ANTIQAM de Luc Serrano.

 
[ POLICIER – 2016]
Éditions BOD
336 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Quand certains actes condamnables, liés au conflit franco-algérien, refont surface au bout de plusieurs dizaines d’années, c’est tout un petit village du sud de Toulouse qui va être le théâtre d’une suite d’événements mystérieux qui iront jusqu’à mettre en péril la vie de certains de ses habitants.
En découvrant par hasard des vieux ossements dans le bois du château, le pauvre Zaius ne s’attend pas à provoquer un tel cataclysme dont il sera la première victime.
Alphonse Placard, venu à l’aide de son ami le Baron Louis Clément du Martinet du Bois de la Pierre aura beaucoup de mal à faire la preuve de ses intuitions.

 
Mon avis :
 
J’ai été vraiment séduite par ce polar, une intrigue palpitante et surtout j’ai adoré que les scènes se situent non loin de chez moi. Je trouve ce dernier aspect très intéressant.

 

Petit village au sud de Toulouse, Saint-Ettifal devient le théâtre de nombreux événements bien curieux. Petit village tranquille où agriculteurs, majoritairement, se côtoient dans une ambiance bon enfant. Bien évidemment cancans et ragots sont le pain béni de ces habitants et certains en font d’ailleurs les frais plus que d’autres.

 

Zaius est le vilain petit canard du village. La solitude est son unique compagne qu’il tente de combler par des balades et les livres empruntés à la médiathèque où la jolie bibliothécaire l’a pris sous son aile. Lors d’une de ses balades, Zaius fait une terrible découverte : des ossements humains. Seulement dans l’ombre, une menace guette telle une arme fatale.

 

Le Baron Louis Clément du Martinet du Bois de la Pierre est un vieux garçon (pas si vieux que ça) qui vit au château du village. Issu de la noblesse, son quotidien s’apparente à de longues journées mornes entrecoupées par la présence bienveillante de sa gouvernante. Il ne fréquente guère les gens du village pour sa plus grande peine mais c’est ainsi. Il vit au son du passé, se rappelant le vaste dans lequel s’épanouissait les habitants du château et les convives. Louis Clément est un homme attentionné. Aucune once de méchanceté n’y transparait. Lorsque sa gouvernante découvre dans les souterrains du château des traces de pas et entend des bruits inquiétants, Louis Clément n’hésite pas à faire à appel à un vieux ami qui a fait ses armes au sein de la gendarmerie et qui depuis vit de sa profession de détective.

 

Alphonse Placard est un brave gars avec un net penchant pour les bonnes choses. Son activité de détective bas de l’aile. Les affaires sur les tromperies de l’époux ou de l’épouse sont son pain quotidien. Pourtant il rêve de l’affaire ardue à laquelle il pourra afin mettre à l’œuvre ses talents. Lorsque Louis Clément l’appelle pour une affaire bien curieuse, il n’hésite pas une seconde. Le voici donc quittant Toulouse à bord de sa vielle automobile, loin de se douter de l’aventure qu’il va vivre. De biens étranges évènements vont faire vivre la terreur dans ce petit village qui n’aspire qu’à la tranquillité.

 

Luc Serrano narre avec talent une intrigue policière passionnante. Dés le départ j’ai été happée par cette lecture qui s’ouvre sur une scène douloureuse de séparation et de déracinement. Les péripéties que rencontrent les habitants de se village semblent liées au passé et tout au long des chapitres la lumière se fait. La vengeance apparaît alors être le moteur. Le suspense se délie jusqu’au point final. Les personnages aux traits de caractères bien différents mènent un enquête d’une envergure qu’il n’aurait pu soupçonner. A cela se rajoute « l’aspect territoire » que je connais bien puisqu’en effet l’histoire se déroule non loin de chez moi. Il est plaisant de redécouvrir les paysages connus dans un livre. J’ai souri face à quelques recommandations gourmandes de l’auteur qui avec enthousiasme cite quelques restaurants de la région où il fait bon de s’arrêter (comme « Chez Jeanne » à Riolas, restaurant incontournable).

 

ANTIQAM est une très belle découverte que je recommande chaudement à ceux et à celles qui veulent passer un agréable moment de lecture en compagnie d’hommes et de femmes prêts en découdre pour savoir la vérité.
 

 
Je remercie Luc Serrano pour sa confiance et sa patience.
 

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Découvre l’univers de Luc Serrano sur son site.

Vers le site des éditions BoD pour tu savoir.

 

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A REBOURS de Alix d’Angalie.

[ LITTERATURE SENTIMENTALE- 2016 ]
Editions du MONDE PREMIER – Association d’auteurs auto-publiés
182 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
 
Paris, Belle Époque
Jean Loiseau, enfant de l’Opéra Garnier, tombe secrètement amoureux d’une jeune danseuse. Lorsqu’elle quitte brusquement Paris, il retourne à son quotidien sans imaginer qu’un médecin lui diagnostiquera bientôt une amnésie extrêmement rare.
Promis à un avenir tragique, il se met en tête de retrouver son amour de jeunesse.
Le temps presse, car la folie rôde et menace sa quête.
De combien de temps dispose-t-il avant de s’oublier lui-même ?


 
Mon avis :

 

Jean a grandi dans les couloirs de l’opéra Garnier de Paris. Petit rat aux petites mains en or, il connaît par cœur tous les méandres. Habitant ce petit village sous la plus belle scène de Paris, Jean fait parti de ces enfants qui apprendront le travail de leurs parents pour devenir à leur tour artisan et faire vivre de mille lumières l’opéra.

 

Jean est un enfant à part, maladroit, tête à l’en air, il semble niais. L’extérieur lui fait peur. L’opéra n’a aucun secret pour lui. Souvent il s’isole, il arpente les galeries, les poutres, les coins reculés. Il semble tout connaître de ce merveilleux endroit.

 

Il rencontre un de ces jours, une jeune danseuse. Il tombe sous son charme dès le premier regard. Il ne connaît pas son prénom, alors il appelle Léa. Sa timidité lui empêche de lui parler, alors il observe. Il l’a découvre au travers de ces moments volés. Les années défilent. Léa part et Jean découvre qu’il est atteint d’une terrible maladie, une sorte d’amnésie rare, chaque fois qu’il dort ses derniers souvenirs s’effacent.

 

Suivant les conseils de son docteur, il retranscrit sa vie sur un journal intime. Unique témoin d’une vie qui s’enfuit. Le temps lui étant compter, il décide de partir à la recherche de Léa.

 

Alix d’Angalie offre avec son roman une belle échappée où la vie est aussi magnifique que cruelle. Le temps s’échappant avec les souvenirs, un contre la montre engagé afin de trouver le bonheur et l’amour. Voguant de ville en ville, d’amis en amis, de découvertes en découvertes, Jean s’épanouit dans un monde changeant. Jean mène avec passion et envie cette quête où tout s’oublie et où tout se réinvente. Une histoire intensément émouvante où les péripéties de Jean nous touchent. La plume d’Alix d’Angalie vogue sur ce qui fait l’essence même de l’Homme : l’amour, la passion, l’identité, le souvenir, le passé, la vie et la mort. Intrinsèquement, ils s’unissent pour une aventure hors norme.

 


Je remercie Alix d’Angalie et les éditions Monde Premier pour m’avoir permis de découvrir leur roman.

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ILLUSIONS PARALLÈLES de Florence Duquesne.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – 2016 ]
Auto-édition
Format numérique (154 pages) : 2.99€
Broché : 6.11€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 


 

Le résumé :
Égérie « grunge » ou mère « parfaite » selon l’espace dans lequel elle évolue, Valérie glisse de miroir en miroir et de génération en génération. Mais quelle image d’elle-même laissera-t-elle à sa fille pour se construire?
Sur fond de réussite sociale et d’arrivisme acharné, de vie de couple ratée et de sexualité assistée, ce roman explore le non-dit et le caché mais aussi le non-vécu et le fantasmé.

 


 

Mon avis :

 

Quel étrange roman ! Univers psychédélique ou réel ? Univers terrifiant, intransigeant, mordant. Univers menant à la réflexion torturée des âmes égarées, effarées, en peine. Univers chaleureux, sensuel, métaphorique, trépidant de concessions et de rêves fantasmagoriques. Univers malléable, froid, usé, décharné. Univers déstabilisant, explosif, profond.

 

As-tu déjà rêver à une autre vie ? Plus reluisante ? Plus satisfaisante ? Question délicate n’est ce pas ?

 

Florence Duquesne explore un monde en deux par le biais de son extravagant personnage Valérie Domenech. Valérie femme accomplie en tant que maîtresse de maison. Soucieuse de son apparence, manipulatrice charmeuse Valérie détonne par ses qualités. Maman exemplaire, amante rafraichissante et innovante, elle a la main mise sur tout, amplifiant ce sentiment d’étouffement vis à vis de son mari et sa fille. Elle contrôle la moindre parcelle d’elle même et de son entourage. Valérie est belle, grande telle une impératrice joueuse, maniaque.

 

Valérie n’est qu’une continuation d’un inconscient insouciant et boulimique rêveur. Valérie est le prolongement de la vie chaotique de Maud Lyne, chanteuse rock populaire grunge. Elles ne font qu’une, passerelle entre deux mondes parallèles. Deux mondes ouverts sur le bouleversement, sur l’inquiétude du parfait, sur la propension à se projeter, sur l’avenir inquiétant et bienheureux, sur la tranquillité illusionnée, sur le devenir d’une mère et d’une femme, sur l’acceptation de l’être.

 

Florence Duquesne a l’art et la manière de mettre en évidence les tourments des femmes. Fine psychologue, elle a crée un récit intense, tumultueux et sans fausse note. Cette création littéraire esquisse un tableau parfait sans filtre de la femme face aux changements naturels et biologiques induits par la grossesse. Elle y expose les doutes, les craintes et les enjeux. Un socle stable qui petit à petit, au fil des ans, s’effrite car les espérances en cet avenir ne sont qu’illusions. La notion temporelle est floutée. Et cette manière subjective de chronologie n’y est plus rendant l’atmosphère totalement irréelle.

 

Je ne peux que conclure que ce roman est une sacré découverte que sauront apprécier les amateurs de jolis mots.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Il n’est point de futur qui gomme le passé sans laisser de trace. La feuille légèrement froissée aux lignes partiellement effacées s’envole et franchit la muraille qui la sépare de l’avenir. De l’autre côté elle voyage et semble s’égarer. Un matin, on la retrouve tachée de terre et de sang. On pleure sur elle, mais il n’est plus temps. L’avenir est devenu le passé. Il est l’heure de se retourner. Alors la muraille s’écroule et les points se précipitent de l’autre côté qui disparaît pour se fondre à l’avant, à l’après, qui ne forment plus qu’un désormais.
page 89

 


 

Je remercie Laure Rebois pour l’envoi et sa confiance.

 

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MÉTAMORPHOSE #1 : Exorde de Ericka Duflo.

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[FANTASTIQUE – Young Adult – 2016]

Tome 1/4

Éditions Kennes

Service presse

 

Format numérique (384 pages) : 11.99€

Broché : 17.00€

Ma note : 4.5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions Kennes pour leur confiance via la plateforme NetGalley.

 


 

Le résumé :

 

Adolescente rebelle et obstinée, Senna brave les interdits depuis le décès de sa mère. Elle ne fréquente plus les mêmes amis, rentre tard le soir et se fait souvent renvoyer de l’école. Ses relations avec son père se dégradent. Pourtant, Senna a d’autres inquiétudes: une marque hideuse et boursouflée s’étale sur son dos, elle entend des voix effrayantes et a parfois l’impression d’être surveillée. Ses écarts de conduite vont également l’amener à rencontrer Ian, un garçon sombre au comportement étrange. Sa vie va alors prendre une tournure inattendue.

 


 

Mon avis :

 

 

Il y a bien longtemps que je ne m’étais pas plongée dans le fantastique (juste quelques semaines :p ). Ces retrouvailles ont juste été sensationnelles. Je me dis que je devrais en lire plus souvent. En tout cas ce premier tome m’a stupéfaite de bout en bout et j’espère très vite me trouver un moment pour lire la suite.

 

Senna, fille unique, part un peu à la dérive depuis le décès de sa mère. Son père a du mal à se faire respecter, alors que sa tante lui pardonne toutes ses erreurs. Senna s’épanouie finalement dans les sorties avec sa bande. Elle croque la vie dangereusement sans se soucier des possibles conséquences. Senna est une adolescente qui cherche sa place dans son monde. Elle teste, elle essuie des échecs comme elle savoure les réussites. Une adolescente rebelle qui n’hésite pas à sortir les crocs quand elle se sent offensée. Senna est pourtant une ado pleine de vie. Elle adore les balades avec son cheval. Elle adore la nature, la pluie, le vent et les orages. La solitude lui permet de se poser des questions surtout quand survient des choses improbables. Son malaise se fait de plus en plus présent lorsqu’une vilaine plaie dans son dos prend des proportions inquiétantes. Des sensations étranges envahissent son quotidien et la tourmentent petit à petit. Elle sent que son père et sa tante lui cachent quelque chose d’important. Mais pour le moment elle doit faire face à une terrible sanction : l’exil forcé dans un lycée d’Alaska. Une sanction acceptée mais très mal vécue. Cette séparation est ressentie comme une seconde perte après celle imposée par le décès de sa mère. C’est avec une très grand peine qu’elle prend l’avion pour rejoindre l’Alaska. Elle compte sur cet intermède pour afin apaiser les tensions et se remettre sur le droit chemin. Changement de décor, les terres sauvages de l’Alaska la ravissent et son nouveau lycée n’a rien a envié au château de Poudlard. Quelque peu gênée d’être la nouvelle, c’est la tête haute qu’elle rentre dans ce lycée hors norme. Quelques regards échangés avec d’autres lycéens, quelques animosités ressenties, mais rien de comparable lorsqu’elle croise ce jeune lycéen, sûr de lui et arrogant. Son regard s’accroche directement au sien livrant une bataille peu commune. Sera t-il un ennemi ou un allié ?
Lui, c’est Ian, jeune homme charismatique. Les filles lui donneraient tout pour une seule minute d’attention. Garçon populaire du lycée, il règne autour de lui un sombre mystère. Cette force de la nature cache bien son jeu et sait parfaitement jouer de ses capacités afin de manipuler son entourage. Il semble avoir une place privilégiée au sein du lycée et fait figure d’une certaine autorité. C’est un garçon à la fois sensible et protecteur. Senna ne le laisse pas indifférent, peut être car il ressent au fond de lui la véritable nature de Senna. Quelles aventures réserve l’avenir à nos deux héros ?

 

Malgré le fait que ce roman s’adresse à un lectorat jeune, je ne peux m’empêcher de dire que je me suis régalée de la première à la dernière page. Regrettant par la même occasion que le livre soit si court (malgré ces 384 pages). J’ai adoré les personnages, malgré leur jeunesse relative, ils font preuve de beaucoup de maturité et se laissent guider par leurs instincts. Même si quelque bourdes de leur part surviennent, ils en retirent de bonnes leçons. Ces deux personnages sont remarquables par leur courage et obstination. Ils sont confronter à de nombreux choix, mais leur détermination les portera sur de nombreux chemins périlleux.
L’univers est très riche en descriptions mettant le lecteur très à l’aise avec les différents détails. Et le point extraordinaire de ce fantastique est la multitude des références aux monde des mythes, du fantastique, de l’irréel, des légendes et des croyances. Je n’en dis pas davantage car ça serait vous spolier l’histoire.
Les nombreux rebondissements confèrent au récit un rythme soutenu. Je me suis plongée corps et âme dans cette lecture. Une lecture trépidante, intéressante et sensationnelle. Un cadre magnifique et des enjeux finaux qui promettent une suite démentielle. Cet exorde est une très très très belle entrée en matière. Addiction garantie !

 

Si t’es fan de fantastique, celui ci saura te charmer par sa différence !  A découvrir absolument !

 

 

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BAD #1 : Amour interdit de Jay Crownover.

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[ROMANTIC SUSPENSE – 2017 – édition poche ]
Éditions Harlequin – Collection &H
Traduction : Arnold Petit
Lecture personnelle

 

Format numérique (384 pages) : 6.99€
Broché : 14.90 €
Poche : 7.50€
Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »

 

 

 

Le résumé :
Seul l’amour pourra les sauver…
Il s’appelle Bax. Un nom qui fait trembler tout le quartier de The Point. Un nom synonyme de violence, un nom synonyme de sang. Et aujourd’hui, Bax a bien l’intention de le faire couler pour obtenir des réponses. Car il vient de sortir de prison après cinq années  ; 1  826 jours passés derrière les barreaux, sans bière, sans fille, sans rien, pas même la garantie d’en ressortir vivant. Et pour commencer, il doit trouver Race, celui qu’il considérait comme son meilleur ami, pour lui poser quelques questions sur cette fameuse nuit où tout a basculé.
Elle s’appelle Dovie. La survie dans The Point, ça la connaît. Elle a même établi quelques règles. Règle n°1  : se la jouer discrète, par exemple en s’habillant comme un mec et en cachant sa crinière rousse. Règle n°2  : éviter de sortir avec les types du coin. Règle n°3  : ne jamais rien devoir à personne. Mais lorsque Race, son frère, disparaît mystérieusement, Dovie n’a plus le choix. Adieu les règles, bonjour le danger. Car son seul espoir de retrouver son frère tient en trois lettres  : Bax.

 


 

 

Mon avis :

 

Comme il n’est jamais trop tard, je me suis plongée dans la saga BAD. Un univers davantage sombre que celui des MARKED MEN ou de CLASH. Une fois n’est pas coutume, j’ai tellement adoré. Et je dirais même que j’ai une nette préférence pour cette saga.

 

Crownover te plonge dans l’univers de la rue, celui où il ne fait pas bon de trainer tard la nuit. Une rue avec ses propres lois, codes et où le sens de l’honneur est à toute épreuve. Cette rue où les coups de poings tombent, où les détonations résonnent et où le sang coulent. Trafic, guerre de territoire et bien d’autres aspects font de cette rue un environnement hostile. Bax connait les méandres de ce quartier comme sa poche. Bax n’a rien a gagné et tout à prouver. Il est l’incarnation de la violence, de la luxure et de biens d’autres choses inavouables. La violence transparait sur ses traits. Il la respire, dort avec, il ne peut pas s’en défaire. Elle est lui, lui est elle. Un duo inséparable, fraternel, inéluctable. Bax est enfin libre. Cinq années dans un cage, à réfléchir, à s’endurcir et à préparer sa sortie. Exiger des réponses lui devient très vite primordial. Et le seul qui les détient est Race, son meilleur ami. Race est malheureusement introuvable. Il se cache depuis de nombreux mois. Sa quête va le mettre sur le chemin d’une jolie jeune femme rousse, Dovie. Elle est la sœur de Race et le cherche aussi. Bras dessus, bras dessous, les voici partis tous les deux à dénicher ce fameux Race. Mais dans la rue, la vie n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Les histoire de vengeance vont venir semer la pagaille. En plus de se rapprocher inexorablement, et sentimentalement parlant, les problèmes troublent cette relation toute fraîche. Arriveront-ils à les surmonter ?

 

 

Je dois dire que les personnages sont justes hyper honnêtes et surtout très attachants. Crownover joue toujours avec « les opposés s’attirent ». La belle et douce jeune femme attirer par le véritable bad boy qui dort avec une arme sous l’oreiller. Les situations te font parfois flipper car les réactions des personnages sont surdimensionnées, inappropriées et intenses. Les scènes te prennent à la gorge. En fait, tu es loin de l’histoire fleur bleu où tout est beau ! Non, non ! C’est une histoire où les personnages doivent survivre et apprendre à composer avec la violence, le sang et la peur. L’amour en pâtit et est souvent mis à l’épreuve. C’est une histoire où l’homme tel une bête sauvage, est prêt à défendre son territoire pour les beaux yeux de sa belle.

 

Ce premier tome de la saga BAD est juste sensationnel ! J’accroche toujours autant avec la plume de Crownover. Personnellement je suis en osmose total avec l’univers de BAD. On flirte avec le romantic suspense et là c’est carrément le pied !

 

 

 

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Surtensions de Olivier Norek

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[POLICIER – 2016]

Éditions Michel Lafon

Lecture personnelle

 

 

 

 

 

 

 


 

Résumé :

Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?
Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…
Olivier Norek pousse ses personnages jusqu’à leur point de rupture. Et lorsqu’on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons.

 


 

Mon avis :

Comme la majorité du temps, j’ai enfin découvert l’univers de Olivier Norek, auteur qui fait l’actualité, avec un certain temps de retard, et bien sur, non pas avec le dernier roman mais l’avant dernier.

Le polar a souvent accompagné mon adolescence mais avec les années, j’ai délaissé ce genre au profit de la romance. Il est vrai que j’en lis trop peu et au diable quel délice de tourner les pages de ce roman policier.

J’ai vraiment été époustouflée par la psychologie des personnages. On les voit plonger dans l’enfer alors que dès le départ la situation des protagonistes se veut être maitrisée. On suit trois groupes d’individus : la première celle des flics du SDPJ92 composé de Coste et de ses trois acolytes, la seconde celle des méchants et la troisième celle d’un groupe de détenus. Un quatrième groupe vient se greffer, mais leur rôle est assez transparent ùêùe si il est déclencheur de tout ce foutoir.

Olivier Norek nous plonge dans le quotidien de la police judiciaire et nous met face à tout ce qu’endure ces policiers : leur désarroi est vraiment frappant. Si l’attente est franche camarade dans le groupe de Coste, il apparaît que ce n’est pas du tout le cas avec d’autres. L’auteur joue très bien sur les ambiguïtés et retords. J’ai beaucoup apprécié la véracité sur les techniques et moyens utilisés dans les enquêtes et voir de près comment elles se déroulent. Souvent on pourrait croire que les séries diffusées sur le petit écran sont beaucoup plus fidèles, et bien cette lecture a abattu tous ces préjugés infondés. J’ai eu l’impression d’être à leur côté et de pouvoir raisonner dans le sens à donner à ces enquêtes. J’ai vraiment été immergée dans cette section et d’en subir également tous les rouages et tracas.

Nous sommes pris à parti également avec ces malfrats qui cherchent à tout prix à faire sortir le frère de la chef. (Désolé j’ai oublié leurs noms, encore une fois #jailamémoiredunpoissonrouge a frappé). L’auteur a très bien su jouer avec les liens familiaux qui les unis. Il a montré leur forces et leurs intransigeances. Le lien du sang est plus fort que tout. Nous passons donc avec eux du côté obscure de la force. Nous sommes face à leurs manigances et dans leurs projets pour déjouer la loi. Il est évidemment et clair que j’ai adoré les suivre. Leurs rouages sont supers et nous plongent dans un processus délictuels.

Et pour finir, l’auteur nous engouffre dans les entrailles de la plus grande prison d’Europe. C’est l’horreur, la survie, la déchéance. C’est terrible et inhumain !

Olivier Norek alterne le point de vue de chaque groupe avec un ordre qui magnifie le scénario. C’est un roman très noir où les émotions s’entrechoquent. C’est une confrontation dure ! La plume de l’auteur est sensationnelle. J’adhère complétement.

Nouvelle découverte qui m’a permise de découvrir un auteur au talent hors norme et exceptionnel. Et bien voilà une nouvelle fan inconditionnelle, heureusement à ma médiathèque il y a tous ses livres !

Ps : livre qui peut se lire indépendamment des autres !

 

 

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Vers la page Facebook de Olivier Norek !

Vers le site des éditions Michel Lafon !

La racine carrée de l’été de Harriet Reuter Hapgood.

 

[YOUNG ADULT – 2016]

Editions PKJ

Traduction Juliette Lê

Lecture personnelle

 


 

Résumé :

Voilà ce que signifie aimer. Voilà ce que signifie faire le deuil de quelqu’un. C’est un peu comme un trou noir. C’est un peu comme l’infini.

Gottie H. Oppenheimer, génie des maths, perd du temps. Littéralement. Lors d’étranges absences, le présent disparaît, et Gottie est projetée dans son passé.

La voici, l’été dernier. Quand Grey, son grand-père adoré, est mort, quand elle est tombée amoureuse de Jason… Ou encore il y a cinq ans, quand son ami d’enfance Thomas a déménagé et l’a laissée avec une cicatrice sur la main et un trou noir dans la mémoire.

Aujourd’hui, dans la petite ville anglaise où Gottie a grandi, Grey reste absent, mais Thomas est de retour. Le passé de Gottie, son présent et son avenir sont sur le point d’entrer en collision… et le cœur de quelqu’un va bientôt se briser.

 


 

Mon avis :

Ce roman avait attisé ma curiosité au moment de sa sortie. Jolie couverture et synopsis intéressant, même le fait qu’il soit pour un lectorat jeune ne m’avait pas gêné. Au fil de mes balades dans ma médiathèque préféré, je l’ai repéré et de suite emprunté. Alors peut être que finalement j’aurais du m’abstenir, car sans vous mentir c’est une grosse mais une très grosse déception. Ce n’est pas temps la plume de l’auteur mais bien au contraire l’univers où évolue Gottie. Jeune fille de presque dix-huit ans, elle s’effondre psychologiquement l’été qui suit la disparition de son grand-père, Grey. Je ne sais pas quoi penser de Gottie : le premier mot qui m’a traversé l’esprit c’est « schizophrénie » ou « paranoïaque » ou elle a une imagination tellement débordante qu’elle s’engouffre fréquemment dans ses songes. Je n’ai pas su m’attacher à son personnage, la trouvant tour à tour complétement siphonnée, égoïste et inintéressante. A contrario les personnages secondaire sont excellents, le père baba-cool, le frère, Ned peace and love et rockeur, la meilleure amie Sof, délurée et introvertie, Jason, le beau gosse et coureur de jupon et Thomas, le meilleur ami de toujours qui a tout pour devenir le petit copain idéal et en plus c’est un excellent pâtissier. Le panel des personnages est assez vaste pour proposer au lecteur quelque chose de palpitant. L’histoire se déroule gentiment, et on assiste aux questions récurrentes de Gottie. Il n’y a même pas de pseudo-intrigue débouchant sur une petite histoire d’amour. C’est laconique, sur le même ton et l’auteur ne nous offre même pas de situations qui auraient pu faire battre le palpitant et nous donneraient envie d’aller plus loin dans la lecture. Fort de ma patience, il m’a fallu plus de trois semaines pour arriver à bout.

Pourtant la trame du roman est plus qu’intéressante : reconstruction suite à un deuil, la culpabilité, question existentielle, place dans la société, projet d’avenir et l’amour. Ce dernier point est le fil conducteur de l’histoire : que ce soit l’amour pour son grand-père et sa famille en général et le premier amour, celui où on s’abandonne dans les bras d’un garçon. Mais malheureusement, cela n’a pas suffit à relever le niveau. Je n’ai absolument pas réussi à m’imprégner de quoique ce soit, me laissant avec un arrière goût : ce livre est un grand foutoir d’idées bancales !

L’avez-vous lu ? Et surtout qu’en avez-vous pensé ? Je serai heureuse d’en discuter avec vous !!

 

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Vers le site officiel de Harriet Reteur Hapgood !

Vers le site des éditions PKJ !