LE MILLIEME PIN de Florie Darcieux.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019 ]
Éditions BETA PUBLISHER
324 pages
Ma note : 3/5
Lien Kindle
 
Le résumé :
L’an passé Eddie a vu son quotidien d’adolescente totalement bouleversé. Son père, chauffeur routier, s’est trouvé impliqué dans un accident qui a coûté la vie à la mère de Martial, lycéen populaire et unique héritier d’une famille influente de leur village. Depuis ce drame, Eddie et son père ont peu à peu été mis à l’écart, condamnés au silence. Plutôt que d’attendre la comparution de son père devant le tribunal, Eddie se lance dans une quête effrénée pour la justice, prête à tout pour prouver l’innocence de son père et retrouver sa vie d’avant. Mais la vérité a plusieurs visages…
Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"
 
Eddie s’est toujours contentée de son quotidien en présence de son papa adoré et de sa grande tante pipelette que j’ai adorée. Dans ses Landes natales, elle y est heureuse et y grandit avec courage et détermination. Lorsque la vie lycéenne s’offre à elle, elle découvre une mini société impitoyable et malheureusement elle en fait les frais lorsque son père est au cœur d’un scandale sanglant. Devenue la paria dont on se moque et dont on montre du doigt, Eddie se trouve confrontée avec dureté à la vie et voit sombrer peu à peu son père. Mélancolique et en très en colère, Eddie veut se battre contre toutes les ignominies dont fait l’objet son père. Seule contre le monde entier, ce n’est pas l’idéal, mais sa persévérance obtuse va la mener sur un chemin chaotique où toutes les vérités seront malheureusement à double tranchant. Tambour battant et haut les cœurs, en avant marche pour une aventure épique et phénoménale où certaines rencontres vont bouleverser les espoirs les plus fous pour que le vœu du « millième pin » se réalise.

 

Amitié et famille sont au cœur d’un roman jeunesse totalement bouleversant. J’avoue ne pas avoir été en adéquation avec le personnage d’Eddie que j’ai trouvé désespérant et exaspérant (son tempérament de feu m’a fait grincer les dents maintes fois) , mais si je n’y prête pas cas, l’histoire est magnifique. Portée par Eddie et d’autres compagnons de route, elle vous plonge dans les méandres sinueuses d’une vie où les questions cherchent des réponses et qu’importe la teneur de ces dernières. Où l’espoir s’invite malicieusement dans ce chaos pour pousser les montagnes et accéder à la vérité. Souvent les apparences sont trompeuses et Florie Darcieux joue habillement avec cette citation.

 

Je ne m’attendais absolument pas à la teneur de cette histoire. Florie Darcieux traite des thèmes importants et cruciaux à l’âge où les bases pour devenir un jeune adulte bien dans sa peau sont primordiaux. Sans être une quête initiatique, Florie Darcieux explore avec finesse et honnêteté l’identité et tout ses reflets. Le passé se confronte au présent pour un futur encore flou. L’amitié est le moteur essentiel à cette histoire et surtout elle prend un drôle tournant. Une note de suspense vient embellir le roman et une autre d’amour le parfume agréablement bien.

 

La plume de Florie Darcieux est agréable et offre une balade tourmentée où les émotions se percutent sans distinction.

 

Une roman jeunesse qui peut se lire dès 15 ans sans problème.

 

Une loi universelle estime la vitesse de réalisation des devoirs de vacances comme inversement proportionnelle au nombre et à la qualité des occupations extrascolaires de ladite période de congés. Conformément  à celle-ci, en quatre jours de liberté j’ai déjà souscrit à toutes mes obligations. Un record absolu.

 

A bien y regarder, ces premières journées de vacances n’ont pas été que désespérément longues. Si on considère le nombre de fois où j’ai vu mon père depuis sa comparution devant le tribunal, on peut même dire qu’elles sin t passées en un éclair. Impossible de faire mieux que de le croiser entre deux portes. Jusqu’à vendredi, je n’avais jamais eu à me demander s’il cherchait à m’éloigner, même dans les moments les plus difficiles. Mais à présent, c’est tout autre chose. J’en viens même à penser qu’il préférerait que je ne l’accompagne pas ce matin pour la reddition du jugement.
(page 90)
 
Une chronique de #Esméralda

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… le site des éditions Beta Publisher.

Publicités

AURORE de Jérémie Kisling.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019]
Couverture Zep
Éditions SLALOM
160 pages
Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »
Lien Kindle
 
Le résumé :
Dans cet ouvrage singulier, entre fable, roman et journal intime, Jérémie Kisling nous fait entendre la voix d’Aurore, une adolescente sur le fil, pleine de contradictions, entre rires et déceptions. Elle partage avec le lecteur ses émotions, ses peurs, ses joies aussi… et la découverte qui va bouleverser sa vie.
Lorsqu’Aurore, une adolescente de 15 ans, comprend qu’elle a été adoptée, ses certitudes volent en éclat, ses repères s’écroulent. C’est la fin du monde, la fin de son monde. La rencontre avec un être encore plus déraciné qu’elle va lui ouvrir les yeux et lui permettre de se découvrir. La nouvelle Aurore se révélera encore plus espiègle et déterminée que l’ancienne, désormais habitée d’une passion et forte de liens plus solides que jamais.
Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"
 
Aurore a 15 ans. Age délicat où l’enfance c’est vraiment trop ringard et adulte trop chiant. En même temps être une ado « style brindille », pas spécialement populaire au bahut et encore moins adulée pas une bande de potes, c’est la loose. Aurore, c’est Aurore : flemmarde et intelligente, elle se laisse porter par sa vie d’ado pas encore tout à fait rebelle. Elle subit sans trop subir les questions existentielles, les remettant au lendemain.

Voilà Aurore c’est ça :

Bref. Habituellement, après le brossage de dents, je me mets quelques doigts dans l’œil en enfilant mes lentilles, puis je retourne dans ma chambre en clignant des yeux et je trébuche sur la chaise camouflée en panier à linge sale, me déglinguant au passage entre un et trois orteils, ça dépend de ma forme.
  Après, j’enfile une chaussette, pas trop sale, entre blanc foncé et noir clair, je réponds à deux ou trois textos, même quand personne ne m’a posé de questions … – surtout si personne ne m’a posé de questions d’ailleurs – et j’enfile une autre chaussette, plus ou moins du même niveau de salubrité que la première. Je regarde mes pieds : une, deux chaussettes, le compte est bon.
Allez, maintenant, une culotte un peu bateau, un T-shirt et là je suis pas difficile : juste deux trous pour les bras. ( Et un pour la tête, oui vous avez raison, c’est mieux). Une paire de jeans déchirés mais pas trop. Comme ça, ça fait genre la fille qui fait pas genre de faire genre. Sion, ça fait genre la fille qui fait genre de ne pas faire genre, et je déteste cette attitude.
Puis je sors de ma chambre et dévale les escaliers en visant tous les endroits qui grincent pour agacer mes parents.
 
Comment ne pas avoir le smille en lisant cet extrait !
Tout va pour le « mieux » dans la vie trépidante d’Aurore, jusqu’au jour où certains mots ne ses parents (qu’elle n’aurait pas du entendre) lui parviennent. Et là, catastrophe ! Apocalypse ! Fin du monde ! Aurore part en vrille. Et en bonne adolescente qu’elle est, décide de fuir. Affronter ce déchaînement d’incertitudes, de secrets, de non-dits et de mensonges, est d’une telle violence. Un uppercut qui lui laisse des marques. Et elle fuit, court, crie, hurle et pleure. Elle en veut en la terre entière, à ses parents, à sa petite sœur. A tous. Et sur son chemin de solitude, elle rencontre Sliman.

Sliman c’est l’innocence même qui a traversé de nombreuses épreuves. C’est la maturité d’un adulte dans un corps d’un enfant. C’est la naïveté qu’il porte à chaque élément de son entourage. C’est la volonté de comprendre un monde qui lui est étrange. C’est la gentillesse incarnée. Pourtant tout différencie Sliman d’Aurore.

J’aimais vraiment beaucoup parler avec Sliman. Tout était nouveau et troublant dans ce qu’il apportait doucement à ma vie. Comme un vent de désert, qui réchauffe et déroute en même temps. Un vent qui, à chaque rafale, change un peu le paysage autour.
-Sliman, c’est comment, le vent, dans ton pays ?
-Le vent ? C’est comme un ami très cher et qui vient de très loin. Quand il nous rend visite, on dit qu’il est fatigué et plein de sable dans les cheveux. Mais il ramène plein d’histoires avec lui. Alors, on s’assied, on ferme les yeux et on l’écoute raconter : les déserts qu’il a balayés, les villes qu’il a traversées, les vieillards qu’il a décoiffés, les oiseaux qu’il a portés sur ses épaules, et toutes les étoiles qu’il a chatouillées. Quand il a fini de parler, quand on a pu s’évader un peu avec lui, le vent s’arrête. Alors, on peut commencer à lui raconter nos soucis, et déjà, ils nous semblent moins importants. Quand le vent repart, il les emporte avec lui.
Il a dit tout ça avec son accent si joli, et ses mots étaient tellement beaux et paraissaient si simples que je n’avais pas envie de parles, juste m’évader un moment en écoutant ses paroles.
-Et la pluie, c’est comment, la pluie ?
-La pluie, c’est mouillé, c’est nul !
On a rigolé. C’était un peu comme avec Xu : il venait de si loin et pourtant, tout paraissait naturel entre nous.
 
AURORE est porté par une plume d’une simplicité désarmante. On est joyeux ou triste, on rit ou on pleure, on lève les yeux au ciel ou on sourit, c’est l’effet Aurore. Adorable, attachante, on vit son aventure comme si c’était la notre. Jérémie Kisling traite avec humour et franchise les tourments de cette adolescente en pleine crise existentielle. J’ai tout simplement adoré. Des thèmes comme l’amitié, la confiance, le pardon, la quête identitaire, la différence et l’acceptation, sont magnifiquement explorés. C’est tendre à l’intérieur et croustillant à l’intérieur sans oublier l’effet kiss-cool !

Une chronique de #Esméralda

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… tout sur le site Lisez.com !.

Découvrez la chanson d’Aurore !

UN CAILLOU AU FOND DE LA POCHE de Florence Cochet.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019]
Dès 9 ans
ACTES SUD Junior
126 pages
Ma note : 4/5 mention « petit coup de cœur »
Lien Kindle
 
Le résumé :
Au collège, les autres élèves surnomment Henri « la calculette » ou le « taré ». Sans la présence de Daisy, sa meilleure amie, il aurait déjà craqué. Heureusement, elle est toujours là avec son optimisme communicatif… jusqu’à ce qu’un virus la force à rester à la maison. Pour la première fois, Henri est seul, et une bande de petits raquetteurs compte bien en profiter. Le mystérieux caillou que lui a confié son excentrique enseignante de français suffira-t-il à le protéger des sales coups ? Un regard sensible sur la différence où l’on suit pas à pas le jeune héros dans le labyrinthe de ses pensées, l’auteur sachant nous le rendre extraordinairement proche et émouvant.
Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"
 
Henri est différent. Une différence qui ne se voit guère et pourtant elle fait l’objet de nombreuses moqueries. Petits mots saugrenus et petits regards en coin qui veulent tout dire, sont son quotidien depuis toujours. Heureusement que dans sa vie, il y a la trépidante Daisy. Elle rit, elle se moque de tout et son enthousiasme est si communicatif qu’il ne peut plus s’en passer. Et surtout, elle lui apprend à comprendre le monde qui l’entoure. Car Henri ne le perçoit pas tout à fait de la même manière que le commun des mortels et surtout il ne comprend pas le principe de sociabilité qui régit les gens. Je vais te dire un secret (un secret qui ne devrait pas en être un), Arthur est autiste, autiste Asperger. Alors quand sa seule constance, Daisy, est clouée au lit, Henri perd pied. Il ne sait plus quoi faire, quoi dire, où aller, il est tout simplement perdu. Surtout qu’une bande de petites frappes vient jouer les caïds, semant la peur sur leur passage. Henri est déboussolé, pris dans ses tourments et ses questions qui tournent inlassablement dans sa tête. Alors que sa professeure de français lui confie un drôle de caillou et lui narre un conte dont il ne saisit pas complétement le sens, Henri va découvrir qu’il peut être capable du meilleur et surmonter ses peurs.

 

Florence Cochet narre avec emphase un conte moderne. Un conte différent, un conte qui ouvre les yeux et les remplit de lumière. Pas à pas, je découvre les douleurs et les craintes de ce formidable Henri. Pas à pas, je découvre un jeune homme qui se pose d’innombrables questions. Je découvre cette amie dévouée et sa famille qui ont accepté Henri tel qu’il est et sans préjugé. S’adaptant à sa différence, cette famille atypique et un peu dingue adopte ce blanc-bec comme s’il est un des leurs. Une amitié farouche et essentielle. Une amitié qui pousse les frontières de la peur et de l’incompréhension. Alors que la différence devrait être un fardeau, Florence Cochet la magnifie et en fait une force. Une force qui anéanti ces mots et préjugés malsains.
C’est un thème cher à mon cœur et que j’aime beaucoup découvrir dans mes lectures surtout quand celui est exploité d’une manière sensible et intelligente sans tomber dans la caricature extrême (que je retrouve malheureusement un peu trop souvent dans mes lectures). Une lecture portée par une plume enjouée et intense qui n’hésite pas à bouleverser.

 

Un petit coup de cœur que je vous recommande fortement. Une lecture qui ouvrira certaine porte afin de comprendre la vie silencieuse de ces petits héros et petites héroïnes !

 

La dernière phrase l’amuse. Malgré sa gastro, Daisy n’a pas perdu son sens de l’humour. Il ne fait la bise à personne et ne comprend d’ailleurs pas qu’on puisse en avoir envie. Quelle idée de vouloir coller ses lèvres sur des joues couvertes de bactéries et d’acariens ! Sans parler des « vrais » baisers. Impossible de concevoir plus répugnant que deux langues qui se touchent : en moyenne, 750 millions de bactéries dansent la java dans 1 millilitre de salive ! La seule chose à laquelle Henri consente, c’est échanger une rapide poignée de main. Après quoi, il se frotte méthodiquement paumes et doigts avec une giclée de son fidèle désinfectant. Avec Daisy, il a daigné réduire son utilisation. Il ne le sort plus qu’avant le repas. Tout cela pour dire que sa phobie des bises provoque parfois quelques étincelles entre eux.
 
Une chronique de #Esméralda.

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… le site des éditions ACTES SUD Junior.

J’AI TUE UN HOMME de Charlotte Erlih.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019]
Dès 14 ans
ACTES SUD Junior – Collection Roman Ado
123 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle
 
Le résumé :
Surmenage scolaire, pic de stress, ou trouble plus grave ? Arthur est hospitalisé pour cause d’épisode délirant. Le collégien passionné d’histoire se prend depuis peu pour Germaine Berton, une militante anarchiste, meurtrière d’un leader de l’Action française en 1923… Qu’arrive-t-il à Arthur, qui ne reconnaît plus les siens ni le monde qui l’entoure ? Parents, professeurs, camarades de classe, médecins, tous s’interrogent. Avec leur sensibilité, et aussi leurs peurs.
Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"
 
Méli mélo de voix portées tour à tour par des personnages troublants et désespérés. Voix portées par le courage, l’indifférence et la crainte de ne pas être entendues. Voix silencieuses d’un monde méjugé et dont il est interdit de parler.

Arthur, jeune ado, accro aux cours, flanche. Délires ou surmenage, les questions fleurissent autour de lui jusqu’au moment où le diagnostique tombe. Dans ce monde à part dans lequel il s’est enfermé, il revit les heures de gloire et de déchéance de Germaine Berton, ouvrière métallurgiste, militante syndicaliste et anarchiste française.

De longs jours à craindre le pire. De longs jours à chercher des signes précurseurs. De longs jours où la mère d’Arthur se morigène. De longs jours où l’attente devient une torture. De longs jours où l’insupportable s’insinue malicieusement dans le moindre espoir. Des jours vains, des jours cauchemardesques, des jours cruels, où tout s’embrouille dans ce marasme sans fin. Et puis la lumière jaillit, apportant avec elle son lot de joie. Mais qu’en est-il d’Arthur ? Que ressent-il ? Qu’est-il devenu ? car il le sait, il sait dans ses tripes, tout a changé et tout ne se sera plus pareil. Attendront-ils son désespoir ?

Arthur.
Je suis Arthur. Bonnet.
Je suis né il y a quatorze ans.
Je suis en troisième.
Je suis un …
Je suis un garçon.
Le père de Germaine Berton aurait préféré qu’elle soit un garçon. Son caractère aurait peut-être paru moins déplacé.
Je suis allongé sur un lit blanc.
Je suis entouré de murs blancs.
Je suis dans une chambre anonyme.
Je suis dans une chambre d’hôpital.
Je suis… malade.
Je suis calme.
Je suis fatigué.
Je suis creux.
Je suis une coquille vide.
 
Un roman percutant et sensible qui traite avec volupté et sans filtre des affres de la maladie. Une verbe portée par une plume qui, non sans faute, nous n’épargne rien. Mettre des mots sur ces maux et ces états interdits  relève de l’exploit. Ouvrir ces portes permet de combattre l’ignorance et surtout de dompter une peur non fondée. Charlotte Erlih confie et partage cette douleur avec sublimité.

Une chronique de #Esméralda.

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… le site des éditions ACTES SUD Junior.

NOFY, tome 2 : La quête de Bizantil de Yves Terrancle.

[ FANTASY – Roman jeunesse – Nouveauté 2019]
Tome 2/3
343 pages
Ma note : 4/5
Lien Kindle
Lu dans le cadre du RDV #MonMarathonIndé d’août
 
Le résumé :
La guerre des quatre royaumes s’est achevée sous un coup de théâtre que nul n’aurait anticipé… Qu’adviendra-t-il du continent nord ?Plus éloignés que jamais, Nofy, Ernest, Oranne et leurs alliés parviendront-ils à se retrouver et à surmonter les nouveaux dangers qui les guettent dans la recherche des armes légendaires ? Tandis qu’ils lutteront en ce sens, un être mystérieux se mettra sur leur chemin pour y semer la manipulation, le désordre, et la menace du secret…Le maître du temps vous attend dans le tome deux des aventures de Nofy. Découvrez son dessein, découvrez… la quête Bizantil… !

Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"

 
Après un final tonitruant (du tome 1), je suis heureuse de retrouver le jeune héros et sa ribambelle d’acolytes. Une nouvelle aventure, de nouveaux dangers et de nouvelles alliances sont les enjeux majeurs de ce second tome. Sans oublier les nombreuses surprises qui parsèment une quête de plus en plus ardue. Nofy, jeune héros malgré lui, doit mener à bout cette mission qui lui a été confiée. Du haut de ses onze ans, il va être confronter à de nombreux choix mais aussi à des situations incongrues où le doute n’aura aucune place. Nofy se montre davantage téméraire et surtout il n’a plus rien à voir avec le gamin du départ. Une certaine assurance se dégage de ce « petit bout de chou ». Son espièglerie a laissé la place à un sérieux obtus et une détermination sans faille. De royaumes en royaumes, de découvertes en découvertes, de déconvenues en exploits, Nofy se rapproche de son objectif final. Sur son chemin, il croise un homme bien étrange dont il n’arrive pas à cerner. Un homme peu commun qui possède une grande magie et un sens inné pour marchander. Auprès de cet homme, Nofy va découvrir l’envers du décor. Un décor qu’il n’aurait jamais pu soupçonner. Ce dernier va être d’un soutien efficace malgré les tours de passe-passe qu’il lui joue. Prêt à rejoindre cette nouvelle aventure ?

 

Si j’ai reproché certaines longueurs sur le premier volet et bien ici ce n’est pas le cas. Yves Terrancle a pris le pari risqué et osé d’écrire (presque entièrement) son texte sous la forme du dialogue. Au départ, j’y trouvé quelques réticences et puis sans m’en rendre compte la magie opère. Tel un match de ping-pong, je me suis laissée porter par les dialogues où finalement j’arrive à percevoir et ressentir les émotions des personnages. Cette forme atypique est une idée séduisante et n’entache pas la qualité de la plume de l’auteur. Pour le coup il est facile de concevoir qu’un pré ado ou ado puisse se pencher sur cette histoire (ce qui n’était pas le cas pour le 1er tome). Un second tome qui m’a beaucoup plu. Les personnages évoluent et offrent de nouvelles capacités, ils sont à la fois détenteur d’une (voire plusieurs) vérité omise ou acteurs de nouveaux rebondissements. J’aime beaucoup l’orientation qu’a pris ce second volet et surtout l’inattendu est omniprésent. Les dialogues conférent un certain rythme. Et un final explosif qui va au deçà de mes attentes.

 

Un second tome atypique par sa forme, des personnages étonnants et épatants, des rebondissements et un final époustouflant, cette nouvelle quête, je l’espère vous fera chavirer.

 

Une chronique de #Esméralda.

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… l’interview d’Yves Terrancle

Mon avis sur le premier tome (clique sur l’image).

 

AIGRE-DOUX de Wilfried N’Sondé.

[ LITTÉRATURE ADO – Nouvelle – Nouveauté 2019]
Éditions ACTES SUD JUNIOR – Collection D’une seule voix
70 pages
Ma note : 4/5
Lien Kindle
 
Le résumé :
« D’où tu viens ?  » Comment supporter cette sempiternelle question qui vous réduit à une origine ? Mais qu’est-ce que ça dit de soi, l’endroit où on est né ? Français à part entière, et pourtant… Marre du regard des autres et des préjugés, à cause d’une couleur de peau. Réclamer le droit à exister simplement comme un(e) ado, ici et maintenant, sans avoir tout le temps à se justifier ou provoquer, c’est trop demander ? Tant de questions, de colère à juguler, de confiance à puiser en soi, pour être capable de passer de l’aigreur à la douceur. Un texte qui trouve dans la parole la force de s’opposer à la discrimination.

Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"

 
Si je me cache, c’est parce que je n’aime pas ce que je vois dans le regard des autres, je ne m’y reconnais pas. Chaque fois que quelqu’un m’interroge sur mes origines, en fait, il m’ampute de ma personnalité, en me résumant à des préjugés. Il m’enferme dans des clichés.
 
Puissant et court, ce texte de Wilfried N’Sondé explore avec merveille la différence. Celle que l’on remarque en premier, la couleur de peau, celle qui signifie que tu n’es pas d’ici.

 

« Tu viens d’où ? » Question maladroite mais question assassine. Question qui revient sans cesse et demande des justifications perpétuelles. Comme si sa réponse lui donnait l’autorisation éphémère d’être ici au milieu d’autres ados. Une tolérance proche de zéro. Résigné d’être un français différent, sa voix s’emporte. Cette colère jusqu’à présent tu, explose. Un ballet de mots percutants et désespérés qui ouvrent les vannes d’une peine et d’une tristesse non contenue. Est ce que ma peau fait de moi ce que je suis ? Est ce que mon identité, ne prévale t-elle pas sur cette peau ?

 

L’immersion dans cette lettre ouverte est déstabilisante. Un monologue puissant où les émotions de cet ado font des vagues. Un flot continue d’aigreur, de déception, de colère et d’espoir. Une incompréhension qui prend sens et dont il est facile d’appréhender les conséquences.

 

Percutante, cette lecture invite au dialogue, au respect et à la tolérance.

 

J’ai été toutefois perturbée par l’anonymat du narrateur. Si les émotions sont le moteur du récit, le reste est flou. Une subtilité qui permet aux lecteurs et lectrices de s’approprier délicatement ce personnage tourmenté.

 

AIGRE-DOUX est une très belle découverte de cette rentrée littéraire, une de celles que je recommande fortement aux ado et (même) aux adultes.

 

Une chronique de #Esméralda.

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… le site des éditions ACTES SUD JUNIOR.

PREMIER ARRÊT AVANT L’AVENIR de Jo Witek.

 
[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019]
Dès 14 ans
Éditions ACTES SUD Junior – Collection Roman Ado
221 pages
Ma note : 5/5 mention « coup de cœur » et « incontournable 2019 »
Lien Kindle
 
Le résumé :
« Il dit oui. Oui à cette chance d’aller boire un café avec une fille comme elle, oui à la vie qui se déploie enfin, oui à sa nouvelle liberté de gérer son temps, son argent, ses envies comme il l’entend. Il dit oui et la suit, le sac sur l’épaule, remontant une à une les autres voitures, traversant les allées du train comme une star sur tapis rouge, fier de marcher derrière elle, fier d’être découvert avec une fille comme elle. « Un truc de mytho » , dirait Enzo. Pourtant, il ne ment pas, il ne rêve pas, c’est à lui que la chance sourit. » Pierre, brillant bachelier, quitte son lycée rural et un milieu modeste pour rejoindre Paris et une prépa d’excellence. La voie royale pour un pur outsider ! Mais, dans le train, il rencontre Olympe. La jeune fille porte des dreadlocks, voyage sans billet, lit les penseurs anarchistes et doit partir pour une mission humanitaire en voilier. Voilà Pierre bouleversé qui doute, hésite, vacille. Pour la première fois, il peut décider seul : va-t-il bifurquer ?

Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"

 
Pierre a toujours suivi qu’un seul chemin, celui qui a été tracé par son institutrice, sa mère et autres acteurs. Un chemin longiligne sans grande difficulté qui le porte directement à obtenir deux titres du concours général des lycéens. Qu’on se le dise Pierre est un petit génie. Les mathématiques, c’est son dada. Il pense, il rêve, il imagine, chiffres en tout genre dans un ballet étrange que lui seul peut comprendre. Son avenir (tout tracé lui aussi), le porte à Paris et une classe préparatoire prestigieuse. Pierre n’a jamais rien connu : son village, son collège, son lycée, son école, les vignes, les champs et Loïc, son plus fidèle ami. Pierre a tout juste 18 ans ignore tout du monde extérieur. Nullement effrayé par ce voyage, Pierre, serein, est prêt à affronter l’exigence de cette prépa. Mais ce n’est sans compter sur l’extravagante jeune femme assise en face de lui, penchée sur un roman de Proudhon, cachée par des dreadlocks. Les quelques mots qui lui adressent font l’effet d’un électrochoc, titille sa curiosité, le pousse dans ses retranchements, et si ces yeux verts étaient porteur d’une autre vérité. Et si pour une fois il disait « oui » et si pour une fois il se jouer des statistiques ? Olympe, la belle sauvage, lui ouvre alors les portes de son monde, de celui qu’elle rêve, de celui qu’elle idéalise.

 

Mais quel roman ? J’en suis encore estomaquée. C’est un roman qui résonne en moi d’une manière si intense et libératrice. Ce Pierre, ce jeunot, est enfermé dans une coquille bien trop rigide qui ne laisse pas la place à l’inconnu et à l’improbable. Ce road-trip est à l’image d’une quête initiatique. J’ai vu la transformation de Pierre. Cette émancipation envers sa famille, de l’esprit, de l’amour, de lui est un spectacle émouvant. Pierre s’interroge, doute, apprend, s’ouvre à un monde qu’il n’a jamais côtoyé Il en tire des leçons et des bénéfices. Ce jeune homme peu sûr de lui, introverti et maladroit devient un homme qui s’assume et qui respire enfin sans entrave et libre de tout jugement. L’amour est le moteur essentiel à cette métamorphose. Une rencontre éphémère qui magnifie la libre pensée et la pensée unique.

 

C’est une lecture qui m’a beaucoup touchée notamment par les idées et les thèmes qui y sont développés. Je me suis sentie en adéquation avec ce personnage émouvant. La singularité de ce parcours rappelle que tout en chacun réside cette liberté de vouloir et pouvoir changer le monde, qu’un moule ne dois pas nous définir et qu’il y a une multitude de possibilités. Cette période charnière entre jeune adulte et adulte, où les espérances résonnent de mille feux et où les croyances fourmillent, où les esprits vifs réinventent une utopie en laquelle il y difficile de ne pas y croire.

 

Un livre émouvant, transportant vers un certain idéalisme. Nouveau incontournable pour cette année 2019.

 

Et vous, quel a été votre premier arrêt avant l’avenir ?

 

Sa belle organisation de prérentrée parisienne vient d’éclater en morceaux. C’est n’importe quoi. Une turbulence de dreadlocks agitées a perturbé son système scolaire. Ce qui était prévu n’a pas eu lieu. Le chaos s’est invité dans sa petite existence et lui fait un bien fou. Il flotte, il se sent léger, en apesanteur. Qui aurait pu imaginer que lui, Pierre Ribeira, aurait à ce point quitté sa trajectoire initiale ? D’un point de vue mathématique, il le sait, il avait fallu que trois variables non linéaires et incompréhensibles s’invitent pour que le chaos surgisse dans le système.
 
Une chronique de #Esméralda

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… le site des éditions ACTES SUD Junior.