Vox de Christina Dalcher

Dystopie – Livre sorti le 7 mars 2019

Editions Nil

Lecture personnelle

Ma note : 4/5 mention « à lire »

 

Résumé : Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…
Christina Dalcher nous offre avec Vox un roman dystopique glaçant qui rend hommage au pouvoir des mots et du langage.

 

L’avis de #Lilie : A sa sortie, ce livre a fait du bruit et il m’a tout de suite intriguée. Je n’ai pas pu me lancer à ce moment-là mais quand une amie a proposé de me le prêter, j’en ai profité pour me plonger dans cet univers futuriste et glaçant.

Nous nous retrouvons aux Etats-Unis, dans un futur pas si lointain. Les « Purs » sont arrivés au pouvoir et on assiste à un retour aux valeurs fondamentales d’un temps que l’on croyait désormais révolues. En effet, les hommes ont repris le pouvoir et occupent tous les postes de premier plan. Les femmes ont été reléguées à la maison. Elles doivent élever les enfants, tenir leur intérieur et surtout, elles ont un compte-mot qui leur interdit de prononcer plus de 100 mots par jour. Bref, elles ont été réduites au silence et toute opposition est violemment réprimée. Un jour, des hommes du gouvernement viennent trouver Jean car ils ont besoin de ses compétences pour soigner le frère du Président. Pour elle, c’est clair : elle ne mettra ses compétences au service du gouvernement que si on lui retire son compte-mots… et à sa fille aussi ! Mais est-elle prête à ce qu’elle va découvrir en retournant travailler ? Voudra-t-elle tout accepter pour mener sa mission à bien ?

Jean est une femme qui, dans le temps, s’est battue pour les droits des femmes. Depuis qu’elle a été réduite au silence, elle prend son mal en patience. En effet, elle ne veut pas faire de vagues mais n’en pense pas moins contre ce gouvernement et leurs pratiques. C’est une femme moderne qui a bien du mal à se laisser dicter sa conduite. Entière, elle n’est pas égoïste et essaie toujours de penser à sa famille, avant de prendre une décision. J’ai aimé ce personnage que l’on suit de son adolescence, grâce à de nombreux flashbacks, à maintenant. Le roman est essentiellement centré sur elle mais je n’ai pas trouvé cela gênant car c’est une protagoniste charismatique, à qui on s’attache. Volontaire, combative, réfléchie, c’est une héroïne moderne qui est prête à tout pour défendre les siens.

De temps en temps, j’aime bien lire des dystopies. Imaginer le monde tel qu’il pourrait être dans quelques années peut-être stressant ou, au contraire, l’occasion de se reprendre en main et ne pas laisser la situation nous échapper. Le monde décrit dans « Vox » peut paraître, à première vue, exagéré. Pourtant, quand on voit comment fonctionnent certains régimes totalitaires, on peut se dire qu’on n’est à l’abri de rien. L’autrice reprend les codes des dystopies, c’est-à dire qu’on a un pouvoir totalitaire, qui oppresse une partie de la population, qui la surveille en permanence et qui humilie ceux qui voudraient s’y opposer. L’histoire, en elle-même, est intéressante et donne à réfléchir. Il y a des personnages que l’on prend plaisir à détester et d’autres que l’on voit évoluer sous nos yeux. La plume de l’autrice est vive, prenante et émotionnellement forte. En effet, une fois lancée, il est difficile de poser le roman tant on a envie de savoir la suite. On perd un peu ce rythme après le deuxième tiers de l’histoire mais la fin est haletante et nous réserve des surprises jusqu’au dernier chapitre ! Ainsi, on n’a plus aucune envie d’abandonner avant de terminer !

Pour conclure, j’ai passé un très bon moment de lecture avec « Vox » de Christina Dalcher. Ce n’est pas la première fois qu’une dystopie évoque l’asservissement des femmes mais c’est celui-ci est particulièrement fort émotionnellement. Je le recommande donc à tous les amoureux du genre et à tous ceux qui cherchent une lecture prenante et qui donne l’occasion de réfléchir.

 

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Nil
Retrouvez-le aussi en version poche, réédité aux Editions Pocket
 

Le prêtre des ombres de G.H. David

Urban-fantasy – Ebook sorti le 18 mars 2020

Editions Plumes du Web

Service presse

Ma note : 4,5/5 mention « incontournable ! »

 

Avant de commencer, je tiens à remercier GH David et les Editions Plumes du Web pour leur confiance et pour m’avoir confié ce roman en service presse.

Résumé : À Paris, Hélène Christy dirige une brigade héritée de l’Inquisition qui lui a valu un surnom de circonstance : Hell Christ. Enfer et Paradis, un duel qui convient à son âme ! En effet, difficile de dire qui, de la jeune femme ou de ses inquiétants suspects, sont les plus tourmentés. Et les choses se compliquent lorsque la jeune commissaire voit débarquer son nouvel équipier : un prêtre exorciste qui risque de lui donner du fil à retordre.
Mystérieux, ambigu, arrogant, Armand Chills a la beauté d’un ange et l’insolence du diable. Entre rites sataniques et sombres secrets, plongez dans une intrigue au parfum sulfureux.

 

L’avis de #Lilie : Vous le savez, je suis une inconditionnelle de la plume de GH David. Quand elle m’a parlé de cet urban-fantasy, j’ai d’abord été un peu sceptique car, encore une fois, ce n’est pas un univers que je lis beaucoup. Mais connaissant le talent de l’autrice, je me suis laissée séduire et encore une fois, je ressors toute chamboulée de ma lecture…

Nous faisons ici connaissance avec Hélène Christy, jeune flic à Paris, dans une brigade en charge des affaires spirituelles et non classées. Instable, tête brûlée, Hélène n’est pas du genre à faire les choses à moitié. Pourtant, tout va changer quand le nouveau référent du Vatican, Armand Chills, arrive. Entre attirance et méfiance, Hélène ne saura plus sur quel pied danser. Peut-elle lui faire confiance ? Ne risque-t-elle pas de se brûler les ailes en se rapprochant trop de lui ? 

Hélène est une héroïne comme je les aime. Elle a du caractère, elle est forte mais cache derrière cette façade des fêlures. Pour l’approcher, il faut prendre son mal en patience car elle a appris à se protéger et elle ne se laisse pas apprivoiser facilement. Rapidement, une alchimie apparaît avec « Sexy Priest », Armand Chills, le nouveau référent du Vatican. Il faut dire que le monsieur a tout pour séduire : grand, musclé, avec un regard de braise, et en plus, il réveille « le goût de l’interdit ». En effet, qu’y-a-t-il de plus excitant que de fantasmer sur l’interdit, sur celui qu’on ne peut atteindre ? C’est un personnage mystérieux, assez secret, qui m’a beaucoup plu car au final, jusqu’au bout, on ne sait pas trop sur quel pied danser avec lui…. et c’est assez exaltant !

Vous l’aurez compris, encore une fois, j’ai été embarquée par la plume de GH David. Dynamique, vive, visuelle, l’écriture de l’autrice est aussi remarquable par la qualité du vocabulaire employé et les connaissances dans les légendes liées aux forces surnaturelles. En effet, j’ai appris beaucoup de choses au cours de cette lecture et j’ai été surprise par la richesse des notes fournies par l’autrice. Comme toujours, on passe par tout un éventail d’émotions au cours de notre lecture, de l’enthousiasme à l’angoisse, de l’émotion à l’exaltation en l’espace de quelques lignes. A noter également la présence de quelques scènes de sexe qui font monter la température et qui ne sont pas là pour faire jolies. L’intrigue est habilement menée, nous entraînant de fausses pistes en retournement de situations qui vous font tout remettre en question…  En bref, un roman qui m’a conquise même si les univers surnaturels ne sont pas mon domaine de prédilection.

Pour conclure, je recommande ce roman à tous les amateurs de romance urban-fantasy. Ce mélange des genres est une vraie réussite tant l’univers crée par l’autrice nous embarque et nous plonge en plein cœur d’une intrigue pleine de rebondissements ! Un roman à ne pas laisser passer !

 

Pour en savoir plus sur l’univers de l’autrice, rendez-vous sur sa page Facebook
Retrouvez ce roman sur le site des Editions Plumes du Web

Surface d’Olivier Norek

Policier/thriller – livre sorti le 4 avril 2019

Editions Michel Lafon

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « incontournable »

 

Résumé : ICI, PERSONNE NE VEUT PLUS DE CETTE CAPITAINE DE POLICE.
LÀ-BAS, PERSONNE NE VEUT DE SON ENQUÊTE.

 

L’avis de #Lilie : Le moins que l’on puisse dire, c’est que le résumé du dernier roman d’Olivier Norek est très succinct… Cela peut attirer comme cela peut rebuter…. A titre personnel, j’avais eu des informations sur l’histoire lorsque j’avais eu la chance de participer à une rencontre avec l’auteur en septembre dernier. Intriguée, je l’ai été dès le début… époustouflée, c’est ainsi que j’ai terminé.

Nous faisons ici connaissance avec Noémie. Elle est chef d’équipe à la PJ Parisienne et au cours d’une intervention, elle est défigurée. Obligée de se reconstruire, elle se retrouve fragilisée par ses supérieurs qui décident de l’envoyer à Decazeville, dans l’Aveyon. Elle espère ne pas y rester longtemps mais la découverte d’un cadavre vieux de 25 ans va titiller son instinct de flic. Néanmoins, en rouvrant une enquête si ancienne, Noémie ne risque-t-elle pas de déterrer des secrets que beaucoup souhaiteraient oublier ?

Au départ, Noémie représente parfaitement l’image que je me fais des policiers parisiens : toujours dans l’action, ne tenant pas en place, avec une envie d’être en permanence sur le terrain. Sa mutation dans l’Aveyron va l’obliger à mettre son côté bougeotte de côté…. ou pas ! Car oui, ce cadavre qui resurgit va mettre en émoi toute la communauté. Son côté téméraire et tenace ne va pas plaire à tout le monde et elle va bien être obligée de s’imposer pour aller au bout de ses idées. Tout au long de l’histoire, en filigrane, on suit également la reconstruction de cette jeune femme, son difficile parcours pour son acceptation de cette nouvelle « elle », celle qu’elle est désormais.

Ce roman, qui est le deuxième que je lis de l’auteur, est incroyable. En effet, tous les ingrédients d’un bon polar sont présents : une intrigue bien ficelée, des faux-semblants, des rebondissements mais surtout un rythme haletant ! En effet, il y a peu de temps morts dans ce roman et une fois plongé dedans, il est difficile de le lâcher. La plume de l’auteur est très visuelle et on sent qu’il sait de quoi il parle quand il nous décrit certaines opérations de police… Loin d’être une critique de nos campagnes, ce roman nous incite, au contraire, à aller voir au-delà de la « surface », au-delà des apparences.

Pour conclure, si vous êtes amateur de polar, n’hésitez plus et plongez vous sans attendre dans la lecture de « Surface », un roman prenant et haletant qui ne vous laissera sûrement pas de marbre !

 

Retrouvez ce roman sur le site des éditions Michel Lafon

Liz – tome 2 : Sombre naufrage de G.H. David

Dark Romance – Livre sorti le 25 septembre 2019

Editions Elixyria

Service Presse

Ma note : 5/5 mention « incontournable !’

 

Avant de commencer, je tiens à remercier chaleureusement GH David pour sa confiance et pour m’avoir confié sa saga en service presse.

Résumé : Liz est progressivement rattrapée par un passé qu’elle pensait loin derrière elle. La disparition de Maud liée au spectre inquiétant de Vince la force à prendre des risques et à dévoiler sa véritable personnalité. Sa relation avec Alex est soumise à rude épreuve. Celui-ci se révèle dur et inflexible.

Résister à son attirance pour Max est alors de plus en plus difficile. En pleine tourmente, elle va devoir revenir là où tout a commencé. Saura-t-elle trouver la force nécessaire pour affronter ses démons, ou sera-t-elle contrainte de conclure de dangereuses alliances ?

Un passé trouble, une vengeance à accomplir et un avenir toujours plus incertain.

 

L’avis de #Lilie : Je poursuis ma relecture de la saga Liz avec ce tome 2 qui est celui où tout s’accélère, où tout change. A la fin du précédent, Liz était partie à la recherche de son amie disparue et elle a dû renouer avec un passé qu’elle pensait derrière elle. Là, elle va faire renaître la Joconde, permettre à ses plus bas instincts de ressortir et certains membres de son entourage ne seront pas prêt à voir ça. En elle, tout se mélange, son côté sombre apparaît au grand jour, en même temps que ses fêlures. Liz saura-t-elle faire les bons choix ? Quel avenir l’attend ?

Ici, Liz explose littéralement. Elle s’affirme, devant assumer son passé et ce qu’elle est au fond d’elle. Pourtant, derrière cette apparence, elle reste la petite fille un peu perdue qui n’a pas aucun regard objectif sur elle. Elle a tous les hommes à ses pieds mais ne sait vers qui se tourner. En effet, il y a tout d’abord Alex, qui explose à la moindre contrariété, semblant s’éloigner de sa belle pour mieux revenir ensuite la supplier. On a ensuite Max, qui prend de plus en plus de place auprès de notre héroïne et qui se révèle être une épaule sur laquelle elle peut se reposer. Nous rencontrons aussi Cyril, son petit protégé, qui compte sur elle et qui l’écoute mais qui est aussi comme une ombre du passé. Il y a enfin Stéphane, le barman, son ex dont elle avait voulu s’éloigner mais dont le magnétisme est toujours aussi puissant. Tous avec leurs qualités et leurs défauts, ils vont plonger Liz dans un profond désarroi qui va, néanmoins, au fil des pages, la faire évoluer et réfléchir à ce qu’elle souhaite vraiment pour elle et son avenir. Plus que jamais, j’attends avec impatience la suite pour savoir ce qu’elle va finalement décider et quelle voie elle choisira. Car ne nous leurrons pas, derrière chaque homme de sa vie se dessine une perspective d’avenir différente pour elle. 

J’ai relu ce deuxième tome pour la troisième fois et pourtant, je ne ressens aucune lassitude. A chaque fois, je me fais prendre dans l’histoire et une fois lancée, j’ai bien du mal à poser mon livre… L’intrigue prend u n nouveau tournant, se noircit dès les premières pages et le rythme devient de plus en plus haletant. L’autrice nous immerge complètement dans le milieu et nous décrit son fonctionnement, ses règles. Certains passages sont glaçants et l’écriture de GH David nous prend aux tripes. Impossible de rester de marbre à la lecture de certaines scènes. Néanmoins, on ne tombe jamais dans l’excès et tout est parfaitement mesuré. Vous l’aurez compris, mon coup de cœur se confirme pour cette saga qui me transporte dans un univers sombre, bien loin de ma zone de confort, mais que je prend plaisir à découvrir au fil des tomes.

Entre immersion dans le monde de la drogue et des dealers et tensions amoureuses, ce roman qui est loin d’être léger est une pépite. Ne vous attendez pas à une lecture tranquille, c’est tout le contraire qui vous attend. En effet, Liz est une héroïne pleine de surprises qui nous entraîne de plus en plus loin dans son côté obscur…. et ce n’est pas fini !

 

Retrouvez ce romans sur le site des Editions Elixyria
Retrouvez mon avis sur le tome 1,5 : « Dangereux Désirs »
Retrouvez ici mon avis sur le tome 1 : « Plongée obscure »

LE CONSENTEMENT de Vanessa Springora.


Au milieu des années 80, élevée par une mère divorcée, V. comble par la lecture le vide laissé par un père aux abonnés absents. À treize ans, dans un dîner, elle rencontre G., un écrivain dont elle ignore la réputation sulfureuse. Dès le premier regard, elle est happée par le charisme de cet homme de cinquante ans aux faux airs de bonze, par ses œillades énamourées et l’attention qu’il lui porte. Plus tard, elle reçoit une lettre où il lui déclare son besoin « impérieux » de la revoir.
Omniprésent, passionné, G. parvient à la rassurer : il l’aime et ne lui fera aucun mal. Alors qu’elle vient d’avoir quatorze ans, V. s’offre à lui corps et âme. Les menaces de la brigade des mineurs renforcent cette idylle dangereusement romanesque. Mais la désillusion est terrible quand V. comprend que G. collectionne depuis toujours les amours avec des adolescentes, et pratique le tourisme sexuel dans des pays où les mineurs sont vulnérables. Derrière les apparences flatteuses de l’homme de lettres, se cache un prédateur, couvert par une partie du milieu littéraire. V. tente de s’arracher à l’emprise qu’il exerce sur elle, tandis qu’il s’apprête à raconter leur histoire dans un roman. Après leur rupture, le calvaire continue, car l’écrivain ne cesse de réactiver la souffrance de V. à coup de publications et de harcèlement.
« Depuis tant d’années, mes rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu’au jour où la solution se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre », écrit-elle en préambule de ce récit libérateur.
Plus de trente ans après les faits, Vanessa Springora livre ce texte fulgurant, d’une sidérante lucidité, écrit dans une langue remarquable. Elle y dépeint un processus de manipulation psychique implacable et l’ambiguïté effrayante dans laquelle est placée la victime consentante, amoureuse. Mais au-delà de son histoire individuelle, elle questionne aussi les dérives d’une époque, et la complaisance d’un milieu aveuglé par le talent et la célébrité.

 
Terriblement spontané, Vanessa Springora retrace le parcours de sa vie au cours de laquelle elle devient victime d’un prédateur sexuel. Une époque où la moralité dans le milieu littéraire et artistique consent à demi-mot ces pratiques immorales.
Témoignage nécessaire, témoignage profond où mal-être et prises de conscience forment une catharsis sinueuse.

 

On ne peut qu’applaudir Vanessa Springora et son courage exemplaire. Au-delà de ses mots, il serait injuste de ma part de vous raconter sa vie. Mais sachez que l’auteure délivre ici un message de souffrance, d’acceptation, un long cheminement vers une cruelle vérité qui résonne encore. Des mots percutants emprunts d’une sincérité touchante, des mots douloureux, des mots terribles. Vanessa Springora ouvre la boîte de Pandore est avec humilité elle s’approprie ses maux.

 

Un témoignage qui en reflète tant d’autres. Ces secrets inavouables, immoraux qui donnent raison, malheureusement, à ces prédateurs sexuels qui œuvrent en toute impunité au nom d’une liberté qui ne devrait pas être. L’époque, les mœurs leurs donnent-ils raison ? Aucunement. Et il est temps, encore, de délivrer ces horreurs pour que le silence ne soit plus.

 

La pitié et l’exemplarité ne sont pas autorisées, seule la stricte vérité est l’œuvre de ce témoignage puissant.

 

A découvrir !

 

Dans le courant des années quatre-vingt, le milieu dans lequel je grandis est encore empreint de cette vision du monde. Lorsqu’elle était adolescente, m’a confié ma mère, le corps et ses désirs étaient encore tabous et jamais ses parents ne lui ont parlé de sexualité. Elle avait tout juste dix-huit ans en 68, a dû se libérer une première fois d’une éducation trop corsetée, puis de l’emprise d’un mari invivable épousé trop jeune. Comme les héroïnes des films de Godard ou de Sautet, elle aspire maintenant plus que tout à vivre sa vie. « Il est interdit d’interdire » est sans doute resté pour elle un mantra. On n’échappe pas si facilement à l’air du temps.
 
Une chronique de #Esméralda

La Saga des Âmes : L’Âme Bleue – Tome 1 d’Océane Ghanem

Romance érotique – Livre sorti le 17 septembre

Editions Plumes du Web

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur » et « incontournable »

 

Résumé : Quand Oksana rencontre Max, l’attraction qu’elle éprouve pour lui est immédiate, presque trop forte. Elle sait qu’elle n’a pas de temps à perdre à fantasmer sur des hommes inaccessibles, mais elle n’arrive simplement pas à détourner le regard. C’est plus fort qu’elle : il la fascine. Il l’obsède.
Mais Max est farouche, difficile à cerner. Il aboie autant qu’il mord, déterminé à garder jalousement ses secrets pour lui. Ceux qui la tiennent à l’écart. Que cache-t-il au fond de lui ?
Plus Oksana s’approche de son cœur, plus Max la rejette.
Jusqu’où ira-t-elle pour son sourire ?
Se fera-t-elle un bleu à l’âme ?

 

L’avis de #Lilie : A la sortie de ce livre, j’en avais entendu beaucoup de bien. Comme souvent, happée par le quotidien et par ma PAL monstrueuse, j’ai laissé passer ce roman. Heureusement, une lecture commune m’a incitée à m’y plonger… pour mon plus grand plaisir !!

Nous faisons ici connaissance avec Oksana et Max. Entre eux, l’alchimie est immédiate, ce qui leur fait peur à tous les deux. En effet, Oksana sera-t-elle prête à tout pour être auprès de Max ? Et lui, est-il près à laisser quelqu’un l’approcher ? Que cache-t-il derrière son sourire et son apparente décontraction ?

Oksana est une jeune femme qui n’a pas été épargnée par la vie et qui souffre d’un vrai manque de confiance en elle. Quand elle rencontre Max, elle s’étonne de lui plaire. Peu à peu, elle se rapproche de lui mais ne sait comment le gérer….et comment maîtriser tout ce qu’elle peut ressentir. Concernant Max, on le découvre au fil des chapitres et on comprend rapidement qu’il s’est construit une carapace qu’il ne souhaite pas ouvrir. Pourtant, Oksana réveille des choses chez lui et à chaque pas en arrière, il ne peut s’empêcher de faire ce qu’il faut pour tenter de rattraper le coup. Leur relation est très fluctuante, tout au long de ce premier tome et aucun moment de répit nous est permis.

Je ne connaissais pas la plume d’Océane Ghanem, je dois dire que j’ai été époustouflée !! En effet, elle est addictive, visuelle et très prenante. Dans cette histoire, l’intrigue est construite pas à pas. On prend le temps de découvrir les protagonistes, leurs pensées et leur évolution. J’ai aimé vibrer, rire et pleurer lors de cette lecture mais je dois vous prévenir, il faut prévoir la boite de mouchoirs ! Certaines scènes érotiques viennent pimenter la relation. Elles sont là quand il y en a besoin et il n’y en a ni trop, ni pas assez. La double narration permet de suivre chacun des personnages et d’en apprendre plus sur l’un et l’autre. Par moment, j’ai eu envie de les secouer, ou de leur crier dessus, mais l’autrice nous attrape pour nous emmener là où elle en a envie. Impossible de lutter, cette lecture addictive est efficace et j’ai d’ailleurs prévu de lire la suite très rapidement ! Je terminerai en soulignant la beauté du titre de cette duologie dont on comprend pleinement le sens en avançant dans l’intrigue.

Pour conclure, je recommande chaudement la lecture du « l’âme bleue – tome 1 » pour tous les lecteurs amateurs de romance érotique qui aiment les histoires remplies d’émotions. C’est une magnifique lecture qui vous chamboule et vous transporte dans un univers où les apparences ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être….

 

Retrouvez ce roman sur le site des Plumes du Web

DARK OBSESSION de Penelope Douglas.


Damon Torrance. Ce simple nom fait trembler Winter. Depuis qu’elle l’a dénoncé à la police et envoyé tout droit en prison, Winter est hantée chaque jour et chaque nuit par le beau visage de Damon. Bientôt, il va être libéré.
Bientôt, il va avoir tout le loisir de se venger de celle qui l’a privé de sa liberté. Et les rumeurs racontent qu’il est encore plus fort et plus dangereux qu’auparavant…

Attendre en valait la chandelle. Ce troisième et dernier tome m’a mise sur les rotules. Il n’y a pas à dire Penelope Douglas sait nous faire chavirer et nous prendre par les sentiments. Explosif, intense, destructeur, ravageur … DARK OBSESSION va vous en mettre plein les yeux.
J’attendais ce dernier opus avec impatience. Penelope Douglas sait nous faire languir et je dois avouer que c’est pour la bonne cause. Tout vient à qui sait attendre, n’a jamais donnée sens. Les deux premiers tomes étaient de très coup de cœur et bien là, c’est exactement pareil. Penelope Douglas confirme ainsi son talent de conteuse de romance sombre et profonde. Personnages hautement détestables et personnages hautement attachants, on perd vite la tête entre toute cette flopée de sentiments ambivalents. Premier page tournée et me voilà accro, raide dingue d’une histoire qui se veut sombre. Du romantic suspense dans toute sa splendeur et je pense que les fans du genre vont juste se régaler.

 

Damon est à mes yeux le plus terrible de la bande. Il est un joueur de haut niveau où la manipulation est au cœur de touts ses actes. Il est un fin stratège et ce depuis son adolescence. Pour se sentir vivre il aime faire mal aux autres. Il aime contempler la souffrance sur les traits des autres. Au travers de ces émotions intenses qui ne sont pas les siennes, il vit, il respire, il se sent vivant, libre de son passé. Un passé indescriptible, pervertit par la seule personne qui aurait du prendre soin de lui. Une souffrance qui l’enferme dans un cage où peu à peu les blessures visibles et invisibles deviennent son quotidien. Mais un jour il trouve enfin sa clé. Elle, c’est Winter. Elle n’a que huit ans lorsqu’elle rencontre Damon caché sous cette fontaine. Sa douceur, sa présence, ses mots sont un baume salvateur pour le cœur de ce garçon. Elle devient alors à ses yeux une obsession aussi malsaine que merveilleuse. Une obsession aussi répugnante qu’attractive. Est ce que l’amour peut repousser la peur, la colère, la haine, l’abject et les ténèbres ?

 

Winter ne rêve que d’une seule chose, vivre librement. Vivre sans aucune barrière, sans aucune peur, sans rien. Ne pas penser à ce qu’elle est devenue par sa faute quand elle avait huit ans. Vivre et danser pour se sentir unique et non impuissante. Braver les interdits pour sentir le vent dans ses cheveux. Oser sans penser aux conséquences. Elle n’est pas et plus une chose fragile. Des années à le poursuivre, à sentir de la haine pour lui et à imaginer tout un tas de scenarii pour qu’il éprouve enfin la souffrance, celle qu’elle a ressenti pendant toutes ces années. Ce libérer de ses chaînes, celles qui l’entraînent sur ses sentiers où désirs et répulsions jouent à l’ambivalence. Touts ses rêves de vengeance ont échoué. Il est, là, tapis dans l’ombre attendant son heure et préparant son plan machiavélique pour qu’elle tombe dans ses filets. Si l’amour pouvait naître de la haine, serait-ce mal ?

 

Le passé se mêle au présent donnant ainsi une vue d’ensemble totalement hallucinante. Damon et Winter prennent tour à tour la parole. Ce duo dévoile avec retenue touts les faits passés et présents. Une retenue qui fait frisonner de frustration et d’envie. Ce dernier tome est une très belle finalité. En effet on retrouve Michael et Rika, et, Kai et Banks, et Will. Ce tome fait la liaison avec les premiers événements du tome 1 et c’est juste sublime et surtout inattendu. Ce 684 pages est donc un pur bonheur pour celles qui sont accro depuis le début. Une romance très aboutie et j’en lis que trop rarement pour ne pas le souligner ici.

 

DARK OBSESSION est vertigineux, fou, dément et addictif ! J’aurais voulu que ça ne se termine jamais !

 

Je fermai les yeux pendant que la vapeur me montait au visage. Tout était si calme que je sentais mon pouls gronder.
Je te sens.
Je te sens partout.
Les clous de girofle sur ses vêtements, la fontaine sur sa peau. Les mots sur sa langue, le souffle sur ses lèvres.
Sa main sur mon cou, ses silences tranchants.
Au bout du couloir. Assis dans le bureau. Dehors sous la pluie.
Dans l’angle de ma chambre.
A la porte ouverte de la salle de bains.
Juste ici, en train de m’observer.
Il était toujours là.
Ou…
Ses mots me revinrent. Peut-être ne suis-je jamais parti.
Quand il était en prison, il était là. Quand je voulais désirer d’autres hommes, il était là. Quand je dansais, quand je pleurais, chaque fois que j’étais seule, et quand j’étais silencieuse dans une pièces pleine de gens et pensais à lui, il était là.
 
Une chronique de #Esméralda

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