Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier.

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[DYSTOPIE / JEUNESSE – Nouveauté 2017]

(Dès 12 ans)

RAGEOT EDITEUR

Service presse

 

 

 

 

 

Je remercie Rageot Editeur pour ce service presse via Netgalley.

 


 

Résumé :

Dans une société où règnent en maîtres prévisionnistes et laboratoires scientifiques, chacun connaît sa durée de vie précise. Depuis leur naissance, Virgil et Enna ont des destins opposés. Long Terme, Virgil a toujours eu droit au meilleur. Enna, elle, vit dans un bidonville car elle est Court Terme. Mais un jour une Brigade tente d’arrêter Virgil. Il s’enfuit. Il apprend que son Terme est erroné et qu’il va mourir à 21 ans… Qui a commis cette erreur ? Quelles conséquences terribles va-t-elle avoir, pour lui et pour d’autres ? Enna, elle, graffe sa révolte sur les murs des beaux quartiers. Quand son amie est tuée par un groupuscule, elle jure de la venger… Traqué, Virgil rencontre une jeune geek, Lou, analyste de données qui s’oppose clandestinement au système. Elle l’entraîne dans le Réseau afin d’organiser la lutte…

 


 

Mon avis :

Après plusieurs déconvenues, voici le livre qui enfin me réconcilie avec la dystopie.

Un titre accrocheur, entre slogan politique et slogan de rassemblement, et un résumé super tentant et mystérieux qui promet une lecture intense, palpitante et rythmée par des rebondissements.

Et bien, voilà je ne m’étais point trompée et les surprises on été présentes tout au long des chapitres.

« Demain il sera trop tard » décrit un monde à la fois probable et utopiste. Un monde où la technologie a supplanté le pouvoir de décision des hommes. Une technologie influente et vicieuse qui s’introduit sans limite dans le contrôle de la vie humaine. En tant que lectrice, j’ai trouvé ce potentiel avenir totalement effrayant. L’auteur décrit parfaitement bien le paradoxe entre cette humanité et cette technologie, conférant à cette dernière l’ultime pouvoir en l’humanisant. Nous sommes tous sensibles à ce terme « classe sociale » inventé pour mettre les gens dans des cases bien précises en prenant comme élément classifiant la richesse pure et dure. Ici, la classification se résume à un unique chiffre, nommé Terme, déterminé par un test quelques semaines après votre naissance. Ce chiffre détermine vos années à vivre, un compte à rebours morbide qui va définir également la vie que vous allez vivre. Plus votre chiffre est élevé plus vous montez dans les strates sociales. Alors qu’au contraire plus votre chiffre est bas, plus votre vie sera souillée par des tâches ingrates et elle sera misérable.

Virgil est un long Terme. Il a la vie idéale, un avenir glorieux tout tracé. Il a pour lui tout. A dix-sept ans il ne se soucie que de profiter des beaux jours qui se profilent à l’horizon. Mais voilà le système a commis une erreur qui va le contraindre à s’enfuir. La survie devient son quotidien harassant qui aura le mérite toute de même de lui ouvrir les yeux sur le monde dans lequel il vit. De rencontres en rencontres et de déconvenues en déconvenues, Virgil devient un homme emprunt d’un courage qu’il lui manquait jusqu’à présent.

Lou est une jeune femme intelligente. Elle est ce que nous appelons communément une hackeuse habille. Elle est la petite souris qui s’infiltre dans le moindre interstice pour dégotter la denrée rare. Sa place est capitale dans l’histoire. Elle apporte ce côté inventif, comme Mac Giver, pour sortir des situations à hauts risques. J’adore ce personnage. Elle est pertinente, enjouée, sympathique, compatissante. Elle a cette petite hargne et colère qui viennent pimentées ces frasques.

Enna est un court Terme. Elle vit dans le quartier bidonville. Survivant à la dureté due à son chiffre. Elle se bat pour un monde meilleur. Travaillant de nuit, elle en profite pour taguer des phrases nobles emprunts de sens tel que « vous mourrez tous ». Suite au décès de son amie, sa colère va prendre le dessus. Toute sa fougue sera le conducteur de la rage qui l’anime. Elle mettra cette force auprès d’un groupuscule qui se nomme Demain.

Ces trois personnages vont se croiser pour un combat inattendu et propice a changement.

J’adore ces personnages. Leurs caractères rajoutent une touche puissante aux thèmes développées dans le roman. Leurs caractères sont assez différents des uns et des autres et représentent à  la perfection l’unicité de l’être humain. A eux trois ils forment cette image de rébellion. Un groupe où de nombreuses autres personnes vont gonfler les rangs.

Ce roman peut se lire dès 12 ans. Il traite des thèmes vraiment formidables : la considération de la mort, l’image et le sens qu’on lui donne ; l’arrachement familiale, le pouvoir des liens du sang ; l’amitié, le sens du mot vie et bonheur, les classes sociales et les différences qu’elles engendrent et l’importance de la technologie.

Ce livre est juste formidable dans tout son ensemble : que ce soit aux niveaux des personnages et de leurs évolutions, du contexte, des thèmes évoqués et de ce qu’il exprime. Les chapitres défilent à un rythme soutenu où les rebondissements incessants rythmes la vie des personnages. Je me suis engagée auprès d’eux et dans leur combat. J’ai ri, j’ai été soucieuse quant à l’avenir qui se propageait, j’ai eu peur, j’ai été en colère et heureuse. Bref j’ai eu les frissons tout au long des quelques quatre-cent pages. Le final est explosif et pour une fois j’ai eu à regret qu’elle se termine. J’aurais voulu vivre encore avec eux et voir ce que la vie leur réservait. Une vraie torture de lâcher ma tablette.

Même si en premier lieu cette lecture s’adresse à un lectorat plutôt jeune, j’ai adoré peut-être que cela m’a remémorée qu’à cet âge ci je voulais rendre le monde meilleur.

Cette rentrée littéraire est riche en découverte et c’est sans surprise que je vous annonce que « demain il sera trop tard » est mon nouveau COUP DE COEUR.

Une dystopie aux allures réelles et qui pointe du doigt la technologie.

A découvrir pour les fans du genre !

 

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Lien Amazon.

Lien vers le site de Jean-Christophe Tixier.

Lien vers les éditions Rageot.

 

 

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