APSARA, DE SANG ET D’ENCRE de Célia Quero.

[ ROMAN AVENTURE / ESOTERISME – Nouveauté 2019]
Tome 1/?
Éditions EXERGUE – Collection Roman Eso
464 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Quand le safran se teintera de rouge, viendra le temps de compter trois nuits d’enfantement. La quatrième, la lumière sera là. Quelle énigme cachent les premières lignes de ce poème ? C’est ce que Clara découvrira suite au décès de son grand-père adoptif, l’éminent professeur Henry Delatour. Un bien étrange poème qui mènera la jeune femme des rues de Londres aux jungles asiatiques, de fragments d’ Afghanistan à la révolution birmane, sur les traces d une communauté gardienne d’un précieux secret. Le danger est immense, mais Clara ne peut plus reculer. La quête l’a choisie, la noirceur l’enserre et se tatoue sur sa peau. Deux camps et deux hommes s’arrachent la jeune femme qui, entre recherches, voyages et prémonitions, décodera peu à peu les énigmes du poème pour préserver l’équilibre du monde. Mais y parviendra-t-elle à temps ?
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Aujourd’hui je t’embarque dans ce roman d’aventures qui sent mot bon le dépaysement.

 

Clara a mal démarré dans la vie. Devenue orpheline suite à la disparition brutale de ses parents, elle se trouve arrachée au monde qu’elle connait pour rentrer en France. Une première mésaventure qui pourtant la conduit directement dans les bras de Henry Delatour éminent ethnologue. Henry et Clara, s’est un coup de foudre réciproque. Une osmose magique et inimaginable qui se crée instantanément. Clara grandit dans un monde immensément riche. Son grand père adoptif l’élève avec douceur et bienveillance. Malgré cela Clara se sent dépossédée, en décalage avec les jeunes de son âge. Elle ne trouve pas sa place dans le monde qu’il entoure. La solitude devient une compagne fidèle et elle s’en accommode. Sa vie part en vrille lorsqu’elle apprend le décès de Henry. Son monde s’écroule et sombre. C’est en rangeant le bureau de son grand-père qu’elle découvre une correspondance bien curieuse. Une prophétie, un poème, un nom, un lieu, une quête qui dure depuis plus de 30 ans ? Que se cache-t-il derrière ces non-dits ? Poussée par une force invisible, peut-être l’espoir de voir encore son grand-père vivre au travers de tout cela, Clara décide de mener sa propre enquête. Direction Londres où sa vie va changer radicalement.

 

Londres et une rencontre déterminante plus tard, la voici les deux pieds dans une enquête ardue qui ne laisse aucune place aux indécisions. Embrigadée dans cette course contre la montre, Clara vit mille tourments où les exaltations viennent parfois remonter son moral en berne. Sans se soucier du danger qui guette son heure dans l’ombre, elle se donne corps et âme dans le but de déchiffrer ce poème. Sa vie monacale est loin d’être palpitante, embourbée dans ses recherches, elle met rarement le nez dehors. Toutefois, elle se lie d’amitiés avec la pétillante voisine de dessous et puis le locataire de l’appartement où elle a pris ses quartiers revient et un séduisant homme d’affaires courtise Clara avec élégance et insistance, alors qu’un vieux monsieur lui cache des éléments cruciaux.

 

Clara, poussée par une intuition et effrayée par les derniers rebondissements, décide de se rendre, accompagnée par le séduisant colocataire, en Birmanie, berceau de son énigmatique poème.

 

Arrivera-t-elle à percer le mystère de cette quête à temps ? Arrivera-t-elle à déjouer les tours de la partie adverse ? Que découvrira-t-elle au bout de cette quête ?

 

Célia Quero nous invite dans une fabuleuse et extraordinaire aventure. A l’image (un peu) du Da Vinci Code, cette histoire est portée par une jeune femme qui prise dans les filets de cette quête va se découvrir. Elle va se découvrir farouche, fonceuse, obstinée, têtue, courageuse et surtout elle va découvrir comment être en accord avec elle-même. Elle découvre aussi l’amour et le soutien indéfectible de l’amitié. Elle découvre ses racines et puis elle va  être confrontée au mal et à l’horreur. La perte de l’identité, l’obscurantisme, le génocide et la non tolérance. Célia Quero a un talent absolument génial. Celui de me faire voyager au travers de ses descriptions pittoresques et merveilleuses. Un voyage inouï au cœur d’un peuple survolté et chaleureux. Les paysages défilent sur mes yeux et l’impression irréelle d’avoir également entrepris ce voyage. De très belles descriptions, de l’action et des rebondissements portent vers le twist final. Un final très inattendu et épatant et surtout scotchant !

 

Je voudrais aussi ajouté un petit commentaire sur le choix du titre de ce roman que je trouve totalement stupéfiant et en accord total avec cette histoire. Célia Quero nous porte sur un sujet quelle maitrise totalement et son enthousiasme à nous faire découvrir ce monde est saisissant.

 

De Londres à la Birmanie, en passant par la Thaïlande pour finir sur les îles Mergui, Célia Quero signe un roman où l’aventure exotique règne en maître.

 

Un super roman à découvrir absolument !!

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Exergue.

… le book-trailer.

 

L’APPARITION DE L’OUBLI de Alexis Sukrieh.

[ LITTERATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]
Editions L’ASTRE BLEU – Collection Hélium
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
À peine quelques heures après sa mort, une nouvelle perspective se dévoile. L’homme qui a été mon père devient autre que mon père, une distance s’intercale entre lui et moi, subtile, mais bien présente. Je me débarrasse d’un prisme et je regarde Raïf comme je ne l’ai encore jamais vu.
Arthur a perdu son père il y a deux ans.
Il replonge dans le film de ses dernières heures, les frontières temporelles s’effacent et les souvenirs s’enchaînent depuis sa plus tendre enfance. Son père dans le potager, son père coupant du bois pour la cheminée, son père à ses côtés dans les moments importants de sa propre vie. Les lectures partagées, sa philosophie qu’il inculquait à ses fils.
Et les vacances en Syrie où il découvre un « autre » père, attaché à ses origines.
Arthur a-t-il accordé suffisamment de place dans sa vie à cette part de son histoire personnelle ?
C’est maintenant, par son silence absolu, que Raïf lui dit tout.
« L’apparition de l’oubli » nous interroge et explore ce que la traversée du deuil change en chacun de nous.
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La mort, le deuil, la séparation irréversible, l’abandon, la douleur silencieuse et puis les souvenirs qui fluctuent comme la fameuse « madeleine » de Proust.

 

La présence de son père, bien qu’elle soit éloignée, a toujours été une chose importante aux yeux d’Arthur. Il le savait, ici et là-bas, dans son jardin, dans sa maison, en compagnie de son épouse, de ses amis, de son frère ou de ses enfants. Les kilomètres n’effaçaient en rien les liens qui unissaient Arthur et son père Raïf.

 

Et puis un jour, plus rien, ni préavis ni conciliabule, la mort est là, souveraine et dans son droit. La vie s’achève, Raïf n’est plus, juste un nom qu’on peine timidement à murmurer. Le temps passe, les blessures se pansent et, eux, ils restent.

 

Les mois s’écoulent et les souvenirs surgissent, comme un clown dans sa boîte, bourlinguant les affres du cœur. Arthur se rappelle les bons et les mauvais souvenirs, les anecdotes, ces phrases mystiques dites lors de conversations, ces moments de complicités et insolites, la lueur qu’illuminait parfois ses yeux, les vacances, un autre monde, la peine, la douleur, la colère, les cris silencieux, les larmes, le lendemain sans lui, sa vie sans lui et tous ces mots qui n’ont pas été dits. Puis jaillissent les questions sans réponses, les questions sur sa vie, les questions sur ce qu’il était, est et sera, les questions oubliées, les questions sans intérêt, les questions affectives …

 

Alexis Sukrieh dépeint avec grâce le kaléidoscope émotionnel d’un homme emprisonné dans les dédales du deuil et des souvenirs. Des mots puissants pour une histoire loin d’être banale. Une plume efficace pour une histoire touchante. Une histoire qui porte sur la famille et ses liens, sur les racines familiales et sur l’amour indéfectible. Une histoire de courage et d’humilité. Une histoire qui ne m’a pas laissé insensible. Une histoire sans chronologie particulière, juste portée par le flots des souvenirs qui s’ajoutent au fils des pensées. Un histoire en tout point émouvante.

 

Doit-on oublier pour se souvenir ?

 

Une chronique de #Esméralda

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… les site des éditions L’Astre Bleu.

… l’univers de Alexis Sukrieh.

Mission Mojito d’Emilie Riger

Littérature française – livre sorti le 21 aout 2019

Editions BMR

Service presse

Ma note : 3,5/5

 

Je remercie les éditions BMR qui, via la plateforme NetGalley, m’ont permis de découvrir ce roman et me l’a confié en service presse.

 

Résumé : On dit souvent que les amitiés du lycée durent toujours. Erica, Mélanie, Megan et Chloé n’échappent pas à la règle, malgré des caractères et des choix de vie radicalement différents.
Alors quand l’une d’elles est sur le point de sombrer, elles n’hésitent pas une seconde et se lancent dans une mission sauvetage.

Et les voilà parties sur la route, pour ce qui pourrait bien être le road trip de leur vie …

 

L’avis de #Lilie : Sensible à la plume d’Emilie Riger, j’ai été ravie qu’elle sorte, cet été, un nouveau roman. Celui-ci m’a beaucoup surpris car je ne m’attendais pas du tout à ce que j’allais découvrir. En effet, je pensais lire un roman « feel-good », très léger, sur un road-trip entre copines. J’étais loin d’imaginer que des sujets très sensibles seraient évoqués et que l’histoire serait, finalement,  si sombre.

Nous faisons connaissance d’Erica, Mélanie, Megan et Chloé, qui sont quatre femmes très différentes les unes des autres. Un jour, Chloé vient se réfugier chez Erica, dans un état mutique. Se laissant complètement aller, ses amies décident de l’entrainer pour un séjour d’une semaine afin de l’aider à remonter la pente. Ce séjour aidera-t-il Chloé ? Quelles conséquences sur leurs vies et sur leur amitié se séjour va-t-il avoir ?

Les quatre jeunes femmes se sont connues au lycée et, malgré leurs choix de vie, elles ont réussi à maintenir un lien entre elles. Erica est perfectionniste, organisée et grâce, ou à cause, de son métier d’avocate, elle a tendance à ne pas se laisser envahir par ses émotions. Megan aime la vie, s’amuser, avait des rêves d’artiste et se retrouve finalement peintre en bâtiment. Mélanie a une vie de famille assez compliquée ; mère de quatre enfants, travaillant à plein temps, elle n’a plus de temps pour elle, d’autant plus que son mari ne s’implique pas dans leur foyer. Enfin Chloé est une belle jeune femme, avec une tête bien faite, mais qui semble avoir rangé ses rêves aux oubliettes pour travailler comme caissière dans un supermarché. Pourtant, le jour où elle va avoir besoin de ses copines, elles vont répondre présent et vont monter un voyage, une opération « mojito » pour l’aider. Leur amitié fait plaisir à voir car c’est une amitié sincère, où les filles n’hésitent pas à se dire les choses.

Comme je le disais en introduction, en lisant le quatrième de couverture, je m’attendais à une lecture légère. Pourtant, dès les premières pages, j’ai ressenti une atmosphère pesante et je me suis dit que j’allais sûrement avoir une lecture exigeante. En effet, l’autrice fait le choix d’aborder dans ce roman des thèmes d’actualité et pourtant si difficiles : la charge mentale des femmes, le regard que les femmes ont sur elles mais aussi le poids du regard de la société sur elles. Ils sont traités tout au long de l’histoire et mettent en lumière une réalité qui est encore, trop souvent, occultée ou ignorée. Ainsi, même si la force de l’amitié est mise en avant, l’autrice en profite pour pointer des clichés ou des préjugés sociétaux et pour, d’une certaine manière, les dénoncer. La plume de l’autrice est très efficace, fluide, et émotionnellement prenante. Au fil de l’histoire, on rit, on pleure, on a le ventre qui se serre et on se prend d’affection pour ces quatre copines qui ressemblent, pour beaucoup, à celles qu’on peut avoir dans notre entourage.

Pour conclure, j’ai été une nouvelle fois séduite par la plume d’Emilie Riger et cette « Mission Mojito » m’a fait ressentir de nombreuses émotions. Loin d’être une lecture légère, ce roman est néanmoins un hymne à l’amitié et un manifeste mettant en lumière des préjugés et des états de fait sur la condition des femmes dans notre société actuelle.

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions BMR
Retrouvez également ce roman sur Amazon

 

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1+1=5 … ET PLUS ENCORE ! de Gwenaelle Delange.

[ LITTERATURE SENTIMENTALE – Nouveauté 2019]
LIBRINOVA
343 pages
Ma note : 4/5
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Le résumé :
Sophie, pétillante trentenaire à qui la vie sourit, voit son avenir bouleversé le jour où elle comprend que son désir de maternité ne deviendra jamais réalité. De la lumière, elle glisse dans la noirceur malgré son métier de professeur de français et l’amour de son mari Éric. Ses certitudes deviennent des doutes. Sa joie de vivre s’éteint. Et ses rêves meurent avant même d’avoir vécu. Alors, que faire quand Éric la bouscule avec son projet un peu fou d’ouvrir une boulangerie-pâtisserie au cœur d’un petit village auvergnat à l’agonie ? Et comment réagira-t-elle lorsque sa route croisera celle d’Alexandre, Matis et Ariane, trois enfants écorchés par la vie ?
On n’est jamais à l’abri de rencontrer le bonheur… surtout quand il s’additionne !
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Sophie et Eric forment un couple où harmonie, complicité, amour et passion règnent sans discontinuer. Ils forment un duo de tonnerre. Soutient et aide sont un atout majeur qu’ils mettent en œuvre dès qu’ils en ressentent la nécessité. Et le nouveau  combat qu’ils s’apprêtent à mener, a besoin de tout le courage du monde.

 

Sophie, professeur au collège, et Eric artisan boulanger-pâtissier, sont magnifiquement établis dans leur vie au cœur de Lyon. Professionnellement parlant il n’y a plus aucun obstacle sur leur route. Leur nid d’amour offre le sentiment de bien-être qu’ils cherchaient. Et donc tout naturellement, leur désir d’enfant devient une évidence. Alors qu’ils pensaient que rien n’allait entacher leur rêve de parentalité, voici que le coup du sort ou du destin s’abat sur nos jeunes tourtereaux. Ils ne pourront pas avoir d’enfants. Acharnement médical, moral en berne, Sophie déjante et s’enlise dans cette morosité qui lui colle à la peau. La dépression s’empare de son être, rien ne la sort de ce mal être que je comprends parfaitement. Petit à petit et avec l’aide de son mari, de sa famille et de l’extérieur, elle recolle les morceaux qui font d’elle une femme et tente d’accepter cet état. Cela lui pèse encore, son quotidien l’accapare, mais elle ne se sent plus à sa place et ne trouve aucun objectif auquel s’agripper pour avancer. Alors qu’Eric met sur la table un nouveau projet, Sophie se tourmente sur tout un tas de raisons. Elle a peur de cette nouveauté et de l’échec. Elle apparente cette nouvelle vie à un sacré saut dans le vide. Et elle finit par sauter ! Direction un petit village auvergnat, non loin de Clermont-Ferrand. Alors qu’elle pensait ne jamais s’intégrer à cette nouvelle vie, les surprises sont au rendez-vous et sa vie va prendre un tournant plutôt très inattendu !

 

Quelle histoire magnifique ! Une histoire qui raconte la vie, celle qui tourmente mais qui surprend également ! Celle qui met des bâtons dans les roues mais qui offre des souvenirs merveilleux. Le portrait de ce couple est percutant et d’une honnêteté à couper le souffle. Cette honnêteté transparait dans le profil des personnages qu’il soit de Sophie, d’Eric, d’Alexandre, de Matis et d’Ariane et des autres. La première partie du roman est douloureux et sombre. J’ai été autant plus sensible au thème qu’elle fait écho à une partie de ma vie. La seconde partie est d’une spontanéité qui fait sourire et où l’espoir illumine cette vie assez trépidante. Une histoire à la fois tendre et exaspérante, sensible et douloureuse, passionnante et déchirante. L’épanouissement individuel, l’acceptation de soi et de son environnement, l’abandon, l’attachement, la confiance, le lâcher prise et le déni sont au cœur de cette histoire bouleversante !
 
Une lecture que je peux que recommander !

 

Une chronique de #Esméralda.

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…INTERVIEW DE GWENAELLE DELANGE.

… Le site internet de Librinova.

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CLAIRS OU OBSCURS de Jean-Claude Ceccarelli.

[ ROMAN HISTORIQUE – Nouveauté 2019]
LES ÉDITIONS SYDNEY LAURENT
105 pages
Ma note : 2,5/5
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Le résumé :
Ce livre met en valeur, les élèves des peintres de la Renaissance italienne. Ils étaient élèves anonymes mais leur contribution à la réussite des grands génies, a été considérable. Bien souvent ils donnaient leur touche pour finaliser et sublimer le travail de l’artiste. On ne peut imaginer les intrigues et parfois les haines qui se cachaient derrière tant de splendeur. Une vie licencieuse bien assumée, qui feraient passer nos contemporains pour des enfants de chœur.
 
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Jean-Claude Ceccarelli offre ici un roman historique qui charmera les téméraires et connaisseurs sur les artistes peintres de la Renaissance italienne et pourra convaincre les ingénus (comme moi).

 

Une fenêtre grande ouverte sur un milieu où je n’ai aucune notion. Les peintres de la Renaissance italienne c’est toute une histoire. Une histoire de haute voltige où convoitise, vantardise et jalousie se côtoient. Des ateliers grandioses où en ressortent des œuvres inestimables. Des petites mains qui les finalisent et qui à leur tour peuvent prétendre à une certaine célébrité. Un milieu malsain tant les complots d’assassinats sont nombreux. Une lecture d’une extrême richesse tant les références sont nombreuses. Une lecture que j’ai faite portable en main pour « googliser » tous  ces noms inconnus. Une lecture généreuse par tout ce que j’ai appris sur un fond de décor où la religion avait le monopôle.

 

Florence, berceau des talents de génie, peintres connus et reconnus, petites mains estimées mais oubliées, théâtre de l’émergence d’un art unique et éternel qui s’éteindra avec ses maîtres.  Les peintres de la Renaissance italienne excellent dans leur art : scènes bibliques, scènes de Saints, la religion offre des champs infinis d’inspiration. Mais pas que. Certains osent d’autres thèmes comme La Joconde de Léonard de Vinci. Une période vaste et riche.

 

J’ai vraiment été subjuguée par l’effervescence et par tous les menus détails. Une lecture très intéressante pour laquelle pourtant je n’ai pas totalement adhéré. Un roman qui manque, à mes yeux, cruellement de structure. J’ai été ballottée de droite à gauche, des sauts dans le temps, des scènes qui s’incrustent ici et là sans lien évident, des noms qui vont et viennent. C’est un grand flou artistique pour la rigoriste que je suis et cela m’a demandé une certaine concentration que je n’avais pas au moment de ma lecture. Désappointée et déboussolée, je suis passée à côté d’une lecture qui mérite un avis nettement meilleur que le mien. Jean-Claude Ceccarelli met en avant un certain savoir et des heures de recherches. Sous sa jolie plume, il a su créer une certaine intrigue au cœur d’un mouvement prenant.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Sydney Laurent.

LE GHETTO INTÉRIEUR de Santiago H. Amigorena.

[ LITTÉRATURE BLANCHE – Nouveauté 2019 ]
Éditions P.O.L. – Collection FICTION
192 pages
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Le résumé :
« Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire. Ce roman raconte l’histoire de ce silence – qui est devenu le mien ».
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Il est bien difficile de faire la différence entre la réalité et la fiction. Une histoire si bouleversante et si vivante dans ce confinement de l’âme humaine.

 

Silence éprouvant, silence, accaparant, silence destructeur, une vie de silence, de mots oubliés dans ces pensées sombres, des non-dits avalés, des silences de mots, des mots de silence, une communion de maux. Pas à pas, Vicente s’enlise, s’enfonce et disparaît dans cette douleur, cette colère, cet abandon. Quel homme est il devenu ? La vie a t’elle fait de lui un homme lâche, sans identité ? Un homme sans mère, sans famille ? Un homme faible ? Un homme sans valeur, sans repaire ? Un homme témoin silencieux d’un drame sans nom ? Un homme déraciné ?

 

Des questions. Tant de questions pour Vicente. Trop de questions et trop réponses qui le portent vers cet abandon lancinant et vers la profusion du silence. L’abominable est innommable. Un prison de mort. Sa prison. Sa vie depuis ce jour fatidique.

 

Porté par une plume mordante, UN GHETTO INTÉRIEUR percute douloureusement. Un personnage bouleversant qui du jour au lendemain s’interroge. Son identité personnelle, son identité communautaire et sur sa vision du monde. Sa mémoire, la mémoire collective, l’héritage familiale forment un ballet pernicieux et malicieux. Un graine (mauvaise ?) qui s’installe et germe dans un esprit de plus en plus tourmenté. Des états d’âmes, la lâcheté, mouvance d’un corps qui refuse inacceptable, qui refuse d’accorder la moindre parcelle de vérité face à l’inévitable.
 
Si les mots ne se sont pas prononcés, les silences valent souvent tout l’or du monde. Le silence repousse le mal. Le silence brave l’impensable. Le silence construit  des barrières protectrices. Le silence n’est pas le néant . Le silence est trop de choses à la fois. Le silence parle de mille manières. Vicente l’a adopté, l’a magnifié dans ce qu’il a de plus sombre.

 

Je découvre pour la première fois l’univers de Santiago H Amigorena et j’en sors totalement abasourdie. C’est un roman où il faut prendre son temps, où il faut laisser les mots s’infiltrer dans chaque parcelle de son esprit où il faut leur laisser le temps de se graver pour à tout jamais. Un sujet délicat, la Shoah, un sujet essentiel, un sujet qui nous permet de ne pas oublier. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur prend en main son personnage pour le modeler, le façonnant, finalement, à l’image de ces hommes et femmes photographiés, aux yeux vides et sans vie. C’est quelque chose de bouleversant et qui vous enserre le cœur en une poignée de secondes.

 

Comment a-t-on pu vivre ensemble toutes ces années comme si le passé n’existait pas ? Comme si seuls le présent et l’avenir étaient importants ? Et maintenant, maintenant qu’il faudrait lui dire, maintenant que je devrais crier ma haine et ma peur, maintenant que je sais ce qui se passe là-bas, maintenant que je sais que jamais sans doute je ne réussirai à ce que ma mère et mon frère viennent à Buenos Aires, maintenant que je sais que jamais je ne sauverai personne, maintenant que tout me semble vide et inutile, maintenant qu’il n’y a rien d’autre qu’un vide immense qui s’étend devant moi, maintenant … est-ce que j’ai le droit de leur dire ? Est-ce que j’ai le droit de leur demande de partager ma peine ? Maintenant que je sais qu’il est mortel, est-ce que j’ai le droit de leur demander de boire une partie de ce venin qu’est ma douleur pour me soulager ?

 

Une très belle rencontre !

 

Une chronique de #Esméralda.

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DANS LE ROUGE de Rémy Genet.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]
LIBRINOVA
171 pages
Ma note : 4/5
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Le résumé :
Antoine dilue sa tourmente dans un café et fonce au bureau pour ne pas broyer du noir. Il est loin, le boute-en-train multiculturel des années étudiantes ! Il a fait place à un cadre expatrié, supérieur s’il vous plaît, que ses responsabilités asservissent chaque jour un peu plus. Le burn-out guette et les hallucinations colorées d’Antoine le plongent bientôt dans le rouge, dans le pire, le regret et les choix par défaut, dans ce qui l’attend s’il ne reprend pas sa vie en main. Ne faut-il pas perdre pied pour y voir clair ? Entre satire d’entreprise et séquences oniriques, Dans le rouge suit Antoine sur le chemin de sa quête de sens et trace une nouvelle ligne de référence dans la littérature contemporaine.
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Antoine est un jeune actif dans une société qui se veut à la pointe de la technologie. Directeur de « l’avant-vente », il doit donner de sa personne afin d’acquérir le maximum de contrats dans le but de rendre son patron souriant et heureux. Antoine ne vit plus. Le bonheur de profiter seulement de la vie est un rêve qu’il ne tend plus à atteindre. Petit à petit cette folle vie le grignote. Antoine est pourtant volontaire et aguerri, mais le stress commence à l’envahir silencieusement et sournoisement. Antoine rentre dans une période de sa vie qui se veut déterminante. Nouveau contrat en perspective et nouvelles raisons de se cogner la tête contre un mur face aux exigences requises, Antoine déjante. Hallucinations, fatigue et excès, il est temps pour Antoine d’entendre sa souffrance et de se prendre en main.

 

Rémy Genet traite avec ingéniosité et franchise un sujet d’actualité. Aux travers de métaphores subliminales et un certain sens de l’ironie, Rémy Genet dissèque avec enthousiasme et réalité le monde du travail et ses exigences. Au côté d’un personnage attachant, Rémy Genet nous invite à nous questionner sur les limites de l’être humain et sur les sacrifices imposés par une société du travail qui en demande toujours plus et au-delà du raisonnable. Burn out, dépression, perte du sens de la réalité, enfermement …, tout autant de sujet que traite avec subtilité Rémy Genet.

 

Si Rémy Genet tente une approche singulière, je ressors de cette lecture charmée. L’auteur jongle magnifiquement entre les différents états de son personnage principal et la réalité du travail de ce dernier. Étape par étape, l’atmosphère se dégrade comme l’état d’Antoine. Alors que ce dernier touche le fond, l’évidence apparaît et se concrétise d’une manière inattendue. La volonté d’Antoine est un élément important qui subit tout de même différents aléas.

 

DANS LE ROUGE est un roman singulier qui marque les esprits au fer rouge !

 

Une chronique de #Esméralda

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… l’interview de Rémy Genet.

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