POWER GAMES, tome 1 : Jardin d’Eden de Lia Rose.

 

 

[ ROMANCE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018]
Tome 1/3
BALCK INK Éditions
348 pages
 
Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »
Lien : Kindle

 

 

 


 

Le résumé :

 

Que feriez-vous si du jour au lendemain votre vie se retrouvait parasitée par votre parfait opposé ? Le laisseriez-vous entrer ?
Mes amies me conseillent de me lâcher…
Serai-je assez audacieuse, ou inconsciente, pour pactiser avec le Diable en échange de ce que j’ai toujours rêvé d’obtenir ? Même si son intérêt soudain pour moi sent le guet-apens à plein nez ? Même s’il incarne le cauchemar de ma psychorigide de mère ?
Vous fonceriez, vous, à ma place ? Vraiment ?
Prenez garde, car le Diable n’est pas ce que l’on pourrait penser… Il est séduisant, espiègle, ingérable, impudique. Magnétique.
C’est un piège dans lequel vous risqueriez de vous noyer. Je suis Eden Sinclair. Et le Diable, moi, je l’ai rencontré en chair et en os.
On l’appelle Alec Cartier.

 


 

Mon avis :

 

En cette fin de semaine ( très enrhumée pour ma part), je te parle de mon dernier méga coup de cœur. Cerveau au ralenti, mouchoir à porter de main et yeux larmoyants, (quel tableau sexy), ne m’en veut pas si quelques fautes apparaissent ou autre incompréhension. Tout ce que tu dois retenir c’est que cette romance est tip top !

 

Une romance endiablée ! Une sacrée romance envoutante et hyper addictive. Des personnages sensationnels, aussi attachants que détestables. Lia Rose a su créer un univers en parfaite harmonie : une romance rock’n roll, sexy et attendrissante. La petite intrigue confère un suspense non négligeable et d’où va en découler un final à la hauteur de mes espérances. Des ingrédients juteux qui ont fait réagir mon petit cœur de livraddict incurable.

 

Eden est une acharnée dans la vie qui se résume en quelques mots : boulot, copines, dodo et plaire à sa mère. Ce dernier point a tout pour l’asphyxier. Relation toxique avec une mère éternellement insatisfaite. Une mère cul serrée qui ne cesse de descendre plus bas que terre sa fille. Mais Eden ne désespère pas mais sombre peu à peu dans une psychose totalement défaitiste et rédhibitoire où les questions du type « que penserait-elle de moi ? », « comment réagira t-elle quand elle saura ? »… viennent carrément lui pourrir la vie. Eden n’est véritablement pas une femme effacée malgré le peu de confiance qu’elle s’accorde. Elle aime sa routine, sa petite sœur qu’elle a élevé, ses meilleures amies et son collègue de travail qui est aussi son meilleur pot. Elle déteste les personnes qui se mettent vraiment trop en avant, les femmes potiches, l’alcool qui lui fais faire n’importe quoi et son voisin. Celui qui occupe l’appartement d’en face est la véritable caricature de l’homme alpha « Cro-Magnon des temps modernes » qui s’acoquine avec de sacrées poupées gonflables, qui tâte de la bouteille, qui écoute la musique bien trop fort et qui pense que les femmes doivent toutes lui tomber à ses pied. Eden pourrait établir une liste longue comme son bras détaillant tout ce qu’elle déteste chez lui et le retrouver à poil sur le pas de la porte arrive à la première position. Cette dernière toute aussi désopilante qu’elle soit va être le point d’une histoire émouvante, chavirante et transcendante. Sous ses airs de diable sexy, Alec Cartier, n’est en rien de ce que l’on pourrait penser. Parfois il faut une dose de sarcasme, de colère, de désobligeance, de sexy cool attitude pour faire éclater la carapace d’un homme un brin trop prétentieux. Ou tout simplement être celle qui l’attendait depuis toujours.

 

Trêve de plaisanterie, cette romance épicée et sexy est idéale pour passer un super moment, même idéale pour combattre un sacré rhume. La plume de Lia Rose est hyper entrainante. Une fois qu’on accroche à l’histoire on se laisse embarquer dans les péripéties de ses personnages aux traits de caractères saisissants. Pas une seule minute je me suis ennuyée. Si la majorité du roman est narrée via le point de vue d’Eden, Lia Rose a eu la subtilité d’inclure celle d’Alec à des moments cruciaux.

 

Je suis convaincue que les plus romantiques d’entre vous trouveront de quoi se mettre sous la dent avec POWER GAMES. Des personnages complexes, des rebondissements, des quiproquo, des secrets arrosés tout cela de passion, de découverte et d’amour, le résultat n’est que pur émerveillement. A dévorer sans modération !

 

 


 
Je remercie Black Ink Editions pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

 

 

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Vers le site de Black Ink Editions, pour en savoir davantage.

 

 

TAMPON_A_SUIVRE__4b9e4da25e7b3Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

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FRANKENSTEIN 1918 de Johan Heliot.

Frankenstein1918

 

[ UCHRONIE / FANTASTIQUE – Nouveauté 2018]
Éditions L’Atalante – Collection La Dentelle du Cygne
256 pages

 

Ma note : 5/5 mention « à découvrir » et « pépite »
Lien : Kindle

 


 

Le résumé :

 

Grande Guerre, 1914. Après un premier engagement désastreux, les Anglais décident l’opération Frankenstein : plutôt que de construire des chars, on créera de la chair à canon. A partir des archives du fameux docteur et grâce à la production d’électricité à présent industrialisée, des unités de soldats pouvant être sacrifiés sans remords seront fabriquées les champs de bataille du nord de la France fourniront la « matière première ». Winston Churchill est nommé responsable de l’unité de recherche sur la régénération. Les « frankies » vont faire leurs preuves sur le terrain, mais la société se partage entre pro et anti. L’opération finalement interrompue, l’un d’eux, Victor, échappe au massacre puis est secouru par Marie Curie qui le rend à la vie consciente grâce aux radiations. Réfugié dans les décombres de Londres, qui a été détruite et rendue inhabitable par un bombardement à l’arme chimique, Victor retrouve le laboratoire où il est né, y recueille Churchill et engage un combat pour l’émancipation des siens. C’est là qu’un jeune couple, elle, résistante à l’occupation, lui, historien, finit par le retrouver en 1958, dans l’espoir de lever le voile sur ce versant secret de l’Histoire que la censure en vigueur ne suffit pas à expliquer.

 


Mon avis :

 

 

Après ces jours de commémoration du centenaire de l’armistice de 1918, je ne pouvais que te parler de ce roman.

 

Un roman épatant ! Un roman singulier !

 

Quand l’Histoire rencontre l’imagination sans limite, je ne peux qu’alors être subjuguée.

 

Je ne sais pas par quel bout commencer. Ce roman est présenté sous la forme d’un journal posthume. Le narrateur, Edmond Laroche-Voisin, relate l’histoire de Victor, premier des non-nés, les mémoires secrets de Winston Leonard Spencer-Churchill et sa propre expérience. Si la période de référence du roman est la période de la Première Guerre Mondiale, cette dernière n’est véritablement pas celle connue, ni celle racontée dans las manuels scolaires. L’auteur a su créer avec magnificence une autre histoire. Bien évidemment tout le principe d’une uchronie.

 

Avec des si, on peut refaire le monde, c’est bien connu. Et si, avec des si, on décrivait la pire part de l’humanité. Si, avec des si, l’improbable surgissait des limbes. Si, avec des si, la mort n’avait plus le même visage.

 

Touts autant de points cruciaux développés au travers d’une trame qui invite le lecteur dans une espèce de brouillard d’illusion machiavélique. Un brouillard glacial où les secrets tentent de se faire oublier. Un brouillard où la vie n’a plus de prix. Victor a été arraché à ce brouillard, ni homme, ni dieu, homme simplement immortel issu de la folie d’un homme. Procédé inhumain approvisionné par les charniers de la guerre. Victor, non-né, assemblé de membres, d’os, de chairs, de muscles, de nerfs d’autres. Seule son ancienne conscience fragilisée, son « moi », lui permet d’intercepter les prémices d’une nouvelle guerre.

 

 

 

J’ai eu le privilège et le malheur de vivre, mourir et puis renaître dans les premières décennies d’un siècle fou, autant créateur que dévastateur. Longtemps, j’ai hésité à témoigner. Ajouter ma voix à la cacophonie du monde me semblait vain. Mais je nourris aujourd’hui l’espoir de donner aux hommes d’après-demain une leçon profitable, si toutefois il advient suffisamment de nouvelles générations pour habiter l’avenir.

 

Manuscrit de Victor, premier des non-nés.

 

 

Ce roman est poignant par la force qu’il dégage. Renversant par ces péripéties qui conditionnent la vie des personnages. Cruel de par la folie des Hommes, par le pouvoir vénéneux d’être le détenteur d’un contrôle absolu sur ces terres vaincues et également sur le contrôle de la vie. Ce mythe vieux comme le Temps, de devenir immortel et invincible plane sur le récit. Sur ce dernier point, l’auteur à une audace sans nom d’emprunter et de magnifier selon son envie, un personnage que vous connaissez tous : Frankenstein. Personnage incontournable de l’auteur Mary Shelley. Un hommage percutant qui donne à son roman une dimension grandiose.

 

Johan Heliot inclut dans son ouvrage des personnages de la Grande Histoire : Churchill, Marie Curie, Hemingway, Göring et bien d’autres… Une fois de plus cette donne dénote avec l’influence de l’imagination de l’auteur.

 

FRANKENSTEIN 1918 a tout du grand roman. Outre le partage du souvenir, les mises en garde contre la folie humaine, ses croyances, la cruauté sont de rigueur. Tout n’est pas sombre, Heliot insuffle une dose d’optimisme et de bienveillance. L’amour est là tapi dans l’ombre prêt à reprendre ses droits et le final en est le parfait exemple.

 

Je te recommande vivement cette lecture. Pas besoin d’être adepte de l’uchronie pour savourer chaque page.

 

 


 

 

Je remercie les éditions L’Atalante et Nadia pour leur confiance.

 

 

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Vers le site des éditions L’Atalante, pour tout savoir.

Bibliographie de Johan Heliot.

 

 

 

LES CLÉS DE TA LIBERTÉ, l’intégrale de Elline Baudry.

 

[ ROMANCE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018]
Auto édition

 

Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
Uniquement disponible sur Kobo (également sur la Fnac) :
Lien tome 1.
Lien tome 2.

 


 

Le résumé (tome 1) :

 

Laure et Hugo ont deux vies aux antipodes l’une de l’autre.
Elle jouit de toute sa liberté alors que lui, au contraire, l’a perdue.
Elle a grandi au sein d’un milieu privilégié pendant qu’il affrontait les premiers tourments marquants de son existence.
Il a suffit d’une rencontre accidentelle, d’un regard plus fascinant que n’importe quel autre pour que leurs vies basculent définitivement.
Quel courage faut-il avoir pour se confronter à un monde inconnu, ou de choisir de se préparer à une vie nouvelle?
Celle où elle l’attend de l’autre côté…

 

 


 

Mon avis :

 

 

LES CLÉS DE TA LIBERTÉ est divisé en deux tomes. Ma chronique d’aujourd’hui est sur les deux. D’ailleurs, je n’ai mis que le résumé du premier tome pour éviter de spolier la suite. Le suspense et la curiosité sont ainsi davantage marqués.

 

Ce qui m’a littéralement séduite dans un premier temps est le discours que ma tenue Elline sur son roman. Il faut avoir beaucoup d’audace et de subtilité pour l’aborder. Connaissant la plume d’Elline et poussée sur le chemin de la curiosité, j’avais hâte (malgré mon délai impressionnant avec cette énorme PAL qui déborde de tous les côtés) de découvrir la manière dont elle allait se l’approprier. Je reste encore mystérieuse pour quelques lignes de plus !

 

Cette romance soulève de nombreuses interrogations et Elline apporte les réponses avec beaucoup de délicatesse.

 

Laure est une jeune femme indépendante, malgré une désillusion amoureuse, elle s’accroche à la vie. Secrétaire médicale, son temps libre, elle le passe avec ses amis, son petit frère et sa famille. Laure est une personne débordante de sincérité et d’honnêteté. L’image qui la décrit à son avantage est celle d’un ange. C’est une personne attachante, gentille, passionnée, aimante et généreuse. Elle donne sans compter : c’est son bonheur à elle. Elle se donne corps et âme à ses projets et le dernier à de quoi dérouter.

 

Il s’appelle Hugo. Son parcours personnel a tout du combattant. Élevés avec sa petite sœur uniquement par leur mère débordante d’amour. Sa vie aussi agréable soit elle est rude. Et lorsque sa famille est frappée de plein fouet par le chaos, Hugo est poussé par la colère au pire. Résultat, il se retrouve très jeune à purger une peine de treize ans. Malgré l’enfer de son environnement, son dossier est retenu par un centre de détention innovant qui inclue l’autonomie, le travail et la responsabilité des détenus. Ce centre offre une semi liberté tout en « rééduquant » ces pensionnaires. Malgré tout la vie en prison reste une épreuve éprouvante. Hugo par un fou sentiment et une opportunité, s’échappe de cet endroit immonde. Les circonstances désastreuses et précipités le mènent directement à se retrouver sous les roues de la voiture de Laure. Quelques dommages, une belle frayeur et une très belle rencontre avant de retourner à la case prison.

 

Cette rencontre émeut Laure. Consciente que ce jeune homme est seul au monde, elle se donne comme mission à l’encourager et à accepter une vie loin de la haine et de la colère. Ainsi débute de nombreuses rencontres et échanges épistolaires. Ces multiples rencontres offrent à Hugo les clés d’un avenir plus reluisant, une petite ouverture sur le monde extérieur et lui permettent de créer des liens puissants avec cette femme intrigante et bravade. D’un homme refermé et peu communicant, se dévoile un homme protecteur, ouvert et bienveillant. Une métamorphose significative qui ouvre peu à peu les portes de l’amour.

 

Cette histoire m’a beaucoup émue et bouleversée. Le sujet fort et passionnant agrémentée d’une prometteuse histoire d’amour m’a littéralement séduite. La plume d’Elline met en exergue toutes les problématiques liées à l’emprisonnement, à la perte d’humanité, à l’exclusion, à l’abandon et à la violence. Elle insuffle dans son écriture une grande bouffée d’optimisme, sans oublier toutefois la rudesse de la désolation. Elle agrémente son histoire avec de grandes descriptions de plages d’oyat, du centre de Bordeaux, des Landes, ou de la Camargue sans oublier des manifestations, comme le marché de Noël ou la visite du Musée du Vin.

 

Les éternelles romantiques seront séduites par cette magnifique histoire où le destin n’est pas synonyme de facilité et où les rencontres inopinées peuvent changer à tout jamais une vie.

 

 


 

Je remercie Elline pour sa confiance et sa patience.

 

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Mon avis sur un autre roman d’Elline Baudry : « L’AMOUR, NOTRE MEILLEUR MILLÉSIME ».

 

 

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Rien d’autre que nous d’Alix Marin

rien d'autres que nous

Romance contemporaine – livre sorti le 13 juin 2018

Editions Harlequin – Collection HQN

Service presse

 

Je remercie les éditions Harlequin qui, via la plateforme NetGalley, m’ont permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : Dans ses bras, elle oublie tout le reste

Violette n’a peur de rien. La preuve : elle vient de quitter son job et son petit coin de Normandie avec sa guitare sur le dos pour s’installer à Londres et vivre sa passion pour le rock’n’roll. Bien sûr, elle sait qu’on ne lui fera pas de cadeaux, qu’elle aura affaire à des publics cruels et des producteurs sans pitié, mais rien de tout ça ne peut la détourner de son objectif. La musique, c’est toute sa vie ; et Violette est faite pour chanter. Non, ce qui la trouble, c’est ce mec à l’allure insolente qu’elle vient de croiser et, surtout, l’attirance incontrôlable qu’elle a ressentie pour lui. En un regard échangé, elle a oublié la foule autour d’eux. Comme si… ils étaient soudain seuls au monde. Comme s’il n’y avait plus rien d’autre qu’eux.

 

Mon avis : J’avais adoré le premier roman d’Alix Marin paru aux éditions Harlequin. Je me suis donc lancée dans celui-ci les yeux fermés et avoue avoir été un peu déroutée… je vais vous expliquer maintenant pourquoi !

Nous faisons ici connaissance avec Violette, une jeune française vivant en Normandie et chantant dans un petit groupe de rock. Un jour, elle décide de tout quitter pour partir tenter sa chance à Londres. Là-bas, elle va rencontrer un groupe de rock, une copine délurée et un photographe arrogant et diablement sexy. Dès sa première rencontre avec lui, Violette va être troublée et se sentir irrémédiablement attirée par lui. Mais surtout, Violette va se rendre compte que la route menant au succès est semée d’embuches. Sera-t-elle assez forte pour y arriver ? Pourra-t-elle y arriver seule ?

Violette a grandi avec une mère assez distante et sans père. Elle a été élevée par ses grands-parents, chez qui elle vit avant de partir pour Londres. Là-bas, elle va devoir se débrouiller et le moins que l’on puisse dire, c’est que Violette n’est pas du style à se laisser porter par les évènements. Pas du tout !! Au contraire, elle va chercher un petit boulot, essayer de se faire connaitre et malgré les péripéties  qu’elle va devoir surmonter, elle ne baissera jamais les bras. Son défaut serait peut-être de toujours vouloir se débrouiller seule. En effet, elle a du mal à faire confiance et n’osera pas s’appuyer sur Flynn, le photographe sexy, ou ses nouveaux amis anglais. Têtue et intrépide, elle est « rock » autant dans l’attitude que dans la musique. J’ai beaucoup aimé ce personnage même si par moment, je l’ai trouvée extrême dans ses décisions et un peu trop impulsive. Néanmoins, contrairement à ce que l’on rencontre fréquemment, elle n’est ni fade ni aseptisée et à côté de nombreuses héroïnes, elle pourrait passer pour une « chieuse caractérielle ». J’ai apprécié qu’elle se prenne en main et qu’elle ne laisse personne décider de quoi que ce soit à sa place.

Comme lors de ma précédente lecture de cette auteure, je me suis laissée piéger rapidement par ce roman. En effet, une fois commencé, il est très difficile d’en décrocher. La plume d’Alix Marin est fluide et vous prend aux tripes et au cœur. Son écriture est une nouvelle fois très visuelle, c’est à dire qu’on a l’impression en permanence de plonger dans l’histoire et de la vivre au côté des protagonistes. A noter que même si ce roman est classé dans les romances, ce n’est pas l’histoire d’amour de Violette qui est le cœur de l’histoire. C’est véritablement son parcours de musicienne et de chanteuse ainsi que sa quête d’elle-même qui sont les éléments centraux de l’intrigue. J’ai trouvé cela intéressant et original. Le petit bémol que je mettrai à ce roman est qu’à un moment donné, les péripéties se multiplient et, pour moi, c’était presque trop. Du coup, même si Violette est forte, combattante, trop c’est trop !! Cela n’enlève rien au plaisir que j’ai pris à lire ce livre mais cela me laisse un peu perplexe sur la fin de l’histoire.

Pour conclure, « rien d’autre que nous » est un roman qui ne ressemble à aucun autre. Encore une fois, la plume d’Alix Marin est envoutante et vous embarquera de la Normandie au métro londonien sans vous laisser le temps de souffler. Cette romance rock and roll est parfaite pour tous les amateurs de musique et pour tous ceux qui cherchent une histoire avec une héroïne forte qui va se construire par elle-même.

 

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Retrouvez ce roman sur le site des Editions Harlequin

Retrouvez-le également sur Amazon ici

 

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TAKE YOUR CHANCE, tome 3 de Kessilya.

Take your chance - 3 - Harley par [Kessilya]

 

 

[ROMANCE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018]

Tome 3/3

Éditions BMR

 

 

Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

Lien Amazon !

 

 

 


 

Le résumé :

 

Harley Black n’a pas choisi de naître dans une puissante famille de trafiquants. Elle a beau rêver d’une autre vie, Harley sait que son futur sera fait de terreur et de meurtres. Car on ne se défait pas des chaînes de la rue.
Mathieu Aniel est flic. Depuis qu’il a perdu celle qu’il aimait, il n’a qu’une seule obsession  : lutter contre les réseaux de corruption qui empoisonnent sa ville. Malgré lui, pourtant, la jeune Harley l’émeut et occupe toutes ses pensées…
Quand l’empire des Black s’étiole sous le poids de complots, Mathieu est prêt à tout pour protéger Harley et la rallier à son camp. Ensemble, ils peuvent découvrir ce qui se cache derrière ce jeu de pouvoir souterrain. À condition de se faire confiance… Mais Harley est-elle prête à céder au désir, à trahir les siens pour goûter à la liberté  ?

 


 

Mon avis :

 

Qui a dit que le gentil flic ne pouvait pas fricoter avec la bad girl ? Personne, non ! Et si pour une fois les rôles s’inversaient. Est ce que cela te dérangerais ? Après tout, les femmes aussi peuvent être des rebelles dans l’âme même si elles cachent un gros cœur. Après tout, elles peuvent avoir les yeux revolver dans un corps de Barbie, côtoyer des hommes pas recommandables, tâter de la cachette, être une pro des arts martiaux, se fondre dans le décor, assister à des complots pas nets, soutenir sa famille même si elles savent qu’aucune moralité, justice, loi et honnêteté sont de rigueur. Que seuls la loi de la rue et de l’honneur prévalent dans cette vie de gang. Elles, c’est plutôt elle, Harley. Barbie blonde, rebelle, attachée aux valeurs familiales même si elles rêvent d’un monde beaucoup plus juste. Harley a grandi dans le milieu, a fait ses armes. Sa parole n’a aucune valeur, elle suit le mouvement non par conviction mais plutôt par honneur et fierté. Harley tente de s’émanciper, mais c’est bien compliqué quand trois frères et un père tyrannique veillent sur ses faits et gestes. Harley ne dénoncera jamais les siens, elle préfèrera se tirer une balle, plutôt qu’être une balance. Elle ne connaît que la violence, les règlements de compte, la manipulation … Comment construire son avenir dans un tel monde ? Si ses rêves sont inaccessibles, un porte s’entrouvre lorsque le gang des Black subit sa plus terrible épreuve. Entre honneur et vengeance, Harley devra prendre des décisions, mettre de côté son désir, ses rêves et ses principes. Le sang versé sera sa seule rédemption.

 

Avec la bad girl, voici le gentil flic, Mathieu. L’uniforme lui sied à merveille. Mathieu est un homme compliqué, droit dans ses bottes et emprisonné par un épisode malheureux de sa vie . Il s’y attache comme une sangsue, comme si c’était son unique salut, son avenir. Il a arrêté de vivre pleinement depuis belle lurette. Se donnant corps et âme à son métier, il en a oublié le simple bonheur. Mathieu est un homme intransigeant, entier et qui a en horreur la corruption et les sévices qu’endurent sa ville. Sa détermination le pousse à provoquer l’empire des Black. Il tente à tout prix d’amadouer la belle Harley dans le but que cette dernière dénonce les agissements de son père. Cette fille est un véritable casse tête pour le super flic. Un casse tête car il n’arrive pas à lui délier la langue et surtout il éprouve une certaine attirance. Certes incompréhensible, mais il a vraiment du mal à lutter. Si le destin les réunis pendant une période cruelle, il leur mène la vie dur. Pour le meilleur et le pire, surtout le pire, le cœur gagnera t-il l’amour ?

 

Ce dernier tome est à la hauteur des mes attentes. Cette trilogie est vraiment géniale. L’auteur narre avec perfection ses trois histoires. Des personnages aux traits de caractères attachants, des histoires éprouvantes et pimentées par des scènes sensuelles, des enjeux primordiaux. A chaque fois les personnages sont confrontés à des choix qui détermineront leur futur. Les doutes et les tourments viennent contrecarrer les plans. Des cris, des pleurs, de la passion et de l’amour ouvrent une porte de sortie que les personnages se doivent de saisir. Kessilya a une plume extrêmement addictive et envoutante. Elle touche par sa sensibilité, sa force, sa détermination et son optimisme.

 

TAKE YOUR CHANCE, ce sont ni des histoires de princes charmants et de princesses en détresse, ni des contes de fées, seulement des histoires d’hommes et de femmes qui doivent se battre avec conviction et affronter leur choix pour connaître le véritable et unique amour.

 

 


 

Je remercie les éditions BMR pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

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Mon avis sur le tome 1 !

Mon avis sur le tome 2 !

Vers le site des éditions BMR, pour tout savoir !

 

 

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DE LA NATURE DES INTERACTIONS AMOUREUSES de Karl Iagnemma.

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[ RECUEIL DE NOUVELLES – LITTÉRATURE NORD AMÉRICAINE – Nouveauté 2018]
Éditions Albin Michel – Collection Terres d’Amérique
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marina Boraso
Titre orignal : On the nature of human romantic interaction, 2003
Ma note : 3/5 mention « à découvrir »
  Lien Amazon

 

 


Le résumé :

 

« Mon inventaire de l’amour se résume à peu près à Alexandra, alors que le sien se partage entre moi-même et d’autres ». Face à ce constat amer, Joseph, un jeune scientifique, imagine une série d’équations pour contraindre son amoureuse volage à n’aimer que lui. Mais peut-on soumettre l’alchimie des sentiments aux lois de la science ?
C’est la question, drôle et grave, que pose Karl Iagnemma dans ces nouvelles délicieusement ironiques où mathématiciens, universitaires et chercheurs tentent de rationaliser le domaine des sens, abordant de manière insolite l’adage de Pascal selon lequel  « le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas ». Quitte à se heurter à d’autres énigmes, bien plus insolubles…
 « Le premier recueil d’un scientifique de haut vol qui sait malgré tout que le coeur humain est aussi important que les mathématiques. Son talent est fulgurant et n’a pas fini de nous étonner. » Kirkus Reviews.

 

 


Mon avis :

 

Mathématiques et amour, il ne m’en valait pas plus pour vouloir découvrir ce recueil de huit nouvelles assez différentes des unes et des autres. Voici les titres de ces nouvelles :

 

De la nature des interactions amoureuses
Le rêve du phrénologue
Le théorème de Zilkowski
L’approche confessionnelle
L’agent des Affaires indiennes
Règne, ordre, espèce
La femme du mineur
Les enfants de la faim

 

Je ne vais pas te parler de chacune de ses nouvelles, mais plus généralement. La plume de Karl Iagnemma est un vrai délice. L’auteur évoque avec beaucoup de malice ce sentiment d’amour extrême dans le milieu scientifique. L’intelligence n’est pas gage d’aisance en matière de sentiments amoureux. Leurs péripéties offrent souvent de belles scènes de désolation, de naïveté mais aussi de déchainements et de passion.

 

Dans chaque nouvelle, le ou la scientifique en est le personnage principal : on retrouve le scientifique à lunette caché chaque nuit derrière son écran, le phrénologue, les mathématiciens universitaires, l’artisan du bois, l’agent des Affaires indiennes, la scientifique arboricole, le mineur et le docteur. Il évoluent à la fois dans un cadre bucolique, intransigeant, glacial au grés des époques. Que ca soit courant du XIXe siècle ou fin du XXe siècle, l’amour est un moteur essentiel dans cette quête. Cette dernière peut se poursuivre dans des équations, dans la recherche du crane parfait de la femme parfaite, dans l’abandon, dans la persévérance, dans la passion, dans les entrailles.

 

Certaines nouvelles m’ont charmée par cette manière farfelue d’aller en la rencontre de l’amour. « Le rêve du phrénologue », profession que je ne connaissais pas qui consiste à étudier la morphologie de la boite crânienne et en déduire grâce à un cryptage compliqué l’avenir de leur propriétaire et de leur trait de caractères. A l’heure actuelle on prendrai cela pour du charlatanisme mais cela était assez convaincant au cours du XIXe siècle. Ensuite, « Les enfants de la faim » dans lequel un médecin étudie sur un sujet vivant le fonctionnement de l’estomac. La passion y est si dévorante que finalement l’amour n’a plus aucun sens.

 

D’autres m’ont touché par leur sensibilité. « Règne, ordre, espèce », où une jeune femme scientifique est totalement fascinée par la nature et son fonctionnement. A tel point quel déclame à ses amoureux successifs son amour, par le biais d’une longue tirade tirée d’un bouquin scientifique sur le sujet, qui est loin de laissé de marbre ces prétendants. Son obsession est de découvrir et rencontrer l’auteur de ce bouquin. « La femme du mineur » est une très belle ode à l’amour celui qui se mérite, celui qui dévore les âmes. Etre mineur n’est pas la panade, mais il est un des rares moyens de subsistance lorsqu’on est émigrant. Ce mineur est un passionnée d’arithmétique et tente de démontrer et créer en cachette la faisabilité que la surface d’un cercle peut être identique à celui d’un carré. Sa femme aimante croit alors qu’il est possédé par un démon quand elle découvre ces feuilles gribouillés de signes inconnus. Mais la persévérance et l’amour vont les mener sur le bon chemin.

 

Ce recueil offre huit nouvelles uniques par leur originalité. Les interactions humaines y sont décrites avec beaucoup d’honnêteté, de subtilité. L’ironie, la désillusion, la passion, la culpabilité viennent parachever ces histoires sublimes. Les personnages y sont dépeints dans toute leur complexité. La nature y est beaucoup présente, si le décor change et que les années défilent, j’ai eu l’impression que ces huit histoires se déroulent dans les mêmes lieux et environnement. Point que j’éclaircirai lors d’une prochaine lecture.

 

J’ai passé un agréable moment de lecture en compagnie du recueil de Karl Iagnemma. C’est un vrai délice de se laisser balader au grès « de la nature des interactions amoureuses ».

 

 


Lecture dans le cadre de la Masse Critique de Babelio en partenariat avec Les éditions Albin Michel, merci beaucoup !

 

 

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Vers le site des éditions Albin Michel, pour tout savoir !

Vers le site de Karl Iagnemma !

 

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Une lecture proposée par le Picabo River Book Club.

 

 

 

 

LA CLEF DES PORTAILS, tome 1 : Akalie O’Lys de Jupiter Phaeton.

La clef des portails (Akalie t. 1) par [Phaeton, Jupiter]

 

 

[ URBAN FANTASY / YA – Nouveauté 2018]

Auto-édition

 

 

 

Format numérique (318 pages) : 5.99€

Broché : 15.90€

Ma note : 5/5 mention « méga coup de coeur »

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Le résumé :

 

Je m’appelle Anna et je vis depuis 4 ans dans le village de Sona, sûrement le plus calme et tranquille du monde depuis l’ouverture des portails. Enfin, ça c’était jusqu’à ce que Vlad, un fichu chevalier – oui, je les déteste – décide de venir mourir sur mon pas de porte. Bien sûr que je n’ai pas pu le laisser rendre son dernier souffle. Mais peut être aurais-je mieux fait ? Avec lui, les ennuis ont débarqué : en plus d’avoir des mercenaires aux fesses, Ersera, la servante des dieux, ne me lâche plus. Je n’ai plus le choix, je dois retourner à Washington. Si j’avais su que fuir cette ville m’aurait ramené à elle dix ans plus tard…
Fichu karma.
Fichu passé.
Une héroïne sarcastique, de l’action, de la magie : en bref, un roman d’urban fantasy où l’ennui n’a pas sa place !

 


 

Mon avis :

 

Aujourd’hui je te parle de mon dernier méga coup de cœur. Avec son second roman, Jupiter Phaeton nous propose un urban fantasy exceptionnel !

 

Troll, fées, sorciers, servante des Dieux, chevalier, chancelings, elfes, prêtresses, vampires et autres petite bêbêtes aussi impressionnantes sont au rendez-vous pour une aventure sensationnelle. Une héroïne de la trempe des Braves, au caractère corsé avec un gros cœur, c’est Anna. Un véritable bout de femme qui sait manier l’épée et maitrise la magie. Anna est auréolée de mystère. Elle cherche à tout prix à fuir son passé. A sept ans, elle s’enfuit seule de Washington et trouve refuge auprès d’un vieux sorcier au milieu de la forêt. Ce dernier va la protéger et lui apprendre les rudiments de la magie, de la défense et de la persévérance. On découvre au fil des chapitres qu’Anna détient un très grand pouvoir inconnu jusqu’à présent. Anna aime la solitude, elle y trouve un certain réconfort. D’une grande empathie, elle aide sans compter son prochain sans rien attendre en retour. Partie, elle s’installe dans un paisible village sous le couvert de guérisseuse et d’herboriste. Elle n’est pas du genre à s’attacher à quiconque et refuse ces liens d’amitiés sous peine de souffrir si elle devait partir précipitamment. Anna est courageuse, têtue, bourrique, insensée, provoquante, nerveuse. Elle pette le feu. Ses répliques sans filtre la mettent souvent dans le pétrin, c’est sa manière à elle d’être authentique et honnête. D’une combativité extrême, l’honneur, la justice sont des valeurs essentielles à ses yeux. Sa seule et unique faille : le lait chaud ! Anna a une personnalité de tonnerre faisant d’elle un personnage totalement attachant. Les épreuves qu’elle va devoir affronter font d’elle une héroïne sensationnelle.

 

Ces épreuves débarquent en même temps que Vlad, Chevalier de l’Ordre qu’elle déteste le plus au monde sur sa liste des 10 principaux. Vlad frappe deux fois à sa porte à l’article de la mort. Requinqué par Anna, cette dernière le prend sous sa protection. Sur les routes, des mercenaires les prennent en chasse. C’est ainsi que les très gros ennuis débutent. La paix du monde se trouve entre leurs mains, le combat sera rude. Vlad est un chevalier tout mignon, tout gentil. On est loin de l’image valeureux et tombeur du chevalier. Il est la plupart du temps comateux à cause de ses vilaines blessures. Heureusement qu’un autre personnage vient contrecarré cette image. La valeureuse panthère noire, Erza, mâle alpha des chancelings. J’ai complétement craqué pour lui, voilà tu sais tout. Erza est Erza : une montagne de muscles, une autorité naturelle, de la bienveillance, de la férocité… Erza n’est pas du tout tombé amoureux de moi, mais plutôt d’une certaine héroïne aussi aveugle qu’un aveugle. Anna se retrouve entre Vlad et Erza, un petit trio amoureux.

 

Pour en revenir à mon ressenti, est bien c’est tout simple : de l’action à gogo, des rebondissements, du suspense, des secrets, une course contre la mort, des révélations, de l’amitié, de l’amour (un peu). Concrètement cela donne  : wouah !, noooonnnn !, bordel, nom de dieu, ahhhhhhh, oufffffff, vas y déf(biiiip) le!. Voilà je me suis régalée du début à la fin. Une sacré histoire racontée par une auteur au talent qui n’est plus à prouver. Une histoire hyper addictive avec des personnages tout aussi atypiques les uns des autres, des enjeux cruciaux et des destins mis à rude épreuve.

 

J’attends la suite avec impatience et j’espère de tout cœur de t’avoir convaincu.

 

 

 


 

Je remercie chaleureusement Jupiter Phaeton pour sa confiance.

 

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Retrouvez mon avis sur un autre roman de Jupiter Phaeton : « LA DERNIÈRE EMPATHE, tome 1 : Ryvenn ».

Découvre l’univers de Jupiter Phaeton sur son site !

 

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