L’ÉTOILE D’ORION de Aymeric Janier.


SPECTRE
Derrière cet acronyme se cache une organisation
aussi redoutable que mystérieuse, née sur la sol américain,
en réaction à « l’incident du 20 janvier 1986 ».
Ses agents, recrutés dans le plus grand secret,
au terme d’une sélection draconienne,
lui sont inféodés corps et âme.
Sous couvert d’éliminer les menaces extérieures,
l’organisation, tentaculaire, nourrit
en réalité un tout autre dessein.
Face à ce monstre aux multiples visages
va se dresser un improbable trio.
Trois individus pris dans une toile mondiale
et qui vont se débattre pour faire éclater la vérité,
au péril de leur vie.
– Contenu numérique exclusif ! –

Et si tout ce que vous connaissiez, n’était qu’une vaste machination. Manipulation, assassinat et infiltration sont au cœur d’un polar qui va en défriser certain.

 

Le monde, 1988, disputé par deux mégas puissances, l’URSS et les Etats-Unis. La guerre froide est déclarée, chacun retient son souffle face aux pions avancés d’une part et d’autre.
Alors que les pays du Moyen et Proche orient tentent de se défaire du communisme russe, ils trouvent une aide précieuse , matérielle et financière, auprès des Etats-Unis. Au cœur de cette instabilité, la religion détourne peu à peu les véritables raisons et instaure insidieuse les préceptes du « djihadisme moderne ».

 

Alors que l’URSS semble au plus mal, le jeune colonel Alexeï Loulikov met en garde sa hiérarchie contre les décisions prise dans l’avenir en Afghanistan. Dérouté et remisé, Alexeï est mis sur la touche. Rien ne lui paraissait plus judicieux que son honnêteté. Et ce sont bien bien des années plus tard que son pressentiment tend à se légitimer.

 

Aaron Sydner est un jeune soldat aguerri et reconnu par ses pairs. Sa force psychique, ses valeurs et ses préceptes patriotiques font de lui un soldat parfaitement intègre. Passé à tabac et enlevé, son entrée dans l’agence top secrète « L’étoile d’Orion » est digne des plus grands films cinématographiques d’action. Un recrutement ardu et machiavélique où la mort ne l’attendait pas très loin. Agent SPECTRE, sa mission se rendre au Pakistan, déloger la tête pensante du groupe « le sabre noir » et le tuer. Une mission parfaite pour cet homme sur de lui et arrogant. Un espion qui va pourtant s’interroger et tomber sur une révélation qui va tout chambouler.

 

Phyllis Danbury est la journaliste par définition rare et méticuleuse. Prédestinée à obtenir le prix Pulitzer, elle ne compte pas les heures à enquêter, analyser et à rédiger. Son travail, elle a dans la peau. Belle et intelligente elle fait de nombreux émules et jaloux. Envoyée à Zurich par son rédacteur en chef pour prendre la température concernant le nouveau rebondissement entre l’Afghanistan et l’URSS, c’est une toute autre affaire qu’elle va révéler.

 

Le danger rôde de toute part et les indices accablants s’accumulent, une course contre le temps est lancée, mais que faire quand la plus grande puissance au monde met tout en œuvre pour étouffer cette affaire. Coûte que coûte leur survie à tous les trois ne tient qu’à un fil ténu. Arriveront-ils à faire éclater la terrible et édifiante vérité ?

 

Le premier polar d’Aymeric Janier est un véritable petit bijou. Une immersion dans un monde anxiogène où le monde politique façonne d’une certaine manière le côté historique riche. Basé sur des faits réels, la fiction ouvre une parenthèse où l’action est au cœur d’un polar d’espionnage intense. Le contenu numérique accessible via un Code QR met en évidence le côté historique du roman sans toutefois interférer dans le déroulement du récit. Ce dernier est rythmé entre les phases d’action et d’autres propices aux réflexions intellectuelles. Les personnages évoluent dans la précipitation. Il se dégagent d’eux une certain attachement malgré l’aversion du départ notamment pour celui d’Aaron. L’intrigue s’enrichit au fil des chapitres sans toutefois dévoiler le grand jeu. Pris dans la tourmente des mots d’Aymeric Janier, ce polar se lit d’une traite. Captivant et addictif, le dénouement devient le principal objectif du lecteur. Je regrette malgré tout cette fin un peu trop succincte. L’essentiel ne s’y trouvant pas, éclairant juste sur les points non développés du départ. (Je sais parfois je suis trop exigeante, voire machiavélique mais pas insatisfaite). Néanmoins les points forts de ce polar se trouvent dans le contexte géopolitique et historique. Une fiction portée par un scénario retentissant et entraînant. Des personnages dont leurs forces se trouvent dans l’inattendu. A découvrir absolument !

 

Une chronique de #Esméralda

LE MAITRE DES LIMBES de Olivier Bal.


Le Maître des Limbes : vos rêves lui appartiennent.
Un roman vertigineux, entre le récit d’espionnage, le thriller et le fantastique,
Que se passe-t-il réellement lorsque vous vous endormez ? Quand vous plongez au cœur de vos rêves, êtes-vous certain de ne pas être manipulé ?
Il existe, aux quatre coins du monde, certains individus dotés d’une incroyable aptitude : ils peuvent contrôler les rêves des autres.
En tentant de percer le secret de nos songes, plusieurs personnages vont faire une découverte qui pourrait changer à jamais le cours de l’histoire.
Lee, une journaliste, enquête sur le virus du Marchand de sable, une étrange épidémie qui ne touche que des enfants.
Gabriel, un adolescent narcoleptique isolé des autres, a la sensation qu’il peut visiter et modifier les rêves d’inconnus.
James, à la tête de l’empire pharmaceutique ONIR, poursuit en secret des expériences débutées trente ans auparavant…
Tandis que la CIA et la NSA se mènent une guerre secrète pour obtenir le contrôle des Limbes, au plus profond de leur sommeil, nos héros devront choisir leur camp. Une bataille se prépare, car qui contrôlera les rêves, contrôlera le monde.

 
Olivier Bal m’a entraînée dans un thriller fantastique stupéfiant. Addictif et immersif, LE MAITRE DES LIMBES est sans aucun doute une lecture que je vous recommande fortement.
Gabriel est devenu narcoleptique suite à la perte de sa maman dans un accident tragique. Cette maladie l’handicape. Sa vie sociale est devenue inexistante. Un jeune homme frêle qui passe inaperçu. Sa maladie le plonge souvent dans son sommeil. Mais depuis quelque temps, quelque chose n’est plus pareil. Ses rêves sont étranges et presque réels. Il découvre une grotte énigmatique. Et si ses rêves avaient une emprise sur la réalité ? Et si il pouvait intervenir sur les rêves des autres ? Gabriel se sent puissant et enfin il peut maîtriser sa vie et les rêves des autres. Jusqu’à cette nuit fatidique où tout dérape.

James attend cet enfant depuis longtemps. Il pense enfin l’avoir découvert. Gabriel apprend vite et sa puissance se décuple rapidement. Sous couvert d’une agence pharmaceutique, ONIR, réputée dans l’étude du sommeil, James est associé à la CIA pour effectuer des missions périlleuses aux quatre coins du monde. James rêve d’un monde sans violence. Et ces enfants, lui sont d’une aide précieuse. Enfants emprisonnés et qui doivent selon le bon vouloir de James, se rendre sur le terrain au travers des rêves des autres.

Lee, journaliste un peu rebelle sur les bords, doit affronter le Marchand de Sable. Son fils est atteint de cette mystérieuse maladie qui ne touche que les enfants. Elle doit à tout prix aider son fils et rien de mieux pour elle de mener l’enquête qui la porte sur un chemin bien mystérieux où les dangers fleurissent sur son passage. Aidée par un homme énigmatique, elle va devoir braver de nombreux secrets dont un qui la concerne.

J’ai suivi les aventures de ces trois personnages avec frénésie. Je ne vous ai pas encore signifié que 20 années séparent Gabriel et James de Lee. Et ce qui est encore plus surprenant c’est la manière dont Olivier Bal va les réunir au cours de son récit. Si vous pensez avoir deviné sachez que vous faites fausse route. Olivier Bal maîtrise avec brio et génie son scénario. Il nous balade au grès de son talent machiavélique d’auteur. C’est sans conteste un des meilleurs thrillers fantastique que j’ai pu lire. Une immersion qui frôle l’envoûtement. Un rythme endiablé. Un histoire à couper le souffle. J’ai été très vite mordue par ce roman. Le monde onirique côtoie le monde réel dans une harmonie chaotique. Une histoire de dingue, de fou, prenez garde à vous rêves !

J’appose mes mains doucement sur son front. Je me projette. Je suis en elle. Dans sa tête, dans son esprit. Ses souvenirs, des milliers d’instantanés me percutent, me traversent, comme des images projetées sur des cascades d’eau.
Une chronique de #Esméralda

METAMORPHOSES, tome 3 : Symbiose de Lilly Sébastian.


Christina est à présent prisonnière dans un établissement de recherche hautement sécurisé.
Tous ses amis et Jude la croyant morte, elle ne peut compter que sur elle-même pour s’enfuir et déjouer la machination orchestrée par Iphigénia et quelques puissants membres du gouvernement.
Mais sa haine et son obstination à retrouver Jude et Féline seront elles suffisantes ?

 
Un dernier tome où tout s’emballe. Révélation, jalousie, convoitise, secret et manipulation sont au rendez-vous pour un final tonitruant. Et au point final, les seuls mots que j’ai pu dire : j’en veux encore !
Le second tome se finissait sur un cliffhanger de malade. A m’en tirer les cheveux et à maudire tous les bon dieux et muses, pour ne pas dire Lilly Sebastian. Je ne vous cache pas que j’ai la rancune tenace dans ces situations là !

 

On reprend les mêmes personnages on en rajoute d’autres, quelques gentils et beaucoup de méchants. Rajouter à cela un scénario totalement dingue et une auteure de génie et voilà, que Symbiose ne pouvait qu’être un pur régal.

 

Les rebondissements s’accélèrent et les enjeux encourus deviennent vitaux. La survie est le moteur crucial que ce soit pour Christina, emprisonnée, et Jude. Une course frénétique et essentielle pour défaire cette emprise néfaste. Des monstres, de plus en plus nombreux, surgissent et anéantissent le peu d’espoir qui leur reste. Rien ne va plus dans le monde des métamorphes. Les clans sont acculés.

 

On découvre dans ce dernier tome, une Christina déterminée et en phase avec ce qu’elle est et ce qu’elle va devenir. Sa confiance en elle grandit d’une manière très efficace et audacieuse. Elle prend en main son avenir et retrouver Jude, Féline et sa liberté devient primordiale. Au milieu du chaos, de ses tourments, de sa tristesse, de sa solitude, de sa colère et de sa haine, elle s’accroche à un seul et unique espoir, les revoir.

 

Jude reste fidèle à lu même. Têtu, borné, entêté, un brin maso et toujours la main sur le cœur.

 

Ce dernier tome est explosif et surprenant. C’est un réel crève cœur de laisser cette bande d’énergumènes, là, sur la bas côté de la route. J’en voulais encore un chouia plus. C’est ça quand on adore une saga, que voulez vous que je vous dise de plus ? A part, foncez ! Bien sûr ! Lilly Sebastian a l’art et la manière de vous rendre totalement accro. Des personnages attachants et borderline. Un univers fantastique totalement maîtrisé. Un scénario hallucinant et haletant. Et une plume addictive. Voilà un combo gagnant qui m’a séduite dès les premières pages. Un sacré roman fantastique, épatant, charismatique, envoûtant et sensationnel ! A déguster !

 

Une chronique de #Esméralda

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PASSIONNÉMENT VALERIA de Elisabet Benavent.


Tome 4/4
Quatrième et dernier volet de la saga ValeriaBien qu’ayant désormais une relation avec Bruno, un écrivain plus âgé qui lui apporte stabilité et confort, Valeria ne cesse de penser à Victor. D’autant que ce dernier fait le forcing pour la reconquérir !Par chance, ses amies sont toujours là, à qui elle peut se confier, au téléphone ou autour d’un verre.
Mais chacune est bien occupée.À commencer par Carmen, qui va devenir maman et qui angoisse, un peu, beaucoup… Nerea, elle, est archiprise par son nouveau boulot… et son nouvel amant. Quant à Lola, elle s’est casée et ne jure plus que par Rai. Au point de ne pas tenter d’attirer son nouveau boss dans son lit ?Bref tout change… et rien ne change. Les quatre inséparables se retrouvent toujours pour évoquer les problèmes existentiels, où les hommes occupent une large place. Que ferait-on sans eux ?
Traduit de l’espagnol par Martine Desoille.

Quatrième et dernier tome de la saga phénomène Valeria que vous pouvez trouver dès à présent adapté au petit écran et en avant première sur Netflix.
Valeria est sans contexte une des meilleures saga de comédie romantique à la sauce olé olé.
Après les déboires de Valeria et ses prises de têtes existentielles, elle semble pour une fois sur le bon chemin. La rencontre de Bruno l’a apaisée et son cœur bat la chamade pour le beau et sensible écrivain. Mais le bel apollon va trop vite à son goût : rencontrer la fille de ce dernier, quitter définitivement Madrid pour sa maison de campagne. S’établir dans une véritable relation de couple et familiale lui met littéralement les jetons. Elle sait pourtant que c’est la bonne et unique solution qu’il lui apportera la stabilité qu’elle cherche tant. Tout semble si évident, si un certain Victor, irrésistible comme toujours, ne rôdait toujours pas dans ses parages. Après tout, peut être qu’elle peut lui donner son amitié, en tout bien tout honneur, et puis cela brisera, peut-être, son attirance envers lui.

 

Sans oublier les copine de toujours, les mousquetaires présentes dans les bons comme les mauvais moments.

 

Carmen voit sa vie changer du tout au tout. Sa vie avec Barto est plus que mouvementée et surtout elle est passée à la vitesse supérieure.

 

Lola, l’éternelle croqueuse d’hommes, est confrontée à ses pires démons.

 

Nerea papillonne pour le plus grand bonheur de ses copines.

 

L’heure des choix a sonné pour le pire et le meilleure.

 

Quel délice de suivre ces incroyables filles. C’est un peu nous toutes conjugués au pluriel. Les pires des qualités et les meilleurs défauts forment cette osmose magique qui nous fait rire et pleurer. Sensible, parfois maladroit, euphorie, épicé, interrogatoire, la saga Valeria c’est tout ça et bien plus. Une fenêtre ouverte sur la féminité qui se décline de nombreuses façons. Les sentiments libérateurs ou oppressants, l’amitié sont la genèse d’une histoire sans fausse note. Suivre les différentes aventures de Valeria et de ses copines m’ont enchantée, leurs évolutions m’ont ravie et leurs différents déboires m’ont peinée. Un magnifique condensé dans lequel les émotions chamboulent.

 

Les « netflexiennes » peuvent retrouver ces incroyables aventures sur le petit écran. Je suis curieuse de savoir si elles sont fidèles aux romans.

 

Une saga à découvrir et à dévorer.

 

Une chronique de #Esméralda.

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L’OMBRE DE LA MENACE de Rachel Caine.


L’un des thrillers les plus commentés sur les réseaux sociaux américains La vie sans histoire de Gina vole en éclats lorsque la police découvre un corps sans vie pendu dans le garage familial. Le mari de Gina est condamné à mort. Elle est acquittée. Mais l’opinion publique reste persuadée qu’elle était complice de son mari, du moins qu’elle couvrait sa folie meurtrière.
Victime de harcèlement, elle décide de fuir avec ses enfants. Mais, où qu’elle aille, quelqu’un dans l’ombre l’épie, l’obligeant sans cesse à changer d’identité et de vie. Quatre ans ont passé. Gina vit à Stillhouse Lake, où elle commence enfin à baisser la garde. Jusqu’à ce qu’un cadavre de femme soit repêché du lac…
Traduit dans seize pays, n°1 sur la liste des meilleures ventes de USA Today, ce thriller a été finaliste du Goodreads Choice Award et de l’International Thriller Writers Award.
Traduit de l’américain part Sebastian Danchin.

Gina avait la vie qu’elle eut rêvé : deux enfants, un mari attentionné, une belle maison dont elle s’occupait tous les jours. Ni travail, ni stress, une vie idyllique. Gina était le genre de femme à se contenter de ce qu’elle avait et surtout à ne pas faire trop de vague. La famille américaine dans toute sa splendeur.
Mais quand le verni bien appliqué se désagrégea d’un seul coup, la vie idyllique s’évapora.
Un après midi normal vire au cauchemar en un claquement de doigt. Une voiture vient de percuter le garage, antre du mari, et dévoile un corps de femme pendu.

 

Les portes de l’enfer s’ouvrent engloutissant tout. Débute ainsi un combat acharné que devra mener à bout de bras la pauvre Gina dont on l’accuse de tous les maux. Sa vie détruite, ses enfants traumatisés, la fuite devient la seule évidence suite à son acquittement. La foule se déchaîne, leurs mots sont des couteaux acérés, la préservation et la survie devient son unique préoccupation. Survivaliste malgré elle, elle déborde d’imagination pour les préserver de cette malveillance : changement d’identité, multiple déménagement, suivi de courrier, alarme, interdiction d’aller sur les réseaux sociaux. Obnubilée par tous ces aspects pour leur bien, elle est tout le temps sur le qui-vive.

 

Leur dernière fuite les a portés aux abords de ce lac paisible, une petite ville perdue où elle commence à prendre ses aises. Ses enfants malgré leur parcours chaotique s’y sentent bien. Gina fait quelques rencontres mais sa prudence est toujours de mise. Ce nouveau départ semblait durer mais le corps d’une femme retrouvée dans le lac remet tout en cause. La police s’en mêle, les soupçons fleurissent et le passé la rattrape. 

 

Une course effrénée commence pour découvrir la vérité et cette dernière se révélera cruelle.

 

Je découvre pour la première fois cette auteure américaine et ce fut un réel plaisir. La plume de Rachel Caine est rythmée et les rebondissements s’enchaînent rapidement. Un thriller psychologique qui prend le temps de s’installer avant de s’emballer. Une lecture haletante, prenante et folle. Le cyber harcèlement est au cœur de cette histoire dramatique qui bafoue les libertés individuelles. Un acharnement glauque qui prend à la gorge et qui s’intensifie au fil des pages. Rachel Caine sait faire durer le suspense jusqu’au point final où, frustrée, j’espère qu’il y aurait une suite à se dénouement particulier. Un thriller psychologique intense comme je les aime sans aucun temps mort. A découvrir.

 

La lettre pote la marque d’El Dorado, la prison où Mel attend son exécution. Il se trouve depuis longtemps dans le couloir de la mort, les avocats m’ont expliqué qu’il en avait pour dix ans au moins avant d’avoir épuisé tous ses recours. Le Kansas n’a pas exécuté un seul condamné depuis deux bonnes décennies, alors qui sait quand la sentence sera appliquée ? En attendant, il passe ses journées assis et il réfléchit. Essentiellement à moi.
Et il m’écrit. Comme il obéit à un rituel que j’ai fini par décoder, je suis incapable de toucher cette lettre pour le moment.
Je reste hypnotisée par l’enveloppe un bon moment, et sursaute lorsque s’ouvre la porte d’entrée et que l’alarme émet un bip. J’entends les doigts de Lanny voler sur le clavier.
Je n’esquisse pas un geste, comme si l’enveloppe était capable de me mordre si je la lâchais des yeux.
 
Une chronique de #Esméralda

DANS LES YEUX DE LYA Tome 1 et Tome 2 de Cunha et de Carbone.


TOME 1 – EN QUÊTE DE VERITE
À la veille de ses 17 ans, Lya se fait renverser par un chauffard qui prend la fuite, la laissant pour morte. Elle survivra mais devra rester en fauteuil roulant toute sa vie. Quatre années plus tard, elle termine son DUT Carrières juridiques et décroche un stage dans le cabinet d’avocats le plus prestigieux de la ville, celui du célèbre et médiatique maître Martin de Villegan.
Son stage n’a pas été choisi par hasard, bien au contraire. C’est ce même cabinet qui a réglé son cas des années auparavant. Ses parents ne lui en ont rien dit mais elle a découvert qu’ils avaient été achetés pour éviter des poursuites juridiques. Bien décidée à retrouver celui qui l’a renversée et à lui faire payer, elle va se mettre en quête du dossier. Un jeu dangereux commence alors et sa soif de vengeance ne sera pas sans conséquences…

Lya rêve de cette vengeance depuis qu’elle a découvert ces papiers dans les affaires de ses parents. Mûrie depuis de nombreuses années et amplifiée par ce sentiment d’injustice et de haine qu’elle ressent depuis son réveil à l’hôpital. Sa vie a littéralement changé et se trouver sur un fauteuil roulant paralysée ne faisait pas partie de ses plans d’avenir.
Portée par ce manque de vérité, elle a décidé depuis quelques temps de jouer à  l’espion et de démasquer le responsable de son état. Ses trouvailles l’ont portée à ce cabinet d’avocats réputés. Elle l’intègre en étant stagiaire et en fin limier qu’elle est tente à tout pris de trouver les réponses à ses questions. Aidée par son meilleur ami, Antoine, leur plan devrait se dérouler à la perfection. Sauf qu’une certaine secrétaire se met au travers de leur projet. Ennemie ou amie ? Tout est possible !

 

Ce premier tome pose les bases d’une extraordinaire aventure qui tend à révéler de lourds secrets. Il est axé sur les personnages et leurs caractères, en somme des présentations approfondies. Lya est une jeune femme marquée par cet événement tragique, l’accident. Sous cette colère se cache de nombreuses blessures qu’elle tente de panser. Elle ne manque pas d’idées pour mettre son plan à exécution. Elle est déterminée, entêtée, obstinée mais le résultat en vaut la chandelle, alors autant foncé ! Antoine est un jeune homme introverti. Il n’a d’yeux que pour son amie de toujours et se laisse mener par la baguette. Il est prêt à tout pour elle.

 

Le scénario de Cunha est très addictif. Je me suis laissée porter par cette superbe aventure dont l’héroïne sort des sentiers battus. Le sujet douloureux est contrebalancé par cette héroïne des temps modernes. Les dessins de Carbone sont captivants et arrivent à transmettre tout un panel d’émotions intéressantes. Cette première mise en bouche est sans aucun doute appétissante. ET le second tome vous captivera tout autant !


TOME 2 – SUR LES TRACES DU COUPABLE
Lya va peut-être enfin connaître l’identité du chauffard qui l’a renversée la veille de ses 17 ans. Elle tient dans ses mains le dossier subtilisé dans le bureau de maître Martin de Villegan. C’est pour ce dossier qu’elle s’est faite embaucher comme stagiaire dans ce cabinet d’avocats. Tout ça pour ça. Mais Lya peut compter sur ses deux alliés fidèles, Adèle sa collègue dévouée et Antoine son meilleur ami. Sur le terrain, l’enquête pour la vérité vire à la série noire.

Ce second tome est tout autre. Place à l’action où les découvertes toutes aussi importantes viennent étouffer de nombreuses suspicions. Rejoint par une nouvelle alliée de taille, Antoine et Lya, récoltent peu à peu de nouveaux indices.
La traque se déroule sur le terrain et les dangers fleurissent de plus en plus sur leur chemin. Vont-ils enfin découvrir la terrible vérité ?

 

Ce second tome se poursuit sur un rythme beaucoup plus énergique. L’action et la réflexion ont entièrement leur place. Le suspense s’installe progressivement rendant peu à peu l’atmosphère inquiétante. La découverte de ce secret devient périlleuse, pourtant les protagonistes foncent tête baissée. J’ai adoré leur manière un peu orthodoxe et naïve de jouer aux espions. Leur amateurisme fait sourire. Le plus important reste, cependant, cette histoire de quêtejustifiée. Que fera t-elle lorsqu’elle aura la vérité sous les yeux ?

 

Un second tome trépidant et frénétique. Une très très belle suite !

 

Une chronique de #Esméralda

LA FUGITIVE ET LE HIGHLANDER de Natacha J. Collins.


Irlande, 1232  Rory Fraser, ici ? En apercevant le séducteur qui n’a eu de cesse de la charmer la veille durant une réception mondaine, Lorna blêmit.  Que fait cet homme à bord du bateau qui vogue vers l’Écosse ?  Elle qui pensait être à l’abri de tout faux pas sous la protection de lady Lucinda Powell, la riche veuve anglaise qui l’a prise à son service comme dame de compagnie, se retrouve confrontée à un danger immédiat. Un homme qui, elle le redoute plus que tout, pourrait être le mercenaire envoyé à sa recherche par la Couronne…

Rory n’a cure des rumeurs qui circulent sur lui au sujet de ses travers. Oui il aime la compagnie des dames, qu’elles soient mariées, promises ou célibataires. Rory est un tombeur de ses dames et elles lui rendent bien. Charmeur et charmant, la gente féminine ne lui résiste pas. A part une certaine Brianna (voir tome 2) qui a eu le mérite de le frustrer.
Rory est un libertin qui aime jouir de sa vie comme il entend. Le nom prestigieux de son clan et sa carrure d’highlander y font beaucoup. Rory n’a pas à se préoccuper de l’avenir de son clan car il ne le dirigera jamais. Lui il tâte de l’épée quand les événements s’enveniment. Mais il y a certaine chose qu’il ne peut pas gérer, ce sont les pères furibonds de ses demoiselles ( pas en détresse) dont il a sali leur honneur. Murtagh, son frère aîné et chef du clan (voir tome 1), voit rouge et décide de lui confier une mission de la plus haute importance commanditée par le roi, trouver une jeune femme qui mettrai le royaume en péril. Direction l’Irlande sur les traces d’une femme pas comme les autres.

 

Lorna Bell n’a jamais eu la vie facile. Fille bâtarde du chef Williams, sa vie se résume aux corvées et aux interdictions en tout genre. Depuis que son père s’est mis en tête de destituer le roi d’Ecosse, sa vie est en danger. Le roi et le clan des Commins ont décidé de tuer toute sa descendance. Lorna est une jeune femme intelligente et sournoise. Sa fuite aux nez et à la barbe de ses ennemis est digne d’une grande aventure. Elle rentre au service d’une bourgeoise anglaise et passe son temps entre l’Angleterre et l’Irlande. Sa débrouillardise a jusqu’à présent couvert son identité, mais lorsqu’elle croise cet irrésistible highlander au gala et qui lui pose des questions, il éveille en elle le sentiment de danger imminent. Elle esquive convenablement l’empressement du guerrier sans toutefois être sereine. Alors qu’elle embarque sur le navire les ramenant à Londres, elle l’aperçoit, Rory. Elle craint maintenant pour sa vie. Est ce que le passé la rattrape ? A t-elle une chance de s’en sortir vivante ? Peut-être, mais cela, c’était avant que le bateau se fasse accoster par des pirates.

 

Ce dernier tome est à croquer. Sous le signe de l’action et du romantisme, cette romance historique est comparable à une grande bouffé d’air pur. Les personnages sont hyper attachants et surtout très, très, highlander. Le highlander un brin prétentieux, émouvant et touchant dans sa manière d’appréhender sa relation avec Lorna. Il fait preuve de patience et ne tente pas de brusquer les révélations. Quant à Lorna, s’est une femme très têtue, intelligente et qui a le sens de l’honneur. Ce troisième tome se lit d’une traite et j’ai très vite été captivée par cette histoire hors du commun. L’aspect historique se concentre sur les us et coutumes. Natacha J. Collins m’a surprise par les rebondissements et notamment par des situations inattendues qui se concluent d’une manière surprenante. Une histoire très rythmée, portée par une plume délicate, où j’ai été subjuguée par les décors grandioses et l’alchimie entre les personnages qui oscillent entre l’épanouissement et le refus.

 

Une magnifique histoire totalement dépaysante ! A découvrir !

 

Rory était décontenancé. Décontenancé, et furieux contre lui-même. Comment était-il possible de passer ainsi du paradis à l’enfer ? En quelques instants … de paroles malheureuses ? Car il avait bien dû dire quelque chose, pour qu’elle se sauve de la sorte ! Pour qu’elle prétende que c’était une erreur, qu’elle regrettait ! Que diable !
 
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UNE LADY AUDACIEUSE de Laura Lee Guhrke.


SAGA LES PRESSES DU CŒUR – TOME 3/4
Londres, 1893  Alors qu’elle s’apprête à déposer une annonce pour trouver un travail dans la gazette locale, Amanda surprend une conversation. Le beau-frère du propriétaire des lieux, James St. Clair, recherche désespérément une solution pour dompter ses terribles jumeaux de dix ans.
Un poste parfait en tout point pour la lady éduquée qu’elle est. Exception faite d’un détail : le duc recherche un homme à poigne et non une jeune femme en disgrâce dont le nom est entaché…
Traduit de l’anglais par Marie Pascal.

 
Direction Londres fin du XIXe siècle pour une nouvelle aventure. Laura Lee Guhrke , une nouvelle fois et sous couvert de sa romance historique, dépeint avec passion et réalisme la condition des femmes anglaises au sein d’une société à deux vitesses.
Amanda a été élevée par un père qui souhaitait le meilleur pour sa vie. Il pensait que l’intelligence n’était pas masculine. Très tôt, il enseigne à sa fille de nombreuses matières : les sciences et la littérature sont privilégiées. Amanda se sent seule dans ce monde masculin et intègre même une excellente université. Mais les préjugés sont tenaces et une femme cultivée n’ai toujours pas vu d’un bon œil. Malgré ses connaissances, Amanda ne connaît rien au vrai monde. Surprotégée, lorsqu’elle se trouve seule et sans famille, le monde lui est hostile. Sa réputation et son nom sont désormais liés à des rumeurs malhonnêtes. Sa disgrâce est une terrible épreuve. Toutes les portes se ferment et sans ses maigres économies, elle ne va pas pouvoir aller bien loin. Tentant le tout pour le tout et avec ses quelques penny, elle décide de passer une annonce dans le journal. Témoin d’une discussion houleuse entre deux messieurs de la bourgeoisie, Amanda va mettre au point une stratégie assez ambitieuse pour enfin réaliser son rêve, démarrer une nouvelle vie en Amériques. Et puis qui a dit que les femmes ne valaient pas les hommes !

 

Amanda a une détermination de fer. Têtue, obtuse, enthousiaste, volontaire, elle déborde d’énergie et d’imagination pour que son plan fonctionne à la perfection. Amanda va prendre de nombreux risques au détriment une nouvelle fois de sa réputation. Mais peu importe les braver est son seul salut. Son caractère et sa volonté farouche vont la porter en terrain hostile où le moindre faux pas lui coûtera. Après tout qui ne tente à rien, n’a rien !

 

Laura Lee Guhrke met une nouvelle fois la condition des femmes au cœur d’un Londres qui subit de nombreux préjugés. Son héroïne, Amande, est touchante. Une héroïne moderne qui ose surtout braver de nombreux interdits. A cela Laura Lee Guhrke insuffle une atmosphère tendue. Le côté historique va porter vraiment sur les conditions des femmes et il est un peu moins présent que dans les précédents tomes. Ce nouveau tome offre tour à tour des moments attachant et d’autres survoltant. J’y ai retrouvé des clins d’œils, très appréciables, aux personnages des deux premiers volets. J’ai passé un agréable moment de lecture aux côtés de cette héroïne farouche.

 

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JACKPOT ! de Stéphane Boudy.


Un obscur petit fonctionnaire, sur les conseils d’un curieux marchand de biens franco-chinois, se lance dans l’achat et la rénovation d’appartements. Au fil de ses acquisitions, surfant sur la bulle immobilière de la capitale, accompagné d’un fidèle homme à tout faire qui réhabilite à la perfection ses logements, le jeune homme se retrouve rapidement à la tête d’une véritable fortune.
Gérer un tel jackpot va s’avérer délicat… D’autant que la mort accidentelle d’une ex-employée envoie les deux hommes à la prison de la Santé. Depuis leur cellule, qu’ils retapent de fond en comble, le duo entreprend de déradicaliser les détenus. Le succès de cette dernière entreprise remonte jusqu’à l’Élysée. Le gouvernement engage alors ces drôles de missionnaires à exporter leur méthode explosive jusqu’en Indonésie…
Une fresque insolente et iconoclaste sur le monde actuel et ses contradictions. Mondialisation, islamisation, manipulation sont les maîtres-mots de cette fantaisie littéraire politiquement très incorrecte.

 
Jackopt ! est aussi surprenant que déstabilisant. Drôlement désopilant. Un conte moderne où humour et drame poussent le lecteur à prendre tout au second degré.
Loïc Nicolas est en somme un homme tout simple. Premier de sa famille à atteindre les hautes sphères de la fonction publique, issu d’une famille communiste, suit son chemin tel qu’il se dessine. Une vie banale où le moindre coup de folie serait d’office inquiétant. Métro, boulot, dodo, voilà à quoi se résume la vie de Loïc Nicolas. La vie parisienne n’a rien d’exaltant. La vie d’ouvrier de ses parents étaient paramétrés suivant des gestes conditionnés mais la sienne n’est guère revalorisante. Et puis un jour, tel un coup de baguette magique de la bonne fée, un coup de téléphone résonne tel le vacarme venant de l’enfer. Son banquier qui lui propose un prêt enfin d’investir dans l’immobilier. D’abord hésitant, Loïc Nicolas, se rend finalement à ce rendez-vous. Suivant les conseils de son banquier, il s’empresse de trouver le logement de ces rêves. Un chambre de bonne fera l’affaire. Monsieur Ping, bonimenteur excellentissime le prend sous son aile et lui enseigne l’art et la manière de devenir riche. Une rencontre plus tard avec l’homme à tout faire, voici qu’il revêt le costume de l’apprenti investisseur. Adieu le petit fonctionnaire, bonjour l’homme qui achète, rénove et vend des appartements.

 

De fil en aiguille, son affaire prospère et les ennuis se cumulent. Impayés, secrets et magouilles en tout genre avec les banques et un meurtre plus tard, sa vie devient un véritable charivari. Le temps court et lui avec, accompagné pas son compagnon d’infortune. Jusqu’au moment où le passé les rattrape et les envoie directement à la case prison où l’irraisonnable devient le moteur de leurs vies.

 

Conte moderne ou pamphlet de notre société, avec humour et déraison Stéphane Boudy dépeint les incongruités burlesques de ses dérives. Rien n’échappe à l’œil et à la plume acérés de Stéphane Boudy qui avec emphase et une verve dramatiquement incorrecte font de cette histoire, un livre impitoyable. Œil de sphinx qui décortique avec mordant une société à deux vitesses qui s’enlisent dans les idéaux capitalistes et religieux.

 

Une lecture étrangement déstabilisante au ton parfois moqueur et sérieux. Rien n’est à prendre à la légère mais tout est essentiel. Une lecture vive et déconcertante.

 

A découvrir absolument !

 

Les première lignes.
C’est au lendemain du 11 septembre 2001 que la vie de Loïc Nicolas changea. Trente-deux ans, employé de bureau à l’hôtel de ville de Paris depuis six ans, le quotidien de Loïc Nicolas passait. Il n’avait jamais été un jeune homme plein d’ambition. Fils d’un cheminot et d’une femme de ménage de Rennes, le goût de l’ambition n’avait jamais été élu dans sa famille où l’on préférait se réjouis du goût de la nourriture quand elle se trouvait là, rarement abondante.
Un lièvre aux raisins et olives noires faisait la joie de cette famille communiste qui ne jurait que par le Parti et les bons moments de convivialité qu’elle pouvait parfois trouver le dimanche quand les assiette étaient pleines. Le jeune Loïc Nicolas, fils unique, peu rompu aux mathématique, avait obtenu son baccalauréat, série littéraire. Ce succès avait tout de même illuminé les cœurs d’une famille sont la plus haute distinction n’avait jamais été que le certificat d’études du père, Lucien Nicolas.
 
Une chronique de #Esméralda

… Lien Kindle

… le site des éditions Lajouanie

… mon avis sur autre roman de Stéphane Boudy (clique sur la couverture pour le lire).

THÉRAPIE ILLÉGALE de Mady Flynn.


Nouvellement installé dans son propre cabinet, Max est un jeune psychiatre qui hérite des patients de son prédécesseur. Rempli de convictions et de certitudes, il les accompagne avec passion et engagement, parfois au risque de dépasser les limites déontologiques définies par sa profession.
Il fait alors la connaissance d’Emma, une jeune fille introvertie qui vient chercher son aide sans trop y croire.
Persuadé qu’elle mérite mieux que cette vie de recluse, Max se lance le pari fou de la sortir de sa solitude et lui fait alors la promesse qu’un thérapeute ne devrait jamais faire : la guérir.
Entre le médecin et la patiente, une nouvelle relation, aux contours flous et de plus en plus dangereux, prend forme. Qui, du médecin ou de la patiente, réussira à puiser dans l’autre l’énergie d’avancer et de voir la vie sous un autre angle ?

 
Bouleversant, Mady Flynn livre une histoire hors du commun où la différence, l’acceptation et la passion forment un ballet à la fois sensuel, attractif, désillusionné et magnifique.
Emma a toujours été une personne à part. Solitaire, se fondant dans la masse pour passer inaperçue. Emma a grandi avec cette boule au ventre qui peu à peu va l’emprisonner dans une bulle à l’allure salvatrice. Emma a aujourd’hui 25 ans. Elle vit dans sa chambre d’adolescente du foyer familial. Elle ne va plus en cours et à couper contact avec l’extérieur qui la terrifie. Emma est un hypersensible, le bruit, le monde, la lumière, tout la repousse de ce que nous, nous apprécions. Sa solitude, sa manière d’agir, ses réactions, sa manière de concevoir le monde l’effraient.

 

Max, jeune diplômé, est enthousiaste quant à mettre en application ce qu’il a appris durant ces longues années d’études. Une douce euphorie celle de l’entrée dans le monde du travail, le monde de la médecine. Prendre des décisions relatives à l’avenir de ses patients, faire en sorte qu’ils s’en sortent, voilà son but premier. Alors quand Emma rentre dans son bureau avec ses vêtements informes, cachée par sa frange, son sac d’ado en guise de bouclier et ses ongles peinturlurés, Max craque. Et les séances suivantes ne font que confirmer son crush. Déontologiquement, Max est en tort et pourrait lui coûter son avenir. Amour, détresse, espoir, conviction et force, un étonnant mélange prêt à explorer à sa figure pour les beaux yeux de sa belle.

 

Mady Flynn raconte ici une belle histoire sur l’amour, celui qui se veut différent, celui qui se veut difficile et intransigeant. D’ailleurs ce n’est pas qu’une histoire d’amour. Sous couvert de mots douloureux, Mady Flynn aborde avec douceur, patience et honnêteté le sujet de l’autisme. Il n’est pas crié sur touts les toits, mais ceux qui y sont sensibilisés, reconnaîtrons les signes associés. De ce constat plusieurs questions en découlent : l’intégration dans la société, l’acceptation de l’entourage, la prise en charge. Qu’en est-il ? Mady Flynn sensibilise ses lectrices avec humilité et conviction que l’autisme reste à l’heure actuelle « une chose » incomprise. « Une chose » qui gêne. « Une chose » qui doit être mise à part. « Une chose » que l’on voudrait à tout prix changer. Et Mady Flynn vous demande pourquoi ?

 

La résilience est la force de cette histoire magnifique. Dans sa gravité elle donne de l’espoir. Dans sa magnificence elle donne ce sourire unique qui illumine le cœur et l’esprit. Une histoire où la sensibilité sublime l’abondance des émotions.

 

Une chronique de #Esméralda