MA CHÉRIE de Laurence Peyrin.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]
Éditions CALMANN-LEVY
322 pages
Ma note : 4,5/5 mention « incontournable 2019 »
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Le résumé :
Née dans un village perdu du sud des États-Unis, Gloria était si jolie qu’elle est devenue Miss Floride 1952, et la maîtresse officielle du plus célèbre agent immobilier de Coral Gables, le quartier chic de Miami.
Dans les belles villas et les cocktails, on l’appelle « Ma Chérie ». Mais un matin, son amant est arrêté pour escroquerie. Le monde factice de Gloria s’écroule : rien ne lui appartient, ni la maison, ni les bijoux, ni l’amitié de ces gens qui s’amusaient
avec elle hier encore.
Munie d’une valise et de quelques dollars, elle se résout à rentrer chez ses parents. Dans le car qui l’emmène, il ne reste qu’une place, à côté d’elle. Un homme lui demande la permission de s’y asseoir. Gloria accepte.
Un homme noir à côté d’une femme blanche, dans la Floride conservatrice de 1963…Sans le savoir, Gloria vient de prendre sa première vraie décision et fait ainsi un pas crucial sur le chemin chaotique qui donnera un jour un sens à sa nouvelle vie…

 

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Gloria est née au fin fond de nulle part, entre mer et terre en 1933. Gloria Mercy Hope, de son vrai nom, est une enfant trépidante en quête d’aventure dans une Amérique où chacun se doit d’être à sa place. Les hommes au boulot, les femmes derrière les fourneaux, les noirs avec les noirs et les enfants à l’école. Gloria n’a rien d’une enfant studieuse. Garçon manqué, elle doit faire face aux moqueries et autres malices de gamins. Elle survie à cette période difficile de son enfance et un jour la bonne fée se penche sur son lit et transforme le vilain petit canard en une belle et jeune femme. Gloria est alors embarquée dans cette aventure, un rêve qui se concrétise. Femme fatale, pin-up pulpeuse, Gloria est admirée pour sa beauté, ainsi née Ma Chérie. Une femme enviée, conviée dans les hautes sphères, affichée dans de grands magazines, sublimée par les photographes. Sa vie est un véritable conte de fée. Elle quitte ses terres natales au bras d’un photographe dont elle sera sa muse et puis le coup de foudre tombe, tel un couperet, lors d’une soirée et elle repart aux bras de G.G., le plus grand agent immobilier de Miami devenant ainsi sa maîtresse choyée et cachée. Si elle connaît à présent le grand amour, elle apprivoise la solitude. Ma Chérie reste une merveilleuse icône qu’il faut absolument avoir sur sa liste de connaissances. Les années passent, la jeunesse s’étiole et pourtant l’amour reste, jusqu’au jour fatidique où son rêve, sa vie, ses ambitions cessent. Ma Chérie n’existe plus, la femme qu’elle est devenue est bannie. Valise en main et les larmes comme compagne, le bus la ramène vers ses parents. Alors que son monde s’est effondré elle tend la main à un homme, Marcus, un homme noir. Serait ce le début d’une autre destinée au cœur de cette Amérique discriminatrice ?

 

Je découvre pour la toute première fois la plume de Laurence Peyrin et son univers et j’ai l’ultime conviction que cette lecture m’a ouverte les portes d’un univers sacré où ces femmes, ses personnages, ont une histoire porteuse de sens et de valeur. Gloria, femme atypique, icône de la femme, va se découvrir auprès d’un homme qui n’était pas supposé la guider. De la femme objet et convoitée, elle se découvre en une femme curieuse, ouverte d’esprit, volontaire et déterminée. De chapitre en chapitre, je n’ai pu que constaté l’évolution de Gloria prise d’abord aux remords, au désarroi, au chagrin , à l’exclusion, elle prend vie aux côtés de sa famille, des amies d’enfance et de Marcus. La joie et l’optimisme redorent son quotidien.

 

Ce roman est un véritable et pur délice. L’atmosphère de l’époque inscrit l’histoire dans une période conflictuelle et post moderne. Les voix de Kennedy, de Martin Luther King, de Rosa Park, raisonnent de mille feux. Je suis extrêmement sensible aux faits et événements rendant la lecture bien plus appréciable. L’héroïne est une femme attachante et courageuse, n’hésitant pas à braver l’impensable et les interdits.

 

J’ai succombé à Ma Chérie : une épopée moderne, une héroïne qui transgresse les lois de son temps, un roman qui ne m’a pas du tout laissé indifférente, un message d’espoir.

 

A découvrir sans hésiter !

 

Et Ma Chérie se pressait contre lui, défiant les lois ancestrales, défiant l’Amérique, défiant les connasses de la Cité Radieuse, les rednecks dans le bus – se défiant elle-même la somme de tout cela. Il baissa la tête, sa joue caressant la sienne, leurs peaux l’une contre l’autre dans une indicible douceur. Elle sentit son chapeau tomber, effleurant dans un léger courant d’air la main qu’elle avait posée sur sa nuque. Sa bouche qui se rapprochait de la sienne, hésitante, pour finir par s’ajuster, à la commissure l’une de l’autre. Sans aller plus loin.

 

#Esméralda 

 
Je remercie des éditions Calmann-Lévy pour leur confiance.

 

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… le site des éditions Calmann-Lévy.

 

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Cinq pas vers le bonheur de Théo Lemattre

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Littérature française – Sortie le 6 mars 2019

Editions Harlequin – Collection &H

Service presse

Ma note : 4,5/5

 

Je remercie les éditions Harlequin pour leur confiance et pour m’avoir confié ce  roman en service presse.

Résumé : Cinq lettres, cinq épreuves, cinq chances de trouver le bonheur.

Cinq lettres. C’est tout ce que Tomas a reçu de son père. Cinq foutues lettres et pas un centime, tandis que sa sœur Sophie, la fille chérie, encaisse tranquillement sa part de l’héritage.
C’est précisément ce genre d’injustice qui a conduit Tomas à quitter la maison à 18 ans, sans argent ni diplôme : vivre avec une sœur qui réussit tout et un père autoritaire et moralisateur était devenu impossible. Mais on n’échappe pas à sa famille et, même mort, son père trouve encore le moyen de lui apprendre la vie : si Tomas veut récupérer sa part d’héritage – et abandonner enfin son studio miteux – il va devoir ouvrir une lettre par mois, et réussir les épreuves imposées. Des épreuves qui vont le plonger dans une quête identitaire et bouleverser son existence, changeant ainsi à jamais le regard qu’il porte sur son père, le monde et lui-même.

 

Mon avis : J’avais déjà lu ce roman en version auto-édité…. Quelle joie de le relire et de le retrouver édité aux éditions Harlequin.

Nous faisons ici connaissance avec Tomas, un jeune homme un peu perdu qui s’est éloigné depuis quelques années de sa famille. Suite à la mort de son père, il ne lui reste que sa sœur mais leurs rapports sont compliqués. Pourtant, il apprend qu’il ne touchera sa part d’héritage que s’il respecte cinq lettres que son père lui a écrit avant de mourir. Ces lettres, dont il ne veut pas, ne vont-elles pas lui ouvrir la voie du bonheur ?

Tomas est au chômage et est paumé dans sa vie. Plus jeune, il a eu des conflits avec son père sur son avenir et se retrouve désormais sans boulot et sans perspective. Au début de l’histoire, on sent à quel point il est perdu et isolé. Son comportement avec Aurélie, son « plan cul » est très représentatif de son état d’esprit : il prend tout ce qu’il y a à prendre mais s’impliquer plus, hors de question ! La découverte des lettres laissées par son père vont être un choc et vont l’amener à replonger dans son passé, renouer avec ce dernier et ainsi ouvrir de nouvelles perspectives. Malgré sa noirceur apparente, j’ai aimé le personnage de Tomas et son évolution au fil des pages. On se rend compte rapidement que le père et le fils ont eu une ligne de vie assez similaire et que leur pudeur et leur fierté ont malheureusement fait beaucoup de dégâts. Quant à sa sœur Sophie, on ne sait pas grand-chose d’elle au début, sauf qu’elle est dévastée par la mort de son père. Elle est également chargée de veiller à la bonne exécution des dernières volontés de ce dernier par Tomas. Au départ, j’ai eu du mal à la cerner mais on comprend au fur et à mesure que c’est seulement une grande sœur inquiète et qui se sent elle-aussi terriblement seule depuis que les contacts avec son frère ont été rompus.

J’ai aimé la plume de Théo Lemattre dans ce roman et je dois dire que j’ai été totalement conquise. L’écriture est envoutante, percutante et on ressent au fil des chapitres toutes les émotions par lesquelles passent les différents protagonistes. J’ai été émue lors de cette lecture touchante et efficace. Un seul petit regret : que le roman se termine si vite et que les situations trouvent leurs solutions si facilement…

Si vous ne connaissez pas Théo Lemattre, n’hésitez pas à vous plonger dans ce roman. Amateurs d’histoires touchantes et de reconstructions personnelles, laissez-vous tenter par l’histoire de Tomas, Sophie et Martin et découvrez cette merveilleuse leçon de vie. Si je ne dois retenir qu’une chose de ce roman, ce serait de ne pas hésiter à vivre, de croire en soi et d’oser tout ce qu’on a envie de tenter tant qu’on en a la possibilité !

 

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DANSER AU RYTHME DES SAISONS de Rebecca Di Giusto.

 
[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019]
Éditions Spinelle
229 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :

Arrivée à l’automne de sa vie, Françoise se remémore, ses bonheurs, ses peines. Souvenir familial, sur quatre générations de femmes, liées par un secret de famille et souvenir d’un amour qui la conduira au bout du monde ! Mais le chemin de la passion et de la liberté sera semé d’embûches : pertes, revers, désillusions…
Tabou, deuil, divorce, maladie, psychologie mais aussi amour, amitié, courage, positivisme, espérance… transforment ce récit littéraire en roman sociologique, teinté d’événements historiques en filigrane et d’une promesse d’évasion et de dépaysement, sur fond de nature australienne et autres îles du Pacifique.

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Nous sommes bien souvent l’accumulation de paradoxes que la vie a mis sur notre chemin. Nous sommes le résultat de ce qui nous est arrivé et nous avançons toujours chargés de ce qui nous a défini, de ce dont nous avons manqué, de ce que nous avons voulu sans avoir pu l’obtenir, de ce que nous trouvé et perdu.
 
En ces premiers jours du printemps, ce roman est juste idéal. Rebecca Di Giusto m’a fait voyagé dans les profondeurs de l’âme humaine où les sentiments, les aléas de la vie, l’espoir et le désespoir s’entrechoquent.

 

Rebecca transcrit la vie d’une femme charismatique,Françoise. Françoise a bâti sa vie en Australie. Alors étudiante à Paris, elle rencontre son futur mari à Londres. Leur histoire est un coup de foudre : il est beau, impressionnant, intelligent, séducteur, cultivé, futur chirurgien. L’homme idéal en quelque sorte. Françoise voit son avenir dans ses bras mais loin de sa France natale.

 

Ses premiers pas en Australie est un échec cuisant. Sa belle famille se montre austère et l’Australie sous ces paysages magnifiques et grandioses se cachent une population désœuvrée. Françoise n’est pas une femme qui se laisse abattre facilement. Bon an mal an, elle construit un foyer accueillant et fonde une famille au grand désespoir de son mari.

 

Fis des tracas quotidien, Françoise devient une véritable femme au foyer. Aidée par sa mère, elle s’épanouit. Mais le sort, le destin ou le karma frappe ! La mort sourit de toutes ses dents et s’incruste dans la vie de Françoise. Le désespoir, la tristesse, la dépression s’impriment sur ses traits ravissants. La famille s’effrite peu à peu et l’image soudée qu’elle laissait apparaître s’effondre. Le néant, l’incompréhension, la solitude deviennent un combat inlassable. Les années passent. Le bonheur se reconstruit peu à peu. Des rencontres, l’amour, la joie renaissent. Mais tel un cycle infernal, la rechute devient inéluctable.

 

Rebecca Di Giusto peint le portrait d’une femme attachante qui à vécu mille vies dans une.  Ces péripéties d’une vie s’échelonnent au grès des saisons. Le bonheur, la mort, l’espérance et la solitude forment une toile d’araignée contraignante et détenant prisonnière, Françoise. Prisonnière d’une vie morose ou idyllique, d’un bonheur factice ou pur, de tourments du passé et du présent.
Suivre ce chemin sinueux est un véritable parcours du combattant. L’endurance, la confrontation, les péripéties, les aléas sont des telles épreuves.

 

Avec honnêteté, sans embellissement, ce roman est magnifique et poignant. Les descriptions, les réflexions personnelles, les interrogations parachèvent un récit tonitruant. Je regrette les longueurs un peu trop présente à mon goût. Parfois je me suis perdue dans le fil de l’histoire. Il en ressort tout de même une histoire bouleversante, un voyage unique qui nous mène des profondeurs de l’âme humaine à la lumière de la sérénité. L’amitié, l’amour, la famille, le bonheur sont les éléments centraux de ce récit.

 

#Esméralda

 


 
Je remercie Rebecca Di Giusto pour sa confiance et sa patience.

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… le site des éditions Spinelle.

… le site auteur de Rebecca Di Giusto.

TROIS FOIS LA FIN DU MONDE de Sophie Divry.

 
[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – 2018]
Éditions Noir Sur Blanc – Collection NOTABILIA
240 pages
Ma note : 4/5 mentions « à découvrir » et « pépite »
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Le résumé :

 

Après un braquage avec son frère qui se termine mal, Joseph Kamal est jeté en prison. Gardes et détenus rivalisent de brutalité, le jeune homme doit courber la tête et s’adapter. Il voudrait que ce cauchemar s’arrête. Une explosion nucléaire lui permet d’échapper à cet enfer. Joseph se cache dans la zone interdite. Poussé par un désir de solitude absolue, il s’installe dans une ferme désertée. Là, le temps s’arrête, il se construit une nouvelle vie avec un mouton et un chat, au cœur d’une nature qui le fascine.
Trois fois la fin du monde est une expérience de pensée, une ode envoûtante à la nature, l’histoire revisitée d’un Robinson Crusoé plongé jusqu’à la folie dans son îlot mental. L’écriture d’une force poétique remarquable, une tension permanente et une justesse psychologique saisissante rendent ce roman crépusculaire impressionnant de maîtrise.
« Au bout d’un temps infini, le greffier dit que c’est bon, tout est en règle, que la fouille est terminée. Il ôte ses gants et les jette avec répugnance dans une corbeille. Je peux enfin cacher ma nudité. Mais je ne rhabille plus le même homme qu’une heure auparavant. »
Sophie Divry est née en 1979 à Montpellier et vit actuellement à Lyon. Elle a publié cinq romans – La cote 400 ; Journal d’un recommencement ; La Condition pavillonnaire ; Quand le diable sortit de la salle de bain et Trois fois la fin du monde ainsi qu’un essai, Rouvrir le roman.

 

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Comment réagirez-vous à la fin du monde au sens propre comme au sens figuré ? Accepteriez-vous ce que cela implique psychologiquement et physiquement ? 
A quoi seriez-vous prêts ?

 

TROIS FOIS LA FIN DU MONDE est une fiction spectaculaire ! Aussi éprouvante que contraignante, ce roman m’a plongée dans un état aussi sceptique que mystique. Un voyage au bout de soi, au bout du monde, un exil forcé, magique.

 

Joseph Kamal n’a jamais été destiné à être un voyou. Au mauvais moment au mauvais endroit, sa vie bascule dans l’horreur lorsqu’il se trouve menotté et endeuillé par la mort tragique de son frère exécuté froidement, Tonio. C’est un gentil garçon, serviable et brave, vivotant de boulot en boulot et d’intérim en intérim. Il n’a jamais rien demandé à la vie. Il s’en est contenté tout simplement. Tonio était le vilain garçon qu’il l’a embarqué dans ce mauvais tour de passe-passe. Au mauvais endroit au mauvais moment, il échoue dans ce monde inconnu, la prison. Îlot exclusif de privation de libertés. Dégradant, humiliant, il se sent tel ces déchets qui pourrissent dans ce tas d’immondices au milieu de la cour. Il devient un rat, un nuisible. Il s’adapte tant bien que mal à coup de coups de poings et de pieds. Il n’est plus rien, un reflet parmi tant d’autre d’une vie qui s’est échappée en quelques secondes. Il tient bon à coup de pompes et de routine. La fin de sa vie d’homme libre n’aura pas sa peau.

 

Puis un jour l’Homme a du déserté ces terres pourris par l’avarice et la convoitise humaine. Boummmm ! Plus rien ! Plus de femmes, d’hommes, d’enfants ! Le chaos instantané ! Joseph est un survivant de cette fin prématurée. Il court loin, s’enfuit. Il se réfugie sur ces terres arides faites de cailloux qui semblent narguer le moindre vivant. Il est là. Il respire. Il vie. Mais il doit tout réapprendre. Un nouveau né dans un monde qui ne voulait plus de lui. Il crapahute. Il visite ces propriétés privées, privaient de vie. Il vie la nuit. Il vit le jour. Construire devient alors sa branche de salut. Il reconstruit une vie simple rythmée de calculs, de musique, du soleil et de la lune. Un mouton, une chatte, des compagnons providentiels témoins de la renaissance d’un homme savourant la solitude et le simplisme.

 

Comme un renouveau barbare, la fin approche. Que reste t-il à Joseph ? Des traits blancs dans le ciel bleu.

 

J’apprécie de plus en plus ce genre de lecture axée sur la création littéraire où les émotions, les personnages atypiques et la profondeur des sens s’unissent et se complaisent dans un texte poétique. C’est aussi envoutant qu’intriguant. La force des mots, des gestes du personnage, de ses pensées, de ses doutes, de ses craintes prennent une dimension spéciale et précise. C’est un drôle de tête à tête, entre moi-même, l’auteur et son personnage. Je me suis interrogée. J’ai également questionné ce personnage étrange et improbable. C’est un voyage extravagant entre l’irréel et le réel. C’est drôle, touchant, mais aussi horrible et poisseux.

 

TROIS FOIS LA FIN DU MONDE est audacieux et pertinent !

 

#Esméralda

 

Je remercie les éditions Noir sur Blanc pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

 

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… le site des éditions Noir sur Blanc.

 

Vidéo : Sophie Divry présente son roman Trois fois la fin du monde

 

 

Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

LES FEMMES FORMIDABLES A L’HEURE DU CHOIX de Alex Riva.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – 2018]
One shot – Tome 3/?
Éditions DENOEL
320 pages
Ma note : 4/5
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Le résumé :

 

Lorsque vous aviez fait la connaissance d’Emma, Alice, Andréa et Chloé, elles traversaient la fameuse crise de milieu de vie, fatiguées de tout gérer pour tout le monde tout le temps. Partir une semaine en Grèce avait été leur « grève des femmes formidables » et leur avait permis de mieux comprendre ce qui les avait conduites à cette situation, ce dont elles avaient envie et ce sur quoi elles pouvaient agir. A leur retour à Paris, l’imprévu avait décidé de s’en mêler. Pendant les mois qui avaient suivi, chacune avait tenté de mettre en place ses bonnes résolutions tout en intégrant Laurence à leur quatuor. Deux années se sont désormais écoulées, leurs vies ont évolué, pas toujours comme elles l’auraient souhaité, mettant à mal leur amitié et leurs projets. Toutes femmes formidables qu’elles sont, elles vont découvrir à leurs dépens qu’elles ne peuvent pas tout avoir et se retrouver à l’heure des choix. Choix conjugal, choix professionnel, choix familial, rien ne leur sera épargné !
 
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Je découvre pour la première fois l’univers trépidant d’Alex Riva et de ses femmes formidables. Un roman cocasse où les femmes ont la place centrale. Un roman moderne où la plume d’Alex Riva pointe avec humour et sérieux (aussi) les petits et grands tracas de ces femmes qui rêvent en grand.

 

Je prends en cours de route cette saga « les femmes formidables ». Même si je n’ai pas du tout été perdue, je pense qu’il est judicieux et préférable de lire le premier et le second tome afin d’apprécier l’évolution de ces copines de choc. Ce n’est pas grave, les « one-shot » sont faits pour être lus dans l’ordre que l’on souhaite !

 

Emma, Alice, Andréa (la sœur de Chloé), Chloé et Laurence sont des femmes formidables. Des mères de famille exceptionnelles, des femmes de foyers, des working-girls de tonnerre et des femme simples avec leurs envies et leurs craintes. Ce ne sont pas des super women du plumeau, mais des femmes entières qui prennent à cœur l’évolution de leur projet commun ou du bon fonctionnement de leur entreprise. Emma et Chloé sont associées dans l’entreprise gérée par l’ex mari d’Emma qui, elle, a décidé de s’expatrier à San Francisco avec son nouveau mari. Alice, Andréa et Laurence (la petite dernière du groupe) s’occupe de gérer trois restaurants « Ma Cantine » et de faire péricliter leur business via la création de franchises. Cinq femmes dans la fleur de l’âge qui donne tout à leur travail mais également à leur famille ou enfants. Ces cinq personnalités s’accommodent assez bien, malgré quelques débordements qui sont vite gérés. Tout va donc pour le mieux dans leur monde routinier où tout semble s’emboiter à la perfection. Mais voilà, il suffit d’un accro dans leur vie bien rangée pour que tout parte en cacahouète.

 

L’élément déclencheur est l’accident de vélo d’Andréa qui reste dans le coma pendant une semaine. De nouveau réunies dans cette catastrophe, les comportements de certaines vont révéler quelques failles dans une machine pas si bien réglée que ça. L’heure des choix arrive ! Entre tracas, amitié, amour et réussite quel sera le grand vainqueur ?

 

J’ai très vite été intriguée par ces cinq femmes de caractère. D’abord par leurs vécus respectifs qu’Alex Riva n’oublie pas de préciser et puis par les situations dans lesquelles elles se trouvent actuellement. J’ai suivi leur évolution pas à pas, leurs tourments, leurs questions, leurs doutes, leurs craintes, leurs espoirs, leurs colères, leurs passion, leurs sentiments refoulés et bien d’autres. Derrière ses femmes d’action se cachent des femmes sensibles, bouleversées et à fleur de peau. J’ai senti l’atmosphère s’alourdir et crépiter de non-dits jusqu’au point de non-retour. Je me suis vite attachée à certains personnages alors que d’autres m’ont hérissé le poil. Leur histoire est à la fois touchante et rocambolesque. J’ai été peinée par les épreuves qu’elles doivent traverser et rassurée de voir que tout ou presque tout peut s’arranger.

 

J’ai passé un agréable moment de lecture aux côtés de ces cinq femmes formidables qui affrontent comme tout un chacun les péripéties et les conséquences de choix antérieur. Il est facile de se projeter et de se trouver quelques ressemblances avec nos cinq héroïnes. Elles font échos à nos propres problèmes et choix.

 

Le final qui n’en est pas proprement un, laisse penser qu’une suite verra le jour et je l’espère vivement. En attendant je vais me procurer les deux premiers tomes de cette saga formidable !
 
#Esméralda

 

Je remercie Alex Riva et les éditions DENOEL pour leur confiance et patience.

 

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… l’univers d’Alex Riva.

… le site des éditions DENOEL.

 

Tome 1
Quand l'imprévu s'en mêle, nouveau livre d'Alex Riva
Tome 2

Le mystère Henri Pick de David Foenkinos

le mystère henri pick livre

Littérature française – livre sorti le 1er avril 2016

Editions Gallimard – Editions Folio

Lecture personnelle

Ma note : 3,5/5

 

Résumé : En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu’elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l’écrivain et apprend qu’il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n’a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses… Aurait-il eu une vie secrète ? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n’était qu’une machination?
Récit d’une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu’un roman peut bouleverser l’existence de ses lecteurs.

 

Mon avis : J’avais beaucoup entendu parler de ce livre à sa sortie et je me suis finalement décidée à le lire puisque son adaptation vient de sortir au cinéma. Coutumière de la plume de David Foenkinos, on retrouve dans ce roman tout ce qui fait sa force : une écriture fluide, une histoire prenante, des chapitres courts et rythmés.

Dans ce roman, nous faisons la connaissance avec Delphine, une jeune éditrice travaillant aux éditions Grasset. Tombée amoureuse d’un écrivain qui n’a pas trouvé son public, elle est en quête du livre qui fera décoller sa carrière. Au cours d’un séjour chez ses parents, elle découvre, dans la « bibliothèque des refusés » le manuscrit d’un roman incroyable écrit par Henri Pick, ancien pizzaïolo de la ville. Après avoir convaincu la veuve d’Henri, elle publie ce roman qui a, tout de suite, beaucoup de succès. Pourtant, les critiques s’interrogent : comment un pizzaïolo qui n’a jamais rien lu ni jamais rien écrit a-t-il pu écrire un tel chef d’œuvre ? Le journaliste Jean-Michel Rouche part à la découverte de la Bretagne et du quotidien d’Henri Pick afin d’essayer de lever ce mystère.

Ce roman présente de nombreux personnages qui ont tous leur importance dans le déroulé de l’intrigue : il y a Delphine, l’éditrice ambitieuse, Frédéric, l’écrivain en plein doute, Madeleine, la veuve déboussolée, Joséphine, la fille d’Henri Pick, blessée par la vie, Jean-Michel Rouche, le critique littéraire en mal de reconnaissance, Jean-Pierre Gourvec, le bibliothécaire passionné ou Magali, la nouvelle bibliothécaire blasée par la vie. Tous ces personnages ont des défauts, comme tout le monde, et surtout, ils n’ont pas été épargnés par la vie. Certains trouveront ça facile, moi j’ai trouvé cela réconfortant.

Cette lecture m’a beaucoup plu. En effet, j’ai aimé passer du temps avec ces personnages simples mais authentiques, avec chacun leurs histoires, leurs failles. Au fil des chapitres, on fait plus ample connaissance avec les uns, puis les autres.  Cette lecture est facile, rapide car l’écriture de l’auteur est simple et efficace, sans fioriture. En revanche, j’ai été un peu déçue par la fin. En effet, je me suis dit « tout ça pour ça… » Mais, ceci est mon ressenti et honnêtement, je ne regrette pas du tout cette lecture car le mystère Henri Pick est bien plus complexe qu’il ne semble l’être de premier abord.

Pour conclure, je recommande la lecture de ce roman à tous les amoureux de littérature française qui cherchent un roman plaisant et une histoire authentique avec des personnages tels qu’on peut en rencontrer tous les jours. Alors n’hésitez plus et venez percer « le mystère Henri Pick ».

 

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FRÈRE D’ÂME de David Diop.

 
[ LITTÉRATURE FRANÇAISE – 2018 ]
Éditions LE SEUIL – Collection Cadre Rouge
PRIX GONCOURT DES LYCÉENS 2018
176 pages
Ma note : 4/5 mention « pépite »
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Le résumé :

Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l’attaque contre l’ennemi allemand. Les soldats s’élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d’Alfa, son ami d’enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s’enfuit. Lui, le paysan d’Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l’effroi. Au point d’effrayer ses camarades. Son évacuation à l’Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d’ultime et splendide résistance à la première boucherie de l’ère moderne.

Né à Paris en 1966, David Diop a grandi au Sénégal. Il est actuellement maître de conférences à l’université de Pau.

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Je suis loin de lire les livres qui ont reçu tel ou tel prix, même si je suis toujours l’actualité littéraire. Donc c’est une grande première et suite aux recommandations de ma bibliothécaire préférée que j’ai ouvert le dernier roman ayant reçu le prix Goncourt des lycéens, 2018.

 

Même si je suis loin d’avoir eu un « coup de cœur », je dois admette que ce roman est une sacrée pépite. Je suis heureuse de m’être laissée embarquer par cette magnifique histoire. C’est un roman court au rythme soutenu par des chapitres courts. La plume de David Diop maîtrise à la perfection son sujet et surtout, elle dégage une certaine nonchalance et légèreté tout en contraste sur un sujet douloureux, difficile et réel.

 

Direction 1ere guerre mondiale, les tranchées, la boue, la peur, la désolation rongée par les rats. Les blessés, les estropiés, les morts s’agglutinent dans le ballet macabre et rythmé par les coups de sifflet, véritable ode à la mort. Le soleil qui fuit, la pluie qui s’infiltre annonciatrice du malheur. Et là, parmi tant d’autres uniformes, il y a Mademba Diop et Alfa Ndiaye, tireurs sénégalais. Débute alors, un voyage magnifique sur ces liens fraternels bien plus puissants que ceux de l’amitié. Commence ainsi la grande Histoire dans la grande Histoire. Celle qui pourtant ne prend que deux lignes dans les manuels scolaires associés à cette première publicité de Banania, qui si je me souviens, avait pour but premier d’habituer la population à la présence d’hommes noirs dans les rangs de l’armée. 

 

C’est donc l’histoire bouleversante d’un homme détruit par la guerre, par la perte, par la folie que nous conte avec éloquence et sincérité David Diop. Une histoire aussi fracassante qu’assourdissante. Une histoire où rien n’est laissé au hasard où le passé resurgit pour contrer la noirceur tel un sauveteur incongru. Où le présent amoindrit l’homme à l’état du néant, se débattant avec son esprit, souillant ses mains, s’emparant les cris des morts aux viscères fumantes, dans le but ultime de survivre et de faire renaitre l’âme de son frère.

 

C’est un roman emprunt de tragédie et de tourment. C’est le roman d’un homme et de tant d’autres. D’un souvenir oublié. C’est aussi magnifique que terrible.

 

 
Alors, par la vérité de Dieu, je ne comprends pas. Non, je ne comprends pas pourquoi j’ai un beau jour insinué à Mademba Diop qu’il n’était pas courageux, que ce n’était pas un guerrier. Penser par soi-même ne veut pas dire forcément tout comprendre. par la vérité de Dieu, je ne comprends pas pourquoi un beau jour de bataille sanglante, sans rime ni raison, alors que je ne voulais pas qu’il meure, alors que j’espérais qu’on rentre sains et saufs lui et moi à Gandiol après la guerre, j’ai tué Mademba Diop par mes paroles. Je ne comprends pas du tout.

 

#Esméralda

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…Sur le site des éditions Le Seuil.

… L’interview de David Diop.