A un fil de Rainbow Rowell.

 

 

[LITTÉRATURE SENTIMENTALE – réédition 2017]

Éditions Milady

Traduction : Benjamin Mallais

Masse critique Babelio

 

 


 

Résumé :

Georgie est au trente-sixième dessous : cela faisait des années que son mariage battait de l’aile, mais cette fois, c’est la fin. Alors que son mari est parti passer Noël avec ses enfants dans le Nebraska, elle reste seule à Los Angeles, car elle a pris la fâcheuse habitude de faire passer sa carrière avant sa famille. C’est alors qu’elle tombe sur un vieux téléphone jaune à cadran rotatif. Contre toute attente, cette antiquité va lui permettre de faire un bond de quinze ans en arrière et de communiquer avec Neal dans le passé. N’est-ce pas l’occasion rêvée pour résoudre leurs désaccords et retomber amoureux comme au premier jour ?

 


 

Mon avis :

Le thème du livre a tout pour plaire : une working girl surmenée qui laisse filer entre ses doigts le bonheur de sa famille et un téléphone fixe qui la projette dans une conversation 15 ans auparavant qui n’a jamais eu lieu à part maintenant.

Malheureusement je n’ai pas accroché vis à vis de cette lecture. Plusieurs points m’ont gênée. Tout d’abord les personnages : Georgie est une femme un peu fofolle qui s’oublie dans le travail. Je n’ai pas accroché avec son rôle de mère qui à mes yeux délaisse totalement ses deux filles au profit de soirée brainstorming. Et surtout j’ai détesté le comportement face à son mari qui tout de même se dévoue entièrement à sa famille. Georgie est un personnage que j’ai détesté par sa façon d’aborder les problèmes et d’agir face aux conséquences qui vont lui tomber sur le nez. Elle m’a insupportée du début à la fin par cette attitude désastreuse. Neal est à son opposé : introverti, peu bavard même pas du tout. Il a extrêmement du mal à parler de ses émotions et de ses envies. Il les transmet par des petites mimiques. Pour le coup c’est un homme très effacé qui pour se faire comprendre agit souvent en prenant la fuite. Alors il a beau être hyper sympa dans le rôle de papa moderne et d’homme à tout faire, mais qu’est ce que j’ai eu envie de le secouer comme un cocotier pour qu’enfin il exprime clairement le fond de sa pensée ! Et puis le meilleur ami de Georgie, Seth. C’est un homme hyper prétentieux qui cherche à tout prix à séduire Georgie et la mettre dans des situations impossibles. Son rôle n’est pas franc et beaucoup trop ambiguë.

Ensuite comme vous l’avez compris dans le résumé, Georgie découvre un téléphone magique qui va lui permettre de parler à Neal 15 ans auparavant. Si l’idée est séduisante, je trouve qu’elle est mal exploitée. J’aurai voulu plus de rebondissements, plus de peps, plus d’imprévus ! J’ai juste était confrontée à un dialogue où Georgie essaye d’influer leur futur en minimisant les risques.

Et pour finir, ce qui m’a fait grincer les dents : c’est le passage incessant entre passé et présent où Georgie nous plonge dans des réflexions existentielles. Souvent j’ai du reprendre le paragraphe pour arriver à me situer dans l’espace temps. Ce n’est pas du tout agréable de toujours se poser la question » j’en suis où là ? ».

Tous ces petits points négatifs entachent le fil de la lecture qui portant aurait pu être sensationnelle. Le fond de l’histoire est pourtant intéressant puisque l’auteur soulève des problématiques modernes : la femme dans un milieu professionnel exclusivement masculin, le rôle de la mère working girl au sein de la famille, la place du mari dans la famille, le couple et son épuisement, l’évolution de l’amour et de quelle manière il s’exprime. La plume de l’auteur a du potentiel dont je n’ai pas pu apprécier ni la teneur et ni la profondeur !

Il est rare que je mette des avis de la sorte. Mais on ne peut pas tout aimer ! Malheureusement ! Si vous l’avez lu j’en serais heureuse d’en débattre avec vous ! Alors n’hésitez pas à laisser un commentaire si c’est le cas !

 

 

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Tout savoir sur l’auteure et les éditions Milady : c’est par ICI !

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Pour une vie meilleure de Susan Wiggs.

 

[LITTÉRATURE SENTIMENTALE – Nouveauté 2017]

Éditions Harlequin (hors collection)

Service presse

 

Je remercie les éditions Harlequin pour ce service presse via la plateforme Netgalley.

 


 

Résumé :

Tout recommencer. Il y a un an, cette phrase n’aurait eu aucun sens pour Annie. Mariée à Martin Harlow, le célèbre chef cuisinier, productrice d’une émission suivie par des millions de téléspectateurs, et – surtout – future maman, sa vie lui semblait idéale. Jusqu’à ce que Martin lui brise le cœur. Jusqu’à ce qu’elle soit victime d’un accident. Jusqu’à ce que son existence bascule…
Tout recommencer. Aujourd’hui, Annie a fait de cette phrase son mantra. Mais pas question de reprendre le travail, et encore moins de renouer avec celui qui est désormais son ex-mari… À la place, Annie décide de retourner vivre dans sa petite ville natale du Vermont. Là-bas – dans l’exploitation familiale de sirop d’érable – elle sait qu’elle pourra compter sur le soutien de ses proches et de Fletcher, son premier amour…

 

Mon avis :

Je découvre pour la première fois l’univers de Susan Wiggs. Et c’est une agréable surprise en ce début du mois d’octobre.

Susan Wiggs nous invite, au travers de ce roman, dans une balade aux senteurs d’érable. Une balade envoutante dans le dédale du passé et du présent. Celui d’Annie, une working girl ambitieuse qui a abandonné sa ville natale perdue dans le Vermont. Elle y a abandonné sa famille, son amoureux et ses merveilleux paysages pour vivre son rêve à fond. Celui d’allier cuisine et émission télévisée. La cuisine est la passion transmise par sa grand-mère qu’elle chérissait. Elle pouvait passer des heures entières à cuisiner et à discuter de tout et de rien notamment pendant les longs hivers rigoureux. La cuisine était l’élément clé qui réunissait les gens autour d’une table.

J’ai été totalement surprise par l’atmosphère qui s’est dégagée de cette lecture. A la fois envoutante, calme, reposante et sereine. C’est un pur délice. On est loin de l’addictivité voulue par les romances actuelles. On ne rebondit pas d’un action à une autre et où une pseudo intrigue vient agrémenter la romance. On est pris dans une sorte de balade intemporelle où senteurs, gouts et saveurs viennent déclencher les souvenirs d’autrefois et de maintenant. Annie se réapprend au fil de ces souvenirs, bons ou mauvais, ils font partis d’elle et grâce à eux elle va réapprendre ce que la vie a de plus essentiel.

Il est vrai que je ne suis pas une grande fan des longues descriptions où je juge que le rythme de l’histoire est souvent ralenti. Mais ici rien de tout ça. Au contraire, j’ai trouvé un ensemble du récit très fluide où les passages entre passé et présent sont très bien orchestrés. Un ensemble uni qui confère à cette histoire une immensité où sentiments et réflexions sont chamboulés par la propre route de l’existence de l’héroïne. Dans un premier temps j’ai pensé que ce roman pouvait être rangé dans la catégorie « feel good » mais maintenant je n’en suis plus si sûre. On retrouve tout au long de la lecture ce côté apaisant et bienfaiteur mais je pense que c’est du à l’atmosphère général du roman.

J’ai beaucoup apprécié la plume de Susan Wiggs que je découvre pour la première fois. C’est un vrai régal de suivre l’évolution des personnages. Même si la fin n’a jamais été vraiment cachée par l’auteure, je note tout de même un sacré parcours du combattant pour y arriver. C’est un livre qui se lit en douceur. J’ai laissé durer le plaisir pour repousser le plus tardivement le dénouement.

Susan Wiggs retrace la vie d’une femme qui s’est perdue dans ses rêves et qui grâce à l’amour de sa famille et des bonnes choses va retenter de se trouver là où tout à commencer !

« Pour une vie meilleure » est juste sublime pour tout ce qui s’en dégage. Une « madeleine de Proust » version sirop d’érable

 

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Pour tout savoir sur Susan Wiggs et ses livres!

Vers le site officiel de Susan Wiggs !

 

Après la chute de Dennis Lehane.

 

[THRILLER – Nouveauté 2017]

Éditions RIVAGES

Traduction : Isabelle Maillet

Service presse

 

Je remercie les éditions Rivages et Léa, fondatrice du groupe PicaboRiver Book Club, pour leurs confiances.

 


 

Résumé :

Journaliste à l’avenir prometteur, Rachel Childs grimpe les échelons à toute vitesse jusqu’au moment où la rédaction de sa chaine de TV l’envoie à Haïti couvrir le séisme de 2010. L’horreur dont elle est témoin lui cause un tel choc qu’elle s’effondre en direct devant les téléspectateurs. C’est le début de la fin. Elle perdra son emploi et restera sujette à des attaques de panique. Cette fragilité psychologique s’explique par le fait que la mère de Rachel, une manipulatrice perverse, lui a toujours caché l’identité de son père. C’est en se lançant dans une quête pour le retrouver qu’elle croisera la route du détective privé Brian Delacroix, dont elle tombera amoureuse. Leur mariage durera trois ans, jusqu’à ce qu’elle découvre qu’il mène une double vie. De la quête du père au mariage avec un homme parfait ― trop parfait pour être honnête ―, Rachel va aller de révélation en révélation et tout ce qu’elle croyait savoir sur elle-même et sur son entourage va être remis en cause.

 


 

Mon avis :

C’est la première fois que je découvre un des romans de Dennis Lehane. Pourtant on ne peut pas dire qu’il est inconnu au bataillon puisque c’est l’auteur des romans « Mystic river », « Shuster Island » et « Gone, Baby, Gone » adaptés au cinéma par de grands réalisateurs. Et de plus il a à son actif plus de dix livres ! C’est avec un grand enthousiasme que je m’apprête à découvrir sa plume en essayant complétement d’occulter mon ressenti pour les films cultes qui restent tout de même mes préférés.

Dennis Lehane nous plonge dans l’univers sombre et mélancolique de Rachel Childs. Fille d’un père inconnu et d’une mère surprotectrice, tyrannique, psychologue et écrivain. Rachel est une jeune fille difficile qui se cherche dans la provocation. Elle a vraiment du mal à trouver sa place dans la société. Sa vie, elle a considère comme incomplète. Elle cherche éternellement à savoir qui est son père, ses origines. Tous ces trous lui empêchent d’avoir sa propre identité. Mais le jour où sa mère décède tragiquement dans un accident de voiture, c’est la dégringolade, car elle ne sait toujours rien. Ses quêtes n’aboutissent à rien et par la force des choses, elle contacte un détective privé, Brian Delacroix. De cette rencontre débouchera une multitude de surprises des années plus tard !

Ce roman se lit facilement. L’auteur tire agréablement les ficelles de son jeu et sa plume se veut efficace. Le livre est découpé en trois parties :

  • La première partie est consacrée à l’enfance de Rachel, sur ce qui la défini. Son caractère, son tempérament, ses ambitions et surtout sur la signification de l’absence de ce père dont elle garde des souvenirs fugaces. Les flash back alternent avec le présent. L’auteur nous montre cette partie sombre et triste de Rachel. Ses tourments sont très profonds. Le texte tourne autour de cette introspective et essaye de donner un sens à ce manque affectif et familial. C’est une partie qui se veut très mélancolique. Le rythme est lent, parfois redondant. L’auteur nous noie sous une tonne d’émotions néfastes. Nous montrant bien et nous accaparant d’effroi : « regardez, ses malheurs !! ».
  • La seconde partie nous trace son effondrement affectif et personnel : c’est la chute ! Le trop plein d’émotions, les doutes … le trop plein de tout finit par lui exploser au visage. Elle perd pied ! Elle ne peut plus rien affronter de l’extérieur. Le renferment est inévitable. La fuite psychologique est son seul remède. L’auteur change radicalement dans la perception. Il nous enferme dans l’agoraphobie de Rachel. Il nous fait couler en même temps dans cette folie silencieuse. Le rythme est différent du premier. Il se veut plus agressif et intrusif. Les doutes de Rachel resurgissent plus intensément.
  • La troisième et dernière partie fait honneur à sa renaissance. Suite aux retrouvailles inattendues avec Brian Delacroix, une dizaine année après. Cette relation efface et détruit ses démons. Mais le plus surprenant c’est la tournure que prend, alors, le roman. Totalement insoupçonné après deux tiers qui se voulaient assez monotone. L’auteur nous surprend avec un dénouement tonitruant et énergique. Les nombreux rebondissement auront eu le mérite de pimenter la fin de l’histoire. L’action fait enfin, partie de la partie et je vous assure que ça fait du bien. J’attendais impatiemment ce moment où tout allait pété !

Ce que je retiens de cette lecture, c’est la psychologie et la personnalité authentique des personnages. Si je puis dire « la mise en scène » apporte ce côté « noir et  blanc » des films d’époque. Cette langueur du début dénote avec cette fin digne des grands films à suspense. Un paradoxe qui pourtant ne m’a pas totalement conquise !

C’est une lecture très intéressante qui pourrait faire le sujet d’une lecture commune ou bien dans un club de lecture  car les débats y sont très nombreux et présents. Malheureusement le début lent m’a dérangée dans le sens où la fin est tout de même un véritable coup de bluff. J’aurais voulu que l’action soit beaucoup plus présente dans les deux premières parties. L’auteur donne un style particulier à son roman qui plaira certainement à un bon nombre d’entre vous. D’ailleurs comme le voyez, j’ai eu beaucoup de choses à vous dire sur cette lecture !

« Après la chute » relate l’histoire d’une survivante ! Une survivante à sa mère, à son père, à ses maris. Une survivante à la vie qui prendra moult chemin pour qu’elle puisse enfin accepter sa vie telle quelle !

 

Ils avaient tous montré une facette d’eux à certaines périodes de leur vie, puis d’autres au fil du temps, dont quelques-unes l’avaient croisée, avaient modifié son existence ou lui avaient donné la vie. Mais ensuite ils avaient évolué vers de nouvelles versions d’eux-mêmes. Voire, de nouvelles personnes. […] Une transformation de plus.

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Pour tout savoir sur Dennis Lehane !

Vers le site de la maison d’éditions Payot-Rivages !

Pour rejoindre le groupe de Léa : Le Picabo River Book Club, c’est par ICI !

 

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MOTEL Lorraine de Brigitte Pilote.

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LITTERATURE – Nouveauté 2017

EDITIONS MICHEL LAFON

Service presse

 

 

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions Michel Lafon pour ce service presse via Netgalley.

 


 

Résumé :

« Quand j’ai ouvert les yeux, Miss me regardait d’une drôle de manière. Elle souffrait, ça se voyait sur son visage, mais pas à cause de mes fausses notes cette fois-ci. On aurait dit qu’elle retenait ses larmes. J’aimerais tant devenir une grande chanteuse ! J’imagine mon nom écrit en lettres de feu au-dessus des grandes portes en arche de l’église : GEORGIA ANGEL. Jacqueline dit que j’ai une voix d’ange et ce nom sera parfait pour moi. Je ferai du bien à tous ceux qui en ont besoin, même aux mamans mortes de chagrin. »

1977. Sonia, diseuse de bonne aventure, fuit Montréal avec ses deux filles, Lou et Georgia, pour trouver refuge à Memphis. Elles s’installent dans la chambre 306 du motel Lorraine, inoccupée depuis 1968 lorsque Martin Luther King y a été assassiné.

Chacune à sa manière cherche à accomplir son rêve, à trouver sa place dans un monde tumultueux.

 


 

Mon avis :

Voici un belle histoire d’hommes et de femmes, de jeunes adolescentes et de séniors dans le Memphis des années 80. La musique de Elvis Presley résonne encore dans les têtes et les cœurs ainsi que le martèlement des paroles de Martin Luther King.

Sur fond de ces doux mots, nous plongeons dans des histoires imbriquées qui s’emmêlent et qui se démêlent au grès des chants « negro spiritual » . Cette atmosphère magique mais également sombre m’a subjuguée.

Au début il m’a été difficile de suivre les différents personnages, mais au fur et à mesure de ma lecture, les éléments viennent former un tout. C’est une histoire émouvante remplie d’espoirs mais qui aussi parle de sujet sérieux, comme la ségrégation. L’auteure décrit dans sa juste mesure sans que cela devienne une obsession ou un combat. Tout est y fait dans la délicatesse.

« Motel Lorraine » est le lien qui unit le passé au futur et qui tente malgré ses murs délabrés d’insuffler cette once de liberté et de s’affranchir des chaines du passé.

Les personnages dénotent par leurs sincérités débordantes. Brigitte Pilote joue avec leurs défauts et leurs qualités, offrant aux lecteurs un immense panel de ressentis.

Georgia et Lou, deux jeunes adolescentes suivent leur mère dans sa vie de bohème. Cette femme, Sonia, est le genre de mère que l’on ne peut que mépriser : elle dirige d’une main de fer la vie de ses deux filles. Elles ne sont pas scolarisées et ne vivent que de chambres en chambres de motel. La télévision est la seule fenêtre ouverte sur le monde. Elles paraissent niaises au début mais vont prendre en maturité au fil des rencontres qui les marqueront à jamais. Cette nouvelle ville, Memphis est le lieu où tout va basculer, où les rêves de petites filles sont à porter de mains.

« Motel Lorraine » est une belle découverte parmi la rentrée littéraire. Ce livre surprend par l’intensité qui s’en dégage !

 

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Lien vers le site Michel Lafon

Lien vers Amazon !

Pour tout savoir sur Brigitte Pilote !

 

Le souffle des feuilles et des promesses de Sarah McCoy

souffle feuilles et promesse

 

Littérature internationale – Sortie le 1er juin 2017

Editions Michel Lafon

Service Presse

 

Je remercie les éditions Michel Lafon, via la plateforme NetGalley, de m’avoir confié ce livre en service presse.

Résumé : Hallie Erminie, issue d’une famille de planteurs du Kentucky, est une jeune femme de caractère. À New York, où elle s’est mis en tête de trouver un éditeur qui publierait son premier roman, elle fait la connaissance de Post Wheeler, un journaliste célibataire et fier de l’être. Sous des abords arrogants et rustres, il est en fait d’une compagnie agréable.
Tous deux discutent à bâtons rompus de la vie culturelle new-yorkaise, bouillonnante en cette fin de XIXème  siècle, et s’attachent l’un à l’autre sans oser se l’avouer.

Malheureusement, quand Post part pour l’Alaska du jour au lendemain, la possibilité d’une histoire d’amour s’évanouit.

Commence alors un chassé-croisé, des États-Unis à l’Italie en passant par l’Angleterre et la France. À chacune de leurs rencontres, les sentiments des deux jeunes gens ne font que croître. Le destin les réunira-t-il enfin ?

 

Mon avis : J’ai déjà entendu parler de Sarah McCoy grâce à son roman « un goût de canelle et d’espoir », qui est dans ma PAL depuis un moment. Lorsque NetGalley a proposé ce roman en service presse, je n’ai pas hésité un instant, trop curieuse de découvrir enfin la plume de cette auteure.

Nous rencontrons ici Hallie Erminie, une jeune femme qui rêve depuis toujours de devenir écrivain. Elle vient du « sud » mais décide d’aller tenter sa chance à New-York. Au cours d’une soirée, elle va rencontrer un journaliste Post Wheeler. Malgré son arrogance, Hallie apprécie sa compagnie. Mais tout s’écroule quand il part pour l’Alaska…. On va ensuite suivre Hallie et Post de la fin du 19ème siècle au début du 20ème, au cours de leurs voyages, de leurs retrouvailles et d’occasions manquées.

            Hallie Erminie est une femme décidée, qui ne recule devant rien pour devenir une auteure reconnue. Sa rencontre avec Post va la troubler et la relation qu’elle va développer avec lui va connaitre des hauts et des bas. Je regrette un peu qu’on tourne en rond par moment. Car de son côté, Post est tout aussi ambigu. Il décide de partir en Alaska suite à un problème de santé. Il ne va pas oublier Hallie mais pourtant, il va mettre du temps à reprendre contact avec elle. De nombreuses occasions manquées vont se succéder au fil des pages et elles ont entrainé des frustrations pour la lectrice que je suis.

            A l’issue de cette lecture, je suis mitigée. D’un côté, j’ai trouvé cette histoire très belle et elle permet également de découvrir une époque méconnue des Etats-Unis. En effet, l’histoire commence quelques années après la guerre de Sécession et on se rend compte que la séparation Nord/Sud est encore marquée. On constate également que déjà à cette époque, les Etats-Unis étaient un endroit où tout était possible. D’un autre côté, j’ai trouvé que l’histoire était un peu lente. Le jeu du chat et de la souris entre Post et Hallie Erminie est un peu fatigant à la longue. L’écriture à double voix est une bonne chose car elle permet de suivre l’évolution des deux personnages mais l’auto-apitoiement dont ils sont capables m’a un peu fatigué.

            Je recommande donc ce roman à tous les amoureux de belles histoires avec une héroïne qui a du caractère et qui aime les livres.

 

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Retrouvez l’univers de Sarah McCoy sur le site des éditions Michel Lafon

Retrouvez ce roman sur le site d’Amazon