SI ON DANSAIT … de Rachel Joyce.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018 ]
XO Éditions
Traduction : Rémi Bonnard
Masse Critique Privilégiée Babelio

 

Format numérique (374 pages) : 12.99€
Broché : 19.90€
Ma note : ♥♥♥♥♥ mention « à découvrir »

 

 

Je remercie Babelio et les éditions XO pour leur confiance.

 


 

 

Le résume :

 

À Londres, au bout d’une impasse délabrée, Frank n’est pas un disquaire comme les autres. Chez ce marchand de vinyles, une belle équipe de joyeux marginaux se serre les coudes, tous un peu abîmés par la vie.
Surtout, Frank a un don. Il lui suffit d’un regard pour savoir quelle musique apaisera les tourments de son client. Quitte à préconiser du Aretha Franklin à un obsessionnel de Chopin…
C’est ainsi que Frank fait la rencontre de Lisa, une mystérieuse femme au manteau vert. Après s’être évanouie devant sa boutique, elle le supplie de l’aider à comprendre la musique. Lors de leurs rendez-vous, Frank replonge dans sa propre enfance, revoyant sa mère, l’excentrique Peg, lui passer des vinyles sur sa vieille platine.
Lui qui ne croit plus en l’amour depuis longtemps sent son cœur vibrer à nouveau. Et puis, un jour, Frank découvre le secret de Lisa. Le monde s’écroule, il disparaît.
C’est sans compter, pourtant, sur l’extraordinaire solidarité qui règne sur Unity Street. Car après le chaos, il n’est jamais trop tard pour faire renaître l’espoir et réapprendre à danser…

 


 

Mon avis :

 

-La musique, c’est une histoire de silence, lui dit-elle dans la maison blanche près de la mer. […]
-La musique sort du silence et elle y retourne toujours. C’est un voyage. Tu comprends ?

 

 

« Si on dansait … » est le quatrième roman de l’anglaise Rachel Joyce. Je découvre son univers dans ce roman tout aussi agréable qu’une balade musicale.

 

« Si on dansait… » a ce quelque chose d’extraordinaire, envoutant et harmonieux. Ce voyage auprès de cet homme, Franck élevé par une femme atypique et créatrice au doux son des vinyles d’où émanent ces silences et ces notes, est merveilleux. Comprendre les gens, les écouter, les voir tout simplement et savoir quelle chanson les guérira de leurs maux passagers ou ancrés. Franck aux premiers abords semble être un homme sauvage mais si tu t’en approches et tu oses lui poser la bonne question alors tu découvres un homme doux, attentionné, pédagogue, tout simplement humain. Le vinyle entre ses mains est un trésor authentique. Heureux celui qui en prend soin et qui sait tendre l’oreille pour écouter. Heureux celui qui se laisse envouter par la mélodie. Le vinyle n’a pas de frontière, l’âme et le corps unis pour une découverte sensorielle, sensitive et délicieuse. The Pistols, Aretha Franklin, Bob Marley, Alléluia, Bach, Beethoven, Vivaldi…

 

« Si on dansait… » raconte l’histoire de Franck, sa vie, son enfance, sa crainte, ses amours interdits. Tu te rends compte que sa vie est une mélodie atypique, lente et rapide, transie et passionnée, des anicroches, des silences. Une musique à l’image de l’enfant qu’il a été et de l’homme qui l’est devenu. C’est passionnel, touchant, chaotique, déchirant, transcendant. Franck est un farouche défenseur à la protection et à la survie du vinyle.
« Si on dansait… » raconte l’histoire de Franck dans son magasin situé dans cette rue multi ethnique. Une rue, Unity Street, mouvementée et où la vie résonne de maintes manières. Il y a Maud, la tatoueuse acariâtre et jalouse. Le Père Anthony vendeur de bibelots religieux mais qui n’est plus curé. Kit, l’employé, l’éternel maladroit et gaffeur, qui veut devenir un quelqu’un. Les jumeaux, gérants des pompes funèbres. Le boulanger polonais. La vieille Madame Roussos et son petit chien. Le bar et ses habitués. La solidarité les lie tous pour le meilleur et le pire.
« Si on dansait… » raconte l’histoire de Franck et de cette femme au manteau vert, à l’écharpe, portant toujours des gants et arborant une coiffure coiffée-décoiffée. Elle c’est Lisa Brauchmann, ressortissante allemande, venue tenter sa chance à Londres. Une femme mystérieuses aux doigts d’or. Une femme merveilleuse, attachante, douce. Une femme qui fait battre le cœur de pierre de Franck. Petit à petit leur attachement mutuel se renforce. La musique les enveloppe dans cette bulle silencieuse. D’eux deux émane quelque chose de puissant et d’immuable. C’est véritable. Mais les secrets et les non dits font mettre à mal Franck.

 

Ce roman est une très très belle découverte. Il va trotter longtemps dans un coin de ma mémoire. La plume de Rachel Joyce est sublime et déconcertante. Elle narre avec beaucoup d’honnêteté ses personnages et leurs vies. Et puis j’adore cette touche d’humour à l’anglaise qui s’imbrique dans le scénario. C’est drôle, c’est touchant ! La musique virevolte de pages en pages. C’est juste fantastique ! Il y a également ce côté combatif pour le vinyle certes mais aussi pour ce quartier désœuvré et puis pour l’amour. Le caractère social est très présent. Une touche romantique vient fleurir les scènes intimistes. Cette histoire recèle en elle des petits bijoux.

 

C’est juste une magnifique et belle histoire !

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Il lui raconta donc l’histoire de Beethoven et de son élève, Julia, tout comme Peg l’avait fait avant lui.
-Quand j’écoute le Clair de lune, je le vois assis près d’elle au piano. Il lui joue une lettre d’amour et il attend qu’elle lui montre qu’elle a compris. La musique démarre lentement, doucement. Il a l’âge d’être son père, il vit toujours des amours impossibles, mais cette femme est si belle et hors de sa portée. La musique monte en puissance puis redescend, mais elle ne fuit jamais, elle attends. Les notes les plus aiguës vont plus haut, toujours plus haut, pendant que les graves répètent le même motif, en disant : « oui, oui… » On dirait deux voix qui se demandent l’une à l’autre si elles ressentent la même chose, sans utiliser de mots. Mais, soudain, Beethoven renverse les rôles. Les notes aiguës mènent la danse, comme s’il était devenu Julia et que Julia ait pris sa place. Ce qu’il fait est tellement intime qu’on croirait qu’il est en train de faire l’amours avec sa belle élève.
-Faire l’amour ? dit-elle en changeant d’expression. Beethoven ?
-Ou, en tout cas, des préliminaires assez poussés.
Faire l’amour ? Des préliminaires ? Qu’il ait pu prononcer ces mots le glaça. Il prit sa tasse de thé et en but une deuxième gorgée, glacée elle aussi.

 

 

 

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Rachel Joyce vit en Angleterre, dans une ferme du Gloucestershire, avec sa famille. Elle a été pendant plus de vingt ans scénariste pour la radio, le théâtre et la télévision, et comédienne de théâtre, récompensée par de nombreux prix.

La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi… est son premier roman.

 

 

 

 

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Cœur à corps d’Émilie Collins

coeur à corps

New romance – Paru le 7 mars 2018

JC Lattès – Collection &moi

Lecture personnelle

 

Résumé : Lorsqu’elle voit partir en fumée l’atelier familial, Romane est dévastée. Charles, son petit ami, se trouvait à l’intérieur et semble être à l’origine de l’explosion, délibérément… Comment a-t-il pu en arriver là ? Certes, il était au plus mal depuis qu’Erik Barn, jeune photographe, s’était fait un nom en lui volant l’un de ses clichés. Romane est déterminée à se venger d’Erik. Elle ne s’attendait toutefois pas à découvrir un homme aussi troublant, passionné par son art…

 

Mon avis : J’ai eu connaissance de ce roman via les réseaux sociaux. Ne connaissant pas cette auteure mais intriguée par le quatrième de couverture, je me suis laissée tenter.

L’histoire commence avec Romane, qui a échappé à l’explosion de son atelier où elle vivait avec son petit-ami. Dans tous ses états, elle se rend compte qu’elle a perdu son amoureux et son lieu de travail. Heureusement, sa famille est là pour la soutenir : sa jumelle Méline, sa grande sœur Alexiane et sa mère Suzanne. Pour Romane, aucun doute que la mort de Charles est liée au différent qu’il a eu récemment avec un photographe prénommé Erik. Ce dernier aurait volé une photo à Charles et elle lui aurait permis de gagner un prix prestigieux. Pour piéger ce voleur, Méline décide de se faire embaucher comme assistante d’Erik afin de découvrir tous ses petits secrets. Mais rapidement, elle ne peut pas assumer ce rôle et Romane va devoir côtoyer celui qu’elles ont surnommé « le vampire ». Comment cette collaboration va-t-elle se dérouler ? Quels secrets cache Erik ? Et que va découvrir Romane sur le passé de son amoureux ?

Romane est une jeune fille sensible et quelconque dans la mesure où elle n’a absolument pas conscience de sa beauté et elle n’a aucune confiance en elle. Abasourdie et désemparée par la mort de Charles, elle va être déstabilisée par sa rencontre avec Erik et un lien indescriptible va de suite les relier. Quand à Erik, c’est un jeune photographe talentueux, canon et avec un caractère de cochon. Détestable avec Anaïs, son ancienne assistante, et Méline, il va se montrer sous un nouveau jour avec Romane. Très rapidement, il va tomber sous son charme même s’il ne veut lui promettre qu’une histoire sans lendemain. L’évolution de leur relation m’a dérangée car j’ai trouvé que ça allait très/trop vite. En effet, malgré son deuil, Romane fantasme sur Erik dès leur rencontre et tout va évoluer très rapidement. Bien sûr, l’auteure nous propose quelques rebondissements mais globalement, j’ai été gênée par la rapidité et la profondeur des sentiments qu’éprouvent les protagonistes.

Un des points forts du roman est la présence des sœurs de Romane, qui sont cependant un peu sous-exploitées. Méline est surnommée « le rhinocéros » car même si elle est la jumelle de l’héroïne, elle est aux antipodes niveau caractère. Autant l’une est réservée, l’autre est fonceuse et caractérielle. Quant à Alexiane, elle travaille avec Romane, l’une créant les vêtements, l’autre créant des bijoux. La maman, Suzanne, est également très présente et une chose m’a beaucoup gênée : dans le texte, elle est tantôt appelée « Suzanne », tantôt appelée « maman ». J’ai trouvé cela un peu maladroit et déstabilisant au début de ma lecture.

Vous l’aurez compris, je suis très mitigée à la fin de cette lecture. Certes, la plume de l’auteure est efficace, elle nous immerge complètement dans son histoire et nous fait ressentir les émotions de ses personnages mais pourtant, je n’ai pas été pleinement convaincue. J’ai trouvé que le début était un peu trop rapide. A l’inverse, j’ai adoré la fin de l’histoire, surtout qu’un rebondissement inattendu chamboule toutes nos certitudes et j’avoue que j’ai trouvé cela astucieux. Le roman est ponctué de scènes de sexe explicites qui font monter la température et elles ne sont présentes juste ce qu’il faut. Un autre atout du roman est l’intégration de nombreuses photos au sein du récit. Cela permet de nous immerger dans l’univers du photographe et pour moi, c’est une vraie valeur ajoutée à ce roman. Enfin, j’ai aimé le clin d’œil, à la fin, à un autre roman de l’auteure, « les délices d’Eve ».

Pour conclure, je dois dire que je suis mitigée. J’ai trouvé l’histoire intéressante mais irrégulière, trop rapide au début mais malgré tout magnifique. L’insertion de photos est un vrai plus et donne une touche d’originalité à cette histoire. Même s’il ne restera pas dans le top de mes lectures de l’année, je recommande ce roman à tous les amateurs de new romance.

 

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Retrouvez ce roman sur le site de la collection &moi

Retrouvez également « coeur à corps » sur Amazon

EMMA DANS LA NUIT de Wendy Walker.

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[POLICIER / THRILLER – Nouveauté 2018]

Éditions SONATINE

Traduction : Karine Lalechère

Service presse

 

Format numérique (312 pages) : 14.99€

Broché : 21.00€

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « à découvrir »

 

 

 

Je remercie les éditions Sonatine de m’avoir permis de découvrir ce livre via la plateforme Netgalley.

 

 


Le résumé :
Deux sœurs disparaissent. Trois ans plus tard, une seule revient. Dit-elle toute la vérité ?
Emma, 17 ans, et Cass, 15 ans, sont les sœurs Tanner, devenues tragiquement célèbres depuis leur inexplicable disparition. Après trois ans d’absence, Cass frappe à la porte de chez ses parents. Elle est seule. Elle raconte comment sa sœur et elle ont été victimes d’un enlèvement puis retenues captives sur une mystérieuse île. Emma y serait toujours. Mais la psychiatre qui suit cette affaire, le Dr Abigail Winter, doute de sa version des faits et s’intéresse de plus près aux Tanner. Elle finit par découvrir, sous le vernis des apparences, une famille dysfonctionnelle régentée par une mère narcissique. Que s’est-il réellement passé trois ans auparavant ? Cass dit-elle toute la vérité ?

 


 

Mon avis :

 

Une nouvelle idée lecture que je dois, une nouvelle fois, au groupe #PicaboRiverBookClub. Et c’est une super idée lecture ! Un policier avec un soupçon de thriller psychologique. Un mélange qui est loin de laisser de marbre.

 

Cass et Emma (respectivement 15 ans et 17 ans) ont disparu du jour au lendemain. Fuite ou enlèvement ? L’enquête n’aboutit à absolument rien. Deux sœurs sans histoires, sans problèmes. Deux sœurs qui ont tout pour elles : une famille recomposée aimante et bien sous tout rapport. Cette disparition a profondément marquée la population et bien plus encore leur père. La psychologue, Dr Abigail Winter, qui était en charge de dresser les portraits psychologiques de ces deux sœurs, n’a jamais su faire attendre sa voix à sa hiérarchie sur ses soupçons. Des soupçons qui seront validés trois ans après, à la réapparition de Cassandra

 

Trois longues années. Trois longues années à préparer sa fuite. Trois longues années à réécrire son histoire. Trois longues années silencieuses. Cass a eu trois longues années. Sa réapparition bouleverse et inquiète. Où est donc Emma ? Alors Cass va raconter, sa détention, ses faiblesses, sa sœur. Elle va parler de sa sœur, celle qu’elle adule, adore et aime passionément. On découvre Emma à travers des mots fort d’une jeune fille traumatisée et apeurée. D’une jeune fille détruite qui de ses yeux innocents, a vu cette souffrance destructrice happée Emma. Elle a tout vu. Elle a tout ressenti. Ils doivent absolument retrouver sa sœur. Ils doivent la sauver. Ils, c’est le FBI en charge de l’enquête mais plus précisément c’est elle, Abigail Winter, dans laquelle Cass met toute sa confiance et son énergie pour en l’a retrouvée. Les mots de Cass vont la toucher et la mener sur les chemines arpentés trois ans plus tôt. Son intuition se révèle juste et aider de son ami, l’agent en charge de l’enquête, ils partent sur des sentiers sinueux à la quête d’une vérité qui prend rapidement une tournure insoupçonnée. Les éléments, les petits détails, le comportement de Cass, les réactions de son entourage, tout est passé au peigne fin. La vérité aura t-elle son dernier mot ?

 

Wendy Walker te plonge dans les méandres d’une famille dont l’apparence est souvent trompeuse. Une immersion terrible dans un quotidien où la survie, la manipulation et la jalousie cohabitent inlassablement. Une famille mortifiée par des faux semblants. J’ai été de suite désarçonnée par la puissance qu’émane de Cass. Les mots qu’elle utilise sont méticuleusement choisis. L’auteur te projette littéralement dans le chaos de ses pensées. Tu suis, pas à pas, l’évolution de ses idées, de ses peurs, de ses doutes et tu sens que quelque chose cloche sans savoir quoi. Et puis parallèlement tu suis le processus d’enquête et notamment les réflexions de Abigail Winter qui lentement va dénouer les fils pour mettre le doigt sur le point essentiel.
Wendy Walker aborde un sujet très délicat : le trouble de la personnalité narcissique au sein de la famille. Loin d’être dérangeant, ce thème implique la souffrance, l’humiliation et la destruction de l’estime de soi. De plus, ces deux jeunes filles rentrent dans la partition et j’ai vite ressenti cette angoisse qui te paralyse le corps. C’est un véritable huit clos où l’atmosphère pesante t’opprime au fils des chapitres. J’ai eu cette impression que les murs se refermaient sur moi, sans trouver une véritable issue. C’est douloureux, étouffant, mais voilà tu t’accroches pour connaître cette vérité et lorsqu’elle éclate j’ai ressenti toute la colère silencieuse qui s’est accumulée tout au long de ces 300 et quelques pages. J’ai été abasourdie par ce final que finalement tu ne vois pas venir. Pas le moindre soupçon.

 

C’est un des meilleurs thriller que j’ai pu lire jusqu’à présent. Tous ces détails, cette configuration à deux voix (Cass et Abigail) donnent une dimension éprouvante au contexte du roman. Il y a ce quelque chose qui te sidère complétement et fait retenir ton souffle. T’es là, les bras branlants, tu subis et tu te demandes quel va être le fin mot de toute cette histoire. Un roman très prenant et poignant !

 

Un drame familiale totalement déconcertant !

 

 

Wendy WALKER

En aparté !

Ancienne avocate spécialiste en droit de la famille, en droit commercial et banquière d’affaires, Wendy Walker est aujourd’hui romancière et éditrice dans le comté de Fairfield, Connecticut. Elle commence son travail d’écriture pour les éditions St Martin’s Press avec deux romans féminins, puis la série Chicken Soup for the Soul. Tout n’est pas perdu est son premier thriller psychologique. Avant même sa parution, il est très vite repéré par l’équipe de production de Gone Girl de David Fincher et est en cours d’adaptation par la Warner Bros.
Wendy Walker s’intéresse particulièrement à la psychologie et aux avancées de la recherche scientifiques sur la mémoire. L’auteur analyse dans Tout n’est pas perdu les mécanismes du souvenir et du syndrome post-traumatique. Emma dans la nuit est son second roman publié en France, en 2018.

 

 

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BETWEEN YOU & ME de Emma Berthet.

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[ ROMANCE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018]

Editions Harlequin – Collection HQN

Service presse

 

 

Format numérique (316 page) : 5.99€

Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

Je remercie les éditions Harlequin pour leur confiance.

 


 

Le résumé :

 

Encore une. Encore une nuit passée dans un club branché à boire des cocktails, à parler à des inconnus et à danser au milieu de la foule. Depuis que Cathlyn a fui New York pour s’installer à Las Vegas, c’est tout ce qu’elle a trouvé pour tenter d’oublier son passé et les blessures de son enfance. Ici, plus personne ne pourra la juger ni lui dicter sa conduite. Alors, tous les moyens sont bons  : casinos, boîtes de nuit, soirées privées… Mais le matin où elle se réveille presque nue dans un lit inconnu, sans le moindre souvenir de la veille, Cathlyn se demande si, cette fois-ci, elle n’est pas allée un peu trop loin. Tout ce dont elle se souvient, c’est d’avoir scandaleusement dragué le célèbre et très influent Tyler Ross, cet acteur à la réputation sulfureuse et dont elle s’était juré de se tenir éloignée.

 


 

Mon avis :

 

« Between you & me » est le tout premier roman d’Emma Berthet. Une jolie histoire d’amour qui subit la violence et les préjugés des autres. L’auteur nous offre une romance où les démons hantent les personnages et qui doivent se battre pour vivre leur histoire comme ils l’entendent sans en avoir à souffrir.

 

Cathlyn est une photographe talentueuse et renommée notamment dans le domaine sportif. Elle vit à New York avec son financé, Joël un trader de la City. Son père est un magnat de la finance et détient de nombreux portefeuilles d’hommes d’affaires, acteurs et autre. Cathlyn est une femme au fort caractère qui ne se laisse mener par le bout du nez. Mais sous cette apparence indestructible se cache une femme meurtrie et violentée par son père. C’est pour fuir son plus terrible cauchemar qu’elle décide de rejoindre Las Vegas où réside son meilleur ami et photographe, Max. Elle décide d’aspirer à une vie bien plus paisible tout en profitant de la luxure de cette ville et en espérant que Joël la rejoindra rapidement. Cathlyn est une belle et jeune femme. Son sacré caractère la met dans des situations assez pittoresques. Souvent sans filtre, ses paroles font l’effet d’une méga bombe. Lorsqu’elle rencontre Tyler Ross en dansant sur sa table dans un boîte de nuit, c’est électrique. Lui la désire immédiatement et elle, l’envoie balader avec une de ses réparties bien épineuses. Une rencontre inoubliable qui se renouvellera quelques jours plus tard dans un ascenseur. Petit à petit, de rencontres en rencontres, le désir et l’attirance se font davantage pressants. Bien évidemment, ils finissent dans les bras de l’un et de l’autre. Cathlyn va se sentir immédiatement en sécurité dans les bras de Tyler. Malgré les ragots qui courent les tabloïds, elle fait tout pour en apprendre davantage sur lui et sur sa famille. Il est pour elle une source d’apaisement. Dans ses bras tous les maux de Cathlyn semblent disparaître. Leur relation est tout de même assez tendue et houleuse, car c’est une grande première pour l’acteur Tyler Ross. Les longues relations, il ne les connaît pas. C’est un tombeur des cœurs. Les femmes ce n’est qu’un plaisir sans affinité. Tyler est un célibataire endurci qui n’a tout simplement jamais trouvé la bonne personne pour oser le plus avec affinité. Il devient donc le roi des cafouillages malencontreux. Il est tout de même craquant dans ces bêtises. Il va se donner beaucoup de mal pour conquérir sa belle. Il y parvient à force de courage et d’entêtement. Tyler est un homme charismatique. Il souffle le chaud et le froid souvent par maladresse. Aux côtés de Cathlyn, il devient un homme protecteur, enjoué, passionné et romantique. Un homme enfin mature qui ferait tout et n’importe quoi pour la femme qu’il aime. Leur relation est loin d’être idyllique. Tout d’abord les démons de Cathlyn la poursuivent toujours. Et puis leur entourage proche va les mettre à mal : entre jalousie et convoitise, les blessures vont être nombreuses. Et puis enfin le père tyrannique qui telle une ombre plane toujours au dessus de Cathlyn.

 

J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Une histoire d’amour simple où les non dits et tabous d’une famille importante et riche assombrissent le tableau idyllique. C’est une très belle histoire d’amour entre deux personnes aux caractères de feu. Ils s’apprivoisent et se domptent. Ils se protègent et s’aiment sans aucune condition acceptant le passé de l’un et de l’autre. De ce combat, ils s’en sortent davantage unis.
Pour un tout premier roman, Emma Berthet signe une très belle romance. Une plume fluide et addictive qui a toutefois besoin de s’affirmer. Malgré les quelques maladresses, l’absence de développement dans certaines situations et un final trop rapide à mon goût, le potentiel est bien présent. Une nouvelle auteur française que je vais suivre avec beaucoup d’attention.

 

« Between you & me » est une belle découverte qui m’a fait passer un très bon moment de lecture ! A découvrir sans aucun doute en espérant qu’elle vous charme autant que moi.

 

 

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MONSTERS IN THE DARK #1 : Larmes amères de Pepper Winters.

Larmes amères: Monsters in the Dark, T1 par [Winters, Pepper]

 

[DARK ROMANCE – Nouveauté 2018]

Tome 1/3 – Disponible le 23 Mai

Éditions Milady – Collection Romantica

Traduction : Joëlle Touati

Service presse

 

Format numérique (332 pages) : 9.99€

Broché : 16.90€

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur » et « à dévorer »

 

 

 

Je remercie les éditions Milady pour ce service presse via la plateforme NetGalley.

 

 


 

Le résumé :

 

Âmes sensibles, s’abstenir !
Tess Snow a tout pour être heureuse : une brillant avenir professionnel et un petit ami fou amoureux d’elle.
Pour l’anniversaire de leur rencontre, Brax lui offre un voyage surprise au Mexique. Plages de sable blanc, cocktails exotiques, soirées torrides : tous les ingrédients sont réunis pour des vacances de rêve. Mais très vite, c’est la descente aux enfers : Tess se fait kidnapper. Captive terrifiée, elle se mue en farouche insoumise. Mais son courage ne lui épargnera pas l’horreur.
Brax la retrouvera-t-il avant qu’elle ne soit brisée ? Ou le nouveau maître de Tess changera-t-il sa vie à jamais ?

 


 

 

Mon avis :

 

Aujourd’hui je te parle de la dernière Dark Romance qui a fait palpiter mon petit coeur. Oh my Gooodddddd ! C’est juste extraordinaire, sensationnelle, euphorisant, magique, majestueux !!!!! Mon Dieu ! Il te faut absolument la découvrir !

 

Contexte

 

Tess Snow, l’australienne,  a tout pour être heureuse. Des études d’architecture qui la passionnent. Un petit ami, Brax, passionné, charmant, doux, présent. Le seul souci c’est qu’au lit, il ne la fait pas grimper au rideau. Il peut passer des semaines sans la toucher. Et de ce côté là, elle est désespérée, surtout qu’en catimini, elle fantasme sur des scènes très érotiques. D’ailleurs ces pulsions la tenaillent depuis longtemps, mais les réfrènent car selon ses propres sentiments cela n’est pas normal. Elle s’en accommode bien, mais voilà. Brax porte la panoplie complète du prince charmant à part que le courage et lui ne font pas bon ménage. Brax lui fait une surprise : un voyage à Cancun. Le Mexique, la mer, le sable, la musique : de quoi prendre du bon temps et surtout se relaxer. Seulement tout part en vrille. Cancun est connu pour de nombreux faits divers et de disparitions très inquiétantes. Le mauvais pressentiment de Tess va prendre une image bien plus réelle. Enlevée par la bande de Blouson en Cuir dans un bar minable, elle se retrouve au milieux de plusieurs filles dans un cachot sans aucune commodité. Le cauchemar prend forme et survivre est le seul mot d’ordre.
Tess ne va aucunement se laisser faire. D’ailleurs sa tenacité et son courage lui valent  de nombreux coups et humiliations. Elle va vivre une semaine en enfer où toutes sortes de questions lui traversent l’esprit. Huit jours où ses geôliers tentent de la faire craquer psychologiquement. Mais elle tient bon et n’hésite pas à se rebeller. La combativité dans toute sa splendeur ! Mais cette semaine n’est que le début d’un parcours chaotique. Elle a été achetée par un riche français M. Mercer.
Le voyage chaotique l’emporte vers des terres de rêves et un château invraisemblable en France. Mais le paradis va vite prendre une tournure machiavélique. Le maître des lieux dégage une aura mystérieuse, prédatrice et dangereuse. Sa posture austère, sa carrure dominante, ses yeux noirs et perçant, vont mettre à mal Tess. Elle devra l’appeler Q et lui l’interpelle en mentionnant « esclave ». Tess n’en démordra pas. Mordicus, elle se plie à certaines exigences mais se rebelle quand il s’approche trop d’elle. Elle tient toujours à sa liberté et n’hésite pas à prendre des dangers pour la retrouver.
Q est un maitre dominant. Il exige, il a. Il réclame, il a. Il domine, il reçoit. Il protège. Il choie. Il respire l’autorité et la luxure. Et petit à petit, la perversité cachée de Tess va s’exprimer à ses côtés. Elle va le malmener, l’éconduire, le pousser dans ses retranchements. Q cache de sombres secrets. Mais est-il aussi pervers et mauvais que laisse croire ses actions ? Quel homme se cache derrière cette incroyable carapace ? Tess tombera t-elle sous son charme ? Va t-elle révéler la femme avare de sexe qui se cache en elle ? Prendra t-elle la bonne décision ?

 

1,2,3…je me lance !

 

Si t’es une vraie fan de dark romance, tu peux foncer ! Lance toi, les yeux fermés, tu vas te régaler sans aucun doute ! De la vraie dark romance sans demie mesure. Ne t’attends pas à être épargner par les situations délicates. Tu vas souffrir, tu vas te crisper, tu vas pleurer, mais tu vas adorer car derrière tous ces maux tu vas vivre une histoire intense et magnifique. Aux premiers abords, cette histoire m’a fait pensée à « La belle et la Bête », remastérisée façon dark et impitoyable.Et je crois que comme moi, tu y verras beaucoup de similitudes.
Pepper Winters te plonge dans l’univers du trafic d’être humain et de l’esclavage sexuel. Rien de bien joli, je le conçois. Et puis tu plonges petit à petit dans le monde BDSM. Les scènes sont justes merveilleuses. Comme je les aime : sensuelles, destructrices, belles, charnelles et aphrodisiaques. Les rebondissements et de nombreuses péripéties s’invitent tout au long du livre pour te faire vivre un enfer et où tu crois que l’espérance va enfin éclater comme une bulle salvatrice.
La plume de Winters est juste hyper addictive. Elle met en ouvre tout son talent pour te faire vivre toute une panoplie d’émotions tout aussi effrayantes que subjuguantes. Un mélange intense d’amour, de désir, de haine et d’attirance. Très vite, tu ne sais plus sur quel pied danser. Tout est paradoxal mais aussi émouvant. De l’intensité à gogo. Des effusions à gogo. Du courage à gogo. De l’amour à gogo. De la perversité à gogo. les personnages sont justes attachants. je les adore, je les aime. A aucun moment je n’ai pu les détester car sous leurs faits et gestes se cachent une honnêteté sans faille. Il faut creuser leur personnalité et surtout ne pas s’arrêter aux premier abords.

 

 

Pepper Winters débarque en France avec une dark romance qui va te rendre folle ! Accroches toi bien !
A dévorer sans modération et avec beaucoup d’énergie !

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

« Quatre petits mots.
Si l’on me demandait quelle est ma plus grande peur, mon pire cauchemar, je répondrais par quatre petits mots.
Comment ma vie avait-elle pu basculer dans un tel enfer ?
Comment mon amour pour Brax avait-il pu se dégrader à ce point ?
La cagoule noire sentait le rance et m’empêchait de respirer autant que de réfléchir posément. La corde qui me ligotait me sciait les poignets.
Du bruit.
La porte de l’avion s’ouvrit. Des pas approchèrent. Sous la cagoule, des images d’horreur m’assaillirent. Allait-on me violer ? Me mutiler ? Reverrais-je jamais Brax ?
Des voix masculines. On me tira par le bras pour me forcer à me lever. Je tentai de hurler et de me débattre.
Coup de poing dans le ventre.
Des larmes roulèrent sur mes joues. Les premières. Hélas, mon nouvel avenir m’en réserverait d’autres.
Le sort m’avait livrée aux monstres de Hadès.
— Elle !
Mon estomac se noua, menaçant de se révulser. Oh, mon…

 

 

 

Résultat de recherche d'imagesPepper Winters écrit des best-sellers salués par le New York Times et USA Today. Elle adore la dark romance, les amants maudits, les interdits et les tabous. Elle s’efforce d’écrire des histoires incitant ses lectrices à désirer l’impossible, grâce à des intrigues complexes et des personnages inoubliables qui feront parler d’eux bien après la dernière page. Sur le plan personnel, elle aime voyager, est adepte de la crème brûlée et est mariée à un Canadien génial qui a la gentillesse de tolérer ses horaires de travail absurdes et de l’accompagner à ses séances de signatures. Par ailleurs, elle croit dur comme fer que l’impossible peut devenir possible.

 

 

 

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CŒUR A PRENDRE #1 : La découverte de Eva Adams.

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[ROMANCE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018]

Evidence Editions – Collection Indécente

Service presse

 

 

Format numérique (384 pages) : 7.99€

Broché : 20.00€

Ma note : 2/5

 

 

 

 

Je remercie Evidence Editions pour leur confiance.

 


 

Le résumé :

 

Spin-off de la trilogie Panama !
Chloé est une jeune femme qui rêve de fonder une famille, mais cette amoureuse de l’amour va d’échec en échec. Alors qu’elle essuie une énième rupture, elle tombe sur un trio des plus détonnant qui l’aidera à s’échapper des griffes d’un petit ami manipulateur. Au fond du gouffre, elle fait la connaissance de Richard, un policier très protecteur, dont elle tombe amoureuse sans mal. Mais comme dit Camille : « On ne couche pas avec un flic, ils ont tous les alibis du monde pour faire disparaître quelqu’un ».

 


 

Mon avis :

 

Eh bien il se trouve que j’ai été vraiment déçue par ce premier tome. Eva Adams explore la romance contemporaine est ce n’est pas vraiment une réussite à mes yeux. On est loin de l’univers érotisé ou BDSM qui m’a fait vibrée dans ses derniers romans. Ce fut une lecture toute gentillote, tranquille. Je fus à mille lieux des papillons dans le ventre ! Je ne sais pas ce qui s’est passé dans la tête d’Eva Adams, mais je voudrais bien retrouver celle qui fait mouiller les petites culottes.
Je crois que c’est ma première grosse déception de l’année. Eva Adams a essayé, tout le mérite lui revient, d’arpenter un chemin avec de nouveaux codes et elle a trébuché pas mal de fois.
Si t’as lu la trilogie Panama, comme moi, tu situeras ce spin off bien avant le début de la saga. Tu retrouveras tes personnages adorés : la belle Emma, le calculateur Jules et la pétillante Camille. Pour moi ce fut un pur bonheur de les retrouver, ils m’avaient manqué. Si tu ne l’as jamais lue, ne t’inquiètes pas, tu ne seras point perdu.

 

Chloé est une jeune femme, la vingtaine bien avancée, qui cherche désespérément l’homme de sa vie, qui lui mettra la bague au doigt, à qui elle préparera de succulents repas et surtout qu’il engrossera. Son désir d’enfant la bouffe littéralement, la mettant souvent dans les bras de fourbes. Elle tombe rapidement amoureuse et fait des plans sur la comète. C’est une femme désespérante qui n’aspire qu’à construire sa famille pour combler le manque affectif du à ses parents. Elle est trop gentille et ne sait pas s’imposer. Elle a du mal à prendre ses propres décisions. Lorsque notre trio d’amis viennent la secourir dans un bar alors qu’elle se morfond, il va lui insuffler une petite dose de courage. D’ailleurs ils la prennent sous leur coupe et protection pour l’aider à surmonter tout le bordel présent dans sa tête comme dans sa vie. Lorsque son ex petit ami la mêle à un trafic de drogue, elle est charmé par Richard, le flic qui va jouer le super héros très viril et protecteur. Il n’en faut pas plus à Chloé pour tomber amoureuse et se projeter dans une vie illusoire. Richard est un homme mystérieux, trop protecteur et trop jaloux. Souvent absent à cause de son métier, il lui fait croire que leur relation est idyllique. Bref c’est un fin manipulateur, un brin narcissique qui va se la jouer super connard.

 

Je n’ai absolument pas pu m’attacher aux personnages. Chloé est une fille qui passe son temps à se morfondre et à vouloir absolument un enfant. Vraiment, elle m’a insupportée du début à la fin. Elle se plaint toujours ! Je ne l’ai pas trouvée intéressante mais plutôt très pathétique. Elle n’a pas su me toucher. Quant à Richard, dés le départ je ne l’ai pas piffé. Trop beau pour être honnête, sa compassion et son désir m’ont paru suspect. Je n’ai ressenti aucune émotion à travers leur histoire.
Le roman présente beaucoup de maladresses sur certaines situations ou dans les repères temporels. Certains points ne collent pas. J’ai eu l’impression qu’Eva Adams ne savait pas très bien gérer cette histoire. Ca manque de fluidité. Je n’ai pas retrouvé la plume talentueuse et sensationnelle qui m’avait conquise quelques mois auparavant et ça c’est le gros point négatif.

 

 

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L’ÉCRIVAIN PUBLIC de Dan Fesperman.

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[POLAR – Nouveauté 2018]
Cherche Midi éditeur
Traduction : Jean-Luc Piningre
Service presse en partenariat avec le Picabo River Book Club.

 

Format numérique (464 pages) : 12.99€
Broché : 21.00€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 

Je remercie Léa et Cherche Midi  pour leur confiance.

 


 

Le résumé :
9 février 1942. Dès son arrivée à New York, Woodrow Cain, un jeune flic du sud des États-Unis, est accueilli par les flammes qui s’échappent du paquebot Normandie, en train de sombrer dans l’Hudson. C’est au bord de ce même fleuve que va le mener sa première enquête, après la découverte d’un cadavre sur les docks, tenus par la mafia. Là, il fait la connaissance d’un écrivain public, Danziger, obsédé par les migrants qui arrivent d’une Europe à feu et à sang, ces fantômes au passé déchiré et à l’avenir incertain. Celui-ci va orienter Cain vers Germantown, le quartier allemand, où, dans l’ombre, sévissent les sympathisants nazis. Alors que le pays marche vers la guerre, la ville est en proie à une paranoïa croissante. Et les meurtres continuent…
Au fil d’une intrigue passionnante, Dan Fesperman évoque avec un réalisme rare quelques pages aussi méconnues que fascinantes de l’histoire de New York : l’influence nazie, le sort des immigrés juifs et l’implication de la mafia dans le conflit mondial.

 


 

 

L’écrivain public se définit comme « une personne qui rédige des lettres, des actes, pour ceux qui ne savent pas écrire ou qui maîtrisent mal l’écrit »1.

Cette définition d’une « personne qui écrit des lettres pour ceux qui ne savent pas écrire » apparaît dans les dictionnaires de la langue française dès 1835, où le sens latin de scribe ou copiste du terme écrivain est alors repris pour former la locution « écrivain public » Source Wikipédia.

 


 

Mon avis :

 

Je suis toujours émerveillée lorsque la fiction rattrape la réalité. Quand l’Histoire prend vie au grès d’un récit. Quand les détails, les descriptions donnent une autre dimension. Je suis toujours subjuguée par le travail fourni par l’auteur qui de recherches en recherches trouve le bon filon pour narrer une histoire hors norme. C’est ça « L’écrivain public » est hors norme, majestueux, gargantuesque.

 

Dan Fesperman nous plonge dans Gotham City, enfin plutôt le New York de 1942. New York grouille. La vie, dans un flot continue, trépigne aux rythmes des arrivées et des départs. Des communautés juives, noires, japonaises, allemandes. New York est l’image même du melting pot. Traditions, croyances, religions, habitudes de vie ; un charme non désuet. 1942 : Pearl Harbor (7/12/1941), l’incendie du Normandie (9/02/1942), bateau réquisitionnée par les Américains. La seconde guerre mondiale est éloignée géographiquement, mais les canons résonnent tout de même ici. La méfiance et la suspicion s’installent. Un climat froid qui n’augure rien de bon. Le patriotisme résonne dans chaque rue, chaque foyer. L’effort de guerre est de rigueur. Et les alliances insoupçonnées fleurissent.
Le roman débute sur l’incendie du paquebot Normandie. Cain Woodrow ( du même nom que le 28e président des Etats-Unis – 1913 à 1921), s’installe sur l’île de Manhattan. Jeune flic sudiste, père d’une jeune fille, il a fuit son Sud natal suite aux ordres de son beau-père et une histoire de vengeance qui prend trop d’ampleur. Cain est un homme intelligent, trop têtu, méticuleux et surtout curieux. Son intronisation au sein de la brigade ne se fait pas sans casse. Sa première affaire, le meurtre d’un Allemand retrouvé au bord du fleuve Hudson. Cette dernière va le plonger dans les coulisses d’une New York malfaisante. Rejoint par Dalitzer, l’écrivain public, ils vont tenter de résoudre une affaire aux dimensions inimaginables. L’atmosphère se veut vite oppressante.

 

Tout au long de cette enquête, tu découvres les méandres de la corruption, des organisations dirigées par la mafia, notamment avec la présence des grands pontes de la mafia. Dan Fesperman te met sur les pas de l’histoire cachée de New York ou méconnue. Celle qui dirige à grand coup de complots ou d’alliance. Celle qui ait tu. Cette immersion est juste impressionnante et sensationnelle. Si l’intrigue policière ne dépote pas, le reste est juste fabuleux. En toute honnêteté j’ai eu beaucoup de mal une grande moitié du roman. Je me focalisais trop sur cette intrigue et je suis passée à côté de points cruciaux. Lorsque le déclic s’est opérée, le roman a pris une toute autre dimension. C’est un roman que je relirai sans aucun doute, dans quelques années, car je suis sûre d’avoir loupé pas mal d’éléments capitaux.

 

Dan Fesperman a eu l’ingéniosité d’ancrer un aspect historique tout à son récit. La frontière entre la réalité et la fiction est si mince.

 

C’est une lecture que j’ai, malgré tout, très appréciée. J’ai découvert un pan historique et je me suis plongée à la suite dans des petites recherches. Une sorte de prolongation afin de mesurer toute l’importance de ce roman inédit.

 

 

 

≈≈ FOCUS ≈≈

 

 

Dan FESPERMAN

En aparté : Dan Fesperman

Reporter de guerre et auteur de romans policiers, l’Américain Dan Fesperman a couvert la plupart des conflits en Europe et au Moyen-Orient. L’Écrivain public est son premier roman publié au cherche midi.

 

 

∞∞ Les figures mytiques présents dans le roman ∞∞

 

 

Résultat de recherche d'images pour "Socks lanza"

Joseph Lanza (né en 1904 à Palerme en Sicile, mort le 8 octobre 19681), était un mafieux, membre de la famille Genovese.

Né en à Palerme en Sicile, il a émigré à New York et est devenu le patron du marché de poissons, le Fulton Fish Market, des années 1940 jusqu’à sa mort en 1968.

Il était un proche de Lucky Luciano.

 

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Charles Luciano, dit « Lucky Luciano » (né le à Lercara Friddi en Sicile, Italie – mort le à Naples), est un mafieux italo-américain, né sous le nom de Salvatore Lucania. Il est certainement le criminel dont l’influence historique est la plus grande. Le magazine Time l’a classé parmi les principaux bâtisseurs d’empire du XXe siècle : un empire du crime1. Deuxième « Capo di tutti capi » (chef de tous les chefs) après l’assassinat de Salvatore Maranzano, Luciano est considéré comme le père du crime organisé moderne aux États-Unis.

 

 

 

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Meyer Lansky (en polonais : Majer Suchowlański – en russe : Мейер Суховлянский/Mejer Suchowljanski ou Maier Suchowljansky 1) était un mafieux américain, associé de la famille Luciano. Il est né à Grodno dans l’Empire russe – de nos jours Hrodna en Biélorussie – le 4 juillet 1902 et est mort à Miami le 15 janvier 1983. Surnommé dans les médias « Mastermind of the Mob » (« le cerveau de la mafia »)2,3, il fut durant de nombreuses années le trésorier du Syndicat national du crime — d’où son autre surnom, « The Ganglang Finance Chairman », faisant de lui, un des plus riches et plus puissants chefs du crime organisé américain1.

 

 

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Umberto Anastasio, connu sous le pseudonyme de Albert Anastasia (né le à Tropea, en Calabre et mort assassiné à New York le ) était un mafieux italoaméricain.

Albert Anastasia était surnommé le « Seigneur grand exécuteur » (Lord High Executioner), à cause de son aptitude à tuer. On lui attribue d’ailleurs entre 300 et 700 meurtres par le biais du Murder Incorporated. Il fut le parrain de la famille Mangano de 1951 jusqu’à sa mort.

 

 

 

 

Résultat de recherche d'images pour "murder incorporated"Murder Incorporated est une organisation de la Yiddish Connection et de la mafia italo-américaine, commandée par Louis Lepke Buchalter, chargée de l’assassinat de ses membres ayant commis une faute ou étant peu sûrs, dont l’existence a été dévoilée en 1940 par le procureur de New York, Burton Turkus, grâce au témoignage du tueur Abe Reles.

 

 

 

 

Résultat de recherche d'images pour "silver shirts"La Silver Legion of America (la légion d’argent de l’Amérique), généralement appelée « Silver Shirts » (les chemises d’argent) était un groupe fasciste des États-Unis fondé par William Pelley en 1933.

L’emblème des « Silver Shirts » était un L rouge qui était censé représenter la Loyauté à la république, la Libération du matérialisme et, la Légion elle-même. Leur uniforme comprenait une casquette identique à celle portée par les nazis en Allemagne. Le groupe portait des chemises d’argent, comme les fascistes italiens portaient des chemises noires et les nazis allemands des chemises brunes.

En 1934, les Silver Shirts étaient environ 15 000, issus de la classe moyenne. L’attaque de Pearl Harbor en 1941 et la déclaration de guerre des États-Unis à l’Allemagne nazie ont conduit à la disparition de la Silver legion.

 

 

Description de cette image, également commentée ci-après

 

Damon Runyon, né Alfred Damon Runyan le à Manhattan, dans l’État du Kansas, et mort le à New York, est un journaliste et un écrivain américain.

 

 

 

Résultat de recherche d'images pour "ellis island 1943"

 

Ellis Island, arrivée des immigrés et centre de détention.

 

 

 

Le Lafayette entouré de bateaux-pompe projetant de l'eau.

 

 

Le 9 février 1942, l’incendie du Normandie.

 

 

 

 

Sources Wikipédia.

 

 

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