IN THE CUT de Susanna Moore.

[ THRILLER ÉROTIQUE – réédition 2018]
ArchiPoche
Traduit par Anne Sauvêtre
Titre original : In the Cut, 1995
Première édition (Archipel) : A vif, 1997
336 pages
Ma note : 3/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

Un psychopathe en liberté. Un soir, alors que Fiona, enseignante new-yorkaise, prend un verre avec l’un de ses élèves dans un bar miteux de son quartier, elle surprend les ébats amoureux d’un homme tatoué et d’une jeune femme rousse dont on retrouvera peu après le corps mutilé…Dernier témoin à l’avoir vue vivante, Fiona est d’abord suspectée puis interrogée par les deux inspecteurs chargés de l’enquête.Mais la menace se précise : une main en plastique sordide lui est adressée… Serait-elle la proie du maniaque qu’elle a surpris ? Ou bien victime du jeu pervers de l’un de ses élèves ou de l’inspecteur Malloy avec lequel elle entretient une relation trouble ?

 
Mon avis :

 

Je dois dire que lorsque j’ai refermé ce roman, je ne savais pas quoi à penser et alors même que j’écris ma chronique, je ne sais toujours pas. Me voici donc dans l’embarras !

 

IN THE CUT est sans contexte un excellent thriller érotique qui lors de sa première parution a du faire couler beaucoup d’encre. J’imagine que vingt ans plutôt, oser écrire ce genre de roman révélait de la plus pure audace et ingéniosité. Depuis l’eau à couler sous les points et les esprits sont un peu moins étriqués. Si Jane Campion a réussi en à faire un de ses plus beaux films, c’est qu’il avait matière à exploiter. Même si je n’ai jamais vu l’adaptation cinématographique, je pense que le film a su exploiter avec magnificence tout ce que l’écriture a eu peine à révéler.

 

L’héroïne ultra libertine, Fiona, enseignante le jour, écrivain pendant les heures creuses et écumeuse de bar le soir, devient le centre d’une intrigue. Le super flic Malloy, un peu vantard, un peu menteur et beaucoup mythomane dirige l’enquête du meurtre de la jeune femme qui a été assassinée non loin de chez Fiona. Le courant passe de suite entre les deux protagonistes et cette rencontre devient alors une liaison en dent de scie voire même fatale.

 

IN THE CUT n’est pas un thriller où les rebondissements donnent un rythme soutenu. Susanna Moore se concentre essentiellement sur les émotions et la psychologie des personnages et la violence dont en résulte des situations houleuses. Fiona est loin d’être une femme écervelée mais elle semble piéger entre désir de l’autre et les doutes. J’ai vraiment eu cette impression d’instabilité. Très vite on assiste à une espèce de jeu du chat et de la souris où l’attirance se mêle. Susanna Moore joue beaucoup et très bien avec les apparences et pendant ce temps la trame se déroule sous nos yeux, sans vraiment qu’on y prête gare, jusqu’au dénouement qui la j’avoue m’en a mis plein les yeux. Je trouve la plume de Susanna Moore très efficace même si le scénario reste faible. Il m’a manqué l’intensité au niveau de l’intrigue. Je m’attendais à quelque chose de plus « monstrueux », de plus explosif. Je n’ai eu malheureusement le souffle coupé qu’au final qui encore reste suspendu.

 

Encore un fois je pense que ce livre a du faire un véritable tabac en 1997. Je ressors de cette lecture plutôt mitigée avec un arrière gout que cela aurait pu être meilleur, bien meilleur.

 

#Esméralda

 
Je remercie les Éditions L’Archipel et Mylène pour leur confiance et leur patience.
 
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Vers le site des éditions ArchiPoche pour tout savoir.

 

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LA MÈRE PARFAITE de Aimee Molloy.


[ THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2018]
LES ESCALES Éditions – Collection Les Escales Noires
Traduit par Emmanuelle Aronson
Titre original : The perfect mother, 2018
400 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :


Un thriller électrisant – lorsqu’un enfant disparaît les masques tombent au sein d’une communauté paisible de Brooklyn.
Nell, Francie et Colette font partie d’un groupe de jeunes mères de Brooklyn qui ont fait connaissance pendant leur grossesse. Le soir du 4 Juillet, pour échapper quelques heures à leur quotidien, elles décident d’organiser une virée dans un bar : un répit bienvenu en ce premier mois d’été caniculaire. Elles parviennent même à convaincre Winnie, la mère célibataire du groupe, de confier son nouveau-né à une baby-sitter. Mais lorsque Winnie rentre chez elle et découvre que son fils a disparu, la soirée tourne au drame.
Dans un Brooklyn étouffant, alors que l’enquête piétine et que la police accumule les erreurs, Nell, Francie et Colette se lancent dans une course effrénée pour retrouver l’enfant.
Jusqu’à ce que les médias s’emparent de l’affaire et fassent de leurs vies, en apparence si parfaites, le centre de toutes les attentions…
En faisant exploser le vernis d’existences bien ordonnées, Aimee Molloy livre une critique grinçante des pressions subies par les mères dans notre société. un roman rare, à la fois captivant et pertinent.
Un best-seller du New York Times dès sa première semaine de parution.


Mon avis :


Aimee Molloy signe son premier roman avec « The perfect mother ». Un thriller décapant et bien plus.


Brooklyn, un été assez caniculaire, le groupe des mamans de mai (soutien et échange entre mamans d’enfants nés en mai), et parmi tout cela Nell, Francie, Colette et Winnie. Quatre femmes réunis pour le meilleur et surtout le pire. Quatre femmes réunis par la maternité et un terrible événement : la disparition du bébé de Winnie.


Aimee Molloy m’a vraiment fait gamberger. Et je dois avouer que j’ai adoré et que la surprise a véritablement eu du poids lorsque le dénouement éclate. Tour à tour, ses personnages prennent la parole autour de cet enlèvement. Molloy peaufine à merveille les trait psychiques de ses personnages, les enfonçant scandaleusement dans leurs tourments, leurs secrets et passés. Une véritable chute en enfer qui a eu le mérite de me donner de nouveaux cheveux blanc. Je dois dire que Molloy est très maligne et sait parfaitement jouer avec les faux semblant. Elle embobine et embobine encore pour nous plonger dans le quotidien de ces mamans qui s’épuisent à démêler le faux du vrai. La paraître a alors une importante place dans une situation cocasse.


Les personnages sont très différents et se complètent à merveille. Nell la fonceuse, Francie la persévérante, Collette la patiente et Winnie la maman déplorée. Elles vont vivre ensemble une terrible épreuve où elles auront une place importante dans le final. Mais à côté de cette intrigue parfaitement menée, Molloy a choisi de dépeindre le portrait de ces mamans modernes où la société leur demande d’être des mamans parfaites. D’ailleurs j’ai trouvé ce portrait hyper honnête sans métaphore enjoliveuse dans lequel je me suis retrouvée. Aucun renvoi de bébés, ni tâche due à une montée de lait, ou cheveux en bataille et cernes innommables n’auront paru aussi réalistes. Molloy a su inclure avec ingéniosité un aspect de société dans une intrigue mordante.


Un thriller psychologique menée d’une main de maître. Un premier roman qui en prédise d’autre, je l’espère vivement. Je me suis régalée. La plume de Molloy a su me convaincre dès les premières pages. Ses personnages ont su me faire vivre une étonnante aventure et leur côté « maman » a su m’attendrir. Une trame sensationnelle pour une chute explosive !


A découvrir !

#Esméralda 


Je remercie les éditions Les Escales ainsi que Nadia pour leur confiance et leur patience.


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Sur Lisez.com pour tout savoir !

Vers le site d’Aimee Molloy pour découvrir son univers.


A MÊME LA PEAU de Lisa Gardner.


[ POLICIER – A paraître le 2 janvier 2019]
Éditions ALBIN MICHEL
Traduction : Cécile Deniard
Titre original : Fear nothing, 2014.
512 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :


Deux meurtres spectaculaires sont perpétrés à Boston à six semaines d’intervalle. Dans les deux cas, les victimes sont des femmes seules, atrocement mutilées, à côté desquelles l’assassin a déposé une rose.
L’inspectrice D.D. Warren, chargée de l’enquête, décèle vite une similitude entre ces mises en scène macabres et une longue série de meurtres ayant défrayé la chronique à Boston quarante ans plus tôt et dont l’auteur, Harry Day, s’est suicidé depuis.
Seul recours pour D.D. Warren : se rapprocher des deux filles de Harry Day. Se pourrait-il qu’il y ait un lien entre les récents crimes et Shana et Adeline ? Pour le savoir, D.D. Warren va devoir se confronter à cette interrogation : peut-on échapper à son destin lorsqu’il est marqué du sceau de la mort ?
Une plongée stupéfiante au coeur d’un enfer familial : Lisa Gardner s’impose définitivement comme une virtuose du thriller psychologique.

Mon avis :


Je découvre pour la toute première fois la plume extraordinaire de Lisa Gardner. Effectivement, si ce nom  me revenais souvent aux oreilles, je n’ai jamais ouvert un de ses romans. Maintenant que le problème est résolu et bien cette rencontre a été formidable, éprouvante et majestueuse.


Je ne sais pas si son meilleur roman, en tous cas il m’a donné envie de découvrir ses précédentes parutions en les rajoutant dans ma wish-list.


D.D. Warren est ce genre de personnage que j’adore. Déterminée, têtue, courageuse, teigneuse, survoltée, passionnante, intelligente et super flic, D.D. est un sacré bout de femme qui ne se laisse pas déstabiliser et qui fonce droit dans les problèmes. Un personnage aux traits de caractères forts et impressionnants. On est loin de ces personnages fades qui se laissent porter par les flots. Non, D.D. fonce, réfléchit, suppose et questionne. Dit comme cela, on dirait une super héroïne, oui mais D.D. est aussi une femme avec ces faiblesses et ses fragilités, une maman inquiète et protectrice et une épouse qui ne faut pas chatouiller.


J’ai adoré suivre ses péripéties, surtout que l’auteur ne l’épargne rarement et joue avec ces nerfs. Cette nouvelle enquête sur « le tueur de la rose », n’a rien d’évident, surtout quand le passé, une psychiatre insensible à la douleur (Adeline) et une prisonnière (Shana) s’en mêlent. Le point commun : Harry Day, papa de Shana et Adeline et accessoirement tueur en série qui séquestrait des femmes et découpait leur peau. Quand deux meurtres rappellent ceux d’il y a quarante ans, c’est la panique à bord.


Lisa Gardner a le talent incroyable de narrer une histoire totalement sensationnelle avec des personnages qui à travers leurs qualités et leurs nombreux défauts arrivent à subjuguer. Elle parfait un tableau aussi horrifiant que réel, incluant le poids incommensurable d’un héritage sanguinaire. Un thriller mené avec brio et ingéniosité où Lisa Gardner ne cède absolument pas à la facilité. Une intrigue où règne un suspense qui tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Les personnages attirent l’attention. J’ai lu ce thriller d’une traite. L’auteur m’a immergée dans son monde avec une certaine facilité. La trame dénote par son intensité et les implications. Les doutes assaillent souvent les personnages et outre le fait de découvrir qui est ce tueur à la rose, D.D., Adeline et Shana devront faire face à ce qu’elles ont de plus personnel : leur identité.


Quel thriller éprouvant ! Dans la lignée de Karine Giebel, Lisa Gardner a le talent et l’audace de faire vivre une lecture « tourbillonesque » !


#ESMERALDA


Je remercie les éditions Albin Michel et Babelio pour la découverte de ce super roman.


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Vers le site des éditions Albin Michel pour tout savoir.

Vers Wikipédia pour découvrir l’univers de Lisa Gardner.

DEVIL IN ME de Juliette Pierce.


[ DARK ROMANCE / THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2018]
BLACK INK ÉDITIONS
272 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :


« Prenez un thé et installez-vous sur le divan. »
Enfermée en psychiatrie depuis plusieurs mois, je m’appelle Alix et je n’ai aucune idée de la raison de ma présence ici.
Le docteur Madsen est gentil, il m’offre du thé, m’aide à retrouver mes souvenirs. Il est mon guide. Enfin… je crois.
Dois-je lui faire confiance ? Ou plutôt me tourner vers Liam, mon unique ami ? À moins qu’il ne soit lui aussi qu’un mirage, un fou parmi tant d’autres. Et ce docteur, alors ?
Ce docteur Madsen bien trop beau pour être vrai ? Peut-être qu’ils ont raison. Peut-être que je suis folle, finalement.
J’étouffe, terrorisée à l’idée de m’enfoncer sur un chemin plus tortueux encore… car la route jusqu’à la vérité est sombre, effrayante et n’est pas nécessairement celle de la guérison.


Mon avis :

DEVIL IN ME est un sacré phénomène. Du thriller psychologique à la dark romance, la frontière y est si mince qu’on en perd sa tête.


Juliette Pierce a osé l’impensable et l’incroyable, même si je ne suis pas entièrement séduite, je suis persuadée qu’il te charmera.


Alix est internée depuis plusieurs mois au sein d’une unité psychiatrique (asile). 18 mois dont elle ne se souvient pas. Amnésie rétrograde ou traumatique, Alix tente désespérément de se remémorer. Des émotions en filigrane transparaissent, des sensations jaillissent, quelques souvenirs tentent de percer son ignorance. Le Docteur Madsen, psychiatrique charmeur, lui prête une attention particulière peut être trop particulière. Entre ses mains, elle se sent en sécurité et peut alors espérer retrouver qui elle est. Seulement un danger inconnu rôde et Alix en prend de plus en plus conscience. Liam, jeune homme tout aussi charmant qu’il est déprimé, va être d’un soutien incroyable dans cette course contre la montre où l’enjeu est la seule survie.


Juliette Pierce met un accent particulier sur l’aspect psychologique des personnages. Leurs profils sont bien maitrisés et étudiés. Tout ce qui a attrait aux névroses, aux psychoses, aux traumatismes et autres … apportent au récit une note totalement glauque. L’atmosphère et la pression désagréable de l’asile confèrent rapidement au lieu une sensation d’étouffement et d’oppression. J’ai eu l’impression de humer l’air vicié des lieux et de même entendre touts ces bruits bizarres et non identifiables qui résonnent d’entre les murs. L’enchainement des situations se fait dans un rythme relativement lent, ce qui pour le coup, laisse aux lectrices le temps de bien s’imprégner de tous les éléments.


En tant que grande lectrice de thriller, malheureusement pour l’auteur, quant au sujet de l’intrigue et de son déroulement et bien, j’ai tout deviné bien avant la moitié du roman. C’est très ennuyeux et je n’ai pas pu apprécier cette lecture à sa juste valeur. Il m’a manqué ce côté inattendu, ces situations qui remettent tout en cause, ces passages où la tension monte et que l’on se retient de respirer. Quand le suspense ne fait plus son travail, l’intérêt de la lecture est alors relégué en arrière plan. De plus, je trouve que le côté dark romance n’est pas assez mis en avant et qu’il est trop latent.


J’aurais souhaité plus de punch surtout quand la matière s’y prête. J’attendais davantage surtout que le talent de Juliette Pierce est présent. Une plume toute en nuance qui arrive parfaitement à rendre les émotions de tout ce beau monde palpables.


Les irréductibles addictes de thriller et de dark romance passeront un agréable moment de lecture. Alors que les amatrices ne pourront qu’adorer !


Je remercie Black Ink Editions pour leur confiance via la plateforme NetGalley.


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Vers le site de Black Ink Editions pour tout savoir.

Découvre le Book Trailer de « DEVIL IN ME ».


Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

TRAUMA ZÉRO de Elly Rosemad.

[ THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2018]
Éditions DE SAXUS
378 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

L’euthanasie vient d’être légalisée. Un médecin va en profiter pour semer la mort.
L’euthanasie vient d’être légalisée.
Gabriel, un jeune médecin séduisant et talentueux, va profiter de cette opportunité pour assouvir ses pulsions criminelles et sadiques à l’insu de tous. Ses proies seront des femmes en fin de vie, mais leur mort sera tout sauf paisible.
Dans le même hôpital, Maddy, une psychologue au caractère rebelle abîmée par la vie, a mis au point Trauma Zéro, un protocole expérimental destiné à effacer les traumatismes de la mémoire des patients. Mais l’expérience a été suspendue suite à un accident.
Alors qu’elle tente de la remettre sur pied pour oublier ses propres souvenirs douloureux, elle essuie le refus de ses collègues. Désemparée, elle ne sait plus vers qui se tourner. Pourtant un événement va tout changer. Un jour, elle surprend Gabriel en plein meurtre. Mais contre toute attente, Maddy lui propose le plus inattendu des pactes : ne pas le dénoncer en échange de son aide pour s’appliquer le protocole Trauma Zéro.
Un jeu dangereux débute alors entre eux et ses conséquences seront terribles…
Un thriller psychologique intense !

 


 

 
Mon avis :

 

Il est dit qu’il ne faut jamais se fier aux apparences. Alors surtout, mais surtout, ne soit pas du tout attendri par le Père Noël, trop mimi, qui fait office de compagnon de route à ce thriller psychologique. Ce dernier a tout pour remuer les tripes, dans le bon comme le mauvais sens.

 

TRAUMA ZERO est le premier roman de Elly Rosemad, ancienne psychologue, qui a décidé de vivre de sa passion, l’écriture. Il n’y a pas à dire le challenge est réussi. TRAUMA ZERO n’a rien d’un enfant de cœur au contraire il t’ouvre l’univers d’un monde où l’euthanasie est enfin légalisée et qui sert de paravent à un tueur psychopathe qui adore faire mumuse avec les aiguilles.

 

Comme le résume si bien la quatrième de couverture, les personnages principaux vont être confrontés à un terrible dilemme. Si ce résumé laisse entrevoir une bonne partie du suspense, il cache parfaitement le reste.

 

Elly Rosemad a une facilité déconcertante de décrire des personnages. Elle met directement son lecteur dans l’ambiance en lui faisant découvrir les pensées secrètes de Gabriel, le psychopathe et les tourments de Maddy. Elle joue parfaitement avec le sentiment de compassion et celui du dégout que l’on peut ressentir envers les protagonistes. Elly Rosemad prend le temps de planter le décor, de positionner ses personnages, de créer une atmosphère de plus en plus glaciale et de positionner ses pions. Car si je connais l’intrigue principale, la seconde est encore plus bluffante, pittoresque et magistrale.

 

Je trouve très intéressant de mettre en premier plan de l’intrigue la légalité de l’euthanasie. Je ne veux pas ouvrir un débat sur le pour et le contre de cette pratique. La petite fenêtre étant ouverte je me glisse, juste, dedans pour le mentionner.

 

TRAUMA ZERO est un sacré thriller psychologique. Bien sombre. Bien corsé. Où violence, acte et désespoir se côtoient auprès de personnages subjuguant. Des intrigues très bien menées qui m’ont permis de le dévorer. Des frissons. Du sang. De la manipulation. Et des secrets. Pour mon plus grand des plaisirs.

 

A découvrir !

 

 


 

 

Je remercie les éditions De Saxus et Nadia pour leur confiance.

 

 

 

 

 

 

LA RIVIÈRE DE L’OUBLI de Cai Jun.

 
[ THRILLER – Nouveauté 2018]
XO Éditions
Traduit par Claude Payen
484 pages
Ma note : 2,5/5
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Le résumé :

Chine du Nord, juin 1995. Shen Ming, jeune et brillant professeur, est suspecté d’avoir assassiné une lycéenne.

Quelques jours après, il est poignardé près de l’école, dans une usine désaffectée.
Neuf ans plus tard, le mystère s’épaissit. Les présumés meurtriers du professeur sont envoyés, eux aussi, au royaume des morts.
La rumeur se répand alors : et si Shen Ming avait traversé la rivière de l’oubli pour se réincarner et se venger ?

Maître du suspense, Cai Jun nous réserve un final stupéfiant.
Il signe un thriller aux confins du réel, tout en brossant un portrait saisissant de la Chine d’aujourd’hui.
La Rivière de l’Oubli est le roman de la vie après la mort, de la vengeance parfaite, mais aussi de cette lueur qui, toujours, finit par transpercer l’obscurité.

Surnommé « le Stephen King chinois », Cai Jun a 40 ans et vit à Shanghai. Ses romans se sont vendus à plus de 13 millions d’exemplaires.

Mon avis :

 

J’ai de suite été séduite par la quatrième de couverture. Elle annonce un thriller haletant. La comparaison avec Stephen King, bien évidemment m’a mis l’eau à la bouche. Malheureusement pour moi, la mayonnaise n’a pas du tout prise, mais pas du tout.

 

Malgré le fait que la trame est intéressante, je n’ai absolument pas su m’imprégner de l’atmosphère.

 

Shen Ming est un jeune enseignant réputé et honoré. Il enseigne la littérature chinoise et au delà de son métier c’est une véritable passion. Enseignant émérite et talentueux, sa réputation est salie lorsqu’il se trouve impliquer dans la mort d’une jeune lycéenne. Les soupçons l’ont vite accablé. L’inspecteur en charge de l’enquête démêle rapidement le vrai du faux. Mais le mal est déjà fait. Les fiançailles de Shen Ming sont rompues. Il lui est interdit d’exercer sa profession et est rejeté par la société. Alors seule, l’optique de la vengeance est et reste la solution à ses maux. Lorsque sa cible est déterminée, son assassinat devient le but ultime, mais qui croyait prendre et pris, et devient à son tour victime d’un assassinat. Partant dans les limbes de la mort, traversant la rivière de l’oubli et vomissant la soupe de Mengpo, il revient sur Terre dans l’ultime but de découvrir qui est son meurtrier. Complexe, intriguant, une intrigue qui aurait pu largement me séduire si plusieurs points n’avaient pas fait pencher la balance.

 

Premier point : je n’ai absolument pas adhérer au style de l’auteur. Une plume austère et froide conférent au texte un rudesse malvenue. Créant ainsi une atmosphère glaciale que même les relations amicales ou familiales n’ont pas su réchauffer. Second point : les personnages sont d’une extrême inflexibilité. Malgré quelques percées sentimentales, rien ne vient bousculer un personnage principal obsédé par sa vengeance. Troisième point : le final m’a totalement désarçonnée. Incompréhension totale. Peut être que je n’étais pas assez concentrée ou alors ce n’était vraiment pas le bon moment pour moi.
 
Malgré tout il en ressort du positif. Notamment la trame qui plonge le lecteur dans les confins de la vie et de la mort. Cai Jun joue admirablement bien avec l’espace temporel. Le lecteur n’est aucunement perdu et peut ainsi apprécier tous les éléments qui s’emboitent pour parfaire l’intrigue. Pour une fois je n’ai absolument pas été effrayée par la multitude des personnages et pourtant tu sais que moi et les personnages trop nombreux sont parfois de source de problème. Et puis j’ai beaucoup apprécie tout ce qui a attrait à la culture chinoise, que ce soit au niveau des traditions, de la société et de la religion.
 
Malgré le fait que je n’ai pas du tout accroché à cette lecture,peut être que tu seras séduit(e) par ce thriller.

 

 

 


Je remercie XO éditions pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

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Le book trailer

Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

LES SAISONS DU PARADIS de Nico Augusto.

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[THRILLER ESOTERIQUE – Nouveauté 2018]
Préface de Grant Wilson
Editions Exergue – Collection roman Eso.

 

Format broché (338 pages) : 19.90€
Ma note : 3/5

 

 


 

Le résumé :

 

Nina et Ana sont les enfants du meneur d’un groupe de survivants… Ils apprennent à évoluer dans un nouveau monde, se rappelant chaque jour que l’arrogance et la toute-puissance de l’Homme ont eu raison… de leur planète. Mais que s’est-il passé avant la fin ? Ce roman ésotérique est écrit sous la forme d’une enquête policière menée par deux profilers de la brigade new yorkaise, qui traquent un tueur aux capacités extrasensorielles à la suite de la disparition d’enfants. A travers les destins croisés de ses personnages, Nico Augusto éveille l’imagination et l’esprit à d’autres possibles. Il nous convie à un voyage d’exploration de la nature humaine, mais aussi de la Terre et de ses autres dimensions.

 


 

Mon avis :

 

Le roman s’ouvre sur un chapitre où le monde que l’on connaît, n’existe plus. Anéanti par la suprématie de l’homme, 2047 est à l’image d’une monde désolé, dévasté. Quelques personnes ont survécu se regroupant afin d’affronter les éléments. Nina et Ana, deux sœurs, voient pour la première fois un cerf majestueux et magnifique et sera le prélude à une histoire moralisatrice et intense.

 

La trame du roman n’est pas sans me rappeler un sujet déjà abordé par Bernard Weber dans  » Les Thanatonautes ». Qu’y a t-il après la mort ? Question existentielle qu’aborde avec beaucoup d’imagination Nico Augusto. Ce dernier va explorer auprès de quatre personnages un univers entremêlé d’ombres et de paix.

 

Sur le plancher des vaches : deux inspecteurs, Tim Northmann et Eddie Nomura, sont confrontés à des disparitions inquiétantes d’enfants. Le principal suspect n’a rien de normal, beaucoup d’éléments sont trop abjects et irréels. Cette course effrénée ne les laissera pas indemnes et quand la vérité éclate, il sera certainement trop tard pour la tranquillité de l’humanité.
Ailleurs, sur Terre, entre ciel et terre : deux autres personnages vivent une aventure trépidante, mystique qui révèle peu à peu les secrets de la vie et de la mort. Yann Northmann et son fidèle compagnon, Ani, vont au péril de leur vie tenter de soustraire aux forces malveillantes de cet endroit des pierres magiques. Yann est un jeune garçon autiste. Ani est le seul à le comprendre. Effectivement une sorte de langage télépathique (vision d’images) c’est naturellement mise en place, ce petit chien (très malade) devient ainsi son meilleur ami. Ensemble, ils considèrent leur environnement sous un autre œil bienveillant, acceptant que la nature est une entité à part entière. D’autre part, se trouve également un personnage bien plus sombre, désespéré et anéanti, James Marchal. Personnage certes caricatural d’un homme blessé par la disparition de son fils annihilant ses souvenirs bienheureux dans l’alcool. James est la contrepartie, plus exactement l’opposé, de Yann. Leurs missions sur cet espace providentiel échappant à toutes les lois de la nature exacerbée, font resurgir le meilleur et le mauvais en eux et les souvenirs.

 

Nico Augusto offre un récit à la fois teinté de paranormal, de fantastique et de policier. La voix du narrateur oscille entre les différents protagonistes et ouvre parfois une fenêtre sur une époque antérieure à l’action. Cette balade m’a quelque peu déroutée, notamment au niveau de l’enchainement des situations. Malgré cela, les pièces arrivent au terme de ce premier tome à s’enchevêtrer et surtout donne un début de réponse à la scène ouvrant le roman.  L’auteur explore avec ingéniosité l’essence même de l’Homme, de la nature. Le paranormal a une place prépondérante dans le récit donnant ainsi à l’action des scènes surréalistes (que j’adore) et trépidantes. L’aventure reste au cœur du roman pour un résultat surprenant.

 

Le final laisse espérer une suite haletante que j’ai hâte de découvrir !

 

 


 

Je remercie Laure de m’avoir permis de découvrir ce roman.

 

 

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