77 ASSASSINS de Henri Duboc.

[ THRILLER FANTASTIQUE – Nouveauté 2019 ]
Editions BETA PUBLISHER
343 pages
Ma note : 4.5/5 mention « carrément dingo ! »
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Le résumé :
Je m’appelle Damien Hachett : 34 ans, légiste et, à peine sorti de ses diplômes, catapulté médecin chef à l’Institut Médico-Judiciaire.
Tard le soir, entre deux macchabées carbonisés ou livrés coupés en morceux dans un joli paquet cadeau, j’écris aussi des bouquins.
Jusqu’à ce qu’une nuit, mon plus vieux lecteur, à qui j’ai dédicacé le 77ème exemplaire de mon premier roman, m’attende sagement sur ma table d’autopsie.
Bien…et maintenant, que les ennuis commencent !
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En voilà une lecture complètement dingo !! Henri Duboc a une imagination qui au premier abords peut paraître totalement dérangeante voire loufoque et au pire on se pose des questions sur sa santé mentale ! Il faut dire que Henri Duboc met le paquet et il ne se prive à aucun moment de titiller son lecteur. Il instille avec une aisance sans faille une dose d’humour qui bien évidemment ne s’arrête pas au premier degré.

 

Thriller et rire, en voilà un mélange détonnant dans un paysage littéraire borné ! Et voici les raisons pour lesquelles vous allez craquer :
1
Henri Duboc ne connaît aucune limite. Une plume aussi dérangeante que totalement sensationnelle qui déroge à toutes les règles induites par la littérature dite classique. Henri Duboc balaie d’un coup de baguette magique les codes et se les approprie d’une manière hallucinante ! De l’ironie en pagaille, de l’humour noir à vous chauffer les zygomatiques, et un personnage …. non …. mais attendez… j’ai beau cherché (et pour tant j’en ai lu des bouquins) … un personnage hors du commun et encore s’est bien faible pour le décrire ! Pour en revenir à Henri Duboc et son formidable et admirable thriller hors compétition, si je devais vous le comparer c’est une dose de glauque dans le style de Sire Cédric et pour le reste …. ce n’est que du pur et dur Henri Duboc !

 

2
Damien Hachett (on prononce Ha(t)chett) est un drôle de trublion. Médecin légiste et auteur à ses heures perdues, Damien est un personnage qui vous désarçonne à la première rencontre. Mais quel est donc cet énergumène ? On est loin du médecin légiste caricaturé par une silhouette lasse, sans un cheveux sur le crâne et un chapeau par la même occasion, et des yeux habillés de lunettes hyper immondes, sans oublier cette blouse totalement ridicule qui vous repousse dès vos yeux posés dessus. Non, Damien c’est une lumière dans les ténèbres de la morgue. C’est de la joie dans la douleur. Adepte des répliques bien senties, il n’en manque pas une, pour glisser des piques à mourir de rire. Il est juste mortel (sans jeu de mots !). Un anti héros totalement attachant, j’en voudrais bien un pour mes jours déprime ! Damien Hachett voit sa vie basculée dans une catastrophe apocalyptique et monstrueusement merdique « Nom d’un prout liquide ! » quand les morts s’agglutinent.

 

3
Une intrique aussi bien ficelée que du saucisson ! Henri Duboc vous entraîne dans une folle aventure où les cadavres remplis par une bouillie blanche s’alignent dans les couloirs des morgues. Où des humains totalement déments et zombifiés mettent un chaos sans pareil. Et un vilain méchant insoupçonnable ! Pourtant Damien est le dénominateur commun a tout ce bazar, et c’est sans cape et sans collant qu’il va devoir affronter un redoutable adversaire.

 

4
Des scènes hilarantes, des scènes qui font flipper, des scènes cauchemardesques, des scènes où il faut accrocher son cœur et des rebondissements qui m’ont entraînée dans un thriller indéfinissable. Il fout autant les jetons qu’il fait rire.

 

5
Il dérange, il turlupine et il fait peur ! 77 ASSASSINS est clairement un Objet Littéraire Non Identifié et je rajouterais même un sacré PAGE TURNER !
 

 

Je vous recommande et je vous recommande et surtout n’ayez pas peur de pousser vos limites 😉

 

Pour le grand bonheur des téléspectateurs et l’immense joie d’Anabelle Zebutte, Agathe Somefingtoussay se retrouve instantanément tartinée de bouillie blanchâtre de la tête aux pieds qui jaillit de la bouche du bonhomme prison comme un geyser de lave d’un volcan explosif. Elle reste debout, incrédule,immobile avec son micro, alors qu’on distingue à peine les contours de son visage derrière le vomi.
Ensuite, le corps de la jeune journaliste, tout de blanc visqueux recouvert, se met à trembler bizarrement. Frénétiquement. Rapport au coup de taser électrique que le bonhomme prison est en train de lui infliger à pleine puissance. […]
Ensuite, lentement, apparaissent deux pieds nus. Puis des jambes. Arrivée du bonhomme prison. Les jambes se plient, les genoux se posent.
Il se met à terre et plaque la joue au sol, pile en face de la caméra. Ses yeux sont noirs comme la mort. Sur sa tempe, lentement, viens se poser un tube métallique sombre. Les amateurs reconnaîtront le canon d’un fusil à pompe Benelli M90.
Juste avant que sa tête ne soit volatilisée dans une mare de sang, on l’entend clairement dire :
JE VAIS VENIR … DAMIEN…
 
Une chronique de #Esméralda
 

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… le site des éditions Beta Publisher !!

NOTRE PART DE CRUAUTE de Araminta Hall.

[ THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Paul Benita
Éditions PRELUDES
439 pages
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Le résumé :
Leur histoire d’amour est terminée.
Le jeu ne fait que commencer.
Traumatisé par une enfance difficile, Mike Hayes menait une existence paisible, bien que solitaire, jusqu’au jour où il a fait la connaissance de Verity Metcalf. Verity lui a tout appris de l’amour et, en échange, Mike a consacré sa vie à la rendre heureuse. Il lui a trouvé sa maison, son travail, et il s’est sculpté le physique que Verity considère comme idéal. Il sait qu’ensemble ils connaîtront le bonheur.
Peu importe si elle ne répond pas à ses e-mails ou à ses appels.
Peu importe qu’elle soit mariée à Angus.
Cela fait partie du jeu secret auquel ils avaient l’habitude de jouer.
Le suspense psychologique pervers sur le désir, l’obsession, les histoires qu’on se raconte et celles qui nous font basculer.
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Il y a des romans parfois, où, et bien la sauce ne prends pas du tout, du tout !

NOTRE PART DE CRUAUTÉ a tout pour être un thriller psychologique de tonnerre. D’ailleurs certains lecteurs le clament. 

Dès le départ la psychologie de Mike Hayes est une évidence (enfin pour moi). Un homme engrené dans la machine infernale qu’est l’amour obsessionnel. L’amour malsain celui qui fait perdre la tête. L’amour toxique qui empêche l’épanouissement de deux êtres qui se portent un amour conditionnel. Cette évidence a finalement était le couperet qui signe la fin avant le début. Un thriller qui est à mon sens très platonique (dans mon ressenti) et qui ne simule en rien la finalité.

Ce thriller se lit comme un journal intime. La voix de Mike Hayes et ses mots répercutent ce cheminement fatal. Les diatribes sont épuisantes et inconfortables. Être immergée au milieu de ces pensées malsaines et incohérentes est une véritable torture. La violence prend peu à peu place jusqu’au point final. L’engrenage n’offre pas à proprement parler de développement et de rebondissements.

L’atmosphère est suffocante et inextricable. Un malaise persistant s’installe pour ne plus te laisser respirer.

J’ai été absolument prise au dépourvu par les propos tenus. Je suis restée de marbre face aux insinuations du personnage de Mike et ses déblatérations qui enlisent le fil conducteur du thriller. Le seul point positif, si je puis dire, est l’audace prise par l’autrice d’exploiter uniquement le point de vue de Mike. Un risque qui pour ma part n’est pas exploité de manière judicieuse.

Une lecture ratée et c’est bien dommage. Je n’ai pas réussi à prendre le bateau à temps. Une lecture très longue qui manque sérieusement de souffle. Je n’ai pas vu ce que Araminta Hall a voulu insuffler au travers de ses mots.

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions Préludes.

COMME LE PREMIER MOUVEMENT DE L’HIVER de Virginie Vauthier.

[ THRILLER – Nouveauté 2019 ]
LIBRINOVA
166 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Elise Nogard, une jeune femme de trente ans, revient de Normandie où elle a passé les fêtes de Noël en famille. Dans le train du retour vers Paris, elle rencontre Raphaëlle Lefebvre, normande elle aussi, avec qui elle sympathise. Une histoire d’amitié naît entre ces deux femmes qui se complètent. Elise est réservée, rêveuse et raisonnable ; Raphaëlle, excentrique, provocatrice et entreprenante. Son arrivée dans la vie d’Elise la chamboule. Elle change. D’abord par ses tenues vestimentaires, puis par l’assurance qu’elle gagne, et le grain de folie qu’elle peut mettre dans sa vie. Pourtant, Raphaëlle est parfois mystérieuse. Son comportement semble étrange à certains moments. Elise est persuadée que son amie a un passé douloureux et elle se donne tous les moyens pour la mettre en confiance. Elise la présente aux personnes qui lui sont chères et l’intègre à son quotidien. Sa vie en sera transformée.
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Elise est une femme comblée. Un compagnon idéal qui la fait craquer toujours autant, un emploi de rêve dans une belle librairie et des collègues de travail sympathiques malgré quelque anicroche, un appartement génial dans un Paris trépidant. Le seul hic, elle est très loin de sa famille et de sa Normandie natale. Depuis qu’Elise a mis les voiles, ses parents vivent à l’autre bout du monde et sa sœur, avec son fiancé, à Budapest. Elise est un femme au naturel intimidée. Elle n’est pas du genre à provoquer quelqu’un ou à crier au scandale. Introvertie, elle a la main sur le cœur et n’hésite pas à aider son prochain. Empathique, elle est soucieuse des autres et sait être disponible et prêter une oreille attentive aux lamentations ou aux excès de joie de son entourage. Alors qu’elle rentre sur Paris après les fêtes de Noël, elle rencontre une jeune femme, Raphaëlle, tout aussi exubérante qu’elle est réservée. Elles sympathisent et se trouvent de nombreux points communs. Raphaëlle débute une nouvelle vie sur Paris et c’est avec élan et générosité qu’Elise se propose de l’aider et de l’accueillir pour quelques jours. Cette présence inattendue va révéler une nouvelle Elise bien plus à l’aise et ouverte. Elle s’épanouit aux côtés de sa nouvelle amie et ose tout simplement. Alors que les jours s’écoulent paisiblement au son de cette nouvelle euphorie, certains éléments et situations étranges apparaissent. Et si Elise était la cible ? Est-ce que le pressentiment de son meilleur ami s’avère juste ? A t-elle des raisons de croire que sa vie va changer radicalement ?

 

COMME LE PREMIER MOUVEMENT DE L’HIVER est un thriller sympathique mettant en scène un personnages féminin qui va découvrir que la méchanceté peut prendre l’apparence de plusieurs visages. Petit à petit l’étau se resserre et porte vers un final sombre et lugubre. Ayant l’habitude de lire souvent ce genre, je trouve le scénario convenu et sans réellement de surprises, mais je pense et tend à croire que ce thriller pourrait en séduire plus d’une. Notamment dans la manière dont Virginie Vauthier laisse planer le doute, dans l’évolution de son personnage principal et dans le déroulement de l’intrigue. Porté par une belle plume, ce premier roman, se lit avec entrain et envie.
 
Une chronique de #Esméralda
 


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… l’interview de Virginie Vauthier.

… vers le site des éditions LIBRINOVA.

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MON TERRITOIRE de Tess Sharpe.

[ THRILLER – Nouveauté 2019 ]
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Héloïse Esquié
Éditions SONATINE
566 pages
 
 
Le résumé :
 » Une ballade époustouflante par une voix que vous n’oublierez jamais.  » David Joy
À 8 ans, Harley McKenna a assisté à la mort violente de sa mère. Au même âge, elle a vu son père, Duke, tuer un homme. Rien de très étonnant de la part de ce baron de la drogue, connu dans tout le nord de la Californie pour sa brutalité, qui élève sa fille pour qu’elle lui succède. Mais le jour où Harley est en passe de reprendre les rênes de l’empire familial, elle décide de faire les choses à sa manière, même si cela signifie quitter le chemin tracé par son père.
Depuis Winter’s Bone, on n’avait pas croisé d’héroïne aussi fascinante, émouvante, inoubliable qu’Harley McKenna. Ce roman magnifique signe la naissance d’une auteure au talent fou.
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Bienvenue en territoire inconnu où le moindre faux pas peut vous coûter cher, où le moindre regard ou mot malvenu peuvent vous trouer la peau. Bienvenue sur le Territoire des McKenna.

 

Duke, le chef, le roi suprême, dirige cet empire depuis aussi longtemps qu’il le peut. Commerce d’armes, de meth et d’autres … Duke, le business, il le contrôle d’une main de fer. Duke est aussi père. Sa fille Harley est la prunelle de ses yeux. Seuls au monde depuis le tragique accident qui leur a enlevè une maman et une épouse, ils se battent contre le monde entier, enfin le monde entier se résume à la famille Springfield, éternel rival. Harley a grandi aux doux sons des balles qui explosent le crâne, avec la peur grandissante comme amie de jeu, avec le sang comme décoration et avec le sentiment d’être une fille unique façonnée dans le marbre pour endurer les plus terribles des épreuves. L’enfance et ses lots de déconvenues et de bonheur sont maintenant loin derrière elle. La jeune femme qu’elle est devenue force tout autant le respect que le sourire moqueur. Une McKenna se doit de tenir tête à tous. Il est temps pour elle de prendre les choses en main et notamment l’avenir de l’entreprise familiale. Mais ce que vous ne savez pas c’est qu’Harley n’est ni son père ni sa mère, ni la femme docile ni la femme sensible, ni celle qui vous laissera lui toucher une mèche de cheveux si elle ne vous donne pas son autorisation. Harley est une rebelle ténébreuse qui sait cacher son jeu, élevée dans la pure tradition des dur à cuire qui sévissent dans le Colorado.

 

C’est que je n’ai besoin de personne pour me sauver. Je suis qui je suis. Je suis ce que Duke a fait de moi. Il n’y a pas à s’en échapper. La seule option, c’est d’y faire face.
 
Il est rare quand je fais des comparaison avec d’autres romans, mais là je ne peux m’empêcher de penser à MY ABSOLUTE DARLING, BULL MOUNTAIN et LA PLACE DU MORT. Tu shakes tout ça et cela donne MON TERRITOIRE. Un premier thriller qui ne dépote pas tant que ça niveau action et le tralala mais qui met en scène une héroïne totalement subjuguante. Une héroïne mi-ange mi-démon qui joue avec un grand naturel une certaine ambiguïté. Une force phénoménale qui va tout de même te couper le souffle. Tess Sharpe a su créer une femme-enfant en qui les émotions, les remords, les espoirs et son héritage se manifestent d’une manière magistrale et humaine (surtout). Une personnalité de feu et de fer dans laquelle se cache une femme simple avec ses désirs. Loin d’être niaise, elle t’étonnera par ses stratégies. Son entêtement te charmera. Sa fougue te donneras des sueurs. Sa tristesse t’émouvras. Sa colère te feras paniquer. Son amour te transcenderas. Son air machiavélique te feras sourire. Tu iras de surprises en surprises.

 

Le scénario se veut simple et a contrario, l’héroïne est la pièce maitresse et centrale de ce thriller (que tu dois découvrir quand même). Tess Sharpe met en avant ce bout de femme étonnant et ses traits psychologiques. Pour le coup cela crée certaines redondances sur ce dernier aspect. Je pense que le lecteur, au bout de quelques chapitres, sait se saisir des détails psychologiques. De ce fait la lecture est parfois longue. Tess Sharpe a judicieusement choisi d’alterner entre passé et présent. Un effet de forme qui fait son bout de chemin et son effet. Je regrette une seule chose c’est la quasi transparence sur les sujets des femmes violentées et des gangs aryens. Tess Sharpe a choisi de les exploiter sans vraiment les développer et les laisse donc, en arrière plan.

 

Un premier thriller qui ne dépote pas vraiment mais qui se laisse découvrir ! En tout cas je vous invite à vous faire votre propre idée. Je suis certaine que vous succomberez à cette plume nerveuse et délicate. Tess Sharpe est une autrice à suivre et à ne pas perdre des yeux.

 

Il y a des jours où j’ai le sentiment d’être un poison, un poison qui tue lentement.
 
Une chronique de #Esméralda

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… sur le site de Lisez.com.

A NOUS L’ÉTERNITÉ de Jean-Luc Malbrunot.

[ THRILLER – Nouveauté 2019 ]
Éditions LES NOUVEAUX AUTEURS
342 pages
Ma note : 5/5 « coup de cœur »
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Le résumé :
Une leçon de vie et d’amour. Un livre magnifique !
Thomas est condamné par la maladie. Alors qu’il veut renouer les liens avec son ex femme Mathilde et leurs enfants, celle-ci est victime d’un accident de la route et tombe dans le coma. Et c’est une véritable course contre la mort à laquelle va se livrer Thomas pour que l’espoir ne s’effrite pas. Une merveilleuse histoire d’amour. Une leçon de vie.
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Aujourd’hui sous le ciel maussade de Toulouse, je viens vous parler de mon dernier coup de cœur. Ce thriller que je pourrais qualifier d’ésotérique vous portera au confins de l’âme humaine. Puissance et sensibilité se lient pour une histoire émotionnellement captivante et humainement magnifique.

 

Thomas n’a que la trentaine et pourtant la vie l’a déjà malmené. La maladie et les résolutions ont rendu cet homme un loup solitaire. Perclus par les maux silencieux qui gangrènent son corps, Thomas lutte d’une main de fer grâce à certains rituels quotidiens et par la présence de sa famille. Thomas a tout abandonné : sa femme, Mathilde, leurs enfants et leurs amours. Alors que le glas vient de sonner, certainement pour la dernière fois, Thomas décide de parler, de crier son mal et son amour à Mathilde. Un rendez-vous loin d’être romantique. Des regards furieux et soumis, des gestes tendres et brusques et des mots tranchants et apaisants menant à un final dramatique. La faucheuse a une bien curieuse manière de s’amuser frappant les êtres déchirés au pire moment les portant sur un chemin résolument atroce où la peur de vivre combat celle de mourir, où les pleurs, les rêves, les illusions et les petits câlins se désagrégeant en un claquement de doigts. Définit ! Point final ! Le rideau se baisse pour le pire et pas le meilleur.

 

Thomas est alors confronté à ses sentiments, à ce qu’il a refusé de vivre, ce qu’il a refusé de voir, ce qu’il a perdu car sa peur a été bien plus grande que de prendre une main tendue, que de vivre ces secondes de bonheur ultime, que d’oublier que c’était temporaire et non pas pour l’éternité.

 

Alors que Thomas se bat contre le débranchement de cette machine, une merveilleuse et étrange solution se révèle à lui. Unique solution ? Seule échappatoire ? Acte fou et démesuré ? Après tout l’espoir vaut toutes les batailles du monde.

 

Lorsque j’ai attaqué ce thriller, je me suis dit au bout de quelques pages que s’était mal barré. Je sais c’est cruel de balancer cela de cette manière mais c’est par ce qu’au bout d’autres quelques pages je me suis pensée « oh purée ! ». Il faut donc le temps à Jean-Luc Malbrunot de lancer la machine et faites attention, après, car vous ne pourrez plus lâcher son roman avant l’explosion final. Premier roman où finesse et hardiesse communient dans un style époustouflant et accaparant. La maladie, la vie et l’injustice se côtoient. C’est sombre, c’est triste, c’est bouleversant mais c’est surtout lumineux et transcendant. L’espoir et la volonté sont un moteur puissant qui abat toutes les frontières et les règles. Les personnages évoluent dans un monde rustre et stérile où les minutes deviennent des victoires. Mais dans cette atmosphère aseptisé, la vie grouille, infime présence réconfortante à laquelle l’esprit humain se raccroche intensément.

 

Un thème fort et percutant. Un suspense haletant et accaparant. Des personnages si humains et vrais. Et de l’amour à profusion.

 

Magnifique, A NOUS L’ETERNITE est un super coup de cœur. Un de ceux qui fait battre votre cœur bien longtemps après avoir refermé ce livre.

 

Il but son verre d’eau. Il reposa le sucre sa,s le croquer. Les deux femmes étaient reparties, le laissant à son attente. Il ferma les yeux quelques secondes puis prit le téléphone de Mathilde. Son fond d’écran montrait ses deux enfants dans les transats, en train de rire. Ils portaient chacun un bandeau où était écrit « I love mum ». Il se sentit étranger à ce tableau de famille. car il n’avait jamais croisé ces sourires ou, s’il les avait vus, aucun d’eux ne lui était destiné. Car il était effectivement un étranger dans cette famille. Un inconnu comme un autre.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions LES NOUVEAUX AUTEURS.

UN FRUIT AMER de Nicolas Koch.

[ THRILLER – Nouveauté 2019]
Éditions DE SAXUS
498 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :
Un thriller étouffant dans la chaleur de l’Amérique du Ku Klux Klan.
Comté de Woodbridge, Alabama, 1963.
En pleine ségrégation raciale, le Ku Klux Klan répand la terreur au nom de la suprématie blanche alors que la communauté noire fait entendre sa voix pour obtenir plus de droits. C’est dans ce contexte explosif qu’un fait divers va mettre le feu aux poudres. Un matin, le corps d’une jeune blanche violée et battue à mort est retrouvé dans les bois. Elle n’est autre que la fille d’un riche entrepreneur de la région qui est lui-même membre du Klan.
Qui a bien pu la tuer ? Pour les autorités, ça ne fait aucun doute : c’est l’œuvre d’un Noir. Peu avant le drame, la victime avait écrit au FBI, car elle craignait pour sa vie. Le Bureau dépêche alors sur place l’un de ses agents afin de tirer l’affaire au clair. Ce dernier va découvrir qu’elle a été tuée et il va se retrouver au cœur de la haine des hommes, face à une vérité dérangeante…
 
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Au fin fond de l’Alabama, 1963, où règne sur ces terres rudes une atmosphère d’un autre temps. Une petite ville dirigée par un maire qui a du mal à s’imposer, un shérif zélé, des hommes poussés par des voix vindicatives et les « noirs » parqués à l’autre bout de la ville, dans des taudis d’un autre siècle. Une atmosphère où les non dits pèsent et où les regards assassinent. Des cris pacifistes et des poings levés pour faire plier les irréductibles blancs. Et des blancs qui se disent suprêmes se cachant sous des bonnets blancs informes. Bienvenue à Woodbridge, un des bastions du Klu Klux Klan où les morts n’auront le repos éternel qu’après que justice soit faite.

 

Une jeune femme, blanche, dénudée, pendue à un arbre. Son corps décharné, traumatisé et marqué dans la mort. Une incompréhension évidente, prémices à un déchaînement incroyable.Une vérité maquillée et des pions positionnées signent le départ d’une course poursuite où la mort sèmera sur son chemin une funeste danse. Le feu purifiera le mal, les fusils résonneront et les cagoules blanches marcheront à l’unisson pour imposer leur loi.

 

Agent spécial du FBI, Dwayne Olsen, est embarqué malgré lui dans cette enquête. Tout juste promu, son enthousiasme débordant lui vaut quelques entourloupes. Il est le seul qui pourrait mettre une terme à cette situation qui se dégrade jour après jour, mais il est loin de se douter qu’il n’a aucun pouvoir sur ces terres sinistres. Il va de découverte en découverte, croisant sur sa route des protagonistes tout aussi différents que concernés par cette enquête. Jusqu’au jour où la vérité éclate dans un bouquet final où nul n’a prédit les retombés.

 

La thématique de ce thriller a tout pour séduire. Le KKK, ses débordements et son emprise sur cette Amérique puritaine a été maintes fois explorés que cela soit au cinéma ou en littérature. Pour ma part c’est un thème que j’avais abordé il y a de cela quelques années. Personnellement, Nicolas Koch ne m’a rien appris de nouveau et ne propose pas quelque chose de spectaculaire. Mais, je me dis qu’il y a toujours quelque part un novice prêt à découvrir cela et je ne pourrais que lui recommander cette lecture.

 

Un thriller embarquant dans un périple tout aussi fascinant qu’abjecte. Un thriller où une ambiance pesante s’installe petit à petit. Un thriller porté par un sujet important et primordial dont le souvenir doit se perpétuer pour que cela ne puisse plus se réaliser. Un thriller étrangement addictif où chaque rebondissement amène le lecteur vers une autre intrigue Des personnages impressionnants : du shérif un peu trop sur de lui, au citoyen lambda qui se prend pour le roi du monde, en passant par des manipulateurs hauts placés, puis par l’activiste qui court pour survivre et un agent du FBI persistant. Une panoplie qui suscite beaucoup de réactions.

 

UN FRUIT AMER est sans contexte une belle lecture que je vous invite à découvrir si la thématique vous intéresse. Une lecture conduite par une plume captivante qui met en exergue le milieu dans lequel évoluent les personnages. Une intrigue minutieusement menée et un final en apothéose. A découvrir sans aucun doute.

 

Une chronique de #Esméralda

STUDIO 6 de Lisa Marklund

[ THRILLER SUÉDOIS – Réédition 2019]
Une enquête de Annika Bengtzon
Éditions HLAB
444 pages
Ma note : 4/5
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Le résumé :
Annika Bengtzon est chargée de répondre aux appels de la Hot Line de La Presse du soir, quotidien suédois à sensation où elle est stagiaire. Un jour, un anonyme lui livre un scoop : le corps nu d’une jeune fille a été découvert dans un cimetière de Stockholm. Elle a visiblement été étranglée. C’est le meurtre de l’été ! Le rédacteur en chef met Annika sur le coup. La victime s’appelait Josefin, elle n’avait que dix-neuf ans et travaillait au Studio Sex, une boîte de nuit porno. Contre toute attente, son enquête la conduit à un ministre.
Comment s’est-il retrouvé impliqué dans cette affaire sulfureuse ? Quels secrets cache-t-il ? Pour devenir journaliste, Annika va devoir le découvrir. Mais à quel prix ?

« Recommandez Marklund aux fans de Jussi Adler-Olsen et Camilla Lackberg »  Booklist 

« Bengtzon fait preuve d’une éthique irréprochable et son sens de la justice en fait une figure phare dans les rangs des enquêteurs scandinaves » New York Times

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Après quelques expériences désastreuses de lecture de thriller scandinaves, je me replonge doucement dans ce genre et cette lecture a été une vraie bouffée d’air.

 

Annika Bengtzon, journaliste de son état, fait ses armes pendant quelques semaines dans les locaux du prestigieux La presse du soir. Intérimaire stagiaire, elle est chargée de répondre à la Hot Line du journal. Rien de glorieux entre les illuminés, les monomaniaques, et les hystériques, les appels n’offrent rien de particulier et surtout d’intéressant. Mal an bon an, elle est tout de même très fière d’être ici à la capitale. Un seul coup de téléphone va changer la donne et la plongée au cœur d’une enquête qui se révèle ardue et dangereuse.

 

Le corps d’une jeune femme dénuée est retrouvé dans un cimetière de la capitale. Les hématomes marquent son corps, un de ses doigts a été sectionné, les yeux grands ouverts sur un ciel appesanti par la chaleur et des marques de strangulation. Annika assiste a sa première scène de crime et dire qu’elle est choquée est un euphémisme. Pourtant, elle a enregistré le moindre détail qu’il lui est apparu. Remise de ses émotions, elle plonge dans cette enquête avec une énergie effroyable. Telle une obsédée, elle va à la pêche aux informations, appelant différent protagonistes ou témoins, recoupant toutes les informations. Elle fait un travail formidable, peut-être trop même, et les retombées sont destructrices pour ce petit bout de femme.

 

Lisa Marklund m’a plongée dans l’univers du journalisme avec ces petits détails et ces personnages secondaires qui ont tous l’air de requins affamés. Une ambiance très suffocante et méprisante où les tensions augmentent au fil du temps. Une enquête avec de nombreux éléments à prendre en compte et qui prend une tournure plutôt inattendue. D’une intrigue initiale s’en rajoute une autre en parallèle qui celle ci s’oriente vers les grandes sphères de la politique suédoise. Lisa Marklund maîtrise avec une perfection innée tout ce petit monde. J’ai été très vite embarquée dans enquête. Elle a su me surprendre à de nombreux points mais surtout j’ai été subjuguée par la personnalité d’Annika Bengtzon. Une jeune femme qui a de la suite dans ses idées et qui est têtue, revêche, fonceuse et caractérielle. Mais sous cette apparence impressionnante, se cache une femme meurtrie et on ne le comprend qu’à la fin. J’ai beaucoup apprécié l’interaction entre l’inspecteur Q et Annika : une complicité évidente qui j’espère se prolonge par la suite.

 

J’ai vraiment été transportée par cette lecture : des intrigues, une atmosphère inquiétante, un personnage principal étonnant et une plume qui m’a accaparé dès le départ. Beaucoup de détails mais ils n’alourdissent pas le texte, bien au contraire. Je suis vraiment heureuse de mettre lancée dans cette lecture et un soulagement d’avoir pu la mener jusqu’au point final. MEURTRE EN PRIME TIME, une autre enquête d’Annika Bengtzon, a rejoint ma tablette, j’ai hâte d’avoir le temps de le lire et de voir ce qu’Annika nous réserve.

 

Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions HLAB.

…l’univers de Lisa Marklund