S.A.R.R.A. Une intelligence artificielle de David Gruson.

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[POLAR / SCIENCE FICTION – Nouveauté 2018]
Editions Beta Publisher
Préface du Pr Guy Vallancien de l’Académie Nationale de Médecine
Format numérique ( 320 pages) : 6.99€
Broché : 12.99€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir« 

 

 


 

Le résumé :
2025. Une intelligence artificielle est chargée de trouver une réponse à un risque d’épidémie d’Ébola en plein cœur de Paris. Toutes les hypothèses circulent sur l’origine de la contamination, y compris celle du terrorisme biologique. La Machine administrative, politique et médiatique est prête à s’emballer. Inévitable. Irréversible. Incontrôlable ?

 


 

Mon avis :

 

Voici un polar d’anticipation qui a le mérité de réveiller les consciences et surtout d’alerter le lectorat me semble t-il peut au courant de la réalité sur l’intelligence artificielle. Par contre je ne suis pas sans savoir que la France est un des pôles mondiaux dans ce domaine de recherche (et qu’il tend à s’amplifier par la volonté de Monsieur le Président de la République).
Etes-vous prêts à placer votre vie en lieu sûr et aux bons soins de S.A.R.R.A. ?

 

L’intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais pour Artificiel Intelligence) consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle. L’IA se retrouve implémentée dans un nombre grandissant de domaines d’application. […] De Google à Microsoft en passant par Apple, IBM ou Facebook, toutes les grandes entreprises dans le monde de l’informatique planchent aujourd’hui sur les problématiques de l’intelligence artificielle en tentant de l’appliquer à quelques domaines précis. Chacun a ainsi mis en place des réseaux de neurones artificiels constitués de serveurs et permettant de traiter de lourds calculs au sein de gigantesques bases de données (source FUTURA TECH).

 

Paris, fin août début septembre 2025, un homme est déclaré positif au test NGS dépistant l’Ébola. S’ensuit des mesures drastiques à tout échelon afin de contenir une éventuelle épidémie de grande envergure. Si les pistes sont loin d’être nombreuses, le terrorisme biologique est avant tout envisagé. La crainte se répand peu à peu au sein de la population. Les heures s’écoulent et deux nouveaux décès, positifs à l’Ébola, sonnent l’alerte. Le Ministre de la Santé, l’ARS, Premier Ministre, Président de la République, professeur en médecine et bon nombre de consultants mènent une bataille féroce pour circonscrire cette épidémie. Quand l’Armée rejoint les rangs, s’est afin de proposer une aide particulière et qui s’annonce comme étant l’unique solution à pouvoir gérer cette crise. S.A.R.R.A. ( Système Automatisé de Réponse Rapide aux Alertes) n’est qu’en phase d’expérimentation mais les premiers résultats sont suffisants pour pouvoir l’exploiter lors de cette crise. Il faut savoir que la société de 2025 est dans sa totalité interconnectée (vie privée, dossier médical…). D’où la nécessité de faire interagir S.A.R.R.A. afin de réguler et d’analyser  les données Big Data et de donner des réponses exactes dans la prise en charge des victimes de cette épidémie et de limiter les dégâts en créant un vaccin.

 

S.A.R.R.A. est soumise aux mêmes lois de la robotique dictées par Asimov, l’auteur de Runaround, en 1942 :
Loi 1 : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger ;
Loi 2 : Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;
Loi 3 : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

 

Ces lois suffiront-elles à réguler S.A.R.R.A ?

 

Je dois dire que j’ai été vraiment décontenancée par ce polar. Un début certes difficile par le nombre conséquent de personnages mis en scène, mais au fil des chapitres tous les éléments et les personnages s’emboitent parfaitement donnant un suspense incroyable. Une atmosphère anxiogène et oppressante se créée au fil des pages, tenant en haleine le lecteur. Je me suis sentie prise aux pièges de nombreuses fois. Entre manipulation et événements imprévus, il y a de quoi perdre la tête. Les éléments s’égrènent au fil des pages et soulèvent de nombreux questionnements qui bien évidement trouvent réponse au final tonitruant.

 

David Gruson soulève via sa thématique bon nombre de réflexions et c’est en cela que son roman est grandiose. Au travers de sa mise en scène alambiquée et de flux d’informations, Gruson interpelle.
Quelle place à l’IA au sein de la société moderne et à venir ? Sera t-elle bénéfique ou néfaste à l’Homme ? L’IA doit elle être restreinte ? Sera t-elle contrôler par des garants humains ? Quels champs et/ou quels domaines pourraient bénéficier de l’IA ? Sera t-elle une arme destructrice ou bien au contraire une aide salvatrice ? Quelles limites ne devront pas être franchies ?
L’Homme interconnecté : bien ou mal ? Est ce que l’IA a sa place auprès de l’Homme dans son quotidien ? L’IA mènera t-elle l’Homme vers sa fin ?
Le débat est ouvert à toutes interrogations aussi censées que loufoques. Un débat intéressant et enrichissant.

 

Ce polar est mené d’une main de maître par Gruson. Il maitrise à la perfection toutes les informations, idées reçue ou idéologies. Il narre une histoire fictive pouvant dans un proche avenir se concrétiser si rien n’est maitrisé de A à Z. Il ouvre une fenêtre sur un futur qui m’est apparu effrayant mais dont certain y trouve un attrait.

 

S.A.R.R.A. est fascinant, attrayant, menaçant, éprouvant, génial et ingénieux. A découvrir sans aucun doute !

 

L’intelligence artificiel sera t-elle le nouveau Dieu des Mondes à venir ?

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Interlude 5 : Le Test de Turing inversé
Nous devons tous le respect à Alan Turing. Je n’y fais pas exception. D’ailleurs, tout compte fait, il y a vraiment peu de chose pour lesquelles je fais exception.
Le test a été présenté par Turing dans son article de 1950 Computing machienry and intelligence. Son principe est simple à rappeler. Il met en jeu deux personnes et une machine. L’un des deux humains entre en conversation textuelle avec la machine. Si la deuxième personne n’est pas capable de distinguer qui s’exprime entre l’Homme et la Machine, le test est réussi. L’idée sous-jacente au test est que la Machine s’exprimerait en principe moins « naturellement » que l’Homme et que les imperfections de son langage pourraient être identifiées. L’Homme bénéficierait en quelque sorte s’une « présomption de perfection » de son langage.
L’émergence de l’intelligence artificielle en santé a fait apparaître une nouvelle lecture possible de ce test. Plus spécifiquement, c’est le mouvement préalable de numérisation des processus de soin qui a permis cette percée conceptuelle.
[…] Au début du processus, l’intelligence artificielle sera infiniment moins experte qu’un médecin à l’œil exercé. Mais on comprend aisément qu’au terme – plus au moins lointain – du processus d’apprentissage, l’intelligence artificielle ne peut que devenir nettement supérieure. Pour deux raisons. La première est qu’elle se situe sur le terrain même qui la fonde, celui du code informatique. La seconde raison est que ses capacités d’accumulation de schémas d’interprétation médicale sont infinies contrairement au cerveau humain.
C’est ici qu’émerge la notion de test de Turing inversé. Entre deux interprétations d’une même image médicale, la « présomption de perfection » ne portera plus sur l’Homme mais sur la Machine. Le contexte étant numérique, le langage « naturel » est bien celui de la Machine. L’Humanité se retrouvera dans l’imperfection du regard, dans l’approximation du diagnostic. L’Homme sera dans l’erreur. Et non la Machine.
page 215-216

 

 

 

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LES OMBRES DE GLOZEL de Robert de Rosa.

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[ POLICIER – Nouveauté 2018]
Editions de Borée – Collection Marge Noire
Format numérique (286 pages ) : 9.99€
Broché : 19.99€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

Eté 1989, les deux inspecteurs Grégory Des Cartes et Robert Spinoza sont chargés par leur patron, le commissaire Marcel Broust, de suppléer leurs collègues de Vichy. En pleine Montagne Bourbonnaise, dans le petit musée de Glozel, trois objets dont une tablette à écriture ont été dérobés. Rien d’important… Le déplacement aurait pu ressembler à une promenade touristique, d’autant qu’Emile Fradin, propriétaire et « inventeur » du site, est très volubile sur l’histoire de ses découvertes. Sauf que l’on retrouve dans les ruines du château de Montgilbert, tout proche, le cadavre nu d’une jeune fille, accompagné d’un des objets volés. L’enquête change de nature et amène les deux inspecteurs à côtoyer un étrange milieu paysan. Il leur faudra beaucoup de perspicacité pour relier les indices qui les conduiront tantôt vers des pratiques cérémonielles secrètes conduites par des personnages inquiétants, tantôt vers des intérêts économiques et stratégiques dissimulés. Derrière ce roman, apparaît en toile de fond le mystère du site archéologique de Glozel. Sa permanence à travers plusieurs siècles pourrait laisser penser que les sorciers de Glozel n’ont pas complètement disparu…

 


 

Mon avis :

 

Voici un polar que je pourrais recommander à tous les amoureux et amoureuses de récit planté dans un décor bien réel et où les millénaires, d’hommes et de femmes, ont laissé leur empreintes. Robert de Rosa nous offre une enquête sur fond d’ésotérisme, d’archéologie et de complots.

 

LES OMBRES DE GLOZEL est le deuxième roman de Robert de Rosa. Une suite sans être une suite de L’OEIL DE LA PROVIDENCE (paru aux éditions De Borée), puisqu’il continue avec ses deux personnages fétiches Grégory Des Cartes et Robert Spinoza. Pour ma part je découvre pour la première fois et je n’ai été en aucun cas perdue de lire ce « one shot ».

 

Je reviens sur les personnages fétiches de De Rosa et j’attire ton attention sur les patronymes de nos chers inspecteurs. Je trouve que le clin d’œil aux célèbres mathématicien Descartes et philosophe Spinoza est très bien trouvé. Les traits psychologiques de Robert et Grégory vont quelque peu se calquer sur ces deux personnalités emblématiques.
Robert (dénommé Bob) et Grégory (Greg) partent dans les montagnes bourbonnaises (région de Vichy) afin de résoudre une enquête sur le vol de pièces archéologiques dans un musée. Cette dernière va prendre un tournant radical lorsque deux jeunes filles dénudées sont retrouvées mortes et où trônent fièrement à leur côté ces fameuses pièces volées. Un contre à la montre est enclenché afin de mettre au plus vite sous les verrous ce ou ces tueurs. Les autochtones de la région sont loin d’être coopératifs. La crainte, la suspicion, les doutes font les mettre à mal et Bob et Greg devront s’imposer pour asseoir leur autorité et enfin délier les langues. De rencontres en rencontres, ils découvrent un monde paysan fidèle à leurs traditions et un autre monde ouvert sur la magie et les cultes anciens. Maria, la roumaine, Caïn, son fils, le Canadien, le Chinois, Christèle, la jeune fille rebelle, le père en colère, le Beau Marcel… Tout autant de personnages hauts en couleur et revanchards, prêts à rendre fou nos deux inspecteurs. Cette enquête s’avère être un vrai casse tête pour nos deux inspecteurs.

 

J’ai beaucoup apprécié la carte (dés les premières pages)  illustrant la région où se déroule le récit. J’ai pu visualiser les déplacements des différents protagonistes. Le site de Glozel existe véritablement. Un site archéologique controversé : les polémiques vont bon train sur la datation des objets trouvés et les tablettes où des runes feraient figure de proto-écriture, sur le site ancestral qui serait témoin de pratiques anciennes vouées aux déesses-mère. L’auteur explore cette idée tout en y intégrant des informations toutes fondées. Ce roman est une vraie mine d’or. Tous les points abordés que ce soit l’uranium, la visite du roi de Roumanie Ferdinand Ier (en aout 1926), la présence des Harkis dans la région et bien d’autres sont réels et fondés et tirés d’articles ou livres. Le travail de recherche est vraiment impressionnant et subjuguant.  L’intrigue policière est finalement reléguée au second plan, mais elle permet à l’auteur d’introduire toutes ses éléments cruciaux qui fait de ce livre une véritable pépite. L’archéologie et l’ésotérisme font un très bon ménage et donne une dimension bien plus qu’intéressante.

 

LES OMBRES DE GLOZEL est une très belle découverte. Un auteur passionné et passionnant qui ouvre une fenêtre sur l’histoire d’une région qui s’oublie peu à peu dans les turpitudes de la vie moderne.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Cette enquête avait provoqué des confidences auxquelles ils ne s’étaient jamais livrés. La rencontre avec ce milieu paysan, les croyances surprenantes qu’ils partageaient leur avaient ouvert un pan du comportement humain qu’ils ne soupçonnaient pas. Le féminisme vindicatif de Christèle et celui plus modéré de Maria remettaient en cause une organisation de la société qu’els pensaient immuable dans la répartition des rôles. Ils éprouvaient une dimension de l’intuition qui ne s’appliquait pas seulement aux découvertes scientifiques. Et ces idées que l’on pouvait qualifier « d’innées » plongeaient nos deux enquêteurs dans le mystère du vivant.

 

Page 197

 

 

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NUIT SANS FIN, une enquête de l’inspecteur Pendergast de Preston & Child.

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[POLAR – Nouveauté 2018]
Éditions L’Archipel – Collection L’Archipel suspense
Traduction : Sebastian Danchin

 

Format numérique (374 pages) : 16.99€
Broché : 24.00€
Audio : gratuit
Ma note : 4/5

 

 


 

Le résumé :
À FORCE DE TROUVER DES CADAVRES SANS TÊTE…
Quel point commun entre la fille d’un milliardaire, un ancien avocat véreux, un oligarque russe… ?
Tous ont été assassinés à New York, la cité des ténèbres, la ville de la nuit sans fin.
Tous ont été décapités et leur tête a disparu, comme si l’assassin était une sorte de collectionneur morbide…
… PENDERGAST POURRAIT BIEN Y PERDRE LA SIENNE !
Selon quels critères le criminel choisit-il ses victimes ? Vincent d’Agosta, du NYPD, et l’agent spécial Pendergast, du FBI, sont sur les dents. D’autant que ce dernier pourrait bien être la prochaine cible du tueur.
Une enquête constellée de fausses pistes où intelligence et sens de la déduction seront des atouts capitaux !

 

 


 

Mon avis :

 

Aloysius Pendergast est un agent spécial du FBI, très spécial. Un homme peu bavard qui n’utilise la parole que pour soulever des questions pertinentes. Tout se passe dans sa tête, endroit qui semble assez chaotique ou du moins, où le lecteur ne peut pas percevoir la logique chaotique de son raisonnement. Pendergast, modèle unique et figure exceptionnelle d’un inspecteur au talent hors norme. Figure spectrale et fantomatique d’une vie chaotique où rigueur et rituel rythment un quotidien morne mais loin d’être banal. Pendergast est un mystère total. Son manteau recèle des choses bien étrange, éprouvettes, pince à épiler, sachets et autres éléments complétant sa panoplie d’enquêteur sensationnel.  Pendergast est un sacré personnage et accompagné par Vincent d’Agosta du NYPD, ce duo de choc va être mis à mal par cette nouvelle enquête.

 

Cette enquête va les mener par le bout du nez pendant un très long moment. Pas de témoins, pas d’indices significatifs, pas de mobiles qui tiennent la route ; rien de probant à part des questions où les réponses se font attendre. Des corps, sans tête. Du sang. Un meurtrier insaisissable et dont le portrait ne semble rentrer dans aucune case des profilers. Une enquête au point mort, qui piétine. Si seulement les habitants de New York ne portaient pas leur attention sur eux, sur cette enquête, sur cette vendetta pointant du doigt les 1% des riches de la ville, malveillants et manipulateurs. Le coupable serait-il un super héros ? Agosta et Pendergast arriveront-ils à déchiffrer les méandres du cerveau de ce mystérieux tueur à temps ? D’ailleurs un tueur ou des tueurs ?

 

Cette enquête est la 17eme de l’inspecteur Pendergast. Mais ne t’en fais pas, tu peux tout de même te plonger dans cette dernière. Un one shot saisissant et impertinent. Le résumé laisse présumer des scènes sanguinolentes, alors qu’à mon goût il n’en ai rien. Rien de scabreux ou de dégoutant. Les scènes sont même teintées d’un certain humour certes macabre mais bien senti. Alors rien d’horrible et qui surtout pourrait te choquer. Une très grande partie du livre laisse place aux portraits des différents personnages. Procédé bien maitrisé et intéressant puisqu’il a pour but de perdre le lecteur sous moult informations qui te noient à bon escient pour mieux te surprendre dans la dernière partie. Et c’est celle ci qui a le mérite de rehausser le ton du livre. Une dernière partie très surprenante où le rythme adéquat apporte un final de dingue.

 

En toute honnêteté, je ne pense pas que ce nouveau roman de Pretson & Child soit un des meilleurs. Il m’a manqué un je-ne-sais-quoi, pour faire palpiter mon cœur et dire ah-ouais-quand-même-ça-déchire ! Le potentiel est là, mais… ! Ca reste tout de même une sacré découverte et pourquoi pas me lancer dans les 16 autres enquêtes afin d’approfondir le personnage de Pendergast et son univers. Un quatre mains qui m’a subjugué par sa qualité, sa mise en scène minutieuse et ses personnages insaisissables.

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Dans un chuintement à peine audible, la tête de ce dernier se détacha et roula sur la table avec un bruit mat avant de s’immobiliser en se balançant lentement, les yeux gris de L. implora silencieusement Pendergast.
Au même instant, la lumière s’éteignit et un ricanement triomphant s’éleva dans l’obscurité.

 

 

 

Je remercie les éditions L’Archipel pour leur confiance dans ce nouveau partenariat.

 

 

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IMMORTEL AD VITAM de Cécile Pommereau.

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[POLICIER / FANTASTIQUE – Nouveauté 2018]

Éditions Dreamcatcher

Service presse

 

Format numérique (252 pages) : 4€99

Broché : 15.00€

Ma note : 5/5 mention « coup de cœur » et « à découvrir » !

 

 

 

Je remercie les éditions DreamCatcher pour leur confiance.

 

Le résumé :

 

Fred n’est pas un loup-garou, ni un ange gardien. Il n’est pas de ces pâles suceurs de sang qui font tomber comme des mouches des lycéennes au brushing impeccable. D’ailleurs, tout le monde sait que ces bestioles-là n’existent pas. Fred a un physique banal et les poches trouées. Il n’arrive pas à garder une fille plus de trois semaines et sort de prison. Pour couronner le tout, c’est le jour où il essaie de se foutre en l’air qu’il apprend qu’il est immortel. Fred n’a pas de chance.
Jean, lui, est flic. Il pensait avoir tout vu après trente ans passés a la Crim’. Mais voilà qu’un beau jour, un de ses cadavres se paye le luxe de se tirer de la scène de crime. Pour lui c’en est trop et il est bien décidé à le retrouver. Il ne manquerait plus qu’il parte en retraite avec une affaire non élucidée…

 


 

Mon avis :

 

Voici une lecture très originale et atypique. Pourquoi atypique ? Cécile Pommereau adore jouer avec les genres et surtout n’hésite pas à nous plonger dans un polar qui a tout d’un fantastique. Et mon Dieu, qu’est ce que j’adore ce genre de risque. Les codes sont cassés. Style, tu mets tout dans un milkshake, tu secoues énergiquement et ça te donne quelque chose d’explosif. Surtout quand c’est maitrisé à la perfection par Cécile Pommereau. Alors si tu n’as pas compris entre les lignes ou mes sous entendus : j’ai totalement kiffé cette lecture. Je n’en veux même pas à l’auteur que le roman soit court, car du début à la fin c’est d’une intensité sensationnelle et indéfinissable. Les personnages sont la cerise sur le gâteau. Des personnages avec de fortes personnalités. Cécile Pommereau les décrit avec une telle finesse si bien que le résultat est époustouflant.

 

Fred est le gringalet que tu croises souvent sans y prêter gare. Si l’uniforme du pompier ne lui allait pas aussi bien, il n’aurait aucune vie sociale. Mais c’était avant. Aujourd’hui, c’est la grande solitude, la déprimante. Celle qui bouffe un homme. En grand croyant qu’il n’est pas, la solution à tout ses problèmes c’est la balle dans la cervelle. Cervelle qui se retrouve projeté au plafond et autre interstice malicieux. Mais pour Fred, le roi des gaffeurs et des situations inextricables, la balle n’a pas eu l’effet escompté, pour preuve : les taches indescriptibles de son salon. A sa grande surprise Fred est immortel, ce qu’il en déduit. Une situation totalement grotesque mais aussi véridique et visible qu’un bouton au milieu de la figure. Et tous les aléas qu’il va vivre pendant plusieurs jours vont le conforter dans son état qui n’a rien d’ordinaire. Fred est un homme pas très sur de lui. Il attire les problèmes aussi bien qu’un aimant aimante. Les situations délicates, c’est son dada. Sacré Fred, va ! Il est quand même mignon. Tu ne peux que t’attacher à lui et le soutenir dans cette quête extraordinaire. Fred, c’est le niais dans toute sa splendeur, illuminé par moment par un éclair d’intelligence. Il est comique ce Fred !
Depuis sa mort mise en banque route par la vie, Fred se retrouve dans des situations peu confortables. Et son nom clignote en rouge dans les services de police, plus précisément dans les bureaux de Jean. Flic depuis toujours. Un vieux de la vielle. Un roublard. Les enquêtes c’est sa vie. Il doit les mener au bout. Et quand un corps se fait la malle, sans prévenir, il n’en faut pas davantage à Jean pour s’y coller 24/24h. Jean est un dur de chez dur. Une personnalité à l’opposé de Fred. Malin, vicieux, têtu, forcené, Jean a un sacré tempérament. D’ailleurs il va en avoir besoin pour affronter ce que lui réserve la vie.

 

Outre le fait que la trame est sensationnelle, que les personnages sont tip top, ce livre est généreux par ce qu’il en dégage. Une sorte d’initiation sur un fond d’amitié intergénérationnelle. Ce livre est riche en moment épique, en réflexion intense et de parties de pêche. La vie n’a jamais été aussi fédératrice lorsque la mort s’échappe.

 

Si t’es fan de lecture qui sorte de l’ordinaire, alors voici ta prochaine. Je l’ai dévoré, je l’ai adoré et je l’ai croqué à pleine dents. La plume de Pommereau est pétillante, fraîche et addictive.

 

Un super coup de cœur inattendu pour cette découverte qui peut être aura une suite.

 

 

 

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DES VISAGES ET DES MORTS de Mickaël Koudero.

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[THRILLER – Nouveauté 2018]
Éditions De Mortagne (Canada)
Service presse

 

 

Format numérique (546 pages) : 16.17€
Broché : 18.00€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 

Je remercie Pascale, attachée de presse des éditions De Mortagne, pour sa confiance.

 

 


 

Le résumé :

 

Le froid de novembre. La neige et l’horreur. En France, à Lyon, un homme est assassiné dans une église. Son dos a été tailladé, sa langue, coupée. À sept cents kilomètres de distance, sa fiancée est retrouvée pendue à un arbre. Un meurtre maquillé en suicide. Très vite, le sang se répand jusqu’en Belgique. Dans un asile abandonné, on découvre le cadavre d’une femme entièrement nue, le visage arraché. Une folie sans nom. Les meurtres s’enchaînent, et tous portent la signature d’un tueur en série libéré un an plus tôt, le Borgne. L’homme aurait-il repris du service ? Difficile à croire vu son âge avancé et son état de santé. Non, la réalité est bien plus noire. Laura, Milan et Adami, des policiers venus de tous horizons, vont rapidement le comprendre. « Nous ne sommes pas face à un tueur en série, mais à une série de tueurs. » Et ceux-ci se sont réunis en force, décidés à marquer les mémoires de leurs crimes pour entrer dans la postérité.

 


 

Mon avis :

 

Voici un thriller qui ne m’a pas du tout laissé indifférente. Dans le style « page turner » tu as de quoi passer un super moment de lecture en sa compagnie !

 

Hiver, il neige. Lyon. Lille. Bruxelles. Quatre corps. Quatre meurtres sauvages. Un mode opératoire semblable mais perpétré par différents meurtriers. Il n’en faut pas plus pour semer la pagaille dans les services de police. Laura, capitaine, a rejoint les rangs de la police de Lyon par vocation. Milan Dacourt, lieutenant de la PJ de Dijon, ne vit que pour son métier. Hugo Adami, est policier à Bruxelles, un vieux de la vieille, le roublard du service. Trois enquêteurs hors pairs qui vont mettre leurs flairs aux services de cette enquête hors norme. Tous les trois font plonger dans les affres perverses de l’être humain. Côtoyer son côté sombre, démoniaque, primaire. L’être humain dans la déchéance la plus totale. Assoiffé de sang, de reconnaissance et d’estime. Un lignée de tueurs silencieux et macabres. Des tueurs bafoués dans leur estime de soi. Des tueurs aux profils en apparence sans tâche. Des hommes et des femmes, une communauté qui redéfini la vision même des meurtres en séries.

 

Après Sire Cédric, Franck Thilliez, Slimane-Baptise Berhoune et bien d’autres…, je suis ravie de découvrir cet auteur talentueux. Koudero a l’art et la manière de mettre en avant ces personnages dans un contexte totalement sordide. Il met un point d’honneur à décrire les émotions et les pensées de ses protagonistes avec délicatesse et force. Il les met à rude épreuve. Une guerre des nerfs éprouvante et épuisante qui mène nos trois enquêteurs sur des chemins semés d’embûches. Un enquête complexe qui rappelle celle diligentée 24 ans plus tôt par Adami : Le Borgne. Un psychopathe asocial qui a l’aide d’une arme blanche avait éventré quatre femmes reliées à son enfance. Cette nouvelle enquête présente de fortes ressemblances : victime aux faciès identiques aux toutes premières victimes du Borgne et mode opératoire quasi identique. Fort de persévérance, Laure, Milan et Adami mettent le doigt sur des petits éléments qui mis bout à bout éclairent nos enquêteurs sur la dimension disproportionnée de ces crimes. Les rebondissements s’enchainent à une vitesse effrénée. Une course contre la montre éreintante et usante. Cette immersion fera écho aux blessures propres de nos trois policiers et s’en relèveront difficilement.

 

Je ne te cache pas que j’ai kiffé cette lecture. Il y a tous les ingrédients que j’adore retrouvé dans un thriller : une trame sensationnelle, un final tonitruant avec des surprises époustouflantes, une intrigue hyper passionnante qui s’égrène au fil des pages et qui ne laisse filtrer aucun soupçon, des personnages honnêtes sans fioritures ( pas de supers flics, mais une femme et deux hommes entiers avec leurs propres blessures), des psychopathes hyper méchants ( leurs psychologies sont au diapason avec leurs démences), un décor sordide (maison vide, hôpital psychiatrique, prison, église, arbre et rue non avenante…) et des scènes sanglantes à t’hérisser le poil.
Et sur la forme, je n’ai rien à redire. Une plume à 100% efficace. Une plume franche et addictive. Un auteur qui sait te mener par le bout du nez. Le choix de chapitres courts donne un rythme très intéressant au roman.

 

Je t’assure qu’une fois ce thriller ouvert, tu ne peux plus le refermer. D’ailleurs c’est impensable et infaisable. T’es là, pris dans un tourbillon de folie où la seule chose qui demeure s’est de savoir la suite des événements et les pages s’enquillent sans que tu fasses attention. Quand je te dis que c’est un page turner du diable !

 

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

-Vivre nourrirait l’amertume de retrouver leur condition d’autrefois, l’indifférence, l’oubli dont ils étaient victimes avant de commettre leurs actes. […] Par leurs actes impensables, ils ont transgressé toutes les règles, marqué de leur empreintes la société. Même mort, ils continueront à exister. On ne se souvient pas de l’architecte, mais de l’incendiaire,. On oublie les victimes, mais jamais les monstres.
-La personne à l’origine de cette communauté de tueurs suivra le même chemin, murmura Adami.
-Votre Erostrate incarne le mal à l’état pur. Un mal où renaissance et reconnaissance marchent main dans la main. Votre tueur ne peut avoir peur de la mort. Il sait que demain d’autres âmes prendront le relais.
Le Borgne étira les lèvres.
-Nous sommes les enfants d’Erostrate.
Il se tut sur ces paroles, marquant le fin de l’entretien.
(page 436)

 

 

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SEKT, tome 1 : L’origine du venin de Vincent Ravalec.

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[THRILLER ESOTERIQUE – Nouveauté 2018 ]

Éditions TohuBohu

Service presse

 

 

Format broché (470 pages) : 22.00€

Ma note : 3.5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions TohuBohu pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

 


 

Le résumé :

 

Le chef gendarme y va de son laïus. Ils ont toutes les raisons de penser qu’il est arrivé quelque chose au fils de la femme ici présente et il précise qu’il serait dans l’intérêt de tous de collaborer. Aucune réponse. Silence de mort. Le jour se lève. Les yeux de la femme s’agrandissent d’horreur, ceux de Serge et de Marie-Hélène de stupeur. Dans le jardin, flottant sur des lambeaux de brouillard, scène d’épouvante, un homme est crucifié. On voit qu’il est encore vivant. Pour Serge, flic déclassé et Marie-Hélène juge fautive, c’est la possibilité du rachat. Résoudre ce mystère démoniaque c’est la rédemption ; échouer, la plongée professionnelle aux enfers. L’Origine du venin est un thriller diabolique au coeur des forces du mal qui nous côtoient dans l’ombre de notre quotidien. Un roman qui nous emmène loin, très loin, dès la première page et qui nous laisse pantois à sa conclusion.

 


 

Mon avis :

 

Je crois qu’aujourd’hui je vais être en mode « râleuse ». Alors oui ça m’arrive de temps en temps mais c’est pour la bonne raison. Je râle surtout contre moi même. Je n’ai absolument pas pu mesurer à sa juste valeur ce thriller qui est pourtant sensationnel. Tu ne me vois pas et encore moins vous m’entendez, mais je râle haut et fort.

 

Ce thriller ou polar est porté sur l’ésotérisme. Le Bien et le Mal. Leur confrontation incessante. L’enfer et le Paradis. Dieu et le Diable. Un super enjeu pour une enquête au cœur des sectes satanistes. Des enlèvements de jeunes femmes vierges qui sont promis à être sacrifiées pour l’élévation spirituelle et l’emprise indéfectible sur le monde par une alliance satanique. Une immersion dans le monde invisible régie par les étoiles, des cérémonies, des chamanes, des chants et des tatouages. Des codes à la base du monde spirituel qui perdurent depuis l’émergence de l’humanité. Le postulat du départ de cette histoire est le fait que Le Venin (l’origine du mal) est au sein de l’humanité depuis ses premiers pas. Certes il s’amenuise au fil des siècles, mais certaines poches familiales ou sectes font de la résistance et perdurent cette funeste tradition. L’auteur ne manque pas par ses riches descriptions à nous immerger dans cet univers malsain et terrifiant. Il éveille parfaitement la curiosité de son lectorat en apportant des précisions et des scènes à te glacer le sang. L’auteur ne s’arrête pas là dans son développement autour de la magie noire. Il y intègre une dimension bien plus moderne et actuelle est c’est ce que l’on nomme le mouvement transhumain. Kesako ? Le transhumanisme désigne un mouvement culturel et intellectuel international récent prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Il effleure la possibilité que l’intelligence artificielle et biotechnique pourrait régénérer la mémoire collective à un ADN proche, donc de la même famille. En plus clair ça donne : la résurgence des souvenirs encodés dans l’ADN transmis de génération en génération. Ou encore en plus clair : tu te souviens que ton ancêtre s’est pris une sacré cuite y a deux mille an en arrière. Trêve de plaisanterie ! Je trouve que cet élément assez étrange en soi est parfaitement intégré dans cette prise de pouvoir voulue par les sectes. La manipulation, la sournoiserie, la haine, l’abomination sont au coeur de cette histoire qui apporte à mon sens ( même si je râle toujours ) une trame assez spectaculaire et sensationnelle.

 

Les personnages principaux, les deux presque flics, Serge (ancien flic) et Marie-Héléne (ancien juge) sont assez complémentaires et apportent tout un paradoxe surtout au niveau de leur personnalité mise à mal par leur bon sens, leur passé respectif et par ces découvertes qui remettent en cause leur pseudo croyance. Tous les autres personnages ne sont pas en reste et nous offrent des moments assez exceptionnels. J’ai pu constater tout au long de ma lecture, leur évolution propre qu’elle tende vers le meilleur ou le moins bon.

 

Ravalec nous offre un thriller ésotérique extraordinairement sensationnel. Les détails apportées certainement par les recherches propres de l’auteur confèrent en parallèle de cette enquête hors norme, un côté documentaire des plus intéressants.
Alors pourquoi je n’ai pas accroché ? Premièrement, je traverse une période difficile où j’ai du mal à me concentrer sur mes lectures (fatigue, boulot et temps exécrable ne m’aident pas). Le second point : j’ai vraiment du mal avec les chapitres trèèèèès longs. Je trouve, à mon sens, que ça casse le rythme de lecture et donc au contraire allonge le temps des scènes ou de réflexions. Il m’a manqué tout au long de ma lecture, cette bouffée d’oxygène salvatrice. Et le troisième point : le changement incessant d’un paragraphe à l’autre de narrateur et point de vue et dans un chapitre long c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

Alors je râle encore car je suis passée à côté d’un super thriller où le style de Ravalec est surprenant et intéressant. Je me replongerai, certainement, d’ici quelques années à nouveau, dans cette lecture pour enfin en mesurer toute l’importance et la subtilité.

 

 

 

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VELINE, tome 2 : Sexe, crime et paranoïa de Avril Sinner.

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[POLAR ÉROTIQUE – Nouveauté 2018]

Éditions BMR

Service presse

 

Format numérique (383 pages) : 9.99€

Ma note : 5/5 mention « méga coup de cœur »

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions BMR pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

 


 

Le résumé :

 

Soit je suis super doué, soit la Crim est super naze, mais dans tous les cas, me voilà embarqué dans une deuxième mission : infiltrer un lycée.
Me lâcher, moi, Véline Illiev, à la recherche d’un tueur parmi tous ces jeunes… Autant vous prévenir : on va droit au massacre ! Je déteste les mômes, l’autorité et les pseudo bad boys en mal de sensations fortes.
Une brigade criminelle encore dépassée, des gamins à l’imaginaire débordant, des cadavres qui s’accumulent et une future mariée toujours aussi torride : un nouveau cocktail pour bien s’éclater…
Que l’enquête commence  !

 


 

Mon avis :

 

 

Je ne vous cache pas que Véline à toutes les raisons du monde de me ravir mon petit cœur d’artichaut. Mon objectivité s’est faite la malle dès les premières pages. Je suis devenue accro au mec le plus détestable. Celui qui t’horripile, celui qui te fait sortir de tes gonds. L’abomination dans toute sa splendeur. Une répartie de dingue qui t’hérisse les cheveux. Un sex appeal à faire fondre la banquise. Bref je suis mordue, carrément.

 

C’est simple tu reprends les mêmes (du premier tome), tu shake un peu tout ça, tu peaufines les personnages et tu les replaces dans un nouveau décor aussi insolite qu’au premier volet. Direction un lycéen parisien qui a vu trois de ces élèves partir dans un sac mortuaire. Véline est alors infiltré dans les méandres du lycée, haut lieu qu’il ne porte pas du tout dans son cœur. Tous ces boutonneux, ces filles en mini jupe, les binoclars, les têtes à claque, les musclors, les boys band, le gothique…. Tout ce qu’exècre Véline. Il en devient carrément dingue ! Un bombe à retardement qui d’ailleurs finit par exploser. Cette infiltration est malmenée par ces ados qui lui vont tourner la tête et le mènent par le bout du nez, lui le super flic. Il subit une tension de dingue et rajouter à cela sa belle capitaine qui lui tourne autour alors qu’elle va se faire passer la bague au doigt. D’ailleurs la pression sexuelle est omniprésente par des petites piques salaces et érotiques. Mais Véline en bon gentleman qu’il n’est pas, bien évidemment, va résister contre toute attente mais pour son plus grand malheur. Et c’est sur ce point ci que ce second tome détonne. Véline, malgré son apparence de torpilleur prêt au combat, va prendre son temps. Il ne sait plus où donner de la tête avec sa belle brune. Elle casse son quotidien de macho en rut. La réflexion et son besoin permanent ne font pas bon ménage. Les nerfs mis à rude épreuve, il craque petit à petit. Il ne sait plus quoi penser, et son flair légendaire de sexe attitude déconne gravement. Il est légèrement tendu comme la ficelle du string ! Et pette les plombs !

 

Une nouvelle fois, je suis toujours aussi charmée par mon flic tzigane. C’est l’euphorie totale. C’est une explosion de saveur délirante et sensationnelle. Une intrigue bien ficelée même si elle ne détonne pas, tu te laisses porter aisément par cette atmosphère suspicieuse. L’auteur met à mal ses personnages et n’hésite pas à ce jouer d’eux. Elle les rend dingue ! Les scènes sont toujours aussi tonitruantes. Notamment celle du mariage, j’avoue que là, que l’auteur a tapé dans le mille. D’ailleurs, Véline fait la connaissance du père de la mariée, un homme pas commode du tout. Si tu veux te mettre dans l’ambiance des mariages tziganes comme ceux que Véline préfère, je te conseille d’écouter le groupe Taraf de Haïdouks et là tu comprendras tout ! Tu comprendras qui est Véline, quel homme il est, son monde, son mode de fonctionnement. Véline est aussi déluré que les violons tziganes.

 

Si toi aussi tu veux devenir une accro, je te conseil de lire mon billet sur le premier tome (voir dans liens utiles). Je crois que là j’étais totalement objective !

 

 

 

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Mon avis sur le tome #1 : « Sexe, crime et thérapie » !

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