La faucheuse de Neal Shusterman.

 

 

[ROMAN FANTASTIQUE – Nouveauté 2017]

Collection R

Lecture personnelle

 

 


Résumé:

Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.


Mon avis :

Une lecture qui me faisait envie depuis sa sortie, au mois de février. Avec une couverture qui dit tout ou presque rien, un titre sans ambiguïté et un synopsis des plus intriguant : voici une alchimie qui ne peut que m’attirer. Un auteur outre-Atlantique que je découvre, même si il n’est pas inconnu du public littéraire français.

La plongée dans cet univers m’a totalement fasciné : futuriste où tout ce que nous combattons ou essayons de déjouer n’est qu’une vieille légende désuète dans ce monde ci. La vie éternelle n’ai plus une chimère, elle est réelle. Une société qui vivote dans un monde de plénitude absolue : exit les guerres, la famine, les assassinats, la corruption, l’amour…. Tout ce qui rendait l’humanité humaine n’est qu’une idée lointaine. J’ai été surprise par cette atmosphère : utopisme dans toute sa gloire. Les détails et les descriptions ne sont pas en reste cassant parfois le rythme de la lecture. Mais c’est un bien pour un mal. Il ne faut pas oublier que c’est le premier tome de cette série, d’où l’obligation, tout de même, de poser certaines bases essentielles pour la suite. Mais revenons au thème principal de ce roman : la mort. Il vrai que je me suis posée cette question : mais pourquoi donc en faire le leitmotiv lorsque la vie n’a plus de secret ? Il est bien évidemment de la réponse qui découle de toute logique : la croissance exponentielle de la population. Ainsi est née au début de cette nouvelle ère, une communauté de faucheurs dont seuls leurs lois les gouvernent.

Ce terme « la faucheuse » n’est inconnu de personne. Par définition : il représente aussi bien la mort que la vie. Un paradoxe dont va exploiter à merveille Neal Shusterman.

J’ai fais connaissance des deux protagonistes, Citra et Rowan. Citra est une adolescente bien éduquée et soutenue par sa famille. Outre le fait d’être une jeune fille respectable, elle a un sacré caractère et fougueuse. Rowan est le énième d’une grande famille. D’ailleurs il se prénomme  » la feuille de la salade » : j’adore cette expression assez imagée. Il mène sa vie telle qui la souhaite, sans aucune considération de ses parents, il se montre assez ardent tout en gardant cette part d’innocence et sa timidité. Ils sont à eux deux l’image même de la rébellion, du moins on présent en eux les prémices de quelque chose de nouveau.

Les voici tout les deux embarqués dans une formation qu’ils ne souhaitaient pas du tout suivre : celle de devenir faucheur. C’est maître Faraday qui se charge de l’enseignement : combat, armes, poisons et moral. En effet cette communauté est régie par une certaine éthique et c’est de ce dernier point que vont en découler de nombreux rebondissements aussi palpitants que déroutants et désarmants.

Une atmosphère qui se veut totalement lugubre aux côtés de ce monde merveilleux. Une guerre silencieuse dans une monde où la mort a un tel pouvoir de décision. Une guerre entre le bien et le mal au sein même de cette communauté qui se doit d’être impartiale. Neal Shusterman m’a plongé dans un monde de réflexions moralisatrices dans lequel j’ai du me positionner. Il joue avec ces personnages comme si ils étaient des poupées.

C’est une lecture que j’ai beaucoup apprécié. Une plume sans accro, intimidante, choquante et bouleversante. Un condensé d’émotions dans un monde où elles n’ont aucune valeur. Le final explosif promet une suite de tonnerre.

« La faucheuse » est d’une folie démesurée, excessive et cynique.

 

Plus on vit longtemps, plus les jours semblent passe vite. C’est problématique lorsqu’on vit pour toujours. Une année paraît s’écouler en à peine quelques semaines. Les décennies passent sans événement majeur. Nous nous installons dans la routine insignifiante de notre vie, jusqu’à ce que, soudain, un jour, nous nous contemplions dans la glace et découvrions un visage qu’on reconnaît à peine, nous implorant de passer un cap et de redevenir plus jeune. Mais rajeunissons-nous vraiment lorsque nous passons un cap ?

Nous nous raccrochons aux mêmes souvenirs, aux mêmes habitudes, aux mêmes rêves non réalisés. Notre corps est sans doute fringant et souple, mais à quelle fin ? Aucune. Jamais.

Je suis convaincue que les mortels se battaient avec plus de force pour atteindre leurs objectifs, car ils savaient que le temps leur était compté. Mais nous ? Nous avons beaucoup plus de facilité à repousser les échéances que ceux condamnés à mourir. Car la mort est devenue l’exception plutôt que la règle.

La stagnation que je glane avec tant de ferveur chaque jour qui passe est une sorte d’épidémie qui tend à croître avec les années. Par moments, j’ai l’impression de mener une bataille perdue d’avance contre une apocalypse de morts vivants d’un autre temps.

Extrait du journal de bord de l’Honorable Dame Curie.

 

 

 

liens-utiles

 

Lien vers le site des éditions Robert Laffont !

Le site officiel de Neal Shusterman !

 

 

Âmes captives : Les messagers de G.H. David

ames captives

Fantastique – Sortie le 19 juin 2017

Editions Dreamcatcher

Service Presse

 

Je remercie Vanessa des éditions Dreamcatcher de m’avoir confié ce livre en service presse.

Résumé : En 1870, Athénaïs, romancière et femme de lettres, vit près de Sedan avec son mari le député Adolphe de Pierrepont et son jeune fils Nicolas. Passionnée par le mouvement spirite dont le courant venu d’Angleterre agite les esprits, elle jure à l’homme qui partage sa vie un amour… éternel.

De nos jours, Sacha Grasset, jeune antiquaire, vit dans l’est de la France avec sa mère et sa sœur, exerçant en secret un pouvoir particulier. Une existence que sa rencontre avec Aurélien Lefèvre, député européen franco-belge, pourrait bien bouleverser à jamais.

Deux destins féminins apparemment sans rapport, qu’une mystérieuse croix d’argent va lier. Inexorablement.

Mon avis : je dois être honnête, je ne suis pas une grande adepte des lectures fantastiques, je n’aime pas quand je ne comprends pas ce qui se passe (ça a tendance à me frustrer)….. Mais je me suis cependant laissée tenter car je connais la plume de G.H. David et sa facilité à nous embarquer là où on ne veut pas forcément aller.

A la lecture du quatrième de couverture, j’ai été intriguée. Quand j’ai commencé à lire le roman, j’ai été déstabilisée avant de me faire aspirée par cette histoire hors du temps.

Sacha est une messagère. Elle voyage dans le passé, notamment via des bijoux ayant appartenu à des défunts, et assiste à des évènements marquants de ces personnes. Mais elle n’est pas seulement spectatrice de ces évènements…. Elle est actrice de ces derniers car elle a un pouvoir de réincarnation. Elle est liée à Athénaïs, dont elle revit de nombreux moments de vie. Pourquoi ? C’est ce qu’elle va chercher à découvrir !

Sacha est une jeune antiquaire. Elle a du caractère et n’est pas le genre de fille à se laisser marcher sur les pieds. Au cours d’une vente aux enchères, elle fait la rencontre d’Aurélien, un député européen qui est aussi avocat et très mystérieux (et aussi très très sexy). Tout de suite, un lien étrange les unit. Quel est-il ? Veut-il vraiment du bien à Sacha ?

La famille de Sacha est une famille de messagères où toutes les femmes sont dotées de ce don particulier et les hommes sont maudits. Au fil de ses découvertes, elle va se rapprocher de sa tante Alice, au grand dam de sa mère. Les relations familiales sont complexes et des secrets de famille vont peu à peu apparaître.

Ce roman m’a chamboulée. En effet, on se fait happer par la plume de G.H. David qui, une nouvelle fois, fait des merveilles. Elle a trouvé l’équilibre parfait entre les moments de romance, le fantastique, avec ces voyages dans le temps, et les secrets de famille. De nouveau, G.H. David nous fait hurler en arrivant à la fin de ce tome car elle nous laisse dans une situation pleine d’incertitude. Je ne vous spoilerai pas, ne vous inquiétez pas !

Je recommande donc ce livre à tous les amoureux de belles histoires à qui le fantastique et le surnaturel ne font pas peur. Ce livre est une pépite à côté de laquelle il ne faut pas passer et dont il me tarde de connaitre la suite.

liens-utiles

Retrouvez Ames Captives sur le site des éditions Dreamcatcher

64391-episode