ONZE JOURS de Lea Carpenter.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE NORD AMÉRICAINE ]
RENTRÉE LITTÉRAIRE 2018
Éditions Gallmeister – Collection America
Traduit (de l’américain) par Anatole Pons
Titre original : Eleven days, 2013
Format numérique (266 pages) : 14.99€
Broché : 22.00€
Ma note : 5/5 mention « pépite »

 

 


 

Le résumé :

 

Pennsylvanie, mai 2011. Sara apprend que son fils unique Jason, parti combattre avec les forces spéciales américaines, est porté disparu en Afghanistan. Femme forte et indépendante, familière des hautes sphères politiques, Sara, qui a élevé seule Jason après le décès de son père, se retrouve pour la première fois de sa vie impuissante face au destin. Confrontée à l’interminable attente, assiégée par les journalistes, elle plonge dans ses souvenirs et relit les lettres envoyées par Jason durant son entraînement, espérant se rapprocher de ce fils disparu et comprendre les raisons de son engagement. Au bout de neuf jours, des nouvelles arrivent.
Le premier roman de Lea Carpenter est le portrait sensible d’une mère et de son fils, dont les choix bouleversent leurs deux vies à tout jamais.

 


Mon avis :

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Ce qui s’est passé ce jour de 2005  dans la province de Kunar est bien connu au sein de la communauté de la NSW ; c’est une nouvelle histoire d’héroïsme, de bataille et de courage, une histoire sur la manière dont on se bat aujourd’hui contre des ennemis qui n’ont pas toujours l’air de menaces, dans des endroits où vous n’auriez pas envie de passer votre lune de miel. Elle est aussi emblématique du fait que les opérateurs ne laissent jamais leurs hommes derrière eux. Cette journée-là fut une tragédie qui comportait un enseignement moral. Parmi les SEAL, les gars discutent et analysent encore l’histoire des chevriers et de leurs chèvres, où les opérateurs – ils n’étaient que quatre – durent décider s’il fallait égorger les chèvres et leurs gardiens, ou bien les laisser partir et prendre le risque qu’ils parlent et trahissent la présence des SEAL auprès des talibans. Le vote alla en faveur de la bonne conscience. Il alla en faveur des chevriers, qui étaient des civils. Vous ne pouvez pas tuer des civils.
Les chevriers ne tinrent pas le secret.

 

 

Décidément ce mois de septembre est riche en découverte. Lea Carpenter signe avec ELEVEN DAYS, son tout premier roman qui divise, vraiment, la blogosphère.

 

Carpenter traite un sujet actuel et intergénérationnel. Un sujet qui apporte son lot de polémiques et qui divise largement les Etats-Unis. La guerre contre le terrorisme est acclamée par les chants patriotiques et drapeaux flottants pavoisant de nombreuses maisons et autant dénigrée par les détracteurs.

 

Au travers de l’histoire de Sara et de son fils Jason, Carpenter décrit avec honnêteté, précision et bienveillance le quotidien de deux êtres qui ont pris le parti de veiller l’un sur l’autre quelque soit le chemin qu’ils prennent. De ne pas juger et surtout porter un regard objectif et respectueux de leurs choix. Sara, mère célibataire mais soutenu par le papa David, est une douce rêveuse, idéaliste dans un monde où les mots virevoltent. Une mère aimante et protectrice. Son fils Jason a grandit au rythme de son imagination débordante. Un père parti trop tôt, avec touts ses secrets. Un silence pesant où est abstenu toute sorte d’histoire héroïque. Le 11 septembre 2011, date charnière d’une nouvelle ère, éclate alors qu’il est un jeune homme en quête de son futur. Comme parmi tant d’autres, il rejoint les rangs de l’armée américaine.

 

Sara vit au jour le jour, quotidien ritualisé, entre son travail de correctrice, de correspondance avec son fils, de ses recherches sur des essais politiques et sur l’armée. La peur de le perdre est là, tapit dans l’ombre. Ingrate, moqueuse, narguant avec force la tranquillité de Sara. Car Jason poursuit son engagement, ses entrainements et rejoint le SEAL ( Sea, Air, Land (mer, air, terre). L’acronyme signifie également « phoque » en anglais ; il désigne la polyvalence des forces spéciales de l’US Navy. Note de l’auteur). L’excellence de l’armée américaine.

 

Carpenter, forte de sa plume authentique délivre dans son récit l’immuabilité qui unit une mère et un fils parti au front. Tout à tour, elle donne la voix à Sara et puis à Jason. Carpenter m’a bouleversée par le discours de Sara qui délivre sa peine, sa joie, ses craintes, ses espoirs, ses attentes. Elle met en exergue cette foule de sentiments en brandissant fièrement la pancarte : « je suis fière de mon fils, mais je n’accepterai pas sa mort éventuelle ». Le paradoxe est saisissant et c’est sur ce point de vue que Carpenter tire la force de son roman. D’un autre côté, dans les pas de Jason, j’ai découvert un univers inaccessible pour le commun des mortels, celui des SEAL. Dans ces moments là, le récit est nettement plus technique. A la fois documentaire et récit d’action, j’ai découvert qui sont ses hommes anonymes qui défendent la liberté de tous. Ces portraits sont tour à tour émouvants et effroyables.

 

ONZE JOURS m’a littéralement chamboulée. Il est difficile de se dire que c’est une pure fiction tant tout  semble réel. Quelque part dans un pays qui m’est inconnu, des mères, des pères, des frères, des sœurs, des familles entières, des soldats sont concernés. J’ai aimé que Carpenter ne prenne pas position dans ce conflit et que son roman est , ici, pour montrer la pure réalité. Elle donne la chance à son lecteur via toutes les informations concrètes de se forger sa propre opinion.

 

Hommes, héroïsme, bravoure, force, patience, sentiments, amour … animent avec brio une histoire poignante !

 

 


 

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Focus sur Lea Carpenter

 

 

Lea Carpenter est née en 1972 dans le Delaware. Diplômée de Princeton et de Harvard, elle a été éditrice du magazine de Francis Ford Coppola, Zoetrope. Elle partage son temps d’écriture entre scénarios et œuvre romanesque. Onze jours est son premier roman, qu’elle a commencé à écrire après la mort de son père, espion dans l’Army Intelligence en Chine et en Birmanie pendant la Seconde Guerre mondiale. Lea Carpenter vit à New-York.

 


Je remercie les éditions Gallmeister et Léa du Picabo River Book Club de m’avoir permis de découvrir ce roman.

 

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AU LOIN de Hernan Diaz.

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[ LITTERATURE NORD AMERICAINE – WESTERN / NATURE WRITING ]
RENTREE LITTERAIRE 2018
EDITIONS DELCOURT LITTERATURE
Finaliste du prix Pulitzer 2018
Titre original : In The Distance, 2017
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) : Christine Barbaste

 

Format numérique (277 pages) : 14.99€
Broché : 21.50€
Ma note : 5/5 mentions « pépite » et « coup de cœur ».

 

 


 

Le résumé :

 

Jeune paysan suédois, Håkan débarque en Californie, seul et sans le sou. Il n’a qu’un but : retrouver son frère à New York. Il entreprend alors la traversée du pays à pied remontant à contre-courant le flux continu des pionniers qui se ruent vers l’ouest. Les montagnes et les plaines se succèdent, les caravanes et les embûches aussi. Trop souvent, la nature et les hommes essaieront de le tuer. Håkan croise ainsi la route de personnages truculents et souvent hostiles : une tenancière de saloon, un naturaliste éclairé, des fanatiques religieux, des arnaqueurs, des criminels, des Indiens, des hommes de lois… Et, tandis que s’écrivent à distance les mythes fondateurs de l’Amérique, il devient un héros malgré lui, peu à peu sa légende grandit. Håkan n’a bientôt d’autre choix que de se réfugier loin des hommes, au coeur du désert, pour ne plus être étranger à lui-même et aux autres.

 

 


 

 

Mon avis :

 

Aujourd’hui je te parle du second roman qui m’a littéralement cloué le bec. De plus je découvre le western en littérature et le nature writing. J’ai fini cette lecture avec des étoiles pleins les yeux et les tripes remuées. AU LOIN fait parti de ces livres qui marquent à jamais et que j’ouvrirai de nouveau quelques années plus tard.

 

Hernan Diaz a tout du grand auteur, d’ailleurs être finaliste du prix Pultizer 2018 pour un premier roman, montre dés le départ le talent. Hernan Diaz te plonge dans un univers hors du temps. Passé, présent, futur, son roman se fond dans le temps et s’adapte. Hernan Diaz revisite le western en y intégrant la notion d’émigration. Il ne se contente pas de décrire le flux de ces populations dans sa globalité. Il a choisi au contraire de se concentrer sur une personne. Méticuleusement ce personnage central va subir l’émigration et Diaz en tire un portrait à la fois sauvage, sensible, émouvant et déconcertant.

 

Håkan est Suédois. Le lecteur suppose que c’est un adolescent lorsqu’avec son frère aîné, ils rejoignent Portsmouth pour un voyage en aller simple à New York. Séparés, dès leur arrivée, Håkan embarque sur un navire qui accostera à San Francisco. Loin d’être abattu, il décide de rejoindre son frère Linus sur la côte est. S’ensuit alors un grand périple qui façonnera une légende à la fois haïe et admirée.

 

Si dès le départ le roman semble prendre l’allure d’un roman initiatique, il n’en est rien quelques chapitres plus tard. Ils croisent de nombreuses personnes qui contribuent à modeler l’homme qu’il est devenu. La solitude est sa seule compagne et le désert, les vallons, les montagnes, les arbres et la nature sont seuls lieux de vie. Il déteste le silence du désert, l’aridité, l’âpreté, la rigidité provoqué par cette absence de mouvement. Il devient cette nature intransigeante, se contentant de peu. Une osmose parfaite entre l’homme et cette nature. La solitude prend alors une tournure d’absolution, une punition injustifiée qui enfoncera cette homme dans ses souvenirs qui deviendront alors le moteur substantielle vers un retour au source.

 

C’est bien la première fois que je prend autant de temps à savourer un roman. Pas de précipitation, juste de l’admiration face au texte proposé et à ce personnage qui ne peut que forcer l’admiration. Diaz a su majestueusement mettre en évidence cette foule d’émotions contradictoires qui touchent un homme orphelin de son pays. Le pays fait il de l’homme ce qu’il advient ? Et la réponse donné est sans équivoque.

 

AU LOIN n’a pas fini de parler de lui. Une lecture que je recommande fortement où les connaisseurs seront satisfaits et les curieux comblés.

 

 

 

 

 

Focus sur Hernan Diaz.

 

 

« Est-ce que la question de la nationalité importe encore quand on arrive nulle-part ? J’ai été un étranger toute ma vie. Je suis né en Argentine, que j’ai quittée à deux ans pour la Suède, suivi d’un bref retour en Argentine, avant de partir pour Londres, puis New York où je vis depuis vingt ans. C’est une question qui me tient à cœur. » Auteur d’un essai sur Borges, HERNÁN DÍAZ est aujourd’hui directeur adjoint de l’Institut hispanique de la Columbia University. Finaliste du Prix Pulitzer et du Pen/Faulkner Award, Au loin est son premier roman.

 


 

Je remercie les éditions Delcourt Littérature et Léa du Picabo River Book CLub de m’avoir permis de découvrir ce magnifique roman.

 

 

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MADE IN TRENTON de Tadzio Koelb.

 

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE NORD AMÉRICAINE – Rentrée littéraire 2018]

Éditions BUCHET CHASTEL

Traduction (anglais ; États-Unis) : Marguerite Capelle

 

Format numérique (256 pages) : 12.99€

Broché : 19.00€

Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

New Jersey, 1946. Alors que le monde sort tout juste des horreurs de la guerre, travailler dans l’industrie florissante de Trenton est une des clés de l émancipation pour les classes populaires de la côte est des États-Unis. Le rêve américain fonctionne à plein, et le mystérieux Abe Kunstler, nouveau venu à l’usine, semble déterminé à en tirer parti. Travailleur obstiné, bon camarade, buveur émérite, Abe est l archétype du col bleu : sauf qu Abe est un mirage, un imposteur qui cache un terrible secret. De l’après-guerre au Vietnam, l histoire de Kunstler nous montre combien ce rêve américain est une machine implacable qui broie tous ceux qui ne sont pas nés dans la bonne classe, le bon corps, la bonne peau. Confronté à une société américaine au conformisme impitoyable, empêtré dans une vie de mensonges et menacé de voir son secret révélé, jusqu où Abe Kunstler sera-t-il prêt à aller pour préserver l existence qu il a tenté de se forger ?

 


 

Mon avis :

 

Tadzio Koelb signe ici son premier roman. Un roman extrêmement poignant mettant en évidence le tumulte de ces américains entre deux guerres.

 

Trenton est la capitale du New Jersey, ville côtière de l’est. Après la seconde guerre mondiale, l’industrie florissante en fait une ville attractive.Un Eldorado où la population en quête d’une meilleure vie est prête à tout.

 

Au travers de l’histoire et du terrible secret d’Abe Kunstler, Koelb décrit une ville sans dessus-dessous. Des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants qui battent le pavé dans l’espoir de s’enrichir. L’après guerre (1946) apporte son lot de blessés qui tentent de se réintégrer dans la société. Koelb attire son lecteur dans la vraie vie, celle de la rue. Ni dorure ni luxure. Un monde sans pitié où l’alcool, les bagarres, la débrouille, les escroqueries et le sexe règnent en maître. Un monde défait où les rêves sont tels des anges déchus. Des familles pauvres vivotant de tout et de rien. La bravoure des ces travailleurs acharnés forcent le respect. Ses usines apparaissent comme des mangeuses d’hommes.

 

Abe Kunstler est au centre de toute cette histoire. Son secret ne laisse place à aucun doute mais il est intéressant de voir évoluer cette situation malsaine. Dans une première partie, le lecteur suit la progression du plan machiavélique. Koelb n’hésite pas à intercaler des passages par une mise en lumière sur la position de son personnage principal. Il fait d’ailleurs appel à notre moralité et induit à son lecteur à prendre position. Tout au long des chapitres, la pression monte sans pour autant inquiéter sur les conséquences possibles. Comme si se secret ne pouvait nullement avoir aucune répercussion sur ce fil de vie semblant tout tracé.

 

Dans la seconde partie et finale, Koelb change de tout au tout son point de vue. Un nouveau personnage rentre en jeu en relation directe avec Abe Kunstler. Nous sommes en pleine période de la guerre au Vietnam. Une jeunesse inquiète d’être envoyée sur le front. L’essor du mouvement hippie apporte une nouvelle manière de vivre. Son anticonformiste face à ce gouvernement pro guerre fait de nombreux émules.  Cette partie du roman est beaucoup plus rythmée. Tous les éléments s’emboitent parfaitement pour un final certes connu, mais assez tonitruant. Le contraste est saisissant et impressionnant.

 

MADE IN TRENTON est manifestement un très bon livre, s’adressant à un lectorat bien précis et connaisseur. Koelb est un auteur en devenir qui je suis sûre marquera la littéraire Nord Américaine par sa plume efficace. Il joue parfaitement avec les codes du roman noir en l’agrémentant de sa touche personnelle. Malheureusement pour moi, cette lecture ne m’était pas adressée. Quelque peu décontenancée par la manière dont l’auteur traite sa trame. J’ai eu l’impression de tourner en rond. Malgré cela, je ne m’arrête pas à ce tout premier roman, je serais au rendez-vous pour son prochain roman qui peut être j’apprécierai davantage.

 

MADE IN TRENTON est un grand livre qui marque cette rentrée littéraire 2018. Une peinture parfaite d’un monde sans pitié.

 

 

 

Tadzio Koelb

 

 

Focus sur Tadzio Koelb :

 

 

 

Tadzio Koelb, est un auteur, journaliste et traducteur américain. Ses articles sont publiés par The New York Times et The Times Literary Supplement, entre autres prestigieux journaux. Il enseigne à l’université Rutgers et vit à New York. Made in Trenton est son premier roman.

 

 


 

Je remercie les éditions Buchel Chastel pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

 

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DANS LA CAGE de Kevin Hardcastle.

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[LITTÉRATURE NORD AMÉRICAINE – Rentrée littéraire 2018]
Roman noir
Éditions Albin Michel
Collection Terres d’Amérique dirigée par Francis Geffard
Traduction (Canada) par Janique Jouin-de Laurens
Titre original : IN THE CAGE
Format numérique (352 pages) : 14.99€
Broché : 22.00€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

Ancien champion de boxe et de free fight, Daniel a raccroché les gants après une blessure grave et dire adieu à ses rêves de gloire. Devenu soudeur, il mène aujourd’hui une vie tranquille avec sa femme et sa fille, âgée de douze ans, à Simcoe,  petite ville d’Ontario dont il est originaire. Difficile pourtant, dans une région minée par le chômage, de joindre les deux bouts. Aussi Daniel accepte-t-il de se mettre au service de Clayton, un caïd de seconde zone qu’il a connu dans son enfance, le temps de se renflouer. Mais vite écoeuré par la violence de ce milieu, il décide de s’affranchir et de remonter sur le ring. Sans se douter que, telle l’araignée prise dans sa toile, il ne pourra se libérer de l’influence néfaste de son ami…
Premier roman tout  en tension et en émotion, porté par un magnifique personnage digne d’une tragédie antique, Dans la cage révèle un jeune auteur canadien à suivre, dans la lignée de Donald Ray Pollock et Craig Davidson.
« Un livre nerveux dans lequel s’exprime la toxicité amère de ce que le roman noir offre de plus beau. »
Kirkus Reviews
« Imaginez un poing qui se serre lentement, phalange après phalange, et vous aurez un aperçu de la façon dont ce jeune écrivain construit son récit, avec une précision tout à la fois sombre, hypnotique, bouleversante et humaine. »
The Globe and Mail

 


 

Mon avis :

 

 

∞∞ LES PREMIERS LIGNES ∞∞
La première fois que Daniel avait combattu dans la cage, c’était le jour de son vingt-septième anniversaire. Jusque-là, il avait boxé chez les amateurs et son palmarès était de 22-2, dont vingt victoires par K.-O. Les défaites avaient toujours été sur décision de l’arbitre et il n’avait été blessé qu’à une seule occasion, mais il n’en avait jamais parlé à personne. IL n’aimait pas la boxe, et avant qu’on ne tente de le pousser à passer professionnel, son entraineur avait été envoyé à la prison de Fernbrook à cause de son activité avec le club de bikers du coin. Il n’était jamais revenu. Daniel avait cessé d’aller au gymnase, et en regardant un combat de boxe thaï à la télé, il avait décidé de passer à autre chose ? Au bout d’un an, il avait disputé douze combats de kick-boxing selon les règles nord-américaines et les avait tous gagnés par K.O. Il avait combattu au Québec, en Alberta et sur des réserves indiennes ; certains de ces combats n’avaient jamais été portés à son palmarès et d’autres s’étaient déroulés à la thaïlandaise, avec de pathétiques tapis de ring tachés et retachés par le sang des hommes.

 

 

Kevin Hardcastle signe avec IN THE CAGE son premier roman. Un roman noir si corsé qu’il est bien difficile d’en sortir indemne.

 

Violence, sang, haine, domination, manipulation, acharnement, désespoir, peur… tout autant d’éléments conférant une atmosphère quasi angoissante.

 

Malgré un départ en dent de scie, l’adaptation au milieu dans lequel évolue ce roman a été quelque peu difficile. Le monde de la boxe, du free fight est bien détaillé. Les notions techniques m’ont quelque peu donné le tournis. Heureusement, Monsieur Miss Chocolatine qui maitrise le sujet, c’est fait un plaisir de me faire une démonstration-explication. Je conçois que les novices pourront être déstabilisés par toutes ces données, il est préférable de prendre le temps de jouer au curieux, on en apprécie bien mieux la teneur du récit.

 

Daniel est le fils a son père. Il n’a rien d’un héros, un homme ordinaire. Une enfance heureuse. Daniel suit sa voie, son chemin sur lequel il rencontre Sarah qui devient son pilier, lorsque le glas des combats sonne. De retour dans sa ville natale Ontario, il fait vivre sa famille grâce à des petits boulots sur de gros chantiers de construction.  Survivre devient alors un sacrifice primordial. Il se fait embrigader par Clayton, un copain de toujours, et tient le rôle de négociateur dans les affaires scrupuleuses du pseudo boss. Ne supportant plus son rôle, il décide alors de tout arrêter. Le danger s’insinue alors silencieusement au sein de sa famille. Jusqu’à quel prix ?

 

J’ai adoré la trame de ce roman. Insidieusement, l’histoire m’a pris aux tripes. Si le rythme est assurément lent la quasi totalité des chapitres, les derniers m’ont donné de vraies sueurs froides. L’atmosphère pesante prend de l’ampleur au fil des pages. La pression est telle que j’ai ressenti cette lame aiguisée s’insinuant dans les plis de la gorge donnant les pires frayeurs. Kevin Hardcastle n’épargne à aucun moment son lecteur. Il insuffle dans les traits psychologiques précis, cette ambiance malsaine, défigurant les valeurs morales de l’Homme. La haine, la désolation, les coups bas s’infiltrent de page en page. Un engrenage perfide de la condition humaine. Kit de survie défaillant ou roue de la malchance, certainement des deux. Les poings tombent, les larmes coulent, la colère gagne. Rien n’est épargné et encore moins le lecteur.

 

Je ne suis pas une habituée du roman noir, et loin de m’en déplaire, j’ai trouvé ce dernier d’une intensité totalement incroyable. L’instrumentalisation des dialogues est assez magnifique. Répliques courtes et acerbes. En apparence, le silence et les non dits en disaient davantage. Malgré le fait que j’ai eu l’impression de tourner en rond dans cette cage tourmentée de la vie de Daniel, je l’ai perçu plutôt comme étant le percuteur prêt à être amorcer à l’instant T et adéquat. Et c’est sur cette attente là que Kevin Hardcastle excelle.

 

Ce premier roman est une très belle découverte. Pas de coup de cœur, mais j’attend avec beaucoup d’impatience son prochain roman. Comme une intuition : cet auteur peut offrir bien davantage. Affaire à suivre, donc !

 

 

 


 

Je remercie Monsieur Geffard pour sa confiance et Carol.

 

 

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Juliette de Anne Fortier

Juliette perso

Littérature internationale – édition poche sortie le 16 juin 2017

Editions Charleston

Lecture personnelle

 

Résumé : À la mort de sa tante préférée, Julie ne reçoit pour héritage qu’une mystérieuse clé, accompagnée de l’adresse d’une banque à Sienne. Elle s’envole aussitôt pour l’Italie et y trouve une liasse de papiers jaunis relatant les amours d’un jeune homme prénommé Roméo avec celle qui est sans doute son ancêtre, la belle Juliette Tolomei. La Juliette de Shakespeare.

Alors que Julie déchiffre les parchemins, elle comprend que la sinistre malédiction prononcée six siècles plus tôt plane encore sur sa famille… Pourra-t-elle échapper au danger qui la guette à vouloir ainsi découvrir son destin ?

Une poignante histoire d’amour : Shakespeare en a tiré sa plus belle pièce, Julie y découvrira son destin.

 

Mon avis : J’ai connu ce roman grâce à ma cousine, également grande lectrice et bloggeuse, avec qui je participe, régulièrement, à des défis lecture. L’une de nous propose un thème commun à deux livres de sa PAL et l’autre en choisit un à lire. Cette fois, le thème proposé était « histoire de famille » et j’ai choisi de lire « Juliette ».

Nous faisons ici connaissance avec Juliette, une jeune américaine qui vient de perdre sa tante. Elle découvre alors une lettre lui apprenant ses origines italiennes et lui disant de se rendre à Sienne afin de découvrir un trésor de famille. Arrivée là-bas, elle se rend compte que la famille Tolomei, dont elle fait partie, est une des grandes familles de la ville, et que les rivalités interfamiliales sont toujours d’actualité. Juliette va alors se plonger dans une quête qui l’amènera à fouiller dans le passé de sa famille et à découvrir des secrets qu’elle ne soupçonnait même pas.

Juliette est une jeune fille déterminée qui part en Italie en ne sachant pas ce qu’elle va y trouver. Sa rencontre avec Eva Maria et Alessandro va l’aider à comprendre les us et coutumes de la ville mais aussi les légendes qui s’y rattachent. Alessandro est un officier de police mystérieux, terriblement séduisant, mais dont on sait peu de choses. Le roman fait des va-et-vient avec le passé et avec les véritables Roméo et Juliette. On apprend ici que ces héros auraient, en vérité, vécus dans la région de Sienne et que Shakespeare s’en serait inspiré pour écrire sa célèbre pièce.

J’ai beaucoup aimé cette lecture. Tout d’abord, les allers-retours entre les personnages originaux et la Juliette du présent donnent du rythme à l’histoire. En effet, même si cela peut paraître déstabilisant, on est vite pris dans un tourbillon d’actions, d’émotions et d’intrigues qui nous font voyager du moyen-âge au 21ème siècle. Ensuite, j’ai trouvé l’écriture très réaliste et visuelle. Ainsi, au fil des pages, j’avais l’impression de me balader en Toscane et d’assister aux actions des personnages. Cela m’a d’ailleurs donné envie d’aller faire un tour à Sienne cet été et de voir de visu certains lieux décrits. Enfin, j’ai beaucoup aimé ce roman car jusqu’au bout, on est dans l’incertitude et on ne peut être sûre à 100% de l’issue de l’histoire.

Vous l’aurez compris, ce roman est une très belle découverte. Amateurs d’histoires mettant en scène des secrets de famille, n’hésitez pas à vous lancer dans ce roman qui vous transportera en plein cœur de la Toscane et qui vous fera également voyager au fil des âges !

Juliette est retournée à Sienne et est allée faire un tour sur la Piazza del Campo et devant le palais Tolomei.

 

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Retrouvez ici l’avis de ma cousine sur son blog « la caverne d’Ankya »

Si vous souhaitez acheter ce livre sur le site des éditions Charleston, c’est par là

Retrouvez également « Juliette » sur Amazon

UNE DOUCE LUEUR DE MALVEILLANCE de Dan Chaon.

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[ LITTERATURE CONTEMPORAINE NORD-AMERICAINE – Rentrée littéraire 2018]
Editions Albin Michel – Collection Terres d’Amérique (dirigée par Francis Geffard)
Traduction : Hélène Fournier
Titre original : Ill will

 

Format numériques (544 pages) : 16.99€
Broché : 24.50€
Ma note : 5/5 mentions « pépite » et « à découvrir sans tarder »

 

 


 

Le résumé :

 

« Nous n’arrêtons pas de nous raconter des histoires sur nous-mêmes. Mais nous ne pouvons maîtriser ces histoires. Les événements de notre vie ont une signification parce que nous choisissons de leur en donner une. »
Tel pourrait être le mantra de Dustin Tillman, psychologue dans la banlieue de Cleveland. Ce quadragénaire, marié et père de deux adolescents, mène une vie somme toute banale lorsqu’il apprend que son frère adoptif, Rusty, vient d’être libéré de prison. C’est sur son témoignage que, trente ans plus tôt, celui-ci a été condamné à perpétuité pour le meurtre de leurs parents et de deux proches. Maintenant que des tests ADN innocentent son frère, Dustin s’attend au pire.
Au même moment, l’un de ses patients, un policier en congé longue maladie, lui fait part de son obsession pour une étrange affaire : la disparition de plusieurs étudiants des environs retrouvés noyés, y voyant la marque d’un serial killer. Pour échapper à sa vie personnelle, Dustin se laisse peu à peu entraîner dans une enquête périlleuse, au risque de franchir les limites que lui impose son rôle de thérapeute.
Plongée dans les ténèbres, celles d’un homme submergé par ses propres contradictions et les failles de sa mémoire, Une douce lueur de malveillance est un livre virtuose et vénéneux. Une écriture glaçante, une inventivité littéraire qui bouscule les structures du roman contemporain : rarement un écrivain aura su explorer le mystère de l’identité avec un réalisme aussi obsédant.

 

 


 

Mon avis :

 

Malveillance :
1-Tendance à blâmer, à lui vouloir du mal.
2-Intention de nuire, visée criminelle.

 

 

 

C’est la toute première fois que je découvre cet auteur de talent et à ce qu’il se dit c’est la toute première fois que Dan Chaon écrit un roman aussi sombre.

 

Je voudrais écrire cette chronique avec beaucoup de légèreté. Il s’avère même que j’ai du mal à la débuter. Je ne sais pas par où commercer ! Voilà la première fois qu’un roman me laisse sans voix et dans ce cas ci sans mots. Enfin deux me trottent dans la tête depuis que j’ai fermé ce roman : glaçant et psychédélique.

 

Allez, 1…2…3… je me lance !

 

Dustin, héros principal malgré lui, embringué dans sa propre vie irréelle et réelle. Petit génie malveillant et/ou sorcier es en tour de magie, Dustin enfant vit dans un monde où tout semble possible selon lui. Imagination fertile et envahissante, son lui évolue dans un monde attaché à une réalité aussi fictive que vraie. Dustin est vraisemblablement niais, manipulable, modelable à souhait. Une enfant inoffensif, proie idéale pour toutes personnes malfaisantes de son entourage. Ce dernier est composé de parents aimants, d’un grand frère adopté adepte des théories sataniques (Rusty), d’une tante et d’un oncle mariés et respectivement frère et sœur de ses parents, de deux cousines sœurs jumelles au mœurs libres ( Kate et Wave). Une famille atypique anéantie par la folie humaine. Quatre orphelins, le plus grand condamné à la prison à vie et les trois autres condamnés à vie au deuil et au souvenir.

 

Dustin a grandit, s’est marié, a deux garçons, est psychologue et continue à vivre d’une certaine façon normalement. Jusqu’au jour où sa normalité est happée par le gouffre de la mort, de l’abandon, de la solitude et de l’inimaginable.

 

Souvenirs, illusions, passé et réalité s’entrechoquent, bouleversent, interpellent, hantent l’impénétrable inconscience humaine barricadée et ensevelie.

 

Un résultat subjuguant retraçant un parcours de vie usant, révoltant, dangereux, éprouvant et bouleversant. La passé reprend ses droits sur le présent. Un présent noir, endeuillé, encrouté, fané et pernicieux. Un présent soumis à une nouvelle quête de vérité embarquée par un policier aguerrie.

 

Dan Chaon est un maître de la manipulation psychologique. Il a su créer une atmosphère oppressante qui évolue sans cesse menant ses personnages vers une possible rédemption. L’auteur tisse sa toile lentement et magnifiquement autour des protagonistes. Les piégeant stratégiquement tour à tour.

 

L’auteur prend à parti son lecteur dans une sorte de tour infernale, ne lui laissant aucun répit, l’interpellant par des effets de style que je n’ai jusqu’alors jamais vu. Il se joue de toi, t’envoute et joue avec tes sens. Il exacerbe ton sentiment d’insécurité, il t’affole, il t’inflige l’horreur. J’ai vraiment eu cette impression d’appartenir au livre (non pas dans la peau d’un personnage) et que j’avais une place primordiale au cœur de la trame.
Ce roman m’a rendue complétement dingue, c’est peut être la cause de ma difficulté à en parler.

 

Ce roman est unique, atypique. A découvrir mordicus !

 

 


En partenariat avec le PICABO RIVER BOOK CLUB. Je remercie infiniment Léa et les éditions Albin Michel pour leur confiance.

 

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BABY DOLL de Hollie Overton.

 

 

 

[ THRILLER – Nouveauté 2018]

Éditions Mazarine

Traduction : Françoise du Sorbier

 

 

Format numérique (368 pages) : 15.99€

Broché : 21.90€

Ma note : 5/5 mention « à découvrir » et « petit coup de cœur »

 

 

 

 

 


 

 

Le résumé :

 

La nouvelle vie de Lily Riser commence un soir d’hiver glacial. Seulement vêtue d’un pyjama, elle passe la porte. Elle serre sa fille dans ses bras. Et se met à courir. Loin de la cabane dans la forêt, loin du père de Sky, de cet homme qui l’a séquestrée pendant huit ans et qui, pour la première fois, n’a pas fermé la serrure. Lily est libre, mais ce n’est pas pour autant que leur calvaire est fini. L’enlèvement et les sévices qu’elle a subis ne l’ont pas seulement marquée à vie, sa disparition a aussi détruit sa famille – surtout sa soeur jumelle qui ne s’est jamais remise de sa disparition. Tous tentent tant bien que mal de reconstruire un avenir, sans se douter qu’ils vont être à nouveau mis à rude épreuve.
Depuis sa cellule de prison, le ravisseur de Lily compte bien punir sa Baby Doll pour sa désobéissance…

 


 

Mon avis :

 

Une lecture qui a fait parler d’elle au sein du Picabo River Book Club (club dédié à la littérature Nord-Américaine) à sa sortie. Des avis aussi enthousiastes que timorés.

 

Je ne te cache pas que le résumé a tout pour intriguer. Je pense avoir imaginée une dizaine de scénario et j’étais loin, très loin du compte.

 

Hollie Overton ne ménage pas son lecteur et fait vivre à ses personnages toutes les misères du monde. Un thriller psychologique étonnamment sombre où les moments de plénitude sont très rares.

 

Il ne me semble jamais avoir lu un thriller traitant sur l’après d’un kidnapping, de séquestration et d’une libération. A contrario j’ai déjà visionné plus d’un film sur le sujet. Mais c’est d’autant plus remuant quand tu lis. N’est ce pas ? Pour ma part je suis plus sensible aux mots.

 

Lily a été captive pendant huit longues années. Enlevée à l’âge de 16 ans, elle a subi de nombreuses tortures, privations, abus sexuels, viols et j’en passe. D’ailleurs l’auteur a eu la gentillesse de ne pas nous décrire toute cette partie, laissant les suggestions faire le travail. Lily, sous ses airs de femme soumise, bafouée, esclave, a toujours nourri des rêves d’évasion et de liberté. Espoir qu’elle partage avec sa petite fille, Sky.

 

Lorsque l’impensable se produit, c’est avec toute sa rage qu’elle prend la fuite. Retrouver les siens, son premier amour, sa jumelle, sa maison, ce sont tous ces éléments qui la tirent vers le haut, pour se surpasser, pour éviter de s’écrouler.

 

Seulement si la liberté est enfin là, palpable, son tortionnaire derrière les barreaux, le gout à la vie, son paradis si chéri s’écroule car le monde, son monde a continué d’avancer sans elle. Elle ne comprend plus ce qui se déroule sous ses yeux, et l’adaptation est aussi une épreuve insurmontable que son enfermement.

 

C’est sur ce point là que Overton excelle. C’est cette manière de mettre en scène une liberté qui n’en est pas forcément une. L’emprise psychologique, la phobie de l’inconnu, la réappropriation d’elle même, l’acceptation de ce nouvel entourage, tout autant de points qui façonnent la trame de l’histoire. C’est sans contexte remuant. L’auteure n’hésite à aucun moment de corser son histoire en y rajoutant ces petits éléments perturbants qui font au final un grand tout subjuguant.

 

La psychologie des personnages est parfaitement maitrisée et saisissante. J’ai suivi toutes les réflexions, les décisions, les doutes et le peurs de chaque protagonistes et le texte à 4 voix facilitent l’imprégnation de ces derniers. J’ai tour à tour, découvert les pensées de Lily, de sa sœur jumelle, de sa mère et de son tortionnaire. De fil en aiguille, les éléments composent un ensemble tonitruant reflétant les profondeurs de l’âme humaine et de ce qu’elle a de plus pervers. Des personnes détruits par ces épreuves qui font face à leur manière qu’elle soit bonne ou mauvaise. Des actes impardonnables, insoupçonnés, inconsidérés et d’amours.

 

Ce thriller est petit coup de cœur. Il me manque un quelque chose au sujet du tortionnaire, et là c’est mon côté machiavélique qui parle. Dommage que l’auteur n’a pas développé son ressenti, notamment au niveau du final. Ca reste en soit un point stratégique pour lui voler la vedette, je pense que j’aurai aimé voir, plutôt lire, sa fureur et son apitoiement.

 

Ce premier roman est une sacrée claque pour ma part. Emotionnellement intense, l’histoire ne peut pas te laisser insensible. Ca remue les tripes et c’est effroyable. A découvrir si t’aime cette atmosphère.

 

 

 


 

Je remercie les éditions Mazarine pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

 

 

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