UNPUR de Isabelle Desesquelles.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]
Rentrée littéraire 2019 – Sortie le 22 Août
Éditions BELFOND – Collection Pointillés
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »
224 pages
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Le résumé :
Quand l’enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ?
Garder ce qui disparaît, c’est l’œuvre d’une vie. C’est notre enfance.
Benjaminquejetaime et Julienquejetaime, c’est ainsi que leur mère les appelle. Tous les trois forment une famille tournesol aux visages orientés vers le bonheur. Le destin en décide autrement quand un inconnu pose les yeux sur les jumeaux, se demandant lequel il va choisir.
Quarante ans plus tard s’ouvre le procès du ravisseur, il n’est pas sur le banc des accusés, et c’est sa victime que l’on juge.
Quand l’enfance nous est arrachée, quel humain cela fait-il de nous ?
De l’Italie – Bari et Venise – au Yucatán et ses rites maya ancestraux se déploie ici l’histoire d’un être dont on ne saura jusqu’au bout s’il a commis l’impardonnable.
À sa manière frontale et poétique, Isabelle Desesquelles joue avec la frontière mouvante entre la fiction et le réel, et éclaire l’indicible.
Roman de l’inavouable, UnPur bouscule, envoûte et tire le fil de ce que l’on redoute le plus.

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La mer des Caraïbes ne fait de vagues. Le soir tombait, je restais en elle bras écartés, visage renversé vers un ciel sur le point d’être enténébré. Il était mon ciel du Yucatán toutes les routes menant nulle part. Le corail remué au fond évoquait un sablier qui s’écoule, il me berçait. Au procès, Julien, tu as décrit ta collection de bouteilles pleines de sable, elles te bercent, toi aussi ? A Tulum, je découvre les bains de nocturne, je me couche dans la dans la mer, immanquablement les poissons finissaient par me mordiller, drôles de chatouilles. Je guette les étoiles qui s’enfuient, elles ne me déçoivent pas, il y en a toujours une pour griller le ciel. Quand l’haleine du vent me perce, nous sommes pris la mer et moi d’un même frisson, il me souffle « Il est l’heure maintenant ». La quiétude que maman trouvait à s’éloigner dans la mer, je l’éprouve à y rester, mais vient le moment où il faut en sortir.
Bataille de polochons, rires fugaces éternellement éclatant, jalousie passagère, regard malicieux et sourire en coin, chatouilles chatouilleurs, câlins rassurant, bras réconfortant, complicité hors norme, Benjaminquejetaime et Julienquejetaime, deux étoiles suprêmes dans un univers unique. Des rêves de grandeur dans cette vie brisée.

 

Chaos instantané, froid engourdissant, bruit récurrent, odeur démoniaque, ombre sinistre d’un avenir sordide. Un traître de ceinturon, un tapis moelleux engloutissant toute dignité, une chambre satyre et une vie décharnée. Un super héros désillusionné qui ne compte plus rien. L’espoir a fui, le soleil s’est terni, les abysses sont son nouveau terrain de jeu.

 

Le temps s’écoule. L’enfant grandi, objet abjecte d’un néant destructeur, façonné par une main experte, détruisant peu à peu une imparfaite pureté. Les souvenirs vacillent, l’espoir s’est fait la malle laissant la peur bien droite dans ses bottes. Pourtant un jour, la fuite vient toquer à sa porte. Voyages insondables vers une fuite, la rédemption à l’autre bout du monde. Des rencontres, des secrets inavoués et tordus, un homme brisé qui tente encore d’échapper à l’enfant volé et souillé qu’il est devenu.

 

Isabelle Desesquelles, plume fine où la subtilité poétique parachute dans un monde désœuvré, décharné et dépourvu de bonté. Mots cachant l’insoutenable dans un souffle peinant et encombrant de tant de vérités à jamais tus. Mots fous et perturbés dans une illusion qui n’a plus de limite. Mots crachés, venimeux, haranguant la colère contenue. Mots espérés et choyés d’un pardon bien trop irrévocable.

 

Isabelle Desesquelles aime bousculer, aime déranger dans cet étrange ballet où les paradoxes et l’âme humaine mettent sur table leurs plus beaux atouts comme leurs plus redoutables. Amourachée et éberluée devant une histoire qui ne peut que questionner sur un impossible dont il est inenvisageable de penser. Foudroyée par cette osmose aussi magique que destructrice délivrant ce message de douleur, de recueil, de reconstruction, de rédemption et de pardon. Secouée par la vivacité de cette plume intransigeante qui percute sans aucune concession. Abasourdie par ce cycle macabre sonnant le glas de tout espoir.

 

Isabelle Desesquelles signe un nouveau roman bouleversant et émouvant.

 

Une chronique de #Esméralda

 

L’avis de #Lilie :
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J’ai eu la chance, moi aussi, d’obtenir ce roman en service presse. J’en profite pour remercier les éditions Belfond et l’autrice pour leur confiance et pour m’avoir confié ce roman en avant-première.
 
Ce roman, c’est l’histoire de Benjamin, arraché à sa mère et à son jumeau Julien lors d’un séjour à Venise. Ce roman, ce sont les épreuves qu’il a subit, auxquelles il a survécu, la manière dont il a essayé de se reconstruire. Ce roman, c’est un coup en plein cœur, une écriture qui vous prend aux tripes, une noirceur qui fait frémir et un rythme haletant.
 
On suit Benjamin dans son enfance, son adolescence puis sa vie d’adulte. Tout est dit à demi-mot, suggéré, laissant au lecteur le choix d’imaginer ou de comprendre ce qui a pu lui arriver. Honnêtement, je ne connaissais pas du tout la plume d’Isabelle Desesquelles et je dois dire que j’ai été totalement emportée par sa manière d’écrire et de nous plonger au cœur de cette histoire bouleversante. De Bari au Mexique, on le voit grandir et essayer de surmonter mais pourra-t-il y arriver ? Tout est l’enjeu de ce magnifique roman qui ne passera pas inaperçu. Avant de terminer, je voudrais souligner le jeu de mot autour du titre, « UnPur » en un mot, ce qui laisse, là aussi, la place à l’interprétation de chacun.
 
Pour conclure, ce livre est une belle découverte. Plein de sensibilité et de poésie, cette histoire est d’une noirceur incroyable et elle vous plonge dans les tréfonds de l’âme humaine. Véritable claque pour moi, je m’ajoute le nom d’Isabelle Desesquelles dans la liste des autrices à suivre.

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… Ils en parlent sur Lisez.com.

… mon avis sur le précédent roman de Isabelle Desesquelles. (Clique sur la photo).

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TROIS PETITS TOURS de Hélène Machelon.

 
[ AUTO FICTION – Nouveauté 2019]
Librinova
140 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
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Lu dans le cadre du RDV #MonMarathonIndé de Juillet
 
Le résumé :
« Saviez-vous que les petites filles naissent pour faire tourner leur jupon de princesse jusqu’à s’étourdir, pour massacrer les bâtons de rouge à lèvres en se tordant les chevilles sur les escarpins de leur mère, pour sauter sur les lits et s’admirer dans le grand miroir de l’entrée en récitant des poèmes ? La mienne aussi. Enfin, c’est ce que je croyais ». Au cours des heures suivant l’arrêt des soins qui maintiennent Rose en vie, ses parents croisent les héros de l’ombre qui les entourent. Leurs vies se racontent dans des portraits (la mère, la pédiatre ou le clown) qui embarquent le lecteur dans un monde d’émotions que généralement on tait. Il se glisse dans les conversations et partage les pensées de chacun pour mieux comprendre l’intensité inouïe du moment.Une histoire d’amour avec un regard original sur l’inacceptable : la perte d’un enfant.Un livre percutant et juste au style délicat, porteur d’espoir et de lumière.
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L’éphémère de la vie dans un regard transperçant, dans une main câline, dans un sourire cristallin, dans les mots susurrées au creux de l’oreille, dans ces ritournelles candides. L’éphémère qui se compte, auquel on s’accroche, contre lequel on se bat. Les cris silencieux de douleur et l’espérance qui fait battre chaque cellule d’un corps qui s’use. Le déchirement insupportable. L’impuissance. L’abnégation. Le refus. La solitude. Le désespoir. L’effondrement. Des coulées de larmes qui noient toutes notions et enflent le courant de la haine. Et ses regards de ces hommes et de ces femmes qui continuent leur danse funèbre au rythme d’un pas stoïque. Figures de marbre dans un lieu aseptisé où les vivants font la guerre aux morts. Mais qui sont-ils ? Comment survivre dans un lieu qui ne prend plus qu’il ne donne ?

 

Dans ce ballet chargé d’espoir et de désillusion s’affronte la dure réalité de la vie. Une infirmière, un clown, une copine éphémère, une secrétaire, un curé, un croque-mort, une femme se livrent à tour de rôle. Mettant le cœur sur la table et l’âme à découvert, leur portrait est saisissant, effroyable et déstabilisant. Rentrer dans leur vie est comme un cadeau qui peut se révéler empoissonné ou au contraire merveilleux.

 

Dans cet endroit où la douleur règne en reine, elle percute différemment ces hommes et ces femmes. Alors que l’on voudrait qu’elle soit partagée pour mieux la supporter, certains se renferment, courent après le temps, font un timide sourire d’autres l’acceptent et la magnifient.

 

Cette immersion dans ces intimités chamboulent. Elles éclatent les petites bulles de bonheur personnelles pour en créer une merveilleuse où l’espoir transparaît, façonnées avez un zeste de douleur.

 

Une plume efficace et fluide mettant en scène des mots comme de véritables perles. Je pense être passée par tout un tas d’émotions, de la plus destructrice à la plus paisible. Bouleversant, déchirant et déstabilisant, il est vraiment impossible d’être insensible à cette vague émotionnelle. L’humilité côtoie l’honnêteté et la perte. Une histoire tout simplement magnifique.

 

Une chronique de #Esméralda

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… le site de Librinova.

… l’interview de Hélène Machelon.

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CETTE MINUTE OU TOUT A BASCULE… de Elowen Maé.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]
287 pages
Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »
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Lu dans le cadre du RDV #MonMarathonIndé de Juillet
 
Le résumé :
Contre toute attente, Yuna décide de partir loin de chez elle et de sa famille pour faire ses études d’infirmière à Lannion, la ville où elle est née, voilà bientôt 18 ans. Elle organise son départ et décide de s’installer chez Marie, une mamie moderne de 78 ans, qui recherche une compagnie en échange d’une chambre à l’étage de sa charmante maison. Sa mère, Katell, d’abord frileuse à l’idée de voir partir sa fille, finit par accepter son choix.
Cependant, Yuna n’a pas été complètement honnête vis-à-vis de sa mère et de son beau-père, Marc, quant à la véritable raison de son retour en terre Trégoroise. Elle souhaite en effet revoir sa grand-mère paternelle, Jeanne, qu’elle n’a pas vue depuis l’été de ses dix ans. Elle compte sur cette dernière pour dénouer les fils de son passé et pour comprendre le conflit familial dont sa mère refuse catégoriquement de lui parler.
Mais ces retrouvailles, depuis longtemps espérées par Yuna et longtemps refusées par sa mère, Katell, ne vont pas se passer comme prévu ! La réaction étrange de sa grand-mère va entraîner Yuna, et sans le savoir sa mère, dans un dédale de questions jusqu’à apprendre la terrible vérité
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Aujourd’hui c’est « coup de cœur » pour cette lecture bouleversante, intrigante et captivante. Une histoire qui déchire les âmes. Une histoire qui instille de l’espoir. Une histoire lumineuse.

 

Yuna est une jeune femme qui rentre enfin dans le monde des adultes. Alors qu’elle n’a pas soufflé ses dix-huit bougies, elle entre en première année à l’école d’infirmière. Elle quitte la Loire-Atlantique pour rejoindre sa Bretagne natale avec les rêves plein la tête et les étoiles qui scintillent dans ses yeux. Yuna est une jeune femme introvertie qui n’aime pas spécialement se mettre en avant. Curieuse, gentille, intelligente, avenante, elle a pris la décision de s’installer en colocation avec Marie, une mamie moderne avec qui le feeling passe de suite. En échange de quelques services, le premier étage de la grande maison familiale, désormais vide, est à sa disposition monnayant un modique loyer. Une entente parfaite qui l’épanouit. Et cela ne serait rien sans ces incroyables petits enfants qui l’on acceptée sans rechigner dans leur bande de bras cassé. Si Yuna est une étudiante sérieuse, elle n’oublie pas que son exil a pour but également de renouer des liens avec sa grand-mère paternelle. Retrouvaille périlleuse qui soulève de nombreuses questions et doutes. Intriguée et malheureuse de se rejet, elle se confie à sa mère Katell. Deux femmes en quête de vérité, résisteront-elles au déferlement de réponses ?

 

Contre toute attente, j’étais à des années lumières de soupçonner que l’histoire allait prendre cette tournure. Un sujet sensible et bouleversant, certes maintes fois développer en littérature et en cinématographie, mais qui a su me surprendre. Elowen Maé maîtrise à la perfection toute cette intrigue. Alors bien évidemment j’ai pu pressentir quelques éléments, mais la fin reste quand même une surprise intense et destructrice. Elle m’a scotchée littéralement. L’autrice prend le temps d’instiller cette ambiance malsaine. Si elle débute avec légèreté et enthousiasme, tout au long des chapitres cette atmosphère s’étiole. La personnalité de chaque personnage est importante et l’autrice prend le temps de les développer. Les petits détails sont cruciaux, tout comme les fêlures de chacun. La plume de l’autrice dégage une belle énergie que j’ai beaucoup apprécie. Une plume simple, délicate et enjouée, instillant ici et là des petites notes d’humour qui s’efface au fil de la lecture pour être remplacée par une plume plus nerveuse et noire.

 

Les chapitres courts et le changement de point de vue (Yuna/Katell) m’ont vite embarquée dans une histoire trépidante. Des émotions à gogo, des questions, des doutes, tout autant d’éléments qui rendent accro. Un décor de rêve, où la Bretagne est mise en avant.

 

Un premier roman mené avec succès. Une magnifique histoire bouleversante et une autrice qui a indéniablement une plume captivante.

 

Une chronique de #Esméralda

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… l’interview de Elowen Maé.

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UNE VIE INFINIE de Julian Baurges.

 [ ROMAN INITIATIQUE – Nouveauté 2019 ]
195 pages
Ma note : 3/5
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Lu dans le cadre du RDV #MonMarathonIndé de juillet
 
Le résumé :
Roman initiatique contemporain, sur le modèle de l’Alchimiste de Paulo Coelho.
Décrit par ses amis comme sympathique et attachant, Tom est un jeune adulte urbain, cadre d’une structure à caractère social, en quête de repères sur le plan personnel et de renouveau professionnel.
Un ensemble de circonstances l’incite à prendre un aller simple pour une île (imaginaire) des Caraïbes. Bien qu’il ne connaisse pas cet endroit, le choix de la destination ne doit rien au hasard. Son père, originaire de l’île est mort depuis peu. Tom ne l’a pas connu. Cette escapade exotique représente à la fois une bouffée d’oxygène et l’occasion de découvrir ses racines d’outremer. Mais son périple ira bien au-delà de ce qu’il imaginait.
Au terme d’un parcours atypique, jalonné de rencontres originales, d’amitiés, de complications et de rivalités tenaces, le jeune aventureux fera deux découvertes essentielles.
Thèmes visités au fil du récit :
Centraux : la quête de sens, de liberté et d’harmonie ; la découverte et l’exotisme ; l’amitié, l’amour et l’humour ; l’immersion en pleine nature, les paysages Caribéens (Antilles, caraïbes) ; le parcours initiatique, la découverte de soi ; l’attachement versus le lâcher prise, la sobriété heureuse…
Périphériques : la culture et la tradition ; l’héritage culturel et le métissage ; le vivre ensemble ; la mémoire, les traumas de l’histoire ; l’agriculture biologique ; les thérapies alternatives, la méditation, la recherche spirituelle (spiritualité, pleine conscience, éveil, réalisation)..
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Tout à chacun s’est vu se poser ces questions existentielles : qui suis-je ? D’où je viens ? Vers où je vais ?

 

Tom est dans cette phase à la recherche d’un lui abandonnée qui se sent en décalage dans le monde dans lequel il évolue. Un travail certes intéressant, des amis, une petite amie mais une vie qui ne le satisfait pas entièrement. Sac à dos sur les épaules, et un avion plus tard, le voici sur l’île de son père décédé depuis peu. Muni d’un appareil photo et d’un peu d’argent, le voici débarquant une île qu’il ne connait pas. Un pas après l’autre, une rencontre mystérieuse, il s’engage dans une aventure initiatique qu’il aura du mal à oublier. De rencontre à rencontre, de boulots éreintants à de rudes escapades, Tom se cherche, se trouve, expérimente et ouvre son cœur à la liberté et au bonheur.

 

Un roman initiatique émouvant et éprouvant. Une quête dans la profondeur de l’âme humaine. Un roman embarquant où chaque mot est pesé pour toucher en plein cœur le lecteur. Une balade exotique où les couleurs explosent le banal des grandes villes, où le bruit assourdissant devient une comptine et les amitiés des piliers indestructibles. Entre méditation, travail et exploration Tom s’épanouit dans cette vie rustre et s’affranchit des liens de monde moderne. Liberté et bonheur, un duo qui peut parfois jouer des tours, plongeant Tom dans des situations périlleuses.

 

J’aime beaucoup les romans initiatiques, ces épreuves à endurer pour devenir un homme ou une femme fidèle à ses valeurs. Cette ouverture vers d’autres possibilités. Celui-ci est teinté de paragraphe sur le développement personnel, notamment en ce qui concerne la méditation et ce qui s’en rapproche. Ce qui est intéressant dans ce genre de lecture, est la manière dont on envisage de se projeter dans cette aventure et/ou ce que l’on en retient. Chaque aspect de l’histoire raisonne en nous, avec nos failles, nos blessures et nos qualités, soit on en sert pour développer nos capacités et/ou soit on les abandonne car il ne nous correspond pas.

 

J’ai vraiment été charmée par cette lecture, même si dans la manière, les messages véhiculés, ne s’accorde pas à mes principes et objectifs. Une plume entraînante, joviale et poétique qui s’infiltre tout au long de la lecture et qui m’a portée vers un étonnant final qui la conclut à merveille. J’ai été séduite par les décors exotiques, la complexité de l’homme et la façon dont Tom choisit de faire face à tous les aléas en s’appropriant le meilleur pour mieux s’élever spirituellement et atteindre ses objectifs. Une lecture forte intéressante par tous les détails (autour de la méditation et spiritualité) et les descriptions. Si vous êtes fan de ce genre de lecture, alors je ne peux que vous le conseiller.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… l’univers de Julian Baurges.

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LES TABLES DU DESTIN, tome 1 de Aude Félix.

 

[ ROMAN AVENTURE – Nouveauté 2019 ]

IGGYBOOK

631 pages

Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

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Lu dans le cadre du RDV #MonMarathonIndé de juin

 
Le résumé :
Maladroite et un peu fofolle, Mia Fayet possède un sacré crochet du droit dont elle aime abuser. C’est dans le sud de la France qu’elle a repris la boutique d’antiquités de son oncle. Sa vie se résume à un petit cercle d’amis, une mère insupportable et un ex fiancé potentiellement cancérigène. Jusqu’au jour où elle découvre dans l’un de ses tiroirs, une tablette en or gravé d’un langage aussi vieux que l’humanité. Une tablette au pouvoir étrange qui réveille ses intuitions depuis longtemps assoupies et des souvenirs oubliés. Sans compter sa rencontre fortuite avec Matteo Scalabrino, un italien au passé sombre qui suscite en elle une vague impression de déjà-vu et une bonne dose d’exaspération. Coïncidence ou simple hasard, le moment est venu de partir en quête de la vérité et découvrir bien plus que ce qu’elle cherche.
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Un aigle, des dons, un oncle aimant et mystérieux, un frère jumeau aussi attachant que détestable, un amoureux un brin trop protecteur, des secrets, une prophétie et la révélation. Voici la vie de Mia Fayet. Jeune antiquaire qui se passionne pour l’ancien temps et les belles choses, elle a repris la boutique de son oncle. Détruite par la vie qui a apporté son lot de désolation et d’amertume, Mia s’est épanouie auprès d’une bande de potes anglais. Elle a su se construire une nouvelle famille à Durham. Aussi hétéroclite que déjantée, cette famille va la suivre dans une aventure trépidante où danger, secrets et révélations feront de leur quotidien un véritable enfer.

 

Cette lecture a été une agréable surprise. Ne vous fiez pas à la couverture qui même sublime cache un sacré petit bijou. LES TABLES DU DESTIN a à la fois un brin de DA VINCI CODE, un zeste de L’ALCHIMISTE, un enrobage à l’italienne que l’on croque avec envie et une pincée d’humour à la Bridget Jones. Impossible que je ne succombe pas à cette lecture. Une héroïne aussi attachante qu’attachiante. Une Mia un peu fleur bleue mais colle son poing dans le premier qui ose l’embêter. Une Mia romantique mais qui ne sait plus où donner de la tête. Une Mia passionnée dans ce qu’elle fait. Une Mia un peu trop gentille mais qui ne mâche pas ses mots. Une Mia maladroite mais qui est capable de supporter des souffrances innommables. Une Mia philosophe et grande moralisatrice quand elle ne succombe pas à des beaux yeux. Une Mia, une femme dans toute sans splendeur. Une héroïne qui ne veut pas l’être. Une héroïne embarquée dans une aventure qui ne lui incombait pas mais qu’elle se doit de mener jusqu’au bout. Une héroïne curieuse, combattante et une main sur le cœur. Mia a su me subjuguer par cette fougue dont elle déborde, par cette simplicité qui transparait dans son comportement. Elle est un paradoxe à elle seule. Un paradoxe merveilleux qui m’a fait passer de l’éclat de rire à la colère. C’est une boule d’émotions qui éclate ici et là. J’ai été bien incapable de rester stoïque face à ce phénomène. Et quand Matteo fait son apparition, alors là, c’est une sacrée explosion.

 

Matteo en bel italien qu’il est, ne passe pas à la trappe et se la joue macho à gogo. Caricature parfaite, un brin poilante ou horripilante en fonction de la situation. Matteo n’a rien à envier : une aura dangereuse, des yeux mitraillettes, une poigne d’enfer, un caractère à l’image de l’homme de Cro Magnon, un entêtement sans borne et adepte des baisers brûlants. Vous l’avez compris, Matteo ne laisse pas insensible dans le bon ou mauvais sens. Matteo se retrouve malgré lui dans une affaire qui ne le concerne pas. Mais pour comprendre et pour protéger la belle, il se doit d’être présent malgré les aléas qu’il va trouver sur son chemin.

 

Les personnages secondaires (les amis de Mia) sont les piliers dans cette épreuve. Très différents des uns et des autres par leur caractère ou leur opinion, ils s’entraident même si les coups de gueulante sont omniprésents. Chacun apporte leur pierre à l’édifice.

 

Et l’intrigue n’est pas en reste ! Aude Félix prend son temps pour l’installer, égrenant ici et là les informations utiles pour me captiver. Elle se construit sans précipitation tout en insufflant un intérêt obnubilant. Entre passé et présent et les différents protagonistes, Aude Félix joue avec malice avec mes nerfs et ma curiosité. Petit à petit, les rebondissements s’enchaînent, et les péripéties fleurissent davantage conférant peu à peu un rythme d’enfer.

 

J’ai eu très peur au début par le pavé que représentait cette lecture. J’ai eu peur de ne pas accrocher, de trouver des longueurs et de m’ennuyer. Et pourtant, je suis ravie que tous mes aprioris soient tombés à l’eau ! Une plume efficace qui captive dès le départ, un environnement où le mystère m’a séduite, des personnages improbables et me voilà totalement scotchée. Des chapitres courts et un rythme effréné, et j’ai avalé le roman d’une traite. Et au bout des 600 pages j’en voulais encore !

 

LES TABLES DU DESTIN m’a littéralement séduite. Ce premier tome pose des bases essentielles pour la suite. L’autrice prend le temps de nous faire connaître ses personnages et de les inscrire dans le temps. L’intrigue est captivante et parfaitement menée. Quelques questions demeurent sans réponse mais pour mieux les apprécier par la suite.

 

Je suis totalement mordue !

 

#Esméralda


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… l’interview de Aude Félix.

… vers le site de IggyBook.

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Nous rêvions juste de liberté d’Henri Lœvenbruck

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Littérature française – livre paru le 29 mars 2017

Editions « J’ai lu »

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5 mention « coup de cœur »

 

Résumé : « Nous avions à peine vingt ans, et nous rêvions juste de liberté. » Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paye cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road movie fraternel et exalté.

 

Mon avis : Voilà un petit moment que j’entendais parler d’Henri Lœvenbruck. Comme j’avais envie de changements d’univers livresque, je me suis décidée à emprunter ce roman, dont le quatrième de couverture m’intriguait beaucoup. Autant vous le dire tout de suite, je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai pu ressentir au cours de cette lecture !!

Nous suivons dans ce roman la vie d’Hugo, surnommé Bohem. De ses années lycées à ses années de motards, Bohem va vivre des aventures inattendues avec ses amis, des expériences inouïes, parfois violentes mais toujours dans un même but : être libre !

Hugo est un élève turbulent vivant à Providence. Arrivé dans un lycée privé, il fait connaissance de Freddy et ses amis, Alex, dit la Fouine, et Oscar, surnommé le Chinois. Ensemble, ils vont déconner et ils vont devenir motards. Mais un jour, Bohem décide de prendre la route ; Freddy ne le suit pas, les autres oui. A partir de là, un incroyable road-trip va commencer pour eux.

Comment ne pas trop en dire tellement ce voyage est incroyable !! Au cours de ce dernier, les jeunes hommes vont repousser leurs limites et ils vont tous chercher des réponses à leurs questions. Ils vont aussi se rendre compte que l’amitié ne se mesure pas de la même manière pour tous et qu’aucun acte n’est jamais innocent. Ainsi, à leurs côtés, on tremble, on rit, on est parfois écœurés mais surtout, on rêve un peu de cette vie sur les routes.

Dans ce roman, Henri Lœvenbruck nous raconte ce voyage avec une justesse incroyable et j’avais vraiment l’impression d’être aux côtés des Spitfires. J’ai beaucoup appris sur le monde des Bikers, qui est un univers sombre et très codifié. J’ai aimé la loyauté qui pouvait se dégager de cet état d’esprit mais j’ai aussi constaté que même dans ce milieu, il y a des menaces qui font tout voler en éclat. Certains ont pu trouver cette histoire lente, personnellement, j’ai beaucoup apprécié le rythme, au côté de Bohem et de sa bande, leurs quêtes, leurs espoirs et leurs désillusions. La fin m’a scotchée, je ne m’attendais pas à la claque ressentie en lisant les dernières lignes. Alors oui, je le dis, ce roman est un incontournable pour tous les amoureux de liberté mais aussi de belles histoires de vie.

Pour conclure, « Nous rêvions juste de liberté » est un roman sombre mais surtout un roman initiatique qui raconte la quête de Bohem et ses amis. Laissez-vous emporter par cette histoire unique, venez plonger dans l’univers des Bikers et constatez par vous-même à quel point la liberté, parfois, elle coûte cher !

 

liens utiles

Retrouvez l’univers de l’auteur sur son site officiel
Retrouvez aussi ce roman sur le site des éditions « J’ai lu »
Retrouvez aussi ce roman sur Amazon

RDA mon amour : Autant en emporte le mur de Jean Emelina.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]

LIBRINOVA

243 pages

Ma note : 4/5

Lu dans le cadre du rdv #MonMarathonIndé de juin

Lien Kindle

 
Le résumé :
Michel Lombard, vieil universitaire niçois cabossé, retrouve dans un tiroir, 37 ans après, une photo prise à Iéna, en RDA, en 1981, au cours d’une de ses missions d’enseignement. Remonte alors, violent, amusé, amer et éblouissant le souvenir de ses pittoresques voyages de l’autre côté du rideau de fer, au temps de la guerre froide. Il est tombé à la fois sous le charme inattendu d’un pays rébarbatif, de ses étudiants enthousiastes et des beaux yeux noirs de Mélodie. Petit flirt d’été ? En fait, amour fou de haut péril, plein de ravissements, de mélancolies et d’orages, qui lui rappelle son premier amour de seize ans. Et cet amour, nourri de chimérique, persistera dans l’attente et le rêve, malgré les obstacles et les absences, jusqu’à la chute du Mur et au-delà. Il sera sauvé par l’écriture. Double expérience amoureuse et politique, intense et vibrante, vécue à cinquante ans avec un coeur de seize ans, confrontée à l’usure des coeurs, du Temps et de l’Histoire.

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Voici un récit romanesque d’un autre temps. Frontière flou entre réel et fiction, Jean Emelina narre une histoire où les cœurs sont foudroyés sur place et ébahis ou consternés par ce monde qui n’est plus.

 

Michel Lombard se souvient de ce temps où les révolutions se gagnaient à coup de pavés et où l’avenir s’effilochait à coup de pioches. Un mur que je n’ai pas connu, à quatre ans comment se rappeler, symbole d’une guerre froide qui se réglait à coup d’intimidation. Michel Lombard est tombé dans la soupe « RDA » en 1981. Une proposition d’échange, une hésitation et les mots qu’il faut pour sauter le pas. Un parcours du combattant, un avion, une gare désuète et épique, un train et l’Iéna. Paysage bucolique, marché d’un autre temps régi par le prolétariat. Michel Lombard pose un regard intéressant sur cette RDA et nous décrit tout ce qui l’a captivé. Et puis il y a cette Mélodie, une madone. Une aura subjuguante, éblouissante et captivante. Michel Lombard en devient raide dingue. Mais rien n’est simple en RDA et tombée amoureux de son étudiante n’est vraiment pas recommandée. Mélodie devient alors le centre d’intérêt des folies d’un homme aimanté par cette prestance. Les années défilent et le mur est abattu, peut-être le moment est enfin venu de vivre cette histoire comme il se doit ?

 

Jean Emelina m’a plongée dans une histoire passionnante entraînée par une plume sensationnelle et nerveuse qui avec honnêteté, humour, désarroi et volupté retrace la petite histoire dans la grande Histoire. Un récit romanesque charmant où les petits détails politiques et sociétaux font de cette Histoire une fenêtre ouverte sur cette RDA. La partie politique est judicieuse et surtout accessible à tout le monde. J’ai pu approfondir quelques notions par des recherches sur internet. J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Une plume entrainante et un sujet captivant, il ne m’en fallait pas davantage pour succomber.

 

#Esméralda

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