LA MÈRE LAPIPE DANS SON BISTROT de Pierrick Bourgault.


 
La vie d’un bistrot à l’ancienne, authentique, lieu de rencontre et de mixité sociale, comme en en fait plus beaucoup…
Au Café du coin, Jeannine fume la pipe en discutant avec ses copains du quartier.
Réputée pour son franc-parler, cette arrière-grand-mère de caractère, appelée « la Mère Lapipe’, sait aussi écouter. Les conversations évoquent ce quartier ouvrier qu’elle a vu changer. Les générations s’y retrouvent et on y croise une fabuleuse galerie de personnages.
Sur le formica de son comptoir, on tchine au « petpet’ entre étudiants, retraités, forains, brocanteurs et policiers, avec un fakir, un ministre et même avec le Père Noël !
La vie d’un bistrot, ce lieu rare de parole et d’écoute qui disparaît aujourd’hui. Un bistrot qui ferme, c’est un théâtre qui brûle.

 
Bienvenue dans un monde oublié. Un monde qui perd de sa splendeur qui se meurt de jour en jour. Avez-vous déjà poussé la porte d’un de ces bistrots ?
Pierrick Bourgault nous ouvre les portes de ce petit coin de paradis. Il ne vous sera point demandé de porter le costume. Au contraire vous êtes les bienvenus tel que vous êtes. Mais avant de franchir le seuil, sachez que la Mère Lapipe n’est pas une tendre avec les gens ne respectant pas quelques règles. Ouvrez grand les yeux et lisez : personne ne doit contredire la tenancière, être converti au dialecte du pays, ne pas trop se prendre au sérieux, délier ses pensées, les bonnes comme les mauvaises, faire attention au chien, ne pas être effrayé pas la décoration vintage, aimer rigoler autour d’un verre de vin ou d’un café.

 

Le bistrot de la Mère Lapipe est un sacré phénomène. Un lieu sacré où il fait bon de se retrouver, de se parler et de se confier. Un lieu de mémoire où les temps anciens se rappellent au bon souvenir et où l’avenir se décrit avec un certain mépris et une grande peur. Le bistrot de la Mère Lapipe est un sanctuaire où les rires fusionnent, les pleurs coulent sans malaise et où les confidences s’éternisent. Des rencontres d’un jour, des rencontres de toujours, une communauté porté par le même envol, celui de l’entraide, de l’écoute. Le premier pas est le plus difficile :vous vous croyez tomber chez les fous. Mais à y regarder de plus près, vous y trouverez la jovialité, la bonne humeur. Et puis au second pas vous tomberez amoureux de cet endroit.

 

Pierrick Bourgault de son œil aguerri et de sa plus belle plume dépeint un de ses endroits unique en voie de disparition. Un lieu oublié qui s’étiole dans les ambres de la société qui n’a plus le temps et exige tant. Loin de ces bars impersonnelles, la Mère Lapipe connaît tout le monde, les petits surnoms surgissent ici et là, les petites phrases qui font du bien virevoltent au grès des enflammés gutturaux. Un coin de paradis où les âmes s’apaisent.

 

Pierrick Bourgault délivre ici un magnifique hommage. Un récit émouvant qui vous donne envie de découvrir cet endroit merveilleux et chaleureux. Un témoignage crucial où la nostalgie ne devrait pas y figurer !

 

A notre époque de répression hygiéniste et normative, où l’intelligence est forcément « artificielle » et la communication « numérique » et « interactive », il est bon de témoigner de tout ce qu’un simple café apporte à son quartier, des personnalités attachantes qu’on a la chance d’y croiser, des leçons de vie qu’elles nous transmettent avec générosité. Et du plaisir d’y passer du temps, au beau milieu des éclats de voix et de rire, tandis que pètent les bouteilles de vin mousseux bien frais.
Une chronique de #Esméralda

Confronte-moi de Léna Forestier

Nouvelle/Romance Contemporaine – Sortie le 12 février 2020

Editions Harlequin – Collection HQN

Service Presse

Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin qui m’ont confié, via la plateforme NetGalley, cette nouvelle en service presse.

Résumé : Face au désir, peuvent-ils seulement lutter ?
Mallaury n’avait pas prévu de reprendre la salle de boxe de son père, à seulement vingt-deux ans. Mais, quand celui-ci se retrouve plongé dans le coma à la suite d’un accident, elle n’a pas le choix. Se battre sur un ring, elle sait faire. Gérer un club et son personnel, c’est une autre histoire, surtout quand elle rencontre Enzo, l’homme que son père a embauché pour l’épauler. Tatoué et tout en muscles, cet excellent boxeur devient très mystérieux dès lors qu’il s’agit de parler de son passé… Mallaury n’a aucune confiance en lui, et encore moins en ses propres réactions : la façon dont Enzo la regarde la trouble beaucoup trop… 

 

L’avis de #Lilie : Lorsque j’ai sollicité ce service presse, je ne savais pas que c’était une nouvelle. Peu adepte du genre, je me suis lancée dans cette lecture avec une grande curiosité car Léna Forestier fait partie des autrices dont j’avais envie de découvrir la plume depuis un moment. 

Nous faisons ici connaissance avec Mallaury. Elle vient à Marseille pour rendre visite à son père, qui est hospitalisé, et pour prendre sa relève à la salle de boxe, en attendant qu’il aille mieux. En arrivant à la salle, elle tombe sur Enzo, le nouvel employé. Sexy et mystérieux, que cache Enzo derrière son sourire ? Peut-elle lui faire confiance ?

Mallaury est une jeune femme moderne. En effet, elle suit des études mais n’hésite pas à les mettre entre parenthèse pour venir s’occuper de la salle familiale. Elle est dynamique, souriante, sportive et n’a pas l’habitude de se laisser dicter sa conduite. Au départ, elle ne sait pas trop quoi penser d’Enzo. Beau, musclé, travailleur, elle n’arrive pourtant pas à lui faire confiance…. ou peut-être que c’est à elle qu’elle ne fait pas confiance ?? Enzo, de son côté, entretient le mystère autour de son passé et de sa personne. Se livrant peu, il est néanmoins à 100% dans son travail et ne compte pas ses heures. Entre les deux, l’attraction est immédiate mais sont-ils faits pour être ensemble ?

Comme je l’ai dit plus haut, je ne suis pas adepte, en temps normal, du format « nouvelle ». Je trouve souvent que ça va trop vite et cela donne l’impression que l’histoire a été bâclée. Là, je dois dire que j’ai été très agréablement surprise ! En effet, en 59 pages, l’autrice a réussi le pari d’écrire un récit où les actions s’enchaînent sans précipitation et en toute fluidité. L’intrigue se déroule de manière construite et nous permet de découvrir, en partie, le milieu de la boxe. Le choix de la narration alternée entre Mallaury et Enzo est un gros plus pour moi car cela permet d’être immergée dans l’histoire et de suivre leurs réflexions et leurs pensées.

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture avec « Confronte-moi ». Si vous êtes adeptes des romances se déroulant dans le milieu de la boxe, n’hésitez pas à vous lancer dans cette nouvelle qui se lit très vite et très bien. Pour ma part, j’ajoute Léna Forestier à la liste des autrices à suivre !

 

Retrouvez cette nouvelle sur le site des Editions Harlequin

 

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Le bruissement du papier et des désirs de Sarah McCoy

Littérature Américaine – Livre sorti le 21 février 2019

Editions Michel Lafon

Service Presse

Ma note : 4/5

 

Avant de commencer cette chronique, je tiens à remercier les éditions Michel Lafon qui, via la plateforme Netgalley, m’ont permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : 1837, île du Prince-Édouard, au large du Canada. Marilla Cuthbert, 13 ans, mène une vie tranquille dans le cadre enchanteur de la campagne, avec ses parents et son frère aîné, Matthew. À la mort brutale de sa mère adorée, Marilla se jure de veiller toujours sur son père et son frère.

Cette décision va entraîner sa vie entière. Désormais, elle se consacrera aux autres. Sacrifiant son amour pour John Blythe, elle décide de se battre auprès des plus démunis, les orphelins en particulier. Visionnaire, elle se révolte contre les mœurs de son temps et rejoint les rangs d’anciens esclaves affranchis afin que soit abolie la traite des Noirs. Mais ce combat pour la liberté a un prix : l’hostilité croissante de l’ordre établi. Chaque jour qui passe fait courir à Marilla un danger sans cesse plus grand.

 

L’avis de #Lilie : J’avais découvert la plume de Sarah McCoy avec « le souffle des feuilles et des promesses ». Cette lecture m’ayant plu, je n’ai pas hésité avant de replonger dans l’univers de l’autrice avec ce livre.

Ce roman est en fait un préquel au roman de Lucy Maud Montgomery « La maison aux pignons verts », dont a également été tiré une série télé (qui est désormais dans ma liste de série à visionner). Nous découvrons ici, les vies de Marilla, John Blythe et Mattew lorsqu’ils sont jeunes. Sarah McCoy imagine leurs passés et les choix qui les ont mené à être ce qu’ils sont dans l’histoire de Lucy Maud Montgomery. Marilla est une jeune fille loyale, intelligente, proche de sa famille et un peu maladroite par moment. Elle vit à la ferme avec son frère Mattew et ses parents. Au fil du temps, elle devient la maitresse de maison et doit gérer son quotidien. Si je devais lui trouver un défaut, je dirai que Marilla s’occupe beaucoup trop des autres et pas assez d’elle. En effet, elle est généreuse, avec un coeur en or et des préoccupations toujours nobles. Pourtant, elle pense toujours aux autres, à sa famille, mais rarement à elle. Elle est loin d’avoir une vie facile pourtant, elle ne se plaint pas et fait toujours de son mieux pour rendre service, quand elle le peut. Pour moi, elle est le personnage central de cette histoire car on va la suivre, au fil des ans, la voir évoluer, changer, s’interroger, et j’ai été un peu triste de la quitter à la fin de ce roman. 

Encore une fois, je suis facilement rentrée dans l’histoire proposée par l’autrice. Sa plume est fluide, efficace et très visuelle. Elle en profite également pour nous distiller des informations historiques comme la fuite des esclaves noirs des Etats-Unis vers le Canada et le traitement qui leur était réservé… J’ai été un peu abasourdie par les moeurs de l’époque et ai été ravie d’apprendre que certains s’étaient engagés pour les aider à se reconstruire une nouvelle vie.

Pour conclure, « le bruissement du papier et des désirs » est un beau roman retraçant le parcours de personnages attachants et entiers. Désormais, je vais me tourner vers la série qui raconte la suite de leurs aventures car j’ai bien envie de savoir ce qu’ils deviennent !

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Michel Lafon

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SUR LES CENDRES NOUS DANSERONS de Fleur Hana.


Fanny a un rêve. Ouvrir son école de danse. Pour y parvenir, elle multiplie les cours et les performances, et se change escort de luxe à la nuit tombée. Une double vie qui réclame une discipline de fer, un sang-froid à toute épreuve, et qui lui interdit d’ouvrir son cœur à qui que ce soit. Ce que son élève refuse de comprendre…
Benj a une obsession. Attirer le regard de Fanny. Dès le premier cours qu’elle lui donne, il comprend deux choses : il n’est pas fait pour la pole dance, mais il est prêt à se surpasser pour gagner la confiance de cette mystérieuse blonde. Car même si elle semble totalement inaccessible, il est des défis qui valent tous les efforts…

 
Une romance comme je les aime où s’ouvrir aux sentiments se révèle aussi compliquer que nécessaire. Où l’amour se décline d’une très belle manière. Et où les personnages se doivent d’aller au delà de leur zone de confort.
Benjamin, alias Benj, est le romantique de la bande. Lui son truc c’est de tomber amoureux aux premiers regards. Cela lui vaut de nombreuses moqueries de la part de ses potes. Mais il est comme ça Benj, un grand sentimental qui déjante souvent finalement. Benj est le sage de la bande des Golden Boys. Les bons mots aux bons moments, il est l’élément apaisant quand certaine situation tourne au vinaigre. Benj a un gros cœur d’artichaut et on a envie de se fondre dans ses bras. Il adore danser et c’est pour cela qu’il a rejoint les Golden Boys. Gagner un peu d’argent en faisant le gogo dancer ne l’offusque aucunement. Sa vie ne se résume pas qu’à se pavaner en costume de pompier ou de policier puisqu’il travaille depuis chez lui en tant que web-designer entre autre. Benj est un homme attachant et attentif à son entourage. Si il est malheureux (plus ou moins) en amour, il attend simplement le bon moment et la bonne fille, celle qui créera cette petite étincelle. Si il l’avait remarquée lors de son show au bar de Chris, il la découvre véritablement lorsque son boss décide que la bande doit prendre des cours de pole dance pour un nouveau numèro. Leur professeure particulière a la musique dans la peau mais son attitude froide met de suite une certaine barrière à ne pas dépasser. Si Benj la trouve charmante dès le premier regard, il est vite refroidi par la posture de défense de la belle Fanny. Mais pourtant une certaine évidence apparaît, il ne lâchera pas l’affaire et son seul but pour l’atteindre sera la danse et il  mettra tout son cœur pour y parvenir. Peut être que cette fois ci c’est la bonne fille ?

 

Fanny a grandi dans une famille où la rigueur était primordiale pour tout. Initiée à la danse classique dès son plus jeune âge, elle subit les brimades de sa mère dès le moindre faux pas. Fanny grandit avec la hantise de ne rien faire correctement selon les critères d’une mère tyrannique. Jusqu’au jour où sa vie bascule et où tout devient insoutenable, la fuite devient la seule évidence. Elle connaît les foyers et un petit ami qui prend rapidement la tangente lorsqu’elle se trouve dans une situation peu confortable. Désabusée, elle rentre dans la vie d’adulte avec de grosses lacunes surtout affectives. Repérée par une maquerelle, elle fait ses premiers pas en tant qu’escorte de luxe (et le package qui ne va pas sans). Mais elle n’oublie pas son rêve. Elle danse, s’initie à la pole dance, donne des cours et des représentations. Elle veut à tout prix que son rêve se réalise quitte à passer des mauvais moments. Elle n’a pas le temps pour les amourettes. D’ailleurs qui voudrait d’elle sachant la vie qu’elle mène. Non ce n’est pas pour elle. Surtout qu’en ce moment c’est la bérézina, tout part en cacahuète. Plus de voiture, pas trop de cours et un client bien trop pressant. Et lui qui la regarde comme si elle était la huitième merveille du monde, qui la déchiffre à un tour de main, et sa présence si rassurante, sa douceur, sa gentillesse, sa manière de danser, et ses goûts musicaux si semblables. Et si, et si elle se laisser une chance d’être heureuse. Que pourrait-il lui arriver de grave à part un cœur brisé ?

 

SUR LES CENDRES NOUS DANSERONS est une merveilleuse histoire d’amour. Celle qui fait virevolter les cœurs, qui tord les tripes, qui nous fait pleurer et qui nous fait rire. Une histoire où les improbables surgissent et détruisent laissant sur leurs passages ces cendres issues des âmes. Une histoire où les notes de musiques entraînent les corps et les âmes unis par ces liens puissants et purs. Une histoire sensible et magnifique. Une plume aussi tendre et douloureuse. Une plume qui vous accapare dès le départ et vous fait chavirer dans le tumulte des sentiments. Elle traite avec sensibilité et conviction des sujets tabous, ceux qui sont au cœur de l’indignation comme la prostitution, le métier de gogo dancer et un autre sujet que je ne peux vous dévoiler au risque de vous spolier. Il est évident qu’il faut une certaine audace pour les réunir ensemble. En tout cas le résultat est là : surprenant, touchant et bouleversant. Une fois de plus Fleur Hana fait des merveilles et moi je suis de romans en romans plus que conquise.

 

A vous de savourer, vous m’en direz des nouvelles 😉

 

Une chronique de #Esméralda.

… Le site des éditions Harlequin

… Lien Kindle

… le site de Fleur Hana

… mes avis sur d’autres romans de Fleur Hana (clique sur la photo pour les lire)

PLS de Joanne Richoux.


Soirée déguisée. Sacha navigue chez lui entre sa sœur jumelle, la fille dont il est amoureux et ses amis. De pièce en pièce, il traîne sa mélancolie et noie ses démons dans les volutes et les vapeurs d’alcool. Jeux de regards, frottements des corps, plaisirs furtifs, assauts repoussés…
Les heures s’égrènent à vouloir tuer le temps. Bad trip ? Et si une lumière brillait quand même au bout de la nuit ? Un roman noir, au verbe vif et cru, qui se lit d’une traite. Une œuvre ancrée dans son époque, qui sonde les affres des solitudes adolescentes, les fêlures de chacun, mais fait aussi entendre l’urgence d’aimer et d’être aimé. 

 
PLS vous plonge dans la douleur d’un adolescent qui tente de vivre avec. Percutant, PLS ouvre cette fenêtre où les déambulations de Sacha témoignent de son mal-être, de son isolement, de ses dérives, de sa fuite psychique.
Lors d’une soirée où le déguisement, Halloween oblige, est de rigueur, Sacha déambule parmi ses invités, camarades de classe, tantôt aimés, adulés, adorés ou détestés. De déguisements en déguisements, de verres en verres, de mots en mots, de pas en pas, Sacha oublie son mal, oublie ce manque, ce trou béant. Sacha dérive sur des rives noires et chaotiques. Sacha croque sa vie empoissonnée avec déraison et lucidité. Sacha vole dans son monde où la société serait bienveillante et lui crache dessus quand il a les pieds sur terre. L’ange noir empli de colère et de haine est pourtant attiré par une seule lumière, Elle. Belle, magnifique, attirante, le péché mignon qui connaît ce mal envoûtant et captivant. Elle, rayonne tout simplement. Elle vie dans la lumière et sa main tendue le sauverait, certainement, peut-être, peut-être pas.

 

PLS captive par l’urgence des mots, par la brutalité des pensées, par le choc des actes. Le temps s’écoule comme si il était compté, comme si sa malléabilité probable était une solution. Une plume impitoyable pour un thème percutant. L’adolescence et sa multitude de questions, l’âge charnière où devenir adulte effraye et rester enfant n’est plus cool. L’âge où les questions métaphysiques se bousculent : le sexe, la vie, la mort. Un méli-mélo sombre où les pensées s’autodétruisent et naissent en un claquement de doigt. Joanne Richoux signe un roman jeunesse d’une beauté aussi cruelle que magnifique. Un roman qui ne laisse pas le temps de respirer.

 

PLS est sauvage, brutal mais si sensible. Une sensibilité à fleur de peau, celle qui pousse dans les retranchements les bons comme les mauvais. Celle qui crie quand rien ne va plus. Celle qui pleure quand tout devient noir. Celle qui embrasse quand il est urgent de se faire aimer. Celle qui parle quand le cœur déborde.

 

Un roman à découvrir absolument et cela dès 15 ans.

 

Mais surtout, la vie était plus réelle. Je sais pas, immédiate. Et puis en couleurs. Il se passe un truc sale quand on grandit. Un voile de poussières qui ternit et complique les choses.

 

Une chronique de #Esméralda

Un été dans les Hamptons de Sarah Morgan

Romance contemporaine – Livre sorti le 4 juillet 2018

Editions Harlequin – Collection &H

Service presse

Ma note : 3,5/5

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin, et plus spécialement Mélanie, pour leur confiance et pour m’avoir permis de lire ce roman en service presse.

Résumé :« Ta vie, c’est un scénario de comédie romantique. »
Si la situation n’était pas si catastrophique, Felicity éclaterait de rire, tant ces mots lui semblent éloignés de la vérité. Pour elle, tomber nez à nez avec l’homme qui lui a brisé le cœur et constater que, dix ans après, il est toujours aussi sexy et hors de portée relèverait plutôt de son mauvais karma. Ne s’était-elle pas réfugiée dans les Hamptons justement pour lui échapper ? Mais, maintenant que Seth l’a retrouvée, Felicity sait qu’elle a une décision à prendre : passer sa vie à fuir ou affronter une fois pour toutes les démons de son passé… 

 

L’avis de #Lilie : Fidèle lectrice de Sarah Morgan, je me rappelle avoir dévoré chacun de ses romans. J’attendais donc beaucoup de cette lecture… qui n’a malheureusement pas été à la hauteur de mes espérances…. Je vais vous expliquer pourquoi!

Dans ce deuxième tome de la saga « From New-York with Love« , nous faisons plus ample connaissance avec Félicity, une des soeurs jumelles de Daniel, et Seth, que nous avions furtivement croisé dans le tome précédent. Très rapidement, on comprend qu’ils ont tous les deux un passif amoureux et que leur histoire ne s’est pas bien terminée…. Pour fuir ce passé gênant, Félicity décide de filer dans les Hamptons pour s’occuper de sa grand-mère. Malheureusement pour elle, à peine arrivée là-bas, elle tombe sur Seth….qui vient de rentrer ! Entre quiproquos, mensonges et deuil du passé, le séjour de Félicity dans les Hamptons ne s’annonce pas de tout repos !!

Félicity est donc une des deux soeurs de Daniel, le héros de « Rencontre dans l’Upper East Side ». Avec sa jumelle Harriet, elles sont très complices et pourtant, tellement différentes. J’avais perçu chez elle un fort caractère, on comprend mieux pourquoi ici. Fière, forte, Félicity s’est donné comme maître mot de ne plus laisser ses émotions et ses sentiments prendre le dessus et de protéger ceux qu’elle aime…. Mais elle, qui la protège ? Derrière cette carapace se cachent de nombreuses blessures qui ne sont pas cicatrisées. Dans cette histoire, elle va enfin, en partie, faire la paix avec elle-même et essayer d’accepter qu’elle ne peut pas toujours tout résoudre toute seule. Concernant Seth, c’est le protagoniste masculin rêvé : beau, intelligent, loyal, débrouillard, vétérinaire, avec des valeurs familiales, il représente le petit copain parfait !! Et pourtant, lui ne voit que Félicity, ne pense qu’à Félicity et ne veut que Félicity. Son comportement envers elle est chevaleresque, sans en faire trop, et on sent tout l’amour qu’il ressent toujours pour elle… Le moins que je puisse dire, c’est qu’il est persévérant et romantique, juste ce qu’il faut. Entre les deux, ce sera souvent une relation « comme chien et chat ». Néanmoins, étant les seuls à posséder la clé du coeur de l’autre, ils vont, pas à pas, s’apprivoiser et tenter de retrouver ce qu’ils ont perdu. Enfin, j’ai adoré la grand-mère des jumelles qui est une mamie comme on les aime, aimante, bienveillante, pleine de bons conseils et présente pour ses petits enfants.

Ce deuxième tome m’a beaucoup moins enthousiasmé que le premier. La raison ? J’ai bien du mal à le savoir. Comme toujours, les romans de Sarah Morgan sont faciles à lire, avec beaucoup d’humour mais il est vrai que le personnage de Félicity, derrière sa façade solide, est quand même assez pessimiste et en boucle sur son passé et/ou ses défauts (réels ou ressentis). Ainsi, je n’ai pas été embarquée, comme je le suis d’habitude, et j’ai ressenti beaucoup moins de « bonnes ondes » se dégager du roman. Malgré cela, j’ai apprécié l’histoire même si j’ai trouvé quelques longueurs. Enfin, comme toujours, j’aime retrouver les autres protagonistes des autres sagas de l’autrice mais je regrette de ne pas avoir revu plus Daniel et Molly.

Pour conclure, les amateurs de la plume de Sarah Morgan seront ravis de cette nouvelle aventure mettant en scène Félicity et Seth. Pour ma part, il me tarde de me plonger, dans très peu de temps, dans les aventures d’Harriet, dans le troisième tome de la saga, « From New-York with Love » afin d’en savoir plus sur la jumelle « calme » mais aussi pour la voir, également, je l’espère, trouver enfin chaussure à son pied !

 

Retrouvez mon avis sur le tome 1 de la saga « From New-York with love »
Retrouvez ce roman sur le site des Editions Harlequin

LA SUBSTITUTION de Roger Raynal.


Pendant une croisière, un professeur de physique se réveille à côté d’une femme qui n’est pas la sienne. Il découvre qu’il est marié depuis des années avec cet ancien amour de jeunesse, et qu’il partage avec elle une vie commune dans un monde dont il ignore tout.
Alors qu’il possède les connaissances et les souvenirs d’une vie monotone, il doit parvenir à se substituer de façon crédible à celui qu’il remplace, un financier aux nombreuses maitresses et à la situation familiale tumultueuse. Comment va-t’il s’adapter à cette nouvelle vie ? Quelle est l’origine de la substitution d’identité qu’il doit assumer ? Une quête qui le conduira à mettre en cause tout ce qu’il pensait savoir sur lui et sur l’univers.

 
Une autre vie dans un autre monde, LA SUBSTITUTION est un voyage au goût de road trip où sentiments et compréhension tiennent le rôle principal.
Tout commence sur ce paquebot de luxe, dans une chambre ordinaire, un lit plus que confortable et une silhouette et une voix inconnues. Plongé dans une semi conscience, un rêve bien trop séduisant, il découvre une réalité tout autre. Sa femme n’est plus sa femme, la belle rousse n’est autre que son premier amour. Désabusé et désappointé, il explore toutes les théories : avc, dédoublement psychique, hallucination, contamination. Bref rien ne va plus dans son monde. Pour faire bonne figure et surtout ne pas paraître dingue, il rentre dans son nouveau rôle. Fin observateur et quelque peu malin, il découvre la vie de son alter ego auprès de la belle Christelle. Il se rend très vite compte que sa vie est faite de nombreux mensonges : son alter ego est un homme volage et à femmes et semble vivre une double vie bien remplie. Sa vie de famille n’a rien d’idyllique. Bon an mal an, cette vie là ne lui correspond absolument pas. La finance, le jeux, l’alcool, la tromperie, les mensonges et les escroqueries, tout est à l’opposé de sa façon de vivre, de ses principes et de ses convictions. Peu à peu, cet homme s’impose dans cette nouvelle vie d’une manière incongrue et efficace. Un homme attentif et à l’écoute. Un homme qui va construire la vie telle qu’il l’attend à la grande surprise de sa femme et de ses filles.
Ce road trip peu conventionnel révèle un homme qui s’autorise une certaine liberté. Cette substitution est telle une seconde chance.

 

Ce roman est loin de rentrer dans les codes tels que nous les connaissons. Si la science-fiction reste le fil conducteur de ce récit émouvant, le tout le rend sensationnel. Une intrigue surprenante sous fond d’astrophysique où les hypothèses foisonnent et tendent vers une métaphysique très suggestive et si réelle. Un monde de possibles et des impossibles. Un monde dans un monde et des réponses au delà des esprits validistes.

 

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère qui se dégage de cette lecture. Le personnage principal évolue dans un monde scientifique dense où les conjectures peuvent effrayer plus d’un. J’aime la manière dont Roger Raynal expose son intrigue, la met en place et la manière dont elle évolue. J’aime ces notes d’émotions qui parsèment ce parcours chaotique. J’aime beaucoup les risques que l’auteur prend. Sa plume fluide et soutenue est un vrai délice et peu en déstabiliser certain. Une très belle découverte que je vous recommande.

 

Une chronique de #Esméralda.