Arte Corpus: Tori et Noah, tome 1 de Jenny Rose

Romance Contemporaine/suspense – Livre sorti le 28 avril 2020

Editions Plumes du Web

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur » et « incontournable 2020 »

 

Résumé : Loin de Berlin où elle a quitté celui qu’elle pensait être l’homme de sa vie, Victoria se reconstruit auprès des siens en Normandie. Tatoueuse, entourée d’une bande d’amis inséparables, elle est bien décidée à tirer un trait sur son passé chaotique.
Jusqu’à ce que Noah débarque dans sa vie : éminent psychiatre, frère de sa meilleure amie, ce beau blond semble bourré de qualités.
Deux mondes différents, deux passés compliqués, une attraction indéniable.
Mais que cache l’homme parfait sous ses fêlures ? Il n’est peut-être pas aussi solide qu’il en a l’air.
Parviendront-ils à s’affranchir des secrets et de la méfiance qui s’installent ?
Entre désillusions et passion, quand les fantômes s’invitent, il faut se résoudre à affronter ses pires faiblesses…

 

L’avis de #Lilie : J’ai découvert ce roman par le biais d’une lecture commune organisée sur Facebook. Intriguée par le résumé, je me suis laissée tenter, pour mon plus grand bonheur !!!

Victoria, surnommée Tori, est revenue en Normandie après avoir fuit Berlin et une histoire d’amour désastreuse. Future demoiselle d’honneur de son amie Rose, elle rencontre, au cours d’une réception, Noah, le frère de Rose. Entre eux, le courant passe de suite. Mais Tori est-elle prête à refaire confiance à un homme ? Pourquoi Noah s’intéresse-t-il à elle ? Que cache-t-il derrière son stoïcisme et son apparente perfection ?

Victoria est une jeune femme qui, on le sent, a beaucoup souffert dans sa vie. Entourée de ses « garçons », qui sont ses meilleurs amis, elle a appris à se protéger. On ne sait pas grand chose de son passé amoureux mais on comprend, entre les lignes, qu’elle n’a pas vécu des choses faciles. Complexée, blessée, elle a perdu confiance en elle mais elle n’entend pas se laisser abattre pour autant. C’est une héroïne fragile, à plusieurs facettes, qu’on aimerait protéger et aider dans cette phase de reconstruction. Noah, quand à lui, a tout de l’homme parfait : grand, blond, musclé, altruiste, protecteur, il faut être difficile pour ne pas succomber. Pourtant, derrière cette façade parfaite, il cache des fêlures qui semblent lui compliquer la vie. Nos deux protagonistes vont devoir accepter de se livrer s’ils espèrent avancer ensemble mais c’est loin d’être gagné…. Parmi les personnages importants, j’aimerais également mentionner Rose, la meilleure amie de Tori et sœur de Noah dont le comportement m’a interpellée et qui n’est pas vraiment ce que j’appelle une amie. Il y a enfin Angélique, la collègue de Noah, également ambivalente mais qui se révélera pleine de surprises.

Je ne connaissais pas du tout la plume de Jenny Rose et je dois avouer que j’ai pris une grande claque lors de cette lecture. En effet, la plume est dynamique et efficace. Émotionnellement, on est pris aux tripes par cette histoire assez envoûtante et ses personnages tellement attachants. Rien n’est laissé au hasard, tous les protagonistes ont un petit quelque chose qui les rend attachants et en même temps, intrigants. Loin de se centrer sur le « couple phare », l’autrice nous livre un panel de personnalités que j’espère bien retrouver plus tard !! Ce roman se laisse lire très facilement tant on est embarqué dans cette intrigue riche en rebondissements. L’intensité monte de page en page et le coup de grâce nous est asséné avec cette fin, qui est un véritable clifffhanger, et qui nous laisse avec des questions plein la tête.

Pour conclure, je brûle d’impatience de découvrir le tome 2 d' »Arte Corpus » afin de savoir ce qu’il va advenir de Victoria, Noah et toute la bande. Cette romance contemporaine, avec une pointe de suspense, est unique en son genre, que ce soit par la force émotionnelle de son intrigue, le charisme de ses personnages ou la vivacité de la plume de l’autrice. Une histoire à découvrir de toute urgence pour tous les amoureux du genre !!

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Plumes du Web

Touche pas à mon cœur d’Oriane

Romance contemporaine – Ebook sorti le 22 mai 2020

Editions So Romance

Service presse

Ma note : 4,5/5 mention « Incontournable 2020 »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier Oriane et les éditions So Romance pour leur confiance et pour m’avoir confié ce roman en service presse.

Résumé : « Mathieu parviendra-t-il à percer les secrets de Chloé ?

Chloé veut être une femme libre et autonome. Pas question de se retrouver flanquée d’un mec qui lui dicte ce qu’elle peut faire ou pas ! Mais son passé tumultueux n’est jamais très loin. Dépassée par la situation, Chloé n’arrive pas à surmonter les événements. Mathieu, un mec croisé par hasard quelques jours auparavant, lui offre son aide, mais la jeune femme se met à douter. Elle ne veut pas dépendre d’un riche comme lui, qui en plus rêve d’une histoire à l’eau de rose… Mais quelle autre possibilité lui reste-t-il ? »

Oriane détourne avec brio les clichés de romance pour traiter des traumatismes dus aux violences féminines. Une véritable montagne russe émotionnelle !

 

L’avis de #Lilie : J’ai découvert la plume d’Oriane récemment. Pourtant, quand elle m’a proposé de la suivre dans cette nouvelle aventure, je n’ai pas hésité une minute ! Et quel bonheur d’avoir fait connaissance avec Chloé et Mathieu !!

Chloé est une jeune femme qui souhaite mener sa vie comme elle l’entend. En effet, suite à des mésaventures personnelles, elle n’entend plus vivre aux crochets de quiconque et souhaite gagner son indépendance. Pourtant, des difficultés financières la mettent dans une situation inconfortable jusqu’à ce que Mathieu vole à son secours. Ce jeune homme, rencontré quelques jours plus tôt, va lui proposer son aide, et son épaule, pour surmonter cette nouvelle épreuve. Mais Chloé est-elle prête à refaire confiance ? Mathieu est-il celui qu’il semble être  ? Est-il vraiment désintéressé ? Et pourquoi Chloé est-elle si méfiante ?

On comprend tout de suite que Chloé n’a pas eu une vie facile. En difficultés pour payer son loyer, en recherche d’emploi, en proie à des complications avec l’administration, elle est dans la galère. Lorsqu’elle rencontre Mathieu, qui lui propose son aide, elle se méfie car elle a déjà connu des déconvenues assez marquantes. C’est une héroïne fière, qui a du caractère mais qui sait aussi, par moment, baisser la garde. Je l’ai trouvée très attachante, même si elle va mener la vie dure à Mathieu. Lui, il est un peu un « anti-héros ». Peu sûr de lui, n’ayant pas un physique hors norme, il souffre de la comparaison avec son frère. Pourtant, cet homme d’esprit peut se montrer entreprenant en privé. Grand romantique dans l’âme, il espère trouver LA bonne personne. Attiré par Chloé, il saura se montrer patient et à l’écoute, tout en sachant, par moment, forcer le destin. Entre les deux protagonistes, la relation évolue de manière un peu particulière. En effet, même si physiquement, ils vont vite passer à l’action, ils auront bien du mal à coller une étiquette sur ce qui se passe entre eux….

Je dois vous dire que cette romance m’a passionnée. Tout d’abord, j’ai adoré les deux protagonistes. Entre Chloé, qui n’a pas sa langue dans sa poche, et Mathieu, qui est, en même temps, si adroit et si maladroit, c’est un duo qui détonne !! La singularité ici réside dans le fait que ce soit Chloé qui ne croit plus en l’amour et Mathieu qui soit fleur bleue. Leur duo fonctionne très bien et les scènes érotiques, qui sont assez nombreuses, font clairement monter la température !! La plume de l’autrice est vive, dynamique et a su me captiver dès les premières lignes. L’insertion des pensées des protagonistes au milieu du récit est malin et amène une originalité supplémentaire pour ce roman. Émotionnellement, cette romance met en lumière les difficultés des femmes victimes de violences et l’impact que cela peut avoir sur elles. Néanmoins, l’autrice ne tombe pas dans le pathos et fait passer son message sans plomber l’ambiance. Mon petit regret serait qu’au final, on ne sait pas trop ce qui s’est passé au tribunal pour Chloé et la fin est un petit peu rapide…. Je me suis tellement régalée que j’en aurais voulu plus !!

Pour conclure, si vous cherchez une romance contemporaine qui décoiffe, qui sort de l’ordinaire et avec une héroïne qui n’a pas la langue dans sa poche, « Ne touche pas à mon cœur » est faite pour vous ! Oriane livre ici une histoire prenante, sexy et originale qui ne ressemble à aucune autre. 

 

Retrouvez ce roman sur Amazon

MYRINA HOLMES, tome 2 : Cadavres exquis de Anna Triss.


Tome 2/3
Mon nom est Myrina Holmes. Mes (rares) amis me surnomment « Myri », mes (nombreux) ennemis « l’Amazone ». Mon job ? Traquer de féroces créatures surnaturelles à l’aide de mes pouvoirs et de mes armes.
On ne va pas se mentir : ces derniers temps, ma vie ressemble à un mauvais film de série B. Une sœur succube à la rancune tenace, une carrière de Traqueuse en crocs de scie, une marque démoniaque qui m’empêche de faire des folies de mon corps et un ex-amant devenu Fédérateur des Pécheurs qui m’irrite fortement les écailles. Alors quand un mystérieux virus aussi contagieux que mortel se propage sur Infernum, ça commence sérieusement à empester le démon grillé !
Le symptôme le plus éloquent de la Démonacide ? Quelques jours avant leur décès, les infectés se transforment en bêtes sanguinaires qui attaquent les vivants pour les dévorer, comme des Sans-Âmes ! L’Apocalypse risque de se pointer plus tôt que prévu à ce rythme…
Pour ma part, je suis naturellement immunisée grâce à mon sang d’hybride, mais ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde.
Lorsqu’un de mes proches tombe malade, je n’ai pas d’autre choix que de m’engager dans une course contre la montre pour mettre la patte sur les responsables de l’épidémie et dénicher le remède salutaire.
Et croyez-moi, vu mon état d’esprit, ma Plume aiguisée ne fera pas dans la dentelle.

 
On reprend les même, on shake tout ça, on rajoute quelques nouveaux personnages et une nouvelle intrigue démoniaque, et, nous voilà avec un second tome explosif qui nous en met plein les mirettes.
Anna Triss est une sacrée tornade, son histoire, ENCORE UNE FOIS, est une pure tuerie.

 

Myrina Holmes est un tantinet sur les nerfs. Il faut dire que sa sœur à la rancune tenace et que cette fichue marque l’empêche de fricoter. Sa dernière enquête l’a mise sur les nerfs et les révélations qui s’en sont suivies l’ont abattue. Myrina n’est pas le genre de démone à se morfondre éternellement, prenant le taureau (enfin le démon) par les cornes, elle se remet vite sur pied. Et rien de mieux qu’une enquête pour se défouler. Sauf que cette dernière est un poil effrayante. Voir ses compatriotes se transformer en monstre diabolique affamé couvert de pustules verdâtres est quelque chose d’assez incongrue pour la Traqueuse. Une nouvelle course effrénée se profile à l’horizon et celle-ci va s’avérer très tordue.

 

Une nouvelle aventure loin d’être une sinécure. Au contraire, le temps joue contre elle et puis son cœur a quelques dératés. Un beau ténébreux se la joue beau chevalier sur sa licorne et un beau blondinet se rajoute à l’équation. Sans oublier les Révoltés qui se révoltent pour de bon. Bref, sur Infernum c’est l’Apocalypse. Rien ne va plus, faites vos jeux. Dommage vous allez perdre ! Anna Triss est une vile tentatrice qui adore frustrée ses lectrices.

 

Tentation, doutes, questions, révélations, mensonges, amour, passion, fougue, danger … non vous n’êtes pas dans un soap opéra, mais bien dans le deuxième tome de Myrina Holmes. Une suite explosive, sensationnelle, addictive, folle, méga génialissime. La plume d’Anna Triss est juste envoûtante, rythmée et le scénario est un pur bijou. Une claque phénoménale, je suis restée scotchée, obnubilée, estomaquée …

 

Une trilogie d’Urban fantasy à découvrir (depuis le début) absolument !!!

 

Une chronique de #Esméralda

 

… Lien Kindle

… le site de Black Ink Editions

… le site d’Anna Triss

… Mon avis sur le premier tome de Myrina Holmes (clique sur l’image pour le lire)

Not made for love d’Alfreda Enwy

Romance contemporaine – Ebook sorti le 22 avril 2020

Editions Harlequin – Collection &H

Service Presse

Ma note : 5/5 mentions « coup de coeur » et « Incontournable »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier les éditions Harlequin pour leur confiance et pour m’avoir permis de découvrir ce roman grâce à la plateforme Netgalley.

Résumé : Elle n’est pas prête à aimer, mais il est là pour lui apprendre.

L’amour, Avery y a renoncé. Elle ne peut donner à un homme ce qu’il désire, elle le sait. Alors quand Wade, le canon que la fac lui assigne comme tuteur, se dit prêt à tout pour la séduire, elle le prévient aussitôt qu’il perd son temps. Personne, pas même ce séduisant étudiant en art, ne peut changer celle qu’elle est devenue. Pourtant, avec son regard bleu océan qui rend dingues toutes les autres filles, il est loin de la laisser indifférente. Et, quand il propose de lui donner des cours particuliers à l’approche des partiels, elle sent combien il lui sera difficile de s’en tenir à sa résolution. Ça tombe mal : Wade ne reculera devant rien pour la faire craquer…

 

L’avis de #Lilie : Sensible à la plume d’Alfreda Enwy, j’attendais, avec un mélange d’excitation et d’appréhension, ce spin-off de « Ne crois pas que tu m’aimes » consacré à Avery, la petite sœur d’Autumn. Je vous rassure, les doutes se sont envolés au bout de quelques lignes et j’ai été, une fois encore, totalement conquise par cette histoire.

Ce roman se déroule en parallèle de « Ne crois pas que tu m’aimes ». Avery est entrée à la fac et fuit de plus en plus la maison familiale. Elle ne s’y sent plus à l’aise et veut tout mettre en oeuvre pour réussir ses études. En difficulté en histoire de l’art, elle décide de faire appel à un tuteur et rencontre Wade. Aussi insupportable qu’irrésistible, le jeune homme arrivera-t-il à percer la carapace de cette jeune étudiante méfiante ? Pourquoi tient-elle tant à mettre les gens à distance ? 

Avery a été traumatisée par l’épreuve subie quelques années auparavant. Elle fuit la gent masculine et ne se sent pas digne d’être aimée. Manquant totalement de confiance en elle, elle se réfugie dans la lecture et le dessin pour fuir le monde réel. Ainsi, quand Wade commence à s’intéresser à elle et lui demande de lâcher prise, elle va passer par de nombreuses phases de doute mais elle ne sera pas seule pour y faire face. Tout d’abord, sa sœur sera un soutien inconditionnel et l’aidera à ouvrir les yeux. Ensuite, Wade va se révéler être un homme sensible, à l’écoute et totalement en phase avec elle. Ils ont tous les deux les mêmes valeurs, beaucoup de centres d’intérêt commun et surtout, il saura se montrer patient. Enfin, elle peut aussi compter sur Robin, sa meilleure amie, extravagante mais aussi capable de poser les choses pour les remettre à plat. J’ai adoré tous les protagonistes de l’histoire car ils amènent tous leur pierre à l’édifice et cela permet de ne pas être tout le temps auto-centrer sur « le couple star ».

Encore une fois, cette romance d’Alfreda Enwy a fait mouche ! Sa plume addictive et visuelle m’a touchée en plein cœur. En effet, impossible de retenir quelques larmes en voyant Avery douter ou raconter le calvaire qu’elle a vécu. On rit également, on a le cœur qui se serre par moment, bref, émotionnellement parlant, ce roman est une véritable montagne russe qui vous emporte à fond la caisse. L’évolution de la relation entre les deux personnages principaux est mignonne, elle ne va ni trop vite, ni trop lentement, et leur permet de poser des bases solides pour une histoire à long terme. Je me suis laissée totalement happée par l’intrigue qui nous parle, au-delà de l’histoire d’amour, des difficultés de se reconstruire et qui interroge aussi sur les violences faites aux femmes.

Pour conclure, « Not made for love » est un excellent spin-off de « Ne crois pas que tu m’aimes ». Une nouvelle fois, la plume d’Alfreda Enwy m’a complètement happée et j’ai adoré découvrir la jolie histoire entre Wade et Avery, deux étudiants en arts qui se rencontrent par hasard et qui vont devoir s’apprivoiser s’ils espèrent vivre une belle histoire.

 

Retrouvez ici mon avis sur « Ne crois pas que tu m’aimes »
Retrouvez ce roman sur le site des Editions Harlequin

SHUNI de Naomi Fontaine.


Naomi Fontaine écrit une longue lettre à son amie Shuni, une jeune Québécoise venue dans sa communauté pour aider les Innus. Elle convoque l’histoire. Surgissent les visages de la mère, du père, de la grand-mère. Elle en profite pour s’adresser à Petit ours, son fils. Les paysages de Uashat défilent, fragmentés, radieux. Elle raconte le doute qui mine le cœur des colonisés, l’impossible combat d’être soi.
Shuni • Ce que tu dois savoir, Julie, cette lettre fragile et tendre, dit la force d’inventer l’avenir, la lumière de la vérité. La vie est un cercle où tout recommence.

Il y a de ces mots, de ces phrases, de ces récits qui vous captivent en un instant. Vous avez l’impression de tenir entre vos mains, un objet précieux et bien plus encore. Un objet immuable qui vous marque dans votre chair et qui vous laisse ce doux souvenir d’avoir fait une rencontre exquise. Voilà ce que me dit mon cœur.
SHUNI fait indéniablement parti de ces récits qui vous tourneboulent aussitôt. Le ton est donné dès les première lignes. Naomi Fontaine se livre, se délivre, se confie du plus profond de son cœur à cette vielle connaissance, Julie. Leur monde est séparé par tout un tas de connaissances, de beaucoup de préjugés, de méchancetés. Des différences qui terrifient et qui cloisonnent les esprits. Pourtant Naomi Fontaine n’en a pas peur, elle les a apprivoisées au fil du temps.

 

Je voulais que tu le saches. Je pourrais parler très fort, parler très bien. Dire des mots que personne n’a jamais prononcés avant moi. Je pourrais étudier l’histoire dans ses moindres failles, la réécrire. Je pourrais passer ma vie entière à me battre contre tous les préjugés qui nous écrasent. Je pourrais t’écrire des milliers de lettres. Mais je crois sincèrement que c’est l’amour qui changera le monde.
Entre nous et vous.
Entre toi et moi.

 

Naomi fontaine décrit sa vie et celles de sa communauté. Les images défilent au rythme de souvenirs tendres. Les mots s’invitent dans cette balade hypnotisante. Le sourire radieux naissant sur les visages reconnaissants.

 

Naomi Fontaine loin des préjugés partage. Mais elle ne veut pas de notre peine, de notre regard hagard, de notre compréhension généreuse. Elle veut juste notre amour sincère.

 

Au grès de ses paroles, de ses confidences à son petit ours, de ses interpellations, de ses recommandations, de ses questions, des ses doutes, Naomi Fontaine nous transmet les paroles tues d’un peuple qui ne doit pas s’effacer.

 

Au travers de mots doucereux et mélodieux règnent parfois une cruelle douleur dont elle en tire, pourtant, une certaine magnificence.

 

J’ai été subjuguée, envoûtée. Ses mots essentiels, ses mots cruciaux, son regard judicieux et honnête dépeignent avec maestro, douceur et sensibilité, la beauté du monde dans leurs yeux.

 

Une lecture essentielle, indispensable, incontournable, unique et magique !

 

Il y a ces gestes que je n’ai pas appris à faire quand j’étais petite. Je n’ai pas appris à cogner à une porte avant d’entrer dans une maison. Je n’ai pas appris l’importance d’arriver à l’heure à un rendez-vous. Ma mère ne m’a pas appris à gérer convenablement mes finances.
Et toi Julie, sais-tu reconnaître les pistes du lièvre ? Sais-tu lire le temps qu’il fera sur les feuilles des arbres ? Sais-tu entendre, au-delà de la souffrance qui est visibles, le pouls d’un cœur qui s’accélère pour continuer à battre ?

 

Une chronique de #Esméralda

LA DIFFÉRENCE INVISIBLE de Mademoiselle Caroline et de Julie Dachez.


Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.

 
J’ai découvert cette bande dessinée un peu par hasard en suivant un lien sur internet dont le sujet traité sur l’autisme. Un formateur (chaîne YouTube Edi Formation) terminait sa présentation en faisant un clin œil sur cette bande dessinée. J’ai bien fait de suivre mon intuition.
Marguerite n’est pas une jeune femme exubérante. Son quotidien la porte de chez elle à la boulangerie puis à son bureau de travail et le sens inverse. Le week-end est avant tout un moment paisible où elle se relaxe entouré de ses animaux, de balades dans le parc non loin de chez elle et d’un livre. Son amoureux, lui aime par contre, les amis, les sorties et les fêtes. Difficile de s’accorder dans ces cas là. Mais Marguerite fait bonne figure et même si elle n’aime pas cela, elle se force à être comme son ami voudrait qu’elle soit. Si Marguerite de dit rien tout haut , il en est tout autre. Elle ne supporte pas le bruit, qu’on la touche. En fait Marguerite est la bonne crème, la gentille fille, extravagante dans son attitude, un peu folle dingue de temps en temps, une fille pas trop sûre d’elle, une fille casanière qui ne fait aucun effort pour s’intégrer, un fille en marge de la société. Tout cela c’est ce que pensent les gens qu’elle croise à son boulot où les amis de son amoureux et peut être même sa famille et ses quelques rares amis. Et si la vérité serait toute autre, la regarderiez vous différemment ?

 

Julie Dachez scénarise avec subtilité, honnêteté et parcimonie, la vie d’une jeune femme différente. L’auteur traite avec aisance et tact le sujet de l’autisme chez la femme. Les « aspie » comme elles aiment se nommer et sont diagnostiquée tardivement et sont très méconnues. Et pour cause l’autisme ne touche qu’une femme sur quatre hommes et les signes sont souvent très controversés et plus difficiles à distinguer. Je rappelle que l’autisme n’est ni se cogner la tête sur un mur, ni se balancer à longueur de journée, ni avoir des difficultés à communiquer. L’autisme ne se résume pas uniquement à ces trois points, bien au contraire c’est un panel de troubles qui l’induisent. L’autiste Asperger est quant à lui encore différent. Dans tous les cas c’est penser, percevoir, sentir, réfléchir, voir le monde différemment. Pour en revenir à Super Marguerite, Julie Dachez accompagnée de Mademoiselle Caroline met en scène une femme qui finalement va se reconnaître et s’épanouir enfin, être en accord avec elle même.
Mademoiselle Caroline illustre avec grâce tout ces moments de disgrâces et avec volupté quand le la vie de Marguerite rayonne.

 

Quel bel ouvrage qui avec simplicité et efficacité dépeint ces femmes hors du commun et incomprises. Le petit documentaire à la fin précise de nombreux points essentiels. Je suis ravie d’avoir lu cette bande dessinée, elle m’a permise de comprendre un peu mieux le monde de mon fils même s’il n’est pas Asperger. Cela m’a également rassuré que je ne faisais pas fausse route dans ma compréhension et l’appréhension de son monde. Une bande dessinée à mettre dans toutes les mains dans le but de mettre fin à une tonne de préjugés et de libérer la parole à cette différence invisible. Je n’aime pas trop ce mot différence pourtant elle est perçue comme telle, comme quelque chose de négatif. Pourquoi la dénigrer ainsi ? Je la trouve belle, moi, cette différence !

 

Une chronique de #Esméralda

FRISSONS NOIRS de Collectif.


 
Une sélection de 6 nouvelles, 7 auteurs prestigieux de noir sont ici réunis et, si chacun a son mode opératoire, le mot d’ordre est le même pour tous : nous faire tendre l’oreille en nous proposant des récits qui jouent avec les différentes définitions de l’audition. 
Dans ces nouvelles, ils ont donné libre cours à leur noire imagination pour créer une atmosphère, des personnages inoubliables et une tension qui vous happeront dès les premiers mots…et jusqu’à la chute. 
Éclectique et surprenant, ce recueil renferme six expériences exceptionnelles de lecture.

Ces six nouvelles sont extraites de l’ouvrage Ecouter le noir paru en 2019 aux éditions Belfond.
Six nouvelles noires qui vont vous plonger tour à tour dans les noirceurs de l’âme. Six nouvelles où vos sens sont mis à contributions. Six nouvelles et vous allez adorez frissonner à les lisant !
Barbara Abel et Karine Giebel signent un quatre mains totalement effrayant (Deaf). Un monde sans bruit, des adolescents fuyant, un mère enfermée dans un coffre de voiture. Voilà les éléments qui font de cette nouvelle une histoire impitoyable et dont la fin vous glacera sans aucun doute.

 

R.J. Ellory est un nom qui ne m’est pas inconnu mais je n’ai jamais eu l’occasion de lire un de ses thrillers. Avec Bloodline, sa nouvelle mettra vos nerfs à vif. C’est l’histoire d’une jeune femme infirmière qui met en place un plan totalement machiavélique. Une héroïne que vous ne voudriez jamais croiser.

 

Dans Zone de fracture, Sophie Loubière, parle d’amour. De cet amour qui se découvre dans le tard alors que les anneaux sont déjà passé aux doigts et que la vie de famille est bien établie. Si zone de fracture est un terme que l’on trouve dans le lexique des reporters envoyés sur le terrain en zones de conflits, ici il s’avère tout autre. Entre amour et jalousie qui triomphera ?

 

Dans Échos de Maud Mayeras, c’est l’histoire qu’un petit garçon particulier qui a une ouïe extraordinaire. Alors que son grand frère est victime d’un accident de la route et que sa mère part du foyer familial, Charlie entend des bruits suspects venant de la chambre de son frère décédé. Entre espoir et illusion, Charlie n’est pas au bout de ses surprises.

 

Quand vient le silence de Laurent Scalese, est déconcertant quant au final qu’il propose. Une histoire très bien ficelée et surprenante où une touche de fantastique est aussi savoureuse que la crème dans le gâteau. Un histoire captivante et effroyable où le silence devient l’arme vengeresse.

 

Et pour clore en beauté la lecture de ce recueil, je nomme l’extraordinaire Cédric Sire dont je suis une fan absolue. Sa nouvelle Le diable m’a dit …  est tout aussi alambiquée que tortueuse. Un scénario accaparant et tordu comme aime le concevoir l’auteur. Une touche de mélodramatique et d’horreur pour une histoire hallucinante !

 

Vous l’avez compris j’ai totalement adoré cette lecture. J’ai découvert cinq nouveaux auteurs et aussi surprenant que cela puisse paraître j’ai adoré toutes les nouvelles proposées. Un agréable moment de lecture que j’ai savouré au grès de ces sept plumes. Les cinq sens sont mis à l’avant dans chaque nouvelle dont celle de l’ouïe ressort pratiquement dans les nouvelles. J’ai adoré la manière dont chaque auteur s’en sont accaparée pour la sublimer. Bref un moment de lecture intense et bien noir. A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda

MYRINA HOLMES, tome 1 : Démons et merveilles de Anna Triss.


Tome 1/3
Je suis Myrina Holmes, la meilleure Traqueuse d’Infernum, chargée de neutraliser les créatures surnaturelles qui bafouent nos lois.
Dans mon monde, les démons sont légion ! Quatorze pour être précise : sept vouées aux vertus cardinales et sept dominées par les péchés capitaux
Hybride marginale, je n’appartiens à aucun des deux camps, ce qui m’arrange. J’adore mon boulot et ma vie sur Terre quand je ne suis pas en mission. Sauf bien sûr lorsque de mystérieux cadavres tombent littéralement du ciel pour me torturer les méninges et que ma demi-sœur de succube se met à fréquenter l’Hybresang le plus exécrable qui soit, Kelen Wills.
Pécheur surpuissant, commandant en chef d’une armée d’élite, il n’incarne pas UN péché capital, non : il les cumule tous les sept ! Avec une prédilection pour la luxure, la colère, l’orgueil et la gourmandise, mais gardez ce détail pour vous… Bref, l’odieux personnage s’est mis en tête de me séduire, sans doute parce que je suis la seule femme à résister à ses charmes douteux.
Cet Hybresang peut toujours aller au diable, car j’ai d’autres démons de minuit à fouetter.

Après une comédie romantique totalement déjantée, une magnifique romance fantasy, Anna Triss nous offre un urban fantasy démoniaque. Vous savez, ce genre de lecture dont tu deviens accro dès les premières lignes et que tu es obligée de mettre en off tout ce que tu fais pour le lire jusqu’au bout. Sans oublier que tu te camoufles dans ton canapé pour que le monde t’oublie et te fiche la paix. Et ben voilà ce que ça fait quand tu lis ce premier tome. C’est vraiment un truc de malade.
Dans le genre je met le boxon quand je rentre sur la place, je nomme Myrina Holmes. (Je vous arrête de suite aucune parenté avec Sherlock Holmes). Myrina c’est le genre de femme que t’évites de croiser dans la rue sous peine d’être raser de la surface de la terre en un seul regard.  C’est le genre de nana qui assure grave avec son allure décontracté sexy et qui te flingues sans état d’âme (demande au démon qui vient de cramé à l’instant). En même temps, elle est la meilleure du CIT, genre de FBI à la démone. Son job, traquer les méchants démons qui ne respectent pas les règles que ce soit sur Terre ou sur Infernum. Accompagnée de son arbalète et de quelques carreaux de verres, de quelques couteaux et de sa fidèle Plume, épée qui sert à étêter les récalcitrants, Myrina est une pro du zigouillage en tout genre et sans oublier d’avoir la classe même barbouillée de sang noir et visqueux. Vous l’avez compris elle tire plus vite que son ombre ! Sous ses allures strictes de traqueuse vénère, Myrina ne fait pas dans la dentelle. Elle pense tout ce qu’elle dit et son humour noir à tendance en déconcerté plus d’un. Son nom murmuré est aussi efficace qu’une malédiction jetée sur des générations. Qui s’y frotte s’y pique, j’ai envie de dire.

 

J’en connais un d’ailleurs qui va faire les frais de la légendaire répartie de Myrina. Kelen Wills est dans sa plus haute majestueuse majesté, le roi des connards, des arrogants et de égoïstes. Un vrai trou de balle sur pattes mais le soucis c’est qu’il transpire la sexy attitude. Vous savez celle qui vous fait bavez. Rien ne résiste à Kelen et encore moins les petites culottes ( Flash Info même un démon de cet envergure ne fait pas flamber les petites culottes, il les déchire). Autoritaire, sarcastique, imposant, facétieux, malin, arrogant (je le redis), puissant, têtu, mufle, et la liste est encore longue … !

 

Rien ne prédestiner ces deux là à se rencontrer, mais parfois dans les douches ils se passent des choses étranges. Et si ce n’était que ça d’étrange vous seriez surpris de voir des démons puissants tombés comme des petites mouches inoffensives. Myrina n’est pas au fait des surprises qui surgissent de toute part, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, le problème Kelen Wills, lui, est au sommet de tout. Son mot d’ordre résister et l’envoyer paître et puis le temps lui est compté.

 

Missions périlleuses et rebondissements hallucinants, le nouveau roman d’Anna Triss est une pure merveille pour la lectrice que je suis. Un univers diaboliquement intense aux enjeux importants. Des personnages aux caractères exacerbés auxquels on s’attache ou qu’on exècre. De l’action, de l’humour fracassant, des réparties piquantes, de la souffrance, de la passion, des horreurs, de la justice, de l’attirance, de la répulsion … une lecture intensive, addictive, accaparante, totalement subjuguante et hallucinante. Une pure merveille. Vous l’avez compris je suis raide dingue de ce premier tome qui regorge de nombreuses surprises. 

 

Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… le site de Black Ink Editions

… mes avis sur d’autres romances d’Anna Triss (clique sur la photo pour les lire)

Vox de Christina Dalcher

Dystopie – Livre sorti le 7 mars 2019

Editions Nil

Lecture personnelle

Ma note : 4/5 mention « à lire »

 

Résumé : Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.

 

L’avis de #Lilie : A sa sortie, ce livre a fait du bruit et il m’a tout de suite intriguée. Je n’ai pas pu me lancer à ce moment-là mais quand une amie a proposé de me le prêter, j’en ai profité pour me plonger dans cet univers futuriste et glaçant.

Nous nous retrouvons aux Etats-Unis, dans un futur pas si lointain. Les « Purs » sont arrivés au pouvoir et on assiste à un retour aux valeurs fondamentales d’un temps que l’on croyait désormais révolues. En effet, les hommes ont repris le pouvoir et occupent tous les postes de premier plan. Les femmes ont été reléguées à la maison. Elles doivent élever les enfants, tenir leur intérieur et surtout, elles ont un compte-mot qui leur interdit de prononcer plus de 100 mots par jour. Bref, elles ont été réduites au silence et toute opposition est violemment réprimée. Un jour, des hommes du gouvernement viennent trouver Jean car ils ont besoin de ses compétences pour soigner le frère du Président. Pour elle, c’est clair : elle ne mettra ses compétences au service du gouvernement que si on lui retire son compte-mots… et à sa fille aussi ! Mais est-elle prête à ce qu’elle va découvrir en retournant travailler ? Voudra-t-elle tout accepter pour mener sa mission à bien ?

Jean est une femme qui, dans le temps, s’est battue pour les droits des femmes. Depuis qu’elle a été réduite au silence, elle prend son mal en patience. En effet, elle ne veut pas faire de vagues mais n’en pense pas moins contre ce gouvernement et leurs pratiques. C’est une femme moderne qui a bien du mal à se laisser dicter sa conduite. Entière, elle n’est pas égoïste et essaie toujours de penser à sa famille, avant de prendre une décision. J’ai aimé ce personnage que l’on suit de son adolescence, grâce à de nombreux flashbacks, à maintenant. Le roman est essentiellement centré sur elle mais je n’ai pas trouvé cela gênant car c’est une protagoniste charismatique, à qui on s’attache. Volontaire, combative, réfléchie, c’est une héroïne moderne qui est prête à tout pour défendre les siens.

De temps en temps, j’aime bien lire des dystopies. Imaginer le monde tel qu’il pourrait être dans quelques années peut-être stressant ou, au contraire, l’occasion de se reprendre en main et ne pas laisser la situation nous échapper. Le monde décrit dans « Vox » peut paraître, à première vue, exagéré. Pourtant, quand on voit comment fonctionnent certains régimes totalitaires, on peut se dire qu’on n’est à l’abri de rien. L’autrice reprend les codes des dystopies, c’est-à dire qu’on a un pouvoir totalitaire, qui oppresse une partie de la population, qui la surveille en permanence et qui humilie ceux qui voudraient s’y opposer. L’histoire, en elle-même, est intéressante et donne à réfléchir. Il y a des personnages que l’on prend plaisir à détester et d’autres que l’on voit évoluer sous nos yeux. La plume de l’autrice est vive, prenante et émotionnellement forte. En effet, une fois lancée, il est difficile de poser le roman tant on a envie de savoir la suite. On perd un peu ce rythme après le deuxième tiers de l’histoire mais la fin est haletante et nous réserve des surprises jusqu’au dernier chapitre ! Ainsi, on n’a plus aucune envie d’abandonner avant de terminer !

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment de lecture avec « Vox » de Christina Dalcher. Ce n’est pas la première fois qu’une dystopie évoque l’asservissement des femmes mais c’est celui-ci est particulièrement fort émotionnellement. Je le recommande donc à tous les amoureux du genre et à tous ceux qui cherchent une lecture prenante et qui donne l’occasion de réfléchir.

 

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Nil
Retrouvez-le aussi en version poche, réédité aux Editions Pocket
 

Le prêtre des ombres de G.H. David

Urban-fantasy – Ebook sorti le 18 mars 2020

Editions Plumes du Web

Service presse

Ma note : 4,5/5 mention « incontournable ! »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier GH David et les Editions Plumes du Web pour leur confiance et pour m’avoir confié ce roman en service presse.

Résumé : À Paris, Hélène Christy dirige une brigade héritée de l’Inquisition qui lui a valu un surnom de circonstance : Hell Christ. Enfer et Paradis, un duel qui convient à son âme ! En effet, difficile de dire qui, de la jeune femme ou de ses inquiétants suspects, sont les plus tourmentés. Et les choses se compliquent lorsque la jeune commissaire voit débarquer son nouvel équipier : un prêtre exorciste qui risque de lui donner du fil à retordre.
Mystérieux, ambigu, arrogant, Armand Chills a la beauté d’un ange et l’insolence du diable. Entre rites sataniques et sombres secrets, plongez dans une intrigue au parfum sulfureux.

 

L’avis de #Lilie : Vous le savez, je suis une inconditionnelle de la plume de GH David. Quand elle m’a parlé de cet urban-fantasy, j’ai d’abord été un peu sceptique car, encore une fois, ce n’est pas un univers que je lis beaucoup. Mais connaissant le talent de l’autrice, je me suis laissée séduire et encore une fois, je ressors toute chamboulée de ma lecture…

Nous faisons ici connaissance avec Hélène Christy, jeune flic à Paris, dans une brigade en charge des affaires spirituelles et non classées. Instable, tête brûlée, Hélène n’est pas du genre à faire les choses à moitié. Pourtant, tout va changer quand le nouveau référent du Vatican, Armand Chills, arrive. Entre attirance et méfiance, Hélène ne saura plus sur quel pied danser. Peut-elle lui faire confiance ? Ne risque-t-elle pas de se brûler les ailes en se rapprochant trop de lui ? 

Hélène est une héroïne comme je les aime. Elle a du caractère, elle est forte mais cache derrière cette façade des fêlures. Pour l’approcher, il faut prendre son mal en patience car elle a appris à se protéger et elle ne se laisse pas apprivoiser facilement. Rapidement, une alchimie apparaît avec « Sexy Priest », Armand Chills, le nouveau référent du Vatican. Il faut dire que le monsieur a tout pour séduire : grand, musclé, avec un regard de braise, et en plus, il réveille « le goût de l’interdit ». En effet, qu’y-a-t-il de plus excitant que de fantasmer sur l’interdit, sur celui qu’on ne peut atteindre ? C’est un personnage mystérieux, assez secret, qui m’a beaucoup plu car au final, jusqu’au bout, on ne sait pas trop sur quel pied danser avec lui…. et c’est assez exaltant !

Vous l’aurez compris, encore une fois, j’ai été embarquée par la plume de GH David. Dynamique, vive, visuelle, l’écriture de l’autrice est aussi remarquable par la qualité du vocabulaire employé et les connaissances dans les légendes liées aux forces surnaturelles. En effet, j’ai appris beaucoup de choses au cours de cette lecture et j’ai été surprise par la richesse des notes fournies par l’autrice. Comme toujours, on passe par tout un éventail d’émotions au cours de notre lecture, de l’enthousiasme à l’angoisse, de l’émotion à l’exaltation en l’espace de quelques lignes. A noter également la présence de quelques scènes de sexe qui font monter la température et qui ne sont pas là pour faire jolies. L’intrigue est habilement menée, nous entraînant de fausses pistes en retournement de situations qui vous font tout remettre en question…  En bref, un roman qui m’a conquise même si les univers surnaturels ne sont pas mon domaine de prédilection.

Pour conclure, je recommande ce roman à tous les amateurs de romance urban-fantasy. Ce mélange des genres est une vraie réussite tant l’univers crée par l’autrice nous embarque et nous plonge en plein cœur d’une intrigue pleine de rebondissements ! Un roman à ne pas laisser passer !

 

Pour en savoir plus sur l’univers de l’autrice, rendez-vous sur sa page Facebook
Retrouvez ce roman sur le site des Editions Plumes du Web