B.O.A. Tome 1 : Loterie funeste de Magali Laurent.

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[DYSTOPIE / JEUNESSE – Nouveauté 2018]
Éditions De Mortagne (Canada)
Service presse – Masse Critique Babelio Privilégiée

 

Format numérique (460 pages) : 16€17
Broché : 15€00
Ma note : 5/5 mention « à dévorer »

 

 

Je remercie les éditions de Mortagne et Babelio pour m’avoir permis de découvrir ce fantastique roman !

 


 

Le résumé :
Une loterie inhumaine. Six immortels à gagner. Dans un monde post-apocalyptique, l’humanité a été réduite à quelques milliers d’individus. Les humains sains sont réduits à l’état de bétail-ouvrier dans des camps de travail ou à celui de citoyen de seconde zone vivant dans la misère à Liberté, une terre promise aujourd’hui totalement dénaturée, dirigée par les B.O.A*. Dans ce monde, quand les citoyens achètent des billets pour la loterie annuelle, ce n’est pas pour gagner de l’argent. Les BOA espèrent remporter des Sacs à sang. Des esclaves. Des êtres humains auxquels ils pourront s’abreuver pour subsister. Jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais, cette année, la loterie est différente : six adolescents sont en jeu, rendus immortels par un processus révolutionnaire. Destinés à offrir leur sang à leurs futurs propriétaires, ils sont condamnés à souffrir éternellement, car même la mort ne pourra les délivrer. S’ils résistent, ils seront transformés en créatures terrifiantes. En Charognards. Des bêtes voraces. S’ils obéissent, ils seront perdus pour toujours. *B.O.A : nommés ainsi en référence aux groupes sanguins, ces êtres, qui n’ont plus qu’une infime part d’humanité, doivent s’abreuver de sang humain pour survivre.

 

 


 

 

Mon avis :

 

Allez, je vous annonce de but en blanc, ce roman est juste remarquable. Je lis très peu de dystopie car presque chaque fois, je tombe sur des romans qui ne me convenaient pas forcément et surtout où j’avais du mal avec l’univers proposé. Mais là je suis absolument conquise par ce que nous propose Magali Laurent !

 

Monde apocalyptique !
Un monde dévasté par un virus, faisant muté les êtres humains en Charognard. Etre dénué de toute humanité, à l’instinct primitif et cannibale. Pour faire face à cette épidémie, un vaccin a été crée, mais mis à la disposition des plus fortunés. Seulement le procédé laisse à désirer et les transforme en BOA, humain à la peau très blanche, yeux bleus et qui ne peut survivre qu’en buvant le sang d’humain non contaminé. Certains humains ont survécu à ce fléau et se sont réunis sur une île portant le nom de Liberté. La guerre entre les clans a fait de nombreuses victimes mais un consensus entre les BOA et les humains a été trouvé. Mais ça, c’était il y a de très nombreuses années.

 

Qu’en est il aujourd’hui ?
Les BOA ont pris le pouvoir sur les humains. Les soumettant à leur férocité. Les humains n’ont la seule considération que de garde manger. Leur sang est vital. Les bébés sont vendus au Cellier Inc.. Véritable usine humaine, où chacun a des taches définies, où leur sang est prélevé, leur temps chronométré. Une véritable prison où aucune liberté n’est accordée, les contacts surveillés. On les surnomme les Sacs à sang. Ils ne connaissent rien du monde extérieur, n’ont aucune identité à part ce code barre et un prénom. Ils ne savent pas d’où ils viennent. Malgré les histoires et les rumeurs qui circulent la vérité n’est jamais de mise. Oxana, Alex, son frère jumeau, Denys, Sam et Kim sont des Sacs à sang. On les reconnaît grâce à ce diadème perçant leur boite crânienne, portant le virus qui les transformera en Charognard s’ils tentent de s’enfuir. Une expérience menée par les BOA les ont rendu immortels et de ce fait deviennent une denrée rare mise à prix lors de la loterie annuelle organisée par les riches BOA. Leur présumé liberté va les mener droit vers dans un monde inconnu, manipulateur, sournois, horrible et où les sentiments n’ont plus aucune place. Chance ou malédiction, les cinq Sacs à sang devront montrer que leur force réside dans les liens tissés entre eux. Ils vont découvrir un monde où la liberté ne signifie rien. Se joint à eux, Cléo, également immortelle par le même procédé. Elle est un produit de La Sang et Prestige Inc.. Elevée en autarcie totale depuis c’est 5 ans, elle est vouée à être vendu aux riches BOA, pour la subtilité de son sang. Elle est choisie pour être gagné à la loterie. Malgré tous les préceptes acquis pendant sa « détention », elle découvre un monde néfaste. Les six réunis vont former les trois lots à gagner. Ensemble ils devront affronter bien de nombreuses épreuves.
Mais dans l’ombre se cache un groupuscule qui tente de rétablir un certain ordre. Formés par des humains, se trouve parmi eux un jeune BOA, Kael, qui répudie le système actuel.

 

 

Magali Laurent a mis la barre très haute.
De par son univers extrêmement riche, l’auteure nous offre ici, un pur moment de lecture ! Son histoire est parsemée de moments très intenses. Les petits détails et les descriptions vont de son récit étonnamment complet. Je ne me suis ennuyée à aucun moment. Redoutant les événements à venir et me montrant soucieuse quant à l’avenir de ces six adolescents. Je les ai suivi tout au long de cette macabre marche les menant à leur funeste avenir. De nombreux rebondissements m’ont laissé espérée comme d’autres m’ont anéantie. Les personnages sont subtils, hargneux, téméraires et courageux. Chacun avec leur personnalité font devoir faire face à leur destin.

 

 

Les fans de dystopie vont beaucoup, beaucoup, beaucoup apprécier ce page-turner incontournable ! J’attends le tome 2 avec beaucoup d’impatience !

 

 

 

 

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Vers le site de Magali Laurent, pour suivre son actualité !

 

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CURSED TWINS, Livre I de Ena Fitzbel et de Helka Winter.

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[DYSTOPIE / Jeunesse- Nouveauté 2018]

Auto-édition

Service presse

 

 

Format numérique (419 pages) : 3€99

Broché : 12€99

Ma note : 4/5 Mention « à découvrir »

 

 

 

 

 

 

Je remercie Ena Fitzbel et Helka Winter pour leurs confiances.

 


 

Le résumé :

 

Certains secrets devraient rester enfouis…
**********************
Timo vit dans un monde étouffant, hanté par les ombres du passé : sa mère partie trop tôt, sa sœur jumelle Anna disparue sans laisser de traces, son père dur et froid… Encore une journée comme les autres, pluvieuse et grise, à Darktown, cette ville qui les retient tous prisonniers.
Et pourtant, au détour d’une rencontre avec les Engels, un mystérieux groupuscule de contestataires, il comprendra qu’il a le pouvoir de modifier sa destinée.
Peu à peu se lèvera le voile qui dissimule les lourds secrets de la ville.

 


 

Mon avis :

 

 

Ce nouveau roman écrit à quatre mains, nous ouvre les portes d’un nouvel univers aux multiples facettes. De la dystopie comme je les adore avec de nouvelles règles, lois, paysages chaotiques… Ce premier tome décrit un paysage désolant fait de barres d’immeubles, de rues sombres, de personnes camouflés derrières leurs parapluies, l’absence quasi totale de soleil. Un paysage détrempé par les averses de pluies quotidiennes. Endeuillé par de sombres usines, une terre loin d’être verdoyante. Des clones inquiétants, des gangs violents. Le système décrit est vraiment totalitaire surtout envers les adolescent-e-s : ils ne peuvent pas prendre le tramway, ils doivent se présenter à telle heure à tel endroit, ils doivent être obligatoirement accompagner de leurs parents… D’ailleurs ils sont systématiquement contrôlés, vaccinés pour maintes raisons, dans le but d’être surveiller.

 

Timo est un jeune homme banal, sans histoire apparente. Dans la vie il s’ennuie fermement. Il ne supporte pas ces clones, cette pluie et son père. Ce dernier aussi acariâtre que violent. Loin d’être un bavard, il noie son désespoir dans la boisson et évite son fils autant que possible. Timo a perdu sa mère très tôt et la disparation de sa sœur jumelle l’a énormément touché. Timo fait figure de rebelle et sa vie va littéralement basculé lorsqu’un groupe « clandestin », Les Engels, lui sauve la vie in extremis. Il découvre une nouvelle facette unie contre le système. Il fait la connaissance de ces personnes formant ce groupe et par curiosité et une certaine envie, il va se joindre à leur combat. Sa vie va être bouleverser à jamais. L’envie de revoir et retrouver sa sœur va s’en faire davantage ressentir. De rebondissements en déboires, la course contre la montre est lancée. Arriveront-ils à leur but et surtout arriveront-ils à déjouer les mauvais tours ?

 

Je trouve que ce premier tome est juste sensationnel. Pas de coup de cœur car j’ai eu un peu de mal avec l’alternance de point de vue ( je ne devais pas être assez attentive) et puis il y a une multitude de personnages uni par des liens qui se dévoilent au fil des chapitres. Ce n’est en rien gênant dans la lecture mais vous me connaissez et vous savez que j’ai du mal à me rappeler qui est qui !! ( Moi et ma tare, ma mémoire de poisson rouge, on ne se refera jamais !!). Ce premier volet pose incontestable les bases. J’ai découvert l’univers, les tenants, les espoirs, les objectifs. J’ai pu facilement m’approprier toute cette atmosphére spécifique. Et là où j’ai été totalement subjuguée, ce sont par ces incroyables clins d’œil à la cinématographie. Certainement scènes m’ont rappelé celles des films que j’adore. Allez je vous fais un petit topo :

 

 

  • MATRIX et la fameuse scènes des pilules ;
  • DIVERGENTE et ses imposantes murailles où rien ne subsiste en dehors ;
  • ALICE AU PAYS DES MERVEILLES avec ses fameuses portes et clé ;
  • l’atmosphère des films de QUENTIN TARANTINO notamment avec deux jeunes filles en mode ninja ;
  • LE TRANSPORTEUR avec la fille dans la malle ;
  • le motel lugubre dans le désert m’a rappeler un film adapté d’un des romans de Stephen King, je crois d’ailleurs qu’il s’appelle le motel, mais je n’en suis plus tout à fait sûre (si vous savez avec l’acteur qui a un nystagmus) ;
  • également une scène avec une foule de parapluie, mais je n’arrive plus à mettre le doigt sur ce souvenir.

 

Bien évidemment j’ai du passer certaine à la banque route ou au contraire fais fausse route. Mais alors qu’est ce que j’adore !!!! Et puis cela donne une dimension différente à l’histoire !

 

Ce premier volet est juste formidable ! J’y ai trouvé tous les ingrédients que j’affectionne dans une très bonne dystopie. L’action et tous les chamboulements qui vont avec m’ont fait passer un superbe moment de lecture ! Le tome 2 est d’ores et déjà disponible, le temps de me mettre un peu à jour dans mes lectures et je me replonge dans les aventures de Timo et ses acolytes. Surtout qu’il laisse présager de merveilleux moments !

 

 

 

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Vers le site de Ena Fitzbel, pour tout savoir !

 

 

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Matriochkas, tome 1 de Christelle Da Cruz.

 

[DYSTOPIE – Nouveauté 2017]

Éditions DREAMCATCHER 

Service presse

 

Je remercie les éditions Dreamcatcher pour ce service presse.

 


 

Résumé :

Depuis près de soixante ans, le pouvoir appartient aux femmes. Une mystérieuse épidémie a lourdement décimé la population masculine et l’isolement des survivants a conduit à une réorganisation totale de la société.

Au cœur de la capitale, Gabrielle, chauffeuse de taxi, mène une vie sans histoire entre son boulot et ses amies. Un soir, au détour d’une course réalisée pour une riche cliente, elle va se retrouver plongée dans une intrigue inquiétante.

Qui est cet homme, évadé d’un pôle d’enfermement, qui ne cesse de la traquer ? Comment a-t-il pu atteindre la capitale sans être interpellé ? Autant de questions dont les réponses pourraient bouleverser l’ordre établi.

 


 

Mon avis :

Voici un roman dont la trame soulève beaucoup de questions. Une société de femmes dirigée par des femmes. Une société où les hommes n’ont plus de place et offrent uniquement un certain divertissement rustre lorsqu’ils se trouvent dans l’arène à devoir se battre pour survivre. Situation barbare, non, un juste retour de manivelle, si je puis dire, quant on voit qu’actuellement les femmes doivent se battre pour accéder à des postes clés, doivent faire à leur violence, à leur pulsions malsaines, à leur injures. Mais est ce juste de mettre tous ces hommes dans le même sac ? Le girl power peut-il seulement suffire et l’équilibre précaire peut-il être maintenu ?

Depuis de longues décennies, les hommes ont été placés en quarantaine dans des pôles et chaque jeunes hommes issus d’une grossesse, suite à une fécondation in vitro, sont enlevés de leurs mères pour préserver cette nouvelle société. Mais de quoi au juste ?

Gabrielle est plongée malgré toutes ses craintes dans un soulèvement qui ne la laissera pas indemne et indifférente. Gabrielle, chauffeur de taxi, est une jeune femme plein de dynamisme et de bonne volonté. Sa vie est paisible : boulot, plaisir, famille et dodo. Elle hait les hommes, du moins comme lui a t-on appris à l’école. Elle en a une peur immense par ce qu’il porte en eux un virus qui pourrait la tuer. Il faut bien comprendre que cette peur est fortement ancrée dans sa personnalité. Elle les exécré et maudit. Elle en a jamais vu de près et c’est pour son plus grand malheur qu’elle en croise un lorsqu’elle accompagne une cliente intrigante et étrange, Rose Gale. Lui est désarmant, déstabilisant, imposant, et beau. Ce viking a tout pour lui. Cette rencontre inopinée insuffle à Gabrielle une peur immense mais soulève de nombreuses questions surtout quand Rose Gale l’envoi sur les traces de la vérité.

Je dois vous dire que la lecture est loin d’être reposante, de rebondissements en rebondissements, de découvertes en surprises et de réflexions en interrogations. Une lecture rythmée et qui ne laisse à aucun moment place à l’inaction et repos. L’univers que l’auteur nous offre est parfaitement maitrisé : Da Cruz nous fait naviguer entre passé et présent, nous livrant au passage des éléments clés à la compréhension générale de la trame. L’action se situe principalement dans le présent. L’atmosphère générale se veut quelque peu inquiétante. La tension augmente au fil des chapitres. Je vous avoue tout de même des moments de légèreté notamment lorsque surgissent des scènes passionnelles et intenses entre Aleksandre (le viking) et Gabrielle. Je n’ai pu que m’exclamée qu’ils allaient repeupler ce monde de petits garçons. Parmi tous ces points positifs, je me suis sentie mal à l’aise lorsque les motivations de cette nouvelle société nous sont dévoilées. Mal à l’aise car le moyen pour arriver à ce but ultime m’a évoqué le génocide. Car le moyen pour mettre de côté ces hommes m’a fait pensé aux camps de concentration. Choquée ? Non car Da Cruz ne fait pas dans le morbide et au contraire son récit se veut optimiste.  Percutant ? Sans aucun doute ! Délation ? Oui la société actuelle : ses travers, ses désillusions, l’impuissance des femmes et de ses inégalités. Féministe ? Oui et non, tout dépend quelle force on accorde à ce nom. Société réaliste ? A vous de choisir votre camp ? Un monde avec ou sans homme ?

Je pense qu’on ne peut absolument pas être insensible à cette lecture et au combat que livre ce roman. La syntaxe est percutante et le style de Da Cruz s’y prête à merveille. Le final nous laisse en suspens sans être dans le style cliffhanger explosif.

Lecture intense et excellente découverte ! Fan de dystopie vous passerez un excellent moment !

 

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Vers le site des éditions Dreamcatcher, pour tout savoir !

Vers la page Facebook de Christelle Da Cruz !

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#BoDFantastique : Et si demain n’existait plus ? #1 : Marie de Ludovic Metzker.

 

[FANTASTIQUE – DYSTOPIE – Nouveauté 2017]

BoD

Service presse

 

Je remercie BoD et plus particulièrement Julie de m’avoir permis de participer à cette magnifique opération.

 


 

Résumé :

« Deux ans se sont écoulés depuis que le cataclysme a ravagé la planète. Une nouvelle menace se fait sentir : la Terre a redonné la vie à des millions d’individus qui déclarent vouloir en finir avec toute forme de société et se font appeler les Chasseurs. Alors qu’un Nouveau Monde se met en place sous l’égide de la W.C.C. et des Communautés du Peuple, des cas de disparition retentissent dans plusieurs pays. Marie, malgré le danger, fonde un espoir insensé et va tout faire pour retrouver ses deux petites filles et son mari morts dans cette catastrophe. »

 


 

Mon avis :

Voici un roman qui a le mérite d’être atypique notamment dans la syntaxe. C’est éberluée que j’ai débutée cette lecture et pas du tout convaincue que cela fonctionnerait sur moi et que surtout que cela m’accaparait autant. Car  l’originalité réside dans le fait qu’aucun dialogue n’est retranscrit. Culoté et audacieux ! Il fallait oser et surtout trouver tout de même le moyen de tenir en haleine le lecteur. Etant une grande adepte des dialogues soutenus, j’en apprécie leur teneur et surtout je ne me cache pas en disant que le rythme de lecture vient souvent des répliques. A moitié conquise, il restait une grande marge à l’auteur pour me convaincre de son talent et son audace.

« Et si demain n’existait plus ?  » que répondriez vous à cette question ? Personnellement je fais « choux blanc » ! Toute l’ambiguïté de la question, débat philosophique et des heures à débattre. En attendant, quelle trame fantastique pour un livre qui revendique beaucoup d’éléments !

Marie est cette femme dont son « demain » n’existe plus. Elle survie à la mémoire de ces personnes qui lui sont chères. Perdre son mari, son amour éternel, ses filles, si petites qui avaient toute l’innocence dans leurs yeux. Son demain n’est que synonyme de douleur, de déchirement et d’acharnement contre la vie qui n’a plus rien à lui offrir. Une bataille intérieure maléfique. Mais la vie reprend ses droits aux lourdes conséquences. Entre quotidien et routine, Marie n’est plus que l’ombre d’elle même. Le monde qu’elle connaissait n’est plus, tout a disparu, a été détruit. Désolation est un doux euphémisme comment vivre à nouveau sans le confort de jadis ?

Franz est l’amoureux transi et insoupçonné (du moins pour un certain temps) de Marie. Leur relation se veut scandaleuse par simplement le fait que Marie vend son corps pour obtenir des services et denrées rares auprès de Franz. Mais ce dernier a développé des sentiments qu’il refoule dans un premier temps. Sa déclaration se fait dans un moment impromptu lorsqu’elle lui demande de l’aide pour sortir de la ville afin de partir à la rencontre des Chasseurs, communauté énigmatique et dans laquelle elle pourrait trouver les réponses à tous ses maux.

Marie et Franz sont des personnes courageux et pleines de bonne volonté. Leur force psychologique est surprenante et phénoménale. Les motivations de Marie révèlent d’une grande sagesse et surtout prouve que l’espoir est un leitmotiv bien plus qu’intéressant, devenant même vital. Marie et Franz s’engagent dans un road trip surprenant et morbide où leurs sentiments s’affirment dans un contexte dangereux. Le lecteur est pris entre les tourments et les questionnements de ces deux protagonistes. Il est également pris a parti pendant ces « focus » sur ces Chasseurs intrigants et violents et sur leurs victimes. D’ailleurs j’ai trouvé dommage qu’ils ne soient pas plus présents, mais je pense que Ludovic Metzer se rattrape dans le second tome à ce niveau ci.

L’auteur nous entraîne dans des péripéties houleuses et sanguinolentes. Des scènes scabreuses et dérangeantes qui peignent le côté obscur de l’humanité entrecoupées par d’autres bien plus romantiques. Le Bien et le Mal dans toute sa splendeur, un combat acharné où l’auteur arrive à nous surprendre finalement.

Ce fut une lecture très intéressante et palpitante, addictive malgré mes réticences du départ. Je me suis engouffrée dans les pages qui m’ont bouleversée. C’est une histoire palpitante. Ce livre se veut aussi comme élément dénonciateur de notre mode se sur-consommation et de dégradation de notre planète. De l’oubli et de l’inconscience collective. En personnifiant notre chère Terre et en lui conférant le droit de propriété sur ces occupants, ce roman se veut moralisateur et percutant.

Très, très belle découverte ! Ce roman renferme beaucoup d’éléments que j’apprécie dans une lecture : des personnages attachants avec une psychologie solide, une atmosphère lugubre et des enjeux symboliques et éprouvants. Cela aurait pu être un coup de cœur si les dialogues étaient présents. Je tire mon chapeau à l’auteur et à son audace !

 

Avec cette sublime robe, elle devenait aussi majestueuse que ces étoiles venues du ciel. Marie le regarda de cet air amusé. Pour la convaincre de s’habiller joliment, il lui fit remarqué  combien ce cadre de la nature faisait peine à voir et durant ce voyage, il aurait aimé une vision un peu plus poétique qu’il se faisait de de monde devenu chaotique. Elle s’attache les cheveux en arrière et attrapa la robe avant de se faufiler dans cet endroit plus reculé et lui offrant de quoi se refaire un semblant de beauté.

Après tout, même si elle ne lui devait rien en réalité, elle pouvait faire cet effort qui ne lui en coûtait pas tant.

 

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Vers le site officiel de Ludovic Metzker !

Vers le site des éditions BoD !

Pour tout savoir sur la lecture croisée de l’opération #BoDFantastique !

 

 

 

#BoDFantastique : InLife de Antoine Delouhans.

 

[FANTASTIQUE – DYSTOPIE – ANTICIPATION – Nouveauté 2017]

BoD – auto-édition

Service presse

 

Je remercie Bod pour m’avoir conviée à participer à l’opération #BoDFantasique et ainsi promouvoir une fois de plus l’auto-édition.

 


 

Résumé :

Le Commandeur Jewel est appelé sur une scène de crime, dans la cité de Furia, bâtie sur les ruines de l’ancienne Paris. Rien ne le prédestinait à faire cette rencontre aussi étonnante qu’inattendue, qui va le plonger au cœur d’un complot, bouleversant sa vision du monde et de lui-même.

 


 

Mon avis :

 

A tous ceux qui sont libre.

Libres de pense, libres de parler, libres d’aimer, libres d’Exister.

Et à ceux qui se battent pour l’être.

 

 

Dès que vous rentrez dans cet univers, il fait écho à d’autres romans. Novella dystopique, anticipation, peu importe, nous voici immergez dans la capitale parisienne en l’an 3333. Méconnaissable Paris n’a absolument plus rien avoir avec sa prestance et son ravissement. Quelques monuments ont subsisté. Une nouvelle société a immergée : évolution de l’homme ?

Le commandeur Jewell est en quelque sorte le policier en chef qui contrôle la ville, directement sous les ordres des Immortel, il maintient la loi. Mes des vols suspicieux entrainent la mort de ces victimes. Le voici mêlé dans un complot qui va anéantir toutes ses espérances.

Honnêtement au vu de la couverture et du synopsis, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de lecture. Est ce une belle découverte ? Évidemment que oui ! J’ai adoré dévorer ce mini roman en même pas deux heures.

Antoine Delouhans nous entraîne dans un monde contrôlé par toute sorte de technologies rendant la vie agréable et paisible. Entre réflexion et constatation, cette technologie semble avoir une place trop importante. Serait-elle nocive pour la société ? Que cherche à contrôler les Immortel ? Le commandeur Jewell doit enquêter sur un groupe terroriste qui met rapidement à exécution leur menace de révéler les mensonges. La panique gagne vite tous les habitants de Furia. Mais les réponses ne tardent pas à venir. Seriez vous prêt à savoir de quoi il en retourne ?

Antoine Delouhans nous offre une agréable histoire surprenante qui ne peut que nous toucher. Entre enjeu politique, religion et économique qui tient vraiment les rennes et qu’elle place l’être humain a t-il ?

J’ai vraiment été stupéfaite par la tournure qu’a pris cette lecture. J’ai été de surprise en surprise vers un final totalement  inattendu et explosif remettant en cause les éléments abordés tout au long du roman. Très belle surprise ! J’en viens même à regretter la longueur. Trop court à mon goût : effectivement il y a beaucoup de matière à exploiter et le talent de l’auteur ne fait aucun doute !

 

On ne se parlait plus. Nous nous étions laissés entraîner dans cette folie que la société nous vendait comme l’ultime évolution de la civilisation. Rappelle-toi les derniers temps quand nous ne nous adressions plus la parole à force d’être toujours connectés à tous les gadgets qu’Immortels superposait pour « rendre nos vies meilleures ».

Ils on réussi en quelques années à nous rendre dépendants de leur technologie, en plus de nous tenir en sous le joug avec InLife.

Dans quelques heures à peine, les batteries seront à plat. Dans quelques heures, nous mourrons sans doute à une vitesse éclair. Et je ne pouvais pas me résigner à partir sans te dire qu’il n’y a pas un jour, pas un instant où je ne regrette pas de ne plus être à tes côtés.

Je t’ai toujours aimé d’une passion incontrôlable. Nous avons réussi à nous éloigner malgré cet amour infini qui nous liait. Te rappelles-tu de nos cœurs qui s’affolaient au moindre frôlement l’un de l’autre. Te rappelles-tu les nuits blanches passées à regarder les étoiles, à construire notre univers à nous ? Te rappelles-tu ces heures à s’embrasser au pied de Notre Dame, à entendre la Seine quelques mètres plus bas, s’écouler lentement comme si le temps n’avait pas d’emprise sur elle ?

 

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Vers le site De Book of Demand !

Vers le site officiel de Antoine Delouhans !

 

 

 

Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier.

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[DYSTOPIE / JEUNESSE – Nouveauté 2017]

(Dès 12 ans)

RAGEOT EDITEUR

Service presse

 

 

 

 

 

Je remercie Rageot Editeur pour ce service presse via Netgalley.

 


 

Résumé :

Dans une société où règnent en maîtres prévisionnistes et laboratoires scientifiques, chacun connaît sa durée de vie précise. Depuis leur naissance, Virgil et Enna ont des destins opposés. Long Terme, Virgil a toujours eu droit au meilleur. Enna, elle, vit dans un bidonville car elle est Court Terme. Mais un jour une Brigade tente d’arrêter Virgil. Il s’enfuit. Il apprend que son Terme est erroné et qu’il va mourir à 21 ans… Qui a commis cette erreur ? Quelles conséquences terribles va-t-elle avoir, pour lui et pour d’autres ? Enna, elle, graffe sa révolte sur les murs des beaux quartiers. Quand son amie est tuée par un groupuscule, elle jure de la venger… Traqué, Virgil rencontre une jeune geek, Lou, analyste de données qui s’oppose clandestinement au système. Elle l’entraîne dans le Réseau afin d’organiser la lutte…

 


 

Mon avis :

Après plusieurs déconvenues, voici le livre qui enfin me réconcilie avec la dystopie.

Un titre accrocheur, entre slogan politique et slogan de rassemblement, et un résumé super tentant et mystérieux qui promet une lecture intense, palpitante et rythmée par des rebondissements.

Et bien, voilà je ne m’étais point trompée et les surprises on été présentes tout au long des chapitres.

« Demain il sera trop tard » décrit un monde à la fois probable et utopiste. Un monde où la technologie a supplanté le pouvoir de décision des hommes. Une technologie influente et vicieuse qui s’introduit sans limite dans le contrôle de la vie humaine. En tant que lectrice, j’ai trouvé ce potentiel avenir totalement effrayant. L’auteur décrit parfaitement bien le paradoxe entre cette humanité et cette technologie, conférant à cette dernière l’ultime pouvoir en l’humanisant. Nous sommes tous sensibles à ce terme « classe sociale » inventé pour mettre les gens dans des cases bien précises en prenant comme élément classifiant la richesse pure et dure. Ici, la classification se résume à un unique chiffre, nommé Terme, déterminé par un test quelques semaines après votre naissance. Ce chiffre détermine vos années à vivre, un compte à rebours morbide qui va définir également la vie que vous allez vivre. Plus votre chiffre est élevé plus vous montez dans les strates sociales. Alors qu’au contraire plus votre chiffre est bas, plus votre vie sera souillée par des tâches ingrates et elle sera misérable.

Virgil est un long Terme. Il a la vie idéale, un avenir glorieux tout tracé. Il a pour lui tout. A dix-sept ans il ne se soucie que de profiter des beaux jours qui se profilent à l’horizon. Mais voilà le système a commis une erreur qui va le contraindre à s’enfuir. La survie devient son quotidien harassant qui aura le mérite toute de même de lui ouvrir les yeux sur le monde dans lequel il vit. De rencontres en rencontres et de déconvenues en déconvenues, Virgil devient un homme emprunt d’un courage qu’il lui manquait jusqu’à présent.

Lou est une jeune femme intelligente. Elle est ce que nous appelons communément une hackeuse habille. Elle est la petite souris qui s’infiltre dans le moindre interstice pour dégotter la denrée rare. Sa place est capitale dans l’histoire. Elle apporte ce côté inventif, comme Mac Giver, pour sortir des situations à hauts risques. J’adore ce personnage. Elle est pertinente, enjouée, sympathique, compatissante. Elle a cette petite hargne et colère qui viennent pimentées ces frasques.

Enna est un court Terme. Elle vit dans le quartier bidonville. Survivant à la dureté due à son chiffre. Elle se bat pour un monde meilleur. Travaillant de nuit, elle en profite pour taguer des phrases nobles emprunts de sens tel que « vous mourrez tous ». Suite au décès de son amie, sa colère va prendre le dessus. Toute sa fougue sera le conducteur de la rage qui l’anime. Elle mettra cette force auprès d’un groupuscule qui se nomme Demain.

Ces trois personnages vont se croiser pour un combat inattendu et propice a changement.

J’adore ces personnages. Leurs caractères rajoutent une touche puissante aux thèmes développées dans le roman. Leurs caractères sont assez différents des uns et des autres et représentent à  la perfection l’unicité de l’être humain. A eux trois ils forment cette image de rébellion. Un groupe où de nombreuses autres personnes vont gonfler les rangs.

Ce roman peut se lire dès 12 ans. Il traite des thèmes vraiment formidables : la considération de la mort, l’image et le sens qu’on lui donne ; l’arrachement familiale, le pouvoir des liens du sang ; l’amitié, le sens du mot vie et bonheur, les classes sociales et les différences qu’elles engendrent et l’importance de la technologie.

Ce livre est juste formidable dans tout son ensemble : que ce soit aux niveaux des personnages et de leurs évolutions, du contexte, des thèmes évoqués et de ce qu’il exprime. Les chapitres défilent à un rythme soutenu où les rebondissements incessants rythmes la vie des personnages. Je me suis engagée auprès d’eux et dans leur combat. J’ai ri, j’ai été soucieuse quant à l’avenir qui se propageait, j’ai eu peur, j’ai été en colère et heureuse. Bref j’ai eu les frissons tout au long des quelques quatre-cent pages. Le final est explosif et pour une fois j’ai eu à regret qu’elle se termine. J’aurais voulu vivre encore avec eux et voir ce que la vie leur réservait. Une vraie torture de lâcher ma tablette.

Même si en premier lieu cette lecture s’adresse à un lectorat plutôt jeune, j’ai adoré peut-être que cela m’a remémorée qu’à cet âge ci je voulais rendre le monde meilleur.

Cette rentrée littéraire est riche en découverte et c’est sans surprise que je vous annonce que « demain il sera trop tard » est mon nouveau COUP DE COEUR.

Une dystopie aux allures réelles et qui pointe du doigt la technologie.

A découvrir pour les fans du genre !

 

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Lien vers le site de Jean-Christophe Tixier.

Lien vers les éditions Rageot.