LE PISSEUX de Damienne Lecat.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]

Éditions ACADEMIA – Collection Évasion.

120 pages

Ma note : 5/5 mention « Incontournable 2019 »

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Le résumé :
Belle-doche, salope ! Eric, gamin sensible et intelligent, invective ainsi en secret sa belle-mère qui ne rate pas une occasion de le maltraiter. Son père se voile la face, sa grande soeur Anne essaie de le protéger. Encore une qui va me faire chier ! Cinquante ans plus tard, Eric, misanthrope reclus dans son appartement, ne supporte ni Prune, sa nouvelle voisine qui essaie de s’immiscer dans sa vie, ni sa soeur qui l’entoure toujours de ses attentions. Un même personnage, une alternance de deux époques, un dénouement parallèle pour un drame psychologique caustique, non dénué d’humour et de poésie.

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Encore une qui va me faire chier, se dit Eric en la voyant par la fenêtre débarquer de sa vieille Kangoo garée en double file, les quatre clignotants allumés. Il n’a pas tort. Les seins à l’air, mais le cul presque invisible sous un large pantalon, une bonne femme dépose deux poufs, un narguilé et une plante verte qu obstruent l’entrée de l’immeuble, puis, sa,s la moindre gêne, elle s’en va au volant, sans doute à la recherche d’une place de parking dans le quartier. Elle revient à pied une demie-heure plus tard. Tout ce temps pour un simple créneau ! Le chat tigré qui passait par là a eu le temps d’exercer ses griffes sur le pouf de droite et de marquer son territoire sur celui de gauche, ce qui rend Eric presque guilleret. Elle vase marrer dans le quartier, la gamine !
(Premières lignes)
Eric depuis sa fenêtre côtoie le monde. Un monde qu’il dénigre et qu’il ose affronter à l’occasion de quelques sorties d’une absolue nécessité. Eric n’est pas agoraphobe mais les relations sociales l’horripilent. Il aime passer ses journées selon un rituel bien précis. Il aime vagabonder entre ses quatre murs. Chaque pas, chaque odeur, chaque grincement, chaque jeu de lumières, chaque élément à leur place précise lui rappellent des souvenirs douloureux. Eric n’a jamais su guérir ses blessures qui au fil des années l’ont emmuré dans un cercueil de rancœur, de haine, de colère et d’injustice. Il répudie les femmes, même sa sœur n’a pas droit à un traitement de faveur. Eric est un homme hautain, mal-aimable, détestable et goujat. Le portrait d’un parfait misanthrope. Un homme des cavernes, un ours mal léché, un grinch tout autant de comparaisons qui sont loin d’être à la hauteur de cet homme.

L’arrivée de la nouvelle voisine va bouleverser le quotidien bien rangé d’Eric. Un harcèlement bon enfant qui va ouvrir la boite de Pandore. Pour le meilleur, Eric va devoir se confronter à quelques vérités et découvrir une réalité macabre et pour le pire, peut-être, ouvrir son cœur. Le petit pisseux qu’il est n’a qu’à bien se tenir !

Damienne Lecat signe un roman où surprise et déconvenue vont de paire avec horreur et drame. Si dans un premier temps le personnage d’Eric à de quoi rebuter et horripiler, de fil en aiguille, le lecteur découvre les raisons qui ont amené ce petit garçon à devenir l’adulte du présent. Comme la madeleine de Proust, l’environnement proche d’Eric déclenche la résurgence des souvenirs. Entre passé et présent, le lecteur devient le témoin de cette vie insoutenable. J’ai ainsi pu comprendre cet homme, le rendant, pour l’occasion, attachant dans son désœuvrement, dans sa peine, dans cette blessure qui n’a jamais cicatrisée. Sans l’espoir, le grand Eric a perdu la foi dans l’avenir, vivant abattu dans sa coquille d’escargot. Damienne Lecat touche un sujet sensible. Elle l’aborde d’une manière que j’ai beaucoup apprécié : un ton grave et sobre emprunt d’une petite note de légèreté. Petit à petit, les éléments s’emboîtent pour parfaire un tableau où la tristesse prédomine et où les ombres anéantissent le peu de lumière qui reste. Damienne Lecat m’amène alors vers ce final inattendue qui lève le voile sur cette promesse.

J’ai été subjugué par la plume de Damienne Lecat. Une plume délicate qui met en valeur les tourments de l’âme. Une plume franche qui ose des mots crus et insensés. Une plume caustique et efficace. Ce drame psychologique m’a tenue en haleine tout au long des pages. Une lecture que je vous invite vivement à découvrir !

#Esméralda

 
Je remercie les éditions Academia pour leur confiance.

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… le site des éditions Academia.

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Alron Gems – Le bal des scorpions de Manuel Bénétreau

le bal des scorpions

Littérature blanche – livre sorti le11 juin 2018

Auto-édition

Service Presse – Prix des Auteurs Inconnus

Ma note : 3,5/5

 

Résumé : Alron Gems est le chasseur de pierres précieuses le plus célèbre, mais aussi le plus… mystérieux de la planète. Il n’en est pas moins un baroudeur prêt à jouer du coup de poing ou à utiliser les armes pour satisfaire ses riches et exigeants clients.

Alors, quand on lui confie la mission de retrouver le fameux collier du Bal des Scorpions et ses rubis inestimables, de réconcilier deux familles ennemies et de donner un avenir au Rajasthan, une des régions les plus pauvres de l’Inde, son sang ne fait qu’un tour…

Surtout qu’il prend pour nouvelle assistante, une jeune femme aux capacités hors normes, choisie depuis longtemps pour des raisons secrètes, et qui va vivre là une première expérience très mouvementée.
Entourés par une « drôle » d’équipe, ils vont se confronter à des forces politiques, économiques et religieuses prêtes à tout pour les arrêter.

Et nous permettre d’entrer dans les coulisses d’un monde envoûtant mais souvent impitoyable, celui des gemmes et de la joaillerie de luxe !

 

Mon avis : Lors des présélections pour la session 2018/2019 du Prix des Auteurs Inconnus, dans la catégorie « littérature blanche », les premières pages de ce roman m’avaient bousculée. Je me suis donc lancée avec enthousiasme dans ma lecture, qui n’a malheureusement pas répondu à toutes mes attentes.

Au début de ce roman, Carole va passer un entretien d’embauche dans l’entreprise d’Alron Gems, un chasseur de diamant réputé et mystérieux. Dès son embauche, Carole comprend que sa vie ne sera plus jamais la même. En effet, avec son nouveau patron, elle va découvrir un aspect du métier palpitant mais aussi effrayant. De l’Inde à la Turquie, en passant par Londres ou Hong-Kong, la chasse au « collier du bal des scorpions » est lancée !

Pour les besoins de son nouvel emploi, Carole va devenir Lia. Entière, dévouée, compétente et courageuse, Lia est une jeune femme pleine de ressources et qui sait ce qu’elle veut. Sa relation avec Alron va évoluer au fil de l’histoire et des rebondissements qu’ils vont vivre ensemble. Ce dernier est très mystérieux mais on découvre, peu à peu, son histoire et les raisons pour lesquelles il agit comme cela. Passionné par son boulot, il ne laisse rien au hasard et sait s’entourer des meilleurs. Leur duo fonctionne très bien et la confiance mutuelle qu’ils se font est plaisante à voir.

Au niveau du style, je dois avouer que ce roman est très dynamique. La plume de l’auteur est vive et nous laisse peu de répits tant les rebondissements auxquels sont confrontés les protagonistes sont nombreux. Malheureusement, j’ai parfois eu l’impression qu’il leur arrivait trop d’épreuves et je n’ai pas été vraiment embarquée dans le périple qu’ils vivent. J’ai également regretté, par moment, le manque de sensations lors de ma lecture. En effet, autant les scènes d’actions sont prenantes et, parfois, un peu angoissantes, autant les descriptions des lieux visités ou monuments découverts ne m’ont pas transportée et je n’ai pas eu ce parfum de voyages auquel je m’attendais. Néanmoins, je me dois de noter que l’auteur a, très intelligemment, ancré son roman dans la réalité, notamment en permettant  à certains personnages de rencontrer des personnes réelles. J’ai également beaucoup apprécié la mise en lumière d’un projet écologique qui permettrait d’apporter de l’eau dans les régions désertiques. L’idée décrite semble un peu folle… je me suis donc documentée et je me suis rendue compte que ce projet existe vraiment et est en cours d’implantation sur plusieurs continents. Merci à l’auteur de m’avoir permis de le découvrir.

Pour conclure, je regrette de ne pas avoir été plus embarquée dans la quête d’Alron Gems et du collier du bal des scorpions. Cette histoire, sans temps mort, a été une lecture plaisante mais elle m’a, un peu, laissée sur ma faim. Je n’ai néanmoins aucun doute sur le fait que les amateurs d’histoire d’aventure seront conquis et passeront un bon moment lors de cette quête incroyable.

 

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chroniqueur du pai                                                                     TAMPON_A_SUIVRE__4b9e4da25e7b3

Le temps qu’il nous reste de Francia Place

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Littérature française – Livre sorti le 24 mars 2019

Autoédition

Service presse

Ma note : 4,5/5 mention « incontournable 2019 »

 

Je remercie Francia Place qui m’a permis, via la plateforme Simplement Pro, de découvrir ce roman et me l’a confié en service presse.

Résumé : Que feriez-vous s’il ne vous restait plus que six mois à vivre ?

C’est la question que se pose Savannah quand elle apprend cette terrible nouvelle : que faire de ces six derniers mois ? Vivre à fond ou mourir tout de suite ? Elle n’en a aucune idée…

Ce dont elle n’a aucune idée non plus, c’est que ses amis ont décidé de prendre les choses en main.

Pour faire des six derniers mois de Savannah les plus beaux de toute son existence, et dans l’espoir qu’elle guérisse, en cachette ils lancent une cagnotte Ulule. Le but de cette cagnotte : réunir l’argent dont ils ont besoin afin de réaliser les rêves de leur amie. Très vite, le projet prend une ampleur considérable. Des milliers de personnes se joignent à leur cause via les réseaux sociaux. Des milliers de personnes qui vont les suivre dans cette course à la vie. Dans un ultime combat contre la mort…
Est-ce que cet élan incroyable d’amour, de soutien et de solidarité suffira à la sauver ?

 

Mon avis : A la lecture du quatrième de couverture, je me doutais que ce ne serait pas une lecture très joyeuse… finalement, je dois vous dire que ce livre m’a beaucoup surpris car je ne m’attendais pas à tout ce que j’ai ressenti.

Savannah est une jeune femme de 26 ans qui apprend qu’elle va mourir dans 6 mois. Elle partage cette douleur avec ses amis qui décident de l’aider à profiter de ses derniers mois en réalisant ses rêves. Grâce à un incroyable élan de solidarité, Savannah va vivre d’incroyables aventures avec ses amis.

Savannah est une jeune femme comme les autres, qui a ses amis et des parents qui l’aiment. Auto-entrepreneur, elle s’est construite seule et se rend compte lors du diagnostic de son médecin qu’elle n’a pas assez profité de la vie. Son groupe d’amis compte beaucoup pour elle et surtout, leurs différences fait leur force.

Ce livre est magnifique et la plume de Francia Place très efficace. En effet,  dès qu’on l’a commencé, on est transporté dans l’histoire de Savannah et de sa petite troupe. Je vous préviens, ce roman vous embarque dans un tourbillon émotionnel incroyable. En effet, on passe du rire aux larmes en quelques pages et on ne peut s’empêcher de poser, par moment, la liseuse pour s’interroger sur sa propre vie et ses choix. L’autrice met ainsi en lumière le thème du temps qui passe et de l’importance de la direction que l’on souhaite donner à notre existence. Bien souvent, on se laisse bercer par la routine du quotidien mais laissons-nous encore de la place à nos rêves ? Je vous laisse y réfléchir… Francia Place aborde également les thèmes de l’amitié et de la solidarité. Le lien qui unit Savannah et ses amis est incroyable et met en lumière l’importance de nos amis, famille de cœur, qui nous permet fréquemment de surmonter les épreuves de la vie. La note positive concerne la solidarité rendue possible par les réseaux sociaux. Dans ce monde qui paraît de plus en plus individualiste, on se rend compte que lors de gros drames, la solidarité existe toujours. Enfin, le pouvoir dans réseaux sociaux est également mis en avant, tout en subtilité, que ce soit dans le positif ou le négatif.

Pour conclure, vous l’aurez compris, je me suis régalée lors de cette lecture et je recommande chaudement cette lecture à tous ceux qui cherchent une belle histoire qui prend aux tripes. Venez suivre les aventures de Savannah et de ses amis et espérer, rêver, pleurer à ses côtés. Je vous préviens, cette lecture ne vous laissera pas indemne, émotionnellement parlant, mais vous ressortirez de celle-ci avec l’impression d’avoir vécu un beau moment de lecture.

 

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Simplement pro

NIQUE TA MÈRE LA MORT de Marion Lecoq.

 
[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]
ATELIERS HENRY DOUGIER – Collection Littérature
148 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Un homme, deux femmes, qui veulent être heureux ici et surtout maintenant. Alors nique ta mère le malheur et passe ton chemin…
Un homme, sauvage et solitaire, écorché par la vie.
La première fois dans sa jeunesse avec le rire perdu d’un frère.
La seconde fois par son métier, militaire.
Et une obsession, ce bruit incessant des hélicoptères.
Dans son monde rude et éprouvant, deux femmes surgissent, s’interposent.
Il y a Annette, la nouvelle voisine. Elle a un trou dans la gorge et une voix de robot, mais elle ne lâche rien et profite de chaque heure que la vie lui offre encore.
Et puis Nadège, la soeur de son pote FX, que la vie a chassée de son foyer et qui cherche un nouveau départ.
Une urgence les relie, peut-être la même, être heureux ici et surtout maintenant. Alors nique ta mère le malheur et passe ton chemin.

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Je marche vite, pour semer derrière moi le bruit des hélicoptères et le sourire de mon frère. Pour semer mes larmes et ma colère. Me purifier dans l’effort, dans le silence habité de la nature, dans la beauté minérale des aiguilles rocheuses.
J’aime le désert de cailloux de la dernière partie de la randonnée, moi qui déteste le désert de sable de mes missions. J’aime l’eau qui ruisselle et les petites fleurs coriaces qui poussent entre les pierres.
 
Déglingué et dézingué par la guerre et la mort, entre deux Opex, il tente de croquer la vie comme il se devrait. Lui c’est peut être ton voisin, ton cousin, ton frère, ton mari, ton père. Lui c’est tout ces hommes là, ce qu’ils représentent, ce qu’ils les unissent.

 

Minimaliste, intègre, soucieux, impulsif, téméraire, il court après une vie qu’il lui a été enlevée. Après cet espoir que tout aurait pu continuer comme avant. Il court après la mort, pour la narguer, lui faire une pichenette, la contrôler. La mort, une compagne bien trop sournoise qu’il tente de déjouer et d’apprivoiser. Le rire, la joie, la sérénité sont partis depuis bien trop longtemps. Désertion ! Se les réapproprier ? Pourquoi ? Dans quel but ? Et si cette réponse se trouvait dans l’inattendue, la solidarité, le respect, l’amitié, la folie que représentent Annette et Nadège.

 

Deux femmes, deux destins pas folichons mais deux envies de se battre pour prendre ce que la vie à de meilleur à offrir.

 

Ce roman court écrit dans un style direct sans froufrou et compagnie, a illuminé ma soirée de lecture. Une plume incisive, une trame dynamique et des émotions à la pelle et pas de demie-mesure. Des chapitre très courts (dans le style script) et une énergie débordante. Un rythme affolant où le temps à son importance. Pas de repos, le tempo assure la lecture. Un homme sombre qui se cherche, se perd dans les bruits d’ailleurs, se pose quelques minutes et tente d’écouter le silence de la vie qui ne vient pas . Une course effrénée contre le tic-tac de la montre où la trotteuse cavalcade comme une folle.

 

Marion Lecocq explore les sentiments humains, les décortique et les reconstruit dans le tumulte de la vie et de la mort. Une plume entrainante, intense et habile.

 

NIQUE TA MÈRE LA MORT délivre un magnifique message d’espoir. Une ode à la vie aussi simple qu’importante, un beau pied de nez à la mort.

 

Je fais faire demi-tour sec à l’Audi et je fonce dans l’autre sens. Le compteur monte, FX se marre, l’adrénaline se décharge dans mes veines. Je savoure. Je me sens vivant, vivant à en crever. Je voudrais continuer toujours tout droit, ne jamais m’arrêter, ne jamais redescendre. Je ferme les yeux.
 
#Esméralda

 

 
Je remercie les Ateliers Henry Dougier pour leur confiance.

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… le site des Ateliers Henry Dougier.

… l’univers de Marion Lecoq.

 

Chère mamie de Virginie Grimaldi

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Littérature française – livre sorti le 31 octobre 2018

Le livre de poche/Éditions Fayard

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « coup de coeur »

 

Résumé : Chère mamie,

J’espère que tu vas bien, et surtout que tu es assise. Il y a plus d’un an, j’ai commencé à t’écrire des petites cartes sur les réseaux sociaux. Des chroniques du quotidien décalées, rédigées en gloussant. Je ne m’attendais pas à ce que mes aventures deviennent un vrai rendez-vous… Alors une idée a germé : et si ces rires partagés devenaient utiles ? J’ai immédiatement pensé à l’association CéKeDuBonheur, dont j’aime la philosophie et l’engagement.

Dans ce livre, tu trouveras plein d’inédits. Des photos pour illustrer. Des grands bonheurs, des petits malheurs, de la vie. Tu m’as donné l’amour des mots, j’ai hâte que tu découvres ceux qui te sont destinés.
Gros bisous à toi et à papy, Ginie

 

Mon avis : Vous le savez, j’adore la plume de Virginie Grimaldi. Mais ce que j’aime encore plus, c’est la personne qu’elle est. En effet, j’ai eu l’occasion de la rencontrer à deux reprises sur des salons et je dois dire qu’elle est généreuse, spontanée et tellement attentionnée pour ses lecteurs. Lorsque j’ai entendu parler de ce livre, j’étais un peu mitigée, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Néanmoins, les choses de la vie ont fait que j’ai eu envie d’en savoir plus et je ne regrette pas du tout ma lecture !

L’autrice nous livre ici un recueil de lettres qu’elle avait posté sur son blog à destination de sa mamie. Ces clichés du quotidien sont souvent drôles, parfois émouvants mais toujours sincères. Ce que j’ai apprécié, c’est que cette lecture peut se faire en plusieurs temps, n’est pas forcément suivie et apporte immédiatement le sourire. Virginie raconte ses anecdotes avec un tel naturel, sans aucun filtre, qu’on ne peut qu’être emportée par cette lecture et se sentir proche d’elle.

Ce livre est un bel objet non seulement grâce au contenu des lettres mais aussi par leur présentation. En effet, au côté de chaque lettre, un polaroïd illustre ce qui est raconté et nous permet de nous représenter d’autant mieux certains lieux ou certains moments de vie.

La relation entretenue entre Virginie Grimaldi et sa grand-mère est intime, proche, bref une relation pleine d’amour et d’humour. Ce livre nous permet également de penser, le temps de notre lecture, à nos chères mamies et de réaliser qu’il ne faut jamais arrêter de leur confier nos petits secrets car elles sont souvent de bons conseils et elles ne sont, malheureusement, pas éternelles.

Vous l’aurez compris, « chère mamie » est une lecture coup de cœur qui m’a fait du bien au cœur et au moral. Venez découvrir les lettres rédigées par Virginie Grimaldi et rire, sourire à chacune de ses anecdotes. De plus, les bénéfices du livre sont reversés à l’association « CéKeDuBonheur » qui aide les services pédiatriques à améliorer les conditions de vie des enfants séjournant à l’hôpital, alors faites un geste pour les enfants et pour votre moral !

Souvenirs du salon de Brive 2018 où j’ai eu la chance de croiser Virginie Grimaldi et sa chère mamie.

 

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Retrouvez ici « chère mamie » sur le site du livre de poche
Retrouvez ici toutes les informations sur l’association « CéKeDuBonheur »

LE CRÉPUSCULE DES RONCES de Michel Philippo.

 
[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – 2018]
Éditions Marivole – Collection Marivole Romans
134 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Deux couples, deux histoires parallèles qui disent les trahisons, les échecs et les fêlures de nos vies ordinaires ; deux récits qui s’imbriquent et se superposent, témoignant par cette architecture de la tragique complexité des rapports humains. Lorsque l’illusion des amours éternelles se fracasse au mur du quotidien, lorsque les ruptures sont consommées sans retour, lorsque la défaite des corps vaincus ne peut plus être ignorée, peut-être reste-t-il alors le socle inébranlable de l’amitié que partagent Fanch et Mike, unis par leur soif de poésie et par le même regard désabusé et lucide porté sur le monde. Du Bruxelles de Tour et Taxi, au Lyon de la Croix Rousse, en passant par l’âpre beauté des Monts d’Arrée et des rivages d’Armor, c’est à la reconquête d’un impossible bonheur qu’ils vont se lancer, en cette ultime tentative d’échapper à l’absurdité de l’existence. La littérature, en dépit de tout, aura le dernier mot.
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Aussi magnifique qu’exigeante, cette découverte a été durement méritée. C’est ce qui arrive lorsqu’on sort de sa zone de confort. Et en toute honnêteté, j’ai été confrontée à des faux départs, dans l’attente que le bon moment se présente enfin.

 

Michel Philippo a l’art et la manière de narrer son histoire. Une plume poétique, honnête qui ne fait pas cas de la difficulté et qui demande de l’attention. Une plume exigeante qui vogue sur les douces mélodies de l’âme humaine. Elle dépeint avec force les sentiments humains, les désillusions, les liens indéfectibles qui s’unissent pour le meilleur et le pire tout au long d’une vie qui sur le papier promettait monts et merveilles et qui dans la réalité est tout autre.

 

Franck et Mike ont roulé leur bosse. Liés par la poésie et l’amour de la littérature, ces deux là ne se sont jamais quittés. A l’aube de ce grand changement qui intervient dans la vie de Mike, Franck ne peut que l’accompagner dans cette quête, non pas initiatique, mais celle qui est dédiée à la vie. Ce voyage providentiel offre un souffle inattendu dans leur vie mal en point. Une vieille camionnette, deux vieux copains qui à chaque souffle, chaque pas, savourent tout et rien, le silence et le vacarme, la mer et le vent, l’air et la pluie.

 

LE CRÉPUSCULE DES RONCES est une découverte époustouflante certes exigeante, mais qui saura ravir les lectrices et lecteurs amateurs de littérature blanche. Un roman poignant, merveilleux. Une ode à la vie, à l’amitié, au bonheur simple et à la magie des mots.

 

#Esméralda

 
Je remercie les éditions Marivole pour leur confiance.

 

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LA VINGT-CINQUAINE de Rodolphe Dutel.

 
[ RÉCIT DE VOYAGE – 2018]
216 pages
Ma note : 3/5
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Lu dans le cadre de Mon Marathon Indé d’avril
 

 

Le résumé :

 

À bientôt vingt-cinq ans, Thomas traverse une période de doute.
A-t-il bien fait de rejoindre Google, l’entreprise de ses rêves ? Paralysé par le prestige de son métier, il rêve d’aventure.
« Tu sais ce qui va m’arriver si je ne change rien ? Je vais m’endetter sur trente ans pour acheter un appartement, histoire de me dire que j’ai un projet. »
Commence alors pour Thomas un voyage initiatique. Sa recherche personnelle le mènera en Colombie, sur la route des paradis artificiels. Hanté par une femme, il s’inscrira ensuite dans une école de voile afin de partir à l’aventure dans l’Atlantique Sud…
La vingt-cinquaine traite avec humour de la crise de sens d’une génération attirée par un retour authentique aux choses.

 

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« Après quelques années en entreprise, tu comprends les règles du jeu. Tu réalises qu’il te reste quarante ans avant la retraite. Quand tu regardes ceux qui sont plus vieux que toi, tu vois que la plupart des gens n’aiment pas leur travail. Ils sont là pour le salaire, le prestige et parce qu’ils n’ont pas le choix. C’est au moment où tu doutes de ce modèle que démarre la crise de la vingt-cinquaine. Tu cherches des alternatives, c’est une question de survie. »
 
Ce récit traite avec gravité et nonchalance le mal être d’une génération qui ne veut plus vivre selon les codes établis pars les précédentes. Qui ne veut plus rentrer dans le moule et se retrouver dans une dizaine d’années avec autant d’interrogations personnelles que de raisons non valables et non justifiables.

 

Rodolphe Dutel et son personnage, Thomas, font parti de ce mouvement (je ne peux le concevoir que de cette manière, le contraire paraîtrait insensé). Une vie croquée à pleine dent, une vie qui fille à 100 à l’heure, une vie insouciante, mais une vie mature où les questions sont nombreuses et le travail une ancre bien accrochée pour rester attacher dans une société exigeante.  Loin d’être paresseux, Thomas, se donne corps et âme dans tout ce qu’il entreprend, que ce soit lorsqu’il vend des tableaux en Australie, lorsqu’il bosse sans relâche à Dublin pour Google, lorsqu’il part en very bad trip à Bogota où qu’il prend la décision de tout envoyer balader pour devenir apprenti marin en Afrique du Sud à bord du Sparrow.

 

Y a cette quête incrédule et puissante autour de la vérité sur le bonheur, l’écoute de soi et l’estime de soi, ses limites personnelles. Une sorte de recentrage mouvementé sur soi, sur les valeurs importantes.

 

La plume enjouée et tonitruante de Rodolphe Dutel m’a fait parcourir le monde au grès des turpitudes, du chaos, des angoisses, d’un homme qui se cherche et qui se trouve au milieu de l’océan, endroit paradoxal où les émotions se confrontent.

 

C’est une lecture que j’ai pris le temps de découvrir sans galoper et à savourer, car chaque moment a une importance capitale. Un récit fou mais vrai. Épique et foudroyant. Un personnage loufoque, déterminé et attachant au cœur d’un monde où rien ne va plus. 

 

 

Nous étions fiers d’être là pour apprendre à naviguer, attendre d’embarquer était un sentiment étrange. Sous la fierté, un sentiment plus profond prenait place, la trouille. J’avais la  trouille de ceux qui on été débutants tellement de fois que ça les a rendu prudents. Nous avions tout à apprendre, on jouait un jeu dangereux. Les terriens nous considéraient comme marins et les marins comme terriens. Cette trouille nourrissait un instinct inquiet mais bienveillant, l’instinct de survie d’une tribu qui allait au casse-pipe. On assumait être une génération qui allait chercher le danger parce qu’elle avait la chance de ne pas avoir vécu de guerre.
 
#Esméralda

 

 

Je remercie Rodoplhe Dutel pour sa confiance et sa patience.

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… l’interview de Rodolphe Dutel.

… l’univers de Rodolphe Dutel

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