EMMA DANS LA NUIT de Wendy Walker.

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[POLICIER / THRILLER – Nouveauté 2018]

Éditions SONATINE

Traduction : Karine Lalechère

Service presse

 

Format numérique (312 pages) : 14.99€

Broché : 21.00€

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « à découvrir »

 

 

 

Je remercie les éditions Sonatine de m’avoir permis de découvrir ce livre via la plateforme Netgalley.

 

 


Le résumé :
Deux sœurs disparaissent. Trois ans plus tard, une seule revient. Dit-elle toute la vérité ?
Emma, 17 ans, et Cass, 15 ans, sont les sœurs Tanner, devenues tragiquement célèbres depuis leur inexplicable disparition. Après trois ans d’absence, Cass frappe à la porte de chez ses parents. Elle est seule. Elle raconte comment sa sœur et elle ont été victimes d’un enlèvement puis retenues captives sur une mystérieuse île. Emma y serait toujours. Mais la psychiatre qui suit cette affaire, le Dr Abigail Winter, doute de sa version des faits et s’intéresse de plus près aux Tanner. Elle finit par découvrir, sous le vernis des apparences, une famille dysfonctionnelle régentée par une mère narcissique. Que s’est-il réellement passé trois ans auparavant ? Cass dit-elle toute la vérité ?

 


 

Mon avis :

 

Une nouvelle idée lecture que je dois, une nouvelle fois, au groupe #PicaboRiverBookClub. Et c’est une super idée lecture ! Un policier avec un soupçon de thriller psychologique. Un mélange qui est loin de laisser de marbre.

 

Cass et Emma (respectivement 15 ans et 17 ans) ont disparu du jour au lendemain. Fuite ou enlèvement ? L’enquête n’aboutit à absolument rien. Deux sœurs sans histoires, sans problèmes. Deux sœurs qui ont tout pour elles : une famille recomposée aimante et bien sous tout rapport. Cette disparition a profondément marquée la population et bien plus encore leur père. La psychologue, Dr Abigail Winter, qui était en charge de dresser les portraits psychologiques de ces deux sœurs, n’a jamais su faire attendre sa voix à sa hiérarchie sur ses soupçons. Des soupçons qui seront validés trois ans après, à la réapparition de Cassandra

 

Trois longues années. Trois longues années à préparer sa fuite. Trois longues années à réécrire son histoire. Trois longues années silencieuses. Cass a eu trois longues années. Sa réapparition bouleverse et inquiète. Où est donc Emma ? Alors Cass va raconter, sa détention, ses faiblesses, sa sœur. Elle va parler de sa sœur, celle qu’elle adule, adore et aime passionément. On découvre Emma à travers des mots fort d’une jeune fille traumatisée et apeurée. D’une jeune fille détruite qui de ses yeux innocents, a vu cette souffrance destructrice happée Emma. Elle a tout vu. Elle a tout ressenti. Ils doivent absolument retrouver sa sœur. Ils doivent la sauver. Ils, c’est le FBI en charge de l’enquête mais plus précisément c’est elle, Abigail Winter, dans laquelle Cass met toute sa confiance et son énergie pour en l’a retrouvée. Les mots de Cass vont la toucher et la mener sur les chemines arpentés trois ans plus tôt. Son intuition se révèle juste et aider de son ami, l’agent en charge de l’enquête, ils partent sur des sentiers sinueux à la quête d’une vérité qui prend rapidement une tournure insoupçonnée. Les éléments, les petits détails, le comportement de Cass, les réactions de son entourage, tout est passé au peigne fin. La vérité aura t-elle son dernier mot ?

 

Wendy Walker te plonge dans les méandres d’une famille dont l’apparence est souvent trompeuse. Une immersion terrible dans un quotidien où la survie, la manipulation et la jalousie cohabitent inlassablement. Une famille mortifiée par des faux semblants. J’ai été de suite désarçonnée par la puissance qu’émane de Cass. Les mots qu’elle utilise sont méticuleusement choisis. L’auteur te projette littéralement dans le chaos de ses pensées. Tu suis, pas à pas, l’évolution de ses idées, de ses peurs, de ses doutes et tu sens que quelque chose cloche sans savoir quoi. Et puis parallèlement tu suis le processus d’enquête et notamment les réflexions de Abigail Winter qui lentement va dénouer les fils pour mettre le doigt sur le point essentiel.
Wendy Walker aborde un sujet très délicat : le trouble de la personnalité narcissique au sein de la famille. Loin d’être dérangeant, ce thème implique la souffrance, l’humiliation et la destruction de l’estime de soi. De plus, ces deux jeunes filles rentrent dans la partition et j’ai vite ressenti cette angoisse qui te paralyse le corps. C’est un véritable huit clos où l’atmosphère pesante t’opprime au fils des chapitres. J’ai eu cette impression que les murs se refermaient sur moi, sans trouver une véritable issue. C’est douloureux, étouffant, mais voilà tu t’accroches pour connaître cette vérité et lorsqu’elle éclate j’ai ressenti toute la colère silencieuse qui s’est accumulée tout au long de ces 300 et quelques pages. J’ai été abasourdie par ce final que finalement tu ne vois pas venir. Pas le moindre soupçon.

 

C’est un des meilleurs thriller que j’ai pu lire jusqu’à présent. Tous ces détails, cette configuration à deux voix (Cass et Abigail) donnent une dimension éprouvante au contexte du roman. Il y a ce quelque chose qui te sidère complétement et fait retenir ton souffle. T’es là, les bras branlants, tu subis et tu te demandes quel va être le fin mot de toute cette histoire. Un roman très prenant et poignant !

 

Un drame familiale totalement déconcertant !

 

 

Wendy WALKER

En aparté !

Ancienne avocate spécialiste en droit de la famille, en droit commercial et banquière d’affaires, Wendy Walker est aujourd’hui romancière et éditrice dans le comté de Fairfield, Connecticut. Elle commence son travail d’écriture pour les éditions St Martin’s Press avec deux romans féminins, puis la série Chicken Soup for the Soul. Tout n’est pas perdu est son premier thriller psychologique. Avant même sa parution, il est très vite repéré par l’équipe de production de Gone Girl de David Fincher et est en cours d’adaptation par la Warner Bros.
Wendy Walker s’intéresse particulièrement à la psychologie et aux avancées de la recherche scientifiques sur la mémoire. L’auteur analyse dans Tout n’est pas perdu les mécanismes du souvenir et du syndrome post-traumatique. Emma dans la nuit est son second roman publié en France, en 2018.

 

 

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L’ÉCRIVAIN PUBLIC de Dan Fesperman.

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[POLAR – Nouveauté 2018]
Cherche Midi éditeur
Traduction : Jean-Luc Piningre
Service presse en partenariat avec le Picabo River Book Club.

 

Format numérique (464 pages) : 12.99€
Broché : 21.00€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 

Je remercie Léa et Cherche Midi  pour leur confiance.

 


 

Le résumé :
9 février 1942. Dès son arrivée à New York, Woodrow Cain, un jeune flic du sud des États-Unis, est accueilli par les flammes qui s’échappent du paquebot Normandie, en train de sombrer dans l’Hudson. C’est au bord de ce même fleuve que va le mener sa première enquête, après la découverte d’un cadavre sur les docks, tenus par la mafia. Là, il fait la connaissance d’un écrivain public, Danziger, obsédé par les migrants qui arrivent d’une Europe à feu et à sang, ces fantômes au passé déchiré et à l’avenir incertain. Celui-ci va orienter Cain vers Germantown, le quartier allemand, où, dans l’ombre, sévissent les sympathisants nazis. Alors que le pays marche vers la guerre, la ville est en proie à une paranoïa croissante. Et les meurtres continuent…
Au fil d’une intrigue passionnante, Dan Fesperman évoque avec un réalisme rare quelques pages aussi méconnues que fascinantes de l’histoire de New York : l’influence nazie, le sort des immigrés juifs et l’implication de la mafia dans le conflit mondial.

 


 

 

L’écrivain public se définit comme « une personne qui rédige des lettres, des actes, pour ceux qui ne savent pas écrire ou qui maîtrisent mal l’écrit »1.

Cette définition d’une « personne qui écrit des lettres pour ceux qui ne savent pas écrire » apparaît dans les dictionnaires de la langue française dès 1835, où le sens latin de scribe ou copiste du terme écrivain est alors repris pour former la locution « écrivain public » Source Wikipédia.

 


 

Mon avis :

 

Je suis toujours émerveillée lorsque la fiction rattrape la réalité. Quand l’Histoire prend vie au grès d’un récit. Quand les détails, les descriptions donnent une autre dimension. Je suis toujours subjuguée par le travail fourni par l’auteur qui de recherches en recherches trouve le bon filon pour narrer une histoire hors norme. C’est ça « L’écrivain public » est hors norme, majestueux, gargantuesque.

 

Dan Fesperman nous plonge dans Gotham City, enfin plutôt le New York de 1942. New York grouille. La vie, dans un flot continue, trépigne aux rythmes des arrivées et des départs. Des communautés juives, noires, japonaises, allemandes. New York est l’image même du melting pot. Traditions, croyances, religions, habitudes de vie ; un charme non désuet. 1942 : Pearl Harbor (7/12/1941), l’incendie du Normandie (9/02/1942), bateau réquisitionnée par les Américains. La seconde guerre mondiale est éloignée géographiquement, mais les canons résonnent tout de même ici. La méfiance et la suspicion s’installent. Un climat froid qui n’augure rien de bon. Le patriotisme résonne dans chaque rue, chaque foyer. L’effort de guerre est de rigueur. Et les alliances insoupçonnées fleurissent.
Le roman débute sur l’incendie du paquebot Normandie. Cain Woodrow ( du même nom que le 28e président des Etats-Unis – 1913 à 1921), s’installe sur l’île de Manhattan. Jeune flic sudiste, père d’une jeune fille, il a fuit son Sud natal suite aux ordres de son beau-père et une histoire de vengeance qui prend trop d’ampleur. Cain est un homme intelligent, trop têtu, méticuleux et surtout curieux. Son intronisation au sein de la brigade ne se fait pas sans casse. Sa première affaire, le meurtre d’un Allemand retrouvé au bord du fleuve Hudson. Cette dernière va le plonger dans les coulisses d’une New York malfaisante. Rejoint par Dalitzer, l’écrivain public, ils vont tenter de résoudre une affaire aux dimensions inimaginables. L’atmosphère se veut vite oppressante.

 

Tout au long de cette enquête, tu découvres les méandres de la corruption, des organisations dirigées par la mafia, notamment avec la présence des grands pontes de la mafia. Dan Fesperman te met sur les pas de l’histoire cachée de New York ou méconnue. Celle qui dirige à grand coup de complots ou d’alliance. Celle qui ait tu. Cette immersion est juste impressionnante et sensationnelle. Si l’intrigue policière ne dépote pas, le reste est juste fabuleux. En toute honnêteté j’ai eu beaucoup de mal une grande moitié du roman. Je me focalisais trop sur cette intrigue et je suis passée à côté de points cruciaux. Lorsque le déclic s’est opérée, le roman a pris une toute autre dimension. C’est un roman que je relirai sans aucun doute, dans quelques années, car je suis sûre d’avoir loupé pas mal d’éléments capitaux.

 

Dan Fesperman a eu l’ingéniosité d’ancrer un aspect historique tout à son récit. La frontière entre la réalité et la fiction est si mince.

 

C’est une lecture que j’ai, malgré tout, très appréciée. J’ai découvert un pan historique et je me suis plongée à la suite dans des petites recherches. Une sorte de prolongation afin de mesurer toute l’importance de ce roman inédit.

 

 

 

≈≈ FOCUS ≈≈

 

 

Dan FESPERMAN

En aparté : Dan Fesperman

Reporter de guerre et auteur de romans policiers, l’Américain Dan Fesperman a couvert la plupart des conflits en Europe et au Moyen-Orient. L’Écrivain public est son premier roman publié au cherche midi.

 

 

∞∞ Les figures mytiques présents dans le roman ∞∞

 

 

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Joseph Lanza (né en 1904 à Palerme en Sicile, mort le 8 octobre 19681), était un mafieux, membre de la famille Genovese.

Né en à Palerme en Sicile, il a émigré à New York et est devenu le patron du marché de poissons, le Fulton Fish Market, des années 1940 jusqu’à sa mort en 1968.

Il était un proche de Lucky Luciano.

 

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Charles Luciano, dit « Lucky Luciano » (né le à Lercara Friddi en Sicile, Italie – mort le à Naples), est un mafieux italo-américain, né sous le nom de Salvatore Lucania. Il est certainement le criminel dont l’influence historique est la plus grande. Le magazine Time l’a classé parmi les principaux bâtisseurs d’empire du XXe siècle : un empire du crime1. Deuxième « Capo di tutti capi » (chef de tous les chefs) après l’assassinat de Salvatore Maranzano, Luciano est considéré comme le père du crime organisé moderne aux États-Unis.

 

 

 

 

Description de cette image, également commentée ci-après

Meyer Lansky (en polonais : Majer Suchowlański – en russe : Мейер Суховлянский/Mejer Suchowljanski ou Maier Suchowljansky 1) était un mafieux américain, associé de la famille Luciano. Il est né à Grodno dans l’Empire russe – de nos jours Hrodna en Biélorussie – le 4 juillet 1902 et est mort à Miami le 15 janvier 1983. Surnommé dans les médias « Mastermind of the Mob » (« le cerveau de la mafia »)2,3, il fut durant de nombreuses années le trésorier du Syndicat national du crime — d’où son autre surnom, « The Ganglang Finance Chairman », faisant de lui, un des plus riches et plus puissants chefs du crime organisé américain1.

 

 

 

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Umberto Anastasio, connu sous le pseudonyme de Albert Anastasia (né le à Tropea, en Calabre et mort assassiné à New York le ) était un mafieux italoaméricain.

Albert Anastasia était surnommé le « Seigneur grand exécuteur » (Lord High Executioner), à cause de son aptitude à tuer. On lui attribue d’ailleurs entre 300 et 700 meurtres par le biais du Murder Incorporated. Il fut le parrain de la famille Mangano de 1951 jusqu’à sa mort.

 

 

 

 

Résultat de recherche d'images pour "murder incorporated"Murder Incorporated est une organisation de la Yiddish Connection et de la mafia italo-américaine, commandée par Louis Lepke Buchalter, chargée de l’assassinat de ses membres ayant commis une faute ou étant peu sûrs, dont l’existence a été dévoilée en 1940 par le procureur de New York, Burton Turkus, grâce au témoignage du tueur Abe Reles.

 

 

 

 

Résultat de recherche d'images pour "silver shirts"La Silver Legion of America (la légion d’argent de l’Amérique), généralement appelée « Silver Shirts » (les chemises d’argent) était un groupe fasciste des États-Unis fondé par William Pelley en 1933.

L’emblème des « Silver Shirts » était un L rouge qui était censé représenter la Loyauté à la république, la Libération du matérialisme et, la Légion elle-même. Leur uniforme comprenait une casquette identique à celle portée par les nazis en Allemagne. Le groupe portait des chemises d’argent, comme les fascistes italiens portaient des chemises noires et les nazis allemands des chemises brunes.

En 1934, les Silver Shirts étaient environ 15 000, issus de la classe moyenne. L’attaque de Pearl Harbor en 1941 et la déclaration de guerre des États-Unis à l’Allemagne nazie ont conduit à la disparition de la Silver legion.

 

 

Description de cette image, également commentée ci-après

 

Damon Runyon, né Alfred Damon Runyan le à Manhattan, dans l’État du Kansas, et mort le à New York, est un journaliste et un écrivain américain.

 

 

 

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Ellis Island, arrivée des immigrés et centre de détention.

 

 

 

Le Lafayette entouré de bateaux-pompe projetant de l'eau.

 

 

Le 9 février 1942, l’incendie du Normandie.

 

 

 

 

Sources Wikipédia.

 

 

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LES BLESSURES DU SILENCE de Natacha Calestrémé.

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[ POLICIER – Nouveauté 2018 ]
Une nouvelle aventure de Yoann Clivel
Editions Albin Michel
En partenariat avec Babelio

 

Format numérique (352 pages) : 13€99
Broché : 19€90
Ma note: 5/5 mention « coup de cœur »

 

 

 

Je remercie Babelio et les éditions Albin Michel de m’avoir permis de découvrir ce roman lors d’une Masse Critique Privilégiée.

 


 

Le résume :

 

Amandine Moulin a disparu. Son mari évoque un possible suicide. Ses parents affirment qu elle a été tuée. Ses collègues pensent qu’elle s est enfuie avec un amant. Une succession de témoignages contradictoires qui ne collent pas avec la description qui est faite de cette mère de trois petites filles. Qui croire ? Qui manipule qui ? Connaît-on vraiment la personne qui vit à ses côtés ?

 


 

Mon avis :

 

Je découvre pour la toute première l’univers de Calestrémé et une des aventures de Yoann Clivel, policier et personnage principal d’une saga. Composé de one shot, ces aventures se comptent à l’heure actuelle à trois histoires : « Le testament des abeilles » (2011), « Le voile des apparences » (2015) et « Les racines du sang » (2016), parus aux éditions Albin Michel. Même si il est possible de les lire indépendamment, maintenant que je sais à quoi m’attendre, je vais m’empresser de lire ces trois romans. Pour cerner davantage ce personnage, approfondir l’univers de Calestrémé (dans ce genre de saga, j’aime bien voir si l’auteur innove dans son scénario ou alors reste sur le même plan fonctionnel).

 

« Les blessures du silence » m’a plongée dans l’enfer quotidien d’une femme méprisée, violentée psychologiquement, détruite, consommée par des années de mariage. Sa seule ancre dans cette vie morose ce sont ses deux jeune filles. Amandine est une de ces femmes qui parmi tant d’autres sont asphyxiées par un mari manipulateur et narcissique. Les mots comme arme destructrice. Les mots qui cisaillent les âmes et les anéantissent au grès des années. Pourtant le bonheur était bien présent, elle a vécu six mois d’amour intense et fabuleux et puis un jour, sournoisement, tout bascule dans ce néant, ce silence morbide. Elle a bien espoir, qu’un jour ils pourraient être de nouveau heureux, ensemble. Elle bataille pour y remédier, quitte à lui trouver toute sorte d’excuses qui ne tiennent pas la route. Amandine est cette femme que vous croisez dans la rue, dans les couloirs de vos boulots, dans les magasins ou peut être est-ce vous ! La détresse de ces femmes ne se voit pas, mais si vous preniez le temps d’écouter, vous y découvrirez cette souffrance silencieuse.

 

Yoann Clivel est inspecteur de police de la Police Judiciaire de Paris. Il est le meilleur de la brigade. Un instinct et un flair hors pair. Il résout bon nombre d’enquêtes. Yoann est un homme bien sympathique, jamais taciturne, une répartie bien sentie. Il est rare qu’il soit toujours dans les clous, mais l’essentiel, pour lui est de résoudre les enquêtes. Amoureux éconduit, sa vie sentimentale est un peu laborieuse, mais cette nouvelle enquête va lui remettre du plomb dans la cervelle et mettre sa fierté de côté pour reconquérir, Alisha, celle qu’il n’oublie plus. La disparition d’Amandine va lui donner du fil à retordre. Il découvre que les apparences sont parfois illusoires et que la violence conjugale n’est pas toujours associée aux coups et blessures. Arrivera t-il à temps pour la sauver dans ce monde l’aveuglement et la non reconnaissance priment ?

 

Ce polar aura eu le mérite de me retourner les boyaux. Amandine a su me toucher. Désespérée, triturée par son avenir, accablée, moralement effondrée, désemparée. Le lecteur suit étape par étape les moments clés d’Amadine. L’apitoiement, la désapprobation, le renoncement, la prise de conscience, l’espoir, la reconstruction et puis le jour où tout bascule dans l’horreur. Et en alternance, on suit l’enquête de Yoann Clivel. La trame de ce roman est très éprouvante : la violence conjugale est loin d’être un sujet banal. Qu’elle soit silencieuse ou visible, elle est reste néanmoins tabou. Prise de conscience ou révélation, ce roman tend à libérer la parole, à réconforter et à aider. Des conseils sont égrenés au fil des pages. Des méthodes ou descriptions complètent le tableau. La technicité appuie l’argumentaire. Je trouve que c’est par ailleurs nécessaire d’éluder les points cruciaux dus au contexte.

 

Les traits psychologiques des personnages sont sublimés par la plume talentueuse de Calestréme. Précise, torturée, sincère sont les mots qui la qualifierait  à sa juste valeur. Tous les personnages ont une place importantes dans le déroulement du scénario. Chaque pierres posées finissent par former un tout sensationnel.

 

J’ai beaucoup aimé cette lecture. Emue, chamboulée par la réalité. Prise au piège dans ce cercle vicieux. J’ai soutenu Amandine, j’ai essayé de la bousculé, je lui ai crié de prendre garde, je l’ai accompagné dans ses abysses. Je l’ai pleuré, je l’ai regardé s’effondrée sans rien pouvoir faire. Je lui ai souri et dit que tout aller s’arranger. Je lui ai tendu la main. Elle se relèvera j’en suis persuadée.

 

Quelle belle découverte, je suis plus que conquise !!

 

 

 

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L’ARMÉNIEN de Carl Pineau.

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[POLICIER – 2017]

Librinova – Auto-édition

Service presse

 

Format broché (330 pages) : 16€90

Numérique : 2€49

Ma note : 4/5

 

 

 

 

 

Je remercie Carl Pineau pour sa confiance.

 


 

Le résumé :

 

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné. Assassiné. Mais par qui ? Et qui était vraiment l’Arménien ? Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Greg Brandt ? Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami ? Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans ? Rien de tout cela, bien plus encore ? De la place Graslin au Château des ducs de Bretagne, des ruelles pavées du quartier Bouffay aux bars à hôtesses du quai de la Fosse, des pavillons de Rezé aux immeubles de Bellevue, Carl Pineau fait revivre dans ce thriller noir toute l’ambiance du Nantes des années 80.

 


 

Mon avis :

 

 

Luc Kazian a toujours été un grand mystère mais toujours apprécié par son entourage : son honnêteté, sa compassion, son empathie font de lui un homme attachant et sincère. Egalement un homme séduisant qui goûte aux plaisirs de la vie comme sa dernière heure arrivait. Luc vivait avec une épée de Damoclès, il se savait condamner car la vie ne l’avait guère épargné. Orphelin, il est retrouvé sur ses présumés parents sauvagement assassinés en Arménie en pleine rue. Il est envoyé en France, chez sa tante. Perturbé, instable, silencieux, anéanti, il fait la rencontre de Françoise de Juingnain, psychologue, qui part sa ténacité et sa force va le sortir petit à petit des ténèbres. Les années passent, Luc grandit. Toujours aussi solitaire, il sympathise avec un coiffeur, Bertrand, que je pourrais qualifier de déjanté. Bertrand devient au fil des mois son meilleur ami, malgré les années qui les séparent. Luc est aussi intelligent que Bertrand a tendance de dilapider ses billets dans toutes sortes de beuveries. Mais l’élève dépasse largement son maître, et Luc décide de prendre tout en main et devient Le bisness man a avoir dans sa poche. Sous ces airs charmeurs se cache un véritable requin. Et devient très vite l’homme à abattre.

 

Comme l’évoque le synopsis, l’histoire se déroule dans les rues de Nantes. Pour celles et ceux qui connaissent, vous vous plairez à redécouvrir cette ville avec les noms de rues et quelques précieuses descriptions. Personnellement je ne connais pas, du coup je n’ai pas apprécié à sa juste valeur, l’environnement que m’a proposé l’auteur. J’en ressort avec ce petit goût de déception, la ville décrite ressemble à n’importe quelle autre. Je n’ai pas trouvé ce qui la rend si exceptionnelle et particulière. Je n’ai pas été plongée dans l’ambiance voulue. De plus, l’histoire se déroule dans les années 80, s’il n’était pas fait mention de l’élection de Mitterrand et des musiques qui faisaient un carton dans ces années là, le roman aurait pu se dérouler à l’heure actuelle. Ces éléments spatiaux-temporels m’ont quelques peu déstabilisée. Malgré ce point, le reste est juste sensationnel.

 

La narration se partage la poire, entre Bertrand et Françoise. A eux deux, le lecteur découvre la vie que fut celle de Luc. Entre flash back et pensées de nos narrateurs, le lecteur suit ce fil conducteur qui a amené à la mort de Luc. L’inspecteur de police, Greg Brandt, vient mettre son nez dans leurs affaires et fait ainsi resurgir d’anciens souvenirs. Le lecteur découvre les personnages, leurs déboires, leurs espoirs, leurs craintes, leurs rencontres qui détermineront leurs avenirs, les enjeux… Très vite l’atmosphère m’a prise à la gorge, car tout n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. J’ai suivi avec beaucoup d’attention, le déroulement de l’enquête, je me suis posée beaucoup de questions, notamment au sujet de Luc. D’ailleurs découvrir Luc à travers des portraits faits par son entourage m’a tout de même frustrée, j’aurais apprécié avoir davantage accès à ses propres pensées.

 

Malgré quelques points négatifs, L’ARMENIEN est un très bon policier. La plume de Carl Pineau m’a conquise et m’a transportée au cours d’une enquête houleuse et où la finalité m’a quelque peu surprise mais surtout scotchée. La multitude de personnalités donne au roman une dimension humaine imparfaite et originale. Cette lecture a su également me toucher par la détresse de tout ce beau monde. A découvrir !

 

 

 

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Véline #1 : Sexe, crime et thérapie de Avril Sinner

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[ POLAR ÉROTIQUE – 2017]

Éditions BMR

Service presse

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions BMR pour ce service presse via la plateforme Netgalley.

 


 

Le résumé :

Véline. OK, je vous l’accorde c’est bizarre comme prénom. Mais pour toute réclamation, adressez-vous à ma génitrice, vous allez voir, elle est charmante. Que dire sur moi ? Je suis flic à la brigade de répression du proxénétisme, j’ai un patrimoine génétique plutôt séduisant, je ne manque pas d’humour – enfin, ça dépend pour qui. Et surtout j’adore les femmes. Toutes les femmes. Particulièrement quand elles sont payantes ou en couple. Ma mission dans cette histoire ? Débusquer un tueur en série, infiltrer un univers thérapeutique étrange et au passage braquer ma capitaine. Pourquoi moi ? Parce que la crim patauge et parce, que paraît-il, « j’ai le profil idéal ».
Des déviants sexuels, du sang, des meurtres, une brigade criminelle dépassée, une chef aussi excitante qu’autoritaire… et moi. Sacré cocktail. Que l’enquête commence…

 


 

Mon avis :

Vous avez été nombreuses à avoir déjà succomber à Véline ! Et je ne vous cache pas qu’il y a tout un tas de bonnes raisons pour que vous mourriez d’envie d’en savoir davantage.

Véline ou icône du flic hyper sexy est le type même du gars qui en jette ! Véline est lieutenant de police à la BRP (Brigade de répressions du proxénétisme).Quoi de mieux que d’évoluer dans un monde qu’il connaît et dont il maitrise ! Les femmes d’un soir à qui on glisse un billet dans le soutien gorge, oui il les connaît parfaitement ! Et justement sa place il en profite largement en protégeant ces demoiselles et en tirant un certain bénéfice. Ne le voyez pas comme un goujat mais plutôt comme un protecteur ! Enfin de compte il a le profil parfait pour infiltrer un groupe de paroles de déviants sexuels ! Kidnappé par la crim’, le voici embarqué dans une affaire qui ne manque pas de rebondissements et de suspense. Sa nouvelle équipe a le mérite d’être hétéroclite : une chef bien roulée, le geek mateur, le costard cravate énervant et les deux derniers normaux ! Pauvre Véline il va en prendre pour son grade, lui tant habituer à se la jouer solo !  Véline n’est pas un gars sérieux au contraire, son humour mordant en déstabilise plus d’un. Pas plus sérieux qu’une minute, il lui faut surtout une bonne dose de sang froid pour intégrer ce groupe de déviants sexuels : la soumise, la nymphomane, le fétichiste, le scato et l’accro à la masturbation. Il sait d’avance qu’il va bien se marrer. Mais les meurtres sont de plus en plus nombreux et la réponse est parmi eux. Véline ne perd pas de vue sa mission et en temps que bon flic qui se respecte il va tout faire pour mettre un terme à l’activité de ce criminel.

Avril Sinner nous offre un roman où l’humour est omniprésent, elle ne rentre pas dans les détails scabreux qui pourraient vous faire fuir. Son héros principal est tout aussi exceptionnel que le contexte : arrogant, sarcastique, énervant, excellent dragueur, têtu, bourru, lourd, insistant, blague douteuse, bon coup d’un soir mais derrière toutes ces caractéristiques se trouve un homme attentionné, doux, attachant, fou et chiant ! Il n’y a absolument rien de pathétique à tomber folle amoureuse d’un homme comme lui et pourtant sa chef va lui en faire voir de toutes les couleurs. Elle le dénigre au plus haut point, les hommes comme Véline ne méritent aucune attention ! Ils sont pitoyables et surtout tout ce qui les intéressent, se trouvent dans leur caleçon. Le rabrouer, c’est tout ce qu’elle a de mieux à faire. Ignorer les blagues douteuses deviennent un tant soit peu difficile, surtout lorsqu’elle se découvre une attirance dont sa tête ne peut plus contrôler. La chef est l’opposée de Véline : elle résiste du mieux qu’elle peut et n’hésite pas une seule seconde à l’envoyer balader. En bref c’est un duo explosif qui vous charmera par des dialogues piquants, des sous entendus friands et une bonne dose d’humour !

Je me dois de remercier Avril Sinner d’avoir osé mettre en scène un personnage aussi distrayant et haut en couleur et surtout un flic d’origine bulgare et tzigane. Un tzigane et en plus flic, en principe ca ne fait jamais bon ménage et bien évidemment ceci est autant incongru et rare qu’un cheval qui vole ! Ne cherchez absolument pas de prétextes tirés de son enfance ou autres blessures qui ferraient de lui tel qui il est ! Non, non je vous assure que Véline n’est pas un homme qui se cache derrière une carapace qu’un psy n’aurait pas assez de toute sa vie pour la briser ! Non, Véline est tel quel, intrusif, pas du tout diplomate, encore moins romantique ou poétique, Il est cash. Cru. Boulimique de sexe.

Que vous dire de ma lecture : c’est totalement génial ! Une plume énergique, sans filtre (afin si un peu tout de même), mais brut de décoffrage. C’est à la fois charmant, déstabilisant, distrayant, épique, envoutant. Une fois débuter vous ne pourrez plus vous décrochez. C’est hallucinant à quel point cette lecture a été addictive !

Quand le polar rencontre l’érotisme : c’est juste du génie ! Un mélange des genres qui détonne pour le plus grand bonheur des lectrices !

Je recommande vivement à commencer cette saga, je ne pense pas que vous serez déçues ! Et pire vous en demanderez davantage !

 

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La disparue de Noël de Rachel Abbott.

 

[POLICIER – Nouveauté 2017]

Traduction : Muriel Levet

Éditions BELFOND – Collection Le Cercle Belfond

Service presse

 

Je remercie les éditions Belfond pour ce service presse via Netgalley.

 


 

Résumé :

Quelques années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer.

Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine. Natasha.

Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ? Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse.

Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

 


 

Mon avis :

Une mort et une disparation, celles de Carolyne et Natasha, la veille de noël, six ans auparavant. Toute la région avait été fouillée de fond en comble, la petite fille de six ans, restait introuvable. David anéanti reprend le court de sa vie, en n’oubliant pas ses souvenirs. Sa nouvelle femme, Emma en mesure toute l’importance et tente de le consoler face aux remords toujours aussi présents. Le petit Ollie vient égayer leur vie qui désormais se veut paisible et agréable. Jusqu’au jour où Emma découvre une fillette au regard noir dans sa cuisine. Est-elle vraiment la fille de David, disparue ? Que cache Tasha sous cet air sinistre et dérangeant ? Pourquoi ne parle t-elle pas ?

Je m’attendais à des retrouvailles chaleureuses, mais au lieu d’effusions tendres, la méfiance et la distance s’installent immédiatement. Tasha suspicieuse et craintive ne semble pas vouloir renouer des liens. Elle s’enferme et se barricade dans sa chambre. Elle fuit les discussions. Elle ne veut pas s’épancher sur ces six années de disparition et sur ce retour miraculeux et inopiné. Tasha est une jeune fille de presque treize ans. Taciturne et morose, elle reste insensible aux sentiments de son père, heureux afin de la retrouver. Le comportement de Tasha n’est pas adéquat à la situation et Emma pressent de suite que cette jeune fille va lui mener la vie dure. Mais pourquoi ? Pourquoi se méfie t-elle autant ? Pourquoi son instinct de protection se réveille t-il ainsi ? Pourquoi tous les signaux d’alerte sont ils tous rouges ? Emma est une femme paisible qui a été désastrée par la rupture de ses fiançailles 6 ans plus tôt. Jack est l’amour de sa vie, se reconstruire après sa mort fut une véritable épreuve. Elle retrouve sa stabilité dans les bras de David. Elle se sent épanouie et choyée. Même si les sentiments ne seront jamais à la hauteur de ceux qu’elle éprouvait pour Jack, elle sait qu’elle pourra rester toute sa vie avec David. De cette union nait Ollie, un petit garçon joyeux et facile à vivre. Il illumine sa vie et retournerai le monde entier sans dessus-dessous, s’il devait lui arrivait le moindre malheur. Emme n’est pas par définition une femme violente. La douceur prime sur ses actions et avec patience, elle va mettre tout en œuvre pour découvrir ce que cache le comportement néfaste de Tasha. En fine psychologue, elle va anéantir les barrières de Tasha et va découvrir l’horreur. J’admire la preuve de force et de ténacité que fait preuve Emma. C’est une vrai guerrière. Combative, elle ne se laisse pas abattre quand tout va au plus mal. D’ailleurs tout le roman se porte, en partie, sur cette femme courageuse. En effet je ne peux pas dire que David ait de la ressource. Replié sur lui même, la fuite semble son mot d’ordre. Lâche et faible, c’est sa femme qui va mener ce combat acharné pour tout retrouver. Elle va pouvoir compter sur l’aide de Tom Douglas, inspecteur. Tom est l’ancien beau-frère d’Emma. Egalement anéanti par la disparition soudaine de son frère, Jack, six ans plutôt, il n’a jamais cessé de penser à lui. Replongeant dans les cartons de son frère, les souvenirs ressurgissent et les questions également. Trouveront-elles des réponses ? Jack et Tom sont diamétralement à l’opposé : l’un justicier l’autre voyou.

Ces six années ont gardé de lourds secrets, le moment est venu de les révéler, Emma, David et Tom seront-ils fin prêt à leur faire face ?

Ce polar est top ! Le suspense est présent à chaque instant nous plongeant au fur et à mesure dans les méandres d’une histoire sans commune mesure. Les vies des protagoniste s’entremêlent davantage lorsque les éléments s’imbriquent. Tout autant que les personnages, je me suis posée énormément de questions. Ceci tient en haleine du début à la fin. Course poursuite contre le temps, la vie et les révélations. Mon cœur n’a cessé de tressaillir face à l’intensité du scénario. L’atmosphère se veut lugubre, nonchalante et tragique. J’ai été happée par cette obscurité et touchée et peinée face à cette petite fille. Elle nous narre finalement sa vie et ses tourments. La peur est omniprésente et l’a avilit. La narration se déroule au diapason de trois personnages principaux : Emma, Tom Et Natasha. Leurs points de vues sont essentiels afin qu’on ait toutes les cartes en mains. Mais même en ayant les éléments capitaux, je n’ai pas vu arrivé le dénouement ! Le final est explosif dans tous les sens du terme. Par ailleurs un point que j’apprécie fortement : le fait que Abbott laisse aux lecteurs la possibilité d’en imaginer la suite. Je dois vous avouer que j’adore lorsque le point final ne m’est pas imposée.

La psychologie des personnages est maitrisée à la perfection et également le déroulé de l’enquête ponctué par des éléments bien précis dans le processus et les techniques.

Je n’ai pas lâché une seule seconde ce polar, envoutant, dramatique et percutant. Les rebondissements incessants ne m’ont pas laissé un moment de répit.

Une histoire magnifiquement bouleversante qui m’a plongée dans les affres des plus ignobles de l’espèce humaine :  chantage, trafic, enlèvement, séquestration, manipulation, maltraitance, prostitution.

« La disparue de noël » est captivant et sensationnel !

 

 

 

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Vers le site des éditions Belfond, pour tout savoir !

Pour tout savoir sur Rachel Abbott et sa bibliographie !

 

 

#BoDFantastique : InLife de Antoine Delouhans.

 

[FANTASTIQUE – DYSTOPIE – ANTICIPATION – Nouveauté 2017]

BoD – auto-édition

Service presse

 

Je remercie Bod pour m’avoir conviée à participer à l’opération #BoDFantasique et ainsi promouvoir une fois de plus l’auto-édition.

 


 

Résumé :

Le Commandeur Jewel est appelé sur une scène de crime, dans la cité de Furia, bâtie sur les ruines de l’ancienne Paris. Rien ne le prédestinait à faire cette rencontre aussi étonnante qu’inattendue, qui va le plonger au cœur d’un complot, bouleversant sa vision du monde et de lui-même.

 


 

Mon avis :

 

A tous ceux qui sont libre.

Libres de pense, libres de parler, libres d’aimer, libres d’Exister.

Et à ceux qui se battent pour l’être.

 

 

Dès que vous rentrez dans cet univers, il fait écho à d’autres romans. Novella dystopique, anticipation, peu importe, nous voici immergez dans la capitale parisienne en l’an 3333. Méconnaissable Paris n’a absolument plus rien avoir avec sa prestance et son ravissement. Quelques monuments ont subsisté. Une nouvelle société a immergée : évolution de l’homme ?

Le commandeur Jewell est en quelque sorte le policier en chef qui contrôle la ville, directement sous les ordres des Immortel, il maintient la loi. Mes des vols suspicieux entrainent la mort de ces victimes. Le voici mêlé dans un complot qui va anéantir toutes ses espérances.

Honnêtement au vu de la couverture et du synopsis, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de lecture. Est ce une belle découverte ? Évidemment que oui ! J’ai adoré dévorer ce mini roman en même pas deux heures.

Antoine Delouhans nous entraîne dans un monde contrôlé par toute sorte de technologies rendant la vie agréable et paisible. Entre réflexion et constatation, cette technologie semble avoir une place trop importante. Serait-elle nocive pour la société ? Que cherche à contrôler les Immortel ? Le commandeur Jewell doit enquêter sur un groupe terroriste qui met rapidement à exécution leur menace de révéler les mensonges. La panique gagne vite tous les habitants de Furia. Mais les réponses ne tardent pas à venir. Seriez vous prêt à savoir de quoi il en retourne ?

Antoine Delouhans nous offre une agréable histoire surprenante qui ne peut que nous toucher. Entre enjeu politique, religion et économique qui tient vraiment les rennes et qu’elle place l’être humain a t-il ?

J’ai vraiment été stupéfaite par la tournure qu’a pris cette lecture. J’ai été de surprise en surprise vers un final totalement  inattendu et explosif remettant en cause les éléments abordés tout au long du roman. Très belle surprise ! J’en viens même à regretter la longueur. Trop court à mon goût : effectivement il y a beaucoup de matière à exploiter et le talent de l’auteur ne fait aucun doute !

 

On ne se parlait plus. Nous nous étions laissés entraîner dans cette folie que la société nous vendait comme l’ultime évolution de la civilisation. Rappelle-toi les derniers temps quand nous ne nous adressions plus la parole à force d’être toujours connectés à tous les gadgets qu’Immortels superposait pour « rendre nos vies meilleures ».

Ils on réussi en quelques années à nous rendre dépendants de leur technologie, en plus de nous tenir en sous le joug avec InLife.

Dans quelques heures à peine, les batteries seront à plat. Dans quelques heures, nous mourrons sans doute à une vitesse éclair. Et je ne pouvais pas me résigner à partir sans te dire qu’il n’y a pas un jour, pas un instant où je ne regrette pas de ne plus être à tes côtés.

Je t’ai toujours aimé d’une passion incontrôlable. Nous avons réussi à nous éloigner malgré cet amour infini qui nous liait. Te rappelles-tu de nos cœurs qui s’affolaient au moindre frôlement l’un de l’autre. Te rappelles-tu les nuits blanches passées à regarder les étoiles, à construire notre univers à nous ? Te rappelles-tu ces heures à s’embrasser au pied de Notre Dame, à entendre la Seine quelques mètres plus bas, s’écouler lentement comme si le temps n’avait pas d’emprise sur elle ?

 

liens-utiles

 

Vers le site De Book of Demand !

Vers le site officiel de Antoine Delouhans !