A LA RECHERCHE DE MARY EASTERWAY de Kristof Mishel.


En 1987, la jeune Mary Easterway rencontre trois étudiants en littérature qui affirment être en mesure de donner vie au contenu d’un livre, en empruntant les chemins de traverse de l’écriture.
Vingt-huit ans plus tard, Mary est devenue célèbre. Aux yeux de tous, elle est l’écrivaine Mary Easterway, auteure d’un des plus grands romans de l’histoire de la littérature. Mais un soir, elle est retrouvée assassinée dans sa maison fermée de l’intérieur. Son meurtrier, lui, semble s’être volatilisé.
Mary laisse à son fils un cadeau posthume. Une boîte contenant un paquet de photos, un carnet de souvenirs et le manuscrit éblouissant d’un auteur anonyme. En ouvrant au jeune Gary Easterway les portes du succès, le manuscrit va l’obliger à se confronter au passé trouble d’une mère qui l’a abandonné quand il avait huit ans. Gary va suivre de curieux signes de piste qui vont le mener de Paris à New York, de Seattle à Vancouver, de La Nouvelle-Orléans aux plaines du Minnesota. S’il va comprendre certaines choses, il va aussi voir se multiplier les énigmes.
L’œuvre des quatre a pris naissance. L’ombre avance sans bruit. Tapie derrière la dernière porte, la vérité a tissé sa trame en attendant qu’on la délivre.

Aujourd’hui je viens vous parler d’une très belle découverte. Un thriller aussi palpitant que ténébreux où le suspense s’égrène au fil des pages. Une fiction que j’ai dévoré tout simplement.
Mary Easterway est une auteure de talent. Son imagination est sa force, son exutoire d’une vie maussade dont elle parle très peu. Mary part rapidement à la dérive. La tentative de meurtre sur son beau-père lui vaut une mise à l’épreuve. Pendant deux ans elle devra suivre les cours de littérature à l’université d’Oxfield et ne faire aucune vague. Enchantée par cette voie qu’on lui offre, elle devient rapidement la meilleure de sa promotion. Elle y rencontre trois autres étudiants avec qui elle tisse des liens qui perdureront au-delà des études. Cid, Jonathan et Marvin trois personnalités étonnantes. Cid, le nécrophile, Jonathan le fougueux et Marvin le timide. Une rencontre improbable, une amitié indestructible où bon nombre de mystères régentent leurs nouvelles vies. Les années défilent au rythme des succès littéraires. Mais les ombres s’approchent, la mort s’infiltre laissant à Gary, fils de Mary, une ultime énigme.

 

Gary est ce jeune homme un peu déboussolé, détraqué par la vie. Abandonnée par sa mère aux bons soins de sa grand-mère à huit ans, il se construit en éprouvant une véritable haine envers elle. De retour en France, le contact avec Mary est difficile, voire inconcevable. Pourtant les remords de sa mère semblent sincères. Depuis son accident, Gary est différent. Au prise avec ses tourments, les drogues et le sexe deviennent son refuge inhibant toutes douleurs. Il ne rêve qu’à une seule chose : devenir un grand écrivain. Rentrer dans la cour des grands sans être affublé de « le fils de ». Il hérite à la mort de sa mère d’une étrange boîte contenant des photos, un carnet à moitié vide et un manuscrit anonyme qui le rend, enfin, célèbre. Mais les doutes s’installent peu à peu. La peur que le véritable auteur se révèle, Gary part à sa recherche et pour cela il doit plonger dans le passé de Mary. Une porte qu’il ouvre dans son seul, unique et propre intérêt. Il ne fait pas cas aux indices pourtant ils délivreront la vérité.

 

Voici un thriller totalement original et addictif. Plus de 600 pages d’immersion au cœur de la vie de Mary et de ses turpitudes. Une plongée dans le passée désarmante et parfois métaphorique où l’illusion peut prendre le pas sur la réalité. Une quête de la vérité aux allures de jeux de pistes souvent sanglantes. L’auteur est un sacré pro de la mise en scène et de l’intrigue qu’il distille avec tact et sournoiserie. Une histoire à laquelle j’ai relativement vite accroché. Un style simple et efficace porté par une plume ensorcelante. Le scénario se construit jusqu’au point final ne pouvant que vous laissez stoïque. J’ai tout aimé que ce soit les personnages et leurs mystères, la construction du  récit, les petits clins d’yeux au monde littéraire, l’intrigue et, sans surprise me direz-vous, le final. La mise en scène n’est pas novatrice en soi, mais je ne vous cache pas que j’adore cet effet immersif dans un passé évolutif où, finalement, les éléments s’emboitent et portent vers ce quelque chose d’inattendu que je n’ai pu qu’attendre. Une lecture que je recommande fortement ! J’espère que vous adorerez autant que moi !

 

Une chronique de #Esméralda

N’oublie pas de laisser la place à l’inconnu(e) de Sophie Villers

Littérature française – Livre sorti le 11 mars 2020

Editions Mazarine

Service presse

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable 2020« 

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Mazarine qui, via la plateforme NetGalley, m’ont confié ce roman.

Résumé : Un très beau roman d’amour et de résilience – plein de douceur et d’espoir, mais aussi d’humour aux moments où on l’attend le moins et où il fait du bien.

Des destins qui se croisent sans se voir, des âmes sœurs en quête de l’autre – et la magie de la vie qui reprend le dessus…

Sarah vit à Bruxelles.
Lorenz aussi.
Elle a perdu l’homme de sa vie.
Il pense qu’il ne connaîtra jamais le grand amour.
Elle essaye de surmonter le deuil.
Il évite tout sentiment.
Ils ne se connaissent pas.
Mais ils s’écrivent bientôt tous les jours et partagent leurs secrets les plus intimes.
La vie leur a joué de nombreux tours.
Vont-ils pouvoir faire le chemin vers d’autres lendemains en laissant la place à l’inconnu(e) ?

 

L’avis de #Lilie : Intriguée par le quatrième de couverture, je me suis laissée tenter par ce roman car il m’inspirait douceur et optimisme. Je ne me suis pas trompée ! J’ai découvert, en tournant les pages, une histoire pleine de sensibilité et de sincérité qui m’a, un peu (beaucoup?), chamboulée.

Sarah est une femme qui survit depuis deux ans, depuis la mort de son mari, le grand amour de sa vie. Pour ses enfants, elle essaie de faire face mais elle a du mal, parfois, à ne pas perdre pied. Lorenz est un quadragénaire bel homme, qui réussit dans le milieu professionnel, mais qui n’arrive pas à se poser sentimentalement. Un jour, le destin leur  fait installer une application de rencontre qui va leur permettre de faire connaissance. Une relation virtuelle se développe alors mais que va-t-elle donner ? Sont-ils prêts à passer le pas ? Sauront-ils faire confiance à l’inconnu ?

Le personnage de Sarah m’a beaucoup touchée. C’est une femme qui essaie de garder le cap, malgré les épreuves que la vie lui a imposé. Quand elle a perdu son mari, elle a tout perdu, mais pour ses enfants, elle essaie de garder le cap et de se battre. Heureusement, elle peut aussi compter sur son ami Olivier, une épaule solide et un personnage haut en couleur, bref, une personne sur qui on peut compter et que l’on chérit dès qu’on l’a fait entrer dans sa vie. Lorenz est un peu plus compliqué à cerner. On perçoit chez lui une envie de stabilité et de trouver SA moitié.  Belle gueule, il n’en joue pourtant pas et est hypnotisé par le profil mystérieux de Sarah et par cette belle inconnue qu’il va croiser, plusieurs fois dans Bruxelles. L’histoire se construit vraiment pas à pas et j’ai aimé cette lenteur, cette nécessité de laisser le temps au temps.

J’ai eu un gros coup de cœur pour cette lecture. J’ai trouvé la plume de l’autrice, en même temps, légère et grave. En effet, son écriture est toute douce, toute en poésie et on se laisse porter par le quotidien des deux protagonistes. En même temps, elle n’hésite pas à aborder le thème du deuil, de la douleur et du poids des secrets. Pourtant, elle fait très bien passer son message tout en insufflant beaucoup d’optimisme dans son récit. J’ai eu beaucoup de mal à poser ce roman tant on est emporté par un tourbillon émotionnel fort et j’ai aimé ressentir les doutes, les joies et la tristesse des personnages. Je trouve que l’on peut assez facilement s’identifier à eux, tant ils paraissent « normaux » et pourtant, je les ai trouvés extraordinaire grâce à leur capacité à affronter la vie et les épreuves qu’elle leur impose. Certains trouveront cela peut-être facile ou naïf, pour ma part, je me suis régalée. 

Pour conclure, « N’oublie pas de laisser la place à l’inconnu(e) » est une très belle découverte et un gros coup de cœur de cette année 2020. Si vous aimez les belles histoires pleines d’optimisme, laissez-vous porter par la plume de Sophie Villers, une autrice à suivre et très prometteuse !

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Mazarine

 

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BLACK FIDELITY, tome 2 : Bad Trip de Shelby Kaly.


Avec le retour de l’ex de Jett dans sa vie et la menace omniprésente de son passé, l’existence de Lynn se transforme en cauchemar. Elle doit tenir ses engagements et partir en tournée avec le groupe Black Fidelity.
La cohabitation s’avère électrique et Jett semble replonger dans ses pires tourments. Une spirale infernale entraîne Lynn dans les affres de la souffrance et un événement vient bouleverser son équilibre déjà précaire.
Mensonges, haine et jalousie rythment le quotidien du couple sulfureux. Quand les médias s’en mêlent, tout vole en éclats et la descente aux enfers s’amorce.
Le chanteur à la dérive saura-t-il à son tour protéger Lynn de ses démons ?

Ce second et dernier volet s’ouvre sous de mauvais augures. La merveilleuse idylle qui avait débuté entre Lynn et Jett se trouve chambouler par l’arrivée impromptue de la méchante ex. Très vite l’enfer s’installe où cris et larmes anéantissent le peu d’espoir qui aurait pu subsister. Le malheur, l’effondrement, leur vie devient un drame.

Pourtant Lynn se doit d’honorer son contrat. Malgré le cœur en miette et l’âme en peine, cette décision lui permettra de mettre un point final à cette histoire. Pourtant quand elle croise ses yeux, quand elle lit le désespoir et le désarroi sur son visage, quand ses gestes sont emprunts de douceur et d’envie, Lynn ne sait plus où donner de la tête. Entre le froid et le chaud, entre l’attirance et le dégoût, entre l’envie et la réalité, ce jeu malsain s’installe entre les deux amoureux maudits. Lynn doute, espère, maudit. Alors que Jett retombe dans ses travers pour oublier ce qu’il a perdu, pour oublier son bonheur, pour oublier ses yeux, sa vie se délite, s’effondre au grès des manipulations dont ils sont le sujet.

 

Sauront-ils affronter leurs enfers ? Arriveront-ils à se retrouver ?

 

Shelby Kaly nous offre un final sombre et dramatique. A l’opposé du premier qui révéler les personnages dans un épanouissement amoureux, celui s’apparente à la destruction. Celle qui pourrait abolir tous sentiments, tous espoirs. J’ai donc découvert le côté obscur des personnages. Ça tord les tripes, s’est affligeant et déchirant. Il subsiste tout de même ce fil rouge, cette légende d’amoureux maudits, qui laisse entrevoir une infime possibilité d’apaisement, de retrouvaille. La plume de Shelby Kaly est un pur délice. A la fois tourmentée, romantique, apaisante, déchirante, envoûtante, colérique, elle chamboule sans concession. BLACK FIDELITY est une romance remarquable et addictive. Des personnages attachants, attirants aux prises avec un amour pur et puissant et à la manipulation, à la jalousie et à l’égoïsme. Une histoire qui met en exergue la puissance des sentiments, la puissance des actes et des mots. Destruction, attirance, amour tout autant de sentiments qui jouent à allumer le feu et à tout ravager !

 

A mettre dans vos tablettes et bibliothèques, les fans de romance seront charmées.

 

Une chronique de #Esméralda

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… Mon avis sur le premier tome (clique sur la couverture pour le lire)

Projet Espoir, tome 2 : Les suppliciés de Charlène Gros-Piron

Fantasy – Livre sorti le 26 mai 2020

Auto-édition

Service presse

Ma note : 4,5/5

 

Avant de commencer, je tiens à remercier chaleureusement Charlène Gros-Piron pour sa confiance et pour m’avoir permis de découvrir ce tome 2.

Résumé : Je savais que Rome serait un guêpier. Je le savais.Non seulement j’ai perdu une heure de souvenirs cruciaux impliquant Joachim, mais en plus de ça, l’abbé Sight a décidé de faire de moi son nouveau jouet. Comme si j’allais obéir en bon petit soldat. Je suis loin de tout comprendre, mais je suis bien décidée à remédier au problème. Toutes nos règles sont en train d’éclater, l’Obscurité gagne du terrain et je sens que l’enfer va se déchaîner. La question est : jusqu’à quel point ? À qui puis-je réellement me fier ?

 

L’avis de #Lilie : J’ai découvert le tome 1 un peu par hasard et j’ai été totalement happée par cet univers fantastique. Impatiente de retrouver Daphné et son équipe, je me suis lancée pleine d’envie et d’entrain dans ce tome 2 qui m’a réservé des surprises….. et quelques sueurs froides !!

Ce tome reprend là où on avait laissé Daphné et Joachim.Sauf que Daphné a une perte momentané de mémoire et ne se rappelle plus ce qu’il lui est arrivé dans les dernières heures!! Rapidement, elle comprend qu’à Rome, les événements sont en train de dégénérer et que tout ne se passe pas comme elle l’avait prévu. Entre danger et suspicions, qu’est-ce qui attend Daphné et son équipe ? Pourquoi les Obscurs se rapprochent-ils autant de la basilique St Pierre ? Sont-ils les seuls dangers présents ?

J’ai retrouvé avec joie le personnage de Daphné, qui est, pour moi, un protagoniste qu’on pourrait presque qualifier d’anti-héros. En effet, elle n’est pas du genre à rentrer dans le moule ou à se laisser faire. Elle a toujours sa personnalité bien trempée et ses angoisses, une fois la nuit tombée. Néanmoins, elle est viscéralement attachée à son équipe et sa relation avec Joachim va connaitre un nouveau tournant. En se rapprochant, ils vont être plus forts et réussir à s’apaiser mutuellement. Pourtant, rien ne sera simple pour eux tant leur hiérarchie va les malmener, que ce soit avec des missions dangereuses ou en remettant leurs paroles en doute. On découvre ici une nouvelle facette de Joachim, bien plus avenant que dans le tome 1. On en apprend également plus sur le passé de « Moucheron » et d’Anita, qui seront des compagnons de fortune fidèles. Tous ensemble, ils vont forment une équipe solide, solidaire et remarquablement bien organisée. Avec leurs spécificités, ils se complètent merveilleusement bien et forment un groupe quasi-indestructible.

Ce tome 2 est assez dingue. En effet, il est plus sombre que le premier et croyez-moi, je ne pensais pas que cela était possible. L’étau autour de Daphné et de son équipe se resserre et ils vont connaitre un grand nombre d’aventures et de mésaventures. La noirceur étend son emprise et au fil des pages, on se met à douter de tout le monde. L’autrice nous emmène dans les dédales de la cité des anges et nous captive grâce à une plume fluide, dynamique et très visuelle. Encore une fois, on hurle en arrivant à la fin car elle nous laisse sur un événement qui nous fait frissonner et nous frustre au plus haut point !! Les questions en suspens sont nombreuses et la menace plane toujours…. que nous réserve la suite ? Telle est la question….

Pour conclure, ce tome 2 du « projet espoir » est une belle réussite. L’autrice joue avec son lecteur en nous embarquant dans une aventure tortueuse et sombre qui n’a pas fini de nous surprendre. Je n’ai qu’une chose à ajouter : vivement le tome 3 !!

 

Retrouvez ici mon avis sur le tome 1 : « Touchée »
Retrouvez l’univers de l’autrice ici
Retrouvez également ce roman sur Amazon

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LES TROIS GARDES, tome 2 : les héritiers de Samaël de Damien Mauger.


Des heures sombres se profilent à l’horizon. Les Démons, menés par Apolyon, étendent leur emprise sur le monde des hommes. Leur ombre grandit sur les terres d’Arkemn’ul et d’Ishvard, l’Érèbe n’ayant de cesse de croître en leur sein et en celui du nouveau souverain, Achard. Une haine insatiable les dévore, pareille à celle du peuple de l’Ouest qui ourdit la chute de ce tout jeune roi. Bientôt, les Trois Gardes devront se présenter comme l’unique bouclier de la paix. Mais le coeur de la Bête s’est éveillé.

Je ne vous cache pas que Damien Mauger a un talent fou pour vous immerger dans son roman où aventures et connaissances s’associent pour vous rendre accro en un tour de main.
Second tome qui se veut dans la continuité du premier (je tiens à préciser), nous plonge dans le côté obscure de la force.
Arkemn’ul, continent inhospitalier où déserts et montagnes arides se font la part belle avec scorpions, serpents venimeux et autres bestioles en tout genre qui ne vous feront aucun cadeau. Villages troglodytes, cités sublimes, oasis, un clin d’œil subtil à notre continent africain. A l’opposé de celui d’Ishvard qui se veut à l’image de la Grèce antique.

 

Dans ce tome-ci de nouveaux personnages font l’apparition ou sont davantage mis en avant. Comme le jeune roi Ashtard qui voit sa vie changer du tout au tout. Sa puissance est sans équivoque effrayante. Le jeune roi est un personnage charismatique guidé par une ombre qui le manipule à sa guise et façonne l’homme en devenir. Intransigeant, fougueux, téméraire, il se montre parfois despotique parfois soucieux dans le seul et unique but de devenir le Roi dont on se souviendra. Cette présence démoniaque à ses côtés laisse présager un retournement de situation qui risque de faire de sacrées étincelles.

 

Cette suite met en scène les personnages du premier tome mais dans une moindre mesure. Chilpéric, Phoebus, Constantin, Jehanne, Aurore sont bien présents, mais sont moins acteurs, du moins pour ici.

 

Nous faisons la connaissance de Zéphyrine, La lord de la Garde Ambassadrice. Une femme dont sa force se trouvent dans son épée et son esprit. Une femme remarquable qu’il ne faut pas trop chatouiller.

 

Les forces obscurs de l’Erébe se réveillent anéantissant avec intelligence et fracas la moindre vie sur Arkemn’ul. Le temps des démons et de la magie noire dont le père est Samaël surgit en la personne  d’Apolyon réveillant les Héritiers de Samaël. Les ténèbres engloutissent, annihilent, ont exsangué dans le but de bâtir une armée qui combattra avec hargne les Trois Gardes.

 

Les temps sont comptés et les héros sur Arkemn’ul et Ishvard devront s’unir dans l’horreur.

 

Ce second tome se veut immersif et époustouflant. Autant les scènes d’actions sont surprenantes, autant les longues descriptions sont fortes intéressantes. Les deux styles s’harmonisent avec une subtilité entraînant toujours le lecteur plus loin. Un roman façonné autour de la connaissance (sur la Grèce antique) et sur l’imaginaire (la dark fantasy). Un duo paradoxal qui fait toute la force de cette fiction. Un tome accaparant, un page turner qui (bien évidemment) se termine sur un cliffhanger de malade. Une plume qui tient en haleine. Un suspense à hérisser le poil. Et des personnages charismatiques. De la fantasy dans toute sa splendeur. J’en redemande avec appétit ! Ça tombe bien le tome 3 est dispo !

 

Tout juste âgée de dix printemps, alors que je m’amusais à monter dans les arbres afin de me cacher de ma mère qui ma cherchait pour jouer avec moi, je sentis quelque chose gonfler inlassablement en mon sein. Lorsque j’eus posé mes mains tout contre la branche sur laquelle je reposais, je compris parfaitement la vie qui imprégnait l’arbre. Ce n’était  pas seulement la sève coulant dans les veines de l’érable touffu que je sentis, mais plus encore sa respiration, pareille à la nôtre lorsque l’air gonfle et dégonfle nos poumons pour nous gorger d’existence.
Extrait de l’Expédition ΔΔΔΓIII de la Gardes Ambassadrice – Jour ΔI
Une chronique de #Esméralda

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LA BOITE A MUSIQUE, tome 2 : Le secret de Cyprien de Carbone et de Gijé.


TOME 2
Sitôt rentrée de sa première visite à Pandorient, le monde merveilleux de la boîte à musique, Nola ne pense qu’à y retourner. Lorsqu’elle repart en cachette, elle tombe en pleine fête nationale ! Tous les habitants sont en liesse, impatients d’assister à la parade du roi Hectorian Ier. Mais une affaire plus urgente appelle Nola et ses amis : Cyprien, le fils du sorcier Anton, est devenu la cible de fréquents rackets. Qui est derrière ces chantages ? Et dans quel but ? Il n’y a pas une minute à perdre, car le danger est bien réel… On en veut au roi !

Je craque beaucoup et passionnément pour cette bande dessinée. Les illustrations de Gijé sont ensorcelantes et magnifiques.

 

Après avoir découvert le monde extraordinaire de Pandorient, Nola ne résiste pas à y retourner malgré les avertissements de ses nouveaux camarades.
Nola débarque en pleine fête où le roi Hectorian Ier doit se montrer. Très vite la petite fille se fait remarquer parmi la foule très hétéroclite. Apeurée par cette foule enjouée, intriguée et émerveillée, elle est rapidement rejointe par ses amis qui la sauvent in extrémis des regards un tantinet appuyant. Chez ses amis, elle y fait la connaissance du sorcier Anton. Un grand monsieur dont son allure inquiète. Sous cette immense silhouette se cache pourtant un homme attachant et parfois rigolo. Sorcier aguerri, il lui donne une potion qui lui permet de passer inaperçu au sein de la population de Pandorient. Ils se retrouvent ainsi dans l’antre du vieux sorcier et rencontrent Cyprien le fils de ce dernier. Victime d’un chantage ignoble, la bande va vite comprendre qu’il s’agit d’un complot de grande envergure. Arriveront ils à le déjouer à temps ?

 

Une nouvelle fois l’histoire est vraiment sympathique. On découvre Nola avec un étonnant pouvoir où son empathie y est au cœur. Cyprien est adorable et craquant. Le fil rouge de l’histoire continue à s’étoffer. Carbone sait faire durer le suspense. De l’action et de jolis sentiments superbement mis en évidence par le pinceau de Gijé. Une bande dessinée où mille et une couleur fourmillent et envoutent. J’en suis complétement gaga.

 

Allez le mois prochain je lis le tome 3, avant la sortie en octobre du tome 4.

 

Une chronique de #Esméralda

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MYRINA HOLMES, tome 3 : Possessions immatérielles de Anna Triss.


La trahison du démon que j’aime est sans conteste la pire épreuve de ma vie d’hybride.
Je suis anéantie dans un monde en proie au chaos depuis que Kel m’a abandonnée sans la moindre explication, comme si je n’avais jamais existé.
Pourtant, mon instinct de Traqueuse me souffle que la vérité m’échappe… et mon cœur de femme se révolte, incapable de se résigner.
Qu’à cela ne tienne, je suis prête à affronter les terribles dangers qui planent pour élucider cette nouvelle affaire. Je n’hésiterai pas à botter des culs écailleux au passage. Je traquerai mon connard d’Hybresang dans les Limbes s’il le faut !
Quitte à sombrer moi-même au cœur des ténèbres afin de pouvoir espérer trouver la lumière qui s’y cache.

Un troisième tome bluffant et sensationnel, Anna Triss sait nous faire saliver, flipper et devenir dingue. Un dernier tome à la hauteur de cette trilogie démoniaque. Romance fantastique ou urban fantasy, je vous laisse choisir, ce tome 3 est un pur moment de lecture.
Le dernier tome se finissait sur une scène vraiment pas gaie du tout, du tout. Style revirement du situation il y avait du lourd. Donc pour ce tome ci je savais à quoi m’attendre, mais en fait pas du tout. Ce dernier tonne sonne les trompettes et annonce dès le départ que ce dernier sera combatif, voire mélodramatique et explosif (pour ne pas changer, mais c’est une bonne chose). J’ai trouvé que l’auteure prenait plus le temps pour décrire les scènes pour les faire ressentir. C’était beaucoup moins speed, à mon sens. Une langueur qui prend son sens dans l’abandon, le désespoir, l’incompréhension, la peur et le doute. Puis une autre se rajoute se concentrant sur le désir, les sentiments et les émotions. Et une toute autre qui se trouve dans l’urgence, le désappointement et la désillusion. Anna Triss arrive avec une efficacité effarante à nous faire vivre mille et une choses en total accord avec ses personnages. C’est une explosion de tout que l’on ne peut accueillir qu’avec stupeur et envie. Une aventure addictive, folle et enivrante.

 

Ce dernier tome ne se contente pas de nous rendre chèvre. Les personnages ont pris du grade et de nouveaux apparaissent pour un tableau final complet. Kel a donné sa langue au diable et se montre davantage sentimental. Myrina prend en maturité et fait preuve souvent de bon sens tout en continuant de foncer tête première dans les ennuis. On la retrouve plus féroce et un tantinet susceptible. Une évolution tout à fait appréciable d’autant plus qu’Anna Triss ne change rien à leur verbe pimentée et acérée. Ce duo est si touchant, accaparant, sensationnel et parfois emmerdant (oui c’est vrai). Un vrai paradoxe entre eux mais qui fonctionne merveilleusement bien.

 

Cette trilogie est à croquer sans se priver. Une auteure sadique mais qui nous le rend bien. Démentielle, l’histoire de Myrina et de Kel est un sacré coup de cœur que je classe dans mes incontournables 2020. J’ai tellement accroché à tout que ce soit les personnages, l’univers (surtout) et l’intrigue que je ne peux que vous dire FONCEZ !

 

Une chronique de #Esméralda
 

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… Mes avis sur les deux précédents tomes (clique pour les lire).

Il était deux fois de Franck Thilliez

Thriller – Livre sorti le 4 juin 2020

Fleuve Editions – Collection Fleuve noir

Lecture personnelle

Ma note : 4/5

 

Résumé : En 2008, Julie, dix-sept ans, disparaît en ne laissant comme trace que son vélo posé contre un arbre. Le drame agite Sagas, petite ville au cœur des montagnes, et percute de plein fouet le père de la jeune fille, le lieutenant de gendarmerie Gabriel Moscato. Ce dernier se lance alors dans une enquête aussi désespérée qu’effrénée.
Jusqu’à ce jour où ses pas le mènent à l’hôtel de la Falaise… Là, le propriétaire lui donne accès à son registre et lui propose de le consulter dans la chambre 29, au deuxième étage. Mais exténué par un mois de vaines recherches, il finit par s’endormir avant d’être brusquement réveillé en pleine nuit par des impacts sourds contre sa fenêtre…
Dehors, il pleut des oiseaux morts. Et cette scène a d’autant moins de sens que Gabriel se trouve à présent au rez-de-chaussée, dans la chambre 7. Désorienté, il se rend à la réception où il apprend qu’on est en réalité en 2020 et que ça fait plus de douze ans que sa fille a disparu…

 

L’avis de #Lilie : Je suis une lectrice occasionnelle de thrillers mais je sais que Franck Thilliez fait partie des pointures du genre. Pour le moment, je n’ai lu que quelques-uns de ses one-shots qui m’ont plu autant qu’ils m’ont fait vibrer…Celui-ci n’a pas fait exception à la règle….

Nous faisons ici connaissance avec Gabriel. Lieutenant dans la gendarmerie, il enquête sur la disparition de sa fille dans la petite ville de Sagas. Un jour, il se rend dans un hôtel, s’endort…..et se réveille 12 ans plus tard, toujours dans l’hôtel mais plus dans la même chambre !! En sortant, il comprend qu’il n’est plus le bienvenue à Sagas et que les recherches de sa fille ont été stoppées…. Que s’est-il réellement passé ? Qu’est devenue sa fille ? Dans quelle folle aventure Gabriel va-t-il se retrouver impliqué ?

Gabriel est un gendarme « à l’ancienne ». Il se fie à son instinct, fonce la tête la première et ne se laisse pas envahir par les procédures et autorisations diverses. Tête brûlée, il a été totalement déstabilisé par la disparition de sa fille. Cet événement va l’obnubiler et rythmer son quotidien. Son black-out est en même temps une chance et un handicap car il lui donne l’occasion d’essayer de réparer certaines erreurs de son passé. Il va aussi retrouver Paul, son ancien coéquipier et ami, avec qui il était en froid. Les nouveaux éléments de l’enquête qu’ils vont découvrir ensemble vont leur permettre de repartir sur de nouvelles bases, même si rien n’efface ce qui a été fait ou dit.

Encore une fois, je trouve M.Thilliez diablement efficace. Tout d’abord, il montre tout son art dans la maîtrise du polar noir. L’intrigue file à une allure folle, allant de rebondissements en rebondissements, avec peu de temps pour nous laisser souffler. De plus, l’enquête rejoint celle de son one-shot précédent, « le manuscrit inachevé ». Malheureusement, je n’ai pas lu ce roman, ce qui est un peu dommage car je pense que je n’ai pas pu saisir toutes les nuances de certains chapitres. Néanmoins, encore une fois, il nous entraîne dans les tréfonds de l’âme humaine, dans ce que nous pouvons avoir de plus noir et dans la folie qui couve en certains d’entre nous. L’intrigue est telle une toile d’araignée, avec de nombreuses pistes, qui ouvrent de nouvelles perspectives, impliquant sans cesse de nouvelles personnes, et nous horrifiant de plus en plus. L’auteur nous submerge totalement et même si certaines questions n’ont pas totalement de réponses, on repose, par moment, ce livre juste pour respirer un petit peu. Si vous n’êtes pas adepte du genre ou habitués à la plume de l’auteur, je vous déconseille de commencer par celui-ci car il pourrait vous déstabiliser, voir vous écœurer…

Pour conclure, je regrette que le lien de ce roman avec « le manuscrit inachevé » ne soit pas plus mis en avant car il me semble évident qu’il faut l’avoir lu pour apprécier à sa pleine mesure le talent de l’auteur. Néanmoins, « Il était deux fois » est un excellent thriller, nous tenant en haleine du début à la fin et nous montrant, une nouvelle fois, la folie et la noirceur dont peut-être capable l’être humain.

 

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Retrouvez ce roman sur le site de l’éditeur

DESTINS INTERDITS de Nathalie Thomas-Verney.


Julian a seize ans. Jeune délinquant et ancien toxicomane, il habite un vieux mobil-home vétuste avec sa mère et sa petite sœur. Très vite déscolarisé, il gagne cependant beaucoup d’argent en faisant des combats de boxe, la nuit dans les sous-sols des immeubles des cités. Julian n’a qu’une passion : le muy thai, ou boxe thaïlandaise, où il excelle, mais il n’a pas de rêves, pas de projets, pas d’avenir. Kentin a seize ans.
Adolescent brillant, dont la beauté n’a d’égale que l’intelligence, il est le fils unique d’Alexandre Dumont de Givry, dix-neuvième comte de Givry, et habite le château de ses illustres ancêtres. Kentin a un rêve secret : devenir créateur de parfums, ce qui n’est pas du goût de son père. Julian et Kentin vivent à quelques centaines de mètres l’un de l’autre, mais ils ignorent totalement leurs existences. Une relation ambigüe qui commence par un viol, et un pardon qui mènera le jeune Julian aux portes de l’enfer. Deux existences qui n’auraient jamais dû se croiser ; deux mondes qui n’auraient jamais dû se rencontrer ; une passion qui n’aurait jamais dû voir le jour ; deux destins qui n’auraient jamais dû s’unir : deux destins interdits.

Nathalie Thomas-Verney nous livre un roman bouleversant et déchirant. Elle nous plonge au cœur de deux mondes parallèles qui vont se réunir au cours d’un moment abominable. L’auteure narre les émotions avec une grâce touchante et désarmante. Un roman à découvrir absolument !
Julian est un petit caïd. Il a toujours vécut dans un mobil-home qui se délite depuis de nombreuses années à l’image de sa vie. Il a connu la violence dès son plus jeune âge. Un père arrêté et la descente en enfer s’opère. Brisé depuis ce jour là, il vit dans l’auto destruction. Drogues, petites trafics, sexe, Julian se perd dans les vices où il y trouve une échappatoire. Sa mère et sa sœur sont une pseudo famille dans laquelle il n’y trouve aucun sens. Indépendant très tôt, le collège est un lieu de désaccord alors que les cours de muai thaï est un pur exécutoire. Il aime l’adrénaline qui retrouve lors des matchs clandestins et dans les bras d’une femme qui a l’âge de sa mère. Julian est un tigre déchaîné dont ses sentiments l’entraînent vers les abysses.

 

Kentin Dumont de Givry est l’unique héritier des comtes de Givry. De lourdes responsabilités pèsent sur ses épaules frêles. Un destin tout tracé dont il voudrait se défaire. Poussé à l’excellence, Kentin ne connaît guère de plaisirs. Pas de camarades, pas de loisirs. Justes deux passions qu’il pratique au sein du château : le piano et la parfumerie. On ne peut guère lui envier sa vie privée de libertés. Cage dorée, Kentin sait qu’il doit faire preuve d’exemplarité. Kentin est un gentil garçon. Aucune once de méchanceté ne transparaît dans ses faits et gestes. D’une beauté rare, Kentin charme, séduit hommes et femmes. Sa prestance, sa mesure, sa personnalité subjuguent. Un ange le décrit-on. Par un malheureux concours de circonstance, Kentin doit prendre les transports en commun pendant quelque temps. Un élan de liberté le saisit pour son plus grand des plaisirs. Kentin ignore que le monde extérieur dont il est protégé est rempli de requins. Et c’est par un soir d’automne qu’il le rencontrera en la personne de Julian et de sa bande. Un rencontre douloureuse et dévastatrice. Une rencontre chaotique dont il en naîtra une amitié inconcevable.

 

Depuis le viol, Julian émet de nombreux remords. Poussé par ses sentiments ambivalents, Julian est prêt à tout pour pouvoir discuter avec Kentin. D’errance en errance, il finit par le rencontrer dans les bois qui jouxtent le château. Peu à peu Julian apprivoise Kentin et inversement, naît ainsi une amitié incroyablement intense.

 

Nathalie Thomas-Verney parle de ces vies, de ces destins, qui se confrontent, s’entrechoquent, s’attirent et s’apprivoisent. Deux mondes opposés, deux adolescents entravés dans leurs peurs, leurs doutes et leurs faiblesses. Ensemble ils osent autre chose se libérant peu à peu de leurs carcans. Violente, passionnante, déchirante, mélancolique, cette histoire m’a transportée, m’a émue. Il y a cette cruelle vérité, néfaste, destructrice, la jalousie, la convoitise, l’envie et l’avarice qui conduisent à des rebondissements éprouvants. Dure et merveilleuse, doucereuse et violente, tragique et révélatrice, la plume de l’auteure est un pur délice. Quelque peu frustrée par le final, je retiens de cette lecture un bel exemple d’abnégation et de résilience. Le courage de s’affranchir des chaînes que nous imposent la vie, une magnifique lecture qui n’a d’égal que l’intensité d’émouvoir.

 

Son regard fut attiré par une grosse pierre. Il se revit, assis là, la capuche de son sweat-shirt couvrant ses yeux et le haut de son visage, son blouson de cuir râpé, son jean déchiré. Il entendit les rires de ceux de sa bande, les cris et les pleurs de l’adolescent qu’il avaient choisi pour victime. Tous ces fantômes du passé lui apparurent, flous et brumeux, pour disparaître dans la nuit de ce mois de novembre.
Enfin, il s’avança jusqu’à un endroit bien précis et y déposa une rose rouge.
-Pardonne-moi, murmura-t-il au néant, pardonne-moi de t’avoir menti.

 

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… à découvrir mon avis sur un autre roman de Nathalie Thomas-Verney.

Let you love me de Kennedy Ryan

Romance contemporaine – Livre sorti le 24 juin 2020

Editions Harlequin – Collection &H

Service presse

Ma note : 5/5 mentions « coup de coeur » et « Incontournable 2020 »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin, et plus précisément Milica, pour l’envoi de ce service presse.

Résumé : Gérer la carrière du musicien le plus prometteur de la décennie, Bristol sait le faire : c’est son métier. Mais résister au désir magnétique qui les lie, ça, c’est sa hantise.
Bristol doit se rendre à l’évidence : huit ans après la semaine magique qu’elle a passée avec lui, Grip, le meilleur ami de son frère, n’a rien perdu de son talent, ni de son charme. Celui qui composait pour sortir de la misère des ghettos est devenu l’un des plus grands espoirs du hip-hop, et la tentation incarnée. Irrésistible, envoûtant et désormais célèbre, il a réveillé d’un simple regard les sentiments vertigineux qu’elle a longtemps réprimés. Elle a toujours su qu’il réussirait. Tout comme elle a toujours su que leur relation n’avait aucun avenir. Mais aujourd’hui, c’est elle, Bristol, qui va devoir manager sa carrière. Tout en cachant les sensations explosives que Grip provoque encore en elle. Son défi : rester professionnelle. Son problème : Grip n’a aucune intention de renoncer à elle…

 

L’avis de #Lilie : Un quatrième de couverture prometteur, une couverture un peu mystérieuse, voilà de quoi attiser le lecteur ! Après la lecture de ce roman, je dois vous prévenir, vous n’êtes pas au bout de vos surprises ! Ce roman est une vraie pépite qui ne peut laisser personne indifférent !

Nous faisons ici connaissance avec Bristol, une jeune femme issue d’une bonne famille new-yorkaise. Ses parents sont reconnus dans le milieu de la musique classique et son frère, Rhyson, a décidé de s’éloigner du cocon familial pour vivre sa vie et créer sa musique. Elle décide de rejoindre son frère et côtoie Grip, son meilleur ami, qui a un charme de dingue et un talent immense. Issu des quartiers défavorisés, il a dû se battre pour en arriver là où il en est, tout en continuant de porter la voix de sa communauté. Bristol se refuse à aimer et à laisser le charme de Grip agir sur elle, mais arrivera-t-elle vraiment à lui résister ? Est-ce un homme pour elle ? Leurs différences ne seront-elles pas un obstacle à un futur entre eux ?

Bristol est une jeune femme qui peut paraitre, au premier abord, froide et détachée. Mais quand on gratte un peu le vernis en surface, on se rend surtout compte qu’elle essaie de se protéger du mieux qu’elle peut. Elle a très vite appris que le paraître est le meilleur moyen d’arriver aux objectifs que l’on s’est fixé. Sa rencontre avec Grip huit ans auparavant l’a fragilisée et elle n’entend pas se montrer faible. Aimer, c’est forcément donner le pouvoir à l’autre de vous faire du mal et ça, il en est hors de question ! Grip, lui, a grandi dans un quartier entre guerre des gangs et trafics en tout genre. Lui a toujours essayé d’éviter les ennuis en se réfugiant dans ce qu’il savait faire de mieux : la musique ! C’est un homme avec des valeurs, un peu idéaliste mais qui a appris à ne pas faire de vagues pour tracer son chemin. Ses sentiments pour Bristol sont sincères et vous toucheront sûrement en plein coeur ! Enfin, on a Rhyson, le frère de Bristol et meilleur ami de Grip. Pendant un long moment, il semble assez difficile à cerner mais on sent un homme plein de volonté et qui veut surtout que tout se passe pour le mieux pour ses proches.

Ce roman a été, pour moi, un vrai coup de coeur. La plume de l’autrice est totalement addictive, très visuelle et émotionnellement forte. L’intrigue évolue rapidement et nous entraine dans une histoire à cent à l’heure ! En un chapitre, tout peut changer, ce qui vous happe complètement. Cette romance n’a rien de léger ; en effet, elle s’inscrit totalement dans l’actualité en mettant en lumière ce qui est dénoncé actuellement par le mouvement « black lives matter ». Elle est aussi l’occasion de parler des apparences, qui sont encore très importantes aux Etats-Unis et du poids de l’opinion familiale et de l’argent. Ces sujets graves se mêlent à la romance entre nos deux protagonistes dont les points de vue sont alternés, afin de suivre leurs cheminements et modes de pensée.

Pour conclure « Let you love me » est un gros coup de cœur. Cette romance actuelle est originale et met en scène des protagonistes complexes, entiers qui sauront, sans nulle doute, vous toucher si vous prenez le temps de les comprendre.

 

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Harlequin