludovic Metzker !

Vers le site des éditions BoD !

Pour tout savoir sur la lecture croisée de l’opération #BoDFantastique !

 

 

 

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#BoDFantastique : InLife de Antoine Delouhans.

 

[FANTASTIQUE – DYSTOPIE – ANTICIPATION – Nouveauté 2017]

BoD – auto-édition

Service presse

 

Je remercie Bod pour m’avoir conviée à participer à l’opération #BoDFantasique et ainsi promouvoir une fois de plus l’auto-édition.

 


 

Résumé :

Le Commandeur Jewel est appelé sur une scène de crime, dans la cité de Furia, bâtie sur les ruines de l’ancienne Paris. Rien ne le prédestinait à faire cette rencontre aussi étonnante qu’inattendue, qui va le plonger au cœur d’un complot, bouleversant sa vision du monde et de lui-même.

 


 

Mon avis :

 

A tous ceux qui sont libre.

Libres de pense, libres de parler, libres d’aimer, libres d’Exister.

Et à ceux qui se battent pour l’être.

 

 

Dès que vous rentrez dans cet univers, il fait écho à d’autres romans. Novella dystopique, anticipation, peu importe, nous voici immergez dans la capitale parisienne en l’an 3333. Méconnaissable Paris n’a absolument plus rien avoir avec sa prestance et son ravissement. Quelques monuments ont subsisté. Une nouvelle société a immergée : évolution de l’homme ?

Le commandeur Jewell est en quelque sorte le policier en chef qui contrôle la ville, directement sous les ordres des Immortel, il maintient la loi. Mes des vols suspicieux entrainent la mort de ces victimes. Le voici mêlé dans un complot qui va anéantir toutes ses espérances.

Honnêtement au vu de la couverture et du synopsis, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de lecture. Est ce une belle découverte ? Évidemment que oui ! J’ai adoré dévorer ce mini roman en même pas deux heures.

Antoine Delouhans nous entraîne dans un monde contrôlé par toute sorte de technologies rendant la vie agréable et paisible. Entre réflexion et constatation, cette technologie semble avoir une place trop importante. Serait-elle nocive pour la société ? Que cherche à contrôler les Immortel ? Le commandeur Jewell doit enquêter sur un groupe terroriste qui met rapidement à exécution leur menace de révéler les mensonges. La panique gagne vite tous les habitants de Furia. Mais les réponses ne tardent pas à venir. Seriez vous prêt à savoir de quoi il en retourne ?

Antoine Delouhans nous offre une agréable histoire surprenante qui ne peut que nous toucher. Entre enjeu politique, religion et économique qui tient vraiment les rennes et qu’elle place l’être humain a t-il ?

J’ai vraiment été stupéfaite par la tournure qu’a pris cette lecture. J’ai été de surprise en surprise vers un final totalement  inattendu et explosif remettant en cause les éléments abordés tout au long du roman. Très belle surprise ! J’en viens même à regretter la longueur. Trop court à mon goût : effectivement il y a beaucoup de matière à exploiter et le talent de l’auteur ne fait aucun doute !

 

On ne se parlait plus. Nous nous étions laissés entraîner dans cette folie que la société nous vendait comme l’ultime évolution de la civilisation. Rappelle-toi les derniers temps quand nous ne nous adressions plus la parole à force d’être toujours connectés à tous les gadgets qu’Immortels superposait pour « rendre nos vies meilleures ».

Ils on réussi en quelques années à nous rendre dépendants de leur technologie, en plus de nous tenir en sous le joug avec InLife.

Dans quelques heures à peine, les batteries seront à plat. Dans quelques heures, nous mourrons sans doute à une vitesse éclair. Et je ne pouvais pas me résigner à partir sans te dire qu’il n’y a pas un jour, pas un instant où je ne regrette pas de ne plus être à tes côtés.

Je t’ai toujours aimé d’une passion incontrôlable. Nous avons réussi à nous éloigner malgré cet amour infini qui nous liait. Te rappelles-tu de nos cœurs qui s’affolaient au moindre frôlement l’un de l’autre. Te rappelles-tu les nuits blanches passées à regarder les étoiles, à construire notre univers à nous ? Te rappelles-tu ces heures à s’embrasser au pied de Notre Dame, à entendre la Seine quelques mètres plus bas, s’écouler lentement comme si le temps n’avait pas d’emprise sur elle ?

 

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Vers le site De Book of Demand !

Vers le site officiel de Antoine Delouhans !

 

 

 

Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier.

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[DYSTOPIE / JEUNESSE – Nouveauté 2017]

(Dès 12 ans)

RAGEOT EDITEUR

Service presse

 

 

 

 

 

Je remercie Rageot Editeur pour ce service presse via Netgalley.

 


 

Résumé :

Dans une société où règnent en maîtres prévisionnistes et laboratoires scientifiques, chacun connaît sa durée de vie précise. Depuis leur naissance, Virgil et Enna ont des destins opposés. Long Terme, Virgil a toujours eu droit au meilleur. Enna, elle, vit dans un bidonville car elle est Court Terme. Mais un jour une Brigade tente d’arrêter Virgil. Il s’enfuit. Il apprend que son Terme est erroné et qu’il va mourir à 21 ans… Qui a commis cette erreur ? Quelles conséquences terribles va-t-elle avoir, pour lui et pour d’autres ? Enna, elle, graffe sa révolte sur les murs des beaux quartiers. Quand son amie est tuée par un groupuscule, elle jure de la venger… Traqué, Virgil rencontre une jeune geek, Lou, analyste de données qui s’oppose clandestinement au système. Elle l’entraîne dans le Réseau afin d’organiser la lutte…

 


 

Mon avis :

Après plusieurs déconvenues, voici le livre qui enfin me réconcilie avec la dystopie.

Un titre accrocheur, entre slogan politique et slogan de rassemblement, et un résumé super tentant et mystérieux qui promet une lecture intense, palpitante et rythmée par des rebondissements.

Et bien, voilà je ne m’étais point trompée et les surprises on été présentes tout au long des chapitres.

« Demain il sera trop tard » décrit un monde à la fois probable et utopiste. Un monde où la technologie a supplanté le pouvoir de décision des hommes. Une technologie influente et vicieuse qui s’introduit sans limite dans le contrôle de la vie humaine. En tant que lectrice, j’ai trouvé ce potentiel avenir totalement effrayant. L’auteur décrit parfaitement bien le paradoxe entre cette humanité et cette technologie, conférant à cette dernière l’ultime pouvoir en l’humanisant. Nous sommes tous sensibles à ce terme « classe sociale » inventé pour mettre les gens dans des cases bien précises en prenant comme élément classifiant la richesse pure et dure. Ici, la classification se résume à un unique chiffre, nommé Terme, déterminé par un test quelques semaines après votre naissance. Ce chiffre détermine vos années à vivre, un compte à rebours morbide qui va définir également la vie que vous allez vivre. Plus votre chiffre est élevé plus vous montez dans les strates sociales. Alors qu’au contraire plus votre chiffre est bas, plus votre vie sera souillée par des tâches ingrates et elle sera misérable.

Virgil est un long Terme. Il a la vie idéale, un avenir glorieux tout tracé. Il a pour lui tout. A dix-sept ans il ne se soucie que de profiter des beaux jours qui se profilent à l’horizon. Mais voilà le système a commis une erreur qui va le contraindre à s’enfuir. La survie devient son quotidien harassant qui aura le mérite toute de même de lui ouvrir les yeux sur le monde dans lequel il vit. De rencontres en rencontres et de déconvenues en déconvenues, Virgil devient un homme emprunt d’un courage qu’il lui manquait jusqu’à présent.

Lou est une jeune femme intelligente. Elle est ce que nous appelons communément une hackeuse habille. Elle est la petite souris qui s’infiltre dans le moindre interstice pour dégotter la denrée rare. Sa place est capitale dans l’histoire. Elle apporte ce côté inventif, comme Mac Giver, pour sortir des situations à hauts risques. J’adore ce personnage. Elle est pertinente, enjouée, sympathique, compatissante. Elle a cette petite hargne et colère qui viennent pimentées ces frasques.

Enna est un court Terme. Elle vit dans le quartier bidonville. Survivant à la dureté due à son chiffre. Elle se bat pour un monde meilleur. Travaillant de nuit, elle en profite pour taguer des phrases nobles emprunts de sens tel que « vous mourrez tous ». Suite au décès de son amie, sa colère va prendre le dessus. Toute sa fougue sera le conducteur de la rage qui l’anime. Elle mettra cette force auprès d’un groupuscule qui se nomme Demain.

Ces trois personnages vont se croiser pour un combat inattendu et propice a changement.

J’adore ces personnages. Leurs caractères rajoutent une touche puissante aux thèmes développées dans le roman. Leurs caractères sont assez différents des uns et des autres et représentent à  la perfection l’unicité de l’être humain. A eux trois ils forment cette image de rébellion. Un groupe où de nombreuses autres personnes vont gonfler les rangs.

Ce roman peut se lire dès 12 ans. Il traite des thèmes vraiment formidables : la considération de la mort, l’image et le sens qu’on lui donne ; l’arrachement familiale, le pouvoir des liens du sang ; l’amitié, le sens du mot vie et bonheur, les classes sociales et les différences qu’elles engendrent et l’importance de la technologie.

Ce livre est juste formidable dans tout son ensemble : que ce soit aux niveaux des personnages et de leurs évolutions, du contexte, des thèmes évoqués et de ce qu’il exprime. Les chapitres défilent à un rythme soutenu où les rebondissements incessants rythmes la vie des personnages. Je me suis engagée auprès d’eux et dans leur combat. J’ai ri, j’ai été soucieuse quant à l’avenir qui se propageait, j’ai eu peur, j’ai été en colère et heureuse. Bref j’ai eu les frissons tout au long des quelques quatre-cent pages. Le final est explosif et pour une fois j’ai eu à regret qu’elle se termine. J’aurais voulu vivre encore avec eux et voir ce que la vie leur réservait. Une vraie torture de lâcher ma tablette.

Même si en premier lieu cette lecture s’adresse à un lectorat plutôt jeune, j’ai adoré peut-être que cela m’a remémorée qu’à cet âge ci je voulais rendre le monde meilleur.

Cette rentrée littéraire est riche en découverte et c’est sans surprise que je vous annonce que « demain il sera trop tard » est mon nouveau COUP DE COEUR.

Une dystopie aux allures réelles et qui pointe du doigt la technologie.

A découvrir pour les fans du genre !

 

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Lien Amazon.

Lien vers le site de Jean-Christophe Tixier.

Lien vers les éditions Rageot.