PARTIELLEMENT NUAGEUX de Antoine Choplin.

 
[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]
LA FOSSE AUX OURS Éditions
134 pages
Ma note : 5/5 mention « pépite »
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Le résumé :
Ernesto est astronome dans le modeste observatoire de Quidico au Chili. Il étudie les nuages de Magellan, une galaxie naine. Il vit seul dans ce territoire mapuche avec son chat, Le Crabe et Walter un vieux télescope peu performant.
Lors d’un voyage à Santiago, dans l’espoir de trouver le financement pour une pièce (lame de Schmidt) de son télescope défectueux, Ernesto ne peut s’empêcher de visiter le musée de la Mémoire où une photo de Paulina, sa fiancée disparue durant la dictature de Pinochet le plonge dans un passé douloureux.
C’est dans ce même musée qu’il fait connaissance d’Ema qui porte elle aussi une histoire lourde.
Ils devront surmontés les blessures jamais cicatrisées de cette terrible période.

Mon avis :
Souvent, le soir venu, j’étais allé marcher du côté de la Puntilla. J’avais aussi poussé, certaines dois, jusqu’au promontoire. deux jours plus tôt, nous avions dressé le nouveau totem de Diego sur la prairie face à l’île des morts. Il y avait eu une petite cérémonie et la machi de Chilcoco était venue jouer du tambour traditionnel. Après, on était restés un bon moment dans la praire, en silence, jusqu’à la nuit tombée.
Plus souvent que les mois d’avant, j’avais examiné les trois photographies de Paulina que je possédais. […]
Et maintenant, j’avais beau me coller le nez dessus tous les jours, je voyais bien comme tout cela s’effaçait doucement. Ce n’était pas le souvenir qui s’effaçait, mais plutôt ce qui fait du souvenir un espace qui peut encore se remplir de réalité. Bien sûr que je me rappelais les colombes, mais le cliquetis des colombes marchant sur le toi, ça, j’arrivais plus à l’entendre pour de bon.
Ça me rendait ni triste ni joyeux, c’était juste comme ça. C’est ce que j’avais dû répéter au Crabe pas mal de fois, même si c’était le dernier de ses soucis.
D’ailleurs, le Crabe avait l’air de se foutre de tout et, par moments, ça m’agaçait sérieusement. Ça m’empêchait pas de le prendre sur mes cuises de temps en temps pour lui gratter le ventre.
Pages 40-41

 

Aujourd’hui, je te parle de ma première pépite 2019.

 

PARTIELLEMENT NUAGEUX est une incroyable lecture. Celle qui te donne l’impression de flotter dans un ailleurs, un autre espace temps où seul les mots de l’auteur te percutent. Des mots envoutants, percutants, sensibles à l’image de deux personnes perdues dans le tumulte du passé.

 

Ce passé, c’est celui du coup d’état du Chili, le 11 septembre 1973 : personnes disparues, enlevées, torturées ; des familles anéanties sans réponses et avec pour seule compagne la haine induite par l’absence de connaissance. Ernesto a perdu Pauline, son amour. Celle qui embellissait ses journées. Ernesto a la tête dans les étoiles, peut-être y trouve t-il des réponses à son existence. Ernesto se contente de peu et trouve le bonheur dans la marche comme s’il tentait désespérément de remonter le temps, de rattraper le passé pour éviter tous ces malheurs. Il marche là où l’envie lui dicte. Son esprit s’évadant d’un quotidien qui n’a plus très grand intérêt. Il sent, il touche, il voit mille et une choses douloureuses. Un jour il rencontre Ema. Ema et ses secrets l’interpellent. Sa tristesse et ses non dits le bouleversent. Bras dessus bras dessous, ils refont le monde occultant les vieilles blessures. Un lent apprivoisement aux sons des mots doucereux et des pas qui battent le pavé. Ema, étoile lumineuse dans le monde d’Ernesto, lui brule les ailes. Le passé à ce malin plaisir de s’inviter quand la vie prend ce tournant avec optimisme.

 

Passé, présent, futur, secrets, Ernesto et Ema : une équation complexe à résoudre.

 

Je découvre pour la toute première fois la plume d’Antoine Choplin. Une plume aussi sensible que magnétique. Une verbe poétique auréolée par cette magie inexplicable que j’apprécie retrouver dans mes lectures. Antoine Choplin décortique ses personnages avec honnêteté piqué d’un brin d’humour. La mélancolie s’estompe peu à peu et laisse place au final à l’espoir, à un renouveau. Il a cette façon unique de s’approprier des cinq sens et de tour à tour les magnifier. Il explore des valeurs importantes comme : l’entraide, le partage, le pardon…

 

PARTIELLEMENT NUAGEUX a pris mon cœur en otage. Une découverte vertigineuse !

Je remercie Nadia et les éditions LA FOSSE AUX OURS pour leur confiance.

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Vers le site des éditions LA FOSSE AUX OURS pour tout savoir.

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A REBOURS de Alix d’Angalie.

[ LITTERATURE SENTIMENTALE- 2016 ]
Editions du MONDE PREMIER – Association d’auteurs auto-publiés
182 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
 
Paris, Belle Époque
Jean Loiseau, enfant de l’Opéra Garnier, tombe secrètement amoureux d’une jeune danseuse. Lorsqu’elle quitte brusquement Paris, il retourne à son quotidien sans imaginer qu’un médecin lui diagnostiquera bientôt une amnésie extrêmement rare.
Promis à un avenir tragique, il se met en tête de retrouver son amour de jeunesse.
Le temps presse, car la folie rôde et menace sa quête.
De combien de temps dispose-t-il avant de s’oublier lui-même ?


 
Mon avis :

 

Jean a grandi dans les couloirs de l’opéra Garnier de Paris. Petit rat aux petites mains en or, il connaît par cœur tous les méandres. Habitant ce petit village sous la plus belle scène de Paris, Jean fait parti de ces enfants qui apprendront le travail de leurs parents pour devenir à leur tour artisan et faire vivre de mille lumières l’opéra.

 

Jean est un enfant à part, maladroit, tête à l’en air, il semble niais. L’extérieur lui fait peur. L’opéra n’a aucun secret pour lui. Souvent il s’isole, il arpente les galeries, les poutres, les coins reculés. Il semble tout connaître de ce merveilleux endroit.

 

Il rencontre un de ces jours, une jeune danseuse. Il tombe sous son charme dès le premier regard. Il ne connaît pas son prénom, alors il appelle Léa. Sa timidité lui empêche de lui parler, alors il observe. Il l’a découvre au travers de ces moments volés. Les années défilent. Léa part et Jean découvre qu’il est atteint d’une terrible maladie, une sorte d’amnésie rare, chaque fois qu’il dort ses derniers souvenirs s’effacent.

 

Suivant les conseils de son docteur, il retranscrit sa vie sur un journal intime. Unique témoin d’une vie qui s’enfuit. Le temps lui étant compter, il décide de partir à la recherche de Léa.

 

Alix d’Angalie offre avec son roman une belle échappée où la vie est aussi magnifique que cruelle. Le temps s’échappant avec les souvenirs, un contre la montre engagé afin de trouver le bonheur et l’amour. Voguant de ville en ville, d’amis en amis, de découvertes en découvertes, Jean s’épanouit dans un monde changeant. Jean mène avec passion et envie cette quête où tout s’oublie et où tout se réinvente. Une histoire intensément émouvante où les péripéties de Jean nous touchent. La plume d’Alix d’Angalie vogue sur ce qui fait l’essence même de l’Homme : l’amour, la passion, l’identité, le souvenir, le passé, la vie et la mort. Intrinsèquement, ils s’unissent pour une aventure hors norme.

 


Je remercie Alix d’Angalie et les éditions Monde Premier pour m’avoir permis de découvrir leur roman.

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Vers le site des éditions Monde Premier, pour tout savoir !

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IL ÉTAIT UNE PLUME de Collectif.

[ RECUEIL DE NOUVELLES – Nouveauté 2018]
Association Les Plumes Indépendantes
Auto-édition
182 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Lu dans le cadre du RDV « Mon Petit Martahon spécial « Indé » de Novembre ».


 

 

Le résumé :

 

 

La plume et ses multiples facettes… Couverture de l’oiseau, outil de l’écrivain, symbole de la légèreté. Pour chacun, elle a une évocation particulière. Toujours, elle nous fascine. Souvent, elle nous échappe.
Quatorze auteurs indépendants ont pris le pari de la prendre pour totem et de lui rendre hommage à travers ce recueil singulier, aux multiples voix.
Laissez-vous happer par ce déluge de plumes, entrouvrez le temps d’une lecture la porte qui mène à leur monde.
Avec la participation de Loli Artésia, Erika Boyer, G!, Attila Valpinson, Flore Avelin, Chris Red, Antoine Delouhans, Hilda Alonso, Pierre Thiry, Tia Wolff, Lou B Simone, Frany Jane Cavalier, Audrey Martinez, Agnès de Cize.

 


 

Mon avis :

 

Soutenant l’auto édition, lire ce recueil était comme une évidence. Ce collectif est le parfait exemple que les auteurs « indés » ont tous leur place dans le paysage littéraire français. Leur talent, leur style, leur imagination, leur manière de faire voyager le lecteur dans leur monde sont à l’image de la multitude d’auteurs méconnus qui méritent pourtant ton attention.

 

14 auteurs, 14 nouvelles, 14 façons de s’approprier le thème de « IL ETAIT UNE PLUME ».

 

14 voyages dans l’imaginaire, dans des histoires touchantes, émouvantes et percutantes.

 

14 styles uniques rejoints par les mêmes passions : la plume, l’écriture, le plaisir de donner du bonheur et d’inviter vers de nouveaux horizons.

 

14 nouvelles atypiques et merveilleuse où chaque fois le lecteur participe à une nouvelle aventure.

 

LA PLUME REBELLE de Pierre Thiry : une cascade d’événements agrémentée d’une note d’humour où la plume d’oie devient l’instigatrice de nombreux rebondissements.

 

LETTRES EN HERITAGE de Agnès de Cize est une nouvelle où la tristesse est de mise. Secrets de famille, amour clandestin et mort sont de bien lourds cadeaux qu’à laisser la vie à cet homme. Ces lettres sont autant de poignards que de larmes coulées.

 

LA PLUME DE LA HARPIE de Erika Boyer : l’auteur joue avec les légendes et les peurs induites par la forêt où rêve et imagination ont une place capitale.

 

QUAND LE DESTIN FRAPPE A LA PORTE de G! : au cœur de la Vienne de 1805, la musique est au centre de toutes les attentions et surtout d’un certain Ludwig. Quand l’inspiration tient à un fil ! Ecriture atypique.

 

PLUME SOLITAIRE de Audrey Martinez est une magnifique nouvelle sur la solitude et l’amour perdu d’un auteur qui ne sait plus trop bien mener sa barque.

 

LA LEGERETE DU NON-ETRE de Tia Wolff : l’auteur met en exergue dans un sujet actuel la douceur dans le chaos. Nouvelle bouleversante !

 

LA PLUME MANQUANTE de Loli Artésia : sous forme de conte, l’auteur narre l’histoire d’un oiseau qui part à la recherche de sa plume perdue. Il découvre alors un monde bien différent de celui qu’il imagine depuis son arbre.

 

A HUE ET ABYSSES de Attila Valpinson : nouvelle atypique écrite par une plume qui adore la grandeur des mots et plonge le lecteur dans les abysses de la mer.

 

COMMENT LE CHIEN APPRIVOISE UNE P’TITE PLUME de Frany Jane Cavalier : sur le thème de l’acceptation et de l’amitié, la mise en scène de ce petit chien qui a su percer la carapace d’une petite fille est riche en émotions.

 

ECHOS de Antoine Delouhans : héros rêveur et amoureux transis ou boulimique, il vit son aventure au jour le jour. Voguant sur ses frasques sans rien vouloir et ni attendre du lendemain. Belle ode à l’amour.

 

PLUME NOIRE de Lou B Simone : sur le thème de l’amour n’a pas de couleur, cette nouvelle trace l’histoire d’un jeune sénégalais artiste dans l’âme et contraint de suivre les traditions.

 

MA PREMIERE PLUME de Chris Red : l’auteur trace le parcours d’une jeune indien qui tente désespérément d’obtenir sa premier plume. Une merveilleuse quête initiatique.

 

PLUME de Flore Avelin : entre amour et mythologie il n’y a qu’un pas pour Flore Avelin. Une artiste tourmentée et en manque d’inspiration et une muse, la passion est à portée de mains.

 

VORTEX de Hilda Alonso : dépeint le portrait d’une plumassière d’un grand cabaret qui a voué sa vie entière à son prestigieux métier touchée par l’unique regard d’un homme attiré par ses belles plumes.

 

14 nouvelles d’une qualité surprenante. Certaines m’ont particulièrement plu d’autres n’ont pas eu autant d’effets. Mais peu importe le voyage était exaltant !

 

Ce recueil de nouvelles est dans son ensemble une merveilleuse découverte que je t’invite à prendre connaissance. Des auteurs et des autrices qui seront te convaincre de leurs talentueuses plumes.

 

 

 


 

Je remercie l’association Les Plumes Indépendantes et Flore Avelin pour leur confiance et patience.

 

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Découvrez l’Association Les Plumes Indépendantes.

 

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Désolée, je suis attendue d’Agnès Martin-Lugand

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Littérature française – livre sorti en poche le 6 avril 2017

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l’adrénaline est son seul moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s’inquiètent de son attitude. Peu importe les reproches, elle a simplement fait un choix, animée d’une farouche volonté de réussir.
Mais le monde qu’elle s’est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé…

 

Mon avis : Amoureuse de la plume d’Agnès Martin-Lugand, ce roman dormait dans ma PAL depuis un peu plus d’un an. En panne d’inspiration ces derniers temps, je me suis tournée vers une « valeur sûre » et je dois vous dire qu’encore une fois, je n’ai pas été déçue par cette lecture !!

Le roman tourne principalement autour du personnage de Yaël. On la découvre étudiante qui n’aime pas se prendre la tête puis dix ans plus tard en tant que working girl. En dix ans, tout a changé et elle ne vit plus que par et pour son boulot. Mais le jour où Marc ressurgit puis qu’elle perd pied au cours d’une mission de traduction, tout change pour elle et sa vie, qu’elle pensait toute tracée, ne va peut-être pas suivre le chemin prévu.

Yaël est une jeune femme surprenante. Quand on la découvre stagiaire dans une agence de traducteur, elle est nonchalante et espère profiter de la vie après son stage. Quand on lui propose un travail au sein de l’agence, elle hésite…. Pourtant, le départ de Marc et le sens persuasif de son patron vont la transformer en une femme froide, professionnelle et téméraire. Elle ne passe plus de temps avec ses proches, que ce soit ses amis ou sa famille. On comprend au fil des pages que Yaël est une femme qui a verrouillé ses sentiments suite à des déceptions et qu’elle s’est engagé corps et âmes dans son boulot pour donner du sens à sa vie. Je l’ai trouvée parfois excessive mais j’ai trouvé intéressant qu’elle évolue au fil du roman, notamment pendant ses vacances ou ensuite auprès de ses collaborateurs. Têtue, elle saura prendre en considération les remarques qu’on va lui faire et le roman est tourné sur son évolution.

Vous l’aurez compris, une nouvelle fois la plume d’Agnès Martin-Lugand a fait mouche et a su me toucher. Comme souvent, on passe du rire aux larmes en l’espace de quelques lignes et on ne peut s’empêcher de vouloir poursuivre notre lecture. C’est un roman criant de vérité, qui fait penser, à de nombreux moments, à des situations que l’on a vécu ou auxquelles on a été confrontés. L’autrice est une magicienne des mots qui, grâce à leur utilisation, nous met du baume au cœur et au moral ! J’ai également apprécié le clin d’œil à un de ses précédents romans, « entre mes doigts le bonheur se faufile ». Pour ne pas spoiler ceux qui ne l’auraient pas encore lus, sachez que Yaël va travailler avec un des protagonistes de ce roman et devenir copine avec Iris. Enfin, le titre est parfait puisque c’est la formule préférée de la protagoniste à chaque fois qu’elle veut fuir une situation…. Donc très représentatif de son état d’esprit pendant une partie de l’histoire.

Pour conclure, ce roman est un coup de cœur, dans la lignée des autres écrits par l’autrice. Comme toujours, ces pages de vie donnent l’occasion de déconnecter de notre quotidien tout en nous incitant à nous questionner sur nos pratiques et sur nos agissements. Malgré son caractère bien trempé, Yaël est une héroïne attachante car on comprend qu’elle a construit sa carapace sur des fêlures qui l’ont également aidée à évoluer et avancer dans la vie. Amateurs de romans évoquant des pages de vie, ce livre est fait pour vous et il se savoure sans aucune retenue avec plaisir et émotion.

 

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Retrouvez tout l’univers de l’autrice ici

Retrouvez ici ma chronique d' »Entre mes mains le bonheur se faufile » dont on retrouve les protagonistes ici

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Pocket

Retrouvez également ce roman sur Amazon

 

ET SOUDAIN LA VIE BASCULE ! de Perrine Marche.

Et soudain la vie bascule ! par [Marche, Perrine]

 

 

[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018]

Tome 1/3

Auto édition

Format numérique (316 pages) : 1.90€

Broché : 9.50€

Ma note : 3/5

 

 

 


 

Le résumé :

 

Maeva est une jeune adolescente de treize ans pleine de vie. Elle déborde d’énergie et pratique intensément le sport depuis quelques années. Elle a commencé à l’âge de cinq ans. Emplie de motivation et talentueuse, elle a intégré une section sport-études ayant pour objectif d’accéder au plus haut niveau, c’est-à-dire le pôle France. Ses disciplines de prédilection sont le hand-ball, et l’athlétisme, et, surtout, c’est bien plus qu’une passion, c’est sa raison de vivre. Un jour, elle surprend une conversation entre sa mère et sa grand-mère qui va la bouleverser. Elle quitte le domicile précipitamment et — en une fraction de seconde — sa vie, ainsi que sa famille, va voler en éclat.

 


 

Mon avis :

 

L’adolescence est une période houleuse et douloureuse. S’épanouir tout en respectant les règles, est source de conflits familiaux. Pas tout à fait grande plus tout à fait enfant, Maeva est une passionnée un peu trop zélée à mon goût. Maeva respire le sport. Handballeuse émérite, athlète chevronnée et nageuse confirmée, elle respire, elle pense, elle mange, elle dort, elle parle, elle vit tout simplement au travers du sport. Régime drastique et rigueur rythment sa vie qui frôle la limite avec le danger. Maeva est une jeune fille entière, honnête et en parfait accord avec ses envies. Capricieuse, têtue, énervante et acharnée, elle a le don pour mettre les nerfs de sa mère à vif. Étant une maman, elle m’a littéralement fait sortir de mes gonds, même si l’admiration face à son courage force le respect. A scooter avec son petit copain, sa vie bascule lorsque un chauffard les percute de plein fouet.

 

Handicapée à vie, son courage force le respect. Combativité, détresse, peur, doute sont exacerbés par la perte et l’absence de repères. Entourée par sa mère et son petit copain, elle retrouve la foi en la vie, de nouveau, au travers du sport et de la compétition.

 

Perrine Marche traite un sujet bouleversant. La détresse due au handicap, des repères bafoués sont son chemin de croix tout au long de ce roman. Maeva est le personnage principal. Le lecteur est amené à suivre toutes ses péripéties, ses coups de gueule, ses frasques au travers d’une douleur qui ne s’estompe guère. Bon nombre de passage sont bouleversant et douloureux alors que d’autre sont désespérant et énervant.

 

Ce premier roman offre un moment agréable de lecture malgré les nombreuses maladresses de l’auteur. L’impulsivité et la colère sont parties prenantes d’une histoire où la trame a tout bon. La plume de l’auteur manque de maturité. Je pense que les aventures de Maeva  me séduiront davantage dans le prochain roman.

 

 


 

 

Je remercie Perrine pour sa confiance.

 

 

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Un gentleman dans l’étang de Christy Saubesty

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Littérature française – Livre paru le 23 mai 2018

Editions Pygmalion – Collection « Il est une fois »

Masse Critique Babelio

 

 

Je remercie les éditions Pygmalion et le site Babelio.com pour m’avoir permis d’obtenir ce roman grâce à l’opération Masse Critique.

Résumé : «Marie épousseta son pantacourt, puis contourna l’arbre pour s’approcher de l’étang. Elle s’accroupit en grommelant, effleura la surface saumâtre de l’eau et lâcha une nouvelle bordée de jurons.
— Si je peux me permettre…, commença Mathieu.

— C’est gentil, mais non, le coupa aussitôt la jeune femme en se relevant. Il n’y a plus rien à faire.

Mon collier est tombé dans l’eau. C’est un bijou auquel je tiens énormément et… Mathieu posa son journal, retira sa veste et commença à rouler ses manches.»

Marie se sent enfin prête à prendre la vie à bras le corps et à s’autoriser à être elle-même. La tâche serait toutefois plus simple si elle n’avait pas la fâcheuse habitude de se mettre dans des situations délicates. Gérer le Tutti-Fleuri pendant le congé maternité de sa sœur ne faisait pas partie de ses rêves de petite fille, surtout quand, comme elle, l’action passe avant la réflexion.

Sa récente rencontre avec l’irritant Mathieu, gentleman barboteur et sauveteur en titre des causes perdues, va cependant changer la donne…

 

Mon avis : Intriguée, c’est le qualificatif qui convient le mieux pour définir mon état d’esprit après la première lecture du quatrième de couverture. Conquise, c’est définitivement mon état maintenant que j’ai refermé ce roman.

Nous faisons ici connaissance avec Marie, une jeune fleuriste qui gère une boutique avec sa sœur Céline, enceinte de jumeaux. La grossesse de cette dernière ne se passant pas très bien, Marie se retrouve seule aux commandes. Un après-midi, alors qu’elle joue au parc avec son neveu, elle rencontre Mathieu, un jeune avocat séduisant qui va la séduire….et l’effrayer. En effet, Marie ne se sent pas prête à retomber amoureuse….. Mathieu, quand à lui, a du mal à faire confiance à la gente féminine…. Entre ces deux âmes cabossées, un futur est-il envisageable ?

Marie gère le magasin de fleurs avec sa sœur Céline depuis le décès de leurs parents. Peu sûre d’elle, elle se repose beaucoup sur Céline et quand elle apprend qu’elle va devoir faire tourner la boutique seule, Marie angoisse. Maladroite, habituée à la poisse, elle a beaucoup de fêlures et a du mal à se faire confiance. Quand à Mathieu, c’est un papa divorcé qui a mal vécu la trahison de son ex-épouse et qui supporte difficilement d’être séparé de sa fille. Sa rencontre avec Marie va l’enchanter mais aussi le déstabiliser car elle ne ressemble en rien aux femmes qu’il côtoie habituellement. Tous les deux, ils vont devoir apprendre à faire avec les blessures qui n’ont pas cicatrisé mais ils vont surtout devoir réapprendre à faire confiance…. Leur évolution à tous les deux est le cœur du roman et s’avèrera très intéressante.

Ce roman est une réécriture moderne du conte des frères Grimm « la fille du roi et la grenouille ». la rencontre entre les deux protagonistes est également le point de départ de départ du conte et je dois avouer que j’ai beaucoup ri de voir Mathieu se lancer dans l’opération « sauvetage du collier de Marie » en même temps qu’une tentative de séduction un peu maladroite. Les deux protagonistes ont été abimés par la vie et vont pas mal s’égarer avant de trouver le droit chemin. Néanmoins, j’ai pris du plaisir à les suivre et à les voir évoluer. La plume de l’auteure est fluide et habile. En effet, une fois que vous commencez cette lecture, les pages se tournent et les chapitres défilent avec une rapidité assez incroyable. Le roman est écrit d’un point de vue externe mais les deux protagonistes sont alternativement mis en lumière. C’est une technique de narration qui me plait et qui permet de comprendre au mieux, selon moi, l’évolution et les interrogations des protagonistes. Enfin, je voudrais souligner que je trouve la couverture magnifique et originale. C’est typiquement le genre de couverture qui m’interpelle et qui me donne envie de retourner le livre pour lire le résumé.

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture avec « un gentleman dans l’étang ». Cette réécriture moderne d’un conte traditionnel est très originale et je pense me laisser tenter, à l’occasion, par un autre roman de cette collection. Amateurs de comédies romantiques, n’hésitez pas à vous lancer dans cette lecture qui fait du bien et que vous tiendra en haleine jusqu’au tout dernier chapitre !

 

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Retrouvez ici tout l’univers de Christy Saubesty

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Pygmalion

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La mélancolie du kangourou de Laure Manel

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Littérature française – livre sorti le 3 mai 2018

Editions Michel Lafon

Service presse

 

Je remercie les éditions Michel Lafon qui, grâce à la plateforme NetGalley, m’ont permis de découvrir ce roman.

Résumé : Alors qu’il s’apprête à vivre le plus beau moment de sa vie avec la naissance de sa fille, Antoine est confronté au plus horrible des drames : la mort de sa femme durant l’accouchement. Anéanti par la perte de celle qu’il aimait plus que tout, Antoine a du mal à créer du lien avec son bébé jusqu’à ce qu’il embauche Rose, une pétillante jeune femme à l’irrépressible joie de vivre, pour s’occuper du nourrisson. Parviendra-t-elle à aider Antoine à se révéler comme père et à se reconstruire ?

 

Mon avis : Ayant été subjuguée par ma lecture de son précédent roman « la délicatesse du homard », je n’ai pas à me plonger dans celui-ci dès que j’en ai eu l’occasion. Et cette nouvelle lecture m’a, une nouvelle fois, chamboulée.

Nous faisons ici connaissance avec Antoine et Raphaëlle, un couple heureux, amoureux, qui va accueillir son premier enfant. Le jour de l’accouchement, tout se passe bien jusqu’au moment où Raphaëlle convulse…. Elle décède peu de temps après et Antoine est anéantit. Il n’arrive pas à remonter la pente et se désintéresse totalement de sa petite fille qui vient de naitre. La mère d’Antoine prend alors les choses en main et l’incite à engager une nounou. Ils trouvent la candidate parfaite en la personne de Rose. Malgré son jeune âge, Rose va devenir la « bonne fée » du logis d’Antoine et peu à peu, elle va prendre une place centrale dans la famille.

Antoine est un mari comblé, un homme heureux qui va voir son univers s’écrouler en quelques secondes. Se sentant coupable de ne pas avoir su protéger sa femme, il va, pendant un long moment, mettre de côté sa fille et se noyer dans le travail. C’est un homme qui se cherche, qui doit se reconstruire. Dépassé par son deuil, il va laisser passer un long moment avant d’accepter de nouer une relation avec Lou puis de se reprendre en main. Comme tout le monde, il fait des erreurs mais on sent un homme entier qui tente de faire de son mieux. Je l’ai trouvé touchant et attachant malgré les maladresses dont il va faire preuve. En même temps, personne n’est parfait mais l’important n’est-il pas de toujours faire de son mieux ?

Rose est une étudiante rêvant d’intégrer  une prestigieuse école de danse à Londres. Elle accepte ce travail de nounou pour se constituer des économies afin de financer ses études. Très consciencieuse, elle s’attache très vite à la petite Lou et peu à peu, elle se fait une place dans la vie de cette famille blessée. Pétillante, prenant la vie du bon côté, Lou va avoir un rôle central dans la construction du lien entre Antoine et Lou et dans le « retour à la vie » d’Antoine. Pendant longtemps, elle sera une énigme pour ses amis et pour les proches d’Antoine qui ne comprennent pas sa volonté de s’impliquer autant dans la vie de Lou.

Encore une fois, Laure Manel nous offre un roman écrit tout en émotions et en finesse. Le thème abordé est sensible et elle a su nous décrire les situations, l’évolution des personnages avec tact. A aucun moment, on n’a envie de juger ni Rose ni Antoine dans les choix qu’ils peuvent faire car cette lecture est criante de réalisme. En effet, les personnages ont leurs failles, font des erreurs mais surtout tentent de faire de leur mieux pour  s’en sortir. La plume de l’auteure est agréable à lire et addictive. Les pages et les chapitres défilent sans qu’on s’en rende compte mais une chose est sûre : quand le roman est commencé, impossible de le lâcher avant de l’avoir terminé. L’histoire est écrite avec un narrateur externe qui se focalise tantôt sur Antoine, tantôt sur Rose, ce qui nous permet de voir leur évolution, leurs interrogations et leurs préoccupations. Je ne me suis pas ennuyée une minute lors de cette lecture et même si j’ai trouvé le dénouement un peu « facile », j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman.

Pour conclure, « la mélancolie du kangourou » est un roman abordant des thèmes sensibles mais qui sont abordés avec finesse. La plume de Laure Manel est envoutante et vous plongera au cœur du quotidien d’Antoine, Rose et Lou. Cette histoire ne ressemble à aucune autre et  vous fera passer du sourire aux larmes du début à la fin. Ne soyez pas refroidis par le titre du roman, « la mélancolie du kangourou » est un hymne à la vie et aux secondes chances.

 

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