TROIS COEURS EN VRAC de Lysiane Gardino.

51udsBcQaCL

 

 

[LITTERATURE FRANCAISE – Nouveauté 2018 ]

La Compagnie Littéraire – Auto édition

Service presse

 

Format numérique (360 pages) : 5.99€

Broché : 18.00€

Ma note : 3/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 

 

Je remercie Kevin pour sa confiance.

 

 


 

 

Le résumé :
Le récit de trois destins qui se rencontrent, pour le meilleur et pour le pire…

Un soir à Paris, par une nuit glaciale d’hiver, Mathilde et Stéphanie, deux femmes d’âge mûr, croisent le chemin de Laura à un moment-clé de leur existence, et leur vie bascule. Guidées par l’amitié et l’espoir pour un avenir meilleur, elles vont se livrer sans pudeur ni retenue et faire sauter tous leurs verrous. Mais leur passé douloureux ne risque-t-il pas de ressurgir à tout moment ? Se sont-elles vraiment tout dit ?

Quelles forces sont à l’œuvre pour un tel revirement du destin ?

 


 

 

Mon avis :

 

Il n’y a aucun doute, ce roman est bouleversant du départ à la fin. Un roman choc, portrait des maux de la société actuelle. Un roman coup de poing !

 

Mathilde, Stéphanie et Laura. Trois vies différentes, meurtries par les épreuves de la vie, vont se retrouver par un heureux (ou malheureux) hasard sur ce pont, spectateur passif des joies et des blessures de ces passants. La neige et le désespoir accompagnent Mathilde et Stéphanie se tenant la main pour le grand plongeon lorsque Laura surgit pour leur venir à l’aide. Une main tendue, une oreille attentive, de l’empathie, mais de la pitié, un café et un chocolat plus tard, les voici réunies dans le salon de Laura pour une nouvelle aventure. Une seconde chance ? Une nouveau souffle ?

 

Trois portraits saisissants et de réalisme. Gardino te dépeint les blessures de l’âme, celles insidieuses et silencieuses, celles qui laissent un marque profonde. La rue, l’abandon, le désœuvrement, la perdition, la folie tout autant d’éléments déchirants. Ces trois femmes vont créer, au fil des aveux et d’histoires, un lien amical très puissant. Cette entraide va leur permettre de construire une nouvelle vie sans crainte et où l’espoir et l’amour trouveront une place d’honneur. Mais il arrive un moment où tout part en vrille, la vie a le bon sens de rappeler que le passé fait ce que l’on est maintenant et qu’il te rattrape où que tu sois !

 

C’est une histoire déchirante, émouvante où les profondeurs de l’âmes sont décortiqués. L’auteur, non sans peine, décrit des êtres, femmes et hommes, blessés qui n’aspirent qu’à l’annihilation. Des erreurs, des mensonges, des pardons et des conquêtes s’enchainent sans discontinuer vers un final plutôt inattendu et davantage choquant. En toute honnêteté, j’aurais souhaité (pour une fois) une autre fin. Oui vraiment. C’est un tel crève-cœur ! Et puis c’est tellement incompréhensible ! Je crois avoir hurlée silencieusement, mais néanmoins très fort, un grand NON !
La plume de Lysiane Gardino est en accord avec l’atmosphère qu’elle a créee. Une plume rude, stricte et intransigeante. Personnellement, j’ai eu du mal à être transporter : le thème étant assez dur en lui même, j’aurai aimé retrouver une certaine volupté et douceur au travers des mots. La linéarité m’a semblé un peu bancale au fil des paragraphes.

 

Trois cœurs en vrac sera te faire chavirer, sans aucun doute !

 

 

image-principale-page-liens-utiles

Lien Amazon !

Vers le site de Lysiane Gardino, pour suivre son actualité !

 

IMG_20180426_160220_117

 

 

 

Publicités

SOEURS DE LAIT de Frédérique-Sophie Braize.

20180430_164654-1

 

 

[LITTERATURE REGIONALE – Nouveauté 2018]
Editions de Borée
Service presse
Format numérique ( 288 pages) : 9.90€ 
Broché : 19.90€
Ma note : 4.5/5 mention « à découvrir »

 

 

Je remercie les éditions de Borée pour leur confiance.

 

 


 

Le résumé :
Nées de mères différentes, les soeurs Baud ne partagent pas un lien fraternel profond. L’aînée, Ferdinande, veuve de guerre, est entrée en condition à Paris. Zoé et Anthelmette, si dissemblables et malgré tout jumelles, accompagnent leurs époux qui innovent pour participer à la grande aventure de l’or blanc. Coqueline, la cadette, est fascinée par la haute société venue en villégiature dans la station, mais elle ne veut pas la servir, elle veut en être. Séduite par Côme, un jeune voyageur qui vante les vertus médicales du radium, elle fonce dans les écueils de l’existence avant de découvrir que des intrigues sournoises sont menées au détriment de son entourage. Les quatre soeurs seront-elles capables de s’unir pour piéger ceux que rien n’arrête ?

 


 

Mon avis :

 

Avec ce roman-ci je sors vraiment de ma zone de confort, mais c’est en même temps une extraordinaire aventure. Je découvre également une auteur au talent exceptionnel d’oratrice. J’avoue avoir eu beaucoup de mal avec la verbe et la plume de l’auteur, tout simplement car je n’ai absolument pas l’habitude avec l’utilisation de mots désuets ou expressions qui ne sont pas courantes mais qui au contraire doivent l’être en Haute-Savoie.

 

Je plante le décor !

 

Début du XXe siècle, 1922, la première guerre mondiale résonne encore dans les têtes et les cœurs des braves gens. Période de grands bouleversements tant sociétales que découvertes en tout genre. Fracture visible entre les grandes villes qui bénéficient des progrès et les villages éloignés et isolés où les sabots battent encore sur les chemins de terre. Un petit village de Savoie niché sur les pentes abruptes des Alpes : une église, des cahutes, des étables, un cheval de trait, des vaches et leurs cloches, des chemins pentus, un curé intransigeant, une soigneuse aux mains de fée, une famille, Baud, qui a déjà vécu mille et une péripéties et qui n’est pas au bout de leur surprise. Une malédiction de bessons (comprendre jumeaux), quatre sœurs de lait ( Anthelmette, Zoé, Coqueline et Ferdinande) des époux atypiques, une mère tyrannique, un père objectif, des enfants, un jeune homme du nouveau monde (Côme), un médecin douteux et un vétérinaire un peu trop soucieux. Une découverte miraculeuse, le radium (Marie Curie) et sa commercialisation sous toute forme plus ou moins farfelue (eau, crème de corps, compresses, laine, bain …) mais aux propriétés exceptionnelles.
Ce petit village et ses habitants vont être les témoins de changements radicaux : les années folles s’invitent dans un décor blanc et où les chants patriotiques résonnent toujours.

 

En bref !

 

Ce roman est une mine d’informations, de souvenirs, d’us et coutumes oubliées. Les descriptions minutieuses te plongent dans un décor surréaliste mais qui fut pourtant bien existant. L’auteur dépeint avec beaucoup de véracité, ces familles isolées où la religion reste souveraine, où les coutumes rythment le fil des ans, où l’honneur reste fière, où les hommes façonnent de leur mains les matériaux nobles, où les femmes élèvent les enfants, tiennent la maison et aident leurs maris. Le sens de la famille est omniprésent dans les bons comme dans les mauvais moments. Cette unité indestructible toutefois ballottée par de nombreuses péripéties. D’un autre côté également, tu découvres un Paris où les plus fortunés s’adonnent à l’excentricité et où les petites mains survivent tant bien que mal. Et puis tu es mis face à l’un des péchés capitaux : l’avarice. Le gain, la manipulation, l’enrichissement, la renommée et les mensonges vont sournoisement s’infiltrer au grès des apparitions de Côme. Le radium y est exposé comme étant l’eau de jouvence et protecteur de maux. Un scandale pharmaceutique de grande ampleur qui sera précurseur quelques années plus tard du principe de précaution et amplifiera les contrôles pharmaceutiques.

 

Ce roman se base sur des faits véritables. Le travail de recherches est minutieux et ne laisse rien outrepasser. C’est cette véracité dans cette histoire qui la rend exceptionnelle. Un voyage insoupçonné mais qui trouve encore écho aujourd’hui dans des affaires toutes aussi sordides les unes des autres.

 

SOEURS DE LAIT est une magnifique découverte, malgré mes petits tracas du départ, ils se sont vite effacés pour laisser place à une histoire bouleversante et prenante dans un monde qui s’est peu à peu oublié.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Coqueline reconnaissait tout ignorer du monde des affaires, tandis que Côme voyait ses œuvres de bienfaisance louangées par beaucoup. Comment ne pas être en admiration devant quelqu’un capable sinon de soigner tous les siens, en tout cas d’améliorer leur quotidien ? Comment ne pas être en extase devant un homme propre ) faire de vous une princesse en un claquement de doigts ? Elle décida que, s’il revenait, elle agirait différemment. Coqueline, plus hardie dans ses pensées que dans la vie, le deviendrait aussi dans ses manières. De cette façon, il ne pourrait plus faire autrement que de s’engager. Ce n’était pas qu’elle attendait le bonheur. Non. Elle n’était pas naïve à ce point. Elle cherchait juste un moyen d’échapper à sa condition de femme captive d’une société ancrée dans le passé.

 

 

 

Résultat de recherche d'images pour "frédérique-sophie braize auteur site"

 Aparté sur Frédérique-Sophie Braize

 

De son enfance en Haute-Savoie, Frédérique-Sophie Braize a retenu les coutumes et traditions d’une région dont elle connaît tous les reliefs et paysages. Elle y a côtoyé des hommes et de des femmes aux prises avec les malheurs de l’histoire et les tourments du cœur. Ils ont raconté leur quotidien, effrois et bonheurs mêlés, qu’elle restitue sous une forme romanesque. Des récits justes, à l’émotion intacte. Elle est l’auteur de recueils de nouvelles remarqués par la critique, pour lesquels elle a reçu les prix Vedarias 2012 et Gaston Welter 2013. Elle publie ici son troisième roman.

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions De Borée, pour tout savoir !

 

 

RUE BLONDEL de Valéry Sauvage.

20180430_164250-1.jpg

 

 

[ LITTERATURE FRANCAISE – Nouveauté 2018]
A paraître le 3 Mai
Ateliers Henry Dougier – Collection Littérature
Service presse

 

Format numérique (128 pages) : 5.99€
Broché : 14.00€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

Je remercie Valéry Sauvage pour sa confiance et Nadia des ateliers Henry Dougier pour l’envoi.

 


 

Le résumé :

 

Tout commença dans les années 50, rue Blondel, à Strasbourg-Saint-Denis. Près de la Porte-Saint-Martin, à Strasbourg-Saint-Denis, il y a la rue Blondel.
Or dans la rue Blondel, y’avait une demoiselle. Elle avait l’uniforme que porte la profession : une jupette ultra courte et puis un boléro ayant peine à cacher un soutif en dentelle deux tailles trop étroit. Elle se postait toujours en haut de ses trois marches, dans le creux d’une porte. On aurait dit un peu comme une pauvre madone dessus son piédestal.
Elle s’appelait Lucienne, mais on disait Lulu. Et puis y’avait Momo, le serrurier et ses mauvaises fréquentations et puis aussi Edmond, qui n’aimait pas son prénom, qui n’aimait pas ses parents, qui ne s’aimait pas trop non plus lui-même et qui partit en Grèce sans vraiment savoir pourquoi.

 


 

Mon avis :

 

Mais quel délicieux roman ! Un roman peignant trois portraits, d’une femme et de deux hommes, qui en toute honnêteté et sans tomber dans le graveleux, te fait voyager dans cette quête et cette reconnaissance que la vie n’offre pas forcément. Le point commun de ces deux hommes est Lulu. Lulu, sa vie a basculé en enfer lorsqu’en défendant sa mère, commet un acte irréparable. Mineure, elle est jugée coupable et sera enfermée de nombreuses années. Lulu est l’incarnation même de la force puisée dans l’abnégation de cette vie vouée à ce « perchoir de la Madone », pas plus haut que trois marches. Elle trône telle une déesse de la chair, sur son piédestal, regardant et attirant les passants dont elle leur procure le plaisir éphémère. Lulu a toujours été condamnée à cette vie, une situation qui se passe de mère en fille telle une malédiction. Lulu a le regard éteint sur cette vie médiocre, son courage et d’autant plus saisissant qu’il ne semble n’y avoir aucun échappatoire. Lulu est là, sans être là, un mirage qui trouvera réalité dans les bras de Momo et d’Edmond.

 

Momo est le petit voyou des bas quartiers. Momo n’a rien d’un gangster mas malheureusement se trouve souvent au mauvais endroit au mauvais moment. Forte de ses expériences ratées, il passe la plupart de sa vie dans une cellule. Son passage dans l’armée n’a pas mis du plomb dans sa tête mais a eu le mérite de révéler son aptitude pour la boxe. Momo est à l’image même de l’insouciance. Son attirance pour les mauvais postures est inéluctable, mais celle qui l’éprouve pour Lulu est profonde et sincère. Celle qui détruit toute logique et fait rêver. Il ne l’a jamais oubliée, elle a toujours eu sa place dans son cœur malgré les nombreuses années qui les ont éloignés. Momo est un gars bien sympathique et aucunement présomptueux.
Edmond est le fils unique d’une famille catholique, bon genre, bon chic. Edmond en a eu marre et s’est enfui pour parcourir les routes du monde. Les routes, synonyme de quête, rite initiatique. Une évasion pour se trouver, donner un sens à sa vie. Pour être tout simplement. Edmond ayant peu confiance en lui, accablé comme si il portait toutes les peines du monde sur ses épaules. Edmond n’est l’ombre que de lui même. Lulu lui a amené tout le confort et l’écoute dont il avait besoin.
La présence de Lulu dans les vies de ces deux hommes ont été une bénédiction. Elle apparaît comme étant la maitresse, la femme, l’amante, la mère, l’amie, la sœur. Elle tient se rôle essentiel et indestructible. Elle a cette place chérie dans le cœur de ses deux hommes et les guide dans les méandres de leurs vies chaotiques. Elle est cette madone de chair et au cœur sensible. Malgré les séparations inexpliquées et les éloignements, elle leur donne à tout jamais un rôle à ses côtés.

 

La plume de Valéry Sauvage est sans aucun doute une très belle découverte. Une plume empreinte d’une honnêteté et d’une verbe à la fois poétique et dure. Elle fait voyager le lecteur tout au long de cette rue Blondel, au grès des souvenirs de Lulu, intégrant les points de vue de Momo et Edmond. Un panorama touchant et prenant. Une peinture parfaite alternant la morosité, la peur, l’inquiétude, le désœuvrement, l’espoir et l’amour régnant du haut de ces trois marches.
Une lecture captivante, envoutante et sincère ! Je suis juste conquise !

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des Ateliers Henry Dougier, pour tout savoir !

Vers le site de Valéry Sauvage, pour suivre son actualité !

J’ai toujours cette musique dans la tête d’Agnès Martin-Lugand

Livre petite musique

Littérature française – Livre paru le 16 mars 2017

Edition Michel Lafon

Lecture personnelle

 

Résumé : Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.
Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Yanis saura-t-il échapper à une spirale infernale sans emporter Véra ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

 

Mon avis : Grande fan de la plume d’Agnès Martin-Lugand, je ressors un peu mitigée de cette lecture, je vais vous expliquer pourquoi.

Tout d’abord, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages. Véra est mariée à Yanis qui travaille avec Luc, le frère de Véra. Luc et Yanis ont des caractères diamétralement opposés : autant Yanis est sanguin, créatif et impulsif, autant Luc est pragmatique, méfiant et surtout, il ne s’emballe pas quand un gros client vient les solliciter pour un projet de chantier. Ce client, c’est Tristan. Mystérieux, très riche, il va pousser Yanis à démissionner, se mettre à son compte et prendre son destin en main. Dans le même temps, il va devenir un protecteur également avec sa famille, en les invitant notamment dans sa résidence en Normandie pour les vacances. Dès le début, ce personnage m’a mise mal à l’aise. En effet, qui est-il ? Pourquoi soutient-il Yanis comme cela ? Ne joue-t-il pas un double jeu avec lui et sa famille ? Quand à Véra, elle m’a parfois agacée car elle sent que son mari n’est plus le même….. et pourtant, elle ne cherche pas à en savoir plus ni à savoir pourquoi. Enfin Yanis, on sent rapidement qu’il perd pied et grâce à la double narration. On comprend au fil des pages qu’il ne sait plus comment rattraper le coup mais sa fierté m’a dérangé. Enfin, mes personnages secondaires, Luc et Charlotte, la meilleure amie de Véra, ils sont détestables avec le couple car ils sentent bien que Tristan cache un secret. J’ai trouvé qu’ils étaient beaucoup dans le jugement et mis à part à la fin, où on les retrouve avec joie, je les ai trouvé très critiques et qu’ils soutenaient peu Yanis et Véra dans le nouveau projet de vie qu’ils ont choisi.

Ensuite, cette histoire est un peu plus sombre que les précédentes de l’auteure. En effet, on a l’impression de se retrouver ici dans une spirale infernale et psychologiquement, c’est parfois un peu compliqué. Du coup, j’ai pris un peu moins de plaisir à lire ce roman car je n’ai pas retrouvé la légèreté qui me plaisait tant dans les ouvrages de l’auteure. Néanmoins, je dois lui reconnaitre qu’elle ne perd pas en fluidité et en efficacité. En effet, on vibre, on tremble et on espère au côté de Yanis et Véra, au fil de l’avancée de l’histoire et la double narration est une excellente idée pour mieux comprendre l’état d’esprit de chacun. Comme d’habitude, j’ai eu du mal à poser le roman avant de l’avoir terminé mais je regrette la noirceur et le parfum de « malaise » qui se dégage d’une bonne partie de l’histoire.

Enfin, j’ai presque trouvé cette histoire trop réaliste. Je m’explique : quand Tristan propose à Yanis de l’aider à monter sa boite sans aucune contrepartie ou presque, on se dit tous que quelque chose ne tourne pas rond. Au fil des pages, on voit le piège se refermer sur Yanis, sa famille souffrir et perdre ses repères…. Et moi, ça m’a fait mal de lire ça ! Car oui, j’aime aussi la lecture pour m’évader. Ici, j’ai retrouvé dans l’histoire des éléments qui arrivent malheureusement bien plus qu’on ne le pense à de nombreuses personnes quotidiennement. C’est bien de mettre un coup de projecteur sur les difficultés de l’auto-entrepreneur ou celles de mener de front sa vie de famille et sa vie professionnelle mais ce n’était pas ce que j’avais envie de lire à ce moment-là.

Pour conclure, je dois dire que je suis vraiment mitigée ; d’un côté, j’ai été une nouvelle fois charmée par la plume d’Agnès Martin-Lugand qui nous emmène là où elle veut. D’un autre côté, j’ai été déstabilisée par la noirceur de l’histoire. En effet, même si le quatrième de couverture laisse à penser que nos héros vont se retrouver face à un dilemme et un choix de vie, je ne pensais pas me sentir autant mal à l’aise au cours de ma lecture. J’espérais de la légèreté, je n’en ai pas eu. Je recommande donc ce roman aux lecteurs fans de la plume d’Agnès Martin-Lugand et de romans réalistes. Par contre, à tous ceux qui cherchent de la légèreté, passez votre chemin !

 

image-principale-page-liens-utiles

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Michel Lafon

Retrouvez ici tout l’univers de l’auteure et tous ses romans en format Pocket

Retrouvez le également sur Amazon au format Pocket

 

En voiture, Simone ! de Aurélie Valognes

livre Aurélie Valognes

Littérature française « feel-good » – paru le 29 mars 2017

Le livre de poche

Lecture personnelle

 

 

Résumé : Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut : un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après quarante ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants ; Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps ; Alexandre, rêveur mou du genou. Et… trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée ; Laura, végétarienne angoissante ; Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’incruste. Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

Ce livre a été publié aux éditions Michel Lafon sous le titre « Nos adorables belles-filles ». 

Mon avis : Ce roman est le deuxième écrit par Aurélie Valognes et le troisième que je lis d’elle. J’espérais être une nouvelle fois être embarquée par son écriture et ne pas être déçue…. Et comme toujours, j’ai retrouvé tous les éléments qui font que j’adore cette auteure.

Tout d’abord, Aurélie Valognes me séduit, et séduit des millions de lecteurs, car ses livres nous parlent. Quand je dis ça, elle prend toujours des situations qui nous sont familières et des personnages que l’on pourrait côtoyer dans notre quotidien. Ici, nous faisons connaissance avec la famille de Jacques et Martine : leurs trois fils, Matthieu, Alexandre et Nicolas, leurs trois belles-filles, Laura, Stéphanie et Jeanne, et la grand-mère, Antoinette. Tout ce beau petit monde se retrouve pour le réveillon de noël chez Jacques et Martine et les chamailleries vont commencer. Entre les vacheries de Jacques, le caractère bien trempé des belles-filles et l’exaspération de Martine, tous les ingrédients sont réunis pour qu’une remise en question s’impose. Au fil des pages, on va voir tous ces personnages évoluer, s’apprivoiser et essayer vivre ensemble. Si je devais mettre en lumière quelques personnages, je choisirai de parler de Jacques, Martine et les belles-filles. Jacques est un homme proche de la retraite qui prend, semble-t-il, un malin plaisir à taquiner ses belles-filles. Malheureusement pour lui, et pour l’ambiance générale, elles ne comprennent pas son humour car il sait se montrer très très lourd….. ce qui exaspère Martine, qui souffre de la distance que prennent ses fils. De plus, Jacques n’accepte pas d’être mis peu à peu à l’écart dans son boulot et en se focalisant sur cela, il ne se rend pas compte que son mariage est menacé. Car en effet, de son côté, Martine n’en peux plus du comportement de son mari. Entre ses blagues douteuses, son incapacité à se ménager et le fait qu’il ne s’occupe plus d’elle, Martine est perdue. La seule chose dont elle est sûre, c’est qu’elle ne veut pas perdre ses fils et construire une vraie relation avec ses belles-filles. Ces dernières sont toutes les trois très différentes et en même temps, elles ont toutes les trois un caractère explosif. Stéphanie est une maman stressée, qui n’arrive jamais à lâcher prise ; Laura est végétarienne et ne comprends pas qu’on ne comprenne pas son choix ; enfin Jeanne, la dernière arrivée, est un peu perdue au milieu de cette famille folle mais aussi dans sa relation. En effet, elle se pose beaucoup de questions sur son couple et j’ai apprécié son caractère, sa manière de se remettre en question et de s’interroger. Peut-être qu’elle me ressemble un peu et que je me suis reconnue dans sa manière d’être mais j’ai clairement eu un petit coup de cœur pour elle.

Le deuxième point fort de l’auteure, c’est incontestablement son style. Son écriture est fluide et elle est percutante. En effet, on rit, on grimace, on est ému devant les situations qui nous sont décrites et qui nous parlent d’une manière ou d’une autre. Sans jamais tomber dans la caricature, on est transporté au côté de cette famille et on vibre à leur côté. Le découpage en chapitre plutôt courts donne du rythme à la lecture et ne nous aide pas à poser le livre quand on se plonge dedans.

Au final, j’ai trouvé le déroulement de l’intrigue très intéressant et j’ai adoré la manière dont Aurélie Valognes fait évoluer ses personnages. Une nouvelle fois, elle nous transporte dans son histoire qui évoque des situations du quotidien. Ce roman est un vrai feel-good car quand on arrive au bout, on ne peut qu’avoir le sourire. Certains diront que c’est une lecture « facile », moi je dis que c’est une lecture qui fait du bien. Et n’est-ce pas le but de la lecture que de passer un bon moment pour s’évader du quotidien ? Vous validez ? Alors, plongez-vous dans ce roman et en voiture Simone !

 

image-principale-page-liens-utiles

Retrouvez ce roman sur le site des éditions du Livre de Poche ici

Retrouvez également ce roman sur Amazon

Retrouvez ici tout l’univers d’Aurélie Valognes

LES SECRETS de Amélie Antoine.

412VkfmziYL._SY400_-1

 

 

[LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2018]

Éditions Michel Lafon

Service presse

 

Format numérique (391 pages) : 3€99

Broché : 18€95

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « à découvrir »

 

 

 

 

Je remercie les éditions Michel Lafon pour ce service presse via la plateforme NetGalley.

 

 


 

Le résumé :

 

Vous l’aimez plus que tout au monde.
Vous lui faites aveuglément confiance.
Vous ne rêvez que d’une chose : fonder une famille ensemble.
Mais rien ne se passe comme prévu.
 Jusqu’où iriez-vous pour éviter de tout perdre ?
Une histoire racontée à rebours, peut-être parce que c’est en tentant de démêler les fils du passé que l’on peut comprendre le présent…

 

 


 

 

Mon avis :

 

Je suis sortie de cette lecture complétement chamboulée et émue. Bien plus que conquise. Leçon d’humilité ou pas, le sujet traité a ravivé mes peines et mes douleurs. C’est un peu de moi qu’on raconte dans ces lignes. Celle d’une femme enfermée dans son désir d’enfant. Une bulle secrète, douloureuse et incomprise. « Les secrets » a tout d’un combat singulier où inconscience et conscience se livrent une bataille acharnée.

 

Mathilde, trentenaire, bibliothécaire et affabulatrice par dépit ne rêve qu’une chose avoir un enfant. Les essais cliniques ont été multiples, dévastateurs et infructueux. Minant son moral, sombrant dans le désespoir, tout autour d’elle semble la narguer. La vie moqueuse lui met souvent sur sa route des mères aimantes, des mères surmenées et surpassées, des enfants. L’acceptation est insurmontable. Les tests d’ovulations, les courbes matinales, les sensations repérées au lever du lit en font une ritournelle inquiétante. Telle une monomaniaque, elle s’enfonce dans un quotidien obsédé et macabre. Subtilisant dans les profondeurs de sa douleur, une idée saugrenue et salvatrice.

 

A compte à rebours, le lecteur est invité à suivre les moments clés de la vie de Mathilde et de son mari, Adrien. A compte à rebours, on découvre simultanément la vie d’un jeune homme et de ses proches. Plusieurs vies qui intrinsèquement et silencieusement viennent se superposer à celle de Mathilde. A compte à rebours le lecteur perçoit la souffrance de Mathilde, les questions sans réponses, les absences, les doutes qui tels une araignée tissent sa toile étouffante. A compte à rebours, le lecteur découvre les origines de cinq années de malheurs. L’histoire d’une femme et d’un homme qui se sont promis l’amour éternel. A compte rebours, les bons et mauvais choix s’imposent profilant à la fin une belle vérité. Celle d’un puissant amour.

 

Ce fut une lecture très difficile, pas dans le sens littéraire, mais dans le fait que toute une panoplie d’émotions m’ont éclaté en pleine figure. L’atmosphère qui s’en dégage est très suffocante et douloureuse. Je me suis sentie prise à partie dans un huit-clos bouleversant. La psychologie des personnages est exploitée en profondeur sans tomber malgré tout dans le pathos. J’ai été vite submergée par tout ce flot d’émotions ce qui rend l’histoire davantage touchante. J’ai été sensible à tout les points développés par Amélie Antoine. C’est un branle-bas de combat saisissant, bouillonnant, attendrissant et angoissant.

 

Une première découverte qui finit par un véritable coup de cœur, un de ceux qui ne s’effacera pas avec le temps. A découvrir d’urgence !

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Michel Lafon, pour tout savoir !

Vers le site officiel de Amélie Antoine, pour suivre son actualité !

 

 

 

Screenshot-2018-2-20 L_Organisation, tome 3 Révoltée de Lindsey T

 

HUMANA, Au nom de la liberté de Yves Terrancle.

51cqhdBSJgL._SX312_BO1,204,203,200_

 

 

[LITTÉRATURE – Nouveauté 2018]

Éditions ACADEMIA

Service presse

 

Format broché (282 pages) : 21.00€

Ma note : 4.5/5

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions Academia et Anne pour m’avoir confié ce service presse.

 


 

Le résumé :
1834. Dans une Amérique rongée par les ségrégations et les barrières sociales, une nouvelle vie voit le jour entre des mains tremblantes et couvertes de sang. Un si petit être pour une si grande destinée. . . Notre histoire ne s’est écrite que par les pas de quelques grands hommes. . . L’auteur nous invite à suivre le chemin de William Stendford, que tous sur sa terre d’Afrique appelaient Humana, dans son insatiable combat pour la liberté.

 


 

Mon avis :

 

En ce jour si particulier, je voulais vous parler de ce roman. Une très belle découverte. Un roman choc qui pourtant trouve encore aujourd’hui écho. Un combat qu’à mener Martin Luther King tout au long de sa vie et qui a trouvé la mort en ce jour par la main d’un homme rempli de haine.

 

HUMANA est une magnifique histoire, celle qui poignarde par l’évidence de la cruauté, celle qui vous noue la gorge par l’insensibilité et l’égoïsme de la supériorité blanche, celle qui malgré tout, vous met les étoiles dans les yeux, car l’espoir est là tapi dans les ombres.

 

HUMANA est le surnom qu’on lui a donné sur sa terre natale, le Cameroun. Derrière ce nom atypique mais extrêmement représentatif, se cache, William Stendford. Né sur les terres de son maître, cette condition d’esclave, il a toujours connu. Il en connaît toutes les règles, l’inconfort et l’injustice. Dès sa jeune enfance, la curiosité l’a mené sur des terrains inaccessibles. Les livres ont toujours été pour lui des trésors inestimés, lisant des romans ou  découvrant le monde au travers de cartes d’autres livres. Son horizon s’élargit auprès d’eux et se pose d’innombrables questions. Pourquoi sa couleur de peau serait préjudiciable ? L’incompréhension et la haine prennent peu à peu place dans son cœur épris de liberté. Elle est à son summum lorsque la survie de sa mère est en jeu. Toute sa hargne se rejoint dans un geste de folie menant l’ennemi à la mort. La fuite devient alors sa seule chance de vivre. Une longue errance sur les terres des Etats du Sud des Etats-Unis où maintes rencontres font, tour à tour, lui sauver la vie ou le mettre danger, lui apprendre le combat, l’espoir et à se maitriser. L’apprentissage de sa vie d’homme ne se ferra pas sans accro, mais ce parcours initiatique le portera sur les traces de sa chère liberté tant espérée. Une rencontre lui fera traverser l’océan pour découvrir un monde tout aussi intransigeant que celui qu’il vient de quitter : la traite des noirs n’a pas de frontière. Il posera les pieds sur la terre de ses parents, pour ainsi mieux repartir afin de tenir cette promesse faite à sa mère et ainsi conquérir cette liberté.

 

Si William est l’héros de ce roman, le narrateur est l’homme qui a vu la vie briller dans ses yeux, entendu son premier cri et la vu s’éteindre. Ted Forman témoigne de la gloire de ce jeune homme sans oublier tous ces travers, son entêtement, et ses erreurs. Un homme juste avec des qualités indéniables d’humanité sans faille et un homme avec ses défauts. Ted Forman relate tous ces moments qui ont échelonné cette vie atypique, cette vie bancale et qui joue avec la mort. Une vie exceptionnelle sans aucun doute. Cette fiction est ancrée par des moments historiques importants : l’abolition de l’esclavage le 18 décembre 1865 par le président Abraham Lincoln, l’énonciation du triangle d’or ( commerce au cours du 19e siècle), la guerre de sécession (1861-1865), le chemin de fer clandestin (underground railroad)…

 

Ce roman est sans conteste une merveilleuse découverte, fort de son symbolisme. Un roman qui s’inscrit dans les mémoires. Un roman fort, poignant et déchirant où la liberté à un prix indéfini. Je voudrai terminer sur cet extrait qui ne peut qu’exprimer, en ce jour, ce combat qui perdure, malgré tout, encore de nos jours.

 

EXTRAIT

LIBERTE

Tu es mon plus bel amour et, lorsque pour la première fois je t’ai vue, j’ai compris mon futur.
J’ai su soudain que mon parcours serait celui qui me permettrait de te serres dans mes bras. Timide, insaisissable, tu m’approchais quelquefois et par ce bien-être qui envahissait brutalement  mon cœur, tu me donnais la force d’avancer, d’aller au-delà des obstacles, des barrières, de l’interdit, et même des lois, parfois. Rien ne semblait inaccessible, hormis ta présence permanente à mes côtés. Tu es légère comme le vent qui porte le parfum d’une fleur, belle comme le rouge qui se mêle à la lumière d’un soleil qui échappe, là-bas, aux confins d’un horizon que nul ne peut atteindre, tu es le chant de l’oiseau perché sur la cime d’un chêne et que la folie su monde indiffère, tu brises les chaînes du captif, délies la langue des lâches, permets à l’homme le plus faible de se dresser face aux montagnes. Pour tout cela, vois-tu, je t’aime et je sais qu’en mon cœur épris tu as trouvé un écho, car, maladroite, tu te trouves bien trop souvent au-devant de mes pas. Je me dis que tu me cherches ou bien que tu te plais à m’admirer. Je sais qu’il est prétentieux de le penser, mais l’esprit amoureux gonfle le torse et s’en va dans les rues, certain d’être la perfection pour laquelle son amour n’aura d’yeux.
Alors, lorsque que tu m’arrachais aux bancs austères de l’école pour m’amener en des endroits verdoyants de nature, lorsque tu me faisais prendre des décisions du risque qui façonnaient l’homme que je suis, lorsque je disais non, tout simplement, et que mon cœur se soulageait ainsi, lorsque ma route était celle qui me menait à toi au lieu de me trouver sur des chemins convenus, je me disais sue ton amour était mien.
Je sais que nous sommes faits l’un pour l’autre et, crois-le ou non, mais au delà des difficultés, des jalousies et des incertitudes, un jour nous serons unis, Liberté.

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Academia, pour tout savoir !