ET SOUDAIN LA VIE BASCULE ! de Perrine Marche.

Et soudain la vie bascule ! par [Marche, Perrine]

 

 

[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018]

Tome 1/3

Auto édition

Format numérique (316 pages) : 1.90€

Broché : 9.50€

Ma note : 3/5

 

 

 


 

Le résumé :

 

Maeva est une jeune adolescente de treize ans pleine de vie. Elle déborde d’énergie et pratique intensément le sport depuis quelques années. Elle a commencé à l’âge de cinq ans. Emplie de motivation et talentueuse, elle a intégré une section sport-études ayant pour objectif d’accéder au plus haut niveau, c’est-à-dire le pôle France. Ses disciplines de prédilection sont le hand-ball, et l’athlétisme, et, surtout, c’est bien plus qu’une passion, c’est sa raison de vivre. Un jour, elle surprend une conversation entre sa mère et sa grand-mère qui va la bouleverser. Elle quitte le domicile précipitamment et — en une fraction de seconde — sa vie, ainsi que sa famille, va voler en éclat.

 


 

Mon avis :

 

L’adolescence est une période houleuse et douloureuse. S’épanouir tout en respectant les règles, est source de conflits familiaux. Pas tout à fait grande plus tout à fait enfant, Maeva est une passionnée un peu trop zélée à mon goût. Maeva respire le sport. Handballeuse émérite, athlète chevronnée et nageuse confirmée, elle respire, elle pense, elle mange, elle dort, elle parle, elle vit tout simplement au travers du sport. Régime drastique et rigueur rythment sa vie qui frôle la limite avec le danger. Maeva est une jeune fille entière, honnête et en parfait accord avec ses envies. Capricieuse, têtue, énervante et acharnée, elle a le don pour mettre les nerfs de sa mère à vif. Étant une maman, elle m’a littéralement fait sortir de mes gonds, même si l’admiration face à son courage force le respect. A scooter avec son petit copain, sa vie bascule lorsque un chauffard les percute de plein fouet.

 

Handicapée à vie, son courage force le respect. Combativité, détresse, peur, doute sont exacerbés par la perte et l’absence de repères. Entourée par sa mère et son petit copain, elle retrouve la foi en la vie, de nouveau, au travers du sport et de la compétition.

 

Perrine Marche traite un sujet bouleversant. La détresse due au handicap, des repères bafoués sont son chemin de croix tout au long de ce roman. Maeva est le personnage principal. Le lecteur est amené à suivre toutes ses péripéties, ses coups de gueule, ses frasques au travers d’une douleur qui ne s’estompe guère. Bon nombre de passage sont bouleversant et douloureux alors que d’autre sont désespérant et énervant.

 

Ce premier roman offre un moment agréable de lecture malgré les nombreuses maladresses de l’auteur. L’impulsivité et la colère sont parties prenantes d’une histoire où la trame a tout bon. La plume de l’auteur manque de maturité. Je pense que les aventures de Maeva  me séduiront davantage dans le prochain roman.

 

 


 

 

Je remercie Perrine pour sa confiance.

 

 

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Un gentleman dans l’étang de Christy Saubesty

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Littérature française – Livre paru le 23 mai 2018

Editions Pygmalion – Collection « Il est une fois »

Masse Critique Babelio

 

 

Je remercie les éditions Pygmalion et le site Babelio.com pour m’avoir permis d’obtenir ce roman grâce à l’opération Masse Critique.

Résumé : «Marie épousseta son pantacourt, puis contourna l’arbre pour s’approcher de l’étang. Elle s’accroupit en grommelant, effleura la surface saumâtre de l’eau et lâcha une nouvelle bordée de jurons.
— Si je peux me permettre…, commença Mathieu.

— C’est gentil, mais non, le coupa aussitôt la jeune femme en se relevant. Il n’y a plus rien à faire.

Mon collier est tombé dans l’eau. C’est un bijou auquel je tiens énormément et… Mathieu posa son journal, retira sa veste et commença à rouler ses manches.»

Marie se sent enfin prête à prendre la vie à bras le corps et à s’autoriser à être elle-même. La tâche serait toutefois plus simple si elle n’avait pas la fâcheuse habitude de se mettre dans des situations délicates. Gérer le Tutti-Fleuri pendant le congé maternité de sa sœur ne faisait pas partie de ses rêves de petite fille, surtout quand, comme elle, l’action passe avant la réflexion.

Sa récente rencontre avec l’irritant Mathieu, gentleman barboteur et sauveteur en titre des causes perdues, va cependant changer la donne…

 

Mon avis : Intriguée, c’est le qualificatif qui convient le mieux pour définir mon état d’esprit après la première lecture du quatrième de couverture. Conquise, c’est définitivement mon état maintenant que j’ai refermé ce roman.

Nous faisons ici connaissance avec Marie, une jeune fleuriste qui gère une boutique avec sa sœur Céline, enceinte de jumeaux. La grossesse de cette dernière ne se passant pas très bien, Marie se retrouve seule aux commandes. Un après-midi, alors qu’elle joue au parc avec son neveu, elle rencontre Mathieu, un jeune avocat séduisant qui va la séduire….et l’effrayer. En effet, Marie ne se sent pas prête à retomber amoureuse….. Mathieu, quand à lui, a du mal à faire confiance à la gente féminine…. Entre ces deux âmes cabossées, un futur est-il envisageable ?

Marie gère le magasin de fleurs avec sa sœur Céline depuis le décès de leurs parents. Peu sûre d’elle, elle se repose beaucoup sur Céline et quand elle apprend qu’elle va devoir faire tourner la boutique seule, Marie angoisse. Maladroite, habituée à la poisse, elle a beaucoup de fêlures et a du mal à se faire confiance. Quand à Mathieu, c’est un papa divorcé qui a mal vécu la trahison de son ex-épouse et qui supporte difficilement d’être séparé de sa fille. Sa rencontre avec Marie va l’enchanter mais aussi le déstabiliser car elle ne ressemble en rien aux femmes qu’il côtoie habituellement. Tous les deux, ils vont devoir apprendre à faire avec les blessures qui n’ont pas cicatrisé mais ils vont surtout devoir réapprendre à faire confiance…. Leur évolution à tous les deux est le cœur du roman et s’avèrera très intéressante.

Ce roman est une réécriture moderne du conte des frères Grimm « la fille du roi et la grenouille ». la rencontre entre les deux protagonistes est également le point de départ de départ du conte et je dois avouer que j’ai beaucoup ri de voir Mathieu se lancer dans l’opération « sauvetage du collier de Marie » en même temps qu’une tentative de séduction un peu maladroite. Les deux protagonistes ont été abimés par la vie et vont pas mal s’égarer avant de trouver le droit chemin. Néanmoins, j’ai pris du plaisir à les suivre et à les voir évoluer. La plume de l’auteure est fluide et habile. En effet, une fois que vous commencez cette lecture, les pages se tournent et les chapitres défilent avec une rapidité assez incroyable. Le roman est écrit d’un point de vue externe mais les deux protagonistes sont alternativement mis en lumière. C’est une technique de narration qui me plait et qui permet de comprendre au mieux, selon moi, l’évolution et les interrogations des protagonistes. Enfin, je voudrais souligner que je trouve la couverture magnifique et originale. C’est typiquement le genre de couverture qui m’interpelle et qui me donne envie de retourner le livre pour lire le résumé.

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture avec « un gentleman dans l’étang ». Cette réécriture moderne d’un conte traditionnel est très originale et je pense me laisser tenter, à l’occasion, par un autre roman de cette collection. Amateurs de comédies romantiques, n’hésitez pas à vous lancer dans cette lecture qui fait du bien et que vous tiendra en haleine jusqu’au tout dernier chapitre !

 

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La mélancolie du kangourou de Laure Manel

la mélancolie du kangourou

Littérature française – livre sorti le 3 mai 2018

Editions Michel Lafon

Service presse

 

Je remercie les éditions Michel Lafon qui, grâce à la plateforme NetGalley, m’ont permis de découvrir ce roman.

Résumé : Alors qu’il s’apprête à vivre le plus beau moment de sa vie avec la naissance de sa fille, Antoine est confronté au plus horrible des drames : la mort de sa femme durant l’accouchement. Anéanti par la perte de celle qu’il aimait plus que tout, Antoine a du mal à créer du lien avec son bébé jusqu’à ce qu’il embauche Rose, une pétillante jeune femme à l’irrépressible joie de vivre, pour s’occuper du nourrisson. Parviendra-t-elle à aider Antoine à se révéler comme père et à se reconstruire ?

 

Mon avis : Ayant été subjuguée par ma lecture de son précédent roman « la délicatesse du homard », je n’ai pas à me plonger dans celui-ci dès que j’en ai eu l’occasion. Et cette nouvelle lecture m’a, une nouvelle fois, chamboulée.

Nous faisons ici connaissance avec Antoine et Raphaëlle, un couple heureux, amoureux, qui va accueillir son premier enfant. Le jour de l’accouchement, tout se passe bien jusqu’au moment où Raphaëlle convulse…. Elle décède peu de temps après et Antoine est anéantit. Il n’arrive pas à remonter la pente et se désintéresse totalement de sa petite fille qui vient de naitre. La mère d’Antoine prend alors les choses en main et l’incite à engager une nounou. Ils trouvent la candidate parfaite en la personne de Rose. Malgré son jeune âge, Rose va devenir la « bonne fée » du logis d’Antoine et peu à peu, elle va prendre une place centrale dans la famille.

Antoine est un mari comblé, un homme heureux qui va voir son univers s’écrouler en quelques secondes. Se sentant coupable de ne pas avoir su protéger sa femme, il va, pendant un long moment, mettre de côté sa fille et se noyer dans le travail. C’est un homme qui se cherche, qui doit se reconstruire. Dépassé par son deuil, il va laisser passer un long moment avant d’accepter de nouer une relation avec Lou puis de se reprendre en main. Comme tout le monde, il fait des erreurs mais on sent un homme entier qui tente de faire de son mieux. Je l’ai trouvé touchant et attachant malgré les maladresses dont il va faire preuve. En même temps, personne n’est parfait mais l’important n’est-il pas de toujours faire de son mieux ?

Rose est une étudiante rêvant d’intégrer  une prestigieuse école de danse à Londres. Elle accepte ce travail de nounou pour se constituer des économies afin de financer ses études. Très consciencieuse, elle s’attache très vite à la petite Lou et peu à peu, elle se fait une place dans la vie de cette famille blessée. Pétillante, prenant la vie du bon côté, Lou va avoir un rôle central dans la construction du lien entre Antoine et Lou et dans le « retour à la vie » d’Antoine. Pendant longtemps, elle sera une énigme pour ses amis et pour les proches d’Antoine qui ne comprennent pas sa volonté de s’impliquer autant dans la vie de Lou.

Encore une fois, Laure Manel nous offre un roman écrit tout en émotions et en finesse. Le thème abordé est sensible et elle a su nous décrire les situations, l’évolution des personnages avec tact. A aucun moment, on n’a envie de juger ni Rose ni Antoine dans les choix qu’ils peuvent faire car cette lecture est criante de réalisme. En effet, les personnages ont leurs failles, font des erreurs mais surtout tentent de faire de leur mieux pour  s’en sortir. La plume de l’auteure est agréable à lire et addictive. Les pages et les chapitres défilent sans qu’on s’en rende compte mais une chose est sûre : quand le roman est commencé, impossible de le lâcher avant de l’avoir terminé. L’histoire est écrite avec un narrateur externe qui se focalise tantôt sur Antoine, tantôt sur Rose, ce qui nous permet de voir leur évolution, leurs interrogations et leurs préoccupations. Je ne me suis pas ennuyée une minute lors de cette lecture et même si j’ai trouvé le dénouement un peu « facile », j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman.

Pour conclure, « la mélancolie du kangourou » est un roman abordant des thèmes sensibles mais qui sont abordés avec finesse. La plume de Laure Manel est envoutante et vous plongera au cœur du quotidien d’Antoine, Rose et Lou. Cette histoire ne ressemble à aucune autre et  vous fera passer du sourire aux larmes du début à la fin. Ne soyez pas refroidis par le titre du roman, « la mélancolie du kangourou » est un hymne à la vie et aux secondes chances.

 

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WANDERLANDZ de Valérian MacRabbit.

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[ RÉCIT DE VOYAGES – Nouveauté 2018]

 

Format numérique (168 pages) : 0.99€
Broché : 6.99€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir » et « pépite »

 


 

Le résumé :

 

« Rendu fou par la Lune, le parfum des fleurs, une vibration soudaine
L’insecte fond et vire, inconscient des chemins tracés.
Il explore mille îles, ouvre les mers,
S’éveille aux pôles et s’étient en Orient.
Sa trajectoire n’obéit à aucune règle,
Il fuit, atteint, choque dans une éblouissante vanité.
Nulle autre quête que celle d’être, d’avancer, toujours et encore. »

 


 

Sans m’en rendre compte, le résumé est une partie du passage que j’ai relevé. 😉

 

Loin de ces considérations,
Rendu fou par la Lune, le parfum des fleurs, une vibration soudaine
L’insecte fond et vire, inconscient des chemins tracés.
Il explore mille îles, ouvre les mers,
S’éveille aux pôles et s’éteint en Orient.
Sa trajectoire n’obéit à aucune règle,
Il fuit, atteint, choque dans une éblouissante vanité.
Nulle autre quête que celle d’être, d’avancer, toujours et encore.
Comme lui, comme d’autres,
Aux intersections je préfère les chemins de traverse,
Progressant tel un aveugle euphorique dans un monde
Qu’il me plaît de dévorer comme un enfant,
Sincère et menteur à la fois.
De fugaces impressions qui collent au doigt entre deux chapitres,
Un miel butiné sur mille fleurs et mille genres,
Né d’alvéoles aussi diverses et dissimilaires que les mots,
Les continents et les Hommes.
Comment – si ce n’est ainsi,
Dire le monde ?

 

« La Croisée des chemins »,
Saint-Etienne, 21 février 2018.

 

Mon avis :

 

Parfois, il est bien difficile de te parler de certains livres. « Wanderlandz » en fait parti.

 

Ce roman est composé de divers récits de voyages. Tu suis le narrateur tout au long de son périple à la découverte de l’humanité, de paysages, de secrets et de lui même.

 

D’une île polynésienne, en passant par le Kenya, Tahiti, un détour par l’Islande et l’Espagne et un décroché par L’Amérique du Sud.

 

Un globe-trotteur infatigable qui va vivre aux contacts des habitants, une véritable aventure humaine. Quelle soit honnête, quelle soit atypique, quelle soit burlesque, elle transpire d’une vérité aussi désarmante que touchante.

 

Sur fond sonore, la balade se veut enthousiaste, parfois mélancolique mais surtout trépidante. Dans la richesse du moment, peut importe, le lieux, les inconvénients et les désagréments, ce cadeau est tout simplement magnifique. Une générosité absolument pure. La sournoiserie s’invite, laissant le narrateur quelque peu pantois et ennuyé mais sans s’en offusqué.

 

La liberté semble si simple au son de ces mots. Une formule magique, et hop tu es ailleurs. Les frontières n’existent plus.

 

« Wanderlandz » est aussi le récit de cet homme qui se cherche sur une multitude de chemins, trouve des réponses, s’en pose d’autres. Une expérience unique qui forge l’âme des aventuriers. Une quête sur lui même, ses envies, ses doutes.

 

Valérian MacRabbit a une plume juste formidable. Ses mots m’ont envoutée. Une plume poétique, philosophe agrémentée de la puissance et de l’aisance d’une écriture qui ne peut que transporter. Voilà pourquoi il m’est difficile d’en parler. Il n’y pas de généralité ( à part le thème), mais une multitude de détails qui sera jugée différemment selon le lecteur.

 

WANDERLANDZ est une agréable et très très belle découverte. Un voyage qui explore le Monde de A à Z.

 

 

Il est parfois bon de s’égarer. A travers les possibles imaginaires nocturne fécond, d’un long métrage à fantasmer, d’une île à quitter. L’itinéraire de l’insecte fou n’a ni queue ni tête, ni début ni fin. Mas lorsque le hasard reprend les rênes de nos trajectoires, le monde vibre et les barreaux de nos confortables prisons s’estompent. Alors que les rayons blancs de l’aube envahissent l’autobus dans lequel je me suis finalement endormi, couvert de poussière et de crasse, je réalise que je me trouve encore au carrefour de Bhâratpur et Pokhara. Me parvient un message étrange de Samar qui s’inquiète de ne pas me voir rentrer. Certains passagers sont déjà affairés autour de stands de chaï improvisés tandis que d’autres, continuent de ronfler bruyamment. La jungle s’étend à l’horizon, impénétrable. Sur l’un des arbres, un corbeau me fixe avec insistance. Je n’ai toujours pas choisi où j’allais.

 

 


 

Je remercie Valérian Macrabbit pour sa confiance et sa patience.

 

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ALMA de Cizia Zykë.

 

[LITTÉRATURE – Nouveauté 2018]

Éditions Taurnada – Collection Littérature

Préface et participation de Thierry Poncet

 

 

Format numérique (210 pages) : 5.99€

Poche : 9.99€

Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Une petite fille aux étranges pouvoirs vient au monde. Autour d’elle, c’est l’Espagne du Moyen Age, aussi barbare que raffinée, à la fois religieuse et brutale, où la reine Isabelle la Catholique s’apprête à chasser tous les Juifs du royaume. La petite Alma, celle qui parle avec Dieu, deviendra-t-elle le guide dont son peuple a besoin, ou bien sera-t-elle comme tant d’autres balayée par le vent mauvais de l’Histoire ? L’épouvante se mêle au comique, les destins s’enchevêtrent, aussi grandioses que pitoyables, dans un récit haletant, à la force d’une légende.

 


 

Mon avis :

 

Cizia Zykë peut être que ce nom ne t’est pas inconnu : une auteur terrible dans le paysage littéraire français et une sacrée bibliographie.

 

Pour ma part, je découvre cet auteur, son univers et son atypique franc parler qui m’a séduite. ALMA est édité à titre posthume. Son dernier roman dans le tiroir avant sa disparition, qui n’a pu voir le jour qu’avec la présence de son acolyte de toujours Thierry Poncet. Sa préface retrace un parcours hors norme, anecdote et complicité qui liait ces deux compagnons de lettres.

 

ALMA fait figure, à mon sens, d’un ovni. Ni roman historique, ni uchronie, ce récit inqualifiable m’a transporté dans une Espagne du XVe siècle partie à la chasse d’une communauté pourtant installée depuis des siècles : les juifs. Alma est une jolie petite fille, blonde aux yeux bleus et juive. Sa vie n’a rien à envier aux contes de fées. Recueillie par le bourreau de ses parents, ballottée, elle se retrouve très jeune chez sa tante à Séville. ALMA est unique, il se dégage d’elle une aura impressionnante, majestueuse, elle transperce de ces yeux clairs et insuffle une magnificence irréelle. ALMA a toute d’une sainte, d’une martyre, d’un ange salvateur. Son secret : elle parle avec Dieu. Mais grandir dans le contexte actuel de l’Espagne est se mettre la corde au cou. Les familles juives, doivent fuir ou se convertir, les résistants sont torturés et achevés sur la place public. Les pires maux leurs sont dus : la peste et compagnie … ALMA, cette petite fille au cœur pur, prouve que l’innocence surmonte la terreur et l’ignominie.

 

Cizia Zykë a le talent incroyable de conter les histoires. Un conteur troubadour, qui s’amuse avec délicatesse et souvent de façon plus rustre avec les mots, les personnages et son public, les lecteurs. Il insuffle à ses personnages de l’amour, de la passion, et parallèlement de la haine, de la colère conférant à certains personnages des masques diaboliques. Zykë joue avec les caricatures grotesques avec beaucoup d’humour. Les personnages forment un tableau à la fois passionnant, merveilleux et à contrario cruel, violent, noir. Deux forces qui s’affrontent immuablement et indéniablement. Zykë joue avec son lecteur :  l’interpelant souvent, le titillant, le maugréant et j’ai l’impression qui l’adore ce jeu. La plume de Zykë est incroyable : une écriture innée, fluide, rustre puis douce. Une alchimie de paradoxes qui confère à son récit une unicité farouche.

 

Grâce à ce dernier roman, j’ai découvert un auteur qui n’a pas peur du quand dira t-on et qui aime choqué par ses mots forts, percutants et sans filtre. Dans ALMA, son récit peut aisément se transposer à nos jours : une vérité cruelle sur la haine raciale qui ne trouve sa source que dans ce mystérieux héritage qui perdure depuis l’aube des temps et où les raisons n’ont pas lieu d’exister.

 

Cette lecture m’a donné envie d’en découvrir davantage sur cet auteur, et dès que j’ai un peu plus de temps, je foncerai dans une bouquinerie pour me procurer un de ses titres.

 

 


 

Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance et sa patience.

 

 

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LE SILENCE DU MOTEUR de Olivier Lebé.

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Rentrée littéraire 2018 ]

ALLARY Éditions

 

 

Format numérique (171 pages) : 11.99€

Format broché : 13.90€

Ma note : 4.5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Un père et sa fille adolescente. Ils sont français, installés à Los Angeles. Elle est « borderline »; il a perdu sa passion pour la musique. Ensemble, du matin au soir, ils roulent sans destination sur les freeways. Au bout de l’errance, sauront-ils renouer avec la vie ? Dans une très belle langue, à la fois précise et musicale, l’auteur retrace une forme de disparition, d’exténuation, prélude à une liberté nouvelle. Un roman lumineux, délibérément optimiste d’O.Lebé, Prix du premier roman 2013 .
 » Notre itinérance a commencé il y a quelques semaines. Romy venait d’être admise dans un hôpital de jour. Une nouvelle équipe, une nouvelle approche. Une de plus.
– Qu’est-ce que tu fais de tes journées, papa ?
– Rien. Je roule sur l’autoroute en attendant de venir te chercher.
– Emmène-moi. »

Un père et sa fille adolescente. Ils sont français, installés à Los Angeles. Elle est malade, « borderline »; il a perdu sa passion pour la musique. Ensemble, du matin au soir, ils roulent sans destination sur les freeways. Au bout de l’errance, sauront-ils renouer avec la vie ?
Dans une très belle langue, à la fois précise et musicale, l’auteur retrace une forme de disparition, d’exténuation, prélude à une liberté nouvelle.
Un roman lumineux, délibérément optimiste.
Olivier Lebé, Prix du premier roman 2013 pour Repulse Bay

 


 

Mon avis :

 

LE SILENCE DU MOTEUR est un roman remarquable. Emprunt d’une liberté prenante, telle une ode j’ai vogué au grès des tourments d’un père atypique et prêt à tout.

 

Romy est une adolescente  » borderline ». Mot moderne pour assouplir une réalité, celle de la dépression juvénile. Désespoir, crainte, un quotidien morose où la fatalité n’en est pas une. Une mère qui ne suit plus, un père qui prend la relève. Un père qui parcourt les instituts, les hôpitaux, pour sauver sa fille. Un père qui calque sa vie sur celle de sa fille. Qui peu à peu s’accapare du mal-être de cette dernière pour qu’enfin elle puisse vivre, qu’elle puisse rêver et respirer librement sans aucune entrave moralisatrice et formatrice. Loin de l’image sacralisée de la société où le résultat est synonyme de stress et de perdition individualiste. Aucun remède ne soigne Romy. Ce père désespère, a peur qu’un jour elle n’ouvre plus les yeux.

 

Et puis un jour, la liberté prend l’image de la route, un road trip sensoriel qui met les pendules à zéro. De déconvenues en expériences positives, ils s’arrêtent dans un village qui ne paye pas de mine, louent une maison. Maigres bagages posés, Romy et son père sont enfin eux. Romy s’épanouie et lui s’autorise enfin à vivre pour lui.

 

D’emblée, j’ai été séduite par la plume efficace d’Olivier Lebé. Lire son roman est une expérience qui m’a semblée unique. Tu me diras que chaque roman est unique, mais je ne sais pas … il y a ce quelque chose de saisissant et de merveilleux. Des mots rustres dotés de poésie. Des personnages attachants et percutants. Des petites histoires dans l’histoire parfaisant un tableau complet d’un récit dramatique et métaphorique. L’optimisme est une bouffé bienfaisante. La route un oasis éternel.

 

Cette lecture fut pour moi un véritable coup de cœur, une sacrée balade touchante et poignante. J’ai été séduite par la prose et par l’univers que propose Olivier Lebé. Le silence prend alors une autre dimension. Une dimension universelle où l’absence de mots ou de sons traduisent les aspérités d’une vie hors norme.

 

LE SILENCE DU MOTEUR se découvre, se savoure, se vit !

 

 

 


 

 

Je remercie les éditions Allary pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

 

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Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

DANCERS de Jean-Philippe Blondel.

 

 

[ LITTERATURE JEUNESSE – Nouveauté 2018]

Editions ACTES SUD Junior – Collection Romans Ado

 

 

Format numérique (176 pages) : 9.99€

Broché : 13.90€

Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Un triangle amoureux. Une fille et deux garçons. Amour, amitié, séparation. Mais ce qui les relie irréductiblement l’un à l’autre est la danse, le hip-hop. La seule passion du mouvement, de la circulation dans et entre les corps, d’un art vécu comme une sérénité. Anais, Adrien et Sanjeewa : l’ancienne gymnaste à la carrière contrariée, le garçon en colère contre l’injustice familiale et le fils d’immigrés Tamoul que l’on ne sait pas trop où caser. Le trio réinvente les lois de l’attraction dans la vie comme sur un plateau. Nourri de culture musicale, Jean-Philippe Blondel n’a pas son pareil pour mettre en scène l’adolescence avec énergie, sensualité et confiance.

 


 

Mon avis :

 

Une nouvelle lecture #youngadult pour mon plus grand plaisir, une fois de plus. L’auteur n’est pas à son premier essai et si l’on regarde de plus près on découvre une bibliographie étonnante.

 

La danse a fait partie de mon enfance : des rêves de tutu, de représentation, de petites acclamations et de petite gloire. Un petit coin de paradis où l’on se sent telle une très grande princesse et qui , pour certaines, très vite perd de sa splendeur.

 

L’auteur nous plonge dans le quotidien de trois adolescents. Trois mois où le lecteur arpente leurs quotidiens faits de doutes, de tourments, de questions, d’euphorie, d’avenir, d’amitiés et d’amour. Quand ce dernier est aux prémices d’une relation naissante destructrice, douloureuse mais si bienheureuse.

 

Trois adolescents, trois vies, trois destins entrecroisés, liés pour le meilleur et le pire.

 

Anaïs, gymnaste affirmée qui après un échec et une désapprobation au sein de l’équipe nationale, quitte le navire sur un affront qui la plonge dans un profond désarroi. Elle a perdu toute confiance en elle. Danseuse talentueuse, la rigueur et la technicité sont le seul moyen d’exprimer ses émotions. Anaïs est aux premiers abords, une personne peu amène, amère, sournoise et narquoise. Elle semble emprunte d’une grande frigidité ou rigidité. Alors que sous son armure se cache une jeune fille blessée et qui ne demande qu’à être écoutée.

 

Adrien est un danseur inné (si je puis dire). Il invente, crée, construit, bâtit la danse. Il la respire, la vit. Il joue avec elle, elle se glisse dans ses mouvements qu’il transforme aux rythmes de ses émotions. Il est elle. Elle est lui. Une communion, une osmose féerique, magique et merveilleuse. Pourtant, il ne l’assume pas vraiment. La colère le grignote. Celle qui durcit l’âme. Une colère sournoise née depuis son enfance. Une colère induite par un combat, celui du paraître. Des parents sourds et muets, croulant sous le poids du silence, des non-dits, de la peur d’être différent.

 

Sanjeewa est fils d’immigrés Tamoul (Inde). Arrivé en France à l’âge de sept ans, il garde comme souvenir, ces danseurs qui évoluaient sans musique aux rythmes des tintements des bracelets. L’arrachement à sa terre natale a été un très grand traumatisme. Mutique, réservé, il ne se relève de son marasme qu’à la naissance de sa petite sœur. C’est avec un second souffle qui s’ouvre au travers de la danse, à cette terre d’accueil. Une danse tel un prolongement de son être déraciné et qui s’est reconstruit ailleurs, ici. Un mixage de cultures hallucinant et épatant.

 

Un trio confronté aux turpitudes et aux précocités induites à l’entrée à l’âge adulte. Un trio qui dans ce ballet improvisé et non contrôlé va s’épanouir, s’épancher dans cette recherche innée, inconsciente autour de ce questionnement « qui sommes-nous et qui deviendrons-nous ? ». Une danse évoquant le désir, l’amour, l’amitié, le pardon, l’avenir, l’espoir. Un jeu de son et lumière miroitant aux grès d’une musique silencieuse, délicieuse et envoutante.

 

Jean-Philippe Blondel a réussi à me surprendre. J’admire la manière dont il transcrit ces confrontations. Trois personnages aux trois portraits saisissants liés par le même amour, la même passion pour la danse qui entrouvre une fenêtre sur l’acceptation de soi, des autres, de la peur, de la honte et où il en résulte, finalement, une belle force.

 

Une nouvelle fois, si le lectorat visé par ce roman sont les adolescents, j’ai été vraiment charmée par cette lecture. J’ai été saisie par les émotions qui s’en dégagent. L’auteur touche une corde sensible.

 

Je t’invite à découvrir DANCERS, pour une soirée, une danse virevoltante qui ne te laissera pas de marbre.

 

 


 

Je remercie les éditions ACTES SUD Junior pour leur confiance via la plateforme NetGallley.

 

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Un petit tour sur Lisez.com, pour en savoir davantage sur Jean-Philippe Blondel !

 

 

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