Entre deux mondes d’Olivier Norek

Polar – livre sorti le 08/11/18

Éditions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »

 

Résumé : Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir. Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds. Un assassin va profiter de cette situation. Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou. Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

 

L’avis de #Lilie : Comme nombre de lecteurs avertis, j’ai beaucoup entendu parler d’Olivier Norek ces dernières années, que ce soit sur la blogosphère, dans les salons littéraires ou en librairie. Ainsi, pour faire connaissance avec sa plume et son écriture, j’ai décidé de me laisser tenter par un de ses one-shot, son quatrième roman qui, même s’il a été primé, a fait débat parmi ses lecteurs. Pour ne rien vous cacher, j’étais loin d’imaginer ce que j’allais ressentir lors de cette lecture…. Quelle claque ! Quelle découverte !

Dans ce livre, nous faisons, d’un côté, connaissance avec Adam, qui a fuit la guerre et qui espère retrouver sa femme et sa fille dans la jungle de Calais. Là-bas, il fait connaissance avec Kilani, un petit garçon isolé, et ils se rendent compte qu’au cœur du pays des droits de l’Homme, la jungle est une zone de non-droit. D’un autre côté, nous allons suivre Bastien, un policier français qui vient d’arriver à Calais et qui va découvrir les us et coutumes du secteur. Pourquoi ces deux hommes vont-ils avoir besoin l’un de l’autre ? Adam va-t-il retrouver sa famille ? Comment Kilani va-t-il bouleverser son quotidien ?

Une des forces du roman est, selon moi, le charisme dégagé par les protagonistes. Il y a tout d’abord Adam, ancien flic en Syrie qui décide de fuir son pays et qui découvre, à Calais, une jungle où la loi du plus fort est la seule manière de s’imposer ; il y a ensuite Bastien, le flic français, qui découvre qu’à Calais, on fait ce qu’on peut mais surtout que les migrants, c’est à la fois le problème de tout le monde et le problème de personne. Et enfin, il y a Kilani, ce petit bonhomme sauvé par Adam, qui cache au fond de lui bien des secrets, des secrets très lourds pour un enfant de son âge. Entre eux trois, un lien va se créer, des valeurs communes vont se dégager et d’une manière un peu inattendue, leurs destins vont être liés.

Ce livre m’a beaucoup marqué. Tout d’abord, cela faisait un petit moment que je n’avais pas trouvé une histoire qui me captive autant. Certes, le sujet est lourd, la violence est présente au fil des pages et pourtant, dès que je le pouvais, je n’avais qu’une envie, me replonger dedans afin d’en savoir plus. La plume de l’auteur est efficace, vive et très visuelle. Ainsi, on est plongé au cœur du régime syrien puis de la jungle de Calais et je vous préviens, aucun détail ne vous sera épargné. Ce livre a un côté dérangeant, à cause du thème abordé. Pourtant, pour ma part, j’ai trouvé qu’il était magistralement traité car l’auteur arrive à nous décrire ce qui se passait dans cette jungle sans prendre vraiment parti. En effet, on aurait pu tomber dans des clichés larmoyants ou extrêmement revendicatifs…. Là, tel un journaliste, il montre à travers sa plume un état de fait et amène le lecteur à s’interroger… ou pas ! Je dois avouer que quelques scènes m’ont scotchée et j’ai dû poser le livre pour reprendre mon souffle et sécher quelques larmes qui me montaient aux yeux. Alors oui, Olivier Norek met les pieds dans le plat avec ce livre qui a su trouver son public… mais aussi de nombreux détracteurs. Mais dans tous les cas, je pense qu’on ne ressort pas indemne de cette lecture car elle est très prenante émotionnellement parlant et ne laisse personne indifférent.

Pour conclure, vous l’aurez compris, je recommande chaudement la lecture d’ « Entre deux mondes » à tous ceux qui ne connaissent pas encore la plume de l’ancien flic du 93 devenu écrivain. En abordant le thème des migrants, il a pris un risque mais pour moi, ce roman est surtout l’occasion de s’interroger justement sur notre société et sur notre manière de gérer les flux humains qui devraient, malheureusement, augmenter au fil des ans et au gré du réchauffement climatique. Âmes sensibles s’abstenir, ce roman est un vrai coup de poing émotionnel qui vous marquera à coup sûr !

Retrouvez ce roman sur le site des Editions Pocket

LOSING LEAH de Sue Welfare.

[ POLAR – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Anne Confuron
Éditions DE SAXUS
332 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Un jour ordinaire. Un couple ordinaire. Un terrible secret.
Par un froid matin de février, Chris et Leah Hills s’arrêtent dans une station-service isolée à la frontière du Pays de Galles pour boire un café.
Pendant que Leah est partie se rafraîchir, Chris verrouille la voiture et part acheter leurs boissons. Les minutes passent, mais Leah ne revient pas…
Peu après, le sergent Mel Daley et son patron, l’inspecteur Harry Baker arrivent sur place pour commencer les recherches alors que chaque minute compte. Leah est-elle encore vivante ? A-t-elle quitté la station-service avec quelqu’un ?
Au fur et à mesure que leur enquête progresse, les policiers vont découvrir de sombres secrets à propos du couple dont la perspective fait froid dans le dos.
Sue Welfare, auteure à succès dans la liste des best-sellers du Sunday Times et scénariste primée pour la BBC et Channel 4, nous livre ici un thriller glaçant dans la lignée de « Gone Girl’ et « La fille du train’.
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Par une glaciale matinée, Leah s’est envolée. Aucune trace, aucun témoin, aucune piste, rien, nada. Seul un mari désemparé, apeuré, inconsolable et en colère contre les enquêteurs, hurle son désarroi. Chris, bientôt à la retraite, doit subir les interrogatoires et relater leur vie commune, leur quotidien, leur vie conjugale, leur vie en société et leur vie professionnelle. Tout doit être passé à la loupe ! Chris est le genre d’homme attachant. Sa bonhomie, sa manière de parler, sa façon d’être et son aura font de lui un homme honnêteté, un voisin charmant, empathique, toujours là pour aider. En quelques minutes la vie de Chris a été réduite au néant. Il crie son amour pour sa femme et sa folie à être séparé d’elle. Qui ne le ferait pas, quel homme ne remuerait pas ciel et terre pour retrouver son épouse ? Quel homme ne ferait fi des conseils des enquêteurs pour foncer sur le terrain ? Chris est à bout. Chris dépéri. Il veut retrouver sa femme. Il veut retrouver sa vie. Il veut retrouver son quotidien. Il veut la liberté. Effectivement, toute enquête sur la disparition d’une personne, la famille proche est suspectée jusqu’à temps que les faits prouvent le contraire. Ni Mel Davey, ni Harry Baker ne vous diraient le contraire. Et ces deux là devront affronter des révélations surprises qui éclateront au fur et à mesure que l’enquête avance. Le pire n’est pas derrière eux il est à venir, et remuer les secrets inavouables vont ouvrir les portes d’un enfer tragique.

 

Sue Welfare signe un premier roman totalement dingue. Un thriller psychologique incroyable (c’est classé comme étant un thriller mais pour ma part c’est davantage un polar, mais comme je ne suis pas parole d’évangile, je garde ce terme !) qui m’a mené par le bout du nez pendant un très long moment. J’espère de tout cœur que c’est le premier d’une longue série car il y a vraiment matière à explorer notamment avec les enquêteurs Mel Davey et Harry Baker. Ce dernier donne l’impression d’être un sacré roublard, un petit génie de la police qui a tout vu tout entendu, et évidement, c’est le meilleur. Mel Davey, c’est une femme, est la novice du service avec quelques années à son actif dans la police. Elle apprend encore les ficelles du métier et son mentor est un bon enseignant. Cependant je regrette que l’autrice ai choisi de développer avec parcimonie la vie privée de Mel. Elle l’aborde mais cela reste superficiel et j’aurais aimé en apprendre davantage sur elle. C’est pour cela que j’espère que ce thriller est le premier d’une longue série. Sue Welfare a su crée une atmosphère digne des grands polars avec d’un côté ce qui a attrait à l’enquête véritable (technique, interrogatoire, enquête sur le terrain …. ) et d’un autre celui confère à l’aspect psychologique. Une alchimie incroyable en ressort. J’ai vraiment été captivée par cette lecture. Les rebondissements ne sont pas foudroyants mais ils amènent tous vers un dénouement terrible et explosif. Le scenario tient magnifiquement la route, la psychologie des personnages est maîtrisée et suffisante pour vous accrocher en un claquement de doigt.

 

Êtes vous prêts à partir à la recherche de Leah ? Oui ? Alors faites gaffe, garder un œil ouvert car l’effroyable vous attrapera bien plus vite que vous le pensiez !

 

Un excellent thriller que vous allez adorer !

 

Une chronique de #Esméralda.

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… la page Facebook des éditions DE SAXUS.

LÉSIONS INTIMES de Christophe Royer.

[ POLAR – Nouveauté 2019 ]
Éditions TAURNADA – Collection Le Tourbillon des Mots
409 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Nathalie Lesage, capitaine au caractère bien trempé, travaille au sein de la brigade de répression du proxénétisme. Une des branches de l’organisation « Gorgona », spécialisée dans un certain genre de soirées parisiennes, va l’amener à côtoyer un milieu où règnent la perversion et les pratiques extrêmes. Victime d’un banal accident, son enquête va prendre une tournure inattendue. Dans le même temps, le décès de son frère va l’obliger à renouer avec son passé. Tout va alors se mélanger et entraîner Nathalie vers l’inimaginable…
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LÉSIONS INTIMES a la particularité de vous remuer les tripes et de vous coller des sueurs froides tout au long des chapitres. Christophe Royer ne fait pas dans la demi-mesure et vous plonge dans une atmosphère aussi dérangeante que glaçante. Son imagination n’a rien à envier à ceux des noms les plus connus du paysage du thriller.

 

Ambiance sombre, milieu choquant, voici dans quoi baigne le capitaine Nathalie Lesage. Femme flic dans un univers hyper masculin, difficile de se faire une place. Pourtant Nathalie Lesage sait y faire avec ses hommes et son autorité n’est plus à contester. Son sens aigu de déduction et ses prises d’initiatives saugrenues lui valent souvent des remarques. L’enquête sur une des branches de l’organisation « Gorgona » est au ralenti. Bête noire du service, les éléments à leur charge reste minces. Un dernier événement tragique va ouvrir de nouvelles possibilités d’investigations dans lesquelles la capitaine se jette à corps perdu. Une enquête dans un milieu où les corps se marchandent contre des faveurs sexuelles souvent forcées. Un milieu qui vous horripile dès les premières descriptions. Une enquête extrême qui balade les officiers et qui contre toute attente ouvre les portes de l’enfer, celle de Nathalie.

 

Course poursuite, course contre la montre, rencontre inopinée, découvertes gores, sexe, sang, un panache sulfureux qui vous mettra rapidement à genoux. Christophe Royer, consciencieusement, vous embarque dans une aventure totalement folle. Mon seul bémol est que je ne suis pas arrivée à avoir de l’attachement pour son personnage principal atypique. Antipathique, froide et austère, ses traits de caractères m’ont franchement repoussée. De plus le scénario, à mon sens, est convenu et sans surprises. Je note toutefois que l’atmosphère, les lieux, les descriptions confèrent à ce polar une dynamique vraiment intéressante et sont utilisés à bon escient et avec intelligence.

 

Un polar sombre et gore évoluant dans un milieu loin d’être rose et à paillettes. Une panoplie de personnages appréciable et une héroïne caractérielle et brisée qui n’en mène pas large. Une aventure qui va vous faire frôler l’apoplexie ! A découvrir sans aucun doute !

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions TAURNADA.

LE COUTEAU de Jo Nesbo.

[ POLICIER – Nouveauté 2019 ]
Traduit du Norvégien par Céline Romand-Monnier – Tome 12 
Éditions GALLIMARD – Collection Série Noire
608 pages
Ma note : 16/20
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Le résumé :
Harry Hole a réintégré la police criminelle d’Oslo, mais il doit se contenter des cold cases alors qu’il rêve de remettre sous les verrous Svein Finne, ce violeur en série qu’il avait arrêté il y a une dizaine d’années et qui vient d’être libéré.
Outrepassant les ordres de sa supérieure hiérarchique, Harry traque cet homme qui l’obsède. Mais un matin, après une soirée bien trop arrosée, Harry se réveille sans le moindre souvenir de la veille, les mains couvertes du sang d’un autre.
C’est le début d’une interminable descente aux enfers : il reste toujours quelque chose à perdre, même quand on croit avoir tout perdu.
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Direction Oslo pour une virée aux côtés de l’intrigant et insaisissable inspecteur Harry Hole. Roublard et génie des scènes de crime, je découvre également un homme portant mille et une blessures. Un homme qui a du affronter tout un tas de situations, façonnant l’homme taciturne qu’il est devenu. Il dégage une certaine prestance mais à laquelle il est difficile d’y accordé sa confiance. Pourtant derrière son côté abrupt, il est animé par une certaine empathie et une foi en la vérité et la justice.

 

Soûlard et nerveux, la vie d’Harry Hole n’est pas un grand terrain de jeu. Les derniers événements l’ont percuté d’une telle force que la seule solution évidente à tous ses maux et l’auto destruction. Bagarre et alcool pleuvent pour le plus grand des malheurs de son entourage. Et quand le chaos survient, c’est la descente en enfer assurée. Les cris silencieux, les larmes qui ne coulent pas et les cauchemars récurrents sont ses derniers motifs pour cette dernière balade qui le portera aux confins de la douleur. Alors que la vérité se révèle, le glas a sonné. Justice doit être faite et il sera sa main vengeresse.

 

Première rencontre avec Harry Hole et je suis heureuse que la magie est aussi bien opérée. Dire le contraire serait vous mentir mais je ne peux que maintenir le fait que découvrir un personnage aussi emblématique qu’au bout du douzième tome à un petit goût amer. Vous le savez déjà j’aime connaître toutes les aspérités de la psychologie d’un personnage surtout de l’envergure d’Harry Hole.

 

Je ne vais pas vous cacher également, que j’ai du prendre les rames et ramer longtemps avant d’être emportée par les flots puissants. La plume de Jo Nesbo a ce quelque chose de captivant, d’éblouissant et surtout elle vous emporte dans un scenario (ou piège) totalement diabolique. Construit comme un roman choral (mais qui n’en est pas un), Jo Nesbo adore nous faire emprunter tout un tas de chemins tourmentés pour nous mener vers un final tonitruant et déchirant. Abasourdie et médusée, voilà dans l’état où j’étais quand l’intrigue explose. Alors oui, il y a des passages longs et pas forcément nécessaires faisant traînés en longueur et en langueur si je puis dire. En effet, ils le sont (à mes yeux) pour renforcer la psychologie de notre cher Harry Hole. Il y a cet aspect qui crescendo renforce l’anéantissement et la culpabilité de notre héros et en contre partie on a vraiment l’impression que l’atmosphère s’appesantit et s’étiole vers cette oppression destructrice.

 

Ce n’est pas le meilleur thriller que j’ai pu lire mais je reconnais que Jo Nesbo sait y faire en matière de scénario totalement dingue et captivant. Je n’ai malheureusement pas été embarqué dès les premières pages et surtout je regrette (encore une fois) de découvrir ce personnage charismatique au bout du douzième tome. Même si je conviens que les tomes peuvent se lire indépendamment des uns des autres, il m’a manqué cette intimité nécessaire à comprendre ses petits clins d’œils et autres qui lient tous les personnages.

 

Il bougea le verre vide qui était entre eux. « Tu peux tromper la douleur pendant un temps, mais ensuite elle te retrouve. Quand tu baisses la garde, quand ta tête dépasse à peine du bord de la tranchée. En attendant, on a le droit de ne pas trop ressentir.
-Engourdi, déclara Oleg. Je suis juste engourdi. Tout à l’heure, je me suis rendu compte que je n’avais rien mangé de la journée, alors je me suis acheté un hot-dog au chili. Je l’ai noyé sous la moutarde la plus forte juste pour sentir quelque chose. Et tu sais quoi ?
-Oui. Je sais. Rien.
-Rien, répéta Oleg en clignant des yeux pour chasser une poussière.
-La douleur viendra. Tu n’as pas besoin de chercher. Elle te trouvera. Toi et tous les trous de ta cuirasse.
-Et toi, elle t’a trouvé ?
-Je dors. j’essaie de ne pas me réveiller.
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions Gallimard.

… le site officiel de Jo Nesbo.

HONKY TONK SAMOURAÏS de Joe R. Lansdale.

[ POLICIER – 2018 ]
Une enquête de Hap Collins et Léonard Pine – Tome 9/12
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Frédéric Brument
Éditions DENOËL – Collection Sueur Froide
414 pages
Ma note : 3.5/5
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Le résumé :
Hap, ancien activiste hippie et rebelle plouc autoproclamé, et Leonard, vétéran du Vietnam dur à cuire, noir, gay, républicain et addict au Dr Pepper, sont sur un banal contrat de surveillance dans l’est du Texas. Alors que la planque sans intérêt touche à sa fin, ils aperçoivent un homme qui maltraite son chien. Leonard règle l’affaire à coups de poing. Résultat : l’agresseur de chien, salement amoché, veut porter plainte. Une semaine plus tard, une certaine Lilly Buckner débarque dans leur nouvelle agence de détectives privés pour leur faire une proposition : soit ils acceptent de retrouver sa petite-fille, soit elle livre à la police une vidéo de Leonard tabassant l’agresseur de chien. Le duo accepte de rouvrir ce vieux dossier et découvre que le concessionnaire d’occasion où travaillait Lilly cache de sombres secrets.

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Connaissez vous ce duo improbable ? Et bien pour ma part je viens de faire leur connaissance, et évidemment je débute leur aventure par le tome 9. Sacre bleu ! Heureusement, ils peuvent se lire indépendamment, mais je trouve qu’il manque ce petit quelque chose pour apprécier cette lecture à sa juste valeur, et je me demande si c’est le fait d’avoir zapper les 8 premiers tomes. Il m’a manqué ce lien indéfectible que l’on peut vouer à des personnages et puis surtout j’ai eu cette impression de ne pas faire partie de la bande, vu que tout le monde se connaît. Je râle intérieurement et me maudit de ne pas avoir pris le temps de faire quelque recherche pour savoir ce qu’il en était. Après ce bref aparté, qui ne vous apporte pas grand chose, a part  connaître la râleuse que je suis, passons aux choses sérieuses.

 

Hap et Leonard se connaissent depuis un bail. Deux doigts de la main inséparables qui aiment se chahuter, se taquiner et philosopher sur la vie. Duo atypique un mélange de Starsky et Hutch et des 4 personnages de L’Agence tout risque. Bon dieu qu’est-ce-que ça dépote ! Un duo kitch. Un baba cool amoureux transi et un gay Afro-Américain dans des rôles faits sur mesure. Et bien sûr il n’y a pas un pour relever l’autre. Hap et Leo c’est incongru et original. On adore leur répondant, leur divagation et leur bizarrerie. Leur manière de s’approprier une situation dangereuse et d’en ressortir indemne. On les croirait presque intelligent. Les voici donc touts les deux engagés dans une mission périlleuse : retrouver la petite fille de Lilly, ancienne prostituée mythomane. Direction un concessionnaire de voiture d’occasion chic, en vue de fouiner et d’acquérir quelques informations. La belle plante plantureuse de l’accueil leur sort tous ses atouts et voilà que cette enquête prend une tournure rocambolesque. Hap et Leo se retrouvent mêler à une affaire très louche où les poings et les balles fusent sans distinction.

 

La trame de ce policier est vraiment original sans être spectaculaire. Une intrigue bien ficelée qui rend chèvre au fil des chapitres. De rebondissements en rebondissements, les éléments se révèlent cocasses. Des personnages secondaires se rajoutent rendant ce périple davantage extravagant. Entre désinvolture et sérieux, il ne suffit que d’une seconde pour basculer. Une plume enjouée qui n’a pas peur du ridicule et qui m’a entraînée dans cette folie. Je ne regrette qu’une seule chose : ne pas avoir lu les 8 premiers tomes ne serait ce que pour voir l’évolution des personnages et mieux apprécier les clins d’œil qui sont présents tout au long de l’histoire.

 

Une très belle lecture déjantée !

 

Ce genre de type bosse comme les voyants. Ils ouvrent grand leurs oreilles, déterminent ce qui nous intéresse et nous le ressortent. Il peut très bien avoir tiré des indices de sa première discussion avec Cason. Cason a beau être malin, un type comme la Belette, c’est son métier de manipuler les gens. Il analyse à froid, retourne ça un moment dans sa tête, et le temps de venir nous voir il a tiré asse d’éléments de Cason pour broder une histoire qui colle avec ce qu’il veut. C’est comme convaincre quelqu’un de l’existence des soucoupes volantes. On retourne l’esprit d’une personne, en lui expliquant combien il serait prétentieux de croire que nous sommes les seuls êtres doués de pensée dans l’univers – comme si on pensait tant que ça … Les soucoupes volantes sont un simple saut logique. Nous sommes trop prétentieux, donc une vie extra-terrestre est plus que probable, donc des aliens ont débarqué sur Terre en soucoupes volantes. Mais si c’était logique, pourquoi atterrissent-ils toujours dans des endroits bizarres avec pour seul témoin un ignare édenté assis sur une souche d’arbre avec sa bite dans le cul d’une vache ? Les aliens coupent les mamelles de la vache, embarquent l’édenté je en sais où dans l’espace, lui écartent le cul avec des cuillers à soupe, s’amusent un peu avec sa bistouquette et le renvoient à la maison. Pour quoi faire ? Ca n’a aucun sens. Il y a tellement d’endroits plus pratiques, bordel, pourquoi n’informent-ils pas tout le monde qu’ils sont là, en tenant une conférence à la Maison-Blanche ? Il existe peut-être bien des gars là-haut qui débarqueront un de ces jours, mais jusqu’ici ce n’est pas vraiment le cas, et je ne les attends pas de sitôt. Mais il suffit de savoir bien tourner ces foutaises pour que des gens y croient.
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions DENOËL

DANSE MACABRE de L A Bailey.

[ POLAR – 2017]
LES ENQUÊTES D’HUGO DELATOUR – Tome 1
128 pages
Ma note : 4/5
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Lu dans le cadre du Rdv #MonMarathonIndé de mai
 
Le résumé :
« QUAND LA MORT DANSE AVEC LES VIVANTS, IL N’Y A PLUS DE LUMIÈRE. SEULEMENT L’OBSCURITÉ. »La mort rôde dans la petite ville de Shrewsbury, en Angleterre. Une riche héritière, Jennifer Barnes, est retrouvée assassinée. Pas vraiment la carte postale de vacances idéales ! Néanmoins, Hugo Delatour, ancien flic reconverti en détective privé, décide de reprendre l’enquête. Une autopsie bâclée, une mystérieuse application « Hunter », il n’est pas au bout de ses surprises. Qui se cache derrière le pseudonyme de « Danse Macabre » ? Hugo devra tout faire pour mettre un terme à sa folie meurtrière.
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Hugo Delatour est un vieux de vieille, un roublard qui a roulé sa bosse en tant que flic. Les enquêtes, ça le connaît parfaitement et il peut même se vanter qu’il adore s’asseoir derrière un bureau, étaler les dossier, trouver le moindre indice et recouper les informations. Il a ça dans le sang, fouiner. Hugo a connu maintes péripéties et celles-ci débutent dès sa plus jeune enfance. Le bonheur il le traque, le trouve et parfois il se fait la malle sans prévenir. Hugo remonte doucement la pente depuis les derniers événements terribles. Sa fille l’aide tant bien que mal, mais le moral reste dans les chaussettes.

 

Direction Shrewsbury, petite ville anglaise, où sa grande sœur l’accueille pour des vacances bien méritées et un dossier important : découvrir l’assassin de Jennifer Barnes. Peu emballé, les paroles de sa sœur vont toutefois éveiller sa curiosité. Et les documents en sa possession, il découvre un tatouage. La machine est en route et plus rien n’arrêtera Hugo Delatour à part la mort.

 

Le voici parcourant la ville, partant à la rencontre des personnes de l’entourage de la victime. Un baby doctor, un flic anglais pas sympathique, des personnages suspects, un SDF mort retrouvé dans une église, une application « Hunter », un pseudonyme « danse macabre ». Delatour tient le bon bout, mais qui y trouvera t-il ?

 

DANSE MACABRE est un polar, assez court, que j’ai dévoré. Le personnage d’Hugo Delatour est intéressant de part ses fêlures mais aussi par ce côté fonceur. Hugo est intuitif, courageux et n’hésite pas à défier ce tueur. Il a ce petit côté « tête brûlé » que j’adore. A chaque rencontre successive, j’ai vu renaître ce détective qui était abattu par les aléas de la vie. L’intrigue de L A Bailey est judicieusement menée, me portant vers un final totalement inattendu et complètement fou. Ce premier tome met un accent particulier sur la personnalité d’Hugo Delatour et sur ses traits psychologiques. Cela ma permis de le cerner au plus juste. Pour l’insatiable que je suis, il m’a manqué quelques développements, mais cela ne m’a pas empêché de passer un super moment de lecture. J’aime beaucoup cette ambiance à l’anglaise. Une atmosphère brumeuse où les éléments se dévoilent peu à peu. Le suspense est présent tout au long des pages, accompagné par intermittence par des moments plus légers.

 

DANSE MACABRE est une belle découverte et j’ai hâte de découvrir les nouvelles enquêtes de ce détective pas comme les autres.

 

Θ
La mort danse avec les vivants, riches ou pauvres, hommes ou femmes. La vie n’est qu’une somme de vanités.
Voici deux indices. A vous maintenant de découvrir ce qui les unit !

 

#Esméralda

 
Je remercie L A Bailey pour sa confiance.

 

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… L’interview de L A Bailey.

Découvrez l’univers de LA BAILEY.

LA BAILEY et Les Plumes Indépendantes.

 

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Sœurs de Bernard Minier

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Roman policier – Sortie au format poche le 21 mars 2019

Éditions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5

 

Résumé : Mai 1993. Deux sœurs sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes et attachées à des troncs d’arbres.
C’est la première enquête du jeune Martin Servaz qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante. Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ? L’affaire connaît un dénouement inattendu, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018. L’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.
Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?

 

Mon avis : J’avais essayé de me lancer dans la lecture d’un roman de Bernard Minier, il y a quelques années. Si je dois être honnête, je n’avais pas tellement accroché. Pourtant, mes amies lectrices ne cessaient de me vanter les mérites de cet auteur, de ses romans, des aventures de Servaz…. Bref, j’avais l’impression de rater quelque chose. Il y a quelques semaines, ma cousine Ankya, blogueuse également, m’a proposé de lire, dans le cadre de nos challenges lecture, la dernière enquête de Martin Servaz, le roman « Sœurs » qui est paru, fin mars, au format poche. Ni une, ni deux, j’ai accepté de relever ce défi et croyez-moi, je ne le regrette absolument pas !

Au départ, nous sommes en 1993, à Toulouse. Deux cadavres sont découverts en bord de Garonne, deux sœurs habillées dans des robes de communiantes. Une est défigurée, les deux sont mortes et avaient en commun une fascination pour Erik Lang, un auteur à succès, qui entretenait avec elles une relation épistolaire étrange. Innocenté, il s’en sort mais tout cela laisse un goût d’inachevé à l’inspecteur Servaz. En 2018, la femme de cet auteur est retrouvée morte. Pour Servaz, c’est l’occasion de se replonger dans l’univers de cet homme étrange. Et si la mort de la femme de Lang était liée aux meurtres de 1993 ? Lang était-il vraiment innocent à l’époque ? Qui aurait intérêt à le remettre, ainsi, dans la lumière ?

Quand on me disait que Martin Servaz était un enquêteur de talent, j’avais du mal à le croire. Désormais, j’en suis convaincue ! C’est un professionnel acharné, volontaire, qui ne lâche rien et qui, quand il a une idée en tête, ne la laisse pas tomber avant d’être sûr de lui. J’ai beaucoup aimé ce personnage et vais de ce pas me remettre dans la lecture de ses autres aventures (car celle-ci est la cinquième dans lequel il intervient, vous savez bien que j’ai du mal à lire les séries dans l’ordre…). J’aimerais aussi vous parler de Lang, le principal suspect. Au premier abord, il est détestable car sûr de lui, prétentieux, hautain, bref, tout ce qu’on déteste. Pourtant, lorsque sa femme est retrouvée morte, on découvre un autre aspect de sa personnalité, une sensibilité dissimulée et révélée par ce drame. Tout au long de ma lecture, j’ai alterné entre interrogation, énervement et pitié pour lui. Au final, je ne vous dirai pas quel sentiment l’emporte tellement j’ai été surprise par tout ce qui peut lui arriver au fil des pages.

Ce roman a été une bonne surprise pour moi. L’auteur a du talent, une plume très addictive, très fluide, qui vous fait tourner les pages sans même vous en rendre compte. Tout au long de l’enquête, il dissémine des indices, plus ou moins pertinents, qui permettent, ou pas, de se diriger vers le dénouement final. Concernant la fin, je suis mitigée. En effet, j’ai été bluffée par de nombreux éléments et par la complexité de la conclusion de l’enquête. En revanche, je suis un peu plus perplexe sur l’ultime rebondissement qui conclut cette affaire. J’ai envie de demander : mais pourquoi ? Cet évènement ne s’imposait pas, selon moi, mais cela n’enlève rien au plaisir que j’ai pris au cours de cette lecture. De plus, l’intrigue se déroulant à Toulouse, j’ai pris plaisir à déambuler dans ma ville au fil des pages.

Pour conclure, je vais de ce pas me lancer, dans l’ordre, dans la lecture des aventures de Servaz. « Glacé » m’attend déjà dans ma PAL, les autres devraient suivre. Concernant « Sœurs », je ne peux que recommander sa lecture à tous les amateurs de romans policiers qui aiment le suspense, les enquêtes à rebondissement et les enquêteurs charismatiques. Venez douter, chercher et être étonnés tout au long de ce livre qui vous tiendra, sans nul doute, en haleine jusqu’au bout !

 

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