UN MARIAGE AMÉRICAIN de Tayari Jones.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE NORD AMÉRICAINE – Nouveauté 2019]
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Lalechère
Éditions PLON – Collection Feux Croisés
432 pages
Ma note : 18/20
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Le résumé :
Celestial et Roy viennent de se marier. Elle est à l’aube d’une carrière artistique prometteuse, il s’apprête à lancer son business. Ils sont jeunes, beaux et incarnent le rêve américain… à ceci près qu’ils sont noirs, dans un État sudiste qui fait peu de cadeaux aux gens comme eux. Un matin, Roy est accusé de viol. Celestial sait qu’il est innocent, mais la justice s’empresse de le condamner.
Les années passent, et la jeune femme tient son rôle d’épouse modèle jusqu’au jour où cet habit devient trop lourd à porter. Elle trouve alors du réconfort auprès d’Andre, son ami d’enfance. À sa sortie de prison, Roy retourne à Atlanta, décidé à reprendre le fil de la vie qu’on lui a dérobée…
Avec ce portrait de la classe moyenne noire du sud des États-Unis, Tayari Jones radiographie le couple et signe une histoire d’amour tragique et contemporaine qui explore les thèmes de la famille, de la loyauté, du racisme. Caustique et rigoureuse observatrice de son temps, cette auteure reconnue outre-Atlantique s’attaque en femme de lettres aux maux qui rongent la société américaine, et parvient à donner à ce texte fulgurant et âpre tous les atours d’un grand roman.
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Être noir dans un pays de blanc, c’est tout un challenge. A l’heure où les champs de coton ne sont plus d’actualité et ou l’émancipation de la communauté noire reste un enjeu crucial, Celestial et Roy ont grandi avec un certain héritage.

 

Celestial a vu le jour dans une famille aisée. Fille unique et enfant chérie, elle devient une jeune femme déterminée, farouche et surtout elle respire la liberté. Une liberté animée par la créativité. Une liberté qu’elle retrouve dans la simplicité du quotidien. Une liberté qu’elle cultive et surtout aime. Celestial n’a rien d’une bourgeoise endimanchée. Elle est elle même juge de ce qui est bénéfique ou non pour sa propre vie.

 

Celestial et Roy, c’est l’improbable. C’est un conte, un rêve de gosse à l’image de La Princesse et la grenouille.

 

Roy a grandit dans une famille qui s’est battu pour lui offrir un avenir meilleur. Chaque centime était économisé.Chaque sacrifice était sacralisé. Roy est devenu un de ces play boy qui se la racontent. Séducteur mais avec des principes, il devient un homme éperdument amoureux lorsqu’il croise Celestial. Un coup de foudre (pas sur Nothing Hill), mais une rencontre fracassante une de celle qui reste gravée à tout jamais dans chaque cellule.

 

Celestial et Roy ont tout pour s’aimer : de l’ambition, des projets, de l’argent, du soutien et de l’inventivité. Seule ombre au tableau parfait : ils sont noirs et Dieu seul sait qu’en une seconde leur vie peut basculer en enfer. Roy victime de l’injustice et du temps, voit sa vie partir en lambeaux auxquels il se raccroche désespérément. Des années défilent et l’espoir perdure comme une étoile scintillant au dessus de cette cellule grivoise, témoin d’une longue et douloureuse agonie.

 

Portrait intimiste d’un couple bravant d’éprouvants aléas, UN MARIAGE AMÉRICAIN m’a séduite. Entre passé, présent et futur, Tayari Jones met sa plume au service d’une cause judicieuse et nécessaire. Racisme et injustice se confrontent à l’amour, la passion et au temps. Ce temps qui s’effiloche emportant ces graines semées le jour de la cérémonie de mariage. Ce temps qui s’inscrit dans chaque ride, témoin de cette décrépitude. Le respect et la famille sont au cœur d’un déchirement profond.

 

Pamphlet d’une histoire mélodramatique ravageant les liens puissants d’une famille, d’amis et d’une femme. Ce sentiment d’impuissance et d’inutilité face aux mépris, à l’abandon et la à résignation. Ce sentiment éprouvant que les mots frappent, endurent, crient toute la rage, le désespoir et l’espoir dans un souffle brûlant. 

 

Si les branches de cet arbre (sur la couverture) représentent une multitude d’avenir, le tronc, lui, le mariage, les racines, eux, le passé et la coupure le présent. (Comment résister à cette symbolique ?).

 

J’ai succombé à la plume de Tayari Jones. Toute à la fois délicate et éprouvante, elle m’a touchée en plein cœur. J’ai dévoré chaque mot, chaque ligne, chaque paragraphe, chaque chapitre. Un livre où il est difficile d’être insensible. Un thème puissant porté par cette volonté de magnifier le bouleversant en lumineux.

 

Il y a trop de mystères qui nécessitent des explications. c’est en substance ce qui me dit Big Roy en me coupant les cheveux, ce lundi après-midi. N’ayant pas de tondeuse, il employait la méthode traditionnelle : peigne et ciseaux. Le claquement des lames résonnait dans mes oreilles, me rappelait le temps où j’ignorais qu’un garçon pouvait avoir plus d’un père. Un temps où les noms sur la page de garde de notre bible racontaient toute l’histoire, un temps où  nous formions une famille de trois personnes
Roy (page 254)

 

 

J’avais trouvé un moyen pour ne pas sentir la douleur : je pensais à Celestial et moi. Nous nous étions crus capables de surmonter cette calamité. Nous avions cru pouvoir nous en sortir par la discussion, par le raisonnement. Mais, de même que Roy avait payé pour ce qui était arrivé à cette femme, quelqu’un allait devoir payer pour ce qui était arrivé à Roy. Il y a toujours quelqu’un qui passe à la caisse. On dit qu’une balle ne porte pas de nom de sa victime. Eh bien, je pense qu’on peut en dire autant de la vengeance. Et peut-être de l’amour. C’est une tornade mortelle qui frappe au hasard.
Andre (page 377).
 
Une chronique de #Esméralda
 

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… sur le site Lisez.com.

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LE COUTEAU de Jo Nesbo.

[ POLICIER – Nouveauté 2019 ]
Traduit du Norvégien par Céline Romand-Monnier – Tome 12 
Éditions GALLIMARD – Collection Série Noire
608 pages
Ma note : 16/20
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Le résumé :
Harry Hole a réintégré la police criminelle d’Oslo, mais il doit se contenter des cold cases alors qu’il rêve de remettre sous les verrous Svein Finne, ce violeur en série qu’il avait arrêté il y a une dizaine d’années et qui vient d’être libéré.
Outrepassant les ordres de sa supérieure hiérarchique, Harry traque cet homme qui l’obsède. Mais un matin, après une soirée bien trop arrosée, Harry se réveille sans le moindre souvenir de la veille, les mains couvertes du sang d’un autre.
C’est le début d’une interminable descente aux enfers : il reste toujours quelque chose à perdre, même quand on croit avoir tout perdu.
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Direction Oslo pour une virée aux côtés de l’intrigant et insaisissable inspecteur Harry Hole. Roublard et génie des scènes de crime, je découvre également un homme portant mille et une blessures. Un homme qui a du affronter tout un tas de situations, façonnant l’homme taciturne qu’il est devenu. Il dégage une certaine prestance mais à laquelle il est difficile d’y accordé sa confiance. Pourtant derrière son côté abrupt, il est animé par une certaine empathie et une foi en la vérité et la justice.

 

Soûlard et nerveux, la vie d’Harry Hole n’est pas un grand terrain de jeu. Les derniers événements l’ont percuté d’une telle force que la seule solution évidente à tous ses maux et l’auto destruction. Bagarre et alcool pleuvent pour le plus grand des malheurs de son entourage. Et quand le chaos survient, c’est la descente en enfer assurée. Les cris silencieux, les larmes qui ne coulent pas et les cauchemars récurrents sont ses derniers motifs pour cette dernière balade qui le portera aux confins de la douleur. Alors que la vérité se révèle, le glas a sonné. Justice doit être faite et il sera sa main vengeresse.

 

Première rencontre avec Harry Hole et je suis heureuse que la magie est aussi bien opérée. Dire le contraire serait vous mentir mais je ne peux que maintenir le fait que découvrir un personnage aussi emblématique qu’au bout du douzième tome à un petit goût amer. Vous le savez déjà j’aime connaître toutes les aspérités de la psychologie d’un personnage surtout de l’envergure d’Harry Hole.

 

Je ne vais pas vous cacher également, que j’ai du prendre les rames et ramer longtemps avant d’être emportée par les flots puissants. La plume de Jo Nesbo a ce quelque chose de captivant, d’éblouissant et surtout elle vous emporte dans un scenario (ou piège) totalement diabolique. Construit comme un roman choral (mais qui n’en est pas un), Jo Nesbo adore nous faire emprunter tout un tas de chemins tourmentés pour nous mener vers un final tonitruant et déchirant. Abasourdie et médusée, voilà dans l’état où j’étais quand l’intrigue explose. Alors oui, il y a des passages longs et pas forcément nécessaires faisant traînés en longueur et en langueur si je puis dire. En effet, ils le sont (à mes yeux) pour renforcer la psychologie de notre cher Harry Hole. Il y a cet aspect qui crescendo renforce l’anéantissement et la culpabilité de notre héros et en contre partie on a vraiment l’impression que l’atmosphère s’appesantit et s’étiole vers cette oppression destructrice.

 

Ce n’est pas le meilleur thriller que j’ai pu lire mais je reconnais que Jo Nesbo sait y faire en matière de scénario totalement dingue et captivant. Je n’ai malheureusement pas été embarqué dès les premières pages et surtout je regrette (encore une fois) de découvrir ce personnage charismatique au bout du douzième tome. Même si je conviens que les tomes peuvent se lire indépendamment des uns des autres, il m’a manqué cette intimité nécessaire à comprendre ses petits clins d’œils et autres qui lient tous les personnages.

 

Il bougea le verre vide qui était entre eux. « Tu peux tromper la douleur pendant un temps, mais ensuite elle te retrouve. Quand tu baisses la garde, quand ta tête dépasse à peine du bord de la tranchée. En attendant, on a le droit de ne pas trop ressentir.
-Engourdi, déclara Oleg. Je suis juste engourdi. Tout à l’heure, je me suis rendu compte que je n’avais rien mangé de la journée, alors je me suis acheté un hot-dog au chili. Je l’ai noyé sous la moutarde la plus forte juste pour sentir quelque chose. Et tu sais quoi ?
-Oui. Je sais. Rien.
-Rien, répéta Oleg en clignant des yeux pour chasser une poussière.
-La douleur viendra. Tu n’as pas besoin de chercher. Elle te trouvera. Toi et tous les trous de ta cuirasse.
-Et toi, elle t’a trouvé ?
-Je dors. j’essaie de ne pas me réveiller.
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions Gallimard.

… le site officiel de Jo Nesbo.

DES HOMMES JUSTES. Du patriarcat aux nouvelles masculinités de Ivan Jablonka.

[ ESSAI / Sciences Humaines – Nouveauté 2019 ]
Éditions du Seuil – Collection les Livres du Nouveau Monde

448 pages
Ma note : 15/20
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Le résumé :
Comment empêcher les hommes de bafouer les droits des femmes ? En matière d’égalité entre les sexes, qu’est-ce qu’un  » mec bien  » ? Il est urgent aujourd’hui de définir une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, religion, politique, ville, sexualité, langage. Parce que la justice de genre est l’une des conditions de la démocratie, nous avons besoin d’inventer de nouvelles masculinités : des hommes égalitaires, en rupture avec le patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, mais des hommes justes.
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Être féministe, c’est bien ; combattre le patriarcat, c’est mieux. Par là, on s’interdit de dominer les sexes et les genres, notamment les femmes dont la féminité est jugée conforme et les hommes dont la masculinité est jugée non conforme. Fracturé en masculinités, le masculin devient une expérience comme les autres. Qu’est qu’un homme juste ? Quelqu’un qui se solidarise avec les femmes, tout en se désolidarisant du patriarcat. Quelqu’un qui respecte l’égalité entre les femmes et les hommes, mais aussi entre le féminin et le masculin, ainsi qu’entre les différentes masculinités. Un homme qui reconnaît la liberté des autres. Toute la liberté de tous les autres.
 
Je n’aurais jamais eu l’idée de découvrir cet essai et encore moins de l’ouvrir. Le féminisme est un sujet qui ne semblait pas me concerner. Je pense que je m’accorde avec ce que je suis. Mais est-ce que dans mon quotidien certains événements ou batailles relèvent du féminisme ? Certainement ! Une cause en mon sens silencieuse et vouée, à l’heure actuelle, à l’échec. Pourquoi ? Car simplement le Monde dans lequel nous évoluons, féminins et/ou masculins et en tout genre sommes pris dans cet étau puissant qui a tendance à se refermer.

 

Ivan Jablonka soulève un sujet essentiel et pertinent. Si dans un premier temps, il étaye les origines et les causes de l’imposition d’une société mondiale patriarcale, dans un second temps, il met en évidence le combat du féminin dans ce mouvement politique féministe qui nait à la fin du XVIIe siècle. Ce diaporama met en évidence ce combat magistral et nécessaire à l’évolution de la condition féminine mondiale de ces deux derniers siècles. Ces prémices ont contribué aux conditions que nous connaissons actuellement. Il pointe du doigt les inhérences et les injustices de ce monde gouverné par le masculin. Si cette opposition des sexes est prépondérante, il souligne également ces hommes minoritaires dans l’ombre qui initient et encouragent le mouvement féministe.
Après cet exposé, s’ouvre alors ce débat utopique sur ces nouvelles masculinités qui engendreraient l’égalité des sexes et des genres.

 

Alors que la France connaît une vague de féminicides et que les appels sur la plateforme 3919 explosent, il est temps de soulever ces nombreuses questions. Le modèle de l’homme contemporain doit-il être remis en cause ? Quel poids la société contemporaine impose t-elle à ces hommes ? Quel rôle la femme doit-elle jouer dans ces prérogatives ? Comment associer le féminin et le masculin pour une harmonie qui tendrait vers le parfait ? Sommes nous conditionnés par cet héritage qui nous suit depuis plus de cinq millénaires ? Une nouvelle définition du masculin, mais laquelle semblerait être la plus juste ?

 

Avec justesse et réalisme, Ivan Jablonka tente de répondre à ces questions et émet un raisonnement judicieux. Cette dernière partie et comme il le souligne dans une interview réalisée sur France 5 dans l’émission LA GRANDE LIBRAIRIE, relève de l’utopie. Utopie ou non, je pense qu’il est nécessaire que ce grand projet soit intimement lié avec trois grands principes : le respect, la tolérance et la liberté. Mais cela est inintelligent si le dialogue entre les deux sexes n’est pas ouvert et entendu.

 

En bref, Ivan Jablonka s’est assis à une table de poker tentant de gagner une partie qui se joue depuis plus de 5 000 ans. Je n’ai pu que remarquer son engouement, sa force et sa motivation tout au long de ces 448 pages. Même si ce récit reste très académique et qui ne touchera certainement pas un grand public, je suis admirative du travail fourni par l’auteur.

 

Fascinant et primordial, DES HOMMES JUSTES, interroge sur notre société. Et il est nécessaire de rappeler que nous sommes TOUS concernés, du moins les personnes qui aspirent à ces changements (et pourquoi pas convaincre les autres ?).

 

Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions du Seuil.

LE GRAND PRIX DES LECTRICES ELLE 2020 – Acte I.

 
Bonjour tout le monde !

 

Je l’avais annoncé en grande pompe sur les réseaux sociaux. Peut être l’avez vous vu ? Si ce n’est pas le cas, vous l’aurez certainement compris, j’ai la chance exceptionnelle de faire partie des jurés du Grand Prix des Lectrices Elle 2020.

 

Quel est donc ce grand prix ?
Huit jurys de 15 personnes vont débattre sur huit mois sur une sélection de 56 livres dans les catégories Roman, Policier et Document. De septembre à avril, les jurys (1 pour chaque mois) vont recevoir 7 livres (3 romans, 2 policier et 2 documents) sur lesquels ils devront délibérer et nommer un livre dans chaque catégorie. Ces trois sélectionnés seront à nouveau lu par les autres jurys.

 

Et les gagnants seront nommés début juin 2020.

 

J’avais à cœur de vous partager cette grande aventure et vous permettre également de découvrir des romans auxquels vous n’auraient jamais pensé à lire. Avant de vous présenter cette sélection, voici les deux livres qui m’ont permis de faire partie de cette grande aventure :

JE VOUDRAIS QUE LA NUIT ME PRENNE de Isabelle Desesquelles

MY ABSOLUTE DARLING de Gabriel Tallent.

 

Voici donc les sélectionnés pour ce mois de septembre

Catégorie Roman
Le résumé :
« J’avais commencé à hiberner tant bien que mal à la mi-juin de l’an 2000. J’avais vingt-six ans… J’ai pris des cachets à haute dose et je dormais jour et nuit, avec des pauses de deux à trois heures. Je trouvais ça bien. Je faisais enfin quelque chose qui comptait vraiment. Le sommeil me semblait productif. Quelque chose était en train de se mettre en place. En mon for intérieur, je savais – c’était peut-être la seule chose que mon for intérieur ait sue à l’époque – qu’une fois que j’aurais assez dormi, j’irais bien. Je serais renouvelée, ressuscitée… Ma vie passée ne serait qu’un rêve, et je pourrais sans regret repartir de zéro, renforcée par la béatitude et la sérénité que j’aurais accumulées pendant mon année de repos et de détente. »
Jeune, belle, riche, fraîchement diplômée de l’université de Columbia, l’héroïne du nouveau roman d’Ottessa Moshfegh décide de tout plaquer pour entamer une longue hibernation en s’assommant de somnifères. Tandis que l’on passe de l’hilarité au rire jaune en découvrant les tribulations de cette Oblomov de la génération Y qui somnole d’un bout à l’autre du récit, la romancière s’attaque aux travers de son temps avec une lucidité implacable, et à sa manière, méchamment drôle.
 
« Le meilleur roman existentialiste qui n’ait pas été écrit par un auteur français. »
Kirkus Review

Catégorie Roman
Le résumé :
 » Bouleversant  » Barack Obama
Women’s Prize for Fiction 2019
Celestial et Roy viennent de se marier. Elle est à l’aube d’une carrière artistique prometteuse, il s’apprête à lancer son business. Ils sont jeunes, beaux et incarnent le rêve américain… à ceci près qu’ils sont noirs, dans un État sudiste qui fait peu de cadeaux aux gens comme eux. Un matin, Roy est accusé de viol. Celestial sait qu’il est innocent, mais la justice s’empresse de le condamner.
Les années passent, et la jeune femme tient son rôle d’épouse modèle jusqu’au jour où cet habit devient trop lourd à porter. Elle trouve alors du réconfort auprès d’Andre, son ami d’enfance. À sa sortie de prison, Roy retourne à Atlanta, décidé à reprendre le fil de la vie qu’on lui a dérobée…

 

Avec ce portrait de la classe moyenne noire du sud des États-Unis, Tayari Jones radiographie le couple et signe une histoire d’amour tragique et contemporaine qui explore les thèmes de la famille, de la loyauté, du racisme. Caustique et rigoureuse observatrice de son temps, cette auteure reconnue outre-Atlantique s’attaque en femme de lettres aux maux qui rongent la société américaine, et parvient à donner à ce texte fulgurant et âpre tous les atours d’un grand roman.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Lalechère
Catégorie Roman
Le résumé :
Andrew Ridker, 25 ans, est la nouvelle sensation du roman américain. Vendu dans 20 pays en à peine deux semaines, LES ALTRUISTES combine le génie d’un Franzen pour les portraits de famille et l’esprit satirique des premiers livres de Philip Roth. Mais si Ridker se place dans les pas de ses pères littéraires (on pense aussi à Updike, Salinger et d’autres…), il le fait avec un sens de l’humour et du rythme totalement inédits. Les irrésistibles membres de la famille Alter deviennent les antihéros d’une époque tiraillée entre deux aspirations contradictoires : l’individualisme triomphant et l’empathie nécessaire. De ce combat entre les cyniques et les candides, Ridker a fait un roman aussi drôle qu’attachant. Une révélation qui a suscité l’engouement de 9 éditeurs français. Bataille remportée par Rivages.
Catégorie Document
Le résumé :
Comment empêcher les hommes de bafouer les droits des femmes ? En matière d’égalité entre les sexes, qu’est-ce qu’un  » mec bien  » ? Il est urgent aujourd’hui de définir une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, religion, politique, ville, sexualité, langage. Parce que la justice de genre est l’une des conditions de la démocratie, nous avons besoin d’inventer de nouvelles masculinités : des hommes égalitaires, en rupture avec le patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, mais des hommes justes.
Ivan Jablonka est historien et écrivain. Il a notamment publié Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus (prix du Sénat du livre d’histoire 2012), Laëtitia ou la fin des hommes (prix Médicis 2016) et En camping-car (prix France Télévisions 2018). Ses livres sont traduits en douze langues.
Catégorie Document
Le résumé :
Octobre 2017 : l’affaire Weinstein explose et avec elle naît le mouvement MeToo. Quelques semaines plus tard, à la suite d’un enterrement, Mathieu Deslandes apprend un secret de famille : son grand-père était né d’un viol. Zineb Dryef travaille alors à un documentaire sur la « zone grise » entre consentement et viol. Elle et Mathieu sont en couple. Leur dialogue le conduit à s’interroger sur son histoire familiale, tue pendant presque cent ans.
Car à Sougy, le village de la Beauce d’où sa famille est originaire, lorsque son grand-père naît au printemps 1923, on ne dénombre pas un, mais trois enfants nés hors mariage, pour quatre grossesses… Neuf mois précisément après le bal annuel, en août 1922. Ce soir-là, toute la jeunesse locale avait dansé. Et les garçons s’étaient mis en tête d’aller plus loin, chacun entraînant une fille dans les chemins alentours. Or d’après la vieille dame qui raconte l’histoire à Mathieu, les filles n’étaient pas consentantes.
Mois après mois, Mathieu Deslandes mène l’enquête, questionne, remue les souvenirs et les archives pour comprendre ce qui s’est vraiment passé. Il raconte un village, ses silences, une France qui paraît lointaine et qui a pourtant mis longtemps à évoluer. Il dit les résonnances de l’événement, génération après génération. Son enquête est nourrie du regard de Zineb, de leurs discussions. Elle-même y trouve un écho avec sa propre histoire.
Dans ce texte original mêlant les genres et les voix sur les traces d’une mémoire oubliée, Mathieu Deslandes et Zineb Dryef montrent que le consentement, loin d’être un problème nouveau, est une question dont l’histoire reste à écrire. Ils élaborent un récit de ce qui n’a pas été dit, comme une libération rétrospective de la parole : un projet nécessaire  et une excellente autopsie de la culture du viol. Combien de jeunes filles, un soir de fête, ont subi le même sort que celles de Sougy – et n’en ont jamais parlé ?
Catégorie Policier
Le résumé :
La femme de sa vie l’a quitté et Harry a recommencé à boire. Il a certes réintégré la police criminelle d’Oslo, mais est cantonné aux cold-cases alors qu’il rêve de pouvoir remettre sous les verrous Svein Finne, ce violeur et tueur en série qu’il avait arrêté il a y une dizaine d’années et qui vient d’être libéré. Outrepassant les ordres de sa supérieure hiérarchique, Harry traque ce criminel qui l’obsède.Mais un matin, après une soirée bien trop arrosée, Harry se réveille sans le moindre souvenir de la veille, les mains couvertes de sang. Le sang d’un d’autre. C’est le début d’une interminable descente aux enfers : il reste toujours quelque chose à perdre, même quand on croit avoir tout perdu.
Catégorie Policier
Le résumé :
Depuis la mort de leur père, Wyatt et Lucy vivent isolés sur le ranch familial de Box Elder, Utah. Jusqu’au matin où leur troupeau de bétail est décimé par une gamine sauvage au regard fiévreux, un semi-automatique dans une main, un fusil de chasse dans l’autre.

 

Rendu fou par la perspective de perdre la terre de ses ancêtres, Wyatt s’engage dans une course-poursuite effrénée : douze jours à parcourir sans relâche un monde cauchemardesque, peuplé de motards junkies, de cartels de drogue sanguinaires et de coyotes affamés, au risque de s’éloigner à jamais de la seule personne qu’il ait jamais aimée.
Western d’apprentissage électrique au cœur de paysages grandioses et inhospitaliers, odyssée mythique où chacun lutte pour sa vie, haletant du premier coup de feu à la dernière insolation, À sang perdu est la révélation d’une voix puissante de la littérature américaine.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron

Et les trois finalistes de cette première sélection sont :

Vous pourrez lire d’ici peu mes avis sur ces trois livres. Connaissez vous certains auteurs ? Lequel parmi ces trois vous tente ?
A bientôt pour l’acte II.
#Esméralda