CHASSEURS DE LUMIÈRE de Tyler Knott Gregson.

POÈMES DE LA MACHINE A ÉCRIRE
Nouveauté 2019
Traduction de l’anglais (États-Unis) par Clémentine Beauvais
Éditions PRESSES DE LA CITE
152 pages
Ma note : 5/5 mention « wouahhhh et incontournable 2019 »
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Le résumé :
Un jour, en flânant dans une brocante, Tyler Knott Gregson tombe sur une vieille Remington. Là, debout, sur une page arrachée d’un livre, il tape sans réfléchir. Sous ses doigts naît le tout premier poème de la série de la machine à écrire. Il est aussitôt séduit par cette singulière incapacité à effacer, à retravailler. Par le reflet de son esprit sur cette page, imparfait et sincère. Dans un monde numérique, tenir dans sa main des mots analogiques, c’est pour lui comme une respiration. Quelques années et près d’un millier de poèmes plus tard, publiés sur Instagram et rassemblant toujours plus de Followers, l’auteur a réuni les plus pertinents dans ce recueil devenu depuis un best-seller dans plusieurs pays.
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La poésie est loin d’être mon genre de prédilection. Depuis la création du blog, il me semble que c’est le troisième recueil de poèmes que je met en avant.

 

Depuis ma découverte du recueil de poèmes de Rupi Kaur « lait et miel », je suis à l’affût. Et en voici un nouveau qui a attiré mon attention et j’ai bien fait de suivre mon pressentiment.

 

Tyler Knott Gregson, globe-trotter, photographe et amoureux des mots, propose ici une partie de ses créations que nous pouvons suivre sur son compte instagram.

 

La poésie est en générale assez mystérieuse pour moi. Son interprétation peut être floutée par l’incompréhension imagée, par le sens et les tournures des mots et je pense, vraiment que le ressenti personnel rentre en compte, bien plus que dans la littérature générale.

 

Ce que j’aime avant tout dans la poésie, c’est la manière intrinsèque et intimiste qui va animer mon cœur au rythme des mots. Il y a ce quelque chose de totalement naïf, d’accaparant et d’humilité qui brise les chaînes que nous nous imposons.

 

Tyler Knott Gregson a su faire pleurer mon cœur. Pleurer de douceur et de beauté. Pleurer d’amour et de passion. Pleurer de tristesse et de déchirement. Pleurer de douleur et de joie.

 

Porté par une plume subtile, mélancolique et naturelle, Tyler Knott Gresgon emporte ses lecteurs aux doux sons d’une musique apaisante et singulière où la nature, le simple et le merveilleux ne forment qu’un pour célébrer un amour vibrant, libre et sincère. Il trace ce chemin qui nous conduit vers une lumière où seul l’importance du simple rayonne. Il capte et capture ces instants précieux et éphémères traduisant la simple beauté éternelle.

 

Un recueil de poèmes contemporains et modernes pouvant enchanter les plus récalcitrants à l’exercice métaphysique qu’il impose. Une mise en page attrayante où le moindre détail a une particularité. La traduction par Clémentine Beauvais est sublime.

 

Un voyage inoubliable pour ma part. Un de ceux qui grignote l’âme pour y graver des lettres d’or.

 

Une chronique de #Esméralda.
 

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… sur le site de Lisez.com.

… l’univers de Tyler Knott Gregson.

Live to Love, Saison 2, Tome 1 : La puissance de l’argent de Shana Keers

Romance érotique – Livre sorti le 4 juin 2019

Auto-édition

Service Presse

Ma note : 4,5/5 mentions « à découvrir sans attendre » et « incontournable 2019 »

 

Je remercie Shana Keers pour sa confiance et pour m’avoir confié la réédition de son roman en service presse.

Résumé : Libérés de leurs secrets, Elisa et Thomas s’attendent désormais à devoir livrer un nouveau combat : celui de l’acceptation de leur amour par Jack Andrews, le père psychorigide de ce dernier.
Ils sont prêts, du moins, ils le croient. Mais lorsque Thomas se retrouve à assumer plus tôt que prévu la direction française d’« Andrews Corp. », son passé lui saute en plein visage. Tout bascule et il est entraîné dans un tourbillon infernal au cours duquel la pire des surprises risque bien de l’achever.
La puissance de l’amour viendra-t-elle à bout de la puissance de l’argent et de toutes ses dérives ? 

 

L’avis de #Lilie : Après une saison 1 qui m’avait époustouflée, j’avais une petite appréhension avant de me lancer dans cette saison 2… En effet, j’avais peur de ne pas retrouver la petite étincelle, de ne pas être autant emportée, bref, je craignais d’être déçue… Mais je vous rassure tout de suite, ce début de saison 2 m’a enthousiasmée et je vais vous expliquer pourquoi !

Nous retrouvons Thomas et Elisa après un séjour chez les parents d’Elisa, enfin libérés de leurs secrets. Pourtant, un petit rien va gripper cet amour qui ne demande qu’à s’épanouir et leur parcours sera truffé d’embuches… Thomas a pris la direction de l’entreprise familiale et il a bien du mal à concilier sa vie professionnelle avec sa vie amoureuse. Pourtant, Elisa a pris une place centrale dans son existence mais il n’arrive pas à gérer… d’autant plus qu’un mystérieux corbeau va faire son apparition et fera douter la jeune femme….

Thomas a beaucoup évolué entre les deux tomes. Fou amoureux, prévenant avec sa bien-aimée, il a encore du mal à s’extraire de l’emprise de son père. Ainsi, la gestion de sa vie va bien vite se révéler catastrophique et il aura du mal à rassurer Elisa. Cette dernière a bien grandi ; plus sûre d’elle, elle n’hésite plus à s’affirmer en tant que femme. Néanmoins, ses problèmes de confiance sont toujours là et elle aura bien du mal à faire taire ses démons face aux épreuves qui l’attendent. Par moment, j’ai eu du mal à comprendre ses réactions : en effet, Thomas n’a jamais caché son passé de séducteur et elle a bien du mal à accorder sa confiance mais pourtant, il fait tout pour la rassurer. Il me tarde de lire le tome 2 car j’ai laissé notre couple vedette dans une situation assez critique…..

Encore une fois, la magie a opéré lors de cette lecture. La plume de Shana Keers est toujours aussi efficace, visuelle et les scènes de sexe sont toujours aussi torrides! Elles sont très présentes tout au long de l’intrigue mais elles ne prennent pas le dessus sur le déroulé de l’histoire qui se poursuit sur les chapeaux de roue ! Au niveau de la narration, on alterne entre Thomas et Elisa, ce qui nous permet d’en savoir plus sur leurs ressentis et leurs émotions. Cette saison met également en lumière les difficultés que l’on peut avoir, parfois, à se défaire de son passé et l’omnipotence de certaines traditions familiales.

Pour conclure, ce début de saison est explosif et très prometteur. J’avoue m’être lancée dans la foulée dans le tome 2 afin de connaitre, enfin, le dénouement de cette saga. En même temps, j’appréhende un peu de lire la fin de cette belle histoire car les personnages sont très attachants et l’intrigue est parfaitement ficelée, sans temps morts et ne nous laisse aucun moment pour reprendre notre souffle.

Retrouvez tout l’univers de Shana Keers en cliquant ici

Retrouvez cette romance sur Amazon en cliquant ici

Retrouvez mon avis sur « Live to love, saison 1, tome 1 : la puissance des secrets » ici

Retrouvez mon avis sur « Live to love, saison1, tome 2 : la puissance des secrets » ici

 

 

ESME, Tome 1 de Farah Anah.

[ ROMANTIC SUSPENSE – Nouveauté 2019]
Tome 1/2
BLACK INK Editions
382 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »
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Le résumé :
La gringa, c’est ainsi qu’ils m’appelaient dans le quartier.
Pestiférée, je n’avais que douze ans et mes perspectives d’avenir étaient nulles, jusqu’à ma rencontre avec lui.
Abain m’a sauvée, Abain a fait naître non seulement l’espoir, mais la passion en moi. Nous étions inséparables, il était ma moitié, d’amour et d’amitié, ma raison quand j’égarais la mienne, me rattrapait au bord de ces gouffres où, par sa faute, je manquais de déraper. Sa main tendue, son regard chargé de promesses d’un futur meilleur étaient en réalité… un poison.
Je l’ai compris lorsque sans aucune explication, il a disparu de ma vie. Quand je l’ai aperçu des années plus tard, ce jour d’été, sur mon lieu de travail, subissant la brûlure de son indifférence.
Pourquoi m’a-t-il abandonnée ? Pourquoi revenir ainsi dans ma vie ? Et, bon sang, qui est cette femme avec lui ?
Ne subsistent plus que des interrogations qui me feront sombrer dans une tortueuse tragédie
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Elle n’était rien. Juste une gamine squattant les marches de son perron attendant que les heures défilent. Attendant que l’on oublie. Griffonnant sur son cahier rempli de pages aux dessins tristes et sans vie. Esme n’a de courage que sa force à se contenir, à vivre dans ce milieu hostile où aucune main ne lui est tendue où les regards et les mots meurtrissent son âme d’enfant qui ne demandait qu’à rester pur. Esme est seule. La gringa n’est qu’un mot au milieu de tant d’autres. Une éphémère salie par la connerie des adultes.

 

Jusqu’au jour où l’insolite se produit. Lui, le blanc bec, qui lui jette des mots ni méchants ni gentils, lui qui s’avance et lui propose un pacte. Abain est ni un Don Quichotte ni un super héros et encore moins Dieu. De cinq ans son ainée, Abain est un jeune homme hors norme qui prend sous son aile la petite Esme de douze ans. Abain et sa famille « normale » l’accueillent sans question et la main sur le cœur. Les mois passent et cette famille chaleureuse devient son refuge où les rires réchauffent son cœur, où les chamailleries sont bon enfant. Esme s’épanouit sous cette protection. Elle commence à rêver d’un autre monde avec lui. Elle voit plusieurs avenirs un de ceux où la misère ne serait qu’un lointain souvenir. Et puis du haut de ses treize ans, elle tombe éperdument amoureuse. Une relation interdite qui éclot dans cette profusion de sentiments. Une relation aussi belle que toxique. Un amour aussi puissant que destructeur. La rue, le drame, l’abandon, le silence, la peur consument ces deux amants maudits. Qu’adviendra t-il d’eux ?

 

Puissant et déstabilisant, la nouvelle romance de Farah Anah va te faire sortir de tes gonds, te faire ronger les ongles jusqu’aux sangs et te faire crier de désespoir. Un romantic suspense qui mêle l’improbable et la raison d’une manière dérangeante. Et c’est totalement époustouflant. Alternant entre le passé et le présent, l’atmosphère s’alourdit. Au fur et à mesure que l’on découvre les éléments clés qui composent une vie aussi belle que dure. Le danger, la colère, l’incompréhension s’insinuent. Une relation de non-dits, de vérités cachées, de mensonges étouffent toute once espoir. Les larmes, les cris et l’amour se hurlent dans un concert de notes dérangeantes et agonisantes. Si seulement cette rage pouvait éclater de mille feux, pouvait embrasser ses deux âmes sœurs, les consumer et les révéler. On se sentirait soulagées. Farah Anah signe un romantic suspense inoubliable. Un premier tome qui ne dévoile que le strict minimun, laissant en suspension l’essentiel. Nous portant vers un final tonitruant, touchant et scotchant ! Une plume qui sait jouer entre le sombre et le merveilleux. Une plume qui d’une manière subtile sait jouer avec la toxicité de l’amour et la psychologie des personnages.

 

C’est dingue ! C’est fou ! C’est hallucinant ! C’est touchant ! C’est énervant ! C’est rageant ! Mais qu’est-ce que j’ai pu adorer ! Une des meilleurs romantic suspense qui m’a été permise de lire.

 

Une chronique de #Esméralda

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… le site des Black Ink Editions.

… mes avis sur deux autres romans de Farah Anah (clique sur la couverture)

 

… le book-trailer

 

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Entre deux mondes d’Olivier Norek

Polar – livre sorti le 08/11/18

Éditions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »

 

Résumé : Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir. Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds. Un assassin va profiter de cette situation. Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou. Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

 

L’avis de #Lilie : Comme nombre de lecteurs avertis, j’ai beaucoup entendu parler d’Olivier Norek ces dernières années, que ce soit sur la blogosphère, dans les salons littéraires ou en librairie. Ainsi, pour faire connaissance avec sa plume et son écriture, j’ai décidé de me laisser tenter par un de ses one-shot, son quatrième roman qui, même s’il a été primé, a fait débat parmi ses lecteurs. Pour ne rien vous cacher, j’étais loin d’imaginer ce que j’allais ressentir lors de cette lecture…. Quelle claque ! Quelle découverte !

Dans ce livre, nous faisons, d’un côté, connaissance avec Adam, qui a fuit la guerre et qui espère retrouver sa femme et sa fille dans la jungle de Calais. Là-bas, il fait connaissance avec Kilani, un petit garçon isolé, et ils se rendent compte qu’au cœur du pays des droits de l’Homme, la jungle est une zone de non-droit. D’un autre côté, nous allons suivre Bastien, un policier français qui vient d’arriver à Calais et qui va découvrir les us et coutumes du secteur. Pourquoi ces deux hommes vont-ils avoir besoin l’un de l’autre ? Adam va-t-il retrouver sa famille ? Comment Kilani va-t-il bouleverser son quotidien ?

Une des forces du roman est, selon moi, le charisme dégagé par les protagonistes. Il y a tout d’abord Adam, ancien flic en Syrie qui décide de fuir son pays et qui découvre, à Calais, une jungle où la loi du plus fort est la seule manière de s’imposer ; il y a ensuite Bastien, le flic français, qui découvre qu’à Calais, on fait ce qu’on peut mais surtout que les migrants, c’est à la fois le problème de tout le monde et le problème de personne. Et enfin, il y a Kilani, ce petit bonhomme sauvé par Adam, qui cache au fond de lui bien des secrets, des secrets très lourds pour un enfant de son âge. Entre eux trois, un lien va se créer, des valeurs communes vont se dégager et d’une manière un peu inattendue, leurs destins vont être liés.

Ce livre m’a beaucoup marqué. Tout d’abord, cela faisait un petit moment que je n’avais pas trouvé une histoire qui me captive autant. Certes, le sujet est lourd, la violence est présente au fil des pages et pourtant, dès que je le pouvais, je n’avais qu’une envie, me replonger dedans afin d’en savoir plus. La plume de l’auteur est efficace, vive et très visuelle. Ainsi, on est plongé au cœur du régime syrien puis de la jungle de Calais et je vous préviens, aucun détail ne vous sera épargné. Ce livre a un côté dérangeant, à cause du thème abordé. Pourtant, pour ma part, j’ai trouvé qu’il était magistralement traité car l’auteur arrive à nous décrire ce qui se passait dans cette jungle sans prendre vraiment parti. En effet, on aurait pu tomber dans des clichés larmoyants ou extrêmement revendicatifs…. Là, tel un journaliste, il montre à travers sa plume un état de fait et amène le lecteur à s’interroger… ou pas ! Je dois avouer que quelques scènes m’ont scotchée et j’ai dû poser le livre pour reprendre mon souffle et sécher quelques larmes qui me montaient aux yeux. Alors oui, Olivier Norek met les pieds dans le plat avec ce livre qui a su trouver son public… mais aussi de nombreux détracteurs. Mais dans tous les cas, je pense qu’on ne ressort pas indemne de cette lecture car elle est très prenante émotionnellement parlant et ne laisse personne indifférent.

Pour conclure, vous l’aurez compris, je recommande chaudement la lecture d’ « Entre deux mondes » à tous ceux qui ne connaissent pas encore la plume de l’ancien flic du 93 devenu écrivain. En abordant le thème des migrants, il a pris un risque mais pour moi, ce roman est surtout l’occasion de s’interroger justement sur notre société et sur notre manière de gérer les flux humains qui devraient, malheureusement, augmenter au fil des ans et au gré du réchauffement climatique. Âmes sensibles s’abstenir, ce roman est un vrai coup de poing émotionnel qui vous marquera à coup sûr !

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Pocket

AMÉLIE ET KURT : Résilience de Marushka Tziroulnikoff.

[ ROMANTIC SUSPENSE – Nouveauté 2019 ]
Collection AMOURS INTERDITES – Tome 2
176 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »
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Le résumé :
Jeune prodige de la musique baroque, Amélie est une pianiste qui a déjà une longue carrière derrière elle. Mais un jour, tout bascule. Amélie n’en peut plus et son comportement habituellement si docile et effacé change du tout au tout. Sur les conseils du médecin de famille, la jeune femme va se reposer à l’Institut Montcalm, en Suisse, un lieu administré par Kurt Von Ebrennac, psychiatre. Amélie retrouvera-t-elle la santé dans ce lieu privilégié ?
Est-il criminel de s’aimer ? En théorie, non. Mais dans les faits, chaque culture édicte ses codes et ceux-ci ne peuvent être enfreints, même au nom de l’amour. À chaque époque ses à priori, ses jugements et ses condamnations. Deuxième roman de la collection Amours interdites, AMÉLIE ET KURT – RÉSILIENCE est une romance psychologique dans laquelle on retrouve, une fois de plus, le questionnement de son auteure sur le sens de la vie, mais aussi sur les blessures, celles qui laissent des traces indélébiles au plus profond de l’âme des victimes. Peut-on réellement guérir de ces blessures ? Nous fragilisent-elles ou nous permettent-elles, au contraire, de devenir plus forts ? Tout ce que nous vivons a un impact sur nous et contribue à faire de nous ce que nous sommes. Notre pouvoir réside dans la façon dont nous abordons la vie, dans le regard que nous projetons sur elle et dans les actes que nous choisissons de poser.

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Amélie est un petit prodige de la musique baroque. Très tôt ses parents et son entourage remarquent sa prédisposition pour le piano, orientée plus tard vers le baroque, elle évolue dans ce monde réservé et inaccessible pour le commun des mortels. Entraînements, représentations, concerts, dès son plus jeune âge, elle est confrontée à une pression grandissante où l’excellence prend le dessus sur le bien être d’une enfant. Amélie grandit, s’épanouit dans la musique mais nulle part ailleurs. Sa vie se résume à la musique qui  au fil du temps, est devenue une prison dorée. Introvertie, docile et peu expressive, Amélie est confinée dans ce monde mutique et solitaire. Une rencontre inopinée à la sortie d’un concert, lui fait prendre la mesure de son avenir. Bouleversée et pour une fois déterminée, elle ose crier son mal être et son désarroi. Un craquage qui l’a mène à l’institut Montcalm en Suisse et à Kurt, le médecin.

 

Appréhension, peur et solitude ont toujours été ses compagnons. Arrivée dans ce nouveau lieu aussi grandiose que magnifique, Amélie va devoir donner sa confiance et s’ouvrir. Mais à quel prix ? Alors qu’elle voit en l’homme, son médecin, un soutien évident, un compagnon de route et bien plus, l’évidence d’un amour fou et interdit va la porter vers un inconnu où se brûler les ailes et croire sont deux enjeux distincts.

 

Ce second tome est totalement différent du premier. Inattendue, cette lecture a eu le mérite de faire saigner mon cœur. La sensibilité d’Amélie m’a touchée d’une manière aussi désordonnée que foudroyante. L’autrice a su parfaitement retranscrire les émotions d’Amélie, ses interrogations, ses doutes, ses craintes, ses peurs et ses espoirs. D’une subtilité farouche et sensible, l’autrice m’a transportée aux côtés d’un personnage déchiré et profondément humain avec ses blessures, ses failles et ses aspirations, sur la route de la résilience. C’est un coup de cœur inattendu ! C’est une lecture aussi difficile que captivante. C’est très dur de vous expliquer ce que j’ai ressenti. C’est un tourbillon d’émotions et de paradoxes. C’est le bien et le mal qui se confrontent perpétuellement. Cette lecture m’a engouffrée dans l’âme humaine, dans sa douleur, confrontée à ce que la vie peut offrir de malsain. C’est la beauté qui côtoie la noirceur, c’est l’espoir qui combat la peur, c’est l’amour passionnel contre la folie humaine. C’est fou, c’est triste, c’est douloureux, c’est tragique. Cette lecture fait partie de celles qui ont su faire battre mon cœur d’une manière déraisonnée et qui laisse des traces pour toujours.

 

Marushka Tzirounilkoff signe ici un romantic suspense qui ne peut que vous foudroyer. J’ai envie de crier : « ouvrez et lisez donc ! »

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site de Marushka Tziroulnikoff.

… Mon avis sur le tome 1 (clique sur la couverture)

 

19 FEMMES de Samar Yazbek.

LES SYRIENNES RACONTENT
[ TÉMOIGNAGE – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’arabe (Syrie) par Emma Aubin-Boltanski et Nibras Chehayed
Éditions STOCK – Collection LA COSMOPOLITE
300 pages
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Le résumé :
19 femmes est le fruit d’une série d’entretiens que j’ai menés avec des Syriennes dans leurs pays d’asile, ainsi qu’à l’intérieur du territoire syrien. À chacune j’ai demandé de me raconter ‘‘leur’’ révolution et ‘‘leur’’ guerre. Toutes m’ont
décrit le terrible calvaire qu’elles ont vécu.
Je suis hantée par le devoir de constituer une mémoire des événements qui contrerait le récit qui s’emploie à justifier les crimes commis, une mémoire qui, s’appuyant sur des faits incontestables, apporterait la preuve de la justesse de notre cause. Ce livre est ma façon de résister. »
SAMAR YAZBEK
Avec ce document unique, capital, sur le rôle des femmes dans la révolution, Samar Yazbek rend leur voix aux Syriennes, la voix de la résistance, la voix de l’espoir.
Postface de Catherine Coquio
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Samar Yazbek a parcouru le monde pour interroger des femmes syriennes. Ces femmes qui au delà de leurs vies ont combattu dans leurs villes, dans leurs quartiers et dans leurs rues pour une liberté de droits et pour un pays juste. Samar Yazbek, témoin de ces cris et de ces pleurs et de l’absence de quelconques considérations, prend la mesure que ces témoignages peuvent porter à la face du monde. Celui qui se cache dans l’indifférence, celui qui se cache derrière une non considération, celui qui bafoue la vie humaine. Parmi tous ces témoignages, Samar Yazbek en a choisi 19.

 

19 femmes pour 19 vies, 19 voix, 19 paroles, 19 enfers, 19 espoirs et des milliers de morts.

 

Témoignages poignants et nécessaires, ces 19 portraits, ces 19 guerres, ces 19 révolutions ouvrent les portes d’un monde inconnu. Il est impensable de croire qu’encore ce genre de guerre soit en cours. Alors que la Syrie est à nouveau sur le devant de la scène alors que la Turquie décide impunément de réduire une communauté qui a joué un rôle essentiel dans le combat contre l’islamisme radical qui a pris le contrôle après le soulèvement de la population. Sans rentrer dans la complexité de cette guerre, ces 19 voix m’ont ouvert les yeux sur l’envergure de cette guerre. Je ne suis pas une adepte des journaux télévisés pour la simple et bonne raison que les informations sont contrôlées et ne disent que des demi-vérités et beaucoup de mensonges.

 

Ces 19 femmes parlent sans filtres de ce qu’elles ont vécu, de leurs espoirs et de leur engagements. L’amour pour leur pays est souvent frappant au milieu de ces bombes, de ces morts et des cris. Affamées et terrorisées, à leurs petites échelles, elles ont contribué auprès des plus démunis.

 

J’ai détesté aimé ce document. J’ai détesté me sentir impuissante. Impuissante et si triste. Si triste et démunie face à ce déferlement d’horreur, de sang et si inhumaine d’être là, confortablement installée.

 

Pourquoi tant d’horreur ? Pourquoi tuer, torturer tant d’hommes et de femmes alors qu’ils demandaient davantage de liberté et de droits ?

 

Ce document est au delà d’être nécessaire, ouvre les portent sur un pays, un monde, des hommes et des femmes, des enfants, des tribus …. bafoués et anéantis.

 

La vérité à du bon même si elle doit être insoutenable !

 

Pendant le siège, les bombardements ont changé de nature. Les bombes provoquaient des ondes de choc comme un tremblement de terre. Le sol vibrait autour de nous, même lorsque nous étions éloignés du point d’impact. Dans les bombes-barils qu’ils larguaient sur nous, ils ont ajouté du chlore. Le nombre des blessés a augmenté. Lorsque je respirais les émanations de chlore, mes yeux se mettaient à pleurer et à rougir, ma peau également. Après chaque bombardement, je me grattais pendant plusieurs jours. Au début, la prise d’oxygène permettait de se rétablir, mais nous n’en avons plus eu ensuite. Quant à la nourriture, elle a disparu. Il restait un peu de boulgour et de lentilles, mais nous n’avions plus de gaz ni de mazout pour le cuisiner. Les gens brûlaient leurs habits pour cuire du boulgour.
Zayn, 20 ans – Alep.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions STOCK.

LE GHETTO INTÉRIEUR de Santiago H. Amigorena.

[ LITTÉRATURE BLANCHE – Nouveauté 2019 ]
Éditions P.O.L. – Collection FICTION
192 pages
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Le résumé :
« Vicente Rosenberg est arrivé en Argentine en 1928. Il a rencontré Rosita Szapire cinq ans plus tard. Vicente et Rosita se sont aimés et ils ont eu trois enfants. Mais lorsque Vicente a su que sa mère allait mourir dans le ghetto de Varsovie, il a décidé de se taire. Ce roman raconte l’histoire de ce silence – qui est devenu le mien ».
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Il est bien difficile de faire la différence entre la réalité et la fiction. Une histoire si bouleversante et si vivante dans ce confinement de l’âme humaine.

 

Silence éprouvant, silence, accaparant, silence destructeur, une vie de silence, de mots oubliés dans ces pensées sombres, des non-dits avalés, des silences de mots, des mots de silence, une communion de maux. Pas à pas, Vicente s’enlise, s’enfonce et disparaît dans cette douleur, cette colère, cet abandon. Quel homme est il devenu ? La vie a t’elle fait de lui un homme lâche, sans identité ? Un homme sans mère, sans famille ? Un homme faible ? Un homme sans valeur, sans repaire ? Un homme témoin silencieux d’un drame sans nom ? Un homme déraciné ?

 

Des questions. Tant de questions pour Vicente. Trop de questions et trop réponses qui le portent vers cet abandon lancinant et vers la profusion du silence. L’abominable est innommable. Un prison de mort. Sa prison. Sa vie depuis ce jour fatidique.

 

Porté par une plume mordante, UN GHETTO INTÉRIEUR percute douloureusement. Un personnage bouleversant qui du jour au lendemain s’interroge. Son identité personnelle, son identité communautaire et sur sa vision du monde. Sa mémoire, la mémoire collective, l’héritage familiale forment un ballet pernicieux et malicieux. Un graine (mauvaise ?) qui s’installe et germe dans un esprit de plus en plus tourmenté. Des états d’âmes, la lâcheté, mouvance d’un corps qui refuse inacceptable, qui refuse d’accorder la moindre parcelle de vérité face à l’inévitable.
 
Si les mots ne se sont pas prononcés, les silences valent souvent tout l’or du monde. Le silence repousse le mal. Le silence brave l’impensable. Le silence construit  des barrières protectrices. Le silence n’est pas le néant . Le silence est trop de choses à la fois. Le silence parle de mille manières. Vicente l’a adopté, l’a magnifié dans ce qu’il a de plus sombre.

 

Je découvre pour la première fois l’univers de Santiago H Amigorena et j’en sors totalement abasourdie. C’est un roman où il faut prendre son temps, où il faut laisser les mots s’infiltrer dans chaque parcelle de son esprit où il faut leur laisser le temps de se graver pour à tout jamais. Un sujet délicat, la Shoah, un sujet essentiel, un sujet qui nous permet de ne pas oublier. J’ai beaucoup apprécié la manière dont l’auteur prend en main son personnage pour le modeler, le façonnant, finalement, à l’image de ces hommes et femmes photographiés, aux yeux vides et sans vie. C’est quelque chose de bouleversant et qui vous enserre le cœur en une poignée de secondes.

 

Comment a-t-on pu vivre ensemble toutes ces années comme si le passé n’existait pas ? Comme si seuls le présent et l’avenir étaient importants ? Et maintenant, maintenant qu’il faudrait lui dire, maintenant que je devrais crier ma haine et ma peur, maintenant que je sais ce qui se passe là-bas, maintenant que je sais que jamais sans doute je ne réussirai à ce que ma mère et mon frère viennent à Buenos Aires, maintenant que je sais que jamais je ne sauverai personne, maintenant que tout me semble vide et inutile, maintenant qu’il n’y a rien d’autre qu’un vide immense qui s’étend devant moi, maintenant … est-ce que j’ai le droit de leur dire ? Est-ce que j’ai le droit de leur demande de partager ma peine ? Maintenant que je sais qu’il est mortel, est-ce que j’ai le droit de leur demander de boire une partie de ce venin qu’est ma douleur pour me soulager ?

 

Une très belle rencontre !

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions P.O.L.