A TIRE D’ELLE – 1973 de Pascal Ruter.


Septembre 1973. Solweig fait sa rentrée en seconde. La vie reprend son cours, même si cette année s’annonce différente des précédentes : son petit ami Valentin n’est pas dans son lycée mais apprenti mécanicien, ses parents ont divorcé, et sa meilleure amie Julie est obsédée par le sexe. Solweig, elle, ne se sent pas encore prête. Entre les répétitions du groupe de rock de Valentin, les boums, les visites chez un discret professeur d’histoire, une virée en Angleterre, Solweig s’éveille avec lucidité aux réalités du monde et cherche sa voie. Chronique touchante d’une époque – celle des vinyles, des VHS et des cabines téléphoniques – mais l’adolescence est éternelle…

On dit qu’à seize ou dix-sept ans, c’est le moment où les choses commencent mais en fait c’est totalement faux. C’est simplement la période où plein de choses se terminent.
 
Pascal Ruter avec cette honnêteté intransigeante, parle d’un temps révolu qui résonne comme une chanson éternelle celle qui fut écoutée ou qui le sera bientôt.
Il n’y pas d’année qui tienne. Ce ressenti existentiel, cette période charnière où les rêves s’évaporent et les réalités se concrétisent, est la même pour tout en chacun avec des réflexions propres en son temps. Seul le contexte, les lieux, la société évoluent en mieux ou pas.

 

Solweig fait partie de cette génération où les mots cachent la triste réalité et où les secrets, la vie ne doivent pas être révéler. Solweig fait partie de cette génération où la famille n’a presque plus de sens et n’a pas encore eu le temps d’évoluer. Le vélo, la mob, les centres commerciaux qui sortent de terre où la surconsommation s’installe dans le foyers, et où le paraître semble tellement plus cool. Solweig ne trouve aucune beauté dans la ville où elle vit. Elle marche tête baissée pour fuir tout ce qui l’entoure. Sa meilleure amie qui dérape, son oncle qui ne reviendra plus, sa mère et son silence, sa future belle-mère qui n’est pas ce qu’elle dit être et un père qui tente à tout prix de retrouver sa jeunesse perdue. Solweig déteste cet individualisme, cette solitude forcée.

 

J’ai pensé à maman qui n’allait sûrement pas tarder à rentrer, à papa qui préparait son mariage, à tous ces gens qui s’étaient aimés très fort et qui brusquement n’avaient plus rien eu à se dire, à tous ces gens qui allaient vieillir sans se faire un petit signe, et mourir comme ça loin les uns des autres. Comme des cons.
 
Solweig s’interroge, doute, rêve de rien, juste du moment présent. Cet étrange professeur d’histoire et à son amoureux. Valentin, artiste torturé, garçon en peine qui souffre de ne pas savoir, de voir son seul parent se détruire et le laisser seul affronter la vie.

 

Rentrée précipitée dans un monde qu’ils ne connaissent pas et qu’ils n’arrivent pas à apprivoiser. Courir pour ne plus être un enfant et marcher à reculons pour ne pas devenir un adulte.

 

Il faisait beau, le printemps était un peu en avance, notre jeunesse commençait à peine et parfois j’avais l’impression que le temps n’existait pas.
 
Pascal Ruter dépeint avec précision ces tourments universels, cette métamorphose, cette mue, révélant le beau comme le sombre avec une étrange subtilité. Il y a ce quelque chose de tragique, de fort et de percutant, voleur d’instantanés où chacun peut en puiser ses souvenirs. On se rend très vite compte que l’espace temps n’est qu’une illusion. L’auteur nous offre une fresque inspirante sur le doux balancement d’une balade qui tend à la cavalcade, se terminant sur une mélodie sereine.

 

Je les ai vus disparaître dans l’étroit escalier en colimaçon et je me suis dit qu’il ne faut jamais laisser passer une occasion de retrouver le passé avant de vieillir tout à fait.
 
Une chronique de #Esméralda

ESPERLUETTE de Anne Vantal.


Cette lettre à Jordan, elle a brusquement éprouvé le besoin de l’écrire, après être retournée par hasard sur le « lieu du crime ». Une lettre pour parler d’elle, de lui, de leur passé. Il lui aura fallu des années pour trouver les mots de leur histoire, celle de gamins inséparables complices des mauvais coups, devenus lui petit escroc pervers et elle lâche aventurière. Jusqu’au funeste épilogue… Comment se pardonner, se racheter ?

 
Un symbole et une éternité de remords. Comme un point final, cette lettre livre des mots de joie, des mots d’amitiés, des mots de toujours où tel un serment terrifiant, ils rappellent sans cesse cette chute dans le néant.
Des mots tus, des mots silencieux, des mots épouvantés, des mots d’admiration, des mots paralysés, des mots paralysants. Exercice éprouvant tel un exorcisme pour ne pas effacer le passé mais l’accepter étant une partie entière d’elle.

 

Des mots plus grands que les yeux et le ventre, des mots éternels, des mots suppliants refaisant le monde « et si… »

 

Anne Vantal explore le temps de l’insouciance où les jeunes adultes deviennent les roi du monde. Un monde où la débrouillardise est synonyme de larcin.

 

Un récit court mais fort émouvant. Un récit percutant. Un récit qui sonne comme une vérité implacable. Un récit exutoire où les mots s’écoulent tels des larmes salvatrices. Une lettre puissante reliant le passé & et le présent pour un avenir meilleur où le bonheur aurait sa place.

 

Une lecture que j’ai beaucoup apprécié malgré son format assez court. Une lecture qui enserre vivement le cœur. Une plume fluide où les mots judicieux choisis insuffle peu à peu la peur qui se dévoile grâce à un coup de point magistral.

 

Tu m’as serrée dans tes bras, tu étais tout content de me voir accepter. Je n’ai pas songé à demander pourquoi  tu n’entraînais pas Greg dans cette histoire. Peut-être préférais-tu une fille pour une opération de ce genre, ou bien tu avais peur que Greg ne se moque de toi, après, parce que tu avais fréquenté un homo, je ne sais pas, je n’ai jamais su, je n’ai jamais plus eu l’occasion de te poser de questions.
 
Une chronique de #Esméralda

PLS de Joanne Richoux.


Soirée déguisée. Sacha navigue chez lui entre sa sœur jumelle, la fille dont il est amoureux et ses amis. De pièce en pièce, il traîne sa mélancolie et noie ses démons dans les volutes et les vapeurs d’alcool. Jeux de regards, frottements des corps, plaisirs furtifs, assauts repoussés…
Les heures s’égrènent à vouloir tuer le temps. Bad trip ? Et si une lumière brillait quand même au bout de la nuit ? Un roman noir, au verbe vif et cru, qui se lit d’une traite. Une œuvre ancrée dans son époque, qui sonde les affres des solitudes adolescentes, les fêlures de chacun, mais fait aussi entendre l’urgence d’aimer et d’être aimé. 

 
PLS vous plonge dans la douleur d’un adolescent qui tente de vivre avec. Percutant, PLS ouvre cette fenêtre où les déambulations de Sacha témoignent de son mal-être, de son isolement, de ses dérives, de sa fuite psychique.
Lors d’une soirée où le déguisement, Halloween oblige, est de rigueur, Sacha déambule parmi ses invités, camarades de classe, tantôt aimés, adulés, adorés ou détestés. De déguisements en déguisements, de verres en verres, de mots en mots, de pas en pas, Sacha oublie son mal, oublie ce manque, ce trou béant. Sacha dérive sur des rives noires et chaotiques. Sacha croque sa vie empoissonnée avec déraison et lucidité. Sacha vole dans son monde où la société serait bienveillante et lui crache dessus quand il a les pieds sur terre. L’ange noir empli de colère et de haine est pourtant attiré par une seule lumière, Elle. Belle, magnifique, attirante, le péché mignon qui connaît ce mal envoûtant et captivant. Elle, rayonne tout simplement. Elle vie dans la lumière et sa main tendue le sauverait, certainement, peut-être, peut-être pas.

 

PLS captive par l’urgence des mots, par la brutalité des pensées, par le choc des actes. Le temps s’écoule comme si il était compté, comme si sa malléabilité probable était une solution. Une plume impitoyable pour un thème percutant. L’adolescence et sa multitude de questions, l’âge charnière où devenir adulte effraye et rester enfant n’est plus cool. L’âge où les questions métaphysiques se bousculent : le sexe, la vie, la mort. Un méli-mélo sombre où les pensées s’autodétruisent et naissent en un claquement de doigt. Joanne Richoux signe un roman jeunesse d’une beauté aussi cruelle que magnifique. Un roman qui ne laisse pas le temps de respirer.

 

PLS est sauvage, brutal mais si sensible. Une sensibilité à fleur de peau, celle qui pousse dans les retranchements les bons comme les mauvais. Celle qui crie quand rien ne va plus. Celle qui pleure quand tout devient noir. Celle qui embrasse quand il est urgent de se faire aimer. Celle qui parle quand le cœur déborde.

 

Un roman à découvrir absolument et cela dès 15 ans.

 

Mais surtout, la vie était plus réelle. Je sais pas, immédiate. Et puis en couleurs. Il se passe un truc sale quand on grandit. Un voile de poussières qui ternit et complique les choses.

 

Une chronique de #Esméralda

MÉTÉORE de Antoine Dole.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2020 ]
ACTES SUD JUNIORS – Collection Une seule voix.
64 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2020 »
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Le résumé :
Née garçon, Sara se sait être fille depuis la prime enfance. Avant même de pouvoir le formuler, de le comprendre. Mais elle a dû grandir emprisonnée dans un corps subi, moulée dans les lois de la masculinité, à ne pas pouvoir supporter son reflet dans un miroir. Une erreur ? Une anomalie ? Il fallait un changement, un réalignement de ce corps, et c’est à seize ans que Sara débute sa transition pour être celle qu’elle est, se sentir enfin vivante. S’autoriser à être un météore que plus rien n’arrête, même pas les coups et les insultes. Un monologue saisissant et maîtrisé sur un sujet trop longtemps tabou. Un plaidoyer pour la tolérance.
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Parfois les mots ont cette portée majestueuse. Ils visent juste et bien. Ils sont invraisemblables et si révélateurs d’un mal être caché, souvent inavoué. Ils rendent une certaine justice, ils élèvent une vérité à ce quelque chose de merveilleux et d’unique.

 

MÉTÉORE n’est pas un simple histoire. C’est l’histoire de ces femmes, de ces hommes, de ces jeunes filles, de ces jeunes garons, de ces petites filles et de ces petits garçons qui ne sont pas en accord avec leurs corps. Être né garçon et se sentir fille. Être née fille et se sentir garçon. Cela fait-il d’eux des monstres ? Méritent-ils d’être salis et de subir et ( et vos) violences physiques ou verbales ? Comment se sentir soi alors que la société et son système les obligent à se sentir et se définir par le genre qui les détermine dès la naissance.

 

La dysphorie des genres est un sujet sensible et délicat. Mais pas tabou ! Antoine Dole délivre ici un texte court et explosif. Un coup de poing magistral ! Un KO divin ! Un tsunami d’émotions ! La détresse psychologique, la colère, la passivité, la haine de la différence, la douleur, la compréhension, l’incompréhension, la dualité des choix, vivre, la volonté, l’acceptation, la vie … tout autant de symboles forts qui prennent aux tripes et ne m’a pas lâchée.

 

Antoine Dole livre un roman percutant et essentiel. La haine et l’incompréhension viennent souvent du non savoir et de la peur de cette différence (non logique). En parler, mettre des mots est un acte altruiste. Se délivrer des carcans sociétaux est un acte de générosité.

 

Un livre à offrir aux adolescents et aux adultes. Un livre qui doit circuler dans vos mains. Un livre que l’on se doit de parler. Un livre que j’aimerai voir partout, dans les salles d’attente, dans les transports en communs, partout …. car parfois il suffit des mots justes et judicieux, des mots percutants, des mots qui reflètent la vie et la différence, et, Antoine Dole s’y emploie avec tout son âme et son talent.

 

Merci pour ce magnifique MÉTÉORE.

 

Parce que j’ai survécu à pire que vous.
Pire que votre bêtise.
Pire que votre crainte d’épouser les possibles.
J’ai survécu à une haine plus intime, que j’avais plantée en travers de ma vie.
J’ai survécu au dégoût de moi-même.
A ma colère, à ma détresse.
J’ai survécu à une prison de peau, aux barreaux de mes os. A ces liens de tendons et de cartilage.
A la peur d’être moi.
A la peur d’être libre.
A la peur de me réinventer.
J’ai survécu à l’idée d’être une autre, toute ma vie, différente.
Au refus d’une vie de fuite et de mensonges.
J’ai survécu à des ténèbres enfoncées dans ma chair et qui dévoraient tout.
J’ai survécu à la crainte d’être celle que je suis et à la crainte que le monde me voie. A la promesse d’un avenir qui ne me fait plus peur.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions ACTES SUD JUNIOR

… mes avis sur d’autres titres d’Antoine Dole.

UN CAILLOU AU FOND DE LA POCHE de Florence Cochet.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019]
Dès 9 ans
ACTES SUD Junior
126 pages
Ma note : 4/5 mention « petit coup de cœur »
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Le résumé :
Au collège, les autres élèves surnomment Henri « la calculette » ou le « taré ». Sans la présence de Daisy, sa meilleure amie, il aurait déjà craqué. Heureusement, elle est toujours là avec son optimisme communicatif… jusqu’à ce qu’un virus la force à rester à la maison. Pour la première fois, Henri est seul, et une bande de petits raquetteurs compte bien en profiter. Le mystérieux caillou que lui a confié son excentrique enseignante de français suffira-t-il à le protéger des sales coups ? Un regard sensible sur la différence où l’on suit pas à pas le jeune héros dans le labyrinthe de ses pensées, l’auteur sachant nous le rendre extraordinairement proche et émouvant.
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Henri est différent. Une différence qui ne se voit guère et pourtant elle fait l’objet de nombreuses moqueries. Petits mots saugrenus et petits regards en coin qui veulent tout dire, sont son quotidien depuis toujours. Heureusement que dans sa vie, il y a la trépidante Daisy. Elle rit, elle se moque de tout et son enthousiasme est si communicatif qu’il ne peut plus s’en passer. Et surtout, elle lui apprend à comprendre le monde qui l’entoure. Car Henri ne le perçoit pas tout à fait de la même manière que le commun des mortels et surtout il ne comprend pas le principe de sociabilité qui régit les gens. Je vais te dire un secret (un secret qui ne devrait pas en être un), Arthur est autiste, autiste Asperger. Alors quand sa seule constance, Daisy, est clouée au lit, Henri perd pied. Il ne sait plus quoi faire, quoi dire, où aller, il est tout simplement perdu. Surtout qu’une bande de petites frappes vient jouer les caïds, semant la peur sur leur passage. Henri est déboussolé, pris dans ses tourments et ses questions qui tournent inlassablement dans sa tête. Alors que sa professeure de français lui confie un drôle de caillou et lui narre un conte dont il ne saisit pas complétement le sens, Henri va découvrir qu’il peut être capable du meilleur et surmonter ses peurs.

 

Florence Cochet narre avec emphase un conte moderne. Un conte différent, un conte qui ouvre les yeux et les remplit de lumière. Pas à pas, je découvre les douleurs et les craintes de ce formidable Henri. Pas à pas, je découvre un jeune homme qui se pose d’innombrables questions. Je découvre cette amie dévouée et sa famille qui ont accepté Henri tel qu’il est et sans préjugé. S’adaptant à sa différence, cette famille atypique et un peu dingue adopte ce blanc-bec comme s’il est un des leurs. Une amitié farouche et essentielle. Une amitié qui pousse les frontières de la peur et de l’incompréhension. Alors que la différence devrait être un fardeau, Florence Cochet la magnifie et en fait une force. Une force qui anéanti ces mots et préjugés malsains.
C’est un thème cher à mon cœur et que j’aime beaucoup découvrir dans mes lectures surtout quand celui est exploité d’une manière sensible et intelligente sans tomber dans la caricature extrême (que je retrouve malheureusement un peu trop souvent dans mes lectures). Une lecture portée par une plume enjouée et intense qui n’hésite pas à bouleverser.

 

Un petit coup de cœur que je vous recommande fortement. Une lecture qui ouvrira certaine porte afin de comprendre la vie silencieuse de ces petits héros et petites héroïnes !

 

La dernière phrase l’amuse. Malgré sa gastro, Daisy n’a pas perdu son sens de l’humour. Il ne fait la bise à personne et ne comprend d’ailleurs pas qu’on puisse en avoir envie. Quelle idée de vouloir coller ses lèvres sur des joues couvertes de bactéries et d’acariens ! Sans parler des « vrais » baisers. Impossible de concevoir plus répugnant que deux langues qui se touchent : en moyenne, 750 millions de bactéries dansent la java dans 1 millilitre de salive ! La seule chose à laquelle Henri consente, c’est échanger une rapide poignée de main. Après quoi, il se frotte méthodiquement paumes et doigts avec une giclée de son fidèle désinfectant. Avec Daisy, il a daigné réduire son utilisation. Il ne le sort plus qu’avant le repas. Tout cela pour dire que sa phobie des bises provoque parfois quelques étincelles entre eux.
 
Une chronique de #Esméralda.

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J’AI TUE UN HOMME de Charlotte Erlih.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019]
Dès 14 ans
ACTES SUD Junior – Collection Roman Ado
123 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Surmenage scolaire, pic de stress, ou trouble plus grave ? Arthur est hospitalisé pour cause d’épisode délirant. Le collégien passionné d’histoire se prend depuis peu pour Germaine Berton, une militante anarchiste, meurtrière d’un leader de l’Action française en 1923… Qu’arrive-t-il à Arthur, qui ne reconnaît plus les siens ni le monde qui l’entoure ? Parents, professeurs, camarades de classe, médecins, tous s’interrogent. Avec leur sensibilité, et aussi leurs peurs.
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Méli mélo de voix portées tour à tour par des personnages troublants et désespérés. Voix portées par le courage, l’indifférence et la crainte de ne pas être entendues. Voix silencieuses d’un monde méjugé et dont il est interdit de parler.

Arthur, jeune ado, accro aux cours, flanche. Délires ou surmenage, les questions fleurissent autour de lui jusqu’au moment où le diagnostique tombe. Dans ce monde à part dans lequel il s’est enfermé, il revit les heures de gloire et de déchéance de Germaine Berton, ouvrière métallurgiste, militante syndicaliste et anarchiste française.

De longs jours à craindre le pire. De longs jours à chercher des signes précurseurs. De longs jours où la mère d’Arthur se morigène. De longs jours où l’attente devient une torture. De longs jours où l’insupportable s’insinue malicieusement dans le moindre espoir. Des jours vains, des jours cauchemardesques, des jours cruels, où tout s’embrouille dans ce marasme sans fin. Et puis la lumière jaillit, apportant avec elle son lot de joie. Mais qu’en est-il d’Arthur ? Que ressent-il ? Qu’est-il devenu ? car il le sait, il sait dans ses tripes, tout a changé et tout ne se sera plus pareil. Attendront-ils son désespoir ?

Arthur.
Je suis Arthur. Bonnet.
Je suis né il y a quatorze ans.
Je suis en troisième.
Je suis un …
Je suis un garçon.
Le père de Germaine Berton aurait préféré qu’elle soit un garçon. Son caractère aurait peut-être paru moins déplacé.
Je suis allongé sur un lit blanc.
Je suis entouré de murs blancs.
Je suis dans une chambre anonyme.
Je suis dans une chambre d’hôpital.
Je suis… malade.
Je suis calme.
Je suis fatigué.
Je suis creux.
Je suis une coquille vide.
 
Un roman percutant et sensible qui traite avec volupté et sans filtre des affres de la maladie. Une verbe portée par une plume qui, non sans faute, nous n’épargne rien. Mettre des mots sur ces maux et ces états interdits  relève de l’exploit. Ouvrir ces portes permet de combattre l’ignorance et surtout de dompter une peur non fondée. Charlotte Erlih confie et partage cette douleur avec sublimité.

Une chronique de #Esméralda.

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AIGRE-DOUX de Wilfried N’Sondé.

[ LITTÉRATURE ADO – Nouvelle – Nouveauté 2019]
Éditions ACTES SUD JUNIOR – Collection D’une seule voix
70 pages
Ma note : 4/5
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Le résumé :
« D’où tu viens ?  » Comment supporter cette sempiternelle question qui vous réduit à une origine ? Mais qu’est-ce que ça dit de soi, l’endroit où on est né ? Français à part entière, et pourtant… Marre du regard des autres et des préjugés, à cause d’une couleur de peau. Réclamer le droit à exister simplement comme un(e) ado, ici et maintenant, sans avoir tout le temps à se justifier ou provoquer, c’est trop demander ? Tant de questions, de colère à juguler, de confiance à puiser en soi, pour être capable de passer de l’aigreur à la douceur. Un texte qui trouve dans la parole la force de s’opposer à la discrimination.

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Si je me cache, c’est parce que je n’aime pas ce que je vois dans le regard des autres, je ne m’y reconnais pas. Chaque fois que quelqu’un m’interroge sur mes origines, en fait, il m’ampute de ma personnalité, en me résumant à des préjugés. Il m’enferme dans des clichés.
 
Puissant et court, ce texte de Wilfried N’Sondé explore avec merveille la différence. Celle que l’on remarque en premier, la couleur de peau, celle qui signifie que tu n’es pas d’ici.

 

« Tu viens d’où ? » Question maladroite mais question assassine. Question qui revient sans cesse et demande des justifications perpétuelles. Comme si sa réponse lui donnait l’autorisation éphémère d’être ici au milieu d’autres ados. Une tolérance proche de zéro. Résigné d’être un français différent, sa voix s’emporte. Cette colère jusqu’à présent tu, explose. Un ballet de mots percutants et désespérés qui ouvrent les vannes d’une peine et d’une tristesse non contenue. Est ce que ma peau fait de moi ce que je suis ? Est ce que mon identité, ne prévale t-elle pas sur cette peau ?

 

L’immersion dans cette lettre ouverte est déstabilisante. Un monologue puissant où les émotions de cet ado font des vagues. Un flot continue d’aigreur, de déception, de colère et d’espoir. Une incompréhension qui prend sens et dont il est facile d’appréhender les conséquences.

 

Percutante, cette lecture invite au dialogue, au respect et à la tolérance.

 

J’ai été toutefois perturbée par l’anonymat du narrateur. Si les émotions sont le moteur du récit, le reste est flou. Une subtilité qui permet aux lecteurs et lectrices de s’approprier délicatement ce personnage tourmenté.

 

AIGRE-DOUX est une très belle découverte de cette rentrée littéraire, une de celles que je recommande fortement aux ado et (même) aux adultes.

 

Une chronique de #Esméralda.

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PREMIER ARRÊT AVANT L’AVENIR de Jo Witek.

 
[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019]
Dès 14 ans
Éditions ACTES SUD Junior – Collection Roman Ado
221 pages
Ma note : 5/5 mention « coup de cœur » et « incontournable 2019 »
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Le résumé :
« Il dit oui. Oui à cette chance d’aller boire un café avec une fille comme elle, oui à la vie qui se déploie enfin, oui à sa nouvelle liberté de gérer son temps, son argent, ses envies comme il l’entend. Il dit oui et la suit, le sac sur l’épaule, remontant une à une les autres voitures, traversant les allées du train comme une star sur tapis rouge, fier de marcher derrière elle, fier d’être découvert avec une fille comme elle. « Un truc de mytho » , dirait Enzo. Pourtant, il ne ment pas, il ne rêve pas, c’est à lui que la chance sourit. » Pierre, brillant bachelier, quitte son lycée rural et un milieu modeste pour rejoindre Paris et une prépa d’excellence. La voie royale pour un pur outsider ! Mais, dans le train, il rencontre Olympe. La jeune fille porte des dreadlocks, voyage sans billet, lit les penseurs anarchistes et doit partir pour une mission humanitaire en voilier. Voilà Pierre bouleversé qui doute, hésite, vacille. Pour la première fois, il peut décider seul : va-t-il bifurquer ?

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Pierre a toujours suivi qu’un seul chemin, celui qui a été tracé par son institutrice, sa mère et autres acteurs. Un chemin longiligne sans grande difficulté qui le porte directement à obtenir deux titres du concours général des lycéens. Qu’on se le dise Pierre est un petit génie. Les mathématiques, c’est son dada. Il pense, il rêve, il imagine, chiffres en tout genre dans un ballet étrange que lui seul peut comprendre. Son avenir (tout tracé lui aussi), le porte à Paris et une classe préparatoire prestigieuse. Pierre n’a jamais rien connu : son village, son collège, son lycée, son école, les vignes, les champs et Loïc, son plus fidèle ami. Pierre a tout juste 18 ans ignore tout du monde extérieur. Nullement effrayé par ce voyage, Pierre, serein, est prêt à affronter l’exigence de cette prépa. Mais ce n’est sans compter sur l’extravagante jeune femme assise en face de lui, penchée sur un roman de Proudhon, cachée par des dreadlocks. Les quelques mots qui lui adressent font l’effet d’un électrochoc, titille sa curiosité, le pousse dans ses retranchements, et si ces yeux verts étaient porteur d’une autre vérité. Et si pour une fois il disait « oui » et si pour une fois il se jouer des statistiques ? Olympe, la belle sauvage, lui ouvre alors les portes de son monde, de celui qu’elle rêve, de celui qu’elle idéalise.

 

Mais quel roman ? J’en suis encore estomaquée. C’est un roman qui résonne en moi d’une manière si intense et libératrice. Ce Pierre, ce jeunot, est enfermé dans une coquille bien trop rigide qui ne laisse pas la place à l’inconnu et à l’improbable. Ce road-trip est à l’image d’une quête initiatique. J’ai vu la transformation de Pierre. Cette émancipation envers sa famille, de l’esprit, de l’amour, de lui est un spectacle émouvant. Pierre s’interroge, doute, apprend, s’ouvre à un monde qu’il n’a jamais côtoyé Il en tire des leçons et des bénéfices. Ce jeune homme peu sûr de lui, introverti et maladroit devient un homme qui s’assume et qui respire enfin sans entrave et libre de tout jugement. L’amour est le moteur essentiel à cette métamorphose. Une rencontre éphémère qui magnifie la libre pensée et la pensée unique.

 

C’est une lecture qui m’a beaucoup touchée notamment par les idées et les thèmes qui y sont développés. Je me suis sentie en adéquation avec ce personnage émouvant. La singularité de ce parcours rappelle que tout en chacun réside cette liberté de vouloir et pouvoir changer le monde, qu’un moule ne dois pas nous définir et qu’il y a une multitude de possibilités. Cette période charnière entre jeune adulte et adulte, où les espérances résonnent de mille feux et où les croyances fourmillent, où les esprits vifs réinventent une utopie en laquelle il y difficile de ne pas y croire.

 

Un livre émouvant, transportant vers un certain idéalisme. Nouveau incontournable pour cette année 2019.

 

Et vous, quel a été votre premier arrêt avant l’avenir ?

 

Sa belle organisation de prérentrée parisienne vient d’éclater en morceaux. C’est n’importe quoi. Une turbulence de dreadlocks agitées a perturbé son système scolaire. Ce qui était prévu n’a pas eu lieu. Le chaos s’est invité dans sa petite existence et lui fait un bien fou. Il flotte, il se sent léger, en apesanteur. Qui aurait pu imaginer que lui, Pierre Ribeira, aurait à ce point quitté sa trajectoire initiale ? D’un point de vue mathématique, il le sait, il avait fallu que trois variables non linéaires et incompréhensibles s’invitent pour que le chaos surgisse dans le système.
 
Une chronique de #Esméralda

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LES ÉTONNANTES AVENTURES DU MERVEILLEUX MINUSCULE BENJAMIN BERLIN de Julien Dufresne-Lamy.

 

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – FANTASTIQUE – Nouveauté 2019 ]
Dès 9 ans
ACTES SUD Junior – Collection Roman Ado
272 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
Benjamin Berlin a un don : il est télépathe. Un vrai pouvoir de sorcier mais parfois lourd à porter. Le déménagement de sa famille au Japon le plonge soudain dans un monde indéchiffrable. C’est pourtant là qu’il va apprendre à maîtriser et à développer son don. Dans son nouveau collège à Tokyo, il découvre qu’il n’est pas le seul à faire usage de la magie. Coïncidence ? Rien n’est moins sûr… De grandes aventures l’attendent.
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Benjamin Berlin a un secret. Il est télépathe. Mais chut, personne ne le sait. Son super pouvoir méga cool se déclenche lorsqu’il touche quelqu’un, et là, comme par magie il sait tout. C’est super sympa pour faire rager sa grande sœur qu’il adore autant qu’il la déteste. Benjamin Berlin est un super garçon qui à l’âge de sept ans et à 4h04 précise, voit sa vie basculer. C’est à ne rien y comprendre. Mais peu importe, il s’en accommode même si parfois son secret est lourd à porter et qu’il n’a personne à se confier. Benjamin Berlin continue à grandir dans la joie et dans la bonne humeur auprès de sa famille aimante. Sa famille est nomade. Son père diplomate l’embarque au grès de ses missions : Espagne, Canada et maintenant le Japon. Le Japon a hâte de s’y retrouver ! Il est loin de soupçonner alors que sa vie « presque » banale va prendre un tournant …. magique ! Je Japon et ses règles, le Japon et sa culture, un univers que Benjamin va découvrir yeux grands ouverts et croquer à plein dents. Benjamin ne rêve qu’une chose se plonger dans cette masse grouillante, se fondre dans ce monde. L’apprentissage du japonais, l’immersion dans une classe et voilà que son monde s’ouvre et découvre mille et une facettes. Les mois défilent et les amitiés se tissent, mais Benjamin se sent épier. Il pense rêver quand cet homme à faire peur, l’accoste et lui révèle tout !

 

Je découvre Julien Dufresne-Lamy dans le registre fantastique. Une exploration sensationnelle auprès d’un personnage qui a su me conquérir. Benjamin est ce petit frère que j’aurais aimé avoir, agaçant, incroyable, fougueux, inventif, créatif et fabuleux. J’ai vite été entraînée dans cette folle aventure qui telle une quête initiatique va permettre à Benjamin de grandir, de s’accepter et à apprendre à écouter le monde. Il rencontre quelques épreuves qui font lui faire beaucoup douter. L’amitié et la famille sont au centre de ce roman jeunesse entraîné par une plume qui a su à nouveau me séduire. Même si cette lecture s’adresse essentiellement à un lectorat beaucoup plus jeune que mes 34 balais, c’est agréable de pouvoir s’y plonger et de se rendre compte que quelque soit les épreuves, la solution se trouve en nous. C’est un beau message. Outre cet aspect, Julien Dufresne-Lamy m’a fait découvrir le Japon. Au travers de nombreuses descriptions et utilisations d’expressions japonaises, cette immersion est un pur régal. Très imagé, il est facile de se représenter l’environnement.

 

C’est une lecture à découvrir avec votre enfant (ado ou pas). Mon fils de neuf ans n’est pas encore à l’aise avec les longueurs, le livre attendra donc sagement dans la bibliothèque. C’est une belle balade au grès de ces étonnantes aventures d’un minuscule héros qui vous touchera en plein cœur.

 

Croyez-vous en la magie ? Moi, oui, dommage que je ne suis pas une sorcière, on aurait fait les quatre cent coups avec Benjamin Berlin 😉

 

#Esméralda

Je remercie Julien Dufresne-Lamy et les éditions Actes Sud Junior.

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… le site des éditions Actes Sud Junior.

… mes avis sur d’autres romans de l’auteur.

DANCERS de Jean-Philippe Blondel.

 

 

[ LITTERATURE JEUNESSE – Nouveauté 2018]

Editions ACTES SUD Junior – Collection Romans Ado

 

 

Format numérique (176 pages) : 9.99€

Broché : 13.90€

Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Un triangle amoureux. Une fille et deux garçons. Amour, amitié, séparation. Mais ce qui les relie irréductiblement l’un à l’autre est la danse, le hip-hop. La seule passion du mouvement, de la circulation dans et entre les corps, d’un art vécu comme une sérénité. Anais, Adrien et Sanjeewa : l’ancienne gymnaste à la carrière contrariée, le garçon en colère contre l’injustice familiale et le fils d’immigrés Tamoul que l’on ne sait pas trop où caser. Le trio réinvente les lois de l’attraction dans la vie comme sur un plateau. Nourri de culture musicale, Jean-Philippe Blondel n’a pas son pareil pour mettre en scène l’adolescence avec énergie, sensualité et confiance.

 


 

Mon avis :

 

Une nouvelle lecture #youngadult pour mon plus grand plaisir, une fois de plus. L’auteur n’est pas à son premier essai et si l’on regarde de plus près on découvre une bibliographie étonnante.

 

La danse a fait partie de mon enfance : des rêves de tutu, de représentation, de petites acclamations et de petite gloire. Un petit coin de paradis où l’on se sent telle une très grande princesse et qui , pour certaines, très vite perd de sa splendeur.

 

L’auteur nous plonge dans le quotidien de trois adolescents. Trois mois où le lecteur arpente leurs quotidiens faits de doutes, de tourments, de questions, d’euphorie, d’avenir, d’amitiés et d’amour. Quand ce dernier est aux prémices d’une relation naissante destructrice, douloureuse mais si bienheureuse.

 

Trois adolescents, trois vies, trois destins entrecroisés, liés pour le meilleur et le pire.

 

Anaïs, gymnaste affirmée qui après un échec et une désapprobation au sein de l’équipe nationale, quitte le navire sur un affront qui la plonge dans un profond désarroi. Elle a perdu toute confiance en elle. Danseuse talentueuse, la rigueur et la technicité sont le seul moyen d’exprimer ses émotions. Anaïs est aux premiers abords, une personne peu amène, amère, sournoise et narquoise. Elle semble emprunte d’une grande frigidité ou rigidité. Alors que sous son armure se cache une jeune fille blessée et qui ne demande qu’à être écoutée.

 

Adrien est un danseur inné (si je puis dire). Il invente, crée, construit, bâtit la danse. Il la respire, la vit. Il joue avec elle, elle se glisse dans ses mouvements qu’il transforme aux rythmes de ses émotions. Il est elle. Elle est lui. Une communion, une osmose féerique, magique et merveilleuse. Pourtant, il ne l’assume pas vraiment. La colère le grignote. Celle qui durcit l’âme. Une colère sournoise née depuis son enfance. Une colère induite par un combat, celui du paraître. Des parents sourds et muets, croulant sous le poids du silence, des non-dits, de la peur d’être différent.

 

Sanjeewa est fils d’immigrés Tamoul (Inde). Arrivé en France à l’âge de sept ans, il garde comme souvenir, ces danseurs qui évoluaient sans musique aux rythmes des tintements des bracelets. L’arrachement à sa terre natale a été un très grand traumatisme. Mutique, réservé, il ne se relève de son marasme qu’à la naissance de sa petite sœur. C’est avec un second souffle qui s’ouvre au travers de la danse, à cette terre d’accueil. Une danse tel un prolongement de son être déraciné et qui s’est reconstruit ailleurs, ici. Un mixage de cultures hallucinant et épatant.

 

Un trio confronté aux turpitudes et aux précocités induites à l’entrée à l’âge adulte. Un trio qui dans ce ballet improvisé et non contrôlé va s’épanouir, s’épancher dans cette recherche innée, inconsciente autour de ce questionnement « qui sommes-nous et qui deviendrons-nous ? ». Une danse évoquant le désir, l’amour, l’amitié, le pardon, l’avenir, l’espoir. Un jeu de son et lumière miroitant aux grès d’une musique silencieuse, délicieuse et envoutante.

 

Jean-Philippe Blondel a réussi à me surprendre. J’admire la manière dont il transcrit ces confrontations. Trois personnages aux trois portraits saisissants liés par le même amour, la même passion pour la danse qui entrouvre une fenêtre sur l’acceptation de soi, des autres, de la peur, de la honte et où il en résulte, finalement, une belle force.

 

Une nouvelle fois, si le lectorat visé par ce roman sont les adolescents, j’ai été vraiment charmée par cette lecture. J’ai été saisie par les émotions qui s’en dégagent. L’auteur touche une corde sensible.

 

Je t’invite à découvrir DANCERS, pour une soirée, une danse virevoltante qui ne te laissera pas de marbre.

 

 


 

Je remercie les éditions ACTES SUD Junior pour leur confiance via la plateforme NetGallley.

 

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Lien Amazon !

Vers le site d’Acte Sud, pour tout savoir !

Un petit tour sur Lisez.com, pour en savoir davantage sur Jean-Philippe Blondel !

 

 

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