Vents mauvais de Claire Rivieccio

vents mauvais

Thriller – livre sorti le 5 mars 2018

Editions Plumes Solidaires

Service presse

Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »

 

Je remercie les Editions Plumes Solidaires qui, par le biais de la plateforme Simplement Pro, m’ont confié ce roman en service presse.

Résumé : C’était parti pour ressembler à une croisière de rêve et c’est très vite devenu le pire de ses cauchemars. Jamais Mimi n’aurait imaginé se retrouver dans une situation aussi effroyable. Où trouvera-t-elle la force de survivre ? Tandis qu’elle entend des hurlements sur le pont, elle se demande une dernière fois pourquoi elle a mis les pieds sur ce bateau maudit.

 

Mon avis : A la lecture du résumé, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Lorsque j’ai tourné la dernière page de ce roman, je me suis dit que j’avais vécu une lecture unique qui ne ressemble à aucune autre.

Dans cette histoire, nous embarquons sur le Narval qui fait une traversée de l’Atlantique, de la Normandie jusqu’au Sénégal. Cyprien et Mimi, jeune couple désirant se rendre à Dakar, embarquent pour une croisière unique en compagnie de Bijou, Double Zéro, Ghetty et Wilfried, le capitaine du bateau. Mais très rapidement, l’ambiance à bord va devenir de plus en plus pesante et la croisière de rêve va virer au cauchemar.

Wilfried et Ghetty forment un couple diabolique, à la Bonnie and Clyde. Ils fixent leurs règles sur le navire et gare à ceux qui ne les respecteraient pas ! Très rapidement, l’atmosphère devient irrespirable à bord et ce huis-clos rend le lecteur accro à son roman et on ne peut le lâcher avant de savoir comment cela va se terminer.

En parallèle, Nathalie, la sœur de Mimi, s’inquiète et engage un détective, Delfrédo, pour partir à sa recherche. Ce dernier va mettre beaucoup de cœur à l’ouvrage afin de mener à bien sa mission.

Tout au long du livre, on alterne en terre et mer et on suit successivement les différents personnages. Cela permet de suivre deux actions se déroulant en parallèle ou d’avoir plusieurs points de vue sur une même action. J’ai trouvé cela agréable mais un peu déstabilisant au départ. Tous les protagonistes sont travaillés et ont une singularité qui les différencie les uns des autres.

L’autrice réussit, dès le début, à nous mettre dans l’ambiance et, au fil des pages, elle nous glace le sang. Ses descriptions réalistes font froid dans le dos et même si certaines scènes sont à la limite du soutenable, on ne peut s’empêcher de vouloir en savoir toujours plus. Son style est plaisant, son écriture nous entraine en plein cœur de l’action et elle nous décrit avec beaucoup de justesse l’atmosphère marine et les paysages rencontrés par nos protagonistes.

Pour conclure, ce thriller haletant a réussi son pari, me tenir en haleine jusqu’au bout. La fin me laisse un peu perplexe car j’ai trouvé le dénouement un peu rapide. Néanmoins, je recommande cette lecture à tous les amateurs du genre et n’hésiterez pas à redécouvrir, dès que l’occasion se présentera, un roman de Claire Rivieccio.

 

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Retrouvez ce roman sur le site des Editions Plumes Solidaires ici
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QUITTE A TUER AUTANT LE FAIRE DANS L’ORDRE de Virginie Lloyd.

 

[ FEEL GOOD BOOK – THRILLER – 2018]
Auto édition
Ma note : 3,5/5 mention « à découvrir »
347 pages
Lien Kindle
Lu dans le cadre du Rdv Mon marathon Indé de février.

 

 

Le résumé :

 

Lily Brooks est rédactrice de modes d’emploi. Elle mène une vie tranquille jusqu’au jour où, par hasard, elle découvre le développement personnel. Chouette ! Une notice du bonheur ! Pas vraiment. Entre crimes et bienveillance, Lily va devoir affronter les effets secondaires de sa nouvelle vie. Un feel-good noir et déjanté à découvrir !

 

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Pas tout à fait un thriller, pas tout à fait un feel good book, le premier roman de Virginie LLoyd déjante (« grav’ sa mère ») !

 

La toulousaine (adoptée …. en même temps ce n’est pas trooop important !), m’a plongée dans une aventure aussi euphorique qu’étrange à coté d’une héroïne atypique et extrêmement flippante.

 

Lily Brooks est une pro de la notice avec un penchant excessif et maladif pour celles que tu peux retrouver chez Ikea. Lily Brooks et les notices, s’est toute une vie : du matin au soir, elle la côtoie, elle la façonne, elle y déniche les petites erreurs, elle la cajole, la chouchoute, lui parle. En bref elle file le parfait amour avec la notice. Et quoi de mieux que d’utiliser les Post-It pour être au top et surtout ne rien oublier. Lily Brooks est comme ses post-it, bien organisée, par couleur, par emplacement, taille… Petite anecdote du bureau : tel le fin limier qu’elle est, elle est capable de retrouver l’auteur d’un post-it égaré. Ce n’est-il pas génial ! Bref Lily vit une vie bien rangée, bien ordonnée, sans fil qui dépasse de la manche, au poil près tout roule ! Bien sûr son patron « le hamster » lui met des bâtons dans les roues, et chose extrêmement importante à savoir, le jour où tu rencontres Lily aux soldes, surtout (oui surtout) laisse lui le pauvre pull que tu voulais absolument au risque de finir aspirer par un escalator trop méchant ! Voilà, Lily, c’est une chouette femme certes névrotique, mais attachante, passionnée, attentionnée et gentille. Mais Lily rêve de goûter au bonheur. Le vrai, le pur, le bon, celui qui met des étoiles dans les yeux et qui permet d’oublier tous les points négatifs de sa vie. Lily le cherche et va le trouver dans une situation plutôt inattendue : le meurtre. Celui où le sang ne gicle pas, celui qui est maquillé et qui ne laisse pas de traces. Oui, voilà, le meurtre est euphorisant. Le sera t-il assez longtemps ?

 

Pas à pas, j’ai suivi Lily dans sa drôle de quête de bonheur. Elle flirte sans le savoir avec l’amour et entourée du « gang des vieux » (avec tout le respect que je leur dois), elle s’ouvre à un monde inconnu où la haine et la colère ravagent. En espérant qu’elle ne se perde pas en cours de route.

 

Virginie Lloyd, de sa plume habille, invite son lecteur dans un univers complétement barré. Humour fracassant, répliques assassines, verbe pimentée, personnages atypiques et extraordinaires, meurtres en tout genre, l’histoire ne manque pas de rebondissements et de piquants. Même si parfois j’ai trouvé que la trame s’enlisait, qu’il y avait trop d’insistance sur certains points, j’ai passé un agréablement moment de lecture. J’avoue que j’ai même crié au scandale au point final, j’aurais voulu que la dynamique des dernières pages continuent.

 

Virginie Lloyd ancre la vie toulousaine dans les périples de son héroïne et c’est juste merveilleux avec toutes ces petites références à « mon païs »!

 

Ce premier roman m’a permis de découvrir une autrice au talent indéniable qui aime la douce folie. Autrice à suivre absolument !

 

#Esméralda

 


 

 

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… l’univers de Virginie Lloyd.

 

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MON OMBRE ASSASSINE de Estelle Tharreau.

 
[ THRILLER – Nouveauté 2019]
Éditions TAURNADA – Collection Le Tourbillon des Mots
257 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle
 

 
Le résumé :
En attendant son jugement, du fond de sa cellule, Nadège Solignac, une institutrice aimée et estimée, livre sa confession. Celle d’une enfant ignorée, seule avec ses peurs. Celle d’une femme manipulatrice et cynique. Celle d’une tueuse en série froide et méthodique. Un être polymorphe. Un visage que vous croisez chaque jour sans le voir. Une ombre. Une ombre assassine.

 
Mon avis :

 

MON OMBRE ASSASSINE est une surprenant thriller psychologique. Et j’ai envie de te dire : « bienvenue en enfer ».

 

Bienvenue dans l’antre d’une âme qui bataille entre moralité et normalité. Bienvenue dans les confins psychologiques d’une enfant qui a bâti sa vie sur des modèles précis inventés de toutes pièces par une intelligence inédite.

 

Ce thriller va te malmener, te pousser aux frontières de l’inacceptable, te frapper par cette violence inouïe, te serrer le cœur et t’éprouver.

 

Nadège Solignac est venue au monde comme tout être humain. Seulement, sa vie sera loin d’être celle convenue pour tous les bébés du monde. Nadège Solignac a pointé son nez dans une famille borderline où elle n’était pas désirée. Un père aux abonnés absents qui portant loge avec son fils dans l’atelier attenant à la maison. Un lieu isolé – un village – où vivent les artistes « peace and love » en peine de célébrité. Nadège n’a pas toute l’attention que mérite un bébé. Pas de câlins, pas de sourires, pas de mots, rien… Elle évolue dans un monde dépourvu de sons et d’attention. Ses biberons ne sont délivrés que lorsque l’alarme d’un réveil résonne au sein de ces murs vides. Cette place indésirable et malsaine, le bébé le ressent pleinement : des regards froids et une main qui se balade un peu trop près de son nez et de sa bouche à la nuit tombée. Nadège devient une enfant sauvage. Elle ne parle pas, se réfugie sous la table et est livrée à elle même la plus grande partie du temps. Son père sous un accès de colère quant la manière dont cette mère dépressive s’en occupe, décide de l’inscrire à l’école. La petite sauvage rejoint alors un monde qu’elle ne connaît pas, débute alors un apprentissage du monde bien loin des codes de notre société. Débute alors la vie d’une tueuse en série silencieuse, méthodique, calculatrice et de sang froid, dénuée de toutes émotions.

 

Estelle Tharreau nous livre les confessions d’un personnage hors norme et qui fout littéralement les jetons. Ce thriller se lit comme un journal intime. Nadège sur un ton calme narre sa vie, depuis sa jeune enfance jusqu’à ce moment où elle attend patiemment et surement sa remise en liberté. Cette lecture éprouvante à de quoi remuer les tripes. J’ai suivi pas à pas les événements qui ont marqué et bouleversé la vie de cette enfant l’a rendant inévitablement ce qu’elle est. Je suis devenue le témoin passif et sans voix des actes d’une tueuse en série. C’est dérangeant. C’est oppressant. C’est d’une curiosité malsaine, j’avoue. Si l’auteur titille ma bonne conscience et mon bon sens, j’en ressort tout autant impressionnée.

 

Estelle Tharreau s’attaque à un sujet de prédilection de la littérature (que l’on retrouve davantage dans la littérature étrangère) : les tueuses en série. Cette audace est supplantée par une plume qui a su trouver le ton juste et nécessaire pour ne pas tomber dans le glauque pervers. J’ai été très vite intriguée par ce personnage atypique que finalement, j’ai davantage détesté que adoré. Très vite j’ai été prise à partie dans des scénarii macabres ou violence et haine prennent le dessus.

 

MON OMBRE ASSASSINE est le portrait sans concession d’une femme pris depuis toujours dans les mécanismes destructeurs et fous de son monde. MON OMBRE ASSASSINE est un puissant uppercut qu’on ne peut éviter. Destructeur et ravageur ! Attention la folie te guette !
 

 
Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance et sa patience.

 

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Vers le site des éditions Taurnada pour tout savoir.

Découvre un autre roman de Estelle Tharreau « DE LA TERRE DANS LA BOUCHE ».

 

 

Découvre la bande-annonce de ce thriller.

 

MAUVAIS GENRE de Isabelle Villain.

 
[ POLICIER / THRILLER – 2018]
Éditions TAURNADA – Collection Le Tourbillon des Mots
247 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle
 

 
Le résumé :

 

Hugo Nicollini est un garçon différent des autres gamins de son âge. Un père brutal. Une maman protectrice. Un soir, il est témoin d’une dispute entre ses parents. Une de plus. Une de trop. Cette fois-ci, sa mère succombera sous la violence des coups.
Vingt-trois ans plus tard, l’équipe du commandant Rebecca de Lost enquête sur la mort d’une jeune femme, sauvagement poignardée dans son appartement. Pas d’effraction. Pas de vol. Pas de traces de défense. L’entourage de la victime est passé au crible, et l’histoire du petit Hugo va refaire surface bien malgré lui.

 
Mon avis :

 

Le commandant Rebecca de Lost, femme accomplie dans un milieu quasiment masculin. Un métier auquel elle voue son temps, sa vie (parfois personnelle) et son corps. C’est une femme de caractère et de principes. Pas besoin de crier ou de taper le poing sur la table pour se faire entendre et surtout se faire respecter. Rebecca mène son monde avec fermeté et bon sens. A l’écoute de sa brigade, elle relève en grande partie les défis que sont les enquêtes. Malgré le fait que certaines de ces dernières restent sur le carreau, elle est satisfaite du résultat de son équipe. Côté vie personnelle c’est à la fois rude et exquis. Avoir une vie sentimentale avec ce métier c’est souvent mission impossible. A cinquante ans, elle a survécu à tout. Mais peut-être pas à ce qui se prépare dans l’ombre !?

 

Son enquête actuelle ne lui laisse aucun répit. La mort de cette jeune femme transsexuelle fait surgir le passé d’un petit garçon traumatisé et mal dans sa peau. En parallèle une vielle histoire de 7 ans qui paraissait élucidée, refait surface dans les rues de Paris. S’ensuit une course poursuite afin de retrouver le véritable coupable. Et dans l’ombre, une menace  veille et surveille Rebecca de Lost.

 

De quoi perdre la tête pour une équipe sur le qui-vive et à fleur de peau !

 

Il est clair que je me suis régalée pendant tout le long de ma lecture, même si j’ai trouvé qu’il manquait certains développements sur des points cruciaux du roman et des réponses à quelques questions. J’espère, sincèrement, qu’il y aura une suite à cette aventure ! (Sinon je fais un -petit- malheur.) Isabelle Villain met le lecteur de suite dans le bain avec deux scènes d’une violence sans nom. Un petit garçon et une jeune adolescente confrontés à la cruauté d’adultes n’ayant aucune morale et once d’humanité. Les années défilent pour arriver au moment de l’histoire avec un dénouement plutôt inattendu. Les intrigues et le suspense sont menés avec ingéniosité. Les personnages sont impressionnants par leur force de caractère et leurs aspirations. Ils sont malmenés par différents rebondissements.

 

MAUVAIS GENRE est un super thriller qui prend très vite à la gorge. L’addiction est telle que je me suis laissée embarquer dans une aventure qui file à toute allure au grès d’une belle plume qui sait surprendre à point nommé.
#Esméralda

 
Je remercie Joël des éditions Taurnada pour sa confiance et sa patience.
 
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Vers le site des éditions Taurnada pour tout savoir.

 
 
Découvre la bande-annonce du thriller

IN THE CUT de Susanna Moore.

[ THRILLER ÉROTIQUE – réédition 2018]
ArchiPoche
Traduit par Anne Sauvêtre
Titre original : In the Cut, 1995
Première édition (Archipel) : A vif, 1997
336 pages
Ma note : 3/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

Un psychopathe en liberté. Un soir, alors que Fiona, enseignante new-yorkaise, prend un verre avec l’un de ses élèves dans un bar miteux de son quartier, elle surprend les ébats amoureux d’un homme tatoué et d’une jeune femme rousse dont on retrouvera peu après le corps mutilé…Dernier témoin à l’avoir vue vivante, Fiona est d’abord suspectée puis interrogée par les deux inspecteurs chargés de l’enquête.Mais la menace se précise : une main en plastique sordide lui est adressée… Serait-elle la proie du maniaque qu’elle a surpris ? Ou bien victime du jeu pervers de l’un de ses élèves ou de l’inspecteur Malloy avec lequel elle entretient une relation trouble ?

 
Mon avis :

 

Je dois dire que lorsque j’ai refermé ce roman, je ne savais pas quoi à penser et alors même que j’écris ma chronique, je ne sais toujours pas. Me voici donc dans l’embarras !

 

IN THE CUT est sans contexte un excellent thriller érotique qui lors de sa première parution a du faire couler beaucoup d’encre. J’imagine que vingt ans plutôt, oser écrire ce genre de roman révélait de la plus pure audace et ingéniosité. Depuis l’eau à couler sous les points et les esprits sont un peu moins étriqués. Si Jane Campion a réussi en à faire un de ses plus beaux films, c’est qu’il avait matière à exploiter. Même si je n’ai jamais vu l’adaptation cinématographique, je pense que le film a su exploiter avec magnificence tout ce que l’écriture a eu peine à révéler.

 

L’héroïne ultra libertine, Fiona, enseignante le jour, écrivain pendant les heures creuses et écumeuse de bar le soir, devient le centre d’une intrigue. Le super flic Malloy, un peu vantard, un peu menteur et beaucoup mythomane dirige l’enquête du meurtre de la jeune femme qui a été assassinée non loin de chez Fiona. Le courant passe de suite entre les deux protagonistes et cette rencontre devient alors une liaison en dent de scie voire même fatale.

 

IN THE CUT n’est pas un thriller où les rebondissements donnent un rythme soutenu. Susanna Moore se concentre essentiellement sur les émotions et la psychologie des personnages et la violence dont en résulte des situations houleuses. Fiona est loin d’être une femme écervelée mais elle semble piéger entre désir de l’autre et les doutes. J’ai vraiment eu cette impression d’instabilité. Très vite on assiste à une espèce de jeu du chat et de la souris où l’attirance se mêle. Susanna Moore joue beaucoup et très bien avec les apparences et pendant ce temps la trame se déroule sous nos yeux, sans vraiment qu’on y prête gare, jusqu’au dénouement qui la j’avoue m’en a mis plein les yeux. Je trouve la plume de Susanna Moore très efficace même si le scénario reste faible. Il m’a manqué l’intensité au niveau de l’intrigue. Je m’attendais à quelque chose de plus « monstrueux », de plus explosif. Je n’ai eu malheureusement le souffle coupé qu’au final qui encore reste suspendu.

 

Encore un fois je pense que ce livre a du faire un véritable tabac en 1997. Je ressors de cette lecture plutôt mitigée avec un arrière gout que cela aurait pu être meilleur, bien meilleur.

 

#Esméralda

 
Je remercie les Éditions L’Archipel et Mylène pour leur confiance et leur patience.
 
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Vers le site des éditions ArchiPoche pour tout savoir.

 

LA MÈRE PARFAITE de Aimee Molloy.


[ THRILLER PSYCHOLOGIQUE – Nouveauté 2018]
LES ESCALES Éditions – Collection Les Escales Noires
Traduit par Emmanuelle Aronson
Titre original : The perfect mother, 2018
400 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle


Le résumé :


Un thriller électrisant – lorsqu’un enfant disparaît les masques tombent au sein d’une communauté paisible de Brooklyn.
Nell, Francie et Colette font partie d’un groupe de jeunes mères de Brooklyn qui ont fait connaissance pendant leur grossesse. Le soir du 4 Juillet, pour échapper quelques heures à leur quotidien, elles décident d’organiser une virée dans un bar : un répit bienvenu en ce premier mois d’été caniculaire. Elles parviennent même à convaincre Winnie, la mère célibataire du groupe, de confier son nouveau-né à une baby-sitter. Mais lorsque Winnie rentre chez elle et découvre que son fils a disparu, la soirée tourne au drame.
Dans un Brooklyn étouffant, alors que l’enquête piétine et que la police accumule les erreurs, Nell, Francie et Colette se lancent dans une course effrénée pour retrouver l’enfant.
Jusqu’à ce que les médias s’emparent de l’affaire et fassent de leurs vies, en apparence si parfaites, le centre de toutes les attentions…
En faisant exploser le vernis d’existences bien ordonnées, Aimee Molloy livre une critique grinçante des pressions subies par les mères dans notre société. un roman rare, à la fois captivant et pertinent.
Un best-seller du New York Times dès sa première semaine de parution.


Mon avis :


Aimee Molloy signe son premier roman avec « The perfect mother ». Un thriller décapant et bien plus.


Brooklyn, un été assez caniculaire, le groupe des mamans de mai (soutien et échange entre mamans d’enfants nés en mai), et parmi tout cela Nell, Francie, Colette et Winnie. Quatre femmes réunis pour le meilleur et surtout le pire. Quatre femmes réunis par la maternité et un terrible événement : la disparition du bébé de Winnie.


Aimee Molloy m’a vraiment fait gamberger. Et je dois avouer que j’ai adoré et que la surprise a véritablement eu du poids lorsque le dénouement éclate. Tour à tour, ses personnages prennent la parole autour de cet enlèvement. Molloy peaufine à merveille les trait psychiques de ses personnages, les enfonçant scandaleusement dans leurs tourments, leurs secrets et passés. Une véritable chute en enfer qui a eu le mérite de me donner de nouveaux cheveux blanc. Je dois dire que Molloy est très maligne et sait parfaitement jouer avec les faux semblant. Elle embobine et embobine encore pour nous plonger dans le quotidien de ces mamans qui s’épuisent à démêler le faux du vrai. La paraître a alors une importante place dans une situation cocasse.


Les personnages sont très différents et se complètent à merveille. Nell la fonceuse, Francie la persévérante, Collette la patiente et Winnie la maman déplorée. Elles vont vivre ensemble une terrible épreuve où elles auront une place importante dans le final. Mais à côté de cette intrigue parfaitement menée, Molloy a choisi de dépeindre le portrait de ces mamans modernes où la société leur demande d’être des mamans parfaites. D’ailleurs j’ai trouvé ce portrait hyper honnête sans métaphore enjoliveuse dans lequel je me suis retrouvée. Aucun renvoi de bébés, ni tâche due à une montée de lait, ou cheveux en bataille et cernes innommables n’auront paru aussi réalistes. Molloy a su inclure avec ingéniosité un aspect de société dans une intrigue mordante.


Un thriller psychologique menée d’une main de maître. Un premier roman qui en prédise d’autre, je l’espère vivement. Je me suis régalée. La plume de Molloy a su me convaincre dès les premières pages. Ses personnages ont su me faire vivre une étonnante aventure et leur côté « maman » a su m’attendrir. Une trame sensationnelle pour une chute explosive !


A découvrir !

#Esméralda 


Je remercie les éditions Les Escales ainsi que Nadia pour leur confiance et leur patience.


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Sur Lisez.com pour tout savoir !

Vers le site d’Aimee Molloy pour découvrir son univers.


A MÊME LA PEAU de Lisa Gardner.


[ POLICIER – A paraître le 2 janvier 2019]
Éditions ALBIN MICHEL
Traduction : Cécile Deniard
Titre original : Fear nothing, 2014.
512 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle

Le résumé :


Deux meurtres spectaculaires sont perpétrés à Boston à six semaines d’intervalle. Dans les deux cas, les victimes sont des femmes seules, atrocement mutilées, à côté desquelles l’assassin a déposé une rose.
L’inspectrice D.D. Warren, chargée de l’enquête, décèle vite une similitude entre ces mises en scène macabres et une longue série de meurtres ayant défrayé la chronique à Boston quarante ans plus tôt et dont l’auteur, Harry Day, s’est suicidé depuis.
Seul recours pour D.D. Warren : se rapprocher des deux filles de Harry Day. Se pourrait-il qu’il y ait un lien entre les récents crimes et Shana et Adeline ? Pour le savoir, D.D. Warren va devoir se confronter à cette interrogation : peut-on échapper à son destin lorsqu’il est marqué du sceau de la mort ?
Une plongée stupéfiante au coeur d’un enfer familial : Lisa Gardner s’impose définitivement comme une virtuose du thriller psychologique.

Mon avis :


Je découvre pour la toute première fois la plume extraordinaire de Lisa Gardner. Effectivement, si ce nom  me revenais souvent aux oreilles, je n’ai jamais ouvert un de ses romans. Maintenant que le problème est résolu et bien cette rencontre a été formidable, éprouvante et majestueuse.


Je ne sais pas si son meilleur roman, en tous cas il m’a donné envie de découvrir ses précédentes parutions en les rajoutant dans ma wish-list.


D.D. Warren est ce genre de personnage que j’adore. Déterminée, têtue, courageuse, teigneuse, survoltée, passionnante, intelligente et super flic, D.D. est un sacré bout de femme qui ne se laisse pas déstabiliser et qui fonce droit dans les problèmes. Un personnage aux traits de caractères forts et impressionnants. On est loin de ces personnages fades qui se laissent porter par les flots. Non, D.D. fonce, réfléchit, suppose et questionne. Dit comme cela, on dirait une super héroïne, oui mais D.D. est aussi une femme avec ces faiblesses et ses fragilités, une maman inquiète et protectrice et une épouse qui ne faut pas chatouiller.


J’ai adoré suivre ses péripéties, surtout que l’auteur ne l’épargne rarement et joue avec ces nerfs. Cette nouvelle enquête sur « le tueur de la rose », n’a rien d’évident, surtout quand le passé, une psychiatre insensible à la douleur (Adeline) et une prisonnière (Shana) s’en mêlent. Le point commun : Harry Day, papa de Shana et Adeline et accessoirement tueur en série qui séquestrait des femmes et découpait leur peau. Quand deux meurtres rappellent ceux d’il y a quarante ans, c’est la panique à bord.


Lisa Gardner a le talent incroyable de narrer une histoire totalement sensationnelle avec des personnages qui à travers leurs qualités et leurs nombreux défauts arrivent à subjuguer. Elle parfait un tableau aussi horrifiant que réel, incluant le poids incommensurable d’un héritage sanguinaire. Un thriller mené avec brio et ingéniosité où Lisa Gardner ne cède absolument pas à la facilité. Une intrigue où règne un suspense qui tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Les personnages attirent l’attention. J’ai lu ce thriller d’une traite. L’auteur m’a immergée dans son monde avec une certaine facilité. La trame dénote par son intensité et les implications. Les doutes assaillent souvent les personnages et outre le fait de découvrir qui est ce tueur à la rose, D.D., Adeline et Shana devront faire face à ce qu’elles ont de plus personnel : leur identité.


Quel thriller éprouvant ! Dans la lignée de Karine Giebel, Lisa Gardner a le talent et l’audace de faire vivre une lecture « tourbillonesque » !


#ESMERALDA


Je remercie les éditions Albin Michel et Babelio pour la découverte de ce super roman.


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Vers Wikipédia pour découvrir l’univers de Lisa Gardner.