THE CUPIDON BROTHERS, tome 1 : Éros de Estelle Every.


« Je suis un ange ! Ce n’est pas une petite brindille telle que Daphné qui me dira quoi faire !
Sa frêle silhouette se dessine devant moi, ses grands yeux marron lui mangent le visage.
Elle semble fragile mais une grande force émane d’elle… »
Daphné, coordinatrice en intimité, intègre les studios de tournage d’un célèbre show à Los Angeles.
Dès son arrivée, elle est confrontée à l’acteur star, Éros Angel, le fantasme de la ménagère américaine.
L’objectif de Daphné est clair : apprendre à Éros à respecter les autres et les limites à ne pas franchir.
La jeune femme a des idéaux et des valeurs, pour commencer, elle ne mélange pas travail et plaisir…
Mais quand l’ange, aussi borné que sexy, se met en tête de la séduire, Daphné voit ses valeurs remises en question et sa perception de la réalité voler en éclat.

Résistera-t-elle à l’appel de l’ange ou saura-t-elle redéfinir ses propres limites ?

TOME 1/7

Daphné a un drôle de métier. Coordinatrice en intimité sur les plateaux de tournage a de quoi décontenancé. Gérer les humeurs des uns et des autres. Créer une certaine complicité entre acteurs et actrices. Définir les actions qui peuvent mettre mal à l’aise. Tout un programme complexe que Daphné gère avec une grande expertise.
Elle a quitté la côte ouest pour venir s’installer auprès de sa sœur qui a été victime d’une agression. Elle connaît très peu les mœurs liées au cinéma et stars en tout genre. C’est avec une certaine appréhension qu’elle débute son nouveau travail au cœur d’un plateau surmené et survolté. Il faut dire que l’acteur principal déroute beaucoup et ses caprices sont légendaires. Éros a, ce que l’on peut qualifier, une grosse tête. Un brin mégalo associé à une arrogance sans limite et une silhouette à mourir d’une crise cardiaque, l’acteur sait jouer de son charme et de tout un attirail qui lui est propre. Son attitude hautaine pourrait en choquer plus d’un mais Daphné a plus d’un tour dans son sac et aussi charismatique qu’il soit, il se pliera à ses conditions malgré la nuée de papillons qui prend possession de son corps dès qu’elle pose les yeux sur lui.

 

Daphné est le genre de femme à s’obstiner pour ce qu’elle entreprend. Elle ne laisse quiconque la détourner de son chemin qu’elle s’est tracée. La main sur le cœur et son empathie la rendent de suite sympathique.

 

Éros et Daphné sont la poudre et l’explosif. Ensemble, ils défient toutes les lois et complots en tout genre.

 

Ce premier tome met allégrement l’eau à la bouche. Une romance fantastique à la fois épicée et addictive. Estelle Every revisite la mythologie grecque façon conte contemporain. Des personnages aux antipodes qui s’apprivoisent au fil des pages tout en devant faire face à de nombreuses péripéties. Un rythme addictif et alléchant porté par une plume qui a su capturer mon cœur de lectrice passionnée. Éros figure mythique de la Grèce antique est considéré comme étant le dieu de l’amour et du désir amoureux. Estelle Avery lui rend toute sa prestance au détours de descriptions dithyrambiques. Entre attirance et résolution ferme, ce jeu de séduction tient en haleine. Un premier tome réussi qui met l’eau à la bouche pour les 6 prochains à paraître (pour le second tome) dès le mois d’octobre.

 

The Cupidon Brothers est définitivement à mettre dans vos bibliothèques 😉

 

Une chronique de #Esméralda

Mad Crush de Shana Keers

Romance contemporaine – Livre sorti le 5 mai 2020

Auto-édition

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5 mention « torride »

 

Résumé : L’arrivée des vacances est une bonne nouvelle pour la plupart des gens, mais pas pour Swann, avocate rigoureuse et véritable bourreau de travail.
Elle doit abandonner ses dossiers en cours et ne plus penser aux audiences à venir pendant trois semaines. Tout ça parce que sa mère, celle qu’elle admire, mais qui est aussi sa patronne, en a décidé ainsi.
Les motifs invoqués ? Éviter le burn-out et profiter de la vie comme n’importe quelle femme de son âge.
Les moyens utilisés ? Prendre des congés ou être cantonnée aux affaires civiles dont elle déteste s’occuper.
Swann est contrariée par cet ultimatum, mais elle compte bien prouver à sa mère qu’elle peut se reposer et, pourquoi pas, s’amuser. Seulement, même une femme organisée comme elle ne peut pas tout prévoir. Ni la surprise que lui réserve son amie Isabella, ni sa rencontre avec Milan, un voisin au regard troublant. C’est un provocateur, grossier et intrusif. Il n’a aucune manière. Il rassemble à lui seul tout ce qu’elle déteste chez un homme. Pourtant, elle ne parvient pas à l’ignorer. Bien au contraire ! Il occupe toutes ses pensées.
Sortir avec lui serait du délire. Serait-ce un coup de folie estival ou peut-être un coup de foudre ? Et s’il s’agissait de tout autre chose ?

 

L’avis de #Lilie : J’ai découvert la plume de Shana Keers il y a 2 ans et je dois dire que j’avais été très agréablement surprise par cette découverte. C’est donc pleine de confiance que je me suis lancée dans son dernier roman et encore une fois, la magie a opéré !

Nous faisons ici connaissance avec Swann, une avocate passionnée par son travail et qui ne vit que pour lui. Quand elle se voit imposer trois semaines de vacances par sa mère, qui travaille avec elle, Swann a l’impression que la terre s’ouvre sous ses pieds. « Kidnappée » par sa meilleure amie, elle a bien du mal à se détendre et à trouver de l’intérêt à ces congés, jusqu’à sa rencontre avec son voisin Milan. Canon, sans gêne, mystérieux, il est tout le contraire de ce qu’elle apprécie chez un homme et pourtant, une alchimie apparaît tout de suite entre eux. Pourtant, a-t-elle raison de lui faire confiance ? Et si, finalement, le lâcher-prise avait du bon ?

Swann est une jeune femme qui a du tempérament, avec une belle carapace autour d’elle. En effet, elle ne laisse pas transparaître ses émotions et ne laisse quasiment personne l’approcher. Un peu maniaque, pleine de principes, elle ne vit que pour son travail et est bien désemparée quand elle est contrainte à partir en vacances. Pourtant, sa rencontre avec Milan va tout changer. Son voisin sexy, qui n’a pas sa langue dans sa poche, va ébranler la jeune femme. Ce dernier est un homme difficile à cerner et il réserve pas mal de surprises au lecteur !  En apparence coureur de jupons, on comprend très vite que derrière cette façade se cache un homme avec des fêlures et une vie pas si simple… J’ai beaucoup aimé ce personnage aux multiples facettes et j’ai trouvé son évolution intéressante et tout à fait surprenante ! A noter aussi le rôle d’Isabella, la meilleure amie de Swann qui décide de l’emmener passer quelques semaines à Deauville. La jeune architecte a une joie de vivre débordante, qui contraste avec la psychoridigidité de sa meilleure amie. Elle va justement la pousser à s’ouvrir aux autres, tout en restant une oreille attentive et prévenante afin de l’aider dans cette transformation.

Encore une fois, je me suis régalée avec ce nouveau roman de Shana Keers. La plume de l’autrice est toujours aussi vive et efficace. Elle nous entraîne dans une intrigue originale, avec de multiples rebondissements et peu de temps morts. Les scènes de sexe font monter la température mais ne prennent pas le pas sur le reste de l’histoire. Les protagonistes évoluent tout au long du récit et ils nous réservent un beau final. J’ai aussi aimé le fait qu’il y ait une multitude de personnages qui gravitent autour de Swann et Milan et qu’ils aient aussi un rôle à jouer dans l’histoire, que tout ne tourne pas autour du « couple vedette ». Enfin, la double narration est un point fort car elle nous permet de comprendre le point de vue des deux « héros ».

Pour conclure, je recommande chaudement la lecture de « Mad Crush » à tous les amateurs de romance épicée et originale. Venez découvrir Swann et Milan, deux personnalités très éloignées et qui, pourtant, vont faire des étincelles ! Même s’ils sont exaspérants, ils peuvent aussi se montrer très attachants et on a bien du mal à leur dire au-revoir en tournant la dernière page !

 

Retrouvez tout l’univers de Shana Keers ici
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LES PAPILLONS SE CACHENT PENDANT LA PLUIE de Danielle Guisiano.


Le hameau de Sivergues n’est pas un lieu comme les autres. Il répare les ailes froissées des papillons après la pluie. Blanche est loin de se douter que le chaos de sa vie la dirige vers une rencontre décisive. Si elle a quelqu’un à découvrir, c’est avant tout elle-même. Quant à Eddy, son taciturne voisin, il trace son chemin, solitaire. Le destin va réunir ces deux âmes à vif.
Entre passé et avenir, leurs vieux démons s’agitent. Rien ne sera facile, pourtant le moment est venu d’ouvrir les ailes pour s’envoler

 
Bouleversant est le premier mot qui me vient à l’esprit. Danielle Guisiano a fait battre mon cœur pendant ces quelques heures de lecture d’une manière déraisonné. Une magnifique histoire toute en émotion.
Dès son plus jeune âge, Blanche a dû faire face aux moqueries, notamment sur son poids. Portée par un père exigeant, très vite, elle apprend à se protéger de toutes remarques acerbes. Son objectif principal est d’atteindre la première place dans tout ce qu’elle entreprend. Bien des années plus tard, cette manière de vivre est devenue un mantra qu’elle met en œuvre au quotidien. Sa vie se résume à son boulot et à son meilleur copain. Elle y trouve entière satisfaction. Si touts ses faits et gestes sont en accord avec ses principes, son corps lâche peu à peu. Repos forcé, elle se rend dans le Luberon où elle a hérité de la maison de sa tante Elvira dont elle en connaît très peu. Sivergues, petit village isolé au charme désuet, accueille une petite communauté d’une quarantaine de personnes où l’entre aide est primordial. La jovialité est le moteur essentiel à ce groupe de personnes isolées. Blanche déteste la solitude et l’isolement. Elle aime quand la vie trépigne autour d’elle, elle se sent vivre. Ici, rien ! Le silence, une amie en devenir, Constance, des moutons, des soirées loin des bars branchés et un voisin un tantinet taciturne. Les premiers jours sont terribles pour la citadine et puis suite à de regrettables rebondissements, Blanche va prendre goût à cette atmosphère doucereuse. Peut-être qu’Eddy y est pour quelque chose ?!

 

Eddy n’est pas un berger ordinaire. Sa mélancolie, sa morosité et cette manière dont il repousse les gens est désarmante. Cet homme est aussi mystérieux qu’attirant. L’apprivoiser semble une aventure épineuse et pourtant Blanche y mettra toute sa conviction et sa force pour parvenir à le séduire.

 

Un parcours qui semblait tout tracé si ce n’est que les aléas de la vie viennent le pimenter d’une manière effroyable.

 

Un sacré coup de cœur pour cette romance hors norme portée par des personnages terriblement et profondément blessés. Danielle Guisiano les mène sur un chemin ardu vers la résilience et l’acceptation de soi et du bonheur. Sous couvert de la dépression et grâce à l’amitié et à l’amour, ce combat se révèle être une nécessité absolue. Il véhicule l’espérance face au désespoir sournois et latent. LES PAPILLONS SE CACHENT PENDANT LA PLUIE bouleverse et chamboule. La tristesse côtoie la solitude, les moments de questionnements et la joie simple. Portée par une plume sublime et émouvante qui crescendo m’a faite pleurer et rire. Cette romance demeure une des plus belles que j’ai pu lire. L’ambiance, les tenants, les personnages, le scénario, tout m’a conquis. C’est une explosion de sentiments ambivalents. Tour à tour je me suis sentie submergée par ces vagues d’une force incommensurable.

 

A découvrir de toute urgence !

 

Une chronique de #Esméralda

 


LES PORTES DU SOLEIL, tome 2 : Le dernier été de Jacinthe Canet.


L’été est revenu, mais ce sera le dernier…
Adolescente, Sam vivait pour les deux mois d’été. Lorsque la pension de ses parents était complète et dansait au rythme du piano, que les orages menaçaient, et que la famille Rivera posait enfin ses valises.
12 ans après, tout a changé. Quand ses pas la conduisent à nouveau aux Portes du soleil, les étincelles dans ses yeux se sont déjà éteintes. Rien n’a la même saveur. Ni la maison de son enfance, ni ses amis et surtout pas son amour de jeunesse.
Elle ne veut pas oublier. Elle refuse de se souvenir.
Samia s’accroche aux filaments de ce qui était et cherche la jeune fille qu’elle a abandonnée derrière le portail rouge pour suivre son rêve.
Lorsque le présent est figé dans le passé, comment croire aux promesses de futur ?

Sortez les mouchoirs car ce second et dernier tome est un sacré moment de lecture où les larmes jaillissent sans vous prévenir. Enfin, ça, c’est pour moi. Je crois n’avoir jamais autant pleuré au cours d’une lecture.
12 longues années se sont écoulées. 12 longues années passées sur les routes à la recherche du bonheur. 12 longues années à tenter d’oublier ses paroles. 12 longues années à fuir cet amour fusionnel. 12 longues années qui la portent devant Les Portes du Soleil. Paradis sur terre, gardien de ses souvenirs, de ses espoirs, de ses doutes, de ses larmes. Mais les souvenirs n’ont plus le même goût. Marcher sur les graviers n’a plus le même bruit. Se baigner n’a plus la même saveur. Les années se sont écoulées emportant avec elle, les personnes qu’elle aime.

 

Mélancolie, peine, tristesse se mêlent pour une seconde partie déchirante. Pourtant Sam se raccroche à ces vieux moments d’insouciance où tout semblait possible, où tout était merveilleux. Et dans chacun, elle va y puiser de la force pour dompter ses peurs et sa solitude de maintenant.

 

Avec véhémence et bonté, Jacinthe Canet parle de deuil, d’amitié et d’amour. Avec toujours ce petit grain de folie qui lui est propre, Jacinthe Canet nous fait vivre un moment de lecture d’une intensité incroyable. Déstabilisantes, tristes, charmantes, les scènes se suivent et ne se ressemblent pas. Les Portes du Soleil deviennent le théâtre de rires, de pleurs et de retrouvailles. Une histoire d’une intensité émotionnelle à vous couper le souffle et les jambes. Une histoire que l’on vit pleinement. Une histoire qui nous fait  vibrer d’une manière inconditionnelle. Tout est fait pour vous chambouler. J’en ai encore le cœur qui bat la chamade !

 

Une magnifique histoire à découvrir absolument !!
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site de Jacinthe Canet

… mon avis sur le premier tome (clique sur l’image pour le lire)

LE MESSAGER IMPÉRIAL de Léa Northmann.


Au cœur de la Cité Impériale, un enfant court, pourchassé par des gardes armés.
Venez découvrir comment un jeune orphelin devient le plus grand Messager de l’Empire du Dragon d’Or.
Des forêts primaires du Pays de Saâba aux quatre grands duchés du Royaume d’Argalh, le Messager Impérial vous entraine dans des voyages remplis d’aventures et de combats.
L’amitié et l’amour seront-ils assez forts pour l’aider à traverser les épreuves qui l’attendent…

 
Préquel aux aventures d’Elea, ce dernier est un pur ravissement. On replonge avec délice dans cet univers de mille et une couleurs où l’aventure est au cœur de cette histoire sensationnelle.
Le jeune Githil est orphelin. Il a grandi au cœur des couloirs du château impérial de l’île de l’Empire du Dragon d’Or. Fin observateur, petit génie, il apprend vite et dans le secret. Être le fils de la dame de compagnie de la regrettée épouse de l’empereur n’ouvre pas du tout les portes à l’éducation. Pourtant il se fait repérer pour sa vivacité et son intelligence.Les années passent et son esprit s’en trouve davantage aiguisé. Les missions qu’on lui confie sont plus ardues et surtout ont une très grande importance. Et la dernière doit assurer la paix au Royaume d’Argahl.

 

Léa Northmann nous plonge, une dernière fois, avec délice dans son monde où courage, honneur et bravoure sont au cœur d’une aventure pittoresque. Un parcours du combattant jalonné de nombreuses épreuves toutes aussi périlleuses des unes des autres. Le jeune homme s’en trouvera métamorphosé. Outre le fait de découvrir des nouveaux peuples, de nouvelles coutumes et de nouveaux paysages, Githil va également se découvrir. Découvrir l’amour, découvrir de nouvelles manières de communiquer, découvrir la guerre, découvrir la médecine et des trésors inestimables.

 

Léa Northmann m’a fait vivre une histoire tumultueuse. Une plume vive et entraînante. Un univers fantasy totalement maîtrisé et des personnages aux profils attachants. Je me suis posée la question de savoir si ce préquel est à lire avant la trilogie Elea. En toute honnêteté je dirais qu’il est bien plus intéressant de le découvrir après la trilogie. Le lire en premier,il m’aurait certainement manqué ce quelque chose d’important : la mise en contexte. Cette lecture ravive rapidement les souvenirs de la lecture d’Elea et c’est en cela qu’il est d’autant plus appréciable. Je ne peux que vous inviter à découvrir les romans de Léa Northmann. Un univers riche, de l’érotisme, du dépaysement, des chevaux et de très nombreux rebondissements. Et surtout de l’intensité à gogo !

 

Une chronique de #Esméralda.

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… Mes avis sur les trois tomes (clique sur les photos pour les lire)

MON ÉTOILE DANS LA NUIT de Agneta G.


« Avait-il essayé de me dire quelque chose, ou bien était-ce juste une phrase parmi d’autres ?
Je m’étais fait une raison, nous ne serions jamais rien l’un pour l’autre, simplement car il ne le voulait pas, et j’avais accepté cet état de fait. Du moins je le croyais. Mais le fait d’apprendre qu’il quittait le lycée me plongeait dans un profond désarroi. Trop de questions se bousculaient dans ma tête. Il me fallait des réponses.
Je ne pouvais pas le laisser partir sans lui dire au moins au revoir. L’angoisse était maintenant là, pesante, impérieuse, me poussant à marcher de plus en plus vite, puis à bifurquer et enfin à courir vers la maison d’Ethan. Je ne pouvais pas m’en empêcher. Je savais que c’était sans doute trop tard, qu’il était sûrement parti, mais je ne me contrôlais plus. L’urgence, voilà ce que je ressentais sans avoir su la nommer quelques instants plus tôt. L’urgence de le voir une dernière fois, l’urgence de savoir, de comprendre peut-être. L’urgence de lui dire ce que je ressentais pour lui. Il m’avait plusieurs fois montré qu’il tenait à moi, mais j’avais fait semblant de ne rien comprendre. »

Annabelle est une jeune fille qui a déjà connu le pire dans sa vie, perdre sa maman à cause de la maladie. De longues années ont été nécessaires afin de surmonter ce deuil et encore aujourd’hui cela est souvent difficile de vivre avec.
Habituée à la vie fabuleuse qu’offre San Francisco, Annabelle est fort démunie face à Fairbanks. Ce déménagement fait suite à la mutation de son père, mais si elle aurait pu choisir, elle ne serait pas ici. Cette ville lui semble morose, son quartier et triste voire sinistre. Elle ne se sent pas à sa place. Annabelle est timide et souvent angoissée. Cette nouvelle rentrée lui apparaît comme un moment délicat. Il y a très peu de jeunes de son âge et surtout qui lui semblent accessible. Ils sont tous grandis ensemble et être la petite nouvelle n’est vraiment pas l’idéal. Son seul contact, ce garçon muet qui l’a aidée à porter ses cartons de déménagement.

 

Ne se laissant pas abattre et prête à tenter le tout pour le tout, Annabelle s’arme de tout son courage pour ce premier jour de rentrée. Elle sympathise rapidement avec deux filles qui vont lui faire découvrir les coulisses du lycée. Les jours passent mais rapidement elle est prise à parti par une autre fille de sa classe. Le harcèlement prend forme et s’envenime. En parallèle Annabelle rencontre Ethan, le fameux qui l’a aidée pour ses cartons. Peu bavard, il se confie rarement. La seule chose qui lui répète est de ne pas s’attacher à lui. Mais Annabelle se sent attirer par lui pour des raisons encore inconnues. Alors quand elle sait qu’il ne reviendra plus au lycée, elle court le rejoindre. Acceptera-t-elle d’entendre la cruelle vérité.

 

Agneta G met au cœur de son roman le harcèlement scolaire, l’amitié, la maladie et les prémices de l’amour. Pas tout à fait adulte et plus tout à fait adolescent, cette période charnière est celle où les questions fleurissent au grès des événements du quotidien. L’auteure les met en évidence avec subtilité et fait vivre à ses personnages de plein fouet ce chemin chaotique. Un condensé d’émotions. Je ne suis pas totalement convaincue par cette histoire tout simplement car je pense que l’auteure a le potentiel d’offrir à ses lecteurs quelque chose de meilleur. Certains passages sont redondants comme les états d’âmes des personnages alors que d’autres méritent davantage de développement. C’est une histoire qui a beaucoup de potentiel et où j’ai pris plaisir à la découvrir. Il y ce quelque chose de fort et de percutant voire même de douloureux à suivre cette aventure. Mais il y a aussi ce quelque chose de tendre qui demande à s’épanouir.

 

Un roman young adult qui pourra vous charmer. Pour ma part il m’a manqué ce plus.

 

Une chronique de #Esméralda

SEASON SONG, tome 1 : Summertime de Fleur Hana et de Jacinthe Canet.


Un road-trip dans la lignée de Thelma et Louise…« On est libres. Il n’y a plus rien qui nous retient. »
Lou-Ann…
Elle n’a jamais quitté son quartier de Perpignan, travaille depuis toujours dans le même bar et retourne chaque soir auprès de sa mère alcoolique.
Son rêve ? Aller à Paris.
Sixtine…Elle a abandonné des études prestigieuses, n’a aucune perspective d’avenir et fuit l’univers doré de ses parents.
Son rêve ? Quitter Paris.
Elles n’auraient jamais dû se rencontrer. Et pourtant, elles vont faire route ensemble, affronter leurs peurs côte à côte et se lancer le défi de vivre.
Cap ou pas cap d’embarquer dans Summertime, un road trip estival autant qu’une ode à la vie ?

 
Il est impossible de résister à cette histoire de toute beauté. Un quatre mains grandiose qui va vous porter au cœur d’un road trip qui va révéler les deux héroïnes.
Lou-Ann a toujours vécu dans le quartier le plus pauvre de Perpignan, le quartier St-Jacques. Elle a grandi dans ses ruelles rythmées par les différentes communautés installées. Livrée à elle même avec son grand frère, elle survie aux côtés d’une mère alcoolique qui ne lui a jamais accordée un soupçon de tendresse et de bienveillance. Lou-Ann est une jeune femme volontaire, un peu casse-cou, débrouillarde et généreuse qui ne souhaite qu’une seule chose, quitter son quartier pour vivre à la capitale. Elle n’a jamais osé franchir ce cap et pas. Son grand frère a toujours veillé sur elle malgré la situation déplorable dans laquelle elle se trouve. Une ancre essentielle.

 

Sixtine avait une vie toute tracée où dorure et paraître en étaient les maîtres mots. La richesse ne fait parfois pas tout, et Sixtine étouffait derrière toutes ces exigences d’un monde qui n’est pas à son image. Sixtine a plié bagage et au bout de quelques semaines, s’est retrouvée dans ce squat. Devenue le petite amie d’un dealer charismatique, elle vaque à ses occupations entre le squat et son nouveau boulot de serveuse. Rêveuse, idéaliste, la tête dans les étoiles, elle croque cette liberté avec envie. Elle pensait se sortir de ce bouge et reprendre la route pour réaliser son rêve quand la vie a décidé de lui jouer un sacré vilain tour.

 

Une blonde, une brune, deux mondes opposés réunis dans une vieille totote où les doutes, les questions, la crainte et la peur de l’avenir empreignent l’atmosphère. Prémices à la découverte d’une grande amitié, la route va les révéler au grès de leurs arrêts, de leurs découvertes et de leur jeu favori Cap ou pas cap, déliant, au fur et à mesure de leur road trip déjanté, leurs chaînes. L’amour va s’y inviter d’une manière assez incongrue.

 

Fleur Hana et Jacinthe Canet signent une magnifique et merveilleuse aventure placée sous les signes de la découverte, de l’amitié et des révélations. Hilarante, touchante, sensible, cette histoire est un sacré bijou addictif. Un road trip émotionnellement intense, autant pour nous les lectrices et les héroïnes. L’alchimie qui se dégage des deux héroïnes est captivante et saisissante. Une histoire bouleversante, parfois déchirante, parfois lumineuse. Une histoire tout simplement prenante ! Impossible de la lâcher. Arriver au point final devenait une évidence cruciale et salvatrice. J’ai pu tout au long des chapitres imaginer toutes sortes de conclusions. Un final qui se termine d’une manière surprenante et osée. Tout comme bon road trip qu’il se doit, ce dernier permet aux héroïnes de se révéler. Les autrices ont choisi de l’exprimer au travers de ce jeu puéril et fantasque. Mais cela marche tellement bien qu’on s’y laisse vite prendre.

 

Une histoire exquise que j’ai croquée avec envie et délicatesse ! Vivement la suite j’en redemande !

 

Une chronique de #Esméralda

LE PARTENARIAT DE CUPIDON de Charlène Gros-Piron.


Nous sommes le jour de la Saint-Valentin et la pauvre Jessica vient de se faire larguer par SMS. Elle qui croyait enfin avoir droit à l’amour et au bonheur voit ses espérances s’envoler… Le cœur gros, elle maudit le 14 février et Cupidon en particulier. Elle ne s’attend absolument pas à ce qu’une fée masculine apparaisse à côté d’elle, en plein cœur de Montmartre, prêt à lui faire la leçon. Mais quoi ?
On n’insulte pas Cupidon le jour de la Saint-Valentin, voyons ! La voici désormais liée pour une année. Elle devra répandre l’amour chaque fois qu’elle le pourra. Célian, la fée, devra en contrepartie lui faire retrouver la foi en l’amour avant minuit. Du moins, était-ce prévu ainsi…

Voici une novella qui met du baume au cœur. Une histoire hallucinante, certes, mais qui remplit le cœur, le corps et l’esprit d’amour. Une histoire pétillante, loufoque, passionnante et divertissante. Attention, overdose de fraise Tagada assurée !!!
Jessica déteste l’amour. En même temps qui ne deviendrait pas acariâtre devant le fait accompli. Se faire larguer par SMS le jour de la Saint Valentin. Il y a de quoi devenir folle de rage et maudire tous les amoureux de la planète et tant qu’à faire autant la jeter sur ce fameux Cupidon. Déchargeant sa peine à qui veut bien l’attendre, un drôle de zozio l’interpelle. Tombé du ciel par un hasard suspect,  Jessica ne sait pas si elle doit se méfier de sa tête ou de cet étrange bonhomme. Une fée sans blague, il y a de quoi se poser des questions. Et voilà que maintenant il lui parle d’amour et de tout le tralala. Doit-elle vraiment le suivre dans cette escapade ?

 

Célian est une fée. Oui c’est bien un homme au service du majestueux Cupidon. Le voici sur une nouvelle mission. Convaincre la belle en détresse que l’amour existe véritablement qu’il se trouve dans les petites attentions et les petits gestes. Une mission périlleuse au vue des cris revendicatifs que hurle sa nouvelle partenaire. Mais le timing est serré alors au boulot !

 

Aventure rocambolesque où l’impossible devient possible. Charlène Gros-Piron nous en met plein les yeux et surtout il ne faut pas craindre le ridicule et une grosse dose de guimauve dégoulinante. C’est doux, c’est chaleureux, c’est tout mignon, c’est rigolo … En bref c’est une lecture doudou à savourer en ces temps délicats. Sa plume entraînante nous plonge dans une histoire aussi invraisemblable qu’attachante où l’amour s’invite peu à peu pour un final à la hauteur !

 

Une très belle histoire où le lâcher prise est de rigueur et où l’amour quel qu’il soit reste l’amour !

 

A savourer !

 

Une chronique de #Esméralda

FALLING DOWN de Fleur Hana.


« Une nuit, une seule, où tout est possible… sauf tomber amoureux. » Vanessa, On se dit des mots
Morgan
Je ne devrais pas reluquer ce mec. La règle est claire. C’est genre une de celles qui devraient être notées dans le guide « être gay pour les nuls » s’il existait. On ne fantasme pas sur un hétéro. Non seulement c’est du masochisme, mais en plus, s’il s’en aperçoit et qu’il est homophobe, le risque que ça dégénère est trop grand. Mais bon, là, il est devant moi, c’est pas comme si j’allais regarder le plafond.
Adrien
Je me surprends à vouloir passer du temps avec lui. Peut-être que je pourrais l’embarquer avec moi pour terminer le graph, je ne sais pas, mais là, j’ai envie. Juste envie.
Falling Down est une novella gay (MM) où on suit deux adolescents le temps d’une nuit. Ce n’est pas une romance.
25 000 mots (plus long qu’une nouvelle, plus court qu’un roman ^^)

Scotchant est le premier qui me vient à l’esprit en débutant cette chronique.
Hallucinant, merveilleux, terriblement beau.
Fleur Hana met de nouveau la barre très haute pour le plus grand des plaisirs de ses lectrices.

Ceci n’est pas une romance M/M. Ceci est l’histoire de deux jeunes hommes, de deux vies qui vont se télescoper le temps d’une nuit.

 

Un arrêt sur image où émotions, sentiments se confrontent dans leurs mondes. Le temps se suspend le temps de cette rencontre hors du temps. A deux ils cheminent sur leurs chemins qui se rejoignent ici et là comme un cadeau surprise qu’on ait hâte de découvrir. Un effeuillage des sentiments où chaque mot et chaque geste ont une importance cruciale.

 

Morgan n’a rien d’un séducteur. Introverti, timide il vit sa vie comme il l’entend ne se préoccupant pas des autres. Un peu bizarre mais tellement attachant. Morgan ne veut rien précipiter surtout en amour qu’il n’a jamais connu.

 

Cette rencontre sur le toit de l’Univers va tout changer. Adrien est un mystère pour lui pourtant il se laisse embarquer dans son monde. Cette aventure a le goût de la quête initiatique, de la quête des sens qui vont s’épanouir au contact d’Adrien. Une escapade nocturne où peu à peu les garçons se dévoilent au travers de leurs doutes et de leurs questions.

 

A eux deux ils écrivent une ode à la liberté, à la vie et à l’amour quel qu’il soit mettant leurs cœurs à nu.

 

Fleur Hana signe avec grâce et beauté cette novella sublime. Ce young adult m’a charmée dès le départ et m’a scotchée au point final. Il y a dans les mots de Fleur Hana quelque chose de tellement sincère qui m’a touché en plein cœur. Ébahie, obnubilée et fascinée telles ont été mes réactions à la fin de ma lecture.

 

Je ne peux que vous dire de foncer, je crois sincèrement que vous percevrez la beauté comme telle que je l’ai vue.

 

Une chronique de #Esméralda

… le site de Fleur Hana.

… mes avis sur d’autres romans de Fleur Hana (clique sur la photo pour les lire)

LES ÉTOILES D’ORION : Cluny, 1095 de Brice Nadin.


En 1095, en Bourgogne, à la veille de la première croisade, l’Occident chrétien est porté par une vague de foi sans précédent. Joachim de Saint Ange est un jeune moine copiste du prieuré de Beaulieu dépendant de la puissante abbaye de Cluny.
Alors qu’il rêve de parcourir le monde et d’accompagner son maître Odon à la recherche de manuscrits anciens, ses origines nobles le destinent – contre sa volonté – à une carrière ecclésiastique au service du pape Urbain II.
De la plus grande abbaye du monde chrétien aux sordides geôles de Mâcon, pris en étau entre son amour pour la fille d’un seigneur et l’opération armée la plus importante de son temps, Joachim va tenter d’échapper à sa destinée. Y parviendra-t-il ?

 
Direction la fin du XIe siècle pour cette aventure hors du commun au cœur du plus grand ordre bénédictin. Chant monial, silence du scriptorium et décisions d’envergure, bienvenue dans un monde flamboyant et intransigeant.
La destinée de Joachim de Saint-Ange est toute tracée. Suite à la mort de son père et dès que son âge lui permet, il est envoyé à l’Abbaye de Cluny pour devenir, plus tard, moine. Une épreuve terrible pour le jeune garçon. Sans être toutefois indiscipliné, Joachim est curieux de tout et a parfois certains avis tranchés. Il rêve de découverte, d’évasion et de voyage. Joachim est un jeune homme plein d’entrain, son enthousiasme non feint lui vaut parfois quelques récriminations, mais peu importe Joachim est devenu un jeune homme avide d’apprendre. Initié à devenir moine copiste, il maîtrise plusieurs techniques. Pris en charge par le maître Odon au sein de l’abbaye de Beaulieu, Joachim s’épanouit malgré tout.

 

Appelés d’urgence par l’abbaye de Cluny, ils se rendent en ces lieux. Loin de se douter du piège dans lequel ils sont tombés, ils devront faire preuve de sagesse.

 

Les étoiles d’Orion est une magnifique histoire qui met en exergue un monde totalement oublié. Une grande partie de ce roman met en lumière minutieusement le monde ecclésiastique et leurs règles qui le régissaient. Un véritable plongeon au Moyen-Age où le clergé dominait en matière de décisions. Une période également charnière et cruciale qui précède les grandes croisades. Brice Nadin fait preuve d’une grande précision dans ces détails donnant à son roman une dimension documentaire non négligeable. Il faudra attendre la seconde partie du roman pour rentrer véritablement dans l’action. Une touche de fantastique s’invite conférant ainsi une nouvelle dimension. Le personnage principal est touchant par son ardeur et sa curiosité. Très vite je me suis rendu compte que j’arrivais facilement à visionner les lieux où se déroulent les différentes actions. Dépaysant et envoutant sont tout autant de mots qui définissent cette lecture. C’est une lecture où la précipitation n’a aucun sens. J’ai pris le temps de faire quelques recherches quand cela s’avérait nécessaire et de savourer cet univers riche. L’aspect historique est vraiment mis en avant et c’est cela que j’affectionne, pour la passionnée d’histoire que je suis c’est un pur bonheur.

 

A découvrir sans aucun doute !

 

Une chronique de #Esméralda