FACE DE LUNE de Hervane Blanc.

Face de Lune par [BLANC, HERVANE]

 

 

 

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018]

LIBRINOVA

 

Format numérique (133 pages) : 2.99€

Broché : 12.90€

Ma note : 5/5 mention « coup de coeur »

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Depuis le décès de sa mère, Face de Lune a perdu goût à la vie. Cette petite fille à l’existence jusque-là tranquille, ne veut plus dormir, de peur de se réveiller le lendemain et de découvrir que ceux qu’elle aime ne sont plus là…Nous suivons alors les destins de femmes ayant vécu la perte, le chagrin et la désillusion. D’abord Elena, orpheline depuis son plus jeune âge, puis Claire, dont la vie a basculé du jour au lendemain.Et qui est cette mystérieuse psychologue dont la voix se fait tendre et rassurante pour nous guider vers le chemin de la reconstruction ? Avec ses mots, elle nous aide à comprendre les pensées négatives qui parfois nous font perdre pied.Découvrez un roman sensible et émouvant, une ode à la résilience et au bonheur retrouvé !

 


 

Mon avis :

 

Il y a de ces livres qui indescriptiblement viennent te couper le souffle. FACE DE LUNE fait parti de ces merveilles qui te bouleverse. Un roman sensible et touchant.

 

FACE DE LUNE retrace le portrait de trois personnes. Mathilde, Claire et Elena ont toutes trois un combat à mener. Surmonter des angoisses, faire le deuil de l’inacceptable et aller de l’avant sont le branle bas de combat de leur quotidien.

 

Le roman s’ouvre sur des scènes douloureuses et déchirantes. Mathilde, surnommée Face de lune, doit faire face au décès de sa maman emportée par la maladie. Elle n’a pas pu lui dire au revoir et s’attend toujours à ce qu’elle revienne. Mathilde sombre peu à peu dans un mutisme très profond. Elle ne comprend plus le monde autour d’elle. Elle n’y porte plus aucun intérêt. Elle est là et attend. Présenté sous forme de chapitres très court, l’auteur délivre un récit poignant et percutant. C’est si dur à avaler, mais je ne peux que faire le parallèle que dans le monde autour de moi, des enfants souffrent énormément.

 

Puis le roman, prend une nouvelle tournure. Nouveau ton, nouvel agencement du récit, l’auteur m’a transportée auprès d’adultes. Quelque peu perturbée par ce changement, et beaucoup perdue ne sachant pas où l’auteur voulait pousser ma réflexion. Je fais donc, la connaissance de Elena, libraire, Elisabeth, professeur d’anglais, Claire, femme au foyer. Elles habitent toute trois la (ma) belle ville toulousaine. Claire est l’élément liant ces trois personnages, alors qu’Elisabeth va être l’élément inspirant un nouveau départ.

 

Elena est une jeune femme introvertie qui ne s’autorise pas le bonheur et ne veut surtout pas s’attacher à l’amour. Elle refuse tout lien quelconque dans le but d’éliminer toute souffrance qui serait occasionnée par la perte. Claire est orpheline : ses parents sont décédés dans un accident de voiture. Recueillie par la suite par sa grand mère, elle doit faire face au rejet de sa tante. Sa vie d’adulte s’est construite sur une seule image négative. Il est temps pourtant pour elle de laisser le passé au passé. Arrivera t-elle à surmonter ses plus grandes craintes ?

 

Claire est une femme au foyer exemplaire. Maman de trois enfants, elle fait toute les taches qui lui incombent. Claire s’est oubliée peu à peu, mettant de côté ses aspirations professionnelles. Le bonheur de sa famille lui importe davantage. Les œillères ont parfois du bon, jusqu’au moment où elles explosent et tout s’ouvre sur la désillusion. Cet échec cuisant va l’anéantir mais elle trouvera les solutions pour repartir du bon pieds.

 

FACE DE LUNE est une extraordinaire découverte. Celle qui a meurtri mon petit cœur. L’auteur scande à merveille que nous sommes l’unique moteur de nos vies. Que l’anéantissement émotionnel quel qu’il soit, n’est pas une finalité, une fatalité et qu’il a encore des choses magnifiques sur terre qui méritent le combat. Un pas après l’autre avec la volonté farouche de dire « stop », la vie peut être encore merveilleuse. Malgré le fait que le livre traite d’un sujet très douloureux sur la perte, Hervane Blanc insuffle une dose d’optimisme. J’ai été suspendue aux mots de l’auteur tout au long de son roman. Finissant sur une claque magistrale, l’histoire prend alors un tournant insoupçonné. C’est le sourire aux lèvres que j’ai refermé ce roman. Apaisée et soulagée : que la vie peut être belle !

 

 

 


 

Je remercie Librinova pour leur confiance.

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site de Librinova, pour tout savoir !

Vers la page Facebook d’Hervane Blanc, pour suivre son actualité !

 

IMG_20180426_160220_117

 

 

Publicités

OUBLIE QUE JE PARS ET DIS-TOI QUE JE REVIENDRAI de Maxime Sayer.

 

 

 

[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE / EPISTOLAIRE – 2017]

EDILIVRE

 

Format broché (170 pages) : 14.50€

Numérique : 1.99€

Ma note : 3,5/5

 

 

 

 


 

 

Le résumé :
Deux adolescents, Valentin et Éléonore, Val et Éole. Deux vies croisées et différentes. Mais une seule correspondance. Un seul amour. Une seule occupation : fuir les diktats de la hiérarchie du monde et tendre vers leur seule liberté possible : la passion. À travers des dizaines de lettres naît une histoire d’amour entre ces deux êtres qui ne se connaissaient pas. Mais les mots ont-ils le pouvoir de dire la vérité ?

 


 

Mon avis :

 

Maxime Sayer, jeune auteur, signe ici son premier roman. Malgré des anicroches et quelques soucis au niveau de la structure de son récit, Sayer a de belles idées et beaucoup de choses à raconter.

 

La première partie est consacrée au récit épistolaire où deux jeunes gens font délier leurs pensées et épancher leurs émotions. Une sorte d’apprentissage sentimental qui renforce l’amour au fil de cette correspondance. La colère et le désespoir s’emparent de ces moments d’intimité. Valentin et Eole refont le monde dans une ambiance mélodramatique. Une relation fictive aux allures de Roméo et Juliette. Puis arrive ce moment inattendu où la réalité rattrape la fiction. Tel un château de cartes, le bonheur s’effondre dans un tracas dramatique et déchirant. Préface à une seconde partie où la solitude prend le pouvoir sur la déperdition humaine. Valentin usant de son journal intime confie, alors, ses intimes et désolées pensées.

 

La psychologie des personnages est le moteur essentiel à cette histoire bouleversante. Telle une passerelle entre l’adolescence et le monde adulte, les questions fourmillent et paralysent Valentin et Eole. Tout est finement analysé et disséqué : l’amour, la fidélité, la solitude, la peur de l’inconnu, la trahison, l’attente, l’abandon, le désespoir, la crainte, la folie, la jalousie, l’espoir… Une flopée d’émotions, de sentiments et de questions accaparent nos jeunes héros face au monde, à la société rigidifiée dans une panoplie de codes intraitables.

 

Je dois avouer que je suis épatée par la plume de Maxime Sayer. Aussi honnête soit-elle, la sensibilité qui en émane m’a chamboulée. Il fait preuve d’une très grande maturité. Il a beaucoup de choses à dire. Et c’est ici que je m’exclame haut et fort : auteur à suivre absolument ! Malgré la faiblesse indue, peut être, à ses débuts, le talent est là. J’encourage fortement l’auteur à persévérer.

 

Si tu ne prêtes pas cas, à ces quelques erreurs, tu découvriras une magnifique histoire.

 

 


 

Je remercie Maxime Sayer pour sa confiance et surtout sa patience.

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site d’Edilivre, pour tout savoir !

Vers la page Facebook de Maxime Sayer, pour suivre son actualité !

 

IMG_20180426_160220_117

LE ROMAN DE ROMY, livre 1 de Lou Marceau.

le roman de Romy par [Marceau, Lou]

 

[ ROMANCE CONTEMPORAINE / NEW ADULT – Rentrée littéraire 2018]

Éditions BMR

 

 

 

Format numérique (498 pages) : 9.99€

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

La vie de Romy n’est clairement pas un long fleuve tranquille. Côté boulot, elle est avocate et aussi prof de yoga. Côté cœur, c’est le calme après la tempête  : à la suite d’une histoire douloureuse, elle a enchaîné les relations sans lendemain… et finalement opté pour l’abstinence  !
Aujourd’hui, direction la salle de sport pour un cours d’initiation à la boxe. Mais Romy a à peine le temps d’apprendre quelques coups qu’elle est mise KO debout. Vaincue par un seul regard. Sous le choc face à l’homme le plus canon qu’elle ait jamais vu.
Raphaël, lui, n’obéit qu’à une règle  : tout oser sans se restreindre  ! Il est aussi déterminé à séduire Romy que celle-ci l’est à lui résister. Du chat ou de la souris, lequel cédera le premier  ?

 


 

Mon avis :

 

LE ROMAN DE ROMY est juste irrésistiblement addictif !

 

Romy n’a rien d’une bimbo écervelée ou ayant un passé traumatisant. Romy est l’icône même du mouv’ naturel ! Romy est aussi extravagante qu’un nounours de guimauve ou bien aussi incisive qu’une bande dépilation. L’honnêteté est son leitmotiv. Le filtre, elle ne connaît pas forcément et souvent les conséquences sont aussi inattendues que savoureuses. J’adore Romy pour son langage fleuri et ses pensées philosophiques qui ne tiennent pas forcément dans la durée et/ou la route mais qui s’effondrent à la moindre occasion. Romy est charmante dans sa négligence et touchante dans ses principes qui donnent l’image qu’elle est coincée du c.. (pip pip pip). Working girl moderne et adepte de la position du lotus (idéal selon Raphaël pour les positions du Kamasutra), elle a une vie bien remplie sauf côté sentimental où c’est le désert (très très aride).  Romy attend juste le bon bonhomme (où le super dessert qui la fera fondre) qui remplira toute les qualités requises. De ce côté là, j’avoue elle est terriblement exigeante qu’elle compense par des tonnes de tablettes au chocolat.

 

Raphaël part du principe qu’il faut tester la marchandise avant tout. Salle goujat ! Raphaël aurait pu être une icône de la mode, mais il s’est dirigé vers un métier honorable. Pour lui une relation durable n’est absolument pas envisageable. Les rencontres intimistes d’un soir sont son dada. Baragouineur, charmeur, dandy, romantique, tout est bon pour que Romy tombe dans ses filets. Mais la belle a plus d’un tour dans son sac. Elle le fait languir des plus belles des manières, en ne s’offrant pas à lui. Le jeu du chat et de la souris est lancé. Pour le plus grand bonheur et malheur des deux protagonistes. Je ne suis pas sure qu’il est un vainqueur au final.

 

La plume de Lou Marceau a tout pour plaire : pétillante, une verbe addictive et usuelle pour parfaire des situations aussi cocasses que romantiques. C’est un pur régal que de découvrir cette lecture. Les personnages sont d’un magnétisme assez impressionnant. L’auteur a choisi de cultiver le mystère autour du personnage de Raphaël alors que Romy est au cœur de l’histoire. Le lecteur découvre toutes ses pensées, ses envies, ses craintes, ses doutes, ses espoirs, sa douce folie et son optimisme teintée parfois de négativité. Je vois Romy comme une fleur qui s’épanouit. Au côté de Raphaël, elle se trouve en tant que femme. Malgré ses attentes, elle arrive à dépasser sa rigidité émotionnelle.

 

J’ai pris énormément de plaisir à découvrir cette romance. C’est à la fois léger, intriguant, addictif, touchant et les personnages sont aussi désespérants qu’attachants. Une romance pétillante et fraîche, idéale pour attaquer l’automne. Je recommande vivement !

 

 


 

Je remercie les éditions BMR pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions BMR, pour tout savoir !

 

 

Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry ClechTAMPON_A_SUIVRE__4b9e4da25e7b3

LE MONDE DE TIM de Pierre Grand-Dufay.

20180919_144841

 

 

[ANTICIPATION – Rentrée littéraire 2018 ]
Éditions Pierre-Guillaume de Roux
Format broché (256 pages) : 20.00€
Ma note : 3.5/5 mention  » à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

En 2047, le monde s’est totalement transformé. Paix et prospérité semblent régner à perte de vue sous le miracle grandissant d’un progrès scientifique nommé Intelligence Artificielle. Seule ombre au tableau, cette conquête se révèle davantage matérielle que spirituelle. Claire et Paul, un couple heureux, en pleine réussite professionnelle et sociale, sont encore prisonniers de cette logique. L’irruption brutale de Tim, orphelin de quinze ans, dans leur existence bien réglée va bouleverser tous leurs repères et permettre à Paul de renouer avec son enfance et ses racines provençales oubliées. C’est à travers le regard inspiré, quasi visionnaire de l’adolescent que le couple se met peu à peu à comprendre l’ampleur des mutations à l’oeuvre. L’essentiel n’est plus ce qu’ils croyaient. Un tout nouveau mode de vie s’impose à deux sans plus attendre… Un roman spéculatif qui anticipe les grands bouleversements à venir dans de nombreux domaines-clés : technologie, urbanisme, économie, enseignement, droit de la famille ou du travail, institutions et construction européenne. Le Monde de Tim déjoue les angoisses déclinistes de notre époque par quelques réponses simples et fermes, fondées sur le retour aux valeurs essentielles : amour, partage, responsabilité. Une belle leçon d humanisme et de confiance qui insuffle une nouvelle espérance.

 


 

 

Mon avis :

 

Tim vient de vivre une terrible épreuve : la perte de ses deux parents. Recueilli par le cousin de son papa, il arrive dans un monde qu’il ne soupçonnait pas. Il a toujours vécu loin de toute frénésie. Son enfance en Guyanne et ensuite au cœur de la campagne, lui vaut bon nombre d’ébahissements. Du haut de ces quinze ans, il découvre un Paris utopique. Un Paris idéaliste. Sa nouvelle famille est tout aussi déstabilisante. Claire et Paul n’ont jamais eu d’enfant. Leurs travails ont toujours prévalu sur une vie familiale. Les soirées, les mondanités, les repas d’affaires, les voyages sont au cœur de leur quotidien assez rythmé. L’arrivée de Tim va bouleverser ce qui leur penser acquis et petit à petit l’esprit vif et juste de ce fils adopté va s’insinuer dans leur vie.

 

LE MONDE DE TIM est à l’image d’un monde humainement respectueux, chaleureux, curieux, inventif, attentif et attentionné. Un monde où les valeurs humaines passent inévitablement avant quelques technologies facilitant la vie.
Je dois dire que la perception de Tim m’a totalement enchanté et la manière dont il l’aborde avec justesse et honnêteté m’a  conquise. La pureté de Tim éblouit dans un monde interconnecté et peu soucieux de l’autre.

 

 

Pierre Grand-Dufay plonge son lecteur dans un monde bien utopique. Un monde où l’écologie a une place primordiale avec des ressources alternatives exploitées avec ingéniosité. Un monde où le travail est revisité d’une manière inattendue. Un monde où l’éducation a évolué grâce aux technologies de pointes et est adaptée à chaque enfant et adolescent. Les intelligences artificielles sont omniprésentes. Elles œuvrent ici et là. Facilitant les humains dans leurs tâches quotidienne, personnelle, déplacements et travail. Un monde très harmonieux mais froid où l‘IA serait une personne à part entière.

 

Pierre Grand-Dufay met en exergue ce monde pro-réel. Un monde à la fois fascinant et effrayant. Par la voix et les actes de Tim, celui ci pointe du doigt toutes les conséquences néfastes qui détruisent peu à peu ce qui fait l’essence même de l’être humain.

 

L’IA est un sujet qui me passionne. C’est d’ailleurs le second roman que je lis l’ayant pour thème. LE MONDE DE TIM est un récit exposant avec beaucoup de présence d’esprit un avenir bien plus proche que tu le penses. L’IA rode dans nos smartphones, applications et objets connectés. Le « big data » est une notion concrète. Si tout le côté scientifique est peu abordé dans ce roman, l’aspect « humain » le façonne, le modèle.

 

LE MONDE DE TIM est une belle découverte, même si je n’ai pas été d’accord sur certains points, il ouvre où débat.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
– Pourtant ce sont vos meilleurs amis, c’est étonnant qu’ils ne vous aient rien raconté. Je ne devrais pas vous dire ça, mais je trouve que, ce soir, vous avez beaucoup parlé, mais vous n’avez rien dit de vous, de vos soucis ou de vos joies, rien de ce qui vous touche ou vous concerne, vous ne vous êtes rien raconté… et puis on dirait que vous n’écoutez pas. Vous dites des choses en fonction de ce que vous voulez que l’autre pense de vous. Tout ça est faux. Tout ce bluff, cette esbroufe, c’est triste à en mourir. Personne ne dit ce qu’il ressent vraiment. Ca sert à quoi de jouer un rôle quand tous les acteur jouent le même ? C’est idiot.

 

 

 


 

 

Je remercie Mr Grand-Dufay de m’avoir permis de découvrir son roman et Mr Foucaud pour sa sollicitation.

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Pierre-Guillaume de Roux, pour tout savoir !

 

 

 

TERRE DE BRUME, #1 : Le sanctuaire des dieux de Cindy Van Wilder.

Terre de Brume - Le Sanctuaire des dieux (Grand Format Ados) par [Van Wilder, Cindy]

 

 

[ FANTASY / Young Adult – Rentrée littéraire 2018]

RAGEOT Éditeur – Collection Grand Format Ado

 

Format numérique (288 pages) : 12.99€

Broché : 16.90€

Ma note : 3.5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Depuis le Bouleversement, cataclysme qui a recouvert son monde d’une brume toxique en ne laissant que de rares survivants, Héra vit à Taho dans le Sanctuaire des Prêtres de l’eau, où elle apprend à maîtriser la magie pour devenir guerrière. Au cours d’une mission, elle rencontre Intissar, une Sœur de Feu capable de communiquer avec les esprits. Intissar a bravé sa propre communauté pour venir avertir les habitants de Taho d’un terrible danger. Mais il est déjà trop tard : une vague de Brume, peuplée de créatures ni mortes ni vivantes, s’est levée… et frappe le Sanctuaire. Et elle frappera encore. Héra et Intissar s’allient afin d’empêcher leur monde de sombrer dans l’oubli.

 


 

Mon avis :

 

Héra et Intissar vivent dans un monde dévasté, anéanti par la Brume, sorte de brouillard mortel au moindre contact et grouillant de monstres et autres entités malveillantes. Survenu à la suite d’un cataclysme puissant et inconnu,  les communautés habitent sur les pentes de montagnes émergeant ici et là. Seuls îlots survivant aux conditions extrêmes : promiscuité, manque de nourriture et d’eau.

 

Héra est une apprentie guerrière chevronnée. Elle maîtrise l’eau à la perfection. Rebelle, imposante, son parcours est semé d’embuche. Orpheline à sa naissance, un passeur la prend sous son aile. Unis par un lien puissant, leurs rencontres au sein de Taho sont rares mais ne les privent aucunement de passer de très bons moments de retrouvailles.

 

Intissar appartient à la communauté des Sœurs et Frères de Feu. Jeune fille exceptionnelle, elle mène avec courage et témérité tous les combats qu’elle entreprend. En plus de maitriser le feu, elle possède un don unique : celui de communiquer avec les esprits qui voguent dans les abimes de la Brume. Attachée à de très fortes valeurs, elle n’hésite pas à braver les interdits. Son dernier esclandre la mène à Taho, pour les prévenir d’un très grand danger. Aussitôt prise pour un imposteur, la communauté ne prête pas attention à ses avertissements.

 

Devant  ce grand désastre, Héra et Intissar se lient d’amitié et partent sur le chemin dangereux d’une quête au cœur de la vérité.

 

Ce premier tome est axé sur les bases d’une histoire, qui je pense au fur et à mesure des tomes, sera fabuleuse. J’ai fait connaissance d’un monde avec ses règles, ses lois, ses différences et ses combats. Les personnages sont authentiques et très attachants. Ces jeunes héroïnes sont au cœur d’un combat qui perdure et peut être détiennent-elles finalement les clefs pour que leur monde survive à ce déferlement d’horreurs. Leur complicité naissante met en évidence les relations complexes qu’entretiennent les différentes communautés. Au fil des chapitres les enjeux deviennent plus pressant, cette quête périlleuse et les subtilités prennent une place capitale dans le dénouement futur.

 

Si cette lecture est avant tout adressée à un lectorat jeune, j’ai apprécié la teneur de ce premier tome. De l’action en pagaille, des héroïnes passionnantes et un final très alléchant quant à la suite de cette fabuleuse aventure. Cindy Van Wilder use d’une atmosphére typique de la Grèce antique et moyen orientale. Elle expose une nouvelle vision assez contrastée à celle connue. Et cela j’adore !

 

Une superbe lecture que pourront adorer ou apprécier les plus jeunes et les plus grands !

 

 

 


 

Je remercie les éditions Rageot pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site de Rageot éditeur, pour tout savoir !

Vers le site de Cindy Van Wilder, pour suivre son actualité !

 

 

Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry ClechTAMPON_A_SUIVRE__4b9e4da25e7b3

Ensemble. Maintenant. Pour toujours d’Emily Blaine

ensemble maintenant pour toujours

Romance contemporaine – Livre sorti le 6 juin 2018

Editions Harlequin – Collection &H

Service presse

 

Je remercie les éditions Harlequin qui, via la plateforme NetGalley, m’ont permis de découvrir ce roman en service presse.

Résumé : Elle est la femme de sa vie.

Il doit juste la convaincre qu’il est l’homme qu’il lui faut.

Théo sait tout de Summer : il a passé une partie de sa jeunesse à la protéger de son père violent, à la tirer des pires situations. Peu à peu, il est tombé amoureux d’elle, de l’éternelle optimiste et de la femme forte qu’elle est devenue. Summer a quant à elle toujours refusé une histoire avec lui : ses relations avec les hommes sont chaotiques et leur amitié est trop précieuse pour qu’elle coure le risque de l’abîmer. Respectueux de ce choix, Théo est resté à distance : il a veillé sur elle, en protecteur discret et bienveillant. Mais, grâce à son frère Jérémiah, il prend conscience qu’à trop attendre, il pourrait bien perdre la femme de sa vie… S’il veut un jour être heureux, il doit prendre les choses en main et convaincre Summer qu’il est l’homme qu’il lui faut.

 

Mon avis : Grande fan de la plume d’Emily Blaine, c’est avec joie que j’ai découvert la suite de « toi, moi, maintenant ou jamais ». Enfin, une suite, pas vraiment si on considère qu’elle est centrée sur Théo et Summer. Néanmoins, on retrouve, avec joie, nos deux amoureux et on en apprend davantage sur la relation du frère de Jérémiah avec la meilleure amie de Charlotte. En effet, ils m’intriguaient depuis un moment et je suis ravie d’avoir, enfin, percé tous leurs secrets !!

Nous retrouvons donc Théo, le frère de Jérémiah, et Summer, la meilleure amie de Charlotte. L’intrigue se passe quelques semaines après « toi, moi, maintenant ou jamais » et comme toujours, Summer et Théo ne sont pas au clair avec leurs sentiments. Entre amour et amitié, la frontière est souvent mince…. Quel lien unit réellement Théo et Summer ? Une relation amoureuse ne risquerait-elle pas de mettre en péril leur complicité ?

On sait depuis longtemps que Summer est une jeune femme qui s’est construite dans l’adversité, devant fuir face à un père violent. Avec l’aide de Théo, Jérémiah, Charlotte et son frère David, elle a fini par quitter la maison familiale pour faire ses études et trouver un super boulot à New-York. Craintive, elle cloisonne tous les pans de sa vie et se refuse de ressentir des sentiments forts. Néanmoins, face à Théo, toutes ses certitudes vacillent. Summer ne sait pas trop comment gérer l’afflux émotionnel qu’elle ressent en sa compagnie. Complices depuis de nombreuses années, ils ont construit une relation ambiguë, faite de non-dits et de rendez-vous manqués. De son côté, le jeune homme ne veut plus perdre de temps. Suite à son accident qui l’a défiguré et qui lui a laissé de nombreuses cicatrices sur tout le corps, il n’a plus qu’une obsession : faire succomber Summer ! Pour cela, il va mettre en application les conseils de son frère et surtout ne rien lâcher pour essayer de faire tomber les murailles qu’elle a construites pour protéger son cœur et son âme.

Cette suite était attendue par tous les fans du premier tome. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé Jérémiah et Charlotte et  je suis ravie d’avoir enfin pu en apprendre plus sur Théo et Summer qui, je dois bien l’avouer, avaient piqué ma curiosité. L’écriture à deux voix permet une vision complète de leur relation et les flashbacks dans le passé nous montre à quel point ils ont évolué. Comme toujours, la plume d’Emily Blaine est efficace. Elle arrive parfaitement à doser les rebondissements, les scènes d’amour et les transitions. Aucun temps mort n’est à noter dans ce roman un peu court mais qui apporte toutes les réponses à nos questions. Il reste une possibilité de spin-off avec le couple Gemma-David mais cela ne semble pas à l’ordre du jour… dommage car ils cachent eux aussi une part de mystère qu’on aimerait lever.

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie de Théo et Summer. Tous les deux blessés par la vie, ce roman est une ode aux secondes chances. Il permet également de retrouver la fougue de Jérémiah et une Charlotte complètement transformée. Cette romance contemporaine comblera tous ceux qui ont lu « toi, moi, maintenant ou jamais ». En revanche, si vous n’avez toujours pas lu cette saga, foncez-vous la procurer et laissez l’adrénaline vous emporter maintenant et pour toujours.

image-principale-page-liens-utiles

Retrouvez ici ma chronique pour « Toi. Moi. Maintenant ou jamais » de Emily Blaine

Retrouvez ici tout l’univers d’Emily Blaine

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Harlequin

Retrouvez le également sur Amazon

 

sans-titre (28)          sans-titre (27)          reviews_25_120          netgalley_challenge_2018_120

ONZE JOURS de Lea Carpenter.

20180917_160958

 

 

[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE NORD AMÉRICAINE ]
RENTRÉE LITTÉRAIRE 2018
Éditions Gallmeister – Collection America
Traduit (de l’américain) par Anatole Pons
Titre original : Eleven days, 2013
Format numérique (266 pages) : 14.99€
Broché : 22.00€
Ma note : 5/5 mention « pépite »

 

 


 

Le résumé :

 

Pennsylvanie, mai 2011. Sara apprend que son fils unique Jason, parti combattre avec les forces spéciales américaines, est porté disparu en Afghanistan. Femme forte et indépendante, familière des hautes sphères politiques, Sara, qui a élevé seule Jason après le décès de son père, se retrouve pour la première fois de sa vie impuissante face au destin. Confrontée à l’interminable attente, assiégée par les journalistes, elle plonge dans ses souvenirs et relit les lettres envoyées par Jason durant son entraînement, espérant se rapprocher de ce fils disparu et comprendre les raisons de son engagement. Au bout de neuf jours, des nouvelles arrivent.
Le premier roman de Lea Carpenter est le portrait sensible d’une mère et de son fils, dont les choix bouleversent leurs deux vies à tout jamais.

 


Mon avis :

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Ce qui s’est passé ce jour de 2005  dans la province de Kunar est bien connu au sein de la communauté de la NSW ; c’est une nouvelle histoire d’héroïsme, de bataille et de courage, une histoire sur la manière dont on se bat aujourd’hui contre des ennemis qui n’ont pas toujours l’air de menaces, dans des endroits où vous n’auriez pas envie de passer votre lune de miel. Elle est aussi emblématique du fait que les opérateurs ne laissent jamais leurs hommes derrière eux. Cette journée-là fut une tragédie qui comportait un enseignement moral. Parmi les SEAL, les gars discutent et analysent encore l’histoire des chevriers et de leurs chèvres, où les opérateurs – ils n’étaient que quatre – durent décider s’il fallait égorger les chèvres et leurs gardiens, ou bien les laisser partir et prendre le risque qu’ils parlent et trahissent la présence des SEAL auprès des talibans. Le vote alla en faveur de la bonne conscience. Il alla en faveur des chevriers, qui étaient des civils. Vous ne pouvez pas tuer des civils.
Les chevriers ne tinrent pas le secret.

 

 

Décidément ce mois de septembre est riche en découverte. Lea Carpenter signe avec ELEVEN DAYS, son tout premier roman qui divise, vraiment, la blogosphère.

 

Carpenter traite un sujet actuel et intergénérationnel. Un sujet qui apporte son lot de polémiques et qui divise largement les Etats-Unis. La guerre contre le terrorisme est acclamée par les chants patriotiques et drapeaux flottants pavoisant de nombreuses maisons et autant dénigrée par les détracteurs.

 

Au travers de l’histoire de Sara et de son fils Jason, Carpenter décrit avec honnêteté, précision et bienveillance le quotidien de deux êtres qui ont pris le parti de veiller l’un sur l’autre quelque soit le chemin qu’ils prennent. De ne pas juger et surtout porter un regard objectif et respectueux de leurs choix. Sara, mère célibataire mais soutenu par le papa David, est une douce rêveuse, idéaliste dans un monde où les mots virevoltent. Une mère aimante et protectrice. Son fils Jason a grandit au rythme de son imagination débordante. Un père parti trop tôt, avec touts ses secrets. Un silence pesant où est abstenu toute sorte d’histoire héroïque. Le 11 septembre 2011, date charnière d’une nouvelle ère, éclate alors qu’il est un jeune homme en quête de son futur. Comme parmi tant d’autres, il rejoint les rangs de l’armée américaine.

 

Sara vit au jour le jour, quotidien ritualisé, entre son travail de correctrice, de correspondance avec son fils, de ses recherches sur des essais politiques et sur l’armée. La peur de le perdre est là, tapit dans l’ombre. Ingrate, moqueuse, narguant avec force la tranquillité de Sara. Car Jason poursuit son engagement, ses entrainements et rejoint le SEAL ( Sea, Air, Land (mer, air, terre). L’acronyme signifie également « phoque » en anglais ; il désigne la polyvalence des forces spéciales de l’US Navy. Note de l’auteur). L’excellence de l’armée américaine.

 

Carpenter, forte de sa plume authentique délivre dans son récit l’immuabilité qui unit une mère et un fils parti au front. Tout à tour, elle donne la voix à Sara et puis à Jason. Carpenter m’a bouleversée par le discours de Sara qui délivre sa peine, sa joie, ses craintes, ses espoirs, ses attentes. Elle met en exergue cette foule de sentiments en brandissant fièrement la pancarte : « je suis fière de mon fils, mais je n’accepterai pas sa mort éventuelle ». Le paradoxe est saisissant et c’est sur ce point de vue que Carpenter tire la force de son roman. D’un autre côté, dans les pas de Jason, j’ai découvert un univers inaccessible pour le commun des mortels, celui des SEAL. Dans ces moments là, le récit est nettement plus technique. A la fois documentaire et récit d’action, j’ai découvert qui sont ses hommes anonymes qui défendent la liberté de tous. Ces portraits sont tour à tour émouvants et effroyables.

 

ONZE JOURS m’a littéralement chamboulée. Il est difficile de se dire que c’est une pure fiction tant tout  semble réel. Quelque part dans un pays qui m’est inconnu, des mères, des pères, des frères, des sœurs, des familles entières, des soldats sont concernés. J’ai aimé que Carpenter ne prenne pas position dans ce conflit et que son roman est , ici, pour montrer la pure réalité. Elle donne la chance à son lecteur via toutes les informations concrètes de se forger sa propre opinion.

 

Hommes, héroïsme, bravoure, force, patience, sentiments, amour … animent avec brio une histoire poignante !

 

 


 

photo auteur

 

Focus sur Lea Carpenter

 

 

Lea Carpenter est née en 1972 dans le Delaware. Diplômée de Princeton et de Harvard, elle a été éditrice du magazine de Francis Ford Coppola, Zoetrope. Elle partage son temps d’écriture entre scénarios et œuvre romanesque. Onze jours est son premier roman, qu’elle a commencé à écrire après la mort de son père, espion dans l’Army Intelligence en Chine et en Birmanie pendant la Seconde Guerre mondiale. Lea Carpenter vit à New-York.

 


Je remercie les éditions Gallmeister et Léa du Picabo River Book Club de m’avoir permis de découvrir ce roman.

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Gallmeister, pour tout savoir !

 

 

received_257092058249322