MAUVAIS GENRE de Isabelle Villain.

 
[ POLICIER / THRILLER – 2018]
Éditions TAURNADA – Collection Le Tourbillon des Mots
247 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

 
Mon avis :

 

Le commandant Rebecca de Lost, femme accomplie dans un milieu quasiment masculin. Un métier auquel elle voue son temps, sa vie (parfois personnelle) et son corps. C’est une femme de caractère et de principes. Pas besoin de crier ou de taper le poing sur la table pour se faire entendre et surtout se faire respecter. Rebecca mène son monde avec fermeté et bon sens. A l’écoute de sa brigade, elle relève en grande partie les défis que sont les enquêtes. Malgré le fait que certaines de ces dernières restent sur le carreau, elle est satisfaite du résultat de son équipe. Côté vie personnelle c’est à la fois rude et exquis. Avoir une vie sentimentale avec ce métier c’est souvent mission impossible. A cinquante ans, elle a survécu à tout. Mais peut-être pas à ce qui se prépare dans l’ombre !?

 

Son enquête actuelle ne lui laisse aucun répit. La mort de cette jeune femme transsexuelle fait surgir le passé d’un petit garçon traumatisé et mal dans sa peau. En parallèle une vielle histoire de 7 ans qui paraissait élucidée, refait surface dans les rues de Paris. S’ensuit une course poursuite afin de retrouver le véritable coupable. Et dans l’ombre, une menace  veille et surveille Rebecca de Lost.

 

De quoi perdre la tête pour une équipe sur le qui-vive et à fleur de peau !

 

Il est clair que je me suis régalée pendant tout le long de ma lecture, même si j’ai trouvé qu’il manquait certains développements sur des points cruciaux du roman et des réponses à quelques questions. J’espère, sincèrement, qu’il y aura une suite à cette aventure ! (Sinon je fais un -petit- malheur.) Isabelle Villain met le lecteur de suite dans le bain avec deux scènes d’une violence sans nom. Un petit garçon et une jeune adolescente confrontés à la cruauté d’adultes n’ayant aucune morale et once d’humanité. Les années défilent pour arriver au moment de l’histoire avec un dénouement plutôt inattendu. Les intrigues et le suspense sont menés avec ingéniosité. Les personnages sont impressionnants par leur force de caractère et leurs aspirations. Ils sont malmenés par différents rebondissements.

 

MAUVAIS GENRE est un super thriller qui prend très vite à la gorge. L’addiction est telle que je me suis laissée embarquer dans une aventure qui file à toute allure au grès d’une belle plume qui sait surprendre à point nommé.
#Esméralda

 
Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance et sa patience.
 
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Vers le site des éditions Taurnada pour tout savoir.

 
 
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BULL MOUNTAIN de Brian Panowich

 
[ ROMAN NOIR – réédition poche 2019]
ACTES SUD – Collection Actes Noirs
Traduit par Laure Manceau
336 pages
Ma note : 5/5 mention « à dévorer »
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Lecture commune de janvier avec le PICABO RIVER BOOK CLUB

 
Le résumé :
Chez les Burroughs, on est hors-la-loi de père en fils. Depuis des générations, le clan est perché sur les hauteurs de Bull Mountain, en Géorgie du Nord, d’où il écoule alcool de contrebande, cannabis et méthamphétamine jusque dans six Etats, sans jamais avoir été inquiété par les autorités. Clayton, le dernier de la lignée, a tourné le dos à sa fratrie en devenant shérif du comté. A défaut de faire régner la loi, il maintient un semblant de paix. Jusqu’au jour où débarque Holly, un agent fédéral décidé à démanteler le trafic des montagnards. Clayton se résout alors à remonter là-haut pour proposer un marché à son frère. Il sait qu’il a une chance sur deux de ne pas en redescendre. Ce qu’il ignore, c’est que Holly en a fait une affaire personnelle, et que l’heure des pourparlers est déjà passée. Roman noir rural et déchirant salué par bon nombre d’auteurs fameux, à commencer par James Ellroy, Bull Mountain se lit comme l’histoire de Cain et Abel dans un Sud plus poisseux que jamais.

 
L’avis d’#Esméralda :
L’histoire aurait pu commencer par « il était une fois, une jolie montagne où vivait une gentille famille » et se terminer par « ils eurent beaucoup d’enfant ». Cela aurait pu se passer de cette manière, si la montagne n’était pas Bull mountain et si la gentille famille n’était pas celle des Burroughs. En ce qui concerne les enfants, et bien ma foi, c’est la stricte vérité.
Bull Mountain, no man’s land, de l’état de l’Oregon a vu grandir des générations de Burroughs. Famille patriarcale, pure et dure, les fils sont élevés aux coups de feu et au sang qui coule. Pas de pitié et pas de manière, la famille Burroughs sont des durs à cuire aux quels il vaut mieux ne pas se frotter. Famille paria et crainte, elle règne sans concession sur sa montagne. Si tu arrives à avoir un pass-droit, tu verras que cette montagne ne cache pas le paradis mais l’enfer. Elle devient le terrain de jeux favoris pour l’alcool de contrebande, la culture du cannabis et laboratoire de méthamphétamine. L’honneur et le respect prévalent sur toutes formes d’amitiés, si tu prêtes allégeance à la famille Burroughs c’est pour des générations.
Sacrée famille Burroughs ! Personnages aussi effroyables qu’extravagants liés par les liens du sang et un honneur à toute épreuve. Perpétuer la « tradition » et le business est l’unique but des hommes Burroughs. Pas de quartier et pas de sommation, le moindre écart et la gâchette déraille accidentellement.  
La dernière génération des Burroughs ne fait pas dans la dentelle. Alors que le frère cadet, Clayton, décide pour les beaux yeux de sa femme, Kate, de se présenter au poste du shérif du comté qui réussit à obtenir haut la main et par un heureux hasard, les deux grands frères, Halford et Buckley, font prospérés l’affaire familiale. Mais ce qui devait arriver, arriva :
Si Clayton était le bon, et Halford la brute, alors Buckley était le truand. Ca ne l’avait pas surprise – ça n’avait surpris personne – d’apprendre qu’il avait été tué par balles au cours d’échanges de coups de feu avec la police. Il était du genre à tirer sans réfléchir, et probablement qu’il méritait tout ce qui lui était arrivé, mais il n’en demeurait pas moins le frère de Clayton. Il faisait partie de la famille, et Clayton avait le droit de lui rendre hommage, malgré ce que Halford et sa clique en pensaient.
 
Les années s’écoulent patiemment sans heurts insurmontables. La vie suis son court sur la montagne et dans la vallée. Tranquillement et sans précipitations. Jusqu’au moment où un hurluberlu attifé d’un costard nickel vient jouer les cadors avec sa proposition aussi alléchante qu’inquiétante.
Les choses sérieuses débutent maintenant ! Qui y laissera des plumes ?
Voilà un roman noir efficace à 200% ! Pas de quartier et pas de sentiments, Brian Panowich décrit à merveille ce que la famille a de plus sombre à exiger. Ces liens intrinsèques et puissants qui condamnent ces hommes à une prédestinée malsaine et sans concession et contestation. Une famille qui se détruit peu à peu, s’étiole et se braque. Une famille qui s’embourbe mais qui tend à survivre dans un dernier souffle. Brian Panowich ne laisse aucun répit à son lecteur et l’immerge immédiatement dans une spirale infernale où les éléments se déchainent. Le passé se confronte au présent pour un futur des plus sombres. Les points de vue et les narrateurs s’enchainent pour une histoire qui sans relâche ne présage rien de bon. La tension monte crescendo pour un final à couper le souffle. Un final où l’enfer se défoule dans un ballet chaotique. Ce roman noir rural est hypnotique et addictif. Les chapitres défilent au point crucial où je me suis exclamée : »oh bordel! ».
Ce roman est à dévorer littéralement ! La suite paraitra dans quelques semaines.
 
 
L’avis de #Lilie :
Ce livre est très loin de ma zone de confort de lecture. Désigné comme « lecture commune » du Picabo River Book Club ce mois-ci, j’ai longuement hésité…… avant de me lancer. Laissez-moi vous dire que ce roman m’a mis une claque monumentale et m’a procuré un plaisir à lire incroyable !
Dans ce roman, nous faisons connaissance avec une partie de la famille Burroughs : Clayton, le shérif, et ses frères Halford et Buckley, leur père Gareth, leur grand-père Cooper et leur grand-oncle Riley. Chez les Burroughs, la Montagne est leur domaine et personne n’ose venir mettre son nez dans leurs affaires. Clayton, qui a choisi de devenir shérif, laisse ses frères vivre de leur trafic mais il ne peut s’empêcher de s’inquiéter pour eux. Lorsque Holly, un agent fédéral, débarque dans son commissariat pour tenter de mettre fin à ces pratiques, le shérif sera pris en tenaille entre esprit de famille et l’accomplissement de son devoir. De nombreux personnages sont présentés au fil des chapitres et permettent d’en apprendre davantage sur la lignée des hommes de Bull Mountain. Par ailleurs, l’auteur a fait le choix de mettre en lumière à chaque chapitre un protagoniste différent, ne vivant pas forcément à la même époque. Au départ, j’ai été déstabilisée de changer de période et de personnage aussi souvent. Pourtant, au fil des pages, cette gymnastique devient addictive et très enrichissante dans la mesure où cela nous permet de suivre l’évolution de la famille Burroughs, de leurs affaires et aussi de mettre en lumière des choix qu’ils ont pu faire au cours de leur vie.
Brian Panowich livre ici un roman noir, plein de rebondissements et qui ne laisse aucun répit au lecteur. En effet, son écriture est addictive et l’intrigue tellement bien ficelée qu’on ne peut s’empêcher de vouloir en apprendre davantage. On se demande surtout jusqu’où il va nous amener et je dois avouer que j’ai, à de nombreuses reprises, hurler de stupeur et été prise à contrepied car je ne m’attendais pas à de tels rebondissements. Sous couvert d’une histoire de famille, l’auteur met également en lumière les trafics qui peuvent exister dans les contrées reculées  des Etats-Unis et l’impact du poids de l’histoire familiale dans ces régions. 
Pour conclure, ce roman est une très belle découverte. Roman noir, roman familial, « Bull Mountain » est un livre addictif, surprenant qui ne vous laissera ni répit ni indemne en arrivant à la fin. Je viens d’apprendre que la suite devait paraître sous peu, j’ai hâte de m’y plonger !

 

 


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Vers le site des éditions ACTES SUD pour tout savoir.

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FAUX AMIS de Linwood Barclay.

[ POLICIER – 2018]
Tome 2/3
Éditions BELFOND – Collection Belfond Noir
Traduit par Renaud Morin
496 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

Plume acérée, personnages inquiétants et humour noir : après Fausses promesses, Linwood Barclay livre un nouvel opus riche en suspense pour conter les secrets et mystères d’une bourgade américaine pas si tranquille.
La ville de Promise Falls est sous le choc. L’écran du drive-in vient de s’effondrer en pleine séance. Bilan : quatre morts. Accident ? Acte malveillant ? L’impassible inspecteur Barry Duckworth enquête. Et un détail le perturbe : l’heure de l’explosion, 23 h 23 ; un chiffre qui évoque d’autres crimes non élucidés…
De son côté, le privé Cal Weaver travaille sur une sombre affaire. Une effraction a eu lieu au domicile d’Adam Chalmers, ponte local décédé au drive-in. Le vol en question : des vidéos érotiques que le défunt réalisait dans son sous-sol… Qui apparaissait sur ces films ? Y a-t-il un lien entre tous ces faits divers ?
Phénomènes étranges autour de la grande roue, agressions sur le campus, meurtres inexplicables. Un vent de panique souffle sur Promise Falls et l’heure est venue pour Cal Weaver et Barry Duckworth d’unir leurs forces.
Mais par où commencer dans cette ville où tous les psychopathes du coin semblent s’être donné rendez-vous ?

 
Mon avis :

 

Me voici de nouveau dans les rues trépidantes de Promises Falls. Ville à l’apparente tranquillité mais qui depuis de nombreuses semaines, le sort semble s’acharnait sur elle. Ville maudite où le vengeur inconnu sous le couvert du numéro 23 fait régner un chaos sans nom.

 

Nouveaux problèmes, nouveaux soucis et nouveaux tracas. Tous liés ? Alors que le cinéma plein-air fête sa dernière diffusion, à 23h23, son écran se désagrège suite à une explosion faisant quatre victimes. Panique à bord et conjectures de tout horizon fleurissent. L’inspecteur Duckworth, fin limier à la main légère sur les beignets, suit son instinct quant à l’énigme de ce fameux nombre 23. Alors que sa précédente enquête lui trotte toujours dans la tête avec de nombreuses questions non élucidées, il avance tant bien que mal dans cette ville qui ressemble à une véritable jungle. Surtout quand les morts jouent avec les vivants.

 

Pendant ce temps là, la fille d’une des quatre victimes fait appel au détective Cal Weaver, ancien flic de Promises Falls, aucune enquête lui fait peur. Cette nouvelle mission va pourtant le mettre à mal, surtout quand l’honnêteté n’est pas de rigueur et que les mensonges semblent fleurir à tout bout de champs pour finalement un résultant étonnant et effarant.

 

Les deux enquêtes en parallèle finissent par se rejoindre et l’inspecteur et le détective devront mettre en commun leurs efforts pour résoudre une énigme palpitante.

 

Promise Falls devient alors le théâtre d’un désordre sans nom : un bus en feu qui roule sans chauffeur au milieu de la ville et pleine nuit, une tentative d’enlèvement, un meurtre en préparation, des manipulations, de la jalousie … et bien d’autres pour une course à la montre effrénée au cœur d’une course poursuite qui n’annonce rien de bon.

 

Ce second tome est à mon goût bien plus intéressant que le premier. De suite, j’ai retrouvé l’ambiance chère à Promise Falls, une ambiance calfeutrée comme si cette ville était isolée du monde. Des personnages qui ont la patate et aussi caricaturaux qu’il sont, ont cette attrait magnétique. Je retrouve les personnages du premier tome qui continuent leur petit bout de chemin et qui je pense n’ont pas dit leurs derniers mots. Cette nouvelle enquête se rajoute à l’intrigue principale qui est de démasquer qui agit sous le couvert du numéro 23.

 

Lindwood Barclay excelle dans ses mises en scène qui s’entrecroisent et se décroisent, et qui mettent à leur centre ses personnages haut en couleurs où les surprenants rebondissements ont le mérite de créer un suspense haletant. J’aime beaucoup sa plume. Car si le polar se veut rigoureux et noir, la plume de l’auteur à cette légèreté voire humoristique. Un contraste étonnant et épatant !

 

J’ai hâte de découvrir le dénouement de cette trilogie. Y a pas à dire Lindwood Barclay sait mettre l’eau à la bouche.
 

 
Je remercie les éditions Belfond pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

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Découvre mon avis sur le premier tome de la trilogie « FAUSSES PROMESSES ».

Vers le site de Lisez.com, pour tout savoir.

Découvre le site officiel de Lindwood Barclay.

 

Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

HANDSOME HARRY : Confessions d’un gangster de James Carlos Blake.

 
[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE – Nouveauté 2019]
Éditions Gallmeister – Collection Americana
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Emmanuel Pailler
Postface de François Guérif
315 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à dévorer »
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Le résumé :
Dans la bande de John Dillinger, il y a Red, Charley, Russell et moi, « Handsome Harry » Pierpont. S’il y avait eu un chef, ça aurait été moi, même John le dit. Mais John aime avoir sa photo dans les journaux et faire le malin devant les dames, alors on ne se souvient que de lui. Il est le plus cool d’entre nous, je vous le garantis, sur un boulot comme sous les balles. Nous prenons l’argent là où il se trouve : dans les banques. Sans nous vanter, en matière de casse, nous sommes les meilleurs. Un chauffeur, trois ou quatre gars motivés, une voiture de remplacement, et le tour est joué. Les journaux disent que nous sommes dangereux, l’Ennemi public n°1 : n’exagérons rien. On ne veut de mal à personne, on aime juste les belles voitures, les jolies filles et les fêtes entre copains. On sait bien que ça ne va pas durer, que les flics nous attraperont un jour ou l’autre. En attendant, on profite de la vie.

 
Mon avis :
Dans la famille « gangster j’ai peur de rien », je voudrais Handsome Harry Pierpont. Joyeux troubadour et tête pensante d’un gang de braqueur de banques et de commissariat. Mais Harry n’aime pas être au centre de l’attention, non pas par timidité mais plus pour son amour propre. Pourtant Harry est mis sous les projecteurs pendant plus de 300 pages par James Carlos Blake, auteur aventureux et talentueux.
Il est rare que j’accroche dès les premières lignes (vraiment dès les premières lignes) et de me dire wouah ! Il est clair que la magie a opéré instantanément et la suite de ma lecture n’a été que pur bonheur.
Voilà, tout le gang est mort sauf Russel et moi.
Russel, au moins, a encore l’espoir : quand on est enfermé à vie, on peut toujours tenter une nouvelle évasion. Moi, ils vont m’achever demain matin.
Premières lignes
Gangster, légende (et mythe) des années folles, pendant la grande dépression où l’alcool de contrebande coule à flot, petites frappes et gangster en herbe foisonnent ici et là, petits larcins pour débuter et puis il y a le jour où ils se trouvent derrière les barreaux. Métier qui rentre tu me diras, et certes passage plus ou moins obligé, dans ce milieu, pour évoluer. Harry Pierpont fait partie de cette trempe à ses débuts, à la seule différence est qu’il compte de pas rester à ce stade là. De petit coups en petit coups, de rencontres en rencontres et de cellules en cellules, Harry se fait vite un nom qu’il ne vaut mieux pas chatouiller. La dure vie de la prison va ainsi forger un homme prêt à tout pour vivre de sa liberté au détriment des banques.
Ce roman se lit comme un roman d’aventures même si il est clair que les faits divers correspondants sont empruntés à la réalité. James Carlos Blake a su créer une histoire tonitruante autours d’héros pas comme les autres et surtout atypiques. Il va s’en dire que l’image du gangster même est soit auréolée ou soit dénigrée, l’auteur n’impose rien de cet acabit et laisse aux lecteurs le soin de se forger sa propre opinion. Pendant plus de trois cent page, j’ai suivi les aventures rocambolesques d’Harry et sa bande, ses amours, ses craintes, les planifications d’attaques, ses fuites, la relation fusionnelle avec sa mère, les copains de la bande et leurs péripéties, les deals… L’immersion aussi irréelle soit elle, a le mérite de faire vivre le moment présent avec une sacrée intensité. Sans oublier une bonne dose d’humour.
« HANDSOME HARRY, confessions d’un gangster » est un shoot d’adrénaline ! Sans foi ni loi, ce roman retrace la vie d’un homme qui a décidé du sort de son destin, l’a façonné à son image, l’a modelé selon ses principes, l’a brandi à bout de bras et dans un dernier souffle a accepté toutes les conséquences inéluctables, la tête haute.

 
Je remercie le PICABO RIVER BOOK CLUB et les éditions Gallmeister de m’avoir permis de découvrir ce super roman.

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Vers le site des éditions Gallmeister pour tout savoir.

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ANTIQAM de Luc Serrano.

 
[ POLICIER – 2016]
Éditions BOD
336 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Quand certains actes condamnables, liés au conflit franco-algérien, refont surface au bout de plusieurs dizaines d’années, c’est tout un petit village du sud de Toulouse qui va être le théâtre d’une suite d’événements mystérieux qui iront jusqu’à mettre en péril la vie de certains de ses habitants.
En découvrant par hasard des vieux ossements dans le bois du château, le pauvre Zaius ne s’attend pas à provoquer un tel cataclysme dont il sera la première victime.
Alphonse Placard, venu à l’aide de son ami le Baron Louis Clément du Martinet du Bois de la Pierre aura beaucoup de mal à faire la preuve de ses intuitions.

 
Mon avis :
 
J’ai été vraiment séduite par ce polar, une intrigue palpitante et surtout j’ai adoré que les scènes se situent non loin de chez moi. Je trouve ce dernier aspect très intéressant.

 

Petit village au sud de Toulouse, Saint-Ettifal devient le théâtre de nombreux événements bien curieux. Petit village tranquille où agriculteurs, majoritairement, se côtoient dans une ambiance bon enfant. Bien évidemment cancans et ragots sont le pain béni de ces habitants et certains en font d’ailleurs les frais plus que d’autres.

 

Zaius est le vilain petit canard du village. La solitude est son unique compagne qu’il tente de combler par des balades et les livres empruntés à la médiathèque où la jolie bibliothécaire l’a pris sous son aile. Lors d’une de ses balades, Zaius fait une terrible découverte : des ossements humains. Seulement dans l’ombre, une menace guette telle une arme fatale.

 

Le Baron Louis Clément du Martinet du Bois de la Pierre est un vieux garçon (pas si vieux que ça) qui vit au château du village. Issu de la noblesse, son quotidien s’apparente à de longues journées mornes entrecoupées par la présence bienveillante de sa gouvernante. Il ne fréquente guère les gens du village pour sa plus grande peine mais c’est ainsi. Il vit au son du passé, se rappelant le vaste dans lequel s’épanouissait les habitants du château et les convives. Louis Clément est un homme attentionné. Aucune once de méchanceté n’y transparait. Lorsque sa gouvernante découvre dans les souterrains du château des traces de pas et entend des bruits inquiétants, Louis Clément n’hésite pas à faire à appel à un vieux ami qui a fait ses armes au sein de la gendarmerie et qui depuis vit de sa profession de détective.

 

Alphonse Placard est un brave gars avec un net penchant pour les bonnes choses. Son activité de détective bas de l’aile. Les affaires sur les tromperies de l’époux ou de l’épouse sont son pain quotidien. Pourtant il rêve de l’affaire ardue à laquelle il pourra afin mettre à l’œuvre ses talents. Lorsque Louis Clément l’appelle pour une affaire bien curieuse, il n’hésite pas une seconde. Le voici donc quittant Toulouse à bord de sa vielle automobile, loin de se douter de l’aventure qu’il va vivre. De biens étranges évènements vont faire vivre la terreur dans ce petit village qui n’aspire qu’à la tranquillité.

 

Luc Serrano narre avec talent une intrigue policière passionnante. Dés le départ j’ai été happée par cette lecture qui s’ouvre sur une scène douloureuse de séparation et de déracinement. Les péripéties que rencontrent les habitants de se village semblent liées au passé et tout au long des chapitres la lumière se fait. La vengeance apparaît alors être le moteur. Le suspense se délie jusqu’au point final. Les personnages aux traits de caractères bien différents mènent un enquête d’une envergure qu’il n’aurait pu soupçonner. A cela se rajoute « l’aspect territoire » que je connais bien puisqu’en effet l’histoire se déroule non loin de chez moi. Il est plaisant de redécouvrir les paysages connus dans un livre. J’ai souri face à quelques recommandations gourmandes de l’auteur qui avec enthousiasme cite quelques restaurants de la région où il fait bon de s’arrêter (comme « Chez Jeanne » à Riolas, restaurant incontournable).

 

ANTIQAM est une très belle découverte que je recommande chaudement à ceux et à celles qui veulent passer un agréable moment de lecture en compagnie d’hommes et de femmes prêts en découdre pour savoir la vérité.
 

 
Je remercie Luc Serrano pour sa confiance et sa patience.
 

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Découvre l’univers de Luc Serrano sur son site.

Vers le site des éditions BoD pour tu savoir.

 

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L’ÉTRANGE PENSION DE MRS SCRAGGE épisode 1 de Anna Kessou.

L’étrange pension de Mrs Scragge, 1er épisode de la série les enquêtes d’Antoinette: (Mystère et suspense aux Pays-Bas)
 
[ POLAR – 2018]
Auto-édition
248 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
Lu dans le cadre de MON PETIT MARATHON SPÉCIAL « INDE » de DÉCEMBRE.
Lien Kindle (gratuit)

 
Le résumé :
Antoinette n’est pas l’employée modèle de la CLEAN,
une agence de nettoyage dirigée par l’énigmatique
Monsieur Anselme, un ancien directeur de la sécurité…
A chaque nouveau client, une enquête à résoudre. Avec son
inséparable collègue, Mireille une Hollandaise à la langue
bien pendue, elle va sillonner villes et campagnes et venir
en aide même à ceux qui n’ont rien demandé !
Dans ce 1er épisode, découvrez :
• Comment Antoinette, nurse anglaise charmante, mais un
peu cynique est devenue femme de ménage à la CLEAN
• Comment arriver à la tête d’un trafic de cocaïne colombienne
• Pourquoi les diamants sont les meilleurs amis des femmes
et des pirates
• Et que tous les souterrains mènent aux bibliothèques
Alors, remontez votre plaid, ajoutez une bûche dans la
cheminée et faites chauffer la bouilloire.
Vous reprendrez
bien un peu de fantaisie et de suspense avec votre Earl Grey?

 
Mon avis :
Je suis depuis plus d’un an maintenant les enquêtes d’Antoinette. Ses enquêtes et son personnage atypique avait éveillé ma curiosité et je dois dire que depuis j’attendais impatience la sortie du livre.
Antoinette est un sacré bout de femme. Nurse de son état, elle a élevé un jeune homme aristocrate anglais qui a eu le mérite de lui poser de sacrés problèmes. Et le dernier en date est bien plus spectaculaire que dérangeant. Nurse Tina se voit enfiler le costume de gros bonnet de trafic de drogue et se met dans une situation cocasse afin de sauver les fesses de son petit protégé. Empêtrée dans les ennuis jusqu’au cou, Antoinette est mise à la porte par les aristocrates de parents. Partie se réfugier chez un de ses bon amis qui semblent détenir plus d’un tour dans sa poche, tout semble sous contrôle. Au revoir Londres, bonjour Paris. Accueillie par un étrange bonhomme, dirigeant de la société CLEAN, la voici quelques jours plus tard direction le Pays-Bas pour une mystérieuse mission.
Nurse Tina se transforme alors en femme de ménage au plumeau qui démange. Ce grand hôtel a tout du charme atypique de la Hollande. Si seulement la gérante n’était pas aussi acariâtre et la gouvernante n’inspirait pas méfiance, cela aurait pu passer pour de belles vacances. L’aventure est loin de s’arrêter à chasser la poussière lorsqu’une vieille histoire de pirates et de trésor résonne dans ces étranges murs. Nom d’un plumeau, la curiosité d’Antoinette sera assouvie lorsque tout ceci sera aussi clair que l’eau de roche !
Je dois dire que j’ai été extrêmement surprise par ce premier épisode. Anna Kessou cachait bien son jeu. Elle entraine son lecteur dans une enquête totalement hallucinante où elle maitrise à la perfection le suspense. Tel qu’Hercule Poirot, Antoinette pointe du doigt les irrégularités et son flair la porte là où il faut. Antoinette est un personnage atypique que j’adore. Son humour, sa présence d’esprit, son intelligence et son goût pour le thé fait d’elle un personnage aux multiples talents. J’ai été embarquée dans une aventure époustouflante grâce à la plume talentueuse d’Anna Kessou. Un style frais, pimpant où se mêle curiosité et sérieux avec une touche de simplicité.
Je t’invite de tout mon cœur à découvrir ce premier épisode, de plus il est gratuit. Je suis persuadée que tu passeras un super moment en compagnie des frasques d’Antoinette.
 
#Esméralda

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Découvre l’univers trépidant d’Anna Kessou sur son site.

Découvre l’enquête d’Antoinette qui nous a rendu visite : « La bataille des chocolatines ».

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A MÊME LA PEAU de Lisa Gardner.


[ POLICIER – A paraître le 2 janvier 2019]
Éditions ALBIN MICHEL
Traduction : Cécile Deniard
Titre original : Fear nothing, 2014.
512 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :


Deux meurtres spectaculaires sont perpétrés à Boston à six semaines d’intervalle. Dans les deux cas, les victimes sont des femmes seules, atrocement mutilées, à côté desquelles l’assassin a déposé une rose.
L’inspectrice D.D. Warren, chargée de l’enquête, décèle vite une similitude entre ces mises en scène macabres et une longue série de meurtres ayant défrayé la chronique à Boston quarante ans plus tôt et dont l’auteur, Harry Day, s’est suicidé depuis.
Seul recours pour D.D. Warren : se rapprocher des deux filles de Harry Day. Se pourrait-il qu’il y ait un lien entre les récents crimes et Shana et Adeline ? Pour le savoir, D.D. Warren va devoir se confronter à cette interrogation : peut-on échapper à son destin lorsqu’il est marqué du sceau de la mort ?
Une plongée stupéfiante au coeur d’un enfer familial : Lisa Gardner s’impose définitivement comme une virtuose du thriller psychologique.

Mon avis :


Je découvre pour la toute première fois la plume extraordinaire de Lisa Gardner. Effectivement, si ce nom  me revenais souvent aux oreilles, je n’ai jamais ouvert un de ses romans. Maintenant que le problème est résolu et bien cette rencontre a été formidable, éprouvante et majestueuse.


Je ne sais pas si son meilleur roman, en tous cas il m’a donné envie de découvrir ses précédentes parutions en les rajoutant dans ma wish-list.


D.D. Warren est ce genre de personnage que j’adore. Déterminée, têtue, courageuse, teigneuse, survoltée, passionnante, intelligente et super flic, D.D. est un sacré bout de femme qui ne se laisse pas déstabiliser et qui fonce droit dans les problèmes. Un personnage aux traits de caractères forts et impressionnants. On est loin de ces personnages fades qui se laissent porter par les flots. Non, D.D. fonce, réfléchit, suppose et questionne. Dit comme cela, on dirait une super héroïne, oui mais D.D. est aussi une femme avec ces faiblesses et ses fragilités, une maman inquiète et protectrice et une épouse qui ne faut pas chatouiller.


J’ai adoré suivre ses péripéties, surtout que l’auteur ne l’épargne rarement et joue avec ces nerfs. Cette nouvelle enquête sur « le tueur de la rose », n’a rien d’évident, surtout quand le passé, une psychiatre insensible à la douleur (Adeline) et une prisonnière (Shana) s’en mêlent. Le point commun : Harry Day, papa de Shana et Adeline et accessoirement tueur en série qui séquestrait des femmes et découpait leur peau. Quand deux meurtres rappellent ceux d’il y a quarante ans, c’est la panique à bord.


Lisa Gardner a le talent incroyable de narrer une histoire totalement sensationnelle avec des personnages qui à travers leurs qualités et leurs nombreux défauts arrivent à subjuguer. Elle parfait un tableau aussi horrifiant que réel, incluant le poids incommensurable d’un héritage sanguinaire. Un thriller mené avec brio et ingéniosité où Lisa Gardner ne cède absolument pas à la facilité. Une intrigue où règne un suspense qui tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Les personnages attirent l’attention. J’ai lu ce thriller d’une traite. L’auteur m’a immergée dans son monde avec une certaine facilité. La trame dénote par son intensité et les implications. Les doutes assaillent souvent les personnages et outre le fait de découvrir qui est ce tueur à la rose, D.D., Adeline et Shana devront faire face à ce qu’elles ont de plus personnel : leur identité.


Quel thriller éprouvant ! Dans la lignée de Karine Giebel, Lisa Gardner a le talent et l’audace de faire vivre une lecture « tourbillonesque » !


#ESMERALDA


Je remercie les éditions Albin Michel et Babelio pour la découverte de ce super roman.


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Vers le site des éditions Albin Michel pour tout savoir.

Vers Wikipédia pour découvrir l’univers de Lisa Gardner.