LA CHUTE, CETTE BELLE ENVOLÉE de Amélie Dieudonné.

[ ROMAN – 2019 ]
Éditions L’HARMATTAN – Collection Rue des écoles / Littérature
132 pages
Ma note : 4,5/5
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Le résumé :
Elia, vingt-six ans, amoureuse, psychologue, s’épanouit dans une vie agréable. Un jour, brutalement, son quotidien chavire. Le froid s’empare de son corps, son sourire s’éteint. Dans ce roman, Amélie Dieudonné s’aventure sur les traces d’Elia, une jeune femme qui lutte pour survivre, qui lutte pour se défaire d’un job destructeur, d’une relation fanée, du carcan sociétal dans lequel elle étouffe, qui se bat pour rallumer la flamme au creux de son cœur : être soi, explosive, étincelante.
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Elia a la tête pleine de rêves. La liberté, la découverte, l’épanouissement et son diplôme de psychologie qui lui ouvre les portes d’un monde convoité, elle est à l’aube de ce changement. Elle se sent si prête si joyeuse. Être psychologue s’est faire face à de nombreux préjugés. Elle, elle s’efforce d’aider les enfants démunis face à la méchanceté et la cruauté du monde des adultes. Son empathie, sa gentillesse et sa volonté de prendre soin d’eux sont plus forts que tous les petits inconvénients. Des dossiers à la pelle, l’absence de pause, le manque d’équipements et la désinvolture d’un patron tyrannique. Elle met tout son cœur pour ses petits patients. Elia veut y croire. Elle se doit d’être forte. Pourtant au fil des mois, la volonté s’étiole et la pureté  de ses actes se fanent. Elia n’est pas une super héroïne. Elia est une femme qui se perd dans ce qui lui tenait à cœur. Elia est juste humaine. Elia a besoin de se retrouver : ce qu’elle était, ce qu’elle est et ce qu’elle sera. Elia a besoin de souffler et de reprendre contact avec cette liberté qui lui faisait tant envie. Et puis un jour elle sombre. Elle n’en peut plus, ne se lève plus. Les mots ne sortent plus, ils s’agglutinent en elle, la noient. C’est le noir, c’est la chute. Comment arrivera t’elle à se relever ?

 

Amélie Dieudonné signe ici un roman bouleversant. Un roman intense où les émotions de cette femme aux abois prennent aux tripes. Le burn out est un sujet sensible et délicat. Comme une malédiction, il est souvent tu ou mécompris. Avec sensibilité et transparence Amélie Dieudonné retranscrit les étapes. De l’euphorie à l’abattement, de la dépression à l’engouement, les états psychologiques m’ont accaparée. Un cycle infernal qui se solde par l’impuissance.

 

Grâce à un habile jeu entre le passé et le présent, entre le « elle » et le « je », ces dissociations mettent en exergue cette dissonance fourbe. La mélancolie s’invite dans cette histoire où la colère et l’impuissance tissent leur lien et dansent sur un rythme macabre. L’impuissance et le découragement accaparent l’être. Et le froid de la non existence contrôle l’âme.

 

Bouleversant, ce roman intimiste m’a plongée dans les dédales de la souffrance. Amélie Dieudonné insuffle, pourtant, une belle dose d’enthousiasme et de force, car si le chemin vers le bonheur est sinueux et dangereux, la lumière est souvent au bout.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions L’Harmattan.

RIEN N'EST NOIR de Claire Berest.

[ ROMAN – 2019 ]
Éditions STOCK – Collection La Bleue
250 pages
Ma note : « incontournable 2020 »
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Le résumé :
« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.
Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila, et elle ne voit pas où est le problème. Elle aime les manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment, et les fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.
Frida aime par-dessus tout Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.»
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Coup de cœur ! Choc ! Ébahie ! Ce roman claque !

 

Claire Berest s’arme de sa palette de couleurs. Couleurs primaires, bleu, rouge, jaune, pour une multitude de nuances. Couleurs primaires pour relater une vie, une femme haute en couleurs. Un panel de couleurs pour décrire les émotions, les turpitudes, la réalité, la solitude, la souffrance, le déchirement, le splendide, le désarroi, la perte, la douleur, l’amour, la passion, la perte dans l’autre, la vie, la mort. Frida Kahlo est l’explosion de tout cela. Frida Kahlo aime jouer, déteste perdre, aime se perdre, aime se retrouver, aime la vérité et déteste la découvrir, aime l’exubérance et déteste les mondanités, aime se peindre et se déteste. Frida Kahlo est tout. Entière, dévouée et passionnée dans une souffrance qui ne s’endort jamais et qui la pousse dans les confins de sa conscience, de son âme.

 

Au fil des pages, les tableaux de la célèbre artiste deviennent le fil conducteur. Claire Berest peint une toile gigantesque et lui donne un sens, un sens fictionnel, mais un sens emprunt d’une profonde humanité. Claire Berest parle de la femme passionnelle qu’elle fut. Au cœur de cet amour toxique et fusionnel, Frida et Diego, deviennent les héros d’une romance contemporaine. Héros nantis, ils s’aiment tout autant qu’ils se haïssent.

 

Roman aussi splendide et aussi troublant, mon cœur bat encore le tempo de cette histoire intemporelle. Roman éprouvant, roman éblouissant rythmé par une plume nerveuse et doucereuse, RIEN N’EST NOIR m’a plongée au cœur du grandiose, de l’incommensurable, du bouleversant, d’une fresque où la fatalité fait rage et où l’impromptu illumine.

 

Il s’aperçoit qu’il ne lui a jamais dit que son amour pour elle était la meilleure partie de sa vie et que, maintenant, c’est trop tard. Et il se souvient qu’elle, Frida Kahlo, disait souvent ce genre de phrases avec cet air inimitable de Frida Kahlo – La mort n’est qu’un processus pour exister panzón, no ? OU encore – Nous mourrons à chaque seconde, mi hijo, alors ça ne vaut pas le coup de quitter ce monde sans être un peu amusé, si ? Et surtout – Si on aime de fol amour, alors il faut le dire très très vite, parce qu’après on meurt, non ?
Et il voit les yeux de Frida.
Ce noir plein de lumière.

 

Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions Stock.

ET TOUJOURS LES FORETS de Sandrine Colette.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – A paraître le 2 janvier 2020 ]
Éditions JC LATTES – Collection Littérature Française
368 pages
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Le résumé :
Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.
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Apocalyptique !!
 
Sandrine Collette fidèle à elle-même, dépeint avec emphase et réalité ombrageuse la survie d’un homme et d’une femme. Une immersion sans limite dans l’obscurantisme névrotique qui court après une vie anéantie.

 

Une histoire en noir et blanc où l’âme humaine se perd dans les confins de la recherche haletante et obsessionnelle d’une lumière vaine. Une histoire débordante d’énergie où les sentiments deviennent quelque chose de dérisoire. Une histoire où l’image même de l’homme est cloisonnée à celle d’un objet programmé pour effectuer les tâches. Se lever, couper du bois, regarder la désolation du monde, manger, effectuer quelques menus travaux, se réchauffer, regarder la désolation du monde, imaginer, rêver, se souvenir et faire des enfants. Un quotidien robotisé, dénué d’un certain plaisir et confort. Faire avant de disparaître, dompter la mort, dompter le silence, dompter le néant, dompter le rien du tout pour se sentir vivre, pour se sentir survivre et ne pas oublier que quelque part l’espoir puisse exister, pour ne pas oublier que la vie ne doit pas être abstraite. Que peut-il sortir du néant ?

 

Dévastateur !!

 

Ambiance et atmosphère noires. Écriture sans fioriture où le sombre et le mauvais se côtoient dans une splendeur désuète. Personnage livide, personnage angoissé, personnage rêveur, personnage bouleversant. Qui sommes-nous ? Que devenons-nous ? Cris silencieux, colère sourde sur  cette incompréhension, hargne désespérée, sont les moteurs de cette vie fantomatique.

 

Sandrine Collette signe un nouveau roman explosif ! Un roman intransigeant qui met inévitablement le lecteur mal à l’aise. Un roman sombre, noir et nauséabond où le néant règne. Balade cruelle sur les terres noires, tableau machiavélique où chaque respiration rappelle la perte totale. Chaque page avalée fait souffrir. Chaque ligne lue sème un peu d’espoir. Chaque chapitre catapulte dans un autre monde.

 

Une lecture difficile dans le sens où le thème touche tout le monde. Un sujet duquel il est impossible de se défiler. Une histoire fortement impressionnante. Une lecture à la limite de la folie. Une lecture où l’intérêt morbide me pousse à tourner les pages. Sandrine Collette frappe fort et bien !

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions JC Lattès.

… mon avis sur le roman « Il reste la poussière » (clique sur la photo).

LE MONDE N'EXISTE PAS de Fabrice Humbert.

[ LITTERATURE BLANCHE – A paraître  le 3 janvier 2020 ]
Éditions GALLIMARD – Collection Blanche
256 pages
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Le résumé :
« Autrefois, j’avais un ami. Je l’ai rencontré il y a bien longtemps, par un jour d’hiver, sautant de sa voiture et grimpant quatre à quatre les marches du lycée Franklin. C’est le souvenir le plus vivace que j’aie de lui, une impression inégalable d’éclat et de beauté. Figé sur les marches, rempli d’admiration et de honte, j’étais égaré dans ma condition de « nouveau », égaré en moi-même. Il m’a sauvé – des autres, de ma propre jeunesse. Des années plus tard, alors que cet homme était devenu une image détestée, j’ai tenté de le sauver. J’aurais aimé qu’on sache qui il était vraiment ». Lorsque Adam Vollmann, journaliste au New Yorker, voit s’afficher un soir sur les écrans de Times Square le portrait d’un homme recherché de tous, il le reconnaît aussitôt : il s’agit d’Ethan Shaw. Le bel Ethan, qui vingt ans auparavant était la star du lycée et son seul ami, est accusé d’avoir violé et tué une jeune Mexicaine. Refusant de croire à sa culpabilité, Adam retourne à Drysden, où ils se sont connus, pour mener l’enquête. Mais à mesure qu’il se confronte au passé, toutes ses certitudes vacillent… Roman haletant et réflexion virtuose sur la puissance du récit, Le monde n’existe pas interroge jusqu’au vertige une société aveuglée par le mensonge, où réalité et fiction ne font qu’un.
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Plonger dans le passé tout en s’agrippant au présent. Plonger dans la douloureuse tempête des souvenirs, des coups et des mots qui blessent. Puis se rappeler cette lumière qui lui a un tant soit peu sauvé. Une lumière aussi insaisissable et intrigante. Une lumière vive qui camouflait les ombres de l’âme égaré. Ethan Shaw est un Dieu. Celui qui exige, celui qui prend, celui qui jette. Le monde à ses pieds, les filles, les garçons, les femmes et les hommes, il règne par sa froideur et son aura. Adam Vollmann ne l’a jamais oublié. Une présence fantôme, une ancre solide, celle qui relie le passé cauchemardesque à son présent choisi. Adam est devenu journaliste par dépit, première étape avant de devenir un écrivain célèbre dit-il. Une routine banale où morosité et absence d’ enthousiasme se taillent la part du beefsteak. Et puis ce jour fatidique, il apparaît sur tous les écrans. Là, présence figée où les mots volcaniques l’assassinent. Partant à la quête de la vérité, Adam plonge dans le tourbillon de l’apparence. Réalité ou illusion ? Le combat est engagé.
 
Fabrice Humbert explore avec agilité les méandres du paraître. Fake ou pas, le contrôle des médias, le contrôle du psychique, le contrôle de tout, plongent le narrateur sur un territoire où le vrai et le faux s’associent. Un couple diabolique qui ne laisse aucun répit. Il n’y a aucune indulgence. La peur, la colère, la haine, le mensonge, la vérité forment une entité à part entière qui noie sans aucun remord un héros qui perd pied. Fabrice Humbert interroge subtilement sur cette croyance omniprésente, sur les conséquences qu’elle engendre, sur le comportement de tout en chacun. Croyance morale ou immorale, l’Homme la façonne à son image et à son égoïsme. Métaphore sournoise, salie, illusoire, ce kaléidoscope accapare la perte des sens. Rien n’est vrai. Tout est faux. Où est la vérité ?

 

Ce que j’ai apprécié dans cette lecture, c’est la manière dont l’auteur se saisi de son sujet et pousse dans les retranchements un homme qui n’est ni fou ni sage. Un homme qui part à la quête d’une vérité qui le pousse sur un chemin ardu et révélateur. La part noire de l’homme est mise en exergue d’une façon subtile. Elle peut être, tour à tour, dérangeante ou attachante. Francis Humbert aime jouer avec le ressenti du lecteur. Je n’ai pas su sur quel pieds dansé. Il m’a obligée à me remettre en cause. J’ai perdu pied car l’auteur le souhaitait. LE MONDE N’EXISTE PAS est à mes yeux un très bon roman. Un roman qui interpelle. Un roman qui secoue. Un roman où l’illusion fomente une intrigue captivante. Et si le monde n’était qu’un scénario et, nous, les marionnettes ?

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Gallimard.

ET TOUJOURS EN ÉTÉ de Julie Wolkenstein.

[ LITTERATURE BLANCHE – Disponible dés le 3 janvier]
Éditions P.O.L – Collection Fiction
224 pages
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Le résumé :
« Un escape game, c’est comme la vie. Surtout lorsque cette vie (la mienne) est d’abord un lieu, une maison aux multiples pièces, toutes encombrées de souvenirs et peuplées de fantômes. Dans chacune de ces pièces, les traces vous racontent une histoire, les objets vous soumettent des énigmes, les morts vous confient des missions ».
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A la lecture du résumé j’étais loin de me douter de ce que pourrait renfermer ce roman. Un escape game en voilà un curieux projet à concrétiser. Et, ma foi, le résultat, autant déroutant et audacieux qu’il est, est magnifiquement réussi.

 

Souvenez vous, ces moments d’enfance, d’adolescence. Ces moments volés, ces moment euphoriques où le monde était refait de milles manières. Ces moments où la complicité, les regards, les soupirs, les mots voulaient tout dire.

 

En ouvrant ce roman j’ai été convié à suivre une balade au grès d’un jeu de piste particulier où l’observation aiguisée me porte de souvenirs en souvenirs, des vieux ou des plus récents. Un regard intimiste sur une vie, sur des vies. Un maison qui recèle de nombreux petits trésors. Des trésors qui ont marqué ou déchiré, des trésors qui ont façonnés les habitants, des trésors qu’il fait bon d’amasser et de ranger dans un placard et qui au grès des jours, des mois, des années s’oublient et réapparaissent tel un enchantement. Pèlerinage de souvenirs, fil rouge d’histoires parmi d’autres histoires, diaporama du passé, la narratrice m’a charmée.

 

Une lecture-jeu qui peut faire écho à nos propres souvenirs. Si la nostalgie est de mise, la plume de Julie Wolkenstein reste toujours enjouée. Une balade onirique, une balade enchantée, ET TOUJOURS EN ÉTÉ est une fenêtre que j’ai appréciée ouvrir. Un bol d’air frais qui revigore. Souvenirs personnels, souvenirs de toujours, pourtant chaque pièce est le théâtre de tous ce que nous avons voulu laisser en héritage.

 

Une très belle découverte !

 

Ouvrir successivement les pièces de ma maison, franchir un à un ses seuils et libérer chaque fois un pan de sa mémoire, relier ces fragments d’histoire entre eux, pour moi, c’est un escape game. Sans doute parce que j’écris ce livre pour me sortir d’une autre sorte de cage, de prison où m’enfermait la crainte de ne plus aimer écrire, ni cette maison.
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions P.O.L.

APSARA, DE SANG ET D’ENCRE de Célia Quero.

[ ROMAN AVENTURE / ESOTERISME – Nouveauté 2019]
Tome 1/?
Éditions EXERGUE – Collection Roman Eso
464 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Quand le safran se teintera de rouge, viendra le temps de compter trois nuits d’enfantement. La quatrième, la lumière sera là. Quelle énigme cachent les premières lignes de ce poème ? C’est ce que Clara découvrira suite au décès de son grand-père adoptif, l’éminent professeur Henry Delatour. Un bien étrange poème qui mènera la jeune femme des rues de Londres aux jungles asiatiques, de fragments d’ Afghanistan à la révolution birmane, sur les traces d une communauté gardienne d’un précieux secret. Le danger est immense, mais Clara ne peut plus reculer. La quête l’a choisie, la noirceur l’enserre et se tatoue sur sa peau. Deux camps et deux hommes s’arrachent la jeune femme qui, entre recherches, voyages et prémonitions, décodera peu à peu les énigmes du poème pour préserver l’équilibre du monde. Mais y parviendra-t-elle à temps ?
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Aujourd’hui je t’embarque dans ce roman d’aventures qui sent mot bon le dépaysement.

 

Clara a mal démarré dans la vie. Devenue orpheline suite à la disparition brutale de ses parents, elle se trouve arrachée au monde qu’elle connait pour rentrer en France. Une première mésaventure qui pourtant la conduit directement dans les bras de Henry Delatour éminent ethnologue. Henry et Clara, s’est un coup de foudre réciproque. Une osmose magique et inimaginable qui se crée instantanément. Clara grandit dans un monde immensément riche. Son grand père adoptif l’élève avec douceur et bienveillance. Malgré cela Clara se sent dépossédée, en décalage avec les jeunes de son âge. Elle ne trouve pas sa place dans le monde qu’il entoure. La solitude devient une compagne fidèle et elle s’en accommode. Sa vie part en vrille lorsqu’elle apprend le décès de Henry. Son monde s’écroule et sombre. C’est en rangeant le bureau de son grand-père qu’elle découvre une correspondance bien curieuse. Une prophétie, un poème, un nom, un lieu, une quête qui dure depuis plus de 30 ans ? Que se cache-t-il derrière ces non-dits ? Poussée par une force invisible, peut-être l’espoir de voir encore son grand-père vivre au travers de tout cela, Clara décide de mener sa propre enquête. Direction Londres où sa vie va changer radicalement.

 

Londres et une rencontre déterminante plus tard, la voici les deux pieds dans une enquête ardue qui ne laisse aucune place aux indécisions. Embrigadée dans cette course contre la montre, Clara vit mille tourments où les exaltations viennent parfois remonter son moral en berne. Sans se soucier du danger qui guette son heure dans l’ombre, elle se donne corps et âme dans le but de déchiffrer ce poème. Sa vie monacale est loin d’être palpitante, embourbée dans ses recherches, elle met rarement le nez dehors. Toutefois, elle se lie d’amitiés avec la pétillante voisine de dessous et puis le locataire de l’appartement où elle a pris ses quartiers revient et un séduisant homme d’affaires courtise Clara avec élégance et insistance, alors qu’un vieux monsieur lui cache des éléments cruciaux.

 

Clara, poussée par une intuition et effrayée par les derniers rebondissements, décide de se rendre, accompagnée par le séduisant colocataire, en Birmanie, berceau de son énigmatique poème.

 

Arrivera-t-elle à percer le mystère de cette quête à temps ? Arrivera-t-elle à déjouer les tours de la partie adverse ? Que découvrira-t-elle au bout de cette quête ?

 

Célia Quero nous invite dans une fabuleuse et extraordinaire aventure. A l’image (un peu) du Da Vinci Code, cette histoire est portée par une jeune femme qui prise dans les filets de cette quête va se découvrir. Elle va se découvrir farouche, fonceuse, obstinée, têtue, courageuse et surtout elle va découvrir comment être en accord avec elle-même. Elle découvre aussi l’amour et le soutien indéfectible de l’amitié. Elle découvre ses racines et puis elle va  être confrontée au mal et à l’horreur. La perte de l’identité, l’obscurantisme, le génocide et la non tolérance. Célia Quero a un talent absolument génial. Celui de me faire voyager au travers de ses descriptions pittoresques et merveilleuses. Un voyage inouï au cœur d’un peuple survolté et chaleureux. Les paysages défilent sur mes yeux et l’impression irréelle d’avoir également entrepris ce voyage. De très belles descriptions, de l’action et des rebondissements portent vers le twist final. Un final très inattendu et épatant et surtout scotchant !

 

Je voudrais aussi ajouté un petit commentaire sur le choix du titre de ce roman que je trouve totalement stupéfiant et en accord total avec cette histoire. Célia Quero nous porte sur un sujet quelle maitrise totalement et son enthousiasme à nous faire découvrir ce monde est saisissant.

 

De Londres à la Birmanie, en passant par la Thaïlande pour finir sur les îles Mergui, Célia Quero signe un roman où l’aventure exotique règne en maître.

 

Un super roman à découvrir absolument !!

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Exergue.

… le book-trailer.

 

L’APPARITION DE L’OUBLI de Alexis Sukrieh.

[ LITTERATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2019 ]
Editions L’ASTRE BLEU – Collection Hélium
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
À peine quelques heures après sa mort, une nouvelle perspective se dévoile. L’homme qui a été mon père devient autre que mon père, une distance s’intercale entre lui et moi, subtile, mais bien présente. Je me débarrasse d’un prisme et je regarde Raïf comme je ne l’ai encore jamais vu.
Arthur a perdu son père il y a deux ans.
Il replonge dans le film de ses dernières heures, les frontières temporelles s’effacent et les souvenirs s’enchaînent depuis sa plus tendre enfance. Son père dans le potager, son père coupant du bois pour la cheminée, son père à ses côtés dans les moments importants de sa propre vie. Les lectures partagées, sa philosophie qu’il inculquait à ses fils.
Et les vacances en Syrie où il découvre un « autre » père, attaché à ses origines.
Arthur a-t-il accordé suffisamment de place dans sa vie à cette part de son histoire personnelle ?
C’est maintenant, par son silence absolu, que Raïf lui dit tout.
« L’apparition de l’oubli » nous interroge et explore ce que la traversée du deuil change en chacun de nous.
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La mort, le deuil, la séparation irréversible, l’abandon, la douleur silencieuse et puis les souvenirs qui fluctuent comme la fameuse « madeleine » de Proust.

 

La présence de son père, bien qu’elle soit éloignée, a toujours été une chose importante aux yeux d’Arthur. Il le savait, ici et là-bas, dans son jardin, dans sa maison, en compagnie de son épouse, de ses amis, de son frère ou de ses enfants. Les kilomètres n’effaçaient en rien les liens qui unissaient Arthur et son père Raïf.

 

Et puis un jour, plus rien, ni préavis ni conciliabule, la mort est là, souveraine et dans son droit. La vie s’achève, Raïf n’est plus, juste un nom qu’on peine timidement à murmurer. Le temps passe, les blessures se pansent et, eux, ils restent.

 

Les mois s’écoulent et les souvenirs surgissent, comme un clown dans sa boîte, bourlinguant les affres du cœur. Arthur se rappelle les bons et les mauvais souvenirs, les anecdotes, ces phrases mystiques dites lors de conversations, ces moments de complicités et insolites, la lueur qu’illuminait parfois ses yeux, les vacances, un autre monde, la peine, la douleur, la colère, les cris silencieux, les larmes, le lendemain sans lui, sa vie sans lui et tous ces mots qui n’ont pas été dits. Puis jaillissent les questions sans réponses, les questions sur sa vie, les questions sur ce qu’il était, est et sera, les questions oubliées, les questions sans intérêt, les questions affectives …

 

Alexis Sukrieh dépeint avec grâce le kaléidoscope émotionnel d’un homme emprisonné dans les dédales du deuil et des souvenirs. Des mots puissants pour une histoire loin d’être banale. Une plume efficace pour une histoire touchante. Une histoire qui porte sur la famille et ses liens, sur les racines familiales et sur l’amour indéfectible. Une histoire de courage et d’humilité. Une histoire qui ne m’a pas laissé insensible. Une histoire sans chronologie particulière, juste portée par le flots des souvenirs qui s’ajoutent au fils des pensées. Un histoire en tout point émouvante.

 

Doit-on oublier pour se souvenir ?

 

Une chronique de #Esméralda

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… les site des éditions L’Astre Bleu.

… l’univers de Alexis Sukrieh.