Ces oiseaux qu’on met en cage de Marjorie Levasseur

ces oiseaux qu'on met en cage

 

Littérature française – Paru le 19 mai 2017

Roman autoédité

Service Presse

 

Je remercie les organisateurs du « Prix des Auteurs Inconnus » pour leur confiance et de m’avoir ainsi permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : « Ces oiseaux qu’on met en cage » fait partie des dix romans sélectionnés dans la catégorie Réalisme pour Le Prix des Auteurs Inconnus

SAMUEL, FABRICE, MANON, FRANCK, ANNE-LISE…

Vu de l’extérieur, leur vie semble parfaite, mais doit-on toujours se fier aux apparences ?

Un jour, arrive le geste de trop, l’événement qui fait dérailler la marche routinière du train de l’existence. Les masques tombent, le vernis craque.

Au fil des rencontres, des tragédies, apparaît la nécessité pour ces jeunes gens et leur entourage d’évoluer, de retrouver une liberté perdue…

D’ouvrir la cage, quel que soit le prix à payer.

 

Mon avis : au moment de la présélection des titres de la catégorie Réalisme du « Prix des Auteurs Inconnus », ce roman m’avait séduite. Je n’ai pas été déçue, bien au contraire.

Pour commencer, je dois dire que je trouve la couverture de ce roman magnifique. Elle fait écho au titre et elle est très poétique. Chacun peut y voir ce qu’il a envie d’y voir, je trouve cela très intéressant.

Dans ce roman, nous suivons le quotidien de nombreux personnages, les principaux étant Samuel, Colette, Manon et Franck. Tous les quatre vont se croiser, interagir et, en entrant dans leurs vies, nous allons nous rendre compte qu’elle n’est pas ce qu’elle semble être.

Samuel est un jeune avocat issu d’une famille riche. En découvrant le corps de son frère pendu dans le bureau de son père, il va couper les liens avec sa famille car il n’accepte pas l’indifférence avec laquelle son père gère la mort de son frère. En effet, son père l’avait renié car il était homosexuel et cet état de fait rend Samuel fou de colère, car il ne le savait pas. Il va se rendre compte des nombreux mensonges de son père et plus on avance, plus on découvre la noirceur de ce personnage. Samuel, quand à lui, est tout son opposé. Ayant choisi la vocation d’avocat pour aider les gens, il est altruiste, généreux, attentif mais aussi idéaliste. C’est un personnage auquel on s’attache très facilement et qui m’a émue.

Manon est la collègue de Samuel. Un peu inquiète lors de l’arrivée de ce dernier au cabinet d’avocat, ils vont vite sympathiser et devenir amis. Manon est une jeune femme avec un boulot qui lui plait mais qui a plus de mal en amour. Un jour, elle rencontre Franck, un officier de police judiciaire qui travaille à la brigade des mineurs. En apparence, ils ont tout pour être heureux. Mais savons-nous réellement ce qui se passe chez les gens une fois la porte fermée ?

Colette est une personne âgée pleine de vie. Vivant seule suite au décès de son mari, elle décide de prendre un jeune en collocation afin de couper court aux arguments de ses enfants qui veulent la placer en institution. Son colocataire va être…..Samuel ! Entre les deux, le courant va bien passer et ils vont se soutenir mutuellement au cours des épreuves rencontrés. Colette est une petite dame très attachante, pleine de vie et qui ne se laisse pas faire. C’est un personnage plein d’humour et rigolote, la mamie qu’on aimerait tous et toutes avoir. Son côté « ado attardée » à l’écoute des titres de M.Pokora m’a beaucoup fait sourire.

Ce roman, pour moi, est un vrai coup de cœur. De nombreux thèmes de société sont abordés avec finesse et légèreté malgré leurs gravités. En effet, on parle de suicide, homophobie, violence faite aux femmes, les pressions subies par les personnes âgées…. Et pourtant, au cours de cette lecture, c’est plutôt un vent d’optimisme que j’ai ressenti. L’auteure pointe ces sujets de société mais ne tombe pas dans le drame permanent. Au contraire !! Sa plume est fluide et l’écriture très agréable à lire. On se laisse facilement entrainer dans le quotidien de ces personnages et on a envie de savoir ce qui va leur arriver. Les chapitres sont écrits alternativement des points de vue de tous les personnages rencontrés. J’adore cette façon d’écrire car cela permet d’entrer dans la tête de tous et de comprendre leurs cheminements et leurs réflexions.

Pour conclure, je recommande ce roman à tous les amateurs de littérature française et qui cherchent à passer un bon moment de lecture auprès de personnages que l’on pourrait croiser dans notre quotidien.

 

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Entre les notes de Eric Bioret.

 

[LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2017]

Librinova – auto-édition

Service presse.

 

Je remercie Eric Bioret pour sa confiance.

 


 

Résumé :

Barthélémy a 50 ans, il va se marier, enfin, se remarier. À 15 jours de la cérémonie, il devrait être bien occupé. Il lui reste d’ailleurs un costume à essayer, du champagne à acheter, un DJ à rencontrer. Eva, sa future femme, le comble au-delà de ses espérances. Il a enfin mis un voile sur ses rêves de succès, elle a soigné ses désillusions.
Il est aujourd’hui apaisé. Alors, pourquoi se trouve-t-il, en pleine journée, dans le couloir blême d’une maison de repos, la main crispée sur une poignée glacée sans oser entrer ? Serait-ce cette petite musique qui le hante et ne l’a jamais quitté. La douceur d’une voix, celle de Chloé ?

 


 

Mon avis :

« La véritable musique est le silence, et toutes les notes ne font qu’encadrer ce silence ».

Miles Davis

Qu’il est merveilleux de se laisser porter par ce roman, par ces émotions qui en ressortent et se mêlent allégrement à la musicalité des mots. Du bout de sa plume talentueuse, Eric Bioret nous offre un roman passionnant et dramatique.

Barthélémy, dit Bart, est un musicien dans l’âme et dans le cœur. Un musicien accompli et doué, saxophoniste et passionné de Jazz, il ne rêve que de scènes, de tournées, de succès. Vivotant de ses tournées de club, il devient par la force du pistonnage, documentaliste à la bibliothèque universitaire. Ainsi va t-il jongler entre le monde sulfureux de la nuit et celui placide du jour. Bart est d’une banalité quelconque, ce n’est pas un tombeur, un peu farfelu, timide, peu bavard. C’est un jeune homme simple qui ne rêve que de célébrité et de reconnaissance. Et depuis peu, il ne pense qu’à elle, Chloé. Belle, souriante, lumineuse, palpitante et intelligente. Elle a fait chaviré son cœur en un clin d’œil. Mais elle est fiancée et ses principes elle y tient mordicus ! S’installe une complicité amicale résistante à toutes les épreuves. Les œillades explicites, les accolades prolongées, les mots doux ne les feront pas tomber dans les bras de l’un et de l’autre. Et pourtant …! Tout est merveilleux quand ils sont réunis. Affligé par ce manque d’attention, Chloé devient la muse de Bart et la vie finit par les séparer. Jusqu’au jour, trente ans après, le pire les réunit à nouveau pour le meilleur !

Le récit est orchestré d’une main de maitre. Il alterne sur deux temps : le passée, l’année 1983 et le présent, l’année 2013. Les souvenirs bouleversants alternent avec les réflexions actuelles. Ce voyage temporel renforce ce sentiment que Bart se raccroche avec force à ses souvenirs. Bart a tout vécu en trente ans : la réussite, une vie de débauche à Londres, la rencontre passionnelle, l’abandon, la paternité, le retour à l’anonymat, la débrouillardise, être père célibataire, la re-passion, une nouvelle rencontre, de nouveau projet et le mariage. Et des rencontres sporadiques avec sa muse, sa belle Chloé où le temps invariablement les éloigne, telle une note piquée qui apporte cette joie éphémère parmi cette mélodie pathétique de sa vie.

Il est vrai que la première partie de l’histoire est un peu lente à mon goût, jusqu’au moment où l’auteur nous déballe tout et nous annonce clairement de quoi il en retourne. Et à partir de ce point précis, tout devient magique et inoubliable. Et quoi de mieux que d’associer les souvenirs avec la maladie d’Alzheimer. (Et là je ne dit plus rien sinon je vous dévoile tout !!!)

« Entre les notes » c’est : la passion, l’amour éternel, le coup de cœur, l’âme sœur, le temps, l’éloignement, le désespoir, la mélancolie, la douleur, le silence tragique, l’incompréhension, la maladie, la présence silencieuse, l’attente, l’agonie… C’est un peu tout ça qu’exprime Eric Bioret au travers de son histoire terriblement émouvante, prenante et entêtante. Le silence de ces trente années n’a pas détruit cet amour inconcevable au contraire il a permis d’écrire leur histoire d’amour où les souvenirs auraient été leurs notes éperdument joyeuses !

 

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Système de Agnès Michaux.

 

[ LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2017 ]

Éditions Belfond – Collection Pointillés

Service presse

 

Je remercie les éditions Belfond pour ce service presse via Netgalley

 


 

Résumé :

Pour Marisa et Paul Dumézil, le passé est irrémédiable, le présent difficile, quant au futur… Il se présente à eux le jour où l’homme qui avait été condamné pour le meurtre de leur mère Éva sort de prison.

Tandis que l’ancienne tragédie remonte à la surface, les enfants d’Éva se demandent ce qu’ils sont devenus. Et que vont-ils devenir à présent que l’assassin de leur mère a recouvré la liberté ? Paul semble prêt à passer à l’acte. Marisa préfère basculer dans une douce folie.

Dans cette histoire, il y a un frère et une sœur, de l’amour, des fantômes, un détective privé, la France, l’Indochine, l’Éthiopie, la chaleur et la pluie, le Nil, Djibouti, l’aventure. Et dans cette aventure, où le crime et la vengeance forment un couple éternel, il y a les enfants d’Éva et nous tous, qui voulons mener notre vie, malgré le  » système  » et ses défaillances.

 


 

Mon avis :

La semaine dernière ma lecture s’est portée sur ce roman qui m’a obligé à sortir de ma zone de confort et également de découvrir une auteure au talent immense. Agnès Michaux n’est pas à son premier essai et a écrit une dizaine de romans (voir lien ci-dessous).

Il est très difficile de parlé de « Système ». De par son originalité et sa singularité, il explore ce qu’on a en nous et fait écho à nos péripéties offertes par la vie.

« Système » est percutant, mystérieux et poétique. Ode à la liberté, à la découverte des sens, humanités enfouies, perdues et déshumanisées. C’est un mélange inextricable de tout et de rien ; où les étoiles et la terre se rejoignent pour révéler la véritable nature, où l’Homme démêle et emmêle les liens de la société.

Système dans le système, ce roman sonne sur le ton du témoignage (qui n’est en pas un), les personnages nous racontent leurs péripéties agrémentées par des références et des lieux de poids.

Une histoire dans l’Histoire, narrant une histoire déstabilisante, sensorielle et euphorique. Tristesse et saisissante, la renaissance est douloureuse. Quand l’Homme cherche ses pas dans un système qui ne laisse aucune chance.

Ce roman narre la descente en enfer et la renaissance de Marisa et Paul Dumézil. Leur mère a été assassinée dix ans plus tôt par leur voisin. Un coup de bêche et plus rien. Un enfant, une adolescente détruits, anéantis pour des siècles et des siècles. Dans un premier temps, l’auteur nous enferme dans un huis clos sensoriel où ces enfants désormais adultes doivent affronter leurs mal-êtres, leurs perditions. La maison de leur enfance est l’unique lien les reliant à la mère, Eva. Lien perdu, oublié, maquillé, transfiguré, lien éternel en souffrance, ritournelle macabre, chanson envoutante : qui suis-je sans toi, qui es tu ? Huis clos essentiel et étouffant amenant la vengeance sur un plateau d’argent. Action déshonorante et apaisante et libératrice ! Le temps n’efface rien, les années sont amères et l’unique action salvatrice. Mais à quel prix ? Fuite, retour aux sources, sur la terre mère, la terre des hommes des Hommes. Ethiopie, Lucy enfouie, terre de promesses et de pardons. Dans un second temps, Marisa et Paul partent à la découverte de l’humanité. Voyage intrépide et rencontre chevaleresque. Rimbaud en sourdine, le soleil écrasant comme horizon. Terre révélatrice, soulage les maux et enivre les sens. Voyage mystique sous les étoiles des Hommes assoiffés de sang. Voyage intergénérationnel tel une leçon de vie. Voyage de pénitence. Que le chemin est long pour enfin vivre.

Personnages sensationnels, frère et sœur ! Ambiguïté , amour, caresses et murmures, leur relation est forte et unique.

« Système » est un roman juste EXTRAORDINAIRE. Une merveilleuse découverte !

« Système » est un carnet de voyage atypique !

 

La fin de l’été, la fin du roman. Le début d’une nouvelle histoire où, dans la pièce d’à côté, respirerait quelqu’un qu’on aime. Il n’y avait qu’avec quelqu’un qu’on aime que le grand système du monde pouvait avoir un sens.

[…]

Nous marcherons ainsi, ne laissant que notre ombre

Sur cette terre ingrate où les morts ont passé ;

Nous nous parlerons d’eux à l’heure où tout est sombre,

Où tu te plais à suivre un chemin effacé,

A rêver, appuyée aux branches incertaines,

Pleurant, comme Diane au bord de ses fontaines,

Ton amour taciturne et toujours menacé

Alfred de Vigny, H. Fournier et Cie, 1844

 

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J’ai quelque chose à te dire d’Anne de Bourbon-Siciles

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Littérature française – Livre paru le 5 juillet 2017

Edition Archi-Poche

Masse critique Babelio

 

Je remercie les éditions Archi-Poche et Babelio, via l’opération Masse Critique, pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

Résumé : New York, 1970. Greta, 20 ans, fille d’un émigré autrichien, professeur à Columbia, et d’une Irlandaise, galeriste bohème, s’apprête à entrer à l’université. Elle rencontre alors John, issu d’une famille fortunée et promis à un brillant avenir.

Quoique très différents, ils se fiancent ; mais, quelques jours avant leur mariage, ils sont victimes d’un accident de la route. À son réveil, Greta apprend qu’elle ne pourra jamais avoir d’enfant. Quand à John… il s’est volatilisé.

Pour Greta, tout est à recommencer. Elle découvrira l’effervescence de la vie parisienne, la violence de la passion sur les rives du Bosphore et la fausse quiétude des paysages du lac Léman.
Surtout, prisonnière d’un secret, Greta aura-t-elle le courage de s’en libérer ?

Mon avis : Tout d’abord, quelques mots sur l’auteure. Anne de Bourbon-Siciles est une ancienne rédactrice de mode, chargée de relations publiques pour des grandes maisons de couture et cousine du roi d’Espagne. On sent bien ses relations avec le jet-set et une famille royale dans son roman, cela apporte une touche de réalisme à son récit.

Revenons à ce roman. Nous suivons Greta, une jeune américaine, tout au long de sa vie. Greta a, culturellement parlant, un grand héritage : fille d’un juif autrichien et d’une irlandaise catholique, elle a grandi avec des valeurs d’ouverture d’esprit et d’acceptation de l’autre. C’est ce qui va la guider dans sa vie et l’amener à faire des choix, parfois difficiles mais nécessaire.

Greta est une jeune femme qui va réussir sa vie professionnelle en devenant journaliste de mode, tout d’abord à New-York puis à Paris. Cependant, elle va avoir beaucoup moins de chance dans sa vie amoureuse où elle va accumuler les échecs. La raison ? Elle choisit des hommes avec un ego surdimensionné et surtout loin de ses valeurs. Néanmoins, il est intéressant de voir, à chaque fois, son cheminement et ses réflexions sur ses aventures.

Je ne connaissais pas du tout la plume d’Anne de Bourbon-Siciles. J’ai été séduite par l’écriture fluide et la facilité de lecture. Les descriptions, sans être étouffantes, sont précises et transmettent de belles émotions. On est transportés à New-York, Paris, dans le Périgord, à Istanbul…. Et j’ai adoré voyager grâce à ce roman.

C’est une très belle histoire de vie qui nous est ici contée. Ce roman aborde de nombreux thèmes difficiles : la maladie d’Alzheimer, la question de la fin de vie, le calvaire des femmes ne pouvant pas avoir d’enfants… pourtant, ce n’est pas la gravité qui ressort principalement de cette lecture. J’ai été très enthousiasmée de suivre Greta dans son chemin de vie, dans tous ses choix. C’est une jeune femme pleine de vie, qui assume ses choix et surtout qui ne renonce jamais à ses valeurs ni ses convictions.

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de ce roman. Je pense relire bientôt un roman de cette auteure car j’ai été transportée au côté de Greta. J’ai souffert, je me suis enthousiasmée et j’ai ressenti beaucoup de fierté lors de ses réussites.

 

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Chaman de Maxence Fermine.

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[LITTERATURE FRANCAISE – Nouveauté 2017]

Editions Michel Lafon

Service presse

 

 

 

 

Je remercie les éditions Michel Lafon pour leur confiance et le service presse via Netgalley.

 


 

Résumé :

 » Le jour où Richard Adam comprit qu’il n’avait qu’une vie, il n’avait jamais été si proche du ciel.  »
Charpentier sur les immenses tours d’acier de Duluth, dans le nord des États-Unis, Richard Adam n’a jamais oublié le sang indien qui coule dans ses veines. Mais le retour sur sa terre natale pour enterrer sa mère va le plonger dans un monde dont il n’aurait jamais soupçonné l’existence.

 


 

Mon avis :

Ce genre de résumé a tout pour m’attirée et cette couverture a juste ce qu’il faut pour attiser la curiosité. A première vue d’excellent ingrédients qui promettent une lecture forte intéressante !

Je découvre pour la première fois cet auteur. Maxence Fermine est connu pour son roman « Neige » (1999) et sa talentueuse plume.

Richard Adam est le fruit d’une rencontre « interraciale ». Sa mère, indienne et son père, un blanc qui s’enfuit à la première occasion. Richard Adam apprend la dureté de la vie très jeune : sa mère est son seul point de repère dans une famille où ils sont rejetés pour avoir aimer l’interdit, l’oppresseur. Suite au décès de sa mère, Richard Adam ne se voit pas bafouer les dernières volontés de cette dernière. Même si l’hésitation est très présente, il prend le chemin de la réserve qui a banni sa mère.

Dans sa vieille voiture, il s’en va à la rencontre d’une communauté revêche et possédée par les vices de la modernité. Il retrouve une de ses tantes qui vit avec une flopée de gamins. Dépendante d’un commerce équitable mais pas loyal, elle survit au sein de cette réserve qui maudit tout ce qui se rapporte de loin ou de près à la société envahisseuse ! Richard Adam va découvrir les travers, les espoirs, la rage et la dévotion pour un art de vivre qui disparaît. Tout au long de ce périple, il se découvre une véritable identité et une place précise dans l’univers en mouvement.

Ce roman est surprenant par sa dimension spirituelle et par ces personnages qui ont une aura de prestance. Ils ont cette présence naturelle qui vous captive instantanément. Ce livre relate de faits marquants de l’histoire des Amériques (Bufallo Bill…). Maxence Fermine nous les fait vivre au travers des songes de Richard Adam ou par des citations introduisant chaque chapitre. Ce roman fourmille d’informations sur cette communauté qui allie la vie à la nature ! Ce roman porte le devoir de mémoire par le biais d’une aventure exceptionnelle, une initiation qui aboutiront à la révélation.

Je frôle le coup de cœur pour la simple et bonne raison que j’ai eu du mal à me contenter du si peu de nombres de pages. J’aurai aimé que ce livre ne s’arrête pas, beaucoup de plus de développements et d’approfondissements. J’ai bien compris que ce n’est pas l’objectif de l’auteur et c’est avec un énorme pincement au cœur que j’ai fini ce roman.

« Chaman » est sensationnel par son univers et ce qu’il représente : entre déchirure et devoir. La plume de Maxence Fermine dans sa simplicité poétique, arrive a nous transmettre tout un tas d’émotions et de valeurs !

 

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Pour tout savoir sur Maxence Fermine !

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Le mal des ardents de Frédéric Aribit.

 

[LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2017]

Éditions Belfond

Service presse.

 

 

Je remercie les éditions Belfond pour leur confiance et le service presse via la plateforme Netgalley.

 


Résumé :

Entretenir le feu sacré sous peine d’être enterré vivant.

On ne rencontre pas l’art personnifié tous les jours.

Elle est violoncelliste, elle dessine, elle peint, fait de la photo. Elle s’appelle Lou. Lorsqu’il tombe sur elle, par hasard, à Paris, c’est sa vie entière de prof de lettres désenchanté qui bascule et, subjugué par ses errances, ses fulgurances, il se lance à la poursuite de ce qu’elle incarne, comme une incandescence portée à ses limites.

Mais le merveilleux devient étrange, et l’étrange inquiétant : Lou ne dort plus, se gratte beaucoup, semble en proie à de brusques accès de folie. Un soir, prise de convulsions terribles, elle est conduite à l’hôpital où elle plonge dans un incompréhensible coma. Le diagnostic, sidérant, mène à la boulangerie où elle achète son pain.

Quel est donc ce mystérieux  » mal des ardents  » qu’on croyait disparu ? Quel est ce  » feu sacré  » qui consume l’être dans une urgence absolue ?

Il va l’apprendre par contagion. Apprendre enfin, grâce à Lou, ce qu’est cette fièvre qui ne cesse de brûler, et qui s’appelle l’art.

 


Mon avis :

Je ne pensais pas que cette lecture m’aurait chamboulée à ce point ! Elle m’a prise aux tripes et ne m’a plus lâchée. C’est une histoire bouleversante qui chavire les lecteurs sur son passage.

Lui est prof de lettres désabusé face à incongruité de son travail, de sa passion. Les mots plus personnes ne les écoutent et encore moins les jeunes, adeptes des acronymes qui ne signifient plus rien. Perdu dans ses mots, il ne survit que dans cette bulle utopique enchantée par la présence merveilleuse de sa fille. Lui, un peu fou, de mettre inlassablement une étiquette « tu fais parti des…% de… », ce mal le rongeant et le consolant dans cet univers aussi insipide.

Elle, Lou, femme libre, femme rêveuse, femme extraordinaire qui par un jour de désinvolture vient l’embrasser dans cette rame de métro pourri. Elle est le feu qui libère , qui fait fantasmer et qui émerveille. Une aura transcendante sur laquelle ses yeux ne peuvent plus s’en détacher. Elle va lui apprendre l’amour, celui où les frontières n’existent plus. Celui qui rend plus grand. Celui qui marque au fer rouge pour l’éternité. Elle incarne le jour et la nuit où les possibilités sont nombreuses et inépuisables. Dans cette folie lui, oublie l’image qu’il s’est forgée. Anéantie, son véritable, lui, éblouit. Un homme qui devient homme devant sa beauté.

Leur rencontre est explosive ! Inédite ! Envoutante ! Une union démesurée ! Ce roman porte l’amour au dessus de tout. Le soleil, les nuages, le vent, les couleurs, le gout, le toucher, l’odorat, les sons…tous sont magnifiés. Le chef d’œuvre de la vie ! Mais le mal n’est jamais bien loin. Silencieux, il ronge peu à peu la chair humaine, la quintessence de la vie.

Subjuguée par la thématique du livre, elle m’a permise d’apprendre un pan de l’histoire humaine : celui ou mysticité et religion se mêlent.

J’écris cet article en écoutant « La pathétique de Tchaikovky » (qui bien évidemment je ne connaissais pas). Cette symphonie est maintes fois citée dans ce roman et je comprend pourquoi. L’histoire, les héros et l’ensemble vivent en parfaite harmonie avec cette symphonie. Comme s’ils se mouvaient au grès des violons, violoncelles et autres instruments nobles. Tout en écoutant, je retrouve toutes les émotions qu’à voulu transcrire Frédéric Aribit : la volupté, l’amour, l’espoir, la joie, la passion, les doutes, les pleurs, la tristesse, l’euphorie, la volonté, la déchirure…

La plume de Frédéric Aribit est juste sensationnelle et magnifique. On y ressent tout l’amour pour la langue française. Des phrases immensément longues donnant un rythme particulier à la lecture. Il est vrai que je ne suis pas du tout habituée à ce genre de syntaxe. Mais c’est tellement plus wouahhh. J’en perds mes mots !

« Le mal des ardents » est amoureusement, musicalement, passionnément et irrévocablement un livre à découvrir !

 

Langue de Lou hostie sacrement de son corps plongé dans rouge les baisers les mains qui courent étalent la folie le désir la peinture sur la peau les feuilles et par dessus les toits mélangent leurs jaunes de soleil et de feu elle couchée sur le ventre maintenant ouverte aux torrents noir qui s’abattent depuis l’horizon jaune de sa nuque jusqu’à son dos son cul ses jambes ses pieds rouge le coup de pied rouge la plante des orteils avalés ma main mangée par son triangle et les doigts noir mon sexe englouti dans sa rouge flamme liquide elle m’embrasse encore à pleine bouche et le vert de ses yeux fait sauter les couvercles noir l’anémone de ses cheveux sur mon nombril de corail et je rouge je jaune je noir en même temps son visage plein d’eau elle m’embrasse encore dans la mer badigeonnée des feuilles où nous perdons pied mais sa main encore jaune mais sa langue aussi noir mais son sexe rouge immense son sexe rouge rouleau désaxé qui étale et répand sur ma peau se constellation noir de pigments ses sucs jaune de couleurs où nos corps se dissolvent rouge et elle monte ne moi comme un océan jaune sur moi ses cheveux explosent à califourchon noir dans le buvard absorbé de l’espace et j’entre alors en elle comme on rouge et nos mains serrées suintent la même salive chromatisée sa voix maintenant dans les marteaux rouge de nos sexes qui frappent le tempo noir elle va parler elle parle de sa voix d’oracle de sa voix de nuit des temps et de jaune bonbon sucé elle dit

 

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Tout savoir sur Frédéric Aribit sur le site des éditions Belfond !

« La pathétique de TCHAIKOVSKY »

Jules de Didier Van Cauwelaert

Jules

Littérature française – Paru en édition poche le 22 mars 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : « À trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide, c’est une catastrophe. Et en plus on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi, mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu’une obsession – la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur. »

Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l’énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d’aveugle.

 

Mon avis : Voilà le type de lecture que j’adore ! De prime abord, je ne me serais jamais tournée vers ce livre de moi-même. Tout d’abord, je dois dire que la couverture n’est pas terrible, même si elle reflète l’histoire qu’on va lire. Le résumé ? Il est pas mal mais sans plus…. Et pourtant, sans les conseils avisés d’une amie passionnée de lecture, je serais passée à côté d’un trésor !!

Dans ce livre, nous faisons connaissance avec un chien d’aveugle qui tombe en dépression suite à l’opération de sa maitresse, Alice, qui permet à cette dernière de retrouver la vue. Jules, c’est le prénom du chien, se sent donc inutile et ne sait pas comment gérer cette nouvelle situation…  Lorsque sa maitresse le confie à l’association en charge de la gestion des chiens d’aveugle, cependant, c’est le drame ! Adopté par un maitre tyrannique, Jules s’enfuit pour retrouver Zibal, ou M.Macaron, avec qui il a fait connaissance avec Alice juste avant l’opération de cette dernière. Après une entrée tonitruante dans sa vie, Jules va se donner un objectif : rassembler Alice et Zibal.

Alice est une jeune femme qui a perdu la vue suite à un accident. Bridée et handicapée pendant des années, elle va reprendre sa vie en main en même temps qu’elle recouvre la vue. Forcément, elle va beaucoup s’interroger mais son cheminement est intéressant à suivre. Quant à Zibal, c’est un vendeur de macaron le jour et un scientifique la nuit. Suite à une histoire de cœur qui a mal tourné, il s’est retrouvé du jour au lendemain sans rien. Néanmoins, ne perdant pas l’espoir de faire une découverte scientifique d’importance, Zibal dépose des brevets à tour de bras, dépensant ainsi au fur et à mesure toutes ses économies. C’est un original qui a eu un véritable coup de foudre pour Alice et qui désespère la revoir un jour. Le retour de Jules dans sa vie sera un signe du destin à ne pas laisser passer.

Ce roman est vrai feel-good comme je les aime. L’écriture de l’auteur est simple, efficace et addictive. On est rapidement pris dans l’histoire et l’écriture à deux points de vue est un vrai plus. On suit ainsi nos deux protagonistes dans leur quête. J’ai trouvé également original que le personnage central soit un chien, qui plus est un chien d’aveugle. C’est un bel hommage à ces animaux. Je ne connaissais pas du tout Jules Van Cauwelaert mais je pense que je vais me lancer sous peu dans la lecture d’un autre de ses romans. De plus, j’ai appris que « le retour de Jules » était sorti….. alors pourquoi ne pas me laisser tenter ?

 

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Retrouvez Jules sur le site de « Le livre de poche »