DANSE MACABRE de L A Bailey.

[ POLAR – 2017]
LES ENQUÊTES D’HUGO DELATOUR – Tome 1
128 pages
Ma note : 4/5
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Lu dans le cadre du Rdv #MonMarathonIndé de mai
 
Le résumé :
« QUAND LA MORT DANSE AVEC LES VIVANTS, IL N’Y A PLUS DE LUMIÈRE. SEULEMENT L’OBSCURITÉ. »La mort rôde dans la petite ville de Shrewsbury, en Angleterre. Une riche héritière, Jennifer Barnes, est retrouvée assassinée. Pas vraiment la carte postale de vacances idéales ! Néanmoins, Hugo Delatour, ancien flic reconverti en détective privé, décide de reprendre l’enquête. Une autopsie bâclée, une mystérieuse application « Hunter », il n’est pas au bout de ses surprises. Qui se cache derrière le pseudonyme de « Danse Macabre » ? Hugo devra tout faire pour mettre un terme à sa folie meurtrière.
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Hugo Delatour est un vieux de vieille, un roublard qui a roulé sa bosse en tant que flic. Les enquêtes, ça le connaît parfaitement et il peut même se vanter qu’il adore s’asseoir derrière un bureau, étaler les dossier, trouver le moindre indice et recouper les informations. Il a ça dans le sang, fouiner. Hugo a connu maintes péripéties et celles-ci débutent dès sa plus jeune enfance. Le bonheur il le traque, le trouve et parfois il se fait la malle sans prévenir. Hugo remonte doucement la pente depuis les derniers événements terribles. Sa fille l’aide tant bien que mal, mais le moral reste dans les chaussettes.

 

Direction Shrewsbury, petite ville anglaise, où sa grande sœur l’accueille pour des vacances bien méritées et un dossier important : découvrir l’assassin de Jennifer Barnes. Peu emballé, les paroles de sa sœur vont toutefois éveiller sa curiosité. Et les documents en sa possession, il découvre un tatouage. La machine est en route et plus rien n’arrêtera Hugo Delatour à part la mort.

 

Le voici parcourant la ville, partant à la rencontre des personnes de l’entourage de la victime. Un baby doctor, un flic anglais pas sympathique, des personnages suspects, un SDF mort retrouvé dans une église, une application « Hunter », un pseudonyme « danse macabre ». Delatour tient le bon bout, mais qui y trouvera t-il ?

 

DANSE MACABRE est un polar, assez court, que j’ai dévoré. Le personnage d’Hugo Delatour est intéressant de part ses fêlures mais aussi par ce côté fonceur. Hugo est intuitif, courageux et n’hésite pas à défier ce tueur. Il a ce petit côté « tête brûlé » que j’adore. A chaque rencontre successive, j’ai vu renaître ce détective qui était abattu par les aléas de la vie. L’intrigue de L A Bailey est judicieusement menée, me portant vers un final totalement inattendu et complètement fou. Ce premier tome met un accent particulier sur la personnalité d’Hugo Delatour et sur ses traits psychologiques. Cela ma permis de le cerner au plus juste. Pour l’insatiable que je suis, il m’a manqué quelques développements, mais cela ne m’a pas empêché de passer un super moment de lecture. J’aime beaucoup cette ambiance à l’anglaise. Une atmosphère brumeuse où les éléments se dévoilent peu à peu. Le suspense est présent tout au long des pages, accompagné par intermittence par des moments plus légers.

 

DANSE MACABRE est une belle découverte et j’ai hâte de découvrir les nouvelles enquêtes de ce détective pas comme les autres.

 

Θ
La mort danse avec les vivants, riches ou pauvres, hommes ou femmes. La vie n’est qu’une somme de vanités.
Voici deux indices. A vous maintenant de découvrir ce qui les unit !

 

#Esméralda

 
Je remercie L A Bailey pour sa confiance.

 

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… L’interview de L A Bailey.

Découvrez l’univers de LA BAILEY.

LA BAILEY et Les Plumes Indépendantes.

 

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Sœurs de Bernard Minier

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Roman policier – Sortie au format poche le 21 mars 2019

Éditions Pocket

Lecture personnelle

Ma note : 4,5/5

 

Résumé : Mai 1993. Deux sœurs sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes et attachées à des troncs d’arbres.
C’est la première enquête du jeune Martin Servaz qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante. Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ? L’affaire connaît un dénouement inattendu, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018. L’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.
Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?

 

Mon avis : J’avais essayé de me lancer dans la lecture d’un roman de Bernard Minier, il y a quelques années. Si je dois être honnête, je n’avais pas tellement accroché. Pourtant, mes amies lectrices ne cessaient de me vanter les mérites de cet auteur, de ses romans, des aventures de Servaz…. Bref, j’avais l’impression de rater quelque chose. Il y a quelques semaines, ma cousine Ankya, blogueuse également, m’a proposé de lire, dans le cadre de nos challenges lecture, la dernière enquête de Martin Servaz, le roman « Sœurs » qui est paru, fin mars, au format poche. Ni une, ni deux, j’ai accepté de relever ce défi et croyez-moi, je ne le regrette absolument pas !

Au départ, nous sommes en 1993, à Toulouse. Deux cadavres sont découverts en bord de Garonne, deux sœurs habillées dans des robes de communiantes. Une est défigurée, les deux sont mortes et avaient en commun une fascination pour Erik Lang, un auteur à succès, qui entretenait avec elles une relation épistolaire étrange. Innocenté, il s’en sort mais tout cela laisse un goût d’inachevé à l’inspecteur Servaz. En 2018, la femme de cet auteur est retrouvée morte. Pour Servaz, c’est l’occasion de se replonger dans l’univers de cet homme étrange. Et si la mort de la femme de Lang était liée aux meurtres de 1993 ? Lang était-il vraiment innocent à l’époque ? Qui aurait intérêt à le remettre, ainsi, dans la lumière ?

Quand on me disait que Martin Servaz était un enquêteur de talent, j’avais du mal à le croire. Désormais, j’en suis convaincue ! C’est un professionnel acharné, volontaire, qui ne lâche rien et qui, quand il a une idée en tête, ne la laisse pas tomber avant d’être sûr de lui. J’ai beaucoup aimé ce personnage et vais de ce pas me remettre dans la lecture de ses autres aventures (car celle-ci est la cinquième dans lequel il intervient, vous savez bien que j’ai du mal à lire les séries dans l’ordre…). J’aimerais aussi vous parler de Lang, le principal suspect. Au premier abord, il est détestable car sûr de lui, prétentieux, hautain, bref, tout ce qu’on déteste. Pourtant, lorsque sa femme est retrouvée morte, on découvre un autre aspect de sa personnalité, une sensibilité dissimulée et révélée par ce drame. Tout au long de ma lecture, j’ai alterné entre interrogation, énervement et pitié pour lui. Au final, je ne vous dirai pas quel sentiment l’emporte tellement j’ai été surprise par tout ce qui peut lui arriver au fil des pages.

Ce roman a été une bonne surprise pour moi. L’auteur a du talent, une plume très addictive, très fluide, qui vous fait tourner les pages sans même vous en rendre compte. Tout au long de l’enquête, il dissémine des indices, plus ou moins pertinents, qui permettent, ou pas, de se diriger vers le dénouement final. Concernant la fin, je suis mitigée. En effet, j’ai été bluffée par de nombreux éléments et par la complexité de la conclusion de l’enquête. En revanche, je suis un peu plus perplexe sur l’ultime rebondissement qui conclut cette affaire. J’ai envie de demander : mais pourquoi ? Cet évènement ne s’imposait pas, selon moi, mais cela n’enlève rien au plaisir que j’ai pris au cours de cette lecture. De plus, l’intrigue se déroulant à Toulouse, j’ai pris plaisir à déambuler dans ma ville au fil des pages.

Pour conclure, je vais de ce pas me lancer, dans l’ordre, dans la lecture des aventures de Servaz. « Glacé » m’attend déjà dans ma PAL, les autres devraient suivre. Concernant « Sœurs », je ne peux que recommander sa lecture à tous les amateurs de romans policiers qui aiment le suspense, les enquêtes à rebondissement et les enquêteurs charismatiques. Venez douter, chercher et être étonnés tout au long de ce livre qui vous tiendra, sans nul doute, en haleine jusqu’au bout !

 

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Pour retrouver l’univers de l’auteur, rendez-vous sur son site officiel !
Retrouvez ce roman sur le site des éditions Pocket
Retrouvez-le également sur Amazon
Envie de savoir ce qu’en a pensé ma cousine Ankya ? Rendez-vous sur son blog!

ON A TOUTE LA VIE POUR MOURIR de Cyrille Thiers.

 
[ RECUEIL DE NOUVELLES / POLICIER / ENQUÊTE – Nouveauté 2019 ]
338 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
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Lu dans le cadre du RDV Mon Marathon Indé de Mai
 
Le résumé :
J’ai rassemblé dans cet ouvrage quinze histoires très noires dont certaines ont eu l’honneur d’être primées dans divers concours. Ces récits ont en commun la mort sous toutes ses formes, jusqu’aux plus improbables. Souvent violente, parfois glauque, elle façonne minutieusement la noirceur de ces intrigues en les parsemant de cadavres, d’ossements, et même de momies. Vous aurez probablement du mal à discerner les victimes des coupables. Néanmoins, jusqu’à l’hécatombe finale, je vous garantis un plaisir aussi malsain que jubilatoire en observant les acteurs de ces tranches de vies, ou plutôt devrais-je dire … de ces vies tranchées.[Illustration de couverture : André Taymans.]

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Voici un recueil de quinze nouvelles aussi qu’intrigant que jubilatoire. Une atmosphère sombre, inquiétante et noire comme la nuit. Quinze nouvelles subjuguantes, quinze scènes où l’inattendu frappe sournoisement à la porte pour mieux surprendre. Cadavres dans le placard ou autres endroits incongrus, les personnages éclectiques ont du mordant et du sang sur les mains. Cyrille Thiers a le sens de la mise en scène. Un peu d’Edgar Alan Poe et un peu de Stephen King, Cyrille Thiers a su me captiver dès le départ. Une plume acérée et légèrement morbide m’a plongée dans un univers captivant, dramatique, sanglant où la logique n’est pas celle que l’on peut appréhender dans un premier temps. Mais le plus surprenant est la manière dont Cyrille Thiers s’approprie son recueil. En effet, l’auteur a eu l’ingénieuse et l’originale idée de relier ses nouvelles. Un lien intrinsèque qui se concrétise dans la dernière nouvelle.

 

Ce recueil est juste stupéfiant. J’ai tout simplement adoré. Le format « nouvelle », pour une fois, ne m’a pas du tout frustrée. Je n’ai eu à aucun moment ce sentiment où il m’en fallait plus. Ces quinze nouvelles sont de longueurs inégales mais où le sujet est exploité de manière suffisante pour assouvir ma curiosité. L’originalité est partie prenante. L’humour noir et mini intrigue sont de rigueur pour mon plus grand des plaisirs. Parmi cette diversité, j’ai apprécié toutes les nouvelles. Seule une, « Conquistadors », m’a laissé coite. Petit bonus, Cyrille Thiers nous livre à la fin de son recueil LES SECRETS DE FABRICATION, une nouvelle idée géniale afin de découvrir les coulisses d’écriture d’un recueil sensationnel.

 

Maintenant place aux nouvelles que je vous décris en quelques mots.

 

MARCHE FUNÈBRE : enterrement, vengeance, pièce cachée.
LE SAPIN DE NOËLLE : cadeau de noël, haine, tempête meurtrière
TICKET GAGNANT : avarice, jackpot, malchance
LE TUEUR AU TOURNEVIS : journaliste, enquête, corps
MOZART EST LA : secret, marchandage, pizza empoissonnée
DÉRAPAGES : dénonciation, sniper, bombe, rancœur
GENEALOGIE APPLIQUÉE : famille, héritage, argent
LE SPECTRE DE L’AUTOCAR : bandes dessinées, casse automobile, trésor
SON PETIT DOIGT M’A DIT : disparition, corps enseveli, complot
VOUS ÊTES TOUS TÉMOINS : ascenseur, meurtre, deux coupables
GENEALOGIE APPLIQUÉE – la suite : ancêtre, seconde guerre mondiale, tunnel Jenner
LA CROUTE DU SIÈCLE : peinture, Picasso dissimulé, house noire
TUEURS EN PARALLÈLE : personnage atypique, piège, violeur
CONQUISTADORS : eau, destruction, âme
JE VAIS A RIO : avion, attentat, la plupart de tous les personnages
SECRETS DE FABRICATION : le making-off, Cyrille Thiers revient sur chaque nouvelle et délivre ainsi les petites anecdotes de fabrication.

 

Je vous invite vraiment à découvrir ce recueil. Je n’ai pas été déçue par cette lecture aussi riche qu’atypique. Un univers multiple où les cadavres exquis germent ici et là au sein d’une atmosphère où le mal crépite avec vigueur.

 

#Esméralda

 

 

Je remercie Cyrille Thiers pour sa confiance et sa patience.

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… l’interview de Cyrille Thiers.

La page Facebook de Cyrille Thiers.

 

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LE DERNIER MYSTÈRE DE LA PIÈCE ROUGE de Louis-E Metan.

 
[ POLAR – Nouveauté 2019]
193 pages
Ma note : 3/5
Lu dans le cadre de Mon Marathon Indé de mai
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Le résumé :
Un vendredi noyé sous les caprices de l’hiver, le jeune Louis se rend dans un ancien manoir pour faire le service. Mais ce qui devait être un simple week-end d’affaire entre gens aisés, se transforme peu à peu en une cérémonie mortuaire préméditée. Personnages mystérieux et souvenirs lointains, ils devront tous, enfermés dans ce manoir durant trois jours, se confronter à un invisible mais ingénieux tueur à mesure que les cadavres se succèdent.J’invite celui d’entre vous qui s’en sent capable, à résoudre le dernier mystère de la pièce rouge.Roman policier/thriller de poche, se déroulant en huis clos.
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Ambiance tamisée, flocons de neige à volonté, manoir austère, isolé et lugubre et une réunion peu commune juste avant les fêtes de Noël. Louis, jeune étudiant en droit et passionné de polar, a répondu à cette annonce dans le but de payer ses études. Confiant et optimiste, il est loin de se douter de la tragédie qui va se dérouler entre ses murs.

 

Digne d’un Agatha Christie et du célèbre jeu le Cluedo, ce court roman m’a replongée dans mes premiers amours : une enquête, un huis clos, une énigme, un mobile, une arme et des personnages potentiellement tous coupables.

 

Ce premier roman est une véritable réussite malgré quelques couacs et peut être le manque de développements, j’ai adoré l’ambiance et les traits psychologiques de tous les personnages à qui bien évidemment ont leur confierai le bon dieu. Après l’effroi de cette terrible découverte du premier corps, les esprits abattus se ressaisissent rapidement. Suspicion et crainte émergent doublées par l’incompréhension totale. L’inquiétude les envahit lorsque le deuxième corps est trouvé. Les échanges houleux résonnent dans la bâtisse et l’énervement est à son comble. Coincés pendant trois jours sans pouvoir joindre quiconque par le téléphone, la fatigue et les nerfs à vif se ressentent largement. Louis se reprend de son abattement et décide de plonger son nez dans cette affaire et de regrouper tous les éléments en sa possession. Et la finalité a de quoi largement surprendre.

 

LE DERNIER MYSTÈRE DE LA PIÈCE ROUGE est une très belle découverte. Un premier roman qui tient la route et surtout une trame complexe que Louis-E Metan maitrise à la perfection. Ce court roman se dévore avec envie et l’ambiance cosy hyper inquiétante a eu l’audace de titiller la curiosité. Du 100% enquête !

 

#Esméralda

 

 

Je remercie Louis-E Metan pour sa confiance et sa patience.

 

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LE GROGNEUX, tome 1 de Iris Rivaldi.

 
[ POLAR – 2018 ]
NDB Editions
160 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Une femme marche dans une rue sombre quand elle heurte un objet sur le sol. Elle est effrayée et cherche aussitôt de l’aide à la porte la plus proche… C’est ainsi que débute ce polar avec l’entrée en scène d’un commissaire de police plus qu’atypique qui a été bercé par les grands noms de la maison Poulaga. Javert, l’inspecteur Gourrel, Colombo sont d’ailleurs ses maîtres à penser. Il ne s’est pas non plus remis de l’émoi sensuel éprouvé à la lecture des aventures de Malko Linge, le héros des SAS qui a enflammé son adolescence. Au fil du récit, ce flic de choc au flair réputé infaillible révélera aussi une personnalité sensible, un brin romantique… Le Grogneux est le héros d’un roman palpitant et rythmé où se mêlent à la fois le sordide et l’amour. De plus, l’histoire retrace le travail de ces héros du quotidien que sont les policiers d’un commissariat de province. Ces hommes et ces femmes affrontent en effet chaque jour la délinquance et la détresse, tout en sachant faire corps face à l’adversité et se montrer fraternels.
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Le grogneux a usé les semelles de ses chaussures dans les couloirs du commissariat. Un vieux de la vieille qui connait tous les rouages de sa profession, tous les aléas, toutes les péripéties, les ragots et ses collègues qu’il a vu défiler au fil des ans. Une seule véritable amitié tout au long de sa carrière, un respect bien mérité auprès de ces pairs, des envieux et une carrière cousue de fil blanc. Les petits noms bien gentils qui résonnent d’une pièce à l’autre ne l’importunent plus, au contraire. Un roublard qui a roulé sa bosse, à l’image de ces vieux films pleins de charme et d’intrigue. La grande ligne droite semble vouloir prendre fin, mais les vieilles habitudes ont la vie dure.

 

Un soir en plein hiver, une jeune femme apeurée se réfugie chez lui. Une tasse de thé et après, les mots coulent de source, ce premier contact annonce de belles heures d’échanges. Le grogneux se laissera t-il attendrir par le joli minois de la belle ? Un coup de foudre ?

 

N’empêche l’heure n’est pas à la sérénade, une chaussure à talon bleu, figée dans le froid devant chez lui, celle que la jeune femme a percuté hier soir avant de se réfugier chez lui. Une nouvelle énigme pour le commissaire chevronné. Et si il commençait par la maison fermée depuis longtemps en face de chez lui.

 

Le grogneux est un personnage assez caricatural. Les éléments s’emboitent et les idées s’enchainent dans sa tête. Un commissaire qui a roulé sa bosse mais qui en veut encore malgré tout. Il a vu  son métier évoluer pour le meilleur et le pire, la société se modifier et la violence augmenter. La sagesse a pris le pas sur l’imprudence et la témérité. Sa vie professionnel l’a blasé et celle personnelle a déjanté depuis le décès de sa femme. C’est au final un homme au charisme impressionnant.

 

Iris Rivaldi m’a transportée dans son polar à l’allure de ces vieux films en noir et blanc. De l’action, une enquête, de l’amour et une atmosphère sombre chargée en questions et doutes. J’ai passé un agréable moment en compagnie de ce polar qui se lit très vite, même peut être un peu trop. J’aime quand il y a un peu de développement et d’approfondissement. Iris Rivaldi a choisi l’action face à l’inaction. Il n’y a aucun point mort. Les chapitres courts conférent le rythme voulu. L’ambiance et un personnage charismatique sont au centre de ce polar qui met en exergue un monde aux préjugés faciles.

 

#Esméralda
 

 
Je remercie Iris Rivaldi et NBD Editions pour leur confiance et leur patience.

 

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… Le site de NDB Editions.

 

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LA MORT SELON TURNER de Tim Willocks.

 
[ POLAR – 2018]
Editions SONATINE
Traduit de l’anglais par Benjamin Legrand
PRIX LE POINT DU POLAR EUROPEEN 2019
378 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »
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Le résumé :

Après La Religion et Les Douze Enfants de Paris, le nouvel opéra noir de Tim Willocks.
Lors d’un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis qui erre dans la rue. Ni lui ni ses amis ne préviennent les secours alors que la victime agonise. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Northern Cape, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s’annonce brillante à cause d’une pauvresse ? Dans un pays où la corruption règne à tous les étages, tout le monde s’en fout. Tout le monde, sauf Turner, un flic noir des Homicides. Lorsqu’il arrive sur le territoire des Le Roux, une région aride et désertique, la confrontation va être terrible, entre cet homme déterminé à faire la justice, à tout prix, et cette femme décidée à protéger son fils, à tout prix.

Le fauve Willocks est à nouveau lâché ! Délaissant le roman historique, il nous donne ici un véritable opéra noir, aussi puissant qu’hypnotique. On retrouve dans ce tableau au couteau de l’Afrique du Sud tout le souffle et l’ampleur du romancier, allié à une exceptionnelle force d’empathie. Loin de tout manichéisme, il nous fait profiter d’une rare proximité avec ses personnages, illustrant de la sorte la fameuse phrase de Jean Renoir :  » Sur cette Terre, il y a quelque chose d’effroyable, c’est que tout le monde a ses raisons. « 

 

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Il y a de ces polars qui vous fout les chocotte rien qu’en apercevant la couverture. Résultat : aussi interloquée et curieuse que craintive. Et puis il y a eu cette occasion à ma médiathèque, il était là, bien en vue sur son rayon à m’attendre. Vous comprenez, il m’est impossible de résister à ces signes là.  Et j’ai bien fait de succomber !

 

 

Tim Willocks, auteur anglais, inconnu au bataillon (oh quelle honte !), une plume atypique de chez atypique et qui surtout ne fait pas dans la dentelle. Vous voulez du polar bien sombre, bien corsé qui dégomme tout : ce polar est fait pour vous.

 

 

Direction l’Afrique du Sud, au Cap et sa région au nord (Cap-Nord). Turner est flic par conviction et honneur. Les rues sans dessus dessous, cache-misère, il les connaît. Il côtoie ce monde à part, le respire, le vit. Ce pays bouffé par la corruption et la discrimination, il le combat d’une manière aussi radicale que douce. Cette jeune femme allongée les tripes à l’air est comme une promesse silencieuse. Celle qu’il signifie que la pauvreté ne doit pas flancher devant la richesse et les blancs. Que la justice ne peut pas être un combat vaincu d’avance. Turner, anti héros d’un monde moderne déchu, lunette visée sur le nez, panoplie du parfait guerrier, part mener sa guerre, celle qui honore et qu’il respecte. Terres arides, paysage de désolation, soleil meurtrier, îlots de survie, mirage sans foi ni loi qui ne fait qu’une bouchée de celui qui ose braver. En ces terres reculées, les lois tangibles et malléables gouvernent un monde qui dicte la peur.

 

 

Une confrontation sans pareil, ni foi ni loi, la mort ne recule devant rien, la justice est assoiffé de sang.

 

 

-Son affaire est trop avancée maintenant. Vous n’êtes peut-être pas au courant, mais il a déjà tué. Littéralement. Je doute que vous compreniez ce que ça signifie. Disons juste que cela en fait une affaire personnelle, plus que personnelle, pour n’importe quel flic. Et il n’est pas n’importe quel flic. C’est le flic de vos cauchemars.

 

 

Le premier coup de feu a retenti, l’heure n’est plus à tricoter. La terre a soif de sang et Turner se fait l’honneur d’être l’ange de la mort, vengeur jusqu’au dernier souffle.

 

 

Crépuscule au paradis. Coucher de soleil en enfer.
Turner resta un moment. Pour savoir qu’il était là. C’était là que sa vie l’avait mené. c’était là qu’il s’était amené lui-même, en quelque sorte. Même s’il avait été conduit jusqu’ici par la force, c’étaient ses propres choix – de nombreux choix – qui étaient à l’origine de tout cela. C’était sa place, maintenant, la sienne seule. Il intégra cette vérité c’était dur, c’était amer, mais s’il ne faisait pas sienne cette dureté, il ne survivrait pas.
Turner pas le sac à dos sur ses épaules, resserra les brides et attacha la ceinture de hanches. Il s’éloigna de tout ça et avança sur la plaque de sel sans un regard en arrière.
 

 

Que vous dire de ce polar : il aussi extraordinaire que sanguinaire, aussi sombre que lumineux, aussi effroyable que honnête, aussi magistrale qu’inclassable. Une sacrée claque qui laisse chaos, pantois, bouleversé, ébahit et interloqué. Une puissante force se dégage de la plume de l’auteur. Elle agrémente les actions et les descriptions. J’ai lu la totalité en apnée. C’est prenant. C’est contrariant. C’est sanguinaire. C’est explosif. C’est intransigeant. C’est magistral.

 

 

Vous voulez découvrir ce qui se cache derrière ces lunettes de soleil, allez-y, foncez-y, mais faites gaffe de ne pas être dans le visueur de Turner, pour sur, vous allez passer un mauvais quart d’heure !

 

 

C’était la seule chose à faire. La décision la plus juste. La meilleure.

 

 

 

#Esméralda

 


 

 

 

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…. Sur Lisezsonatine.com

MAUVAIS GENRE de Isabelle Villain.

 
[ POLICIER / THRILLER – 2018]
Éditions TAURNADA – Collection Le Tourbillon des Mots
247 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

 
Mon avis :

 

Le commandant Rebecca de Lost, femme accomplie dans un milieu quasiment masculin. Un métier auquel elle voue son temps, sa vie (parfois personnelle) et son corps. C’est une femme de caractère et de principes. Pas besoin de crier ou de taper le poing sur la table pour se faire entendre et surtout se faire respecter. Rebecca mène son monde avec fermeté et bon sens. A l’écoute de sa brigade, elle relève en grande partie les défis que sont les enquêtes. Malgré le fait que certaines de ces dernières restent sur le carreau, elle est satisfaite du résultat de son équipe. Côté vie personnelle c’est à la fois rude et exquis. Avoir une vie sentimentale avec ce métier c’est souvent mission impossible. A cinquante ans, elle a survécu à tout. Mais peut-être pas à ce qui se prépare dans l’ombre !?

 

Son enquête actuelle ne lui laisse aucun répit. La mort de cette jeune femme transsexuelle fait surgir le passé d’un petit garçon traumatisé et mal dans sa peau. En parallèle une vielle histoire de 7 ans qui paraissait élucidée, refait surface dans les rues de Paris. S’ensuit une course poursuite afin de retrouver le véritable coupable. Et dans l’ombre, une menace  veille et surveille Rebecca de Lost.

 

De quoi perdre la tête pour une équipe sur le qui-vive et à fleur de peau !

 

Il est clair que je me suis régalée pendant tout le long de ma lecture, même si j’ai trouvé qu’il manquait certains développements sur des points cruciaux du roman et des réponses à quelques questions. J’espère, sincèrement, qu’il y aura une suite à cette aventure ! (Sinon je fais un -petit- malheur.) Isabelle Villain met le lecteur de suite dans le bain avec deux scènes d’une violence sans nom. Un petit garçon et une jeune adolescente confrontés à la cruauté d’adultes n’ayant aucune morale et once d’humanité. Les années défilent pour arriver au moment de l’histoire avec un dénouement plutôt inattendu. Les intrigues et le suspense sont menés avec ingéniosité. Les personnages sont impressionnants par leur force de caractère et leurs aspirations. Ils sont malmenés par différents rebondissements.

 

MAUVAIS GENRE est un super thriller qui prend très vite à la gorge. L’addiction est telle que je me suis laissée embarquer dans une aventure qui file à toute allure au grès d’une belle plume qui sait surprendre à point nommé.
#Esméralda

 
Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance et sa patience.
 
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Vers le site des éditions Taurnada pour tout savoir.

 
 
Découvre la bande-annonce du thriller