LES SAISONS DU PARADIS de Nico Augusto.

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[THRILLER ESOTERIQUE – Nouveauté 2018]
Préface de Grant Wilson
Editions Exergue – Collection roman Eso.

 

Format broché (338 pages) : 19.90€
Ma note : 3/5

 

 


 

Le résumé :

 

Nina et Ana sont les enfants du meneur d’un groupe de survivants… Ils apprennent à évoluer dans un nouveau monde, se rappelant chaque jour que l’arrogance et la toute-puissance de l’Homme ont eu raison… de leur planète. Mais que s’est-il passé avant la fin ? Ce roman ésotérique est écrit sous la forme d’une enquête policière menée par deux profilers de la brigade new yorkaise, qui traquent un tueur aux capacités extrasensorielles à la suite de la disparition d’enfants. A travers les destins croisés de ses personnages, Nico Augusto éveille l’imagination et l’esprit à d’autres possibles. Il nous convie à un voyage d’exploration de la nature humaine, mais aussi de la Terre et de ses autres dimensions.

 


 

Mon avis :

 

Le roman s’ouvre sur un chapitre où le monde que l’on connaît, n’existe plus. Anéanti par la suprématie de l’homme, 2047 est à l’image d’une monde désolé, dévasté. Quelques personnes ont survécu se regroupant afin d’affronter les éléments. Nina et Ana, deux sœurs, voient pour la première fois un cerf majestueux et magnifique et sera le prélude à une histoire moralisatrice et intense.

 

La trame du roman n’est pas sans me rappeler un sujet déjà abordé par Bernard Weber dans  » Les Thanatonautes ». Qu’y a t-il après la mort ? Question existentielle qu’aborde avec beaucoup d’imagination Nico Augusto. Ce dernier va explorer auprès de quatre personnages un univers entremêlé d’ombres et de paix.

 

Sur le plancher des vaches : deux inspecteurs, Tim Northmann et Eddie Nomura, sont confrontés à des disparitions inquiétantes d’enfants. Le principal suspect n’a rien de normal, beaucoup d’éléments sont trop abjects et irréels. Cette course effrénée ne les laissera pas indemnes et quand la vérité éclate, il sera certainement trop tard pour la tranquillité de l’humanité.
Ailleurs, sur Terre, entre ciel et terre : deux autres personnages vivent une aventure trépidante, mystique qui révèle peu à peu les secrets de la vie et de la mort. Yann Northmann et son fidèle compagnon, Ani, vont au péril de leur vie tenter de soustraire aux forces malveillantes de cet endroit des pierres magiques. Yann est un jeune garçon autiste. Ani est le seul à le comprendre. Effectivement une sorte de langage télépathique (vision d’images) c’est naturellement mise en place, ce petit chien (très malade) devient ainsi son meilleur ami. Ensemble, ils considèrent leur environnement sous un autre œil bienveillant, acceptant que la nature est une entité à part entière. D’autre part, se trouve également un personnage bien plus sombre, désespéré et anéanti, James Marchal. Personnage certes caricatural d’un homme blessé par la disparition de son fils annihilant ses souvenirs bienheureux dans l’alcool. James est la contrepartie, plus exactement l’opposé, de Yann. Leurs missions sur cet espace providentiel échappant à toutes les lois de la nature exacerbée, font resurgir le meilleur et le mauvais en eux et les souvenirs.

 

Nico Augusto offre un récit à la fois teinté de paranormal, de fantastique et de policier. La voix du narrateur oscille entre les différents protagonistes et ouvre parfois une fenêtre sur une époque antérieure à l’action. Cette balade m’a quelque peu déroutée, notamment au niveau de l’enchainement des situations. Malgré cela, les pièces arrivent au terme de ce premier tome à s’enchevêtrer et surtout donne un début de réponse à la scène ouvrant le roman.  L’auteur explore avec ingéniosité l’essence même de l’Homme, de la nature. Le paranormal a une place prépondérante dans le récit donnant ainsi à l’action des scènes surréalistes (que j’adore) et trépidantes. L’aventure reste au cœur du roman pour un résultat surprenant.

 

Le final laisse espérer une suite haletante que j’ai hâte de découvrir !

 

 


 

Je remercie Laure de m’avoir permis de découvrir ce roman.

 

 

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VEUX-TU DINER AVEC MOI ? de Maxime Morin.

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[ ROMAN POLICIER – Nouveauté 2018]
Éditions de Mortagne
Format numérique (422 pages) : 16.17€
Broché : 18.00€
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

Maxence Verlomme a récemment vu sa vie s’effondrer. Il y a trois mois, sa carrière de flic s’est brisée avec l’annonce du cancer de sa femme. Pour vivre ses derniers instants avec elle, il a dû abandonner sa traque du Marchand de sable, un tueur en série activement recherché. Ayant enterré Marion le matin même, l’homme se réveille, quelques heures plus tard, prisonnier d’un autobus fuyant la capitale. Deux ravisseurs, neuf otages. Lorsque le premier captif est ramené sain et sauf à son domicile par ses bourreaux, plutôt que de profiter de sa liberté, il préfère se tirer une balle en pleine tête. Dès lors, chacun comprend que le danger ne se trouve pas à l’intérieur du bus, mais bien à l’extérieur. Un road trip macabre où chaque arrêt se révèle fatal. Et quand les affres du passé resurgissent, le compte à rebours est déjà lancé, ne laissant à Verlomme que peu de temps pour découvrir le lien qui les unit tous. À la fin du voyage, la rédemption. Ou bien la mort.

 


 

Mon avis :

 

Halloween approche, alors, pourquoi pas s’offrir un moment lecture adéquat à l’atmosphère voulue ? Et bien j’ai pour toi un thriller décapant et étonnamment effroyable.

 

A première vue, le résumé qui m’a tout de suite fait penser à un certain film (Speed, 1994), ne laisse absolument rien présager à ce qui se cache parmi ces pages.

 

Et je ne peux m’exclamer : Aaaaa l’abordage !

 

Maxence Verlomme est un flic bon sous tout rapport, peu apprécié par ses pairs, mais les résultats sont là. Il reste malgré tout un loup solitaire. Sa femme, Marion, est son seul et unique rayon de soleil. Gravement malade depuis des années, il tend à lui rendre la vie plus facile et agréable. La maladie emporte Mario et c’est alors que le monde de Maxence vrille.

 

Quelques heures après l’enterrement de sa femme, il se retrouve pris en otage avec 8 autres personnages dans un bus. Deux personnes cagoulées font régner la terreur dans ce bus bringuebalant vers une destination qui se précise au fil des heures. Maxence a pris sa retraite anticipé de flics il y a trois mois de cela. Mais quand t ‘es flic un jour, t’es flic pour toujours. Par la force et la volonté (amen !), Maxence reprend « du service ». Les méninges s’activent, les hypothèses fusionnent : Que fait-il ici ? Quels liens les unis tous ? Pourquoi ses souvenirs sont-il vagues ? Que va t-il m’arriver ?

 

Tout autant de questions pertinentes pour une urgence vitale : la survie.

 

Road trip macabre, huit clos effrayant : un duo sans équivoque qui a eu le mérite de me faire vivre des heures de lectures addictives. Pendue aux mots, la recherche de la vérité tient en haleine. Les péripéties de Maxence, ses flash back, ses souvenirs, ses questions, ses doutes, sa peur, sa colère, son désarroi m’ont assaillie d’une force surprenante. Au fil des pages le personnage de Maxence s’affirme et se révèle.

 

Et il arrive le moment où tout dérape et l’histoire prend une nouvelle dimension hallucinante et inattendue ! Et la c’est le OH MON DIEU !, le OH PURÉE ! le NOOOOOON !, le C’EST PAS POSSIBLE ! …. qui résonnent dans les limbes de ton cerveau. Scotchée, tu deviens !

 

VEUX-TU DINER AVEC TOI ? est incommensurablement un page turner de tonnerre ! Un clifhanger de malade qui a eu le don de m’épater. Le seul petit bémol, mais qui en soi n’est pas forcément dramatique, est le fait que bien des questions restent sans réponses. Rien ne t’empêche toi, lecteur, de fomenter tout un plan pour combler cette petite lacune. Et j’avoue l’exercice est plutôt sympathique.

 

Mystère, rage, colère, énigme, sang, horreur, amour, drame, manipulation, suspense deviendront pendant cette lecture tes meilleurs amis.

 

Les mordus du genre s’en mordront les doigts et seront charmés par l’atmosphère glaçante à la Stephen King (pour donner une image … n’est ce pas … !!).

 

A découvrir … sans aucun doute !

 


 

Je remercie Pascale pour sa confiance et sa patience.

 

 

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L’ASSASSIN DE MA SŒUR de Flynn Berry.

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[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE – THRILLER – Rentrée littéraire 2018]
Éditions PRESSES DE LA CITE – Collection Sang d’encre
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Valérie Malfoy.
Titre original : Under the Harrow

 

Format broché ( 272 pages) : 20.90€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 


 

Le résumé :

 

« Imaginez la série policière Broadchurch écrite par Elena Ferrante. » Claire Messud
Nora, la petite trentaine, prend le train depuis Londres pour rendre visite à sa sœur dans la campagne. À son arrivée, elle découvre que Rachel a été victime d’un crime barbare. Atomisée par la douleur, Nora est incapable de retourner à sa vie d’avant. Des années auparavant, un événement traumatique a ébranlé sa confiance dans la police ; elle pense être la seule à pouvoir retrouver l’assassin de sa grande sœur. Mais isolée dans ce petit village qui chuchote et épie, isolée – surtout – avec les démons de leur jeunesse sacrifiée, Nora devra souvent se battre avec elle-même pour retrouver la vérité sous la surface brumeuse des souvenirs.

 


 

Mon avis :

 

Premier roman de Flynn Berry et déjà en lice pour être adapter par la Paramount ! Et en refermant ce thriller décapant, je n’en suis pas du tout étonnée.

 

Nora n’a rien d’une super héroïne. Ce n’est pas une super nana aux pouvoirs bluffant. Une femme lambda qui voue pourtant une admiration sans faille à sa sœur, Rachel. En y regardant de plus près, cette relation s’avère très vite toxique. Nora a découvert sa sœur assassinée. Témoin du dernier soupire de Rachel, Nora va se battre pour que la police découvre le meurtrier.

 

Très vite, je me suis sentie acculée. Une chape de plomb m’écrasant littéralement. Un roman noir flirtant avec le thriller ou l’inverse. L’immersion dans la problématique est très rapide et par la suite il n’y aucun temps de répit.

 

La personnalité de Nora se fait plus précise au fil des chapitres : le personnage frôle la névrose et la paranoïa, accaparé par la nervosité et le chagrin. La suspicion et la vengeance deviennent un leitmotiv très puissant. Le lecteur suit les pérégrinations d’une femme abandonnée, orpheline où le passé effrayant resurgit de plus belle. Le lecteur se balade au grès de flash back, de la réalité induite par le présent et des songes sur un avenir bienheureux qui se présentait.

 

Flynn Berry a le don incroyable de balader son lecteur. Elle l’incite avec une incroyable facilité à prendre les mauvais chemins et lui inonde le cerveau avec une multitude de détails faussant le final. Personnellement tous les personnages ont été des suspects. Il est rare que je fasse autant de conjonctions.

 

L’ASSASSIN DE MA SOEUR est sans contexte une sacrée découverte. Il m’a manqué tout de même ce petit frisson pour en faire un coup de cœur. Auteur à suivre au talent de conteuse hors paire qui dans un proche avenir, j’espère, fera vivre de belles heures de lecture tourmentée.

 

 


 

 

Je remercie Babelio et Presses de la cité pour leur confiance lors de la masse critique privilégiée.

 

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BABY DOLL de Hollie Overton.

 

 

 

[ THRILLER – Nouveauté 2018]

Éditions Mazarine

Traduction : Françoise du Sorbier

 

 

Format numérique (368 pages) : 15.99€

Broché : 21.90€

Ma note : 5/5 mention « à découvrir » et « petit coup de cœur »

 

 

 

 

 


 

 

Le résumé :

 

La nouvelle vie de Lily Riser commence un soir d’hiver glacial. Seulement vêtue d’un pyjama, elle passe la porte. Elle serre sa fille dans ses bras. Et se met à courir. Loin de la cabane dans la forêt, loin du père de Sky, de cet homme qui l’a séquestrée pendant huit ans et qui, pour la première fois, n’a pas fermé la serrure. Lily est libre, mais ce n’est pas pour autant que leur calvaire est fini. L’enlèvement et les sévices qu’elle a subis ne l’ont pas seulement marquée à vie, sa disparition a aussi détruit sa famille – surtout sa soeur jumelle qui ne s’est jamais remise de sa disparition. Tous tentent tant bien que mal de reconstruire un avenir, sans se douter qu’ils vont être à nouveau mis à rude épreuve.
Depuis sa cellule de prison, le ravisseur de Lily compte bien punir sa Baby Doll pour sa désobéissance…

 


 

Mon avis :

 

Une lecture qui a fait parler d’elle au sein du Picabo River Book Club (club dédié à la littérature Nord-Américaine) à sa sortie. Des avis aussi enthousiastes que timorés.

 

Je ne te cache pas que le résumé a tout pour intriguer. Je pense avoir imaginée une dizaine de scénario et j’étais loin, très loin du compte.

 

Hollie Overton ne ménage pas son lecteur et fait vivre à ses personnages toutes les misères du monde. Un thriller psychologique étonnamment sombre où les moments de plénitude sont très rares.

 

Il ne me semble jamais avoir lu un thriller traitant sur l’après d’un kidnapping, de séquestration et d’une libération. A contrario j’ai déjà visionné plus d’un film sur le sujet. Mais c’est d’autant plus remuant quand tu lis. N’est ce pas ? Pour ma part je suis plus sensible aux mots.

 

Lily a été captive pendant huit longues années. Enlevée à l’âge de 16 ans, elle a subi de nombreuses tortures, privations, abus sexuels, viols et j’en passe. D’ailleurs l’auteur a eu la gentillesse de ne pas nous décrire toute cette partie, laissant les suggestions faire le travail. Lily, sous ses airs de femme soumise, bafouée, esclave, a toujours nourri des rêves d’évasion et de liberté. Espoir qu’elle partage avec sa petite fille, Sky.

 

Lorsque l’impensable se produit, c’est avec toute sa rage qu’elle prend la fuite. Retrouver les siens, son premier amour, sa jumelle, sa maison, ce sont tous ces éléments qui la tirent vers le haut, pour se surpasser, pour éviter de s’écrouler.

 

Seulement si la liberté est enfin là, palpable, son tortionnaire derrière les barreaux, le gout à la vie, son paradis si chéri s’écroule car le monde, son monde a continué d’avancer sans elle. Elle ne comprend plus ce qui se déroule sous ses yeux, et l’adaptation est aussi une épreuve insurmontable que son enfermement.

 

C’est sur ce point là que Overton excelle. C’est cette manière de mettre en scène une liberté qui n’en est pas forcément une. L’emprise psychologique, la phobie de l’inconnu, la réappropriation d’elle même, l’acceptation de ce nouvel entourage, tout autant de points qui façonnent la trame de l’histoire. C’est sans contexte remuant. L’auteure n’hésite à aucun moment de corser son histoire en y rajoutant ces petits éléments perturbants qui font au final un grand tout subjuguant.

 

La psychologie des personnages est parfaitement maitrisée et saisissante. J’ai suivi toutes les réflexions, les décisions, les doutes et le peurs de chaque protagonistes et le texte à 4 voix facilitent l’imprégnation de ces derniers. J’ai tour à tour, découvert les pensées de Lily, de sa sœur jumelle, de sa mère et de son tortionnaire. De fil en aiguille, les éléments composent un ensemble tonitruant reflétant les profondeurs de l’âme humaine et de ce qu’elle a de plus pervers. Des personnes détruits par ces épreuves qui font face à leur manière qu’elle soit bonne ou mauvaise. Des actes impardonnables, insoupçonnés, inconsidérés et d’amours.

 

Ce thriller est petit coup de cœur. Il me manque un quelque chose au sujet du tortionnaire, et là c’est mon côté machiavélique qui parle. Dommage que l’auteur n’a pas développé son ressenti, notamment au niveau du final. Ca reste en soit un point stratégique pour lui voler la vedette, je pense que j’aurai aimé voir, plutôt lire, sa fureur et son apitoiement.

 

Ce premier roman est une sacrée claque pour ma part. Emotionnellement intense, l’histoire ne peut pas te laisser insensible. Ca remue les tripes et c’est effroyable. A découvrir si t’aime cette atmosphère.

 

 

 


 

Je remercie les éditions Mazarine pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

 

 

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LE VASE ROSE d’Eric Oliva.

 

 

 

[THRILLER PSYCHOLOGIQUE  – Nouveauté 2018]

Éditions Taurnada – Collection Le Tourbillon des mots

 

Version numérique (240 pages) : 4.99€

Broché : 9.99€

Ma note : 4/5

 

 

 

 

 


 

 

Le résumé :

 

Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?
Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever.
Frédéric Caussois a choisi.
Pour lui, aucun compromis, il doit savoir,
connaître la vérité.

 


 

Mon avis :

 

Je dois dire que le début du roman a tout pour bouleverser, surprendre et intriguer. Frédéric Caussois est anéanti par cette disparition qui n’aurait jamais dû être. Comment surmonter cette épreuve ? Comment continuer à vivre après ça ? Les images hantent son esprit jour et nuit. Les traitements médicamenteux et l’alcool sont autant de moyens de distraction qui pourtant ne lui permettent en aucun moment d’oublier. Seul, perdu, sa femme partie, il tourne en rond, rumine et plonge irrémédiablement vers l’enfer. Son cauchemar est un calvaire sans nom. Las du silence radio du gendarme en charge de l’enquête, il ne supporte plus de ne pas savoir.

 

Bénéficiant d’une occasion inespérée, le destin met sur sa route une jeune femme qui va le soutenir bien plus que nécessaire. Une certaine complicité va les lier petit à petit alors que Fred continue à remuer ciel et terre pour enfin débusquer le responsable de cette atrocité. D’actions en actions, les éléments apparaissent pour un dénouement loin d’être évident.

 

Je pense que mon avis sur LE VASE ROSE va être assez court car je ne veux nullement te spoiler ce thriller assez hallucinant. Je pense avoir imaginer tous les coupables potentiels sans bien sur mettre le doigt sur le véritable coupable. J’ai quelque peu été déstabilisée par ces deux rebondissements finaux. Je crois bien être restée cinq longues minutes devant ma tablette bouche bée entrain de me remémorer l’histoire et de savoir où j’avais louper le coche. Et bien non, je n’ai rien raté ! Moi qui adore les surprises, et bien j’ai été largement gâtée.

 

Les personnages sont percutants. Leurs démarches sont acceptables et bien sur, biens fondées. Que feriez vous pour savoir enfin cette vérité ? N’hésiteriez-vous pas à tenter l’impossible ? Et c’est sur ce dernier point que l’auteur invite son lecteur à la réflexion. Il vient titiller ta conscience et ta morale. Il te met face à l’improbable, au surréaliste, à la violence du cœur et de la raison. Y a -il une frontière entre le bien et le mal lorsqu’on est victime ? Eric Oliva met parfaitement en évidence cette désolation, cette perdition. Il ose déranger son lecteur par des moyens peu scrupuleux rendant la lecture psychologiquement très intense. Et le résultat est plutôt pas mal et surtout très intéressant.

 

Eric Oliva fort de sa plume talentueuse, t’immerge dans un cauchemar sans nom et psychédélique. La lecture fut addictive et surprenante mais le final me laisse un petit goût amer : je m’étais faite à l’idée initiale et j’ai eu du mal à encaisser ce genre de dénouement qui néanmoins, d’autres lecteurs trouveront génial.

 

Belle découverte ! Un thriller aux atouts psychologiques non négligeables.

 


 

Je remercie Joël des Editions Taurnada pour sa confiance et sa patience.

 

 

 

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DES VISAGES ET DES MORTS de Mickaël Koudero.

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[THRILLER – Nouveauté 2018]
Éditions De Mortagne (Canada)
Service presse

 

 

Format numérique (546 pages) : 16.17€
Broché : 18.00€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 

Je remercie Pascale, attachée de presse des éditions De Mortagne, pour sa confiance.

 

 


 

Le résumé :

 

Le froid de novembre. La neige et l’horreur. En France, à Lyon, un homme est assassiné dans une église. Son dos a été tailladé, sa langue, coupée. À sept cents kilomètres de distance, sa fiancée est retrouvée pendue à un arbre. Un meurtre maquillé en suicide. Très vite, le sang se répand jusqu’en Belgique. Dans un asile abandonné, on découvre le cadavre d’une femme entièrement nue, le visage arraché. Une folie sans nom. Les meurtres s’enchaînent, et tous portent la signature d’un tueur en série libéré un an plus tôt, le Borgne. L’homme aurait-il repris du service ? Difficile à croire vu son âge avancé et son état de santé. Non, la réalité est bien plus noire. Laura, Milan et Adami, des policiers venus de tous horizons, vont rapidement le comprendre. « Nous ne sommes pas face à un tueur en série, mais à une série de tueurs. » Et ceux-ci se sont réunis en force, décidés à marquer les mémoires de leurs crimes pour entrer dans la postérité.

 


 

Mon avis :

 

Voici un thriller qui ne m’a pas du tout laissé indifférente. Dans le style « page turner » tu as de quoi passer un super moment de lecture en sa compagnie !

 

Hiver, il neige. Lyon. Lille. Bruxelles. Quatre corps. Quatre meurtres sauvages. Un mode opératoire semblable mais perpétré par différents meurtriers. Il n’en faut pas plus pour semer la pagaille dans les services de police. Laura, capitaine, a rejoint les rangs de la police de Lyon par vocation. Milan Dacourt, lieutenant de la PJ de Dijon, ne vit que pour son métier. Hugo Adami, est policier à Bruxelles, un vieux de la vieille, le roublard du service. Trois enquêteurs hors pairs qui vont mettre leurs flairs aux services de cette enquête hors norme. Tous les trois font plonger dans les affres perverses de l’être humain. Côtoyer son côté sombre, démoniaque, primaire. L’être humain dans la déchéance la plus totale. Assoiffé de sang, de reconnaissance et d’estime. Un lignée de tueurs silencieux et macabres. Des tueurs bafoués dans leur estime de soi. Des tueurs aux profils en apparence sans tâche. Des hommes et des femmes, une communauté qui redéfini la vision même des meurtres en séries.

 

Après Sire Cédric, Franck Thilliez, Slimane-Baptise Berhoune et bien d’autres…, je suis ravie de découvrir cet auteur talentueux. Koudero a l’art et la manière de mettre en avant ces personnages dans un contexte totalement sordide. Il met un point d’honneur à décrire les émotions et les pensées de ses protagonistes avec délicatesse et force. Il les met à rude épreuve. Une guerre des nerfs éprouvante et épuisante qui mène nos trois enquêteurs sur des chemins semés d’embûches. Un enquête complexe qui rappelle celle diligentée 24 ans plus tôt par Adami : Le Borgne. Un psychopathe asocial qui a l’aide d’une arme blanche avait éventré quatre femmes reliées à son enfance. Cette nouvelle enquête présente de fortes ressemblances : victime aux faciès identiques aux toutes premières victimes du Borgne et mode opératoire quasi identique. Fort de persévérance, Laure, Milan et Adami mettent le doigt sur des petits éléments qui mis bout à bout éclairent nos enquêteurs sur la dimension disproportionnée de ces crimes. Les rebondissements s’enchainent à une vitesse effrénée. Une course contre la montre éreintante et usante. Cette immersion fera écho aux blessures propres de nos trois policiers et s’en relèveront difficilement.

 

Je ne te cache pas que j’ai kiffé cette lecture. Il y a tous les ingrédients que j’adore retrouvé dans un thriller : une trame sensationnelle, un final tonitruant avec des surprises époustouflantes, une intrigue hyper passionnante qui s’égrène au fil des pages et qui ne laisse filtrer aucun soupçon, des personnages honnêtes sans fioritures ( pas de supers flics, mais une femme et deux hommes entiers avec leurs propres blessures), des psychopathes hyper méchants ( leurs psychologies sont au diapason avec leurs démences), un décor sordide (maison vide, hôpital psychiatrique, prison, église, arbre et rue non avenante…) et des scènes sanglantes à t’hérisser le poil.
Et sur la forme, je n’ai rien à redire. Une plume à 100% efficace. Une plume franche et addictive. Un auteur qui sait te mener par le bout du nez. Le choix de chapitres courts donne un rythme très intéressant au roman.

 

Je t’assure qu’une fois ce thriller ouvert, tu ne peux plus le refermer. D’ailleurs c’est impensable et infaisable. T’es là, pris dans un tourbillon de folie où la seule chose qui demeure s’est de savoir la suite des événements et les pages s’enquillent sans que tu fasses attention. Quand je te dis que c’est un page turner du diable !

 

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

-Vivre nourrirait l’amertume de retrouver leur condition d’autrefois, l’indifférence, l’oubli dont ils étaient victimes avant de commettre leurs actes. […] Par leurs actes impensables, ils ont transgressé toutes les règles, marqué de leur empreintes la société. Même mort, ils continueront à exister. On ne se souvient pas de l’architecte, mais de l’incendiaire,. On oublie les victimes, mais jamais les monstres.
-La personne à l’origine de cette communauté de tueurs suivra le même chemin, murmura Adami.
-Votre Erostrate incarne le mal à l’état pur. Un mal où renaissance et reconnaissance marchent main dans la main. Votre tueur ne peut avoir peur de la mort. Il sait que demain d’autres âmes prendront le relais.
Le Borgne étira les lèvres.
-Nous sommes les enfants d’Erostrate.
Il se tut sur ces paroles, marquant le fin de l’entretien.
(page 436)

 

 

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SEKT, tome 1 : L’origine du venin de Vincent Ravalec.

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[THRILLER ESOTERIQUE – Nouveauté 2018 ]

Éditions TohuBohu

Service presse

 

 

Format broché (470 pages) : 22.00€

Ma note : 3.5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions TohuBohu pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

 


 

Le résumé :

 

Le chef gendarme y va de son laïus. Ils ont toutes les raisons de penser qu’il est arrivé quelque chose au fils de la femme ici présente et il précise qu’il serait dans l’intérêt de tous de collaborer. Aucune réponse. Silence de mort. Le jour se lève. Les yeux de la femme s’agrandissent d’horreur, ceux de Serge et de Marie-Hélène de stupeur. Dans le jardin, flottant sur des lambeaux de brouillard, scène d’épouvante, un homme est crucifié. On voit qu’il est encore vivant. Pour Serge, flic déclassé et Marie-Hélène juge fautive, c’est la possibilité du rachat. Résoudre ce mystère démoniaque c’est la rédemption ; échouer, la plongée professionnelle aux enfers. L’Origine du venin est un thriller diabolique au coeur des forces du mal qui nous côtoient dans l’ombre de notre quotidien. Un roman qui nous emmène loin, très loin, dès la première page et qui nous laisse pantois à sa conclusion.

 


 

Mon avis :

 

Je crois qu’aujourd’hui je vais être en mode « râleuse ». Alors oui ça m’arrive de temps en temps mais c’est pour la bonne raison. Je râle surtout contre moi même. Je n’ai absolument pas pu mesurer à sa juste valeur ce thriller qui est pourtant sensationnel. Tu ne me vois pas et encore moins vous m’entendez, mais je râle haut et fort.

 

Ce thriller ou polar est porté sur l’ésotérisme. Le Bien et le Mal. Leur confrontation incessante. L’enfer et le Paradis. Dieu et le Diable. Un super enjeu pour une enquête au cœur des sectes satanistes. Des enlèvements de jeunes femmes vierges qui sont promis à être sacrifiées pour l’élévation spirituelle et l’emprise indéfectible sur le monde par une alliance satanique. Une immersion dans le monde invisible régie par les étoiles, des cérémonies, des chamanes, des chants et des tatouages. Des codes à la base du monde spirituel qui perdurent depuis l’émergence de l’humanité. Le postulat du départ de cette histoire est le fait que Le Venin (l’origine du mal) est au sein de l’humanité depuis ses premiers pas. Certes il s’amenuise au fil des siècles, mais certaines poches familiales ou sectes font de la résistance et perdurent cette funeste tradition. L’auteur ne manque pas par ses riches descriptions à nous immerger dans cet univers malsain et terrifiant. Il éveille parfaitement la curiosité de son lectorat en apportant des précisions et des scènes à te glacer le sang. L’auteur ne s’arrête pas là dans son développement autour de la magie noire. Il y intègre une dimension bien plus moderne et actuelle est c’est ce que l’on nomme le mouvement transhumain. Kesako ? Le transhumanisme désigne un mouvement culturel et intellectuel international récent prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Il effleure la possibilité que l’intelligence artificielle et biotechnique pourrait régénérer la mémoire collective à un ADN proche, donc de la même famille. En plus clair ça donne : la résurgence des souvenirs encodés dans l’ADN transmis de génération en génération. Ou encore en plus clair : tu te souviens que ton ancêtre s’est pris une sacré cuite y a deux mille an en arrière. Trêve de plaisanterie ! Je trouve que cet élément assez étrange en soi est parfaitement intégré dans cette prise de pouvoir voulue par les sectes. La manipulation, la sournoiserie, la haine, l’abomination sont au coeur de cette histoire qui apporte à mon sens ( même si je râle toujours ) une trame assez spectaculaire et sensationnelle.

 

Les personnages principaux, les deux presque flics, Serge (ancien flic) et Marie-Héléne (ancien juge) sont assez complémentaires et apportent tout un paradoxe surtout au niveau de leur personnalité mise à mal par leur bon sens, leur passé respectif et par ces découvertes qui remettent en cause leur pseudo croyance. Tous les autres personnages ne sont pas en reste et nous offrent des moments assez exceptionnels. J’ai pu constater tout au long de ma lecture, leur évolution propre qu’elle tende vers le meilleur ou le moins bon.

 

Ravalec nous offre un thriller ésotérique extraordinairement sensationnel. Les détails apportées certainement par les recherches propres de l’auteur confèrent en parallèle de cette enquête hors norme, un côté documentaire des plus intéressants.
Alors pourquoi je n’ai pas accroché ? Premièrement, je traverse une période difficile où j’ai du mal à me concentrer sur mes lectures (fatigue, boulot et temps exécrable ne m’aident pas). Le second point : j’ai vraiment du mal avec les chapitres trèèèèès longs. Je trouve, à mon sens, que ça casse le rythme de lecture et donc au contraire allonge le temps des scènes ou de réflexions. Il m’a manqué tout au long de ma lecture, cette bouffée d’oxygène salvatrice. Et le troisième point : le changement incessant d’un paragraphe à l’autre de narrateur et point de vue et dans un chapitre long c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

 

Alors je râle encore car je suis passée à côté d’un super thriller où le style de Ravalec est surprenant et intéressant. Je me replongerai, certainement, d’ici quelques années à nouveau, dans cette lecture pour enfin en mesurer toute l’importance et la subtilité.

 

 

 

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