EMMA DANS LA NUIT de Wendy Walker.

41qzdQIo-IL._AC_SY400_

 

 

[POLICIER / THRILLER – Nouveauté 2018]

Éditions SONATINE

Traduction : Karine Lalechère

Service presse

 

Format numérique (312 pages) : 14.99€

Broché : 21.00€

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « à découvrir »

 

 

 

Je remercie les éditions Sonatine de m’avoir permis de découvrir ce livre via la plateforme Netgalley.

 

 


Le résumé :
Deux sœurs disparaissent. Trois ans plus tard, une seule revient. Dit-elle toute la vérité ?
Emma, 17 ans, et Cass, 15 ans, sont les sœurs Tanner, devenues tragiquement célèbres depuis leur inexplicable disparition. Après trois ans d’absence, Cass frappe à la porte de chez ses parents. Elle est seule. Elle raconte comment sa sœur et elle ont été victimes d’un enlèvement puis retenues captives sur une mystérieuse île. Emma y serait toujours. Mais la psychiatre qui suit cette affaire, le Dr Abigail Winter, doute de sa version des faits et s’intéresse de plus près aux Tanner. Elle finit par découvrir, sous le vernis des apparences, une famille dysfonctionnelle régentée par une mère narcissique. Que s’est-il réellement passé trois ans auparavant ? Cass dit-elle toute la vérité ?

 


 

Mon avis :

 

Une nouvelle idée lecture que je dois, une nouvelle fois, au groupe #PicaboRiverBookClub. Et c’est une super idée lecture ! Un policier avec un soupçon de thriller psychologique. Un mélange qui est loin de laisser de marbre.

 

Cass et Emma (respectivement 15 ans et 17 ans) ont disparu du jour au lendemain. Fuite ou enlèvement ? L’enquête n’aboutit à absolument rien. Deux sœurs sans histoires, sans problèmes. Deux sœurs qui ont tout pour elles : une famille recomposée aimante et bien sous tout rapport. Cette disparition a profondément marquée la population et bien plus encore leur père. La psychologue, Dr Abigail Winter, qui était en charge de dresser les portraits psychologiques de ces deux sœurs, n’a jamais su faire attendre sa voix à sa hiérarchie sur ses soupçons. Des soupçons qui seront validés trois ans après, à la réapparition de Cassandra

 

Trois longues années. Trois longues années à préparer sa fuite. Trois longues années à réécrire son histoire. Trois longues années silencieuses. Cass a eu trois longues années. Sa réapparition bouleverse et inquiète. Où est donc Emma ? Alors Cass va raconter, sa détention, ses faiblesses, sa sœur. Elle va parler de sa sœur, celle qu’elle adule, adore et aime passionément. On découvre Emma à travers des mots fort d’une jeune fille traumatisée et apeurée. D’une jeune fille détruite qui de ses yeux innocents, a vu cette souffrance destructrice happée Emma. Elle a tout vu. Elle a tout ressenti. Ils doivent absolument retrouver sa sœur. Ils doivent la sauver. Ils, c’est le FBI en charge de l’enquête mais plus précisément c’est elle, Abigail Winter, dans laquelle Cass met toute sa confiance et son énergie pour en l’a retrouvée. Les mots de Cass vont la toucher et la mener sur les chemines arpentés trois ans plus tôt. Son intuition se révèle juste et aider de son ami, l’agent en charge de l’enquête, ils partent sur des sentiers sinueux à la quête d’une vérité qui prend rapidement une tournure insoupçonnée. Les éléments, les petits détails, le comportement de Cass, les réactions de son entourage, tout est passé au peigne fin. La vérité aura t-elle son dernier mot ?

 

Wendy Walker te plonge dans les méandres d’une famille dont l’apparence est souvent trompeuse. Une immersion terrible dans un quotidien où la survie, la manipulation et la jalousie cohabitent inlassablement. Une famille mortifiée par des faux semblants. J’ai été de suite désarçonnée par la puissance qu’émane de Cass. Les mots qu’elle utilise sont méticuleusement choisis. L’auteur te projette littéralement dans le chaos de ses pensées. Tu suis, pas à pas, l’évolution de ses idées, de ses peurs, de ses doutes et tu sens que quelque chose cloche sans savoir quoi. Et puis parallèlement tu suis le processus d’enquête et notamment les réflexions de Abigail Winter qui lentement va dénouer les fils pour mettre le doigt sur le point essentiel.
Wendy Walker aborde un sujet très délicat : le trouble de la personnalité narcissique au sein de la famille. Loin d’être dérangeant, ce thème implique la souffrance, l’humiliation et la destruction de l’estime de soi. De plus, ces deux jeunes filles rentrent dans la partition et j’ai vite ressenti cette angoisse qui te paralyse le corps. C’est un véritable huit clos où l’atmosphère pesante t’opprime au fils des chapitres. J’ai eu cette impression que les murs se refermaient sur moi, sans trouver une véritable issue. C’est douloureux, étouffant, mais voilà tu t’accroches pour connaître cette vérité et lorsqu’elle éclate j’ai ressenti toute la colère silencieuse qui s’est accumulée tout au long de ces 300 et quelques pages. J’ai été abasourdie par ce final que finalement tu ne vois pas venir. Pas le moindre soupçon.

 

C’est un des meilleurs thriller que j’ai pu lire jusqu’à présent. Tous ces détails, cette configuration à deux voix (Cass et Abigail) donnent une dimension éprouvante au contexte du roman. Il y a ce quelque chose qui te sidère complétement et fait retenir ton souffle. T’es là, les bras branlants, tu subis et tu te demandes quel va être le fin mot de toute cette histoire. Un roman très prenant et poignant !

 

Un drame familiale totalement déconcertant !

 

 

Wendy WALKER

En aparté !

Ancienne avocate spécialiste en droit de la famille, en droit commercial et banquière d’affaires, Wendy Walker est aujourd’hui romancière et éditrice dans le comté de Fairfield, Connecticut. Elle commence son travail d’écriture pour les éditions St Martin’s Press avec deux romans féminins, puis la série Chicken Soup for the Soul. Tout n’est pas perdu est son premier thriller psychologique. Avant même sa parution, il est très vite repéré par l’équipe de production de Gone Girl de David Fincher et est en cours d’adaptation par la Warner Bros.
Wendy Walker s’intéresse particulièrement à la psychologie et aux avancées de la recherche scientifiques sur la mémoire. L’auteur analyse dans Tout n’est pas perdu les mécanismes du souvenir et du syndrome post-traumatique. Emma dans la nuit est son second roman publié en France, en 2018.

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site Lisez.com, pour tout savoir !

Vers le site de Wendy Walker, pour suivre son actualité !

Si t’es fan de littérature Nord-Américaine, n’hésite pas à rejoindre le Picabo River Book Club. Le groupe spécialement dédié !

 

 

Screenshot-2018-2-20 L_Organisation, tome 3 Révoltée de Lindsey T

 

 

 

 

Publicités

LA FEMME A LA FENÊTRE de A.J. Finn.

514ka98bNgL._SX309_BO1,204,203,200_

 

[THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2018]

Éditions Presses de la Cité

Traduction : Isabelle Maillet

Service presse

 

 

Format numérique (528 pages) : 14.99€

Broché : 21.90€

Ma note : 5/5 mention « à dévorer »

 

 

 

 

Je remercie Presses de la Cité pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 


 

Le résumé :

 

Elle a tout vu, mais faut-il la croire ?
Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?

 


Mon avis :

 

Une nouvelle idée lecture suggérée par le groupe Picabo River Book Club, dédié à la littérature Nord-Américaine. D’ailleurs, ce thriller psychologique a conquis bon nombre de membres. Du coup j’ai été ravie lorsque ma sollicitation a été acceptée.

 

Contexte
Une maison qui fut jadis de toutes beauté, semble délaisser. Un porche inquiétant, tel un sas de pressurisation qui protège l’unique habitante de ces lieux. Une demeure victorienne, 3 étages, un sous sol, une terrasse envahit par les herbes folles, une verrière de toute beauté mais fragilisée, du salpêtre qui s’infiltre, de la pénombre, beaucoup de pénombre, des bouteilles vides qui s’entassent, une femme, une femme à la fenêtre qui regarde le monde derrière son Nikon. Une femme qui connaît chaque habitants de sa rue. Une fenêtre protectrice. Et une rue.
Une cheminée, une cuisine, des chambres fantômes, un bureau-bibliothèque, un ordinateur, une salle de bain, des toilettes rouges, des toilettes bleues, un parquet aux tâches innombrables, un cutter, un escabeau, un chat, des DVD, et elle. Anna est atteinte d’agoraphobie suite à un traumatisme. Son traitement : une, voire deux bouteilles de vin par jour accompagnées de psychotropes. Sacré cocktail ! Son monde se résume à ces éléments. Un monde enfermé. Un monde qui la protège.  Un monde salvateur et pansement. Un monde calme sans interférence. Son psy, sa kiné et son locataire du sous sol l’aident. Des voisins dont elle connaît les secrets, dont elle admire leur vie trépidante, dont elle respire au travers de leur poumon l’air vicié de la ville. Des voisins dont elle semble aussi proche qu’éloignée.
Tel qu’un Cluedo, A.J. Finn installe finement ses pions dans un décor sombre. Maintenant il est l’heure à Anna de faire entendre sa voix : elle a assisté à un meurtre et sait qui est le coupable, le voisin. Mais tout joue en sa défaveur. Personne ne la croit !

 

 

1,2,3… je me lance !
Dès les premiers chapitre, j’ai été captivée. Une héroïne acculée par bien des malheurs, recluse, voyeuse, renfermée et en plus agoraphobe. Même si elle laisse rentrer ses voisins, l’extérieur la terrifie largement. Un personnage décrit avec beaucoup de précisions et d’honnêteté. Usant parfois de redondance, tel que des tocs, pour amplifier son état (le vin, les films, les taches, la fenêtre, le nikon…) . Un personnage ayant conscience de son trouble, puisqu’elle est pédopsychiatre, et qui cherche donc malgré ses soins médicaux, à réguler d’elle même ses peurs, notamment en aidant en ligne d’autres personnes dans le besoin. Anna est une femme troublante mais tellement attachante. Lorsque son monde serein part en vrille, on la découvre courageuse, déterminée et têtue. A.J. Finn joue parfaitement avec son personnage. Il n’hésite pas à la désorienter et à la manipuler et surtout à la faire douter. Il a crée un univers clos où l’atmosphère s’appesanti au fil des chapitres, tel ces films et polar en noir et blanc qu’il cite tout au long du roman. Mettant en doute la réalité d’Anna, l’auteur s’insinue pour mieux la tourmenter.
Le lecteur est vite acculé par tout ce contexte riche en problèmes épineux. Les chapitres courts confèrent à la lecture un rythme effréné : une idée, un chapitre ; un événement, un chapitre ; un rebondissement, un chapitre. Comme si l’auteur voulait contrôler ta respiration, pour mieux te surprendre. Le roman se déroule sur une quinzaine de jours que tu suis pas à pas, comme si tu lisais un journal intime. Je t’assures que l’effet est vraiment à la hauteur. Le roman se construit petit à petit et dévoile beaucoup d’informations mais au compte goutte. Ce principe est vraiment sensationnel et je ne parle même pas de la plume de A.J. Finn qui est sincèrement très efficace. J’ai du établir une dizaine de scénario avec des « et si… », sans toutefois toucher du doigt la finalité qui s’avère finement jouer.

 

 

« La femme à la fenêtre » est écrit d’un main de maître conservant l’art et la manière du thriller psychologique traditionnel. Mais quel régal, vraiment, c’est un pur régal !

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site de Presses de la Cité, pour tout savoir !

Vers la page Facebook de AJ Finn, pour suivre son actualité !

 

 

Screenshot-2018-2-20 L_Organisation, tome 3 Révoltée de Lindsey T

 

 

TOUTE LA VERITE de Karen Cleveland.

51Jt8-ffooL._SX311_BO1,204,203,200_

 

[THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2018]

Editions Robert Laffont – Collection La Bête Noire

Traduction : Johan-Frédérik Hel Guedj

Service presse

 

Format numérique (384 pages) : 14.99€

Broché : 21.00€

Ma note : 4.5 / 5 mention  » à découvrir »

 

 

 

Je remercie les éditions Robert Laffont et la collection La Bête Noire pour m’avoir permis de découvrir cet étonnant roman via la plateforme Netgalley.

 

 


 

 

Le résumé :
Dix ans de mariage, quatre enfants. Elle pensait connaître son mari mieux que personne. Elle avait tort.
Malgré un travail passionnant qui l’empêche de passer du temps avec ses enfants et un prêt immobilier exorbitant, Vivian Miller est comblée par sa vie de famille : quelles que soient les difficultés, elle sait qu’elle peut toujours compter sur Matt, son mari, pour l’épauler.
En tant qu’analyste du contre-renseignement à la CIA, division Russie, Vivian a la lourde tâche de débusquer des agents dormants infiltrés sur le territoire américain. Un jour, elle tombe sur un dossier compromettant son époux. Toutes ses certitudes sont ébranlées, sa vie devient mensonge. Elle devra faire un choix impossible : défendre son pays… ou sa famille.

 


 

Mon avis :

 

Dans le genre thriller psychologique efficace, il y a ici matière pour passer un super moment de lecture.

 

Vivian Miller est analyste dans le contre-espionnage, division Russie. Mariée avec Matt, informaticien et maman de quatre enfants, elle se voue corps et âme à son boulot même si elle aurait souhaité être davantage présente et être une meilleure mère. Vivian est une femme simple, sans présomption. Lorsqu’elle découvre le dossier compromettant son mari et bien tout son monde part en vrille. Elle tombe dans une spirale sans fond de déprime, d’analyse, de questions ignorées. Toute sa vie est remise en cause : la rencontre avec son futur mari, les choix pris et les attentes.

 

Vivian va être obliger de faire les bons choix qui ne mettront pas ses enfants en danger. Elle doit peser le pour et le contre et sa vie devient très vite un énorme casse-tête.

 

Ne vous attendez pas à des rebondissements à la pelle. L’histoire se positionne sur les révélations actuelles projetées dans le passé et sur les conséquences à venir. Le lecteur est vraiment plongé dans la psychologie du personnage, dans toutes les hypothèses émises et les schémas pour se sortir de ce guêpier. Le lecteur est très vite accaparé par la situation et ne sait plus où donner de la tête. La limite entre la vérité et le mensonge est très fine, et du coup on se perd dans toute cette confusion. La plume de Cleveland est efficace à 100% et sait très bien tromper le lecteur. Elle n’hésite pas utiliser certaine redondance, donnant une atmosphère davantage oppressante et étouffante. Vivian est une femme courageuse qui ne va pas hésiter à se jeter dans la gueule du loup, à ses risques et périls ! Matt m’a de suite apparu comme une personne affabulatrice, narquoise. J’ai vraiment eu de mal à le croire et surtout à le cerner dans sa totalité. Un beau parleur doté d’une manière exaspérante d’enjôler la situation.

 

Une lecture extrêmement prenante, bluffante, sordide et manipulatrice. Et quand vient le final c’est un grand OHHHHHH de surprise qui a résonné. Et à partir de ce moment là tu revis toute l’histoire mais d’un autre point de vue !

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Robert Laffont, pour tout savoir !

Vers le site de Karen Cleveland, pour suivre son actualité !

 

 

 

Screenshot-2018-2-20 L_Organisation, tome 3 Révoltée de Lindsey T

 

DANSE DE SANG de Frédéric Livyns.

51Gp5vsmSPL._SY346_

 

[THRILLER HORREUR – Réédition 2018]

Lune Écarlate éditions – Collection Éclats de Lune

Service presse

 

 

Format numérique (184 pages) : 0.99€

Broché : 13.00€

Ma note : 5/5

 

 

 

 

Je remercie les éditions Lune Écarlate pour leur confiance.

 

 


 

 

Le résumé :
Veuve depuis peu, Véronique a l’étrange sensation de toujours ressentir la présence de son époux. En cherchant des réponses à ses questions, elle va libérer un démon aussi ancien que le monde lui même: le Dévoreur. Elle seule peut mettre fin à cette vague de meurtres cruels qui s’abat sur la ville mais le temps lui est compté car, à chaque âme absorbée, le démon devient plus puissant.
Un terrifiant thriller fantastique qui nous plonge dans l’univers du vaudou.

 

 


 

 

Mon avis :

 

On ne peut pas dire que Frédéric Livyns fait dans la demi mesure. L’horreur, il la met en scène dans toute sa splendeur. Il sème des graines un peut partout, les laissant lentement germer. Petit à petit, elles se font un place, d’abord dans l’ombre pour mieux exploser par la suite. Ca fourmille, ça saigne, ça déchiquète, c’est invisible, ça souffre, ça crie ! Ca te fout une sacré trouille au point que je n’ai pu lire une seule ligne la nuit tombée. Car une chose est sûre, t’es loin du monde des bisounours.

 

Ce thriller fantastique nous plonge dans le monde du vaudou. De son origine africaine, il existe à l’heure actuelle plusieurs sorte de pratique par exemple celui en Haïti. Je n’ai pas eu le temps de faire des recherches pour approfondir le sujet, mais il est clair qu’ici Livyns s’appuie sur des préceptes existants. La trame n’est en rien fantaisiste même si le monde exploré n’est en rien rationnel mais bien plus effrayant ! Du coup l’univers de Livyns et du vaudou se complètent à merveille. L’auteur n’hésite à aucun moment à confier des éléments sur cette pratique ou religion (je ne sais pas comment l’appeler).

 

Véronique a perdu son mari dans un accident de la route. Sentant sa présence tout au long de la journée, elle se confie à sa meilleur amie qui lui recommande de se rendre chez une de ses connaissances : un houngan. Il lui accorde un rite qui le mettra en relation avec son défunt mari mais sous certaines conditions. Malheureusement Véronique n’a pas respecté les règles. De ce fait le plus terrible démon est délivré. Des morts aux corps déchiquetés et exsangues font leur apparition. L’entourage de Véronique est peu à peu décimé. Avec l’aide de l’inspecteur de police, elle va tenter de mettre un terme à toute cette horreur.

 

Que dire sur ce roman ? C’est juste sensationnel ! La tension monte au fil des chapitres. L’horreur s’invite petit à petit. L’atmosphère étrange et lugubre s’insinue de pages en pages. T’es là à te ronger les ongles, car tu ne sais pas ce qui t’attends quand tu vas tourner la page. Tu retiens ton souffle, tu te crispes, tu serres les dents. Tout y est dur à affronter. Bref tu respires un bon coup au point final. Si t’adores toutes ces sensation, alors Danse de sang est fait pour toi !

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Lune Écarlate, pour tout savoir !

Vers le site de Frédéric Livyns, pour suivre son actualité!

 

 

 

ÂME à ÂME de Christian Perrot.

511k-rVrQOL._SX311_BO1,204,203,200_

 

[FANTASTIQUE HORREUR – Nouveauté 2018]

Lune Écarlate  – Collection Lune Ténébreuse

Service presse

 

Format numérique (166 pages) : 4.99€

Broché : 15.00€

Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions Lune Écarlate pour leur confiance.

 

 


 

 

Le résumé :
Un homme désespéré essaye de se suicider en se jetant du haut d’un toit. Par malchance, il fauche avec lui une âme innocente passant par hasard à cet endroit au mauvais moment. Les deux êtres vont se retrouver intimement liés pour un bien étrange voyage aux confins de l’esprit et de la démence. Ensemble, ils affronteront les plus horribles facettes de l’âme humaine jusqu’à l’ultime vérité, car, de cette rencontre fortuite, dépendra la vie de trois personnes diamétralement opposées… Public averti, 18ans + AVERTISSEMENT AU(X) LECTEUR(S) Ce roman est particulièrement angoissant, voire profondément dérangeant par les thèmes qu’il aborde : la mort, la haine, le meurtre, les violences sexuelles et morales. De nombreuses scènes psychologiquement et moralement éprouvantes attendent le lecteur. En vertu de quoi, cet ouvrage est fortement déconseillé aux enfants et aux adolescents pouvant se voir choqués. Parents, merci de prendre garde à ne pas laisser ce livre entre les mains des plus jeunes.

 

 


 

Mon avis :

 

Même une semaine après avoir terminé ce roman, il m’est toujours difficile d’en parler. Je me suis laissée quelques jours pour faire le point sur cette lecture et a bien y réfléchir et je ne sais toujours pas quoi en penser. Je n’ai pas détesté, je n’ai pas adoré, mon avis ne me semble pas mitigé. What else ???

 

Les premiers chapitres m’ont totalement décontenancée ! Je ne savais pas où j’étais : réalité, mirage, rêve, inconscience. C’était le flou total ! Je naviguai en eaux troubles comme ce personnage totalement déboussolé. Un univers sanguinolent, glauque, sombre, horrible. Un tableau bien plus effrayant que les limbes de l’enfer. C’est nauséeux, nauséabond, c’est bien plus que ça !

 

Cet homme vient de se jeter d’un immeuble. Depuis le décès accidentel de sa femme et de ses enfants, il est tombé dans la déprime. Il n’a plus la force de vivre et de survivre. Décidé d’en finir, il se jette dans le vide, mais tout ne se déroule pas comme prévu. La jeune femme aux yeux verts est au mauvais endroit au mauvais moment. Elle se retrouve fauchée par cet inconnu lui tombant dessus. Leurs âmes s’associent pour un voyage inattendu !

 

Les chapitres suivants m’éclairent afin sur ce scénario atypique offert par Christian Perrot. L’auteur explore ici, la mort, l’enfer qui s’entremêlent dans le réel et l’irréel. D’ailleurs il est impossible de les dissocier. L’un de va pas sans l’autre. La vie devient la mort, la mort devient la vie. Intransigeant, fourbu, écœurant, poisseux, ce duo a eu le mérite de me filer les jetons et bien plus encore. Dans le genre horreur, Perrot sonde à merveille l’univers. Malgré tout, j’ai été touché par la détresse des personnages, par leurs vécus, leurs peurs et leurs désarrois. Il dégage d’eux, d’une certaine manière, cette lueur d’espoir dans un avenir meilleur.

 

Ce roman a eu le pouvoir de me déstabiliser. Âme à âme a le mérite d’avoir laisser son emprunte dans ma mémoire. Je ne pense pas m’en défaire avant très longtemps.

 

Si t’es fan de roman d’horreur alors t’as trouvé ta future came !

 

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Lune Écarlate, pour tout savoir !

Vers le site officiel de Christian Perrot, pour suivre son actualité !

 

CEUX QUI TE MENTENT de Nuala Ellwood.

51KzNy25rxL._SY400_

 

[THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2018]

Éditions Michel Lafon

Traduction : Claire Desserrey

Service presse

 

Format numérique (366 pages) : 14€99

Broché : 19€95

Ma note : 5/5 mentions « coup de cœur » et « à découvrir absolument »

 

 

 

Je remercie les éditions Michel Lafon pour ce service presse via la plateforme NetGalley.

 


 

Le résumé :

 

La seule personne en qui vous avez confiance vous manipule…
Kate est reporter de guerre et souffre de stress posttraumatique. À cause, entre autres, d’un enfant qu’elle n’a pas pu sauver à Alep. Quand elle rentre à Herne Bay pour les obsèques de sa mère, Kate se souvient de cet endroit où tout allait bien jusqu’à la mort de David, son petit frère. Un accident, dira-t-on. Ensuite plus rien n’a jamais été pareil. Leur père est devenu violent. Leur mère a perdu la raison. Puis sa sœur, Sally, a sombré elle aussi, malgré l’aide de son mari, Paul.
Dès son retour dans la maison de sa mère, Kate se sent oppressée et abuse des somnifères. Elle entend un petit garçon crier la nuit chez les voisins et ne sait plus ce qui est réel ou le fruit de son imagination torturée. Alors elle prévient Paul et Sally qui ne la croient pas, la police non plus, il n’y a pas d’enfant chez la voisine qui vit seule. Pourtant elle l’a vu. Dans le jardin d’à côté. Elle sait qu’il existe…

 


 

Mon avis :

 

 

Pour tout vous dire, j’ai eu du mal à me plonger à 100 % dans cette lecture au départ. L’ambiance est sinistre, glauque, pas très avenante. Ne voulant pas passer à côté de quoique ce soit. Je l’ai refermé pour mieux le reprendre quelques jours après. Et là ce fut beaucoup mieux !

 

Nuala Ellwood a décidé dans une première partie de faire découvrir Kate, son personnage principal, dans un récit décousu, alternant entre passé et présent. De suite l’atmosphère se veut singulière et oppressante. Le lecteur se sent très vite désappointé et submergé par des éléments dont il ne mesure par l’importance mais dont il va découvrir, au fil des pages, la teneur. Je me suis sentie prise dans un étau et bouleversée. J’ai vite compris que sa vie de reporter l’a plus perturbée qu’elle ne le laisse  croire. Son dernier reportage sur les terres de Syrie l’a littéralement anéantie. Son présent est ponctué par des hallucinations visuelles ou auditives la replongeant dans son enfer. La mort rôde tout autour d’elle et la suit. Très vite elle se sent surpassée ne sachant plus trop bien distingué entre le réel et l’irréel. De retour dans sa ville natale près de la côte, elle loge dans la maison familiale où de nombreux souvenirs malheureux viennent à nouveau la hanter. Le décès de sa mère fait resurgir toutes ces scènes de violence familiale. Détruite par un père violent, le décès de son jeune frère et la haine que lui porte sa sœur cadette, sa vie s’est construite autour d’une solide carapace. Sa mère était le pilier dans sa vie.

 

Ce thriller psychologique est ponctué de scènes douloureuses, glauques, hallucinantes, horribles. C’est une lecture très éprouvante notamment pas les sujets traités. La guerre en Syrie est omniprésente. Le souvenir de ce petit garçon qui meurt devant ses yeux la perturbe beaucoup. On voit ces scènes dans ses cauchemars. On entend les cris à n’importe quel moment. Ce souvenir se superpose au quotidien. Elle se remémore, également, la colère de son père qui s’exprimait dans la violence, les coups, les punitions extrêmes et les mauvais traitements. Elle en souffre encore à l’heure actuelle. N’accordant sa confiance et son amour à très peu de personnes. Elle a connu le grand amour, avec un A en majuscule, mais il l’a délaissée. Elle souffre également de cette animosité relationnelle avec sa jeune sœur, Sally. Les aléas de la vie les ont séparées, l’alcool les a éloignées, l’incompréhension, le déni, la peur les ont séparées. Bonnes ou mauvaises raisons, elles sont pourtant tout l’une pour l’autre. Ce soutien silencieux s’exprime de maintes manières. Entre elles, Paul, le mari de Sally, fait office de tampon. Présent, il mène ce rôle de réconciliateur.

 

Mais bien de choses semblent suspectes à Kate, notamment cette voisine irakienne a l’air d’être maltraitée par son mari. Ce petit garçon pleurant et se réfugiant dans son jardin la perturbe. Kate semble perdre la tête mais son intuition la pousse à croire que la voisine cache un très lourd secret. Que découvrira t-elle ?

 

Ce thriller est totalement bouleversant, intriguant, poignant, intense, déchirant. Il met en exergue la folie des hommes, la violence, les démons. L’atmosphère sombre, inquiétante, suffocante m’a plongée dans une guerre émotionnelle. Un combat haletant pour la vérité. Je n’ai pas été épargnée, j’ai pleuré et j’ai beaucoup souffert. J’ai été scotchée, totalement bluffée par cette intrigue.

 

Je ne peux que vous le conseiller. Un véritable coup de cœur pour ce thriller !

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Michel Lafon, pour tout savoir !

Vers la page Facebook de Nuala Ellwood, pour suivre son actualité !

 

 

 

Screenshot-2018-2-20 L_Organisation, tome 3 Révoltée de Lindsey T

DARK WEB de Dean Koontz.

20180409_160128-1.jpg

 

 

 

[THRILLER – Nouveauté 2018]
Éditions L’Archipel
Traduction : Sébastian Danchin

 

Format numérique ( 418 pages) : 15€99
Broché : 24.00€
Audio : gratuit
Ma note : 5/5

 

 

Je remercie les éditions L’Archipel pour ce merveilleux service presse.

 

 


 

Le résumé :
IL FAUT QUE J’EN FINISSE…
C’EST URGENT !

 

Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… mais qui y a mis fin. Brutalement.
Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. Sa conviction en sort renforcée lorsqu’elle apprend qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays.
Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire –, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer.
Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherchée des États-Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connaît aucune limite…

 

 


 

Mon avis :

 

 

Nouvelle découverte d’un très grand auteur. Il est annoncé comme le maître du suspense d’anticipation… et bien oui ce livre est une sacrée claque. Je trouve toujours ça aussi extraordinaire lorsqu’un auteur ose s’attaquer à des sujets sensibles touchant à l’évolution de la société. Définir l’inextricable frontière entre ce qui pourrait advenir et entre le réel. Il n’y a souvent qu’un pas, mais ici Dean Koontz nous plonge dans l’impensable, l’immorale et l’innommable. Alors il est vrai qu’au départ j’ai été induite à l’erreur en ayant eu la folle pensée que ce livre traiterait dans sa totalité du fléau dû au dark web (commerce illicite, prostitution, proxénétisme… et toute autre chose aussi répugnante). Et bien non, si le fin fond de l’histoire de Koontz prend part et se propage via le dark web, la réalité est bien pire !! Voire effrayante !

 

Une femme se bat pour rétablir la vérité sur la mort de son mari, classifiée suicide par l’administration. Jane Hawk n’y a jamais cru un instant. Elle ne peut pas se contenter de ce mot « suicide ». Forte de son expérience au sein du FBI, elle va mener à bout sa vendetta. La haine qu’elle porte en elle est aussi forte que l’amour qu’elle portait à son mari. Son road trip vengeur lui fait traverser le pays en quête aux réponses silencieuses. Ses questions la hantent, la taraudent, l’empêchent de dormir. Ce cercle vicieux et intransigeant où la vérité doit trouver obligatoirement sa place. Si je devais décrire Jane Hawk, l’image qui s’impose à moi est celle d’un GI Jo !! Une femme déterminée, combative, insouciante, fonceuse, têtue, machiavélique, caméléon, impulsive, calculatrice… Une femme qui n’a plus rien à perdre et qui est prête à confronter la mort. Son combat devient sa vie. Sa vie devient son arme. Son arme sera l’annihilation.

 

Cette lecture fut totalement hallucinante. Eprouvante, haletante. Une course poursuite sans temps mort. Un blockbuster littéraire !! Je ne sais pas si je peux le dire de cette sorte. Mais voilà c’est pour vous mettre en tête, que DARK WEB est une frénésie impitoyables d’actions, de rebondissements, de secrets, de balles qui fusent… Un big bang ! C’est du lourd, très lourd !!! C’est sans oublier que Koontz traite des sujets sensibles. Le suicide vu au travers des membres de la famille endeuillés ainsi que l’incompréhension dû à ce geste. L’auteur dépeint avec des mots lourds de sens toute cette phase d’acceptation, de déchirement. D’ailleurs la personnalité de l’héroïne repose entièrement sur ce processus agrémenté et augmenté par la haine. Ce qui la rend imparfaitement héroïque. Le méchant qui se prend pour un Darwin en herbe est une mégalomane fou de pouvoir et de contrôle. A travers lui, Koontz expose un tableau épouvantable d’un potentiel futur : le contrôle et la manipulation mentale via une technologie sophistiquée. La frontière entre le réel et l’irréel est tellement fine que je me suis prise rapidement au jeu. Une écriture fine, incisive et précise. J’ai agréablement été surprise par cette petite note d’humour qui survient parfois notamment sur le fin du roman.

 

Que dire de plus, DARK WEB est juste extraordinairement incroyable et prenant !!!

 

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Lien Amazon !

Vers le site des éditions L’Archipel, pour tout savoir !

Vers le site de Dean Koontz !