Chaman de Maxence Fermine.

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[LITTERATURE FRANCAISE – Nouveauté 2017]

Editions Michel Lafon

Service presse

 

 

 

 

Je remercie les éditions Michel Lafon pour leur confiance et le service presse via Netgalley.

 


 

Résumé :

 » Le jour où Richard Adam comprit qu’il n’avait qu’une vie, il n’avait jamais été si proche du ciel.  »
Charpentier sur les immenses tours d’acier de Duluth, dans le nord des États-Unis, Richard Adam n’a jamais oublié le sang indien qui coule dans ses veines. Mais le retour sur sa terre natale pour enterrer sa mère va le plonger dans un monde dont il n’aurait jamais soupçonné l’existence.

 


 

Mon avis :

Ce genre de résumé a tout pour m’attirée et cette couverture a juste ce qu’il faut pour attiser la curiosité. A première vue d’excellent ingrédients qui promettent une lecture forte intéressante !

Je découvre pour la première fois cet auteur. Maxence Fermine est connu pour son roman « Neige » (1999) et sa talentueuse plume.

Richard Adam est le fruit d’une rencontre « interraciale ». Sa mère, indienne et son père, un blanc qui s’enfuit à la première occasion. Richard Adam apprend la dureté de la vie très jeune : sa mère est son seul point de repère dans une famille où ils sont rejetés pour avoir aimer l’interdit, l’oppresseur. Suite au décès de sa mère, Richard Adam ne se voit pas bafouer les dernières volontés de cette dernière. Même si l’hésitation est très présente, il prend le chemin de la réserve qui a banni sa mère.

Dans sa vieille voiture, il s’en va à la rencontre d’une communauté revêche et possédée par les vices de la modernité. Il retrouve une de ses tantes qui vit avec une flopée de gamins. Dépendante d’un commerce équitable mais pas loyal, elle survit au sein de cette réserve qui maudit tout ce qui se rapporte de loin ou de près à la société envahisseuse ! Richard Adam va découvrir les travers, les espoirs, la rage et la dévotion pour un art de vivre qui disparaît. Tout au long de ce périple, il se découvre une véritable identité et une place précise dans l’univers en mouvement.

Ce roman est surprenant par sa dimension spirituelle et par ces personnages qui ont une aura de prestance. Ils ont cette présence naturelle qui vous captive instantanément. Ce livre relate de faits marquants de l’histoire des Amériques (Bufallo Bill…). Maxence Fermine nous les fait vivre au travers des songes de Richard Adam ou par des citations introduisant chaque chapitre. Ce roman fourmille d’informations sur cette communauté qui allie la vie à la nature ! Ce roman porte le devoir de mémoire par le biais d’une aventure exceptionnelle, une initiation qui aboutiront à la révélation.

Je frôle le coup de cœur pour la simple et bonne raison que j’ai eu du mal à me contenter du si peu de nombres de pages. J’aurai aimé que ce livre ne s’arrête pas, beaucoup de plus de développements et d’approfondissements. J’ai bien compris que ce n’est pas l’objectif de l’auteur et c’est avec un énorme pincement au cœur que j’ai fini ce roman.

« Chaman » est sensationnel par son univers et ce qu’il représente : entre déchirure et devoir. La plume de Maxence Fermine dans sa simplicité poétique, arrive a nous transmettre tout un tas d’émotions et de valeurs !

 

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Le mal des ardents de Frédéric Aribit.

 

[LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2017]

Éditions Belfond

Service presse.

 

 

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Résumé :

Entretenir le feu sacré sous peine d’être enterré vivant.

On ne rencontre pas l’art personnifié tous les jours.

Elle est violoncelliste, elle dessine, elle peint, fait de la photo. Elle s’appelle Lou. Lorsqu’il tombe sur elle, par hasard, à Paris, c’est sa vie entière de prof de lettres désenchanté qui bascule et, subjugué par ses errances, ses fulgurances, il se lance à la poursuite de ce qu’elle incarne, comme une incandescence portée à ses limites.

Mais le merveilleux devient étrange, et l’étrange inquiétant : Lou ne dort plus, se gratte beaucoup, semble en proie à de brusques accès de folie. Un soir, prise de convulsions terribles, elle est conduite à l’hôpital où elle plonge dans un incompréhensible coma. Le diagnostic, sidérant, mène à la boulangerie où elle achète son pain.

Quel est donc ce mystérieux  » mal des ardents  » qu’on croyait disparu ? Quel est ce  » feu sacré  » qui consume l’être dans une urgence absolue ?

Il va l’apprendre par contagion. Apprendre enfin, grâce à Lou, ce qu’est cette fièvre qui ne cesse de brûler, et qui s’appelle l’art.

 


Mon avis :

Je ne pensais pas que cette lecture m’aurait chamboulée à ce point ! Elle m’a prise aux tripes et ne m’a plus lâchée. C’est une histoire bouleversante qui chavire les lecteurs sur son passage.

Lui est prof de lettres désabusé face à incongruité de son travail, de sa passion. Les mots plus personnes ne les écoutent et encore moins les jeunes, adeptes des acronymes qui ne signifient plus rien. Perdu dans ses mots, il ne survit que dans cette bulle utopique enchantée par la présence merveilleuse de sa fille. Lui, un peu fou, de mettre inlassablement une étiquette « tu fais parti des…% de… », ce mal le rongeant et le consolant dans cet univers aussi insipide.

Elle, Lou, femme libre, femme rêveuse, femme extraordinaire qui par un jour de désinvolture vient l’embrasser dans cette rame de métro pourri. Elle est le feu qui libère , qui fait fantasmer et qui émerveille. Une aura transcendante sur laquelle ses yeux ne peuvent plus s’en détacher. Elle va lui apprendre l’amour, celui où les frontières n’existent plus. Celui qui rend plus grand. Celui qui marque au fer rouge pour l’éternité. Elle incarne le jour et la nuit où les possibilités sont nombreuses et inépuisables. Dans cette folie lui, oublie l’image qu’il s’est forgée. Anéantie, son véritable, lui, éblouit. Un homme qui devient homme devant sa beauté.

Leur rencontre est explosive ! Inédite ! Envoutante ! Une union démesurée ! Ce roman porte l’amour au dessus de tout. Le soleil, les nuages, le vent, les couleurs, le gout, le toucher, l’odorat, les sons…tous sont magnifiés. Le chef d’œuvre de la vie ! Mais le mal n’est jamais bien loin. Silencieux, il ronge peu à peu la chair humaine, la quintessence de la vie.

Subjuguée par la thématique du livre, elle m’a permise d’apprendre un pan de l’histoire humaine : celui ou mysticité et religion se mêlent.

J’écris cet article en écoutant « La pathétique de Tchaikovky » (qui bien évidemment je ne connaissais pas). Cette symphonie est maintes fois citée dans ce roman et je comprend pourquoi. L’histoire, les héros et l’ensemble vivent en parfaite harmonie avec cette symphonie. Comme s’ils se mouvaient au grès des violons, violoncelles et autres instruments nobles. Tout en écoutant, je retrouve toutes les émotions qu’à voulu transcrire Frédéric Aribit : la volupté, l’amour, l’espoir, la joie, la passion, les doutes, les pleurs, la tristesse, l’euphorie, la volonté, la déchirure…

La plume de Frédéric Aribit est juste sensationnelle et magnifique. On y ressent tout l’amour pour la langue française. Des phrases immensément longues donnant un rythme particulier à la lecture. Il est vrai que je ne suis pas du tout habituée à ce genre de syntaxe. Mais c’est tellement plus wouahhh. J’en perds mes mots !

« Le mal des ardents » est amoureusement, musicalement, passionnément et irrévocablement un livre à découvrir !

 

Langue de Lou hostie sacrement de son corps plongé dans rouge les baisers les mains qui courent étalent la folie le désir la peinture sur la peau les feuilles et par dessus les toits mélangent leurs jaunes de soleil et de feu elle couchée sur le ventre maintenant ouverte aux torrents noir qui s’abattent depuis l’horizon jaune de sa nuque jusqu’à son dos son cul ses jambes ses pieds rouge le coup de pied rouge la plante des orteils avalés ma main mangée par son triangle et les doigts noir mon sexe englouti dans sa rouge flamme liquide elle m’embrasse encore à pleine bouche et le vert de ses yeux fait sauter les couvercles noir l’anémone de ses cheveux sur mon nombril de corail et je rouge je jaune je noir en même temps son visage plein d’eau elle m’embrasse encore dans la mer badigeonnée des feuilles où nous perdons pied mais sa main encore jaune mais sa langue aussi noir mais son sexe rouge immense son sexe rouge rouleau désaxé qui étale et répand sur ma peau se constellation noir de pigments ses sucs jaune de couleurs où nos corps se dissolvent rouge et elle monte ne moi comme un océan jaune sur moi ses cheveux explosent à califourchon noir dans le buvard absorbé de l’espace et j’entre alors en elle comme on rouge et nos mains serrées suintent la même salive chromatisée sa voix maintenant dans les marteaux rouge de nos sexes qui frappent le tempo noir elle va parler elle parle de sa voix d’oracle de sa voix de nuit des temps et de jaune bonbon sucé elle dit

 

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Tout savoir sur Frédéric Aribit sur le site des éditions Belfond !

« La pathétique de TCHAIKOVSKY »

Jules de Didier Van Cauwelaert

Jules

Littérature française – Paru en édition poche le 22 mars 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

Résumé : « À trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide, c’est une catastrophe. Et en plus on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi, mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu’une obsession – la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur. »

Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l’énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d’aveugle.

 

Mon avis : Voilà le type de lecture que j’adore ! De prime abord, je ne me serais jamais tournée vers ce livre de moi-même. Tout d’abord, je dois dire que la couverture n’est pas terrible, même si elle reflète l’histoire qu’on va lire. Le résumé ? Il est pas mal mais sans plus…. Et pourtant, sans les conseils avisés d’une amie passionnée de lecture, je serais passée à côté d’un trésor !!

Dans ce livre, nous faisons connaissance avec un chien d’aveugle qui tombe en dépression suite à l’opération de sa maitresse, Alice, qui permet à cette dernière de retrouver la vue. Jules, c’est le prénom du chien, se sent donc inutile et ne sait pas comment gérer cette nouvelle situation…  Lorsque sa maitresse le confie à l’association en charge de la gestion des chiens d’aveugle, cependant, c’est le drame ! Adopté par un maitre tyrannique, Jules s’enfuit pour retrouver Zibal, ou M.Macaron, avec qui il a fait connaissance avec Alice juste avant l’opération de cette dernière. Après une entrée tonitruante dans sa vie, Jules va se donner un objectif : rassembler Alice et Zibal.

Alice est une jeune femme qui a perdu la vue suite à un accident. Bridée et handicapée pendant des années, elle va reprendre sa vie en main en même temps qu’elle recouvre la vue. Forcément, elle va beaucoup s’interroger mais son cheminement est intéressant à suivre. Quant à Zibal, c’est un vendeur de macaron le jour et un scientifique la nuit. Suite à une histoire de cœur qui a mal tourné, il s’est retrouvé du jour au lendemain sans rien. Néanmoins, ne perdant pas l’espoir de faire une découverte scientifique d’importance, Zibal dépose des brevets à tour de bras, dépensant ainsi au fur et à mesure toutes ses économies. C’est un original qui a eu un véritable coup de foudre pour Alice et qui désespère la revoir un jour. Le retour de Jules dans sa vie sera un signe du destin à ne pas laisser passer.

Ce roman est vrai feel-good comme je les aime. L’écriture de l’auteur est simple, efficace et addictive. On est rapidement pris dans l’histoire et l’écriture à deux points de vue est un vrai plus. On suit ainsi nos deux protagonistes dans leur quête. J’ai trouvé également original que le personnage central soit un chien, qui plus est un chien d’aveugle. C’est un bel hommage à ces animaux. Je ne connaissais pas du tout Jules Van Cauwelaert mais je pense que je vais me lancer sous peu dans la lecture d’un autre de ses romans. De plus, j’ai appris que « le retour de Jules » était sorti….. alors pourquoi ne pas me laisser tenter ?

 

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Retrouvez Jules sur le site de « Le livre de poche »

Entre mes mains le bonheur se faufile d’Agnès Martin-Lugand

entre mes mains le bonheur se faufile

 

Littérature française – Sortie le 7 mai 2015

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s’échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son cœur apaisé. Jusqu’au jour de l’explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse.
Alors elle déchire le carcan et s’envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l’égide autoritaire de l’élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l’exubérance du Paris mondain.

 

Mon avis : Même si j’avais apprécié ses deux autres romans, j’ai longuement hésité avant de lire celui-ci. La raison ? Le thème ne m’inspirait pas plus que ça…. J’ai finalement profité de mes vacances pour me lancer. Croyez moi ou non, j’ai de nouveau été frappé par le « syndrome Agnès Martin-Lugand », c’est à dire une incapacité à quitter le canapé avant de connaitre le dénouement de ce roman !!

                Ici, nous faisons connaissance avec Iris, une femme qui vivote en province. Elle travaille dans une banque et est mariée avec un médecin qui fait des horaires à rallonge. Lors d’un repas de famille, elle apprend que ses parents lui ont volé son rêve : intégrer une école pour devenir couturière. Ni une, ni deux, elle reprend son destin en main et décide de partir sur Paris pour suivre une formation de couture. Là-bas, tout son équilibre va être bouleversé tandis que Marthe et Gabriel vont modifier sa façon de vivre.

                J’ai beaucoup aimé le personnage d’Iris. Une trentenaire qui décide de dire « non » à un quotidien qui ne lui convient pas, j’ai trouvé ça très courageux. J’ai trouvé son mari faible et il représente tout ce que je déteste chez un homme en faisant tout pour ne pas soutenir son épouse. Gabriel et Marthe sont mystérieux et on en apprend plus sur eux tout au long du roman.

                Encore une fois, Agnès Martin-Lugand réussit donc son pari en nous offrant une leçon de vie. L’écriture est addictive et on suit Iris dans sa quête du bonheur et dans ses interrogations. C’est une histoire qui, une nouvelle fois, nous permet de brosser une large palette d’émotions et qui devrait vous faire vibrer, pleurer mais aussi sourire. Pour finir, profitez de vos vacances pour vous plonger dans la vie d’Iris et venez constater que le bonheur ne tient souvent…qu’à un fil !

 

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Retrouvez l’univers d’Agnès Martin-Lugand sur le site des éditions Pocket

La vie est facile, ne t’inquiète pas d’Agnès Martin-Lugand

la vie est facile

 

Littérature française – Sortie en poche le 2 juin 2016

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : Rentrée d’Irlande, Diane est bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de son ami Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire. C’est là, aux « Gens heureux lisent et boivent du café », son havre de paix, qu’elle rencontre Olivier. Il est gentil, attentionné, et, surtout, il comprend son refus d’être mère à nouveau. Car elle ne peut se remettre de la perte de sa fille.

Bientôt, un événement inattendu va venir bouleverser les certitudes de Diane quant à ses choix, pour lesquels elle a tant bataillé.

Aura-t-elle le courage d’accepter un autre chemin ?

Mon avis : très frustrée à la fin de la lecture de « les gens heureux lisent et boivent du caf », je me suis précipitée chez ma libraire préférée qui, heureusement pour elle, avait le roman dans ses bibliothèques. Une fois acheté, je me suis plongée avec plaisir dans ce roman que je n’ai pas lâché avant de l’avoir terminé.

On retrouve Diane, qui a repris sa vie en main, la gestion des « Gens heureux lisent et boivent du café » et qui, au cours d’une soirée rencontre Olivier. Diane semble de nouveau croire au bonheur et elle s’y autorise. Cependant, un évènement va venir tout perturber et elle va devoir retourner en Irlande pour soutenir un de ses amis (je ne vous donne aucun indice). Retourner là-bas va raviver des souvenirs mais aussi rouvrir la porte à des sentiments qu’elle pensait avoir enfoui.

Encore une fois, j’ai beaucoup aimé Diane, sa manière de faire face et surtout sa volonté de faire au mieux pour tout le monde. Par moment, on a juste envie de lui dire de lâcher prise…. Mais c’est Diane !! Olivier, son nouvel amoureux, est très patient et il va être une des pierres qui va l’aider à reprendre définitivement sa vie en main. J’ai également adoré retrouver Gabriel, toujours aussi déluré et fatigant par moment ! Mais n’est-ce pas le rôle des meilleurs amis d’être comme cela ? Enfin, la « famille » irlandaise m’avait manqué et j’étais heureuse de les revoir ici.

Comme dans le premier, j’ai beaucoup pleuré mais aussi ri et ai été émue pendant cette lecture. Agnès Martin-Lugand nous emporte une nouvelle fois dans son histoire. Je ne peux pas trop vous en dire car cela vous gâcherait la surprise au cours de la lecture. Sachez juste que vous n’êtes pas au bout de vos surprises et que l’auteure ne nous épargne pas sur les rebondissements. Un incontournable à ne pas laisser passer !

 

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Retrouvez l’univers d’Agnès Martin-Lugand sur le site des éditions Pocket

Retrouvez ma chronique pour « Les gens heureux lisent et boivent du café » d’Agnès Martin-Lugand

Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

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Littérature française – Sortie le 5 juin 2014

Editions Pocket

Lecture personnelle

 

Résumé : « Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.

Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

Mon avis : Ce livre m’a pendant longtemps fait de l’œil dans les rayonnages des librairies. J’aime beaucoup ce titre, qui représente un état d’esprit qui me correspond tout à fait. Ayant reçu ce livre pour mon anniversaire, je l’ai lu avec ma cousine dans le cadre de notre challenge lecture, catégorie « Feel-good » (et oui, car malgré le thème initial, vous allez voir que c’est un livre qui fait du bien).

Dans ce roman, nous faisons donc connaissance avec Diane, une jeune femme en deuil qui vient de perdre son mari et sa fille dans un accident de voiture. Pas du tout préparée à cette perte, elle perd tout goût à la vie et délaisse le café littéraire qu’elle avait monté avec son défunt mari, « les gens heureux lisent et boivent du café ». Heureusement que son meilleur ami, Gabriel, est là pour gérer le quotidien et lui maintenir la tête hors de l’eau ! Un jour, sur un coup de tête, elle décide de partir en Irlande. Son mari souhaitait y aller, pour lui rendre hommage et pour réapprendre à vivre, elle décide donc d’entreprendre ce voyage. Là-bas, elle va se retrouver dans une maison face à un certain Edward, personnage complexe et antipathique de prime abord, et elle va trouver du réconfort grâce à Abby et Jack, les propriétaires de la maison, mais aussi Judith, la sœur d’Edward.

Vous l’aurez compris, on est ici dans une histoire de famille et de reconstruction personnelle. Diane est une femme brisée. On la suit tout au long du roman et on souffre à ses côtés. J’ai été très touchée par son personnage et me suis vraiment attachée à elle. Quand à Gabriel, le meilleur ami, j’ai beaucoup aimé son côté protecteur mais aussi complètement déluré. Enfin Edward, je vous laisse le découvrir car c’est un homme complexe, torturé et son évolution ne pourra pas vous laisser de marbre.

J’ai adoré ce roman. La plume de l’auteure est ensorcelante car il est impossible de poser le livre une fois qu’on l’a ouvert. Lu en à peine vingt-quatre heures, j’étais très frustrée par la fin car Agnès Martin-Lugand nous laisse en plan. Heureusement, elle a écrit une suite dont vous trouverez la chronique dès demain sur le blog. Dans tous les cas, malgré le point de départ triste de l’histoire, je peux vous assurer que ce livre est un vrai feel-good car on referme le livre en ayant l’impression d’avoir aidé Diane dans son chemin de vie. Une pépite à ne pas laisser passer !

 

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Retrouvez l’univers d’Agnès Martin-Lugand sur le site des éditions Pocket

Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay

elle s'appelait Sarah

Littérature française – Sortie en 2007

Le Livre de Poche

Lecture personnelle

 

Résumé : Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.

Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais. Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.

Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans trente-quatre pays.

 

Mon avis : je me suis plongée dans ce livre par curiosité. Tout d’abord, il m’a chaudement été recommandé par des copines lectrices. Ensuite, passionnée d’histoire et intéressée plus particulièrement par les histoires autour de la 2nde Guerre Mondiale, le quatrième de couverture de ce livre ne pouvait que me faire de l’œil.

Je me suis donc laissée tenter…..et quelle claque ! Je vous préviens, ce livre fait partie de mes coups de cœur et des incontournables de la littérature française. Il mêle à la fois l’Histoire (avec un grand H), des secrets de famille et des cas de conscience auxquels nous pourrions tous être confrontés.

D’un côté, nous avons Sarah, une petite fille de 10 ans, juive, qui vit au cœur de Paris avec ses parents pendant la 2ème Guerre Mondiale. Dans la nuit du 16 juillet 1942, elle est raflée avec ses parents et emmenée au Vel d’Hiv. D’un autre côté, nous avons Julia, journaliste américaine mariée et vivant en France depuis de nombreuses années. Deux évènements vont venir bouleverser sa vie. Tout d’abord, elle va se voir confier un article sur la rafle du Vél d’Hiv, dont on n’a, pendant très longtemps pas parlé. Ensuite, son mari fait rénover l’appartement familial afin de s’y installer avec sa femme et sa fille. Mais cet appartement renferme de nombreux secrets qui vont ressurgir à cette occasion.

Julia est une femme comme on les aime. Journaliste passionnée, elle veut aller au bout de son enquête afin d’être le plus juste possible. Malgré les découvertes qu’elle va faire, elle ne lâchera rien et pour cela, elle m’a éblouie. Nous avons aussi la petite Sarah, dont la vie va être également déroulée sous nos yeux. On ne peut pas rester insensible au destin de cette petite fille raflée, comme tant d’autres à cette époque-là.

Ce livre est impossible à lâcher avant de l’avoir terminé. L’écriture de Tatiana de Rosnay, dont j’ai lu un bon nombre de livres, est une nouvelle fois fluide et addictive. Les pages se tournent toute seule et le mystère entourant la vie de Sarah nous tient en haleine tout au long du roman. Je vous préviens, le dénouement est fort et je vous conseille de garder la boite de mouchoirs à portée de mains. J’ai également adoré ce livre car historiquement, les faits relatés ont existé pour des milliers de familles juives. Ce livre est un outil de cette mémoire qu’il faut faire vivre et il est impossible de rester de marbre face à cette histoire.

Pour information, un film avec la merveilleuse Kristin Scott Thomas est sorti en 2011. Faisant l’impasse sur des éléments du livre, je l’ai cependant trouvé très bon et également très émouvant. A ne pas regarder un jour où on n’a pas le moral cependant.

 

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Retrouvez l’univers de Tatiana de Rosnay sur son site officiel

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