AMÉLIE ET KURT : Résilience de Marushka Tziroulnikoff.

[ ROMANTIC SUSPENSE – Nouveauté 2019 ]
Collection AMOURS INTERDITES – Tome 2
176 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »
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Le résumé :
Jeune prodige de la musique baroque, Amélie est une pianiste qui a déjà une longue carrière derrière elle. Mais un jour, tout bascule. Amélie n’en peut plus et son comportement habituellement si docile et effacé change du tout au tout. Sur les conseils du médecin de famille, la jeune femme va se reposer à l’Institut Montcalm, en Suisse, un lieu administré par Kurt Von Ebrennac, psychiatre. Amélie retrouvera-t-elle la santé dans ce lieu privilégié ?
Est-il criminel de s’aimer ? En théorie, non. Mais dans les faits, chaque culture édicte ses codes et ceux-ci ne peuvent être enfreints, même au nom de l’amour. À chaque époque ses à priori, ses jugements et ses condamnations. Deuxième roman de la collection Amours interdites, AMÉLIE ET KURT – RÉSILIENCE est une romance psychologique dans laquelle on retrouve, une fois de plus, le questionnement de son auteure sur le sens de la vie, mais aussi sur les blessures, celles qui laissent des traces indélébiles au plus profond de l’âme des victimes. Peut-on réellement guérir de ces blessures ? Nous fragilisent-elles ou nous permettent-elles, au contraire, de devenir plus forts ? Tout ce que nous vivons a un impact sur nous et contribue à faire de nous ce que nous sommes. Notre pouvoir réside dans la façon dont nous abordons la vie, dans le regard que nous projetons sur elle et dans les actes que nous choisissons de poser.

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Amélie est un petit prodige de la musique baroque. Très tôt ses parents et son entourage remarquent sa prédisposition pour le piano, orientée plus tard vers le baroque, elle évolue dans ce monde réservé et inaccessible pour le commun des mortels. Entraînements, représentations, concerts, dès son plus jeune âge, elle est confrontée à une pression grandissante où l’excellence prend le dessus sur le bien être d’une enfant. Amélie grandit, s’épanouit dans la musique mais nulle part ailleurs. Sa vie se résume à la musique qui  au fil du temps, est devenue une prison dorée. Introvertie, docile et peu expressive, Amélie est confinée dans ce monde mutique et solitaire. Une rencontre inopinée à la sortie d’un concert, lui fait prendre la mesure de son avenir. Bouleversée et pour une fois déterminée, elle ose crier son mal être et son désarroi. Un craquage qui l’a mène à l’institut Montcalm en Suisse et à Kurt, le médecin.

 

Appréhension, peur et solitude ont toujours été ses compagnons. Arrivée dans ce nouveau lieu aussi grandiose que magnifique, Amélie va devoir donner sa confiance et s’ouvrir. Mais à quel prix ? Alors qu’elle voit en l’homme, son médecin, un soutien évident, un compagnon de route et bien plus, l’évidence d’un amour fou et interdit va la porter vers un inconnu où se brûler les ailes et croire sont deux enjeux distincts.

 

Ce second tome est totalement différent du premier. Inattendue, cette lecture a eu le mérite de faire saigner mon cœur. La sensibilité d’Amélie m’a touchée d’une manière aussi désordonnée que foudroyante. L’autrice a su parfaitement retranscrire les émotions d’Amélie, ses interrogations, ses doutes, ses craintes, ses peurs et ses espoirs. D’une subtilité farouche et sensible, l’autrice m’a transportée aux côtés d’un personnage déchiré et profondément humain avec ses blessures, ses failles et ses aspirations, sur la route de la résilience. C’est un coup de cœur inattendu ! C’est une lecture aussi difficile que captivante. C’est très dur de vous expliquer ce que j’ai ressenti. C’est un tourbillon d’émotions et de paradoxes. C’est le bien et le mal qui se confrontent perpétuellement. Cette lecture m’a engouffrée dans l’âme humaine, dans sa douleur, confrontée à ce que la vie peut offrir de malsain. C’est la beauté qui côtoie la noirceur, c’est l’espoir qui combat la peur, c’est l’amour passionnel contre la folie humaine. C’est fou, c’est triste, c’est douloureux, c’est tragique. Cette lecture fait partie de celles qui ont su faire battre mon cœur d’une manière déraisonnée et qui laisse des traces pour toujours.

 

Marushka Tzirounilkoff signe ici un romantic suspense qui ne peut que vous foudroyer. J’ai envie de crier : « ouvrez et lisez donc ! »

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site de Marushka Tziroulnikoff.

… Mon avis sur le tome 1 (clique sur la couverture)

 

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19 FEMMES de Samar Yazbek.

LES SYRIENNES RACONTENT
[ TÉMOIGNAGE – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’arabe (Syrie) par Emma Aubin-Boltanski et Nibras Chehayed
Éditions STOCK – Collection LA COSMOPOLITE
300 pages
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Le résumé :
19 femmes est le fruit d’une série d’entretiens que j’ai menés avec des Syriennes dans leurs pays d’asile, ainsi qu’à l’intérieur du territoire syrien. À chacune j’ai demandé de me raconter ‘‘leur’’ révolution et ‘‘leur’’ guerre. Toutes m’ont
décrit le terrible calvaire qu’elles ont vécu.
Je suis hantée par le devoir de constituer une mémoire des événements qui contrerait le récit qui s’emploie à justifier les crimes commis, une mémoire qui, s’appuyant sur des faits incontestables, apporterait la preuve de la justesse de notre cause. Ce livre est ma façon de résister. »
SAMAR YAZBEK
Avec ce document unique, capital, sur le rôle des femmes dans la révolution, Samar Yazbek rend leur voix aux Syriennes, la voix de la résistance, la voix de l’espoir.
Postface de Catherine Coquio
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Samar Yazbek a parcouru le monde pour interroger des femmes syriennes. Ces femmes qui au delà de leurs vies ont combattu dans leurs villes, dans leurs quartiers et dans leurs rues pour une liberté de droits et pour un pays juste. Samar Yazbek, témoin de ces cris et de ces pleurs et de l’absence de quelconques considérations, prend la mesure que ces témoignages peuvent porter à la face du monde. Celui qui se cache dans l’indifférence, celui qui se cache derrière une non considération, celui qui bafoue la vie humaine. Parmi tous ces témoignages, Samar Yazbek en a choisi 19.

 

19 femmes pour 19 vies, 19 voix, 19 paroles, 19 enfers, 19 espoirs et des milliers de morts.

 

Témoignages poignants et nécessaires, ces 19 portraits, ces 19 guerres, ces 19 révolutions ouvrent les portes d’un monde inconnu. Il est impensable de croire qu’encore ce genre de guerre soit en cours. Alors que la Syrie est à nouveau sur le devant de la scène alors que la Turquie décide impunément de réduire une communauté qui a joué un rôle essentiel dans le combat contre l’islamisme radical qui a pris le contrôle après le soulèvement de la population. Sans rentrer dans la complexité de cette guerre, ces 19 voix m’ont ouvert les yeux sur l’envergure de cette guerre. Je ne suis pas une adepte des journaux télévisés pour la simple et bonne raison que les informations sont contrôlées et ne disent que des demi-vérités et beaucoup de mensonges.

 

Ces 19 femmes parlent sans filtres de ce qu’elles ont vécu, de leurs espoirs et de leur engagements. L’amour pour leur pays est souvent frappant au milieu de ces bombes, de ces morts et des cris. Affamées et terrorisées, à leurs petites échelles, elles ont contribué auprès des plus démunis.

 

J’ai détesté aimé ce document. J’ai détesté me sentir impuissante. Impuissante et si triste. Si triste et démunie face à ce déferlement d’horreur, de sang et si inhumaine d’être là, confortablement installée.

 

Pourquoi tant d’horreur ? Pourquoi tuer, torturer tant d’hommes et de femmes alors qu’ils demandaient davantage de liberté et de droits ?

 

Ce document est au delà d’être nécessaire, ouvre les portent sur un pays, un monde, des hommes et des femmes, des enfants, des tribus …. bafoués et anéantis.

 

La vérité à du bon même si elle doit être insoutenable !

 

Pendant le siège, les bombardements ont changé de nature. Les bombes provoquaient des ondes de choc comme un tremblement de terre. Le sol vibrait autour de nous, même lorsque nous étions éloignés du point d’impact. Dans les bombes-barils qu’ils larguaient sur nous, ils ont ajouté du chlore. Le nombre des blessés a augmenté. Lorsque je respirais les émanations de chlore, mes yeux se mettaient à pleurer et à rougir, ma peau également. Après chaque bombardement, je me grattais pendant plusieurs jours. Au début, la prise d’oxygène permettait de se rétablir, mais nous n’en avons plus eu ensuite. Quant à la nourriture, elle a disparu. Il restait un peu de boulgour et de lentilles, mais nous n’avions plus de gaz ni de mazout pour le cuisiner. Les gens brûlaient leurs habits pour cuire du boulgour.
Zayn, 20 ans – Alep.
 
Une chronique de #Esméralda.

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LE GHETTO INTÉRIEUR de Santiago H. Amigorena.

[ LITTÉRATURE BLANCHE – Nouveauté 2019 ]
Éditions P.O.L. – Collection FICTION
192 pages
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Le résumé :
« Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire. Ce roman raconte l’histoire de ce silence – qui est devenu le mien ».
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Il est bien difficile de faire la différence entre la réalité et la fiction. Une histoire si bouleversante et si vivante dans ce confinement de l’âme humaine.

 

Silence éprouvant, silence, accaparant, silence destructeur, une vie de silence, de mots oubliés dans ces pensées sombres, des non-dits avalés, des silences de mots, des mots de silence, une communion de maux. Pas à pas, Vicente s’enlise, s’enfonce et disparaît dans cette douleur, cette colère, cet abandon. Quel homme est il devenu ? La vie a t’elle fait de lui un homme lâche, sans identité ? Un homme sans mère, sans famille ? Un homme faible ? Un homme sans valeur, sans repaire ? Un homme témoin silencieux d’un drame sans nom ? Un homme déraciné ?

 

Des questions. Tant de questions pour Vicente. Trop de questions et trop réponses qui le portent vers cet abandon lancinant et vers la profusion du silence. L’abominable est innommable. Un prison de mort. Sa prison. Sa vie depuis ce jour fatidique.

 

Porté par une plume mordante, UN GHETTO INTÉRIEUR percute douloureusement. Un personnage bouleversant qui du jour au lendemain s’interroge. Son identité personnelle, son identité communautaire et sur sa vision du monde. Sa mémoire, la mémoire collective, l’héritage familiale forment un ballet pernicieux et malicieux. Un graine (mauvaise ?) qui s’installe et germe dans un esprit de plus en plus tourmenté. Des états d’âmes, la lâcheté, mouvance d’un corps qui refuse inacceptable, qui refuse d’accorder la moindre parcelle de vérité face à l’inévitable.
 
Si les mots ne se sont pas prononcés, les silences valent souvent tout l’or du monde. Le silence repousse le mal. Le silence brave l’impensable. Le silence construit  des barrières protectrices. Le silence n’est pas le néant . Le silence est trop de choses à la fois. Le silence parle de mille manières. Vicente l’a adopté, l’a magnifié dans ce qu’il a de plus sombre.

 

Je découvre pour la première fois l’univers de Santiago H Amigorena et j’en sors totalement abasourdie. C’est un roman où il faut prendre son temps, où il faut laisser les mots s’infiltrer dans chaque parcelle de son esprit où il faut leur laisser le temps de se graver pour à tout jamais. Un sujet délicat, la Shoah, un sujet essentiel, un sujet qui nous permet de ne pas oublier. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur prend en main son personnage pour le modeler, le façonnant, finalement, à l’image de ces hommes et femmes photographiés, aux yeux vides et sans vie. C’est quelque chose de bouleversant et qui vous enserre le cœur en une poignée de secondes.

 

Comment a-t-on pu vivre ensemble toutes ces années comme si le passé n’existait pas ? Comme si seuls le présent et l’avenir étaient importants ? Et maintenant, maintenant qu’il faudrait lui dire, maintenant que je devrais crier ma haine et ma peur, maintenant que je sais ce qui se passe là-bas, maintenant que je sais que jamais sans doute je ne réussirai à ce que ma mère et mon frère viennent à Buenos Aires, maintenant que je sais que jamais je ne sauverai personne, maintenant que tout me semble vide et inutile, maintenant qu’il n’y a rien d’autre qu’un vide immense qui s’étend devant moi, maintenant … est-ce que j’ai le droit de leur dire ? Est-ce que j’ai le droit de leur demande de partager ma peine ? Maintenant que je sais qu’il est mortel, est-ce que j’ai le droit de leur demander de boire une partie de ce venin qu’est ma douleur pour me soulager ?

 

Une très belle rencontre !

 

Une chronique de #Esméralda.

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LA MORT DES GAULES de Patrizio Fiorilli.

[ UCHRONIE – Nouveauté 2019]
Éditions ACADEMIA – Collection Littératures
154 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »
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Le résumé :
Je suis Artévorus de la tribu des Termes, fils du chef Artévos et de la princesse Alya, je possède deux chevaux et j’ai vu mourir la Gaule. Il ne reste plus grand-chose de notre tribu : la plupart des hommes sont morts à la guerre, la plupart des femmes et des enfants ont péri après Alésia. Il ne reste plus que nous, une dizaine d’hommes en armes et deux chevaux affamés, fuyant toujours plus profondément dans les forêts d’Irlande. Ce qui suit constitue le récit d’un rêve. Le rêve d’une Gaule unie et libre, le rêve de mon Père et de ce qui constituait tout un peuple : les Gaulois. Ce rêve a eu un début et une fin. Comme à tous les rêves, lui a succédé le réveil. Le plus douloureux des réveils. Et pourtant, il s’en est fallu de peu qu’il se réalise. De très peu. Il s’en est fallu d’un homme. Vercingétorix.
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Patrizio Fiorilli réinvente avec ingéniosité et brio l’Histoire de la France. Cette Histoire qui sans équivoque, n’est pas remise en question mais qui offre une vaste possibilité de scenarii cohérents dans ce flou artistique laissant l’imagination prendre possession d’un passé oublié.

 

Alésia, Vercingétorix et César … Trois noms pour une bataille épique qui signe la fin de tout un peuple. Trois noms inscrits dans la pierre mettant l’honneur et la bravoure sur un piédestal. L’hégémonie débutante d’une figure qui perdurera dans les temps immémoriaux.

 

54 avant Jésus Christ, la Gaule est attaquée et pillée de toutes parts. Parmi les voix qui s’élèvent, celle d’Artévos réunit tout autant qu’elle divise. Porté par un courage exemplaire et l’idée d’une Gaule libre, il parcourt avec son fils et des combattants sa terre. Réunir une Gaule déchirée par les clans est une tâche ardue, pourtant lorsque sonne le début des hostilités, la Gaule hurle d’un même cri. Ralliée sous les ordres du premier Rix, sa prestance illumine les troupes. Pourtant dans l’ombre se joue des complots et des manipulations. Bienvenue dans ce monde insoupçonné, un monde où la pitié n’existe pas mais où le respect se mérite à coup d’armes.

 

Cette lecture m’a complètement subjuguée. En règle général, j’adore tout ce qui a attrait à l’Histoire de France (et du bassin méditerranéen), riche et en perpétuelle mouvance, elle m’a toujours fascinée. Patrizio Fiorilli met les deux pieds dedans avec une certaine énergie débordante de détails tout aussi minutieux que précieux. Il narre avec conviction une histoire prenante et bouleversante. Politique, ingénierie militaire et coalition vont tambour battant, rythmant les pas de centaines de milliers d’hommes prêts à vaincre.  J’ai été captivée par cette espoir communicatif. Séduite par la manière dont l’auteur aborde cette fiction avec tact et humanité. Le point de vue du narrateur est judicieux. Observateur silencieux, il prend part malgré lui aux rencontres et coulisses de cette guerre. Il n’hésite pas à partager ses remarques configurant ainsi au texte une multitude d’émotions. Nous sommes loin du texte rigide et froid qui retranscrit pas à pas tous les événements.

 

Captivant et subjuguant, Patrizio Fiorilli signe un premier roman de grande qualité. Une fiction au cœur de la Grande Histoire de France que je recommande vivement. Amateur ou novice, cette épopée vous fera vivre de l’intérieur une des plus grandes aventures du monde.

 

Êtes-vous prêts ?

 

-Artévorus, tu dors ?
Il faisait nuit noire dans la pièce qui nous servait de chambre quelques heures à peine après le couronnement de Vercingétorix, mon Père avait le visage penché sur moi.
-Non, pourquoi ?
-C’est amusant, non ? Au triumvirat de Rome, nous opposons maintenant le triumvirat de Bibracte : un prince arverne sans cervelle, un druide sans scrupules et un chef de tribu sans pouvoirs… Si notre but est de tuer César, nous sommes sur la bonne voie : il doit mourir de rire en ce moment.
(page 62)
 
Une chronique de #Esméralda.

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Liz, tome 1 : Plongée obscure de G. H. David

Dark romance – livre sorti le 26 juin 2019

Éditions Elixyria

Service presse

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur » et « incontournable 2019 »

 

Résumé : Sous ses allures d’étudiante ordinaire, Liz est différente : un lourd passé, de profondes blessures, des plaies encore ouvertes qu’elle tente par tous les moyens de cacher à son entourage. Son credo : avancer, oublier, devenir une autre.

Une rencontre avec un homme, mystérieux, dangereux, une attraction qu’aucun d’eux ne peut réfréner, et tout pourrait bien s’effondrer ! Et s’il pesait une menace plus grande encore, si les démons de Liz la rattrapaient ?

Entre passion, mensonges et faux semblants, un jeu de séduction à haut risque…

 

L’avis de #Lilie : Comme je suis contente de retrouver Liz ! Si vous me connaissez, vous savez que je suis une inconditionnelle de la plume de GH David et je la suis depuis plusieurs années maintenant. C’est donc avec une grande joie que je me suis replongée dans le premier tome de la saga « Liz ».

En apparence, nous voilà plongés dans une romance classique : une étudiante vivant à Toulouse, Liz, rencontre Alex en soirée. Il a un air sombre et bad boy mais elle craque complètement pour lui. Liz semblant avoir un passé lourd derrière elle, le couple ne peut que faire des étincelles ! Peu de temps après, elle fait connaissance avec Max, un fils de diplomate d’origine italienne et qui a l’air d’être l’opposé d’Alex. Entre les deux, son cœur balance… Au fil du roman, on en apprend un peu plus sur chacun de nos protagonistes et ce qui semble être une romance classique nous plonge dans une dark romance. Ainsi, drogue, violence et traumatismes apparaissent peu à peu et vont noircir ces jolies histoires de cœur. Rapidement, on va se demander, mais qui est vraiment Liz ? Et ses soupirants, Alex et Max, sont-ils ceux qu’ils prétendent être ?

Liz est une jeune femme difficile à cerner car elle a une personnalité à multiples facettes. Cependant, ce que j’adore chez elle, c’est qu’elle est forte, avec du caractère, et elle n’est pas du genre à se laisser dicter sa conduite. Ses faiblesses, elle les cache derrière un franc parler direct et piquant, qui ne laisse pas indifférent. N’ayant pas eu une enfance à facile, elle s’est forgée une carapace qu’elle n’est pas prête à ouvrir avec n’importe qui. Pourtant, elle va voir ses défenses vaciller face à ces deux prétendants qui vont faire battre son cœur….et embrouiller son esprit ! D’un côté, il y a Alex, ancien militaire reconverti dans la sécurité, dans le privé, il est très mystérieux sur son passé mais aussi sur ses activités. De l’autre, il y a Max, le fils de diplomate d’origine italienne, gentil, poli, qui a tous les critères du gendre parfait. Pour notre héroïne, c’est un véritable dilemme car elle a face à elle la lumière et l’obscurité, le yin et le yang, bref, deux hommes que tout oppose. C’est évident que ce n’est pas simple pour elle d’y voir clair et nul doute qu’on n’est pas au bout de nos surprises !!

J’ai vraiment adoré ce livre, même si ça fait plusieurs fois que je relis le premier tome de Liz. Dans cette relecture, je me suis rendue compte que je découvrais encore des choses, des petits indices laissés ici et là par l’autrice qui, lors de mes premières lectures, m’avaient pourtant échappé. La plume de l’autrice est fluide et efficace; ainsi on ne voit pas les pages défiler et on n’a qu’une envie : en savoir plus !! L’écriture à deux points de vue est un gros point positif dans la mesure où il nous permet d’en savoir un peu plus sur les pensées d’Alex…. même s’il reste très mystérieux !! Dans ce roman, GH David s’amuse avec talent à déconstruire tous les stéréotypes de la romance classique en nous embarquant peu à peu dans un univers dark dans lequel je ne pensais pas prendre tant de plaisir. Entre drogue et règlements de compte, l’avenir semble s’obscurcir pour Liz et ses proches. Dans ce tome, les bases de la saga sont posées, on a découvert un grand nombre de personnages, plus complexes les uns que les autres, et le roman se termine sur un cliffhanger qui nous laisse en haleine. En tant que toulousaine, je suis également sensible au fait que ce roman se passe dans la ville rose. C’est un régal de déambuler avec nos personnages dans ces endroits familiers et c’est un plaisir de découvrir notre ville pour cadre d’une telle saga.

Pour conclure, je n’ai qu’une chose à vous demander : avez-vous succombé à Liz ? Si non, mais qu’attendez-vous ?? Ce tome 1, qui pose les bases de la saga, vous transportera dans les rues de la ville rose, des fêtes étudiantes à la place du Capitole, dans un rythme effréné. Mais comme on dit, méfiez-vous des apparences, les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être….

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Elixyria
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PREMIER ARRÊT AVANT L’AVENIR de Jo Witek.

 
[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019]
Dès 14 ans
Éditions ACTES SUD Junior – Collection Roman Ado
221 pages
Ma note : 5/5 mention « coup de cœur » et « incontournable 2019 »
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Le résumé :
« Il dit oui. Oui à cette chance d’aller boire un café avec une fille comme elle, oui à la vie qui se déploie enfin, oui à sa nouvelle liberté de gérer son temps, son argent, ses envies comme il l’entend. Il dit oui et la suit, le sac sur l’épaule, remontant une à une les autres voitures, traversant les allées du train comme une star sur tapis rouge, fier de marcher derrière elle, fier d’être découvert avec une fille comme elle. « Un truc de mytho » , dirait Enzo. Pourtant, il ne ment pas, il ne rêve pas, c’est à lui que la chance sourit. » Pierre, brillant bachelier, quitte son lycée rural et un milieu modeste pour rejoindre Paris et une prépa d’excellence. La voie royale pour un pur outsider ! Mais, dans le train, il rencontre Olympe. La jeune fille porte des dreadlocks, voyage sans billet, lit les penseurs anarchistes et doit partir pour une mission humanitaire en voilier. Voilà Pierre bouleversé qui doute, hésite, vacille. Pour la première fois, il peut décider seul : va-t-il bifurquer ?

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Pierre a toujours suivi qu’un seul chemin, celui qui a été tracé par son institutrice, sa mère et autres acteurs. Un chemin longiligne sans grande difficulté qui le porte directement à obtenir deux titres du concours général des lycéens. Qu’on se le dise Pierre est un petit génie. Les mathématiques, c’est son dada. Il pense, il rêve, il imagine, chiffres en tout genre dans un ballet étrange que lui seul peut comprendre. Son avenir (tout tracé lui aussi), le porte à Paris et une classe préparatoire prestigieuse. Pierre n’a jamais rien connu : son village, son collège, son lycée, son école, les vignes, les champs et Loïc, son plus fidèle ami. Pierre a tout juste 18 ans ignore tout du monde extérieur. Nullement effrayé par ce voyage, Pierre, serein, est prêt à affronter l’exigence de cette prépa. Mais ce n’est sans compter sur l’extravagante jeune femme assise en face de lui, penchée sur un roman de Proudhon, cachée par des dreadlocks. Les quelques mots qui lui adressent font l’effet d’un électrochoc, titille sa curiosité, le pousse dans ses retranchements, et si ces yeux verts étaient porteur d’une autre vérité. Et si pour une fois il disait « oui » et si pour une fois il se jouer des statistiques ? Olympe, la belle sauvage, lui ouvre alors les portes de son monde, de celui qu’elle rêve, de celui qu’elle idéalise.

 

Mais quel roman ? J’en suis encore estomaquée. C’est un roman qui résonne en moi d’une manière si intense et libératrice. Ce Pierre, ce jeunot, est enfermé dans une coquille bien trop rigide qui ne laisse pas la place à l’inconnu et à l’improbable. Ce road-trip est à l’image d’une quête initiatique. J’ai vu la transformation de Pierre. Cette émancipation envers sa famille, de l’esprit, de l’amour, de lui est un spectacle émouvant. Pierre s’interroge, doute, apprend, s’ouvre à un monde qu’il n’a jamais côtoyé Il en tire des leçons et des bénéfices. Ce jeune homme peu sûr de lui, introverti et maladroit devient un homme qui s’assume et qui respire enfin sans entrave et libre de tout jugement. L’amour est le moteur essentiel à cette métamorphose. Une rencontre éphémère qui magnifie la libre pensée et la pensée unique.

 

C’est une lecture qui m’a beaucoup touchée notamment par les idées et les thèmes qui y sont développés. Je me suis sentie en adéquation avec ce personnage émouvant. La singularité de ce parcours rappelle que tout en chacun réside cette liberté de vouloir et pouvoir changer le monde, qu’un moule ne dois pas nous définir et qu’il y a une multitude de possibilités. Cette période charnière entre jeune adulte et adulte, où les espérances résonnent de mille feux et où les croyances fourmillent, où les esprits vifs réinventent une utopie en laquelle il y difficile de ne pas y croire.

 

Un livre émouvant, transportant vers un certain idéalisme. Nouveau incontournable pour cette année 2019.

 

Et vous, quel a été votre premier arrêt avant l’avenir ?

 

Sa belle organisation de prérentrée parisienne vient d’éclater en morceaux. C’est n’importe quoi. Une turbulence de dreadlocks agitées a perturbé son système scolaire. Ce qui était prévu n’a pas eu lieu. Le chaos s’est invité dans sa petite existence et lui fait un bien fou. Il flotte, il se sent léger, en apesanteur. Qui aurait pu imaginer que lui, Pierre Ribeira, aurait à ce point quitté sa trajectoire initiale ? D’un point de vue mathématique, il le sait, il avait fallu que trois variables non linéaires et incompréhensibles s’invitent pour que le chaos surgisse dans le système.
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions ACTES SUD Junior.

ICI N’EST PLUS ICI de Tommy Orange.

[ LITTÉRATURE NORD AMÉRICAINE – Rentrée littéraire 2019 ]
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Stéphane Roques
Éditions ALBIN MICHEL – Collection Terres d’Amérique
352 pages
Ma note : 4,5/5 mention « incontournable 2019 »
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Le résumé :
À Oakland, dans la baie de San Francisco, les Indiens ne vivent pas sur une réserve mais dans un univers façonné par la rue et par la pauvreté, où chacun porte les traces d’une histoire douloureuse. Pourtant, tous les membres de cette communauté disparate tiennent à célébrer la beauté d’une culture que l’Amérique a bien failli engloutir. À l’occasion d’un grand pow-wow, douze personnages, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, vont voir leurs destins se lier. Ensemble, ils vont faire l’expérience de la violence et de la destruction, comme leurs ancêtres tant de fois avant eux.
Débordant de rage et de poésie, ce premier roman, en cours de traduction dans plus d’une vingtaine de langues, impose une nouvelle voix saisissante, véritable révélation littéraire aux États-Unis. Ici n’est plus a été consacré « Meilleur roman de l’année » par l’ensemble de la presse américaine. Finaliste du prix Pulitzer et du National Book Award, il a reçu plusieurs récompenses prestigieuses dont le PEN/Hemingway Award.

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Cela fait depuis quelques temps que je pense à me lancer dans les chroniques vidéos. Et aujourd’hui je saute dans le vide. Je ne le ferrais pas tous les jours, mais je me donne comme objectif une fois par mois (je vais rester raisonnable). Je tenais toutefois à laisser mes doigts courir le clavier et en quelques lignes décrire mon ressenti. Vous pouvez néanmoins regarder la vidéo (support IGTV) à vos risques et périls, je ne suis pas certaine d’être compréhensible et je vous l’accorde je suis loin d’être à l’aise.

 

ICI N’EST PLUS ICI laisse pantois. Difficile de mettre les mots adéquats sur ce roman choral, le premier de Tommy Orange. Un roman choral particulièrement prenant où les mots fusent telles des balles accaparant le lecteur dans une tornade infernale. ICI N’EST PLUS ICI n’a rien de merveilleux. Portrait d’une communauté désenchantée, engloutie par l’égoïsme et l’arrogance de l’homme blanc. Les désillusions ont pris possession de ces femmes et de ces hommes arrachés à leur croyance, à leur vies et à leurs espérances depuis des décennies. Massacre consensuel et voulu, tout en silence, d’un art de vivre en adéquation avec la nature et les esprits.

 

12 personnages, 12 vies intrinsèques qui portent aux nues le désarroi incommensurable de tout un peuple. Alcool, violence, abandon, dépression, tout autant de maux qui trouvent leurs sources dans cet héritage arraché. Pourtant l’espoir perce dans ces petits trucs de rien du tout : un enfant qui enfile un costume et qui ne cesse de danser, un tambour qui résonne, des chants, un homme et sa caméra qui capturent ses instants dérisoires et le grand pow-wow, rassemblement de souvenirs. Un héritage qui persiste et dure, un héritage nécessaire quand les mots disparaissent d’une génération à l’autre ou quand cet héritage est bien trop lourd à porter.

 

Un roman puissant porter par les mots poétiques et judicieux d’un auteur hors norme.

 

Nous sommes l’ensemble des souvenirs que nous avons oubliés, qui vivent en nous, que nous sentons, qui nous font chanter et danser et prier comme nous le faisons, des sentiments tirés de souvenirs qui se réveillent ou éclosent sans crier gare dans nos vies, comme une tache de sang imbibe la couverture à cause d’une blessure faite par une balle qu’un homme nous tire dans le dos pour récupérer nos cheveux, notre tête, une prime ou simplement pour se débarrasser de nous. […]
Être indien en Amérique n’a jamais consisté à retrouver notre terre. Notre terre est partout ou nulle part. […]
Mais pour les Autochtones de ce pays, partout aux Amériques, se sont développés sur une terre ancestrale enfouie le verre, le béton, le fer et l’acier, une mémoire ensevelie et irrécupérable. Il n’y a pas de là, là : ici n’est plus ici.
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions Albin Michel (vidéo et extraits).

… le Picabo River Book Club.

 

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Un grand merci à Léa et au Picabo River Book Club.