LES PORTES DU SOLEIL, tome 1 : Entre l’orage et la mer de Jacinthe Canet.


Ce roman est une ode à l’insouciance, à l’innocence.
Sam vit toute l’année pour les deux mois d’été… lorsque la pension de ses parents est complète et danse au rythme du piano, que les orages menacent et surtout quand la famille Rivera pose enfin ses valises.
Cet été-là, malheureusement, tout ne va pas se passer comme elle l’espérait avec les cousins Rivera : Jules ne jure que par sa copine laissée à Paris… Mattéo voue une obsession pour Anna, une pensionnaire qui ne semble pas le voir… Et Enzo, celui dont elle est amoureuse depuis toujours se comporte étrangement.
Entre les disputes, les fous rires, les discussions avec Louise et Aurélien et les bains de minuits, l’été de ses 16 ans risque d’être riche en émotions.

 
Tellement adorable, tellement à croquer, tellement vrai … ces amours de nos 16 ans ceux auxquels on voue l’éternité et tout son cœur. Une magnifique histoire où les tourments d’adolescents deviennent effervescence et magie !
Sam habite le paradis sur Terre. Un paradis où bienveillance, amour, amitié débordent dans leur plus simple appareil. Sam passe son temps à courir. A courir pour aller en cours. A courir pour donner un coup de mains à sa maman. A courir pour entendre les conseils de Louise et Aurélien. A courir après la vie qui défile. A courir après l’amour, celui qu’elle porte en elle depuis ses 10 ans. Sam est une grande maladroite, la tête ailleurs. A 16 ans, elle rêve d’amour avec le grand A. Elle rêve d’évasion, elle rêve de grandeur que l’on peut espérer à cet âge. Sa gentillesse, sa prévenance, sa manière d’être, sa manière de concevoir le monde, sa manière de prendre soin de ceux qu’elle aime, sa manière de mettre les mots sur des choses parfois naïves, un tout totalement charmant. A son âge, elle se pose énormément de questions sur les sentiments qu’elle ressent, ses émotions à la fois névrotiques, frustrantes et fulgurantes. Sam peut compter sur ses amis pour faire le tri dans tout ce fouillis quand eux ne sont pas aussi paralysés par leurs craintes.

 

Jules a du se séparer de sa copine pour les deux mois à venir. Un vrai crève-cœur pour cet amoureux transi. Sa belle lui en fait voir de toutes les couleurs et la distance n’aide pas à relativiser. Jules en perd son latin et sa tête. Il ne s’autorise pas à respirer pour la plus grande peine de son entourage.

 

Mattéo est le plus cool de la bande. Il se laisse porter au grès de la vague. Véritable pilier pour Sam il l’écoute sans jugement tout en lui disant de prendre gare. Mattéo a jeté son dévolu sur l’insaisissable Anna.

 

Enzo se la joue rebelle depuis ses dix huit ans. Cet été n’a rien avoir les précédents. Le monde des adultes semble lui peser. Arrogant, désinvolte et égoïste, il est loin le petit gars qui ne se prenait jamais au sérieux. Enzo le ténébreux, celui qui n’ose pas aimer, celui qui n’ose pas la regarder, celui qui se ment.

 

Entre l’orage et la mer, cet intermède où l’impossible prend son envol quitte à brûler ses ailes.

 

Il est vrai que je ne suis pas une grande fan de romance young adult mais parfois j’aime prendre des risques notamment avec des auteures que j’apprécie. Et je vous rassure j’ai bien fait de le prendre. Je me suis laissée porter par ces 4 jeunes qui tour à tour affrontent ce passage presque obligé que l’amour impose avec ce flot de questions existentielles. Jacinthe Canet explore cette période difficile d’entre deux avec sensibilité, humour et passion. Même si l’orage gronde au loin, l’espoir gonfle. Une plume aussi ensorcelante qu’addictive, Jacinthe Canet nous porte dans son histoire difficile et doucereuse. Au rythme de la mer et des éléments elle transmet ce quelque chose qui vient frapper votre cœur. Rires, larmes, cris se combinent à la malice, l’amitié et à la découverte des sentiments. Un pur délice à découvrir !

 

Une chronique de #Esméralda.

 

 

 

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Ma rencontre avec toi: Tome 1 de Virginie Imbert

Romance Young-Adult – Livre sorti le 26 juin 2019

Librinova

Service presse

Ma note : 3,5/5

 

Avant de commencer, je tiens à remercier Librinova pour leur confiance et pour m’avoir confié ce roman en service presse.

Résumé : C’est la fin de l’été. Cathie, 18 ans, doit affronter une nouvelle année de terminale, et tout recommencer lui paraît impossible. Enfant de parents divorcés, elle passait son temps libre à sortir avec ses amis, mais aujourd’hui, cela lui semble bien loin…
Le jour de la rentrée, elle rencontre Matt, qui vit dans le quartier mal fréquenté où elle doit travailler. Le jeune homme essaye aussitôt de la séduire. Au collège, il était déjà tombé sous son charme et c’est pour lui l’occasion de conquérir son cœur. Débute alors une histoire d’amour où chacun se révèle à l’autre au fil du temps.
Pourtant, tout n’est pas si simple. Entre les études, la famille, les amis, le nouveau couple va être malmené. Tout paraît les mener à la rupture.
Cathie et Matt seront-ils assez forts pour surmonter toutes ces difficultés et réussir à rester ensemble ?

 

Mon avis : Voilà longtemps que je ne m’étais pas plongée dans une romance young adult. Suis-je encore la cible pour ce type de lecture ? Vais-je réussir à m’attacher aux personnages ? Telles étaient les questions que je me posais avant d’aborder ce roman.

Nous faisons ici connaissance avec Cathie, qui redouble sa terminale. Fêtarde, pas du tout motivée à l’idée de refaire sa dernière année de lycée, elle tombe rapidement sous le charme de Matt. Ce dernier est attiré depuis quelques années déjà par la jeune fille mais il n’osait pas l’aborder. Quand il constate qu’ils sont dans la même classe, il va prendre son courage à deux mains et tout faire pour la conquérir. Même si l’alchimie est immédiate, les jeunes tourtereaux ne vont pas connaître une histoire de tout repos. L’amour est-il vraiment le plus fort ? Est-on capable de tout accepter par amour ?

Cathie est une jeune fille qui, au premier abord, peut sembler superficielle. Elle aime faire la fête avec ses amis, elle a tendance à boire un peu trop en soirée et elle change régulièrement de petit ami. Pourtant, sa rencontre avec Matt va la transformer et avec lui, elle va explorer des horizons qui lui semblaient, jusque là, inaccessibles. Elle est parfois un peu difficile à suivre, reprochant à Matt des choses ou des actes qu’elle fait de son côté. Je n’ai pas eu plus d’affinités que cela avec elle, même si des éléments de son passé auraient pu la rendre attachante. Concernant Matt, il est beau, gentil, sportif et sérieux. Bref, il a toutes les qualités du gendre parfait et il a de nombreuses filles à ses pieds. Mais lui, il n’a d’yeux que pour Cathie, qui va devenir le centre de son univers. Matt est parfois un peu trop protecteur ou entier mais la pureté de son amour fait plaisir à voir. Entre eux, c’est l’amour fou… Néanmoins, ils vont connaître des hauts et des bas et leur amour va devoir se confronter à l’épreuve du temps, de la jalousie et, parfois, des non-dits.

Ce roman est une jolie découverte mais ce n’est pas un coup de cœur. La plume de l’autrice est efficace, dynamique et elle arrive facilement à nous happer pour nous entraîner dans le quotidien des lycéens. Même si cette lecture a été plaisante, je regrette de ne pas avoir réussi à m’attacher aux protagonistes. Je suis donc restée spectatrice de leurs aventures, sans réussir à m’impliquer émotionnellement dans leur histoire. Néanmoins, n’allez pas croire que c’est une lecture toute en légèreté ! L’autrice prend le parti d’aborder des thèmes lourds comme celui du deuil chez les adolescents et le poids qu’ils supportent, souvent, lors de la séparation de leurs parents. Ils sont abordés en filigrane de l’histoire principale mais ils ont leur importance dans le déroulé de l’intrigue car ils ont un impact sur certaines décisions prises par nos héros.

Pour conclure, j’ai passé un bon moment en compagnie de Cathie et Matt. « Ma rencontre avec toi » est une jolie romance young-adult qui saura séduire les amateurs du genre. Pour ma part, j’attends avec impatience la suite, le roman se terminant de manière surprenante et assez inattendue. Ma curiosité est piquée, et vous  ? Vous laisserez-vous tenter ?

 

Pour retrouver ce roman sur Amazon, c’est par ici !
Retrouvez ce roman sur le site de Librinova

 

LE BAL DE L'ENGAGEMENT : La génération Z de Aurora.


En 2107, les temps ont bien changé, pourtant le royaume de Scalia affectionne particulièrement le bal de l’engagement, vestiges d’un ordre que la monarchie tente de retrouver.
Entre apparences et faux-semblant, le sort va réunir Amaya et Kewan qui devront prendre en main leur destin malgré les codes de l’Élite.

 
Cette nouvelle de fiction vous charmera peut-être pour son cadre. Un royaume, une monarchie et une étrange coutume organisée lors d’un bal. Bal que l’on pourrait comparer à ces bals de débutants organisés à la belle époque et bien avant.
Ils sont douze, six filles et six garçons, et leurs destins vont se décider ce soir. Un repas mondain, une valse et le choix final. Tirés au sort, les jeunes hommes vont devoir choisir la jeune fille qui partagera sa vie. Sous couvert d’alliance, les familles les plus riches s’unissent. Le tour de Kewan est annoncé. Alors que tout le monde attend de sa part de prononcer le prénom de sa promise comme convenu, c’en est un tout autre qui résonne dans la grande salle consternée par ce choix. Amaya était la première étonnée et ne s’attendit pas vraiment à cela. Plus que ravie de cette nouvelle situation, son installation se passe dans de bonnes conditions. Elle rencontre sa belle-sœur avec qui le courant passe de suite. Mais Amaya n’a pas oublié son projet et Kewan doit suivre la ligne de conduite de sa famille. Les dangers rodent et les malheurs se multiplient, réussiront-ils à braver les règles qui régissent le royaume ?

 

Le format nouvelle me dérange souvent, notamment dans le fait que les développements sont trop succincts à mon goût. Certaines nouvelles arrivent à attirer mon attention, mais avec celle-ci j’ai eu beaucoup plus de mal. L’histoire en elle-même est très intéressante mais le final bien trop confus. Les thèmes qui concernent la différence des castes sociales et le pouvoir familial sur les générations suivantes sont à mes yeux pas assez mis en avant. L’auteure a beaucoup de choses à dire et à partager, mais pour le coup le format ne s’y applique pas. Je ne sais pas si c’est la première nouvelle de l’auteure mais j’en retiens des points positifs. Notamment l’évolution des personnages et de leurs perceptions, les lieux qui semblent somptueux. Il m’a manqué le côté rebelle qui pourrait se dégager de la situation. Une belle petite histoire qui cache de belles choses qui malheureusement, ne sont pas exploités à leur hauteur.

 

Une chronique de #Esméralda

ESPERLUETTE de Anne Vantal.


Cette lettre à Jordan, elle a brusquement éprouvé le besoin de l’écrire, après être retournée par hasard sur le « lieu du crime ». Une lettre pour parler d’elle, de lui, de leur passé. Il lui aura fallu des années pour trouver les mots de leur histoire, celle de gamins inséparables complices des mauvais coups, devenus lui petit escroc pervers et elle lâche aventurière. Jusqu’au funeste épilogue… Comment se pardonner, se racheter ?

 
Un symbole et une éternité de remords. Comme un point final, cette lettre livre des mots de joie, des mots d’amitiés, des mots de toujours où tel un serment terrifiant, ils rappellent sans cesse cette chute dans le néant.
Des mots tus, des mots silencieux, des mots épouvantés, des mots d’admiration, des mots paralysés, des mots paralysants. Exercice éprouvant tel un exorcisme pour ne pas effacer le passé mais l’accepter étant une partie entière d’elle.

 

Des mots plus grands que les yeux et le ventre, des mots éternels, des mots suppliants refaisant le monde « et si… »

 

Anne Vantal explore le temps de l’insouciance où les jeunes adultes deviennent les roi du monde. Un monde où la débrouillardise est synonyme de larcin.

 

Un récit court mais fort émouvant. Un récit percutant. Un récit qui sonne comme une vérité implacable. Un récit exutoire où les mots s’écoulent tels des larmes salvatrices. Une lettre puissante reliant le passé & et le présent pour un avenir meilleur où le bonheur aurait sa place.

 

Une lecture que j’ai beaucoup apprécié malgré son format assez court. Une lecture qui enserre vivement le cœur. Une plume fluide où les mots judicieux choisis insuffle peu à peu la peur qui se dévoile grâce à un coup de point magistral.

 

Tu m’as serrée dans tes bras, tu étais tout content de me voir accepter. Je n’ai pas songé à demander pourquoi  tu n’entraînais pas Greg dans cette histoire. Peut-être préférais-tu une fille pour une opération de ce genre, ou bien tu avais peur que Greg ne se moque de toi, après, parce que tu avais fréquenté un homo, je ne sais pas, je n’ai jamais su, je n’ai jamais plus eu l’occasion de te poser de questions.
 
Une chronique de #Esméralda

PLS de Joanne Richoux.


Soirée déguisée. Sacha navigue chez lui entre sa sœur jumelle, la fille dont il est amoureux et ses amis. De pièce en pièce, il traîne sa mélancolie et noie ses démons dans les volutes et les vapeurs d’alcool. Jeux de regards, frottements des corps, plaisirs furtifs, assauts repoussés…
Les heures s’égrènent à vouloir tuer le temps. Bad trip ? Et si une lumière brillait quand même au bout de la nuit ? Un roman noir, au verbe vif et cru, qui se lit d’une traite. Une œuvre ancrée dans son époque, qui sonde les affres des solitudes adolescentes, les fêlures de chacun, mais fait aussi entendre l’urgence d’aimer et d’être aimé. 

 
PLS vous plonge dans la douleur d’un adolescent qui tente de vivre avec. Percutant, PLS ouvre cette fenêtre où les déambulations de Sacha témoignent de son mal-être, de son isolement, de ses dérives, de sa fuite psychique.
Lors d’une soirée où le déguisement, Halloween oblige, est de rigueur, Sacha déambule parmi ses invités, camarades de classe, tantôt aimés, adulés, adorés ou détestés. De déguisements en déguisements, de verres en verres, de mots en mots, de pas en pas, Sacha oublie son mal, oublie ce manque, ce trou béant. Sacha dérive sur des rives noires et chaotiques. Sacha croque sa vie empoissonnée avec déraison et lucidité. Sacha vole dans son monde où la société serait bienveillante et lui crache dessus quand il a les pieds sur terre. L’ange noir empli de colère et de haine est pourtant attiré par une seule lumière, Elle. Belle, magnifique, attirante, le péché mignon qui connaît ce mal envoûtant et captivant. Elle, rayonne tout simplement. Elle vie dans la lumière et sa main tendue le sauverait, certainement, peut-être, peut-être pas.

 

PLS captive par l’urgence des mots, par la brutalité des pensées, par le choc des actes. Le temps s’écoule comme si il était compté, comme si sa malléabilité probable était une solution. Une plume impitoyable pour un thème percutant. L’adolescence et sa multitude de questions, l’âge charnière où devenir adulte effraye et rester enfant n’est plus cool. L’âge où les questions métaphysiques se bousculent : le sexe, la vie, la mort. Un méli-mélo sombre où les pensées s’autodétruisent et naissent en un claquement de doigt. Joanne Richoux signe un roman jeunesse d’une beauté aussi cruelle que magnifique. Un roman qui ne laisse pas le temps de respirer.

 

PLS est sauvage, brutal mais si sensible. Une sensibilité à fleur de peau, celle qui pousse dans les retranchements les bons comme les mauvais. Celle qui crie quand rien ne va plus. Celle qui pleure quand tout devient noir. Celle qui embrasse quand il est urgent de se faire aimer. Celle qui parle quand le cœur déborde.

 

Un roman à découvrir absolument et cela dès 15 ans.

 

Mais surtout, la vie était plus réelle. Je sais pas, immédiate. Et puis en couleurs. Il se passe un truc sale quand on grandit. Un voile de poussières qui ternit et complique les choses.

 

Une chronique de #Esméralda

LA MEUTE HARBOR, saison 2,5 : Austin & Salem de Audrey S.G .

[ ROMANCE FANTASTIQUE / YOUNG ADULT – 2019 ]
Saga tome 2,5/?
214 pages
Ma note : 4/5
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Le résumé :
« Pour certains, l’amour rime avec danger et désespoir. »
Depuis le jour de son arrivée au sein de la meute Harbor, Salem est tombée sous le charme du ténébreux et mystérieux Austin. Désireuse de vivre l’amour, le vrai, et de partager sa vie avec son loup, Salem est prête à tout pour lui ouvrir les yeux.
Sous ses airs d’éternel dragueur et d’inlassable farceur, Austin cache un lourd secret lui interdisant d’aimer. Prêt à tout pour préserver les siens d’une nouvelle tragédie, Austin accepte de tout sacrifier. Y compris son amour pour celle qui l’a envoûté dès le premier regard.
Mais voilà, jamais ils n’auraient pu imaginer les conséquences de leurs actes.
Depuis, l’un et l’autre sont brisés et ne sont plus que les ombres d’eux-mêmes.
Traqués et pourchassés par des ennemis invisibles, dont ils ne savent rien, ou presque, Austin et Salem devront affronter leurs peurs les plus profondes pour espérer lever le voile du passé et devenir les maîtres de leur destinée.
Toutefois, en révélant les secrets et les mensonges du passé, Austin et Salem pourraient conduire la meute vers un danger bien plus grand.
Plongez au cœur de l’histoire d’Austin et Salem et partez à la découverte des mythes de la meute.
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Après une saison 2 tonitruante, je suis ravie de poursuivre les aventures de la meute Harbor. D’autant plus que j’en garde un excellent souvenir. Cette nouvelle saison est dans la continuité de la précédente. Elle met à l’honneur deux personnages découverts dans les précédentes saisons, Salem et Austin.

 

Salem est présente depuis la saison 2. Elle est la cousine d’Héléna la sorcière de la meute. Sa mère une Orin et son père, un chaman, Salem excelle dans son domaine, le monde des Songes. Sorcière et jeune femme téméraire, Salem détonne de par son caractère tonitruant. Mais depuis la dernière confrontation avec les démons, Salem n’est plus la même. Les cauchemars la hantent, ressassant les tortures que lui a infligées son tortionnaire. Anéantie, elle sombre peu à peu dans la mélancolie. Elle aimerait tant retrouver sa vie d’avant et surtout retrouver sa complicité avec Austin. Mais lorsque se dernier l’observe, elle ne voit que le dégoût, la colère et le rejet. Salem se sent si seule.

 

Austin, loup-garou de son état, se débat avec ses propres démons. Il ne peut et il ne doit pas s’approcher de la belle Salem. Son cœur pourtant s’accroche à la belle jeune fille alors que sa tête lui ordonne de la rejeter. Austin n’a pas le droit d’être amoureux au risque que son monde s’écroule.

 

Et si leurs états étaient les conséquences de leur dernières batailles ? Les secrets et les doutes ne font pas bon ménage lorsque le mal s’entête à vouloir récupérer son dû.

 

Une nouvelle fois je suis conquise par la plume d’Audrey S.G.  Une nouvelle histoire entêtante et addictive. Salem et Austin sont des personnages fascinants. J’apprécie beaucoup le fait que l’accent soit mis sur ce couple extraordinaire. Ils ont ma préférence au sein de ce groupe atypique. J’apprécie également le fait que l’histoire poursuit sa route. Au fil des saisons le fil conducteur s’étoffe. Audrey S.G sait mettre du rythme dans son roman. Elle sait surprendre par les nombreux rebondissements. Un suspens haletant, des secrets, de l’amour, de l’amitié et un univers incroyable où mythologie et fantastique se côtoient avec harmonie. J’aime beaucoup ce que propose Audrey S.G et j’ai hâte d’en savoir davantage dans les prochaines saisons.

 

Une chronique de #Esméralda

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… mes avis sur les tomes précédents (clique sur l’image pour les découvrir)

MÉTÉORE de Antoine Dole.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2020 ]
ACTES SUD JUNIORS – Collection Une seule voix.
64 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2020 »
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Le résumé :
Née garçon, Sara se sait être fille depuis la prime enfance. Avant même de pouvoir le formuler, de le comprendre. Mais elle a dû grandir emprisonnée dans un corps subi, moulée dans les lois de la masculinité, à ne pas pouvoir supporter son reflet dans un miroir. Une erreur ? Une anomalie ? Il fallait un changement, un réalignement de ce corps, et c’est à seize ans que Sara débute sa transition pour être celle qu’elle est, se sentir enfin vivante. S’autoriser à être un météore que plus rien n’arrête, même pas les coups et les insultes. Un monologue saisissant et maîtrisé sur un sujet trop longtemps tabou. Un plaidoyer pour la tolérance.
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Parfois les mots ont cette portée majestueuse. Ils visent juste et bien. Ils sont invraisemblables et si révélateurs d’un mal être caché, souvent inavoué. Ils rendent une certaine justice, ils élèvent une vérité à ce quelque chose de merveilleux et d’unique.

 

MÉTÉORE n’est pas un simple histoire. C’est l’histoire de ces femmes, de ces hommes, de ces jeunes filles, de ces jeunes garons, de ces petites filles et de ces petits garçons qui ne sont pas en accord avec leurs corps. Être né garçon et se sentir fille. Être née fille et se sentir garçon. Cela fait-il d’eux des monstres ? Méritent-ils d’être salis et de subir et ( et vos) violences physiques ou verbales ? Comment se sentir soi alors que la société et son système les obligent à se sentir et se définir par le genre qui les détermine dès la naissance.

 

La dysphorie des genres est un sujet sensible et délicat. Mais pas tabou ! Antoine Dole délivre ici un texte court et explosif. Un coup de poing magistral ! Un KO divin ! Un tsunami d’émotions ! La détresse psychologique, la colère, la passivité, la haine de la différence, la douleur, la compréhension, l’incompréhension, la dualité des choix, vivre, la volonté, l’acceptation, la vie … tout autant de symboles forts qui prennent aux tripes et ne m’a pas lâchée.

 

Antoine Dole livre un roman percutant et essentiel. La haine et l’incompréhension viennent souvent du non savoir et de la peur de cette différence (non logique). En parler, mettre des mots est un acte altruiste. Se délivrer des carcans sociétaux est un acte de générosité.

 

Un livre à offrir aux adolescents et aux adultes. Un livre qui doit circuler dans vos mains. Un livre que l’on se doit de parler. Un livre que j’aimerai voir partout, dans les salles d’attente, dans les transports en communs, partout …. car parfois il suffit des mots justes et judicieux, des mots percutants, des mots qui reflètent la vie et la différence, et, Antoine Dole s’y emploie avec tout son âme et son talent.

 

Merci pour ce magnifique MÉTÉORE.

 

Parce que j’ai survécu à pire que vous.
Pire que votre bêtise.
Pire que votre crainte d’épouser les possibles.
J’ai survécu à une haine plus intime, que j’avais plantée en travers de ma vie.
J’ai survécu au dégoût de moi-même.
A ma colère, à ma détresse.
J’ai survécu à une prison de peau, aux barreaux de mes os. A ces liens de tendons et de cartilage.
A la peur d’être moi.
A la peur d’être libre.
A la peur de me réinventer.
J’ai survécu à l’idée d’être une autre, toute ma vie, différente.
Au refus d’une vie de fuite et de mensonges.
J’ai survécu à des ténèbres enfoncées dans ma chair et qui dévoraient tout.
J’ai survécu à la crainte d’être celle que je suis et à la crainte que le monde me voie. A la promesse d’un avenir qui ne me fait plus peur.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions ACTES SUD JUNIOR

… mes avis sur d’autres titres d’Antoine Dole.