L’irrésistible histoire du Café Myrtille de Mary Simses

Littérature Nord-Américaine/Feel-good book – Mai 2019

Editions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 3,5/5

 

Résumé : Ellen Branford, jeune et brillante avocate, mène une vie affairée à New York. Pour exaucer les dernières volontés de sa grand-mère, elle se rend à Beacon, minuscule ville côtière du Maine. Elle doit y retrouver l’amour de jeunesse de son aïeule et lui remettre une lettre. L’affaire d’une journée, pense-t-elle…
Mais rien ne va se passer comme prévu: à peine arrivée, Ellen tombe d’un ponton et manque de se noyer. La photo de son sauvetage par un certain Roy fait la une du journal local. Le destinataire de la lettre reste introuvable. Et le passé de sa grand-mère recèle ce qu’Ellen n’aurait jamais pu imaginer. Alors que son séjour se prolonge, la jeune femme se met à douter des choix qu’elle a faits jusqu’ici et qui lui semblaient si solides. A-t-elle vraiment la vie dont elle rêvait ?

 

L’avis de #Lilie : J’ai découvert ce livre complètement par hasard, grâce à un groupe de livres voyageurs. Je dois avouer que j’ai d’abord été attirée par la couverture et en lisant le résumé, je me suis laissée tenter et je ne regrette pas cette parenthèse livresque.

Ellen vient de perdre sa grand-mère. Avant de mourir, elle lui a fait promettre de remettre une lettre à Chet Cummings, son amour de jeunesse, qui vit à Beacon, une petite ville du Maine. Ellen prend cette « mission » très à coeur et quitte donc New-York pour le Maine. Mais une fois là-bas, rien ne se passera comme prévu et la jeune femme pourrait bien trouver bien plus que ce qu’elle espérait… Et si de nouvelles perspectives s’ouvraient à elle ? Est-elle vraiment faite pour une vie d’avocate New-Yorkaise ?

Ellen est, au premier abord, le stéréotype de l’avocate new-yorkaise : toujours pressée, carriériste, soucieuse des apparences…. Son début de séjour à Beacon va mettre à mal ses habitudes et son sauvetage de la noyade par Roy va faire d’elle la star de la ville. Mal à l’aise avec cet échec, elle va pourtant, peu à peu, fendre l’armure et révéler sa vraie personnalité. Elle profite également de ce séjour pour aller sur les traces de sa grand-mère et découvrir ses secrets de jeunesse. Tout cela va l’entraîner de surprises en surprises et l’obliger à voir beaucoup de choses sous un nouvel angle. Roy, son « sauveteur », est charpentier, amoureux de sa ville et de sa tranquillité. Attaché à sa famille, il a tout de l’homme parfait ! Au fil des rencontres avec Ellen, une complicité va naître entre eux… mais la belle est fiancée à Hayden, un avocat new-yorkais ambitieux, qui vise une place en politique. Alors, entre ces deux homme si différents, Ellen fera-t-elle le choix de la passion ou de la raison ?

Ce roman m’a fait un bon moment. La plume de l’autrice est fluide, très visuelle et m’a permis de voyager dans cette petite cité balnéaire des Etats-Unis. Les personnages sont intéressants même si Ellen est un peu caricaturale au départ. Néanmoins, j’ai aimé la voir évoluer et se questionner au fil des pages. L’intrigue n’est pas très originale mais elle m’a permis de penser à autre chose et elle m’a transportée au cœur du Maine, donc la mission principale du roman est remplie ! Je mettrai un petit bémol sur la fin, qui est un peu rapide pour moi. Ce livre est l’occasion aussi de s’interroger sur le sens de nos vies, le sens qu’on lui donne et les priorités que l’on décide de choisir. En effet, on perd souvent de vue qu’il faut prendre son temps, profiter de toutes les petites choses de la vie en faisant passer en premier notre vie professionnelle et toutes ses exigences. 

Pour conclure, j’ai passé un bon moment de lecture avec « l’irrésistible histoire du café Myrtille ». Amateurs de lecture feel-good, n’hésitez pas à vous tourner vers cette histoire légère qui permet de s’évader le temps de sa lecture.

 

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Pocket

A la lumière du petit matin d’Agnès Martin-Lugand

Littérature française/feel-good – Livre sorti le 29 mars 2018

Editions Michel Lafon

Lecture personnelle

Ma note : 4/5

 

Résumé : À l’approche de la quarantaine, Hortense se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un homme marié. Elle se dit heureuse, pourtant elle devient spectatrice de sa vie et est peu à peu gagnée par un indicible vague à l’âme qu’elle refuse d’affronter. Jusqu’au jour où le destin la fait trébucher… Mais ce coup du sort n’est-il pas l’occasion de raviver la flamme intérieure qu’elle avait laissée s’éteindre ?

 

L’avis de #Lilie : Agnès Martin-Lugand fait partie de ces autrices que j’adore lire et dont j’essaie d’avoir toujours un roman à portée de mains. Rarement déçue, je me suis pourtant lancée dans cette lecture en espérant retrouver la pointe d’optimisme qui fait le charme de ses romans et qui m’avait manqué lors de son précédent.

Nous faisons ici connaissance avec Hortense. Professeure et passionnée de danse, elle a une vie assez routinière, dénuée de passion et d’imprévue. Lorsqu’elle se blesse gravement à la cheville, elle a l’impression d’étouffer dans sa vie parisienne et décide d’aller s’installer à la Bastide, en Provence, dans sa maison familiale, le temps d’y voir plus clair. Cette blessure ne serait-elle pas un signe du destin ? 

Hortense est une héroïne comme je les aime. Rêveuse, passionnée, elle s’est laissée, pendant trop longtemps, enfermer dans une routine dans laquelle elle se complaisait. Folle amoureuse d’Aymeric, elle accepte de n’être que la seconde, la femme de l’ombre et souffre en silence de le voir rejoindre sa famille après chacune de leurs entrevues. Sa blessure va être l’occasion de faire le point sur sa vie, ses envies et la direction qu’elle souhaite donner à son futur. Aymeric, son amoureux, est un homme sûr de lui, de son charme, qui semble profondément amoureux d’Hortense mais qui ne quittera sûrement jamais sa femme. Il est parfois ambivalent et c’est un personnage que j’ai pris plaisir à détester. Notre héroïne est également entourée par ses amis danseurs, Bertille et Sandro, ainsi que Cathie et Mathieu, ses amis du Sud. Tous seront une aide et un point d’ancrage pour Hortense, de véritables phares dans cette période un peu sombre. Enfin, je ne peux terminer ce tour des personnages sans mentionner Elias, un résidant de la Bastille, bien mystérieux et qui semble cacher de grandes fêlures sous son masque de tristesse.

Je retrouve là tout ce qui me plaît dans les romans d’Agnès Martin-Lugand. Tout d’abord, j’ai aimé tous les personnages, même Aymeric. Ils avaient tous quelque chose d’attachant et une ressemblance avec quelqu’un qu’on connaît ou qu’on côtoie. Ainsi, on peut se projeter certaines situations, avec une impression de moments déjà vécus ou déjà-vus. Ensuite, ce que j’apprécie, c’est de ressentir, au travers de ma lecture, des ondes positives. En effet, l’héroïne passe par des moments difficiles, et ce n’est pas la seule, mais on ressort de cette lecture avec le sourire car après chaque épreuve, quelque chose de positif finit par arriver. Certains diront que l’histoire est niaise, j’ai envie de leur répondre qu’on a le droit d’aimer les romans qui font juste du bien au moral et qui permettent de ne pas se faire des nœuds au cerveau. Un petit bémol, car je suis perfectionniste, sur la fin….. J’aurais aimé en savoir plus, ça finit un peu brutalement pour moi. La porte ouverte sur une suite, peut-être ?

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman d’Agnès Martin-Lugand. Amateurs de lecture qui donnent le sourire, laissez-vous séduire par l’histoire d’Hortense, une danseuse dont la blessure va lui permettre de faire un point sur sa vie et de la reprendre en main.

 

Retrouvez ce roman sur le site d’Agnès Martin-Lugand

MAIS SINON, TOUT VA BIEN ! de Max Deloy.

[ FEEL GOOD BOOK – Nouveauté 2019 ]

Éditions HARLEQUIN – Collection &H

352 pages

Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

Lien Kindle

 
Le résumé :
À force de jouer les tragédiens, il a tenté le destin.
Déjà, s’appeler Georges quand on a la trentaine, c’est partir avec un sacré handicap. Mais aujourd’hui, c’est bien le dernier souci de ce père célibataire au bord de la crise de nerfs. Car tout fout le camp. D’abord, sa carrière  : s’exhiber en slip kangourou pour une publicité n’est pas exactement ce qu’il avait en tête en embrassant le métier de comédien. Mais pour payer ses factures et conserver l’école de théâtre léguée par ses parents, il n’a pas le choix. Ensuite, il y a Henrik, son fils adoré, surdoué mais exigeant, qui fait fuir tous ses professeurs. Enfin, Georges n’a que quelques mois pour monter Phèdre avec une poignée d’amateurs et une prof incontrôlable. Bilan  : c’est la cata. Et quand une nouvelle élève, aussi talentueuse que fascinante, et une préceptrice punk aux cheveux bleus, surgie de nulle part, mettent leur grain de sel dans ce monumental bazar, Georges commence à se demander si les dieux n’auraient pas une dent contre lui.
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Georges a la vie devant lui : comédien talentueux, une école de théâtre à faire tourner, un fils surdoué, un meilleur pote aussi déjanté que fidèle, des élèves zélés mais attachants. Tout roule pour Georges dans la vie et au pis, une pizza par ci par là pour se remonter le moral. Mais ça c’était avant. Avant que le Dieu de la malchance ou toute autre espèce de cet acabit abatte son courroux de la pire des manières. Des contrats publicitaires de bas étage, un fils qui fait sa crise d’adolescence et envoie paître le dernier percepteur en date, un gars louche qui propose un arrangement encore plus louche, une pièce de théâtre et des acteurs pas au point, une nouvelle élève qui sème la discorde et une petite nana punk au caractère bien trempé qui met le boxon dans la vie bien rangée de Georges.

 

Georges ne sait plus où donner de la tête ! Les déceptions, les coups durs lui tombent sur la tête. Déprime et vague à l’âme le guettent. Georges est le genre d’homme attentif à son entourage, d’une grande gentillesse, patient, à l’écoute des autres et un grand rêveur. Il vit le jour au jour sans se soucier du futur. Il va donc revoir ses projets en tenant compte de touts les derniers événements qui viennent titiller sa tranquillité.

 

Max Deloy avec humour, dérision et quelques notes d’optimisme, peint le portrait d’un homme qui perd pieds et qui se noie. Pas évident de garder la tête hors de l’eau quand bon nombre de péripéties s’accumule. La plume de Max Deloy est à la fois pimpante, sobre et « humaine ». Elle reste fidèle aux aléas de la vie qu’ils soient positifs ou négatifs. J’ai beaucoup apprécié l’évolution du personnage de Georges : il apprend à dire ce qu’il ressent et à s’affirmer et également à compter sur les autres. Georges est un personnage attachant qui m’a fait sourire, peinée et agacée. Les personnages secondaires ont une place capitale dans cette histoire car leurs actes font porter vers le haut Georges. Notamment son fils,  Hendrik petit génie adorable.

 

MAIS SINON, TOUT VA BIEN ! est un feel good book que j’ai adoré lire. Des belles réparties, des personnages attendrissants, une pseudo intrigue rocambolesque. C’est une belle leçon de vie et d’acceptation. J’ai lu ce roman avec envie savourant les chapitres, m’inquiétant quand tout allait mal où partait en vrille et riant face à des situations périlleuses. A découvrir cet été, un bon moment de lecture garanti !

 

Je me renfrogne. Inutile de me rappeler que ma vie sentimentale n’est qu’une succession d’échecs ou de plans foireux. Depuis que je suis en âge de sortir avec des filles, je me suis toujours intéressé soit aux canons glaciaux et inaccessibles, soit aux nanas à problèmes, que j’ai voulu prendre sous mon aile, et qui ont toujours fini par m’exploser au visage. Je suis à la fois complexé et protecteur, touché par le syndrome du chevalier blanc, mais galopant sur un poney nain…
 
#Esméralda

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… le site des éditions Harlequin.

LAISSE LE SOUFFLE DU VENT CHASSER LA PLUIE de Emy Luca.

 
 
[ROMANCE CONTEMPORAINE / FEEL GOOD BOOK – Nouveauté 2019]
LIBRINOVA
250 pages
Ma note : 5/5 mention « coup de coeur »
Lien Kindle
Lu dans le cadre du rdv Mon Marathon Indé de mai
 

 

Le résumé :
Comment continuer à vivre lorsque l’on a perdu l’être qui comptait le plus dans notre existence ? Quand la douleur demeure insupportable malgré le temps qui passe, malgré nos efforts quotidiens pour ne pas s’effondrer ?
A 28 ans, Chloé a tout tenté pour se reconstruire. En vain. Au fil des jours, elle voit sa vie s’effriter, en proie à un mal être si profond qu’elle n’aspire qu’à une solution : mourir.
Severic, un jeune viticulteur de trente ans, connait cette même douleur sournoise et intense. Mais contrairement à la jeune femme, il a fini par choisir la vie en se jetant à corps perdu dans le travail.
Leur première rencontre aurait pu être une évidence. Pourtant, chacun préfère fuir de son côté…
Jusqu’à ce qu’un accident vienne tout bouleverser.
Laisse le souffle du vent chasser la pluie évoque la rencontre d’un homme et d’une femme, tous deux cabossés par la vie, qui se retrouvent unis par une même douleur. Chacun va tendre la main à l’autre, avec ses propres moyens, ses propres doutes et ses propres peurs mais aussi avec la furieuse envie de vivre et d’être à nouveau heureux.
C’est aussi une histoire de destins qui s’entrecroisent, de liens d’une force étonnante qui s’apprivoisent et se nouent. C’est une belle histoire d’amour au pluriel. Une ode à la vie, tout simplement.
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Voici un premier qui vous coupera le souffle littéralement.

 

Chloé a perdu du jour au lendemain tout ce à quoi elle aspirait : une simple vie familiale. Chloé tente malgré tout de survivre. Chaque pas, chaque respiration, chaque nuit, chaque anniversaire et chaque journée restent une cruelle torture. Une lame bien ancrée dans son cœur qui est impossible d’arracher. Alors que le jour, elle est institutrice et se bat pour se faire attendre, la nuit elle se noie, elle sombre dans la mélancolie. Elle finit par se perdre dans son désarroi. Cette douleur si intense la bouffe et elle, l’accueille les bras ouverts. C’est sa manière à elle de porter son deuil et de s’approprier ce trou béant. De se faire une raison, mais elle se fourvoie et cette complaisance sinistre aura un lourd tribu. Sa mère et sa meilleure amie sont d’un soutien indéfectible. Parfois il est nécessaire de tomber dans un gouffre, de se disloquer pour mieux se reconstruire et pourquoi pas atteindre une certaine forme de sérénité. C’est ce qui se produit lors d’une soirée suite à laquelle plus rien ne sera plus pareil.

 

Séveric vit à quelques centaines de kilomètres de Paris, loin des tracas routiniers et de la pollution. Dans son petit village de la Drôme, Sev est viticulteur, un métier-passion que lui a appris son père. Sev est à l’image d’un ours mal léché. Bourru au premier abord mais derrière cette solide carapace se cache un cœur en guimauve qui a aussi connu et subit les aléas de la vie. Sev est un rescapé et les souvenirs et les rêves non aboutis sont autant de fantômes qui s’interposent à son bonheur. Sev rencontre Chloé lors d’une soirée sur Paris où son frère l’a entraîné. Une rencontre choc mais pas sous de meilleurs hospices. En effet les faux semblant ont le cuir dur et les mots valsent touchant parfois le cœur en plein milieu. Pourtant, un petit quelque chose a jaillit. Se seraient-ils reconnus dans la douleur ? Leur rencontre sera t-elle le prémices d’une nouvelle aventure ? Rendez-vous dans les vignes de la Drôme où l’inattendu, la colère et la passion seront présents.

 

Ce roman se décline en deux parties. La première est très sombre, mélancolique et douloureuse. Emy Luca se concentre sur cette douleur destructrice. Elle expose les états d’âmes, les doutes, les questions, les remords, les blessures de Chloé. Je vous rassure cette partie est assez courte et Emy Luca évite de tomber dans le glauque émotionnel. Ce début est une torture sans nom. Je me suis sentie coulée au côté de Chloé. J’ai ressenti cet accablement comme si c’était le mien. C’est oppressant et destructeur. C’est vraiment dur. Et puis surgit la seconde partie sur une note catastrophique mais qui inscrit cet événement comme étant un tournant décisif. Chloé reprend du poil de la bête et gère mieux ses émotions. Toutefois rien n’est rentré dans l’ordre. Cette seconde partie est sous le signe du renouveau, de la renaissance, de la prise de conscience, de l’écoute et du partage. Chloé sourit véritablement et respire enfin sans que cela soit une déchirure. Un apaisement bénéfique qui va lui permettre de se retrouver et de présager bâtir son avenir. Sans oublié un certain rayon de soleil aigri qui par la même occasion va bénéficier de l’attention de Chloé. Ce duo « pansement » est un pur ravissement.

 

Emy Luca a une plume exceptionnelle qui fait passer les émotions avec une franchise bienveillante. L’honnêteté de ses mots apporte une force à une histoire loin d’être banale. C’est une explosion de tout un tas de choses qui m’a percutée et foudroyée. C’est le genre d’histoire que j’aime découvrir et convaincre par mon propre enthousiasme, les lectrices. Emy Luca c’est une boule d’émotions qu’elle fait éclater au moment opportun et vous embarque dans un flot continuel de sentiments. Emy Luca adore les paysages bucoliques et ses descriptions ne sont pas avares. Elle adore les moments romantiques où la passion peut s’exprimer. Elle adore les moments plus ambigus où les blessures resurgissent et anéantissent le peu d’espoir. Voici tout ce qui m’a captivée, ce qui m’a envoûtée et ce qui m’a séduite. Un superbe coup de cœur que je vous invite à découvrir !

 

Au fil des jours, la douleur n’est plus qu’une ligne floue à l’horizon qui s’efface même par moment. Les nuages denses et sombres ont fini par fuir, poussés par la force du vent qui ne leur a laissé aucun répit.
 
#Esméralda

 

 

Je remercie Emy Luca pour sa confiance et sa patience.

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… l’interview d’Emy Luca

… le site de Librinova

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QUITTE A TUER AUTANT LE FAIRE DANS L’ORDRE de Virginie Lloyd.

 

[ FEEL GOOD BOOK – THRILLER – 2018]
Auto édition
Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »
347 pages
Lien Kindle
Lu dans le cadre du Rdv Mon marathon Indé de février.

 

 

Le résumé :

 

Lily Brooks est rédactrice de modes d’emploi. Elle mène une vie tranquille jusqu’au jour où, par hasard, elle découvre le développement personnel. Chouette ! Une notice du bonheur ! Pas vraiment. Entre crimes et bienveillance, Lily va devoir affronter les effets secondaires de sa nouvelle vie. Un feel-good noir et déjanté à découvrir !

 

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Pas tout à fait un thriller, pas tout à fait un feel good book, le premier roman de Virginie LLoyd déjante (« grav’ sa mère ») !

 

La toulousaine (adoptée …. en même temps ce n’est pas trooop important !), m’a plongée dans une aventure aussi euphorique qu’étrange à coté d’une héroïne atypique et extrêmement flippante.

 

Lily Brooks est une pro de la notice avec un penchant excessif et maladif pour celles que tu peux retrouver chez Ikea. Lily Brooks et les notices, s’est toute une vie : du matin au soir, elle la côtoie, elle la façonne, elle y déniche les petites erreurs, elle la cajole, la chouchoute, lui parle. En bref elle file le parfait amour avec la notice. Et quoi de mieux que d’utiliser les Post-It pour être au top et surtout ne rien oublier. Lily Brooks est comme ses post-it, bien organisée, par couleur, par emplacement, taille… Petite anecdote du bureau : tel le fin limier qu’elle est, elle est capable de retrouver l’auteur d’un post-it égaré. Ce n’est-il pas génial ! Bref Lily vit une vie bien rangée, bien ordonnée, sans fil qui dépasse de la manche, au poil près tout roule ! Bien sûr son patron « le hamster » lui met des bâtons dans les roues, et chose extrêmement importante à savoir, le jour où tu rencontres Lily aux soldes, surtout (oui surtout) laisse lui le pauvre pull que tu voulais absolument au risque de finir aspirer par un escalator trop méchant ! Voilà, Lily, c’est une chouette femme certes névrotique, mais attachante, passionnée, attentionnée et gentille. Mais Lily rêve de goûter au bonheur. Le vrai, le pur, le bon, celui qui met des étoiles dans les yeux et qui permet d’oublier tous les points négatifs de sa vie. Lily le cherche et va le trouver dans une situation plutôt inattendue : le meurtre. Celui où le sang ne gicle pas, celui qui est maquillé et qui ne laisse pas de traces. Oui, voilà, le meurtre est euphorisant. Le sera t-il assez longtemps ?

 

Pas à pas, j’ai suivi Lily dans sa drôle de quête de bonheur. Elle flirte sans le savoir avec l’amour et entourée du « gang des vieux » (avec tout le respect que je leur dois), elle s’ouvre à un monde inconnu où la haine et la colère ravagent. En espérant qu’elle ne se perde pas en cours de route.

 

Virginie Lloyd, de sa plume habille, invite son lecteur dans un univers complétement barré. Humour fracassant, répliques assassines, verbe pimentée, personnages atypiques et extraordinaires, meurtres en tout genre, l’histoire ne manque pas de rebondissements et de piquants. Même si parfois j’ai trouvé que la trame s’enlisait, qu’il y avait trop d’insistance sur certains points, j’ai passé un agréablement moment de lecture. J’avoue que j’ai même crié au scandale au point final, j’aurais voulu que la dynamique des dernières pages continuent.

 

Virginie Lloyd ancre la vie toulousaine dans les périples de son héroïne et c’est juste merveilleux avec toutes ces petites références à « mon païs »!

 

Ce premier roman m’a permis de découvrir une autrice au talent indéniable qui aime la douce folie. Autrice à suivre absolument !

 

#Esméralda

 


 

 

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… l’univers de Virginie Lloyd.

 

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Toute la ville en parle de Fannie Flagg

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Littérature Nord-Américaine/feel-good – livre sorti le 7 février 2019

Editions le Cherche-Midi

Service Presse

Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »

 

Je remercie le Picabo River Book-Club ainsi que les éditions du Cherche-Midi qui m’ont permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : Plus qu’un roman : un appel au bonheur !

L’auteur de Beignets de tomates vertes nous conte, dans ce roman choral, l’histoire d’un petit village du Missouri, Elmwood Springs, depuis sa fondation en 1889 jusqu’à nos jours. Les années passent, les bonheurs et les drames se succèdent, la société et le monde se transforment, mais les humains, avec leurs plaisirs, leurs peurs, leurs croyances, leurs amours, ne changent guère. Et c’est la même chose au cimetière puisque, loin de jouir d’un repos éternel, les défunts y continuent leurs existences, sous une forme particulière. Au fil des décès, ils voient ainsi arriver avec plaisir leurs proches et leurs descendants, qui leur donnent des nouvelles fraîches du village. Tout irait ainsi pour le mieux dans ce monde, et dans l’autre, si d’inexplicables disparitions ne venaient bouleverser la vie, et la mort, de cette paisible petite communauté.

On retrouve dans ce roman revigorant en diable, peuplé de personnages plus attachants les uns que les autres, toute la tendresse, le charme fou et la philosophie heureuse de Fannie Flagg.

 

Mon avis : Je dois l’avouer, même si j’en avais beaucoup entendu parler, je n’avais encore jamais lu de roman de Fannie Flagg…. Honte à moi, me direz-vous !! Cette erreur est maintenant réparée et je dois dire que cette découverte fut très enthousiasmante !!

Nous suivons ici, au fil des ans, le développement et la vie dans la ville Elmwood Springs, petite bourgade du Missouri. Fondée par des migrants suédois, la ville va grandir et évoluer au fil des avancées technologiques et des évènements qui ont marqué le 20ème siècle.

Au départ, la communauté est restreinte et il est donc facile de s’attacher aux protagonistes. Le plus important est celui qui a fondé la ville, Lord Nodstrom. Célibataire endurci par les tâches qu’il a dû accomplir, il décide un jour, sous l’impulsion de la communauté, de passer une petite annonce afin de se trouver une épouse. Une jeune migrante vivant à Chicago, Katrina Olsen, décide de lui répondre afin de fuir cette vie en ville qu’elle déteste tant. Entre eux, une tendre complicité va naitre et ils resteront des personnages importants de la ville. Leurs descendants feront tout pour faire vivre leur esprit et leur mode de vie.

J’ai trouvé la vie au sein de cette communauté très sympathique à lire, que ce soit dans la ville ou au cimetière. Je n’ai pas vu défiler les 500 pages du roman et j’ai aimé voir l’impact de l’évolution du monde sur cette petite bourgade. J’ai également apprécié les valeurs mises en avant qui sont celles du respect, de la solidarité et de l’amitié sincère. La plume de l’autrice est très vive et, grâce à ses personnages hauts en couleur, on passe un très bon moment de lecture. Néanmoins, la multiplication des personnages au fil des ans m’a parfois déstabilisée et perdue dans les liens qu’il pouvait exister entre eux…

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture grâce à ce roman. La vie au sein d’Elmwood Springs offre au lecteur une bouffée d’oxygène, un moment un peu hors du temps où les valeurs traditionnelles sont encore au cœur de tout. La plume de Fannie Flagg m’a conquise et je n’hésiterai pas à me plonger prochainement dans un de ses romans, sûrement « beignets de tomates vertes », le roman qui l’a fait connaitre du grand public.

 

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Retrouvez ce roman sur le site des éditions du Cherche-Midi
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Tu comprendras quand tu seras plus grande de Viriginie Grimaldi

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Feel-good book – Sortie le 3 mai 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit plus guère au bonheur. Une fois sur place, elle se souvient aussi qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Mais au fil des jours, la jeune femme découvre que les pensionnaires ont  des choses à lui apprendre. Son quotidien avec des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé lui réserve des surprises qui pourraient bien l’aider à retrouver le sourire. Sans oublier Raphaël, le petit-fils d’une résidente, qui ne lui est pas indifférent…

Une histoire de résilience, d’amour, d’amitiés, un livre plein d’humour et d’humanité, qui donne envie de savourer les petites joies de l’existence.

 

Mon avis : Auteure à succès depuis quelques années, Virginie Grimaldi et ses romans « feel-good » me faisaient de l’œil depuis un petit moment. Cet été, j’ai profité de mes vacances pour me plonger dans celui-ci et une remarque me vient à l’esprit : mais pourquoi ai-je attendu aussi longtemps pour me lancer ?

Nous faisons ici connaissance avec Julia, une jeune femme ayant vécu de nombreuses épreuves. Elle décide de quitter Paris pour s’installer au Pays Basque afin de travailler comme psychologue dans une maison de retraite. Un peu déstabilisée au départ, elle arrive à trouver un équilibre au fil des jours et elle va vite s’attacher à tous les résidents.  Qui a dit que la vie était une longue ligne droite toute tracée ?

Julia quitte Paris car dans la même année, elle a perdu son père, sa grand-mère a fait un AVC et elle s’est séparée de son petit-ami. Elle revient donc au Pays Basque, où vivent sa mère et sa sœur, afin de travailler dans une maison de retraite. Pourtant, elle cache sa présence à ses proches. On sent une femme ébranlée, qui a besoin de se reconstruire par elle-même et qui doute beaucoup. Inquiète, peu à l’aise avec les personnes âgées, Julia va pourtant découvrir aux Tamaris une vraie famille et elle va s’enrichir des rencontres qu’elle va y faire. La petite pointe de romantisme est présente grâce à Raphael, le petit-fils d’une résidente nouvellement arrivée. Peu à peu, ils vont se rapprocher avec Julia. Mais leur complicité peut-elle déboucher sur une histoire d’amour ? Je vous laisse le découvrir !

Comme mentionné précédemment, je ne connaissais pas du tout la plume de Virginie Grimaldi avant cette lecture mais je dois dire que la rumeur est vraie….. Cette auteure est une magicienne des mots, avec une plume très addictive et lorsque vous ouvrez ce roman, vous êtes comme envoutés, incapable de le lâcher, voulant toujours en savoir plus !! Cette lecture est très fraîche, avec beaucoup d’humour, mention spéciale au cours de gym qui m’a fait pleurer de rire, mais qui aborde aussi des thèmes moins légers comme ceux de la vieillesse, de la vie des personnes âgées en maison de retraite et celui du deuil. J’ai apprécié cette lecture car jusqu’au bout, on ne peut s’empêcher de douter de l’issue de l’histoire. Même si elle est « feel-good », on n’est sûrs de rien et cela nous tient donc en haleine jusqu’au point final. Je précise également qu’on a l’explication sur le choix du titre dans les derniers chapitres et j’ai trouvé cela très malin.

Je ne peux terminer cette chronique sans faire un parallèle avec un roman lu l’an dernier, intitulé « quelqu’un pour qui trembler », écrit par Gilles Legardinier, qui se passe également en maison de retraite. Dans les deux cas, les auteurs nous montrent des personnes âgées pleines de vies, de ressources, qui ne méritent sûrement pas d’être laissées de côté et dont nous avons beaucoup à apprendre.

Amateurs de romans feel-good, n’attendez-plus et laissez-vous tenter par ce roman de Vriginie Grimaldi. Au cours de votre lecture, vous passerez sûrement du rire aux larmes en l’espace de quelques pages. Je préfère vous prévenir, l’auteure a lancé un sort à son livre et vous serez, à coup sûr, dans l’incapacité de le poser avant de l’avoir posé. Pour ma part, j’ai ajouté ses autres romans à ma whish-list et je pense bientôt lire « il est grand temps de rallumer les étoiles », sorti au printemps.

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Retrouvez tout l’univers de Virginie Grimaldi ici

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