A REBOURS de Alix d’Angalie.

[ LITTERATURE SENTIMENTALE- 2016 ]
Editions du MONDE PREMIER – Association d’auteurs auto-publiés
182 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :
 
Paris, Belle Époque
Jean Loiseau, enfant de l’Opéra Garnier, tombe secrètement amoureux d’une jeune danseuse. Lorsqu’elle quitte brusquement Paris, il retourne à son quotidien sans imaginer qu’un médecin lui diagnostiquera bientôt une amnésie extrêmement rare.
Promis à un avenir tragique, il se met en tête de retrouver son amour de jeunesse.
Le temps presse, car la folie rôde et menace sa quête.
De combien de temps dispose-t-il avant de s’oublier lui-même ?


 
Mon avis :

 

Jean a grandi dans les couloirs de l’opéra Garnier de Paris. Petit rat aux petites mains en or, il connaît par cœur tous les méandres. Habitant ce petit village sous la plus belle scène de Paris, Jean fait parti de ces enfants qui apprendront le travail de leurs parents pour devenir à leur tour artisan et faire vivre de mille lumières l’opéra.

 

Jean est un enfant à part, maladroit, tête à l’en air, il semble niais. L’extérieur lui fait peur. L’opéra n’a aucun secret pour lui. Souvent il s’isole, il arpente les galeries, les poutres, les coins reculés. Il semble tout connaître de ce merveilleux endroit.

 

Il rencontre un de ces jours, une jeune danseuse. Il tombe sous son charme dès le premier regard. Il ne connaît pas son prénom, alors il appelle Léa. Sa timidité lui empêche de lui parler, alors il observe. Il l’a découvre au travers de ces moments volés. Les années défilent. Léa part et Jean découvre qu’il est atteint d’une terrible maladie, une sorte d’amnésie rare, chaque fois qu’il dort ses derniers souvenirs s’effacent.

 

Suivant les conseils de son docteur, il retranscrit sa vie sur un journal intime. Unique témoin d’une vie qui s’enfuit. Le temps lui étant compter, il décide de partir à la recherche de Léa.

 

Alix d’Angalie offre avec son roman une belle échappée où la vie est aussi magnifique que cruelle. Le temps s’échappant avec les souvenirs, un contre la montre engagé afin de trouver le bonheur et l’amour. Voguant de ville en ville, d’amis en amis, de découvertes en découvertes, Jean s’épanouit dans un monde changeant. Jean mène avec passion et envie cette quête où tout s’oublie et où tout se réinvente. Une histoire intensément émouvante où les péripéties de Jean nous touchent. La plume d’Alix d’Angalie vogue sur ce qui fait l’essence même de l’Homme : l’amour, la passion, l’identité, le souvenir, le passé, la vie et la mort. Intrinsèquement, ils s’unissent pour une aventure hors norme.

 


Je remercie Alix d’Angalie et les éditions Monde Premier pour m’avoir permis de découvrir leur roman.

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Vers le site des éditions Monde Premier, pour tout savoir !

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Interview d’Alix d’Angalie

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Je remercie énormément Alix d’Angalie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Elle est auteure de « L’Edit d’Alambrisa » et est éditée aux éditions Monde Premier.

  • Vous êtes une auteure méconnue, pouvez-vous vous présenter ?

Comme beaucoup d’autres personnes, j’écris et j’invente des histoires depuis mon enfance, mais je ne me considère comme une auteure que depuis la publication de L’Édit d’Alambrisa et du Peigne noir de Nibur sur Internet, il y a quelques années. Encore un an avant, ces « histoires » n’existaient que pour moi et dans le plus grand secret. C’est une amie, en me révélant par hasard qu’elle écrivait un roman, qui m’a donné envie de me confier. Et petit à petit, j’ai commencé à assumer l’idée que j’écrivais.

  • Votre livre « L’Edit d’Alambrisa «  a été une véritable découverte. Votre monde m’a totalement subjugué. Tellur, l’univers que vous avez créé, est d’une véritable beauté. D’où tirez-vous cette inspiration ?

En ce qui concerne Tellur, l’inspiration première est issue de rêves qui m’ont particulièrement marquée. Je ne pourrais pas l’expliquer clairement, car j’ai moi-même l’impression de ne rien avoir « calculé » ni façonné. C’est comme si Tellur existait, quelque part, et que je n’avais eu qu’à y suivre les pas des personnages. A cela se sont occasionnellement mêlées des idées qui ne me quittaient pas depuis l’enfance et des scènes tirées de l’écoute de certains morceaux de musique.

(Mais je dois avouer que j’ai écrit 90% du roman « à l’instinct », sans préméditation aucune, en me laissant guider par je ne sais quoi. L’inspiration, sûrement ! C’est donc difficile pour moi de répondre clairement à cette question.)

  • Vous avez bâti, cette société autour de l’Edit qui prône des valeurs ancrées, le respect et une rigueur absolue à l’obéissance. Les lois y sont strictes. Que voulez-vous exprimer à travers cette société contrôlée par l’Edit que l’on pourrait comparer aux doctrines religieuses contemporaines ?

Encore une fois, difficile de répondre…

Cette société était telle quelle dans le rêve qui m’a inspiré le roman. L’absence de religion à proprement parler est quelque chose de commun à tous mes écrits, alors il m’est difficile de comparer la civilisation de l’Édit aux doctrines religieuses. Il est vrai que l’Édit est aussi sacré pour les alambrisans que peut l’être la Bible pour les chrétiens, mais pas pour les mêmes raisons. Ce que vénère la société de Tellur, c’est la Paix, une notion sur laquelle on peut influer, et non un Dieu.

Pour être franche, je ne pense pas que l’Édit autorise les croyances religieuses…

  • Sicara, le personnage principal, peut-elle être considérée comme une héroïne intemporelle ou moderne ?

Il y a des personnes comme elle en tous lieux et toutes époques. On pourrait changer le contexte sans changer l’histoire.

  • En lisant votre livre, je me suis interrogée sur les prénoms des héros, Sicara et Ergej. Ont-ils une signification particulière, au vu de leurs personnalités frappantes et particulières ?

Absolument pas ! Encore une fois, leurs prénoms sont apparus sous mon crayon d’eux-mêmes, comme s’il était établi qu’ils devraient s’appeler comme ça bien avant que l’histoire n’entre dans ma tête. Quand on vous présente une personne, vous ne remettez pas son prénom en question, car cela fait partie d’elle, et que de toute façon vous n’avez pas votre mot à dire. C’est son nom, c’est tout. Eh bien en ce qui concerne Sicara, Ergej et presque tous les autres, j’ai dû me plier aux choix de leurs parents…

  • Sans dévoiler le leitmotiv de votre livre, je suis restée sidérée lorsque le voile a été levé sur La Cause. Pourquoi en avoir fait une tare dans ce monde ?

J’ai pu observer dans le nôtre des cas de conflits que rien ne pourrait résoudre, parce qu’ils n’étaient désormais plus politiques, géographiques ni même religieux, mais parce qu’ils avaient pris une autre dimension, plus populaire. Je suis partie de ce principe et j’ai fait la supposition qu’il existe un monde, une époque où les choses seraient différentes. Ce monde serait-il un paradis ?

  • J’ai été chamboulée par la fin, est ce qu’une suite est prévue ?

L’Édit d’Alambrisa est le véritable protagoniste de ce roman, et même si je sais ce qui se passe après la fin, je ne pense pas écrire de suite… J’ai raconté l’histoire que je devais raconter, et une suite serait sans doute malvenue.

Mais Tellur n’a pas dévoilé tous ses secrets et d’autres histoires verront le jour, dont certaines se dérouleront en même temps que les évènements relatés dans L’Édit d’Alambrisa. Ce sera certainement l’occasion d’en retrouver les protagonistes et de savoir ce qu’ils deviennent !

  • L’Edit d’Alambrisa est un de vos premiers livres, d’autres sont parus depuis et prochainement « A rebours », que pouvez-vous nous en dire ?

La saga de L’Ordre du Domaine Unique démarre avec ma première « vraie » histoire : Le Peigne noir de Nibur. C’est mon « histoire d’été ». Je l’ai écrite avant et pendant L’Édit d’Alambrisa. Au premier abord, il s’agit de fantasy plus classique, mais il s’agit en fait d’un mélange de genres, qui prend forme au fil des livres et qui défend ses propres valeurs.

A rebours est un peu à part, car la romance n’est pas mon genre de prédilection. Mais lors d’un trajet en voiture, je me suis dit « tiens ! je vais écrire un livre qui commence à l’Opéra Garnier ! ». Et les pièces du puzzle se sont rapidement mises en place avec un personnage principal voué à une amnésie totale qui décide de passer le temps qui lui reste à retrouver la danseuse dont il était secrètement amoureux enfant. Mais forcément, sa mémoire défaillante ne va pas lui faciliter la tâche…

  • Vos livres sont édités aux Editions Monde Premier, association qui ne vit grâce qu’aux bénévoles. Pourquoi les avoir préférés à d’autres ?

Tout simplement parce que je fais partie de ses créatrices ! C’est une amie, emballée par L’Édit d’Alambrisa, qui m’a suggéré de faire de la « publicité » autour du roman via Internet. Je n’y connaissais rien, alors elle a créé le blog, juste avant que je ne saute le pas de l’auto-édition. J’ai choisi un nom tiré de L’Ordre du Domaine Unique. Petit à petit, l’association s’est étoffée. Et nous voilà partis depuis trois ans maintenant, ajoutant des auteurs à notre groupe et des textes à notre répertoire !

  • Pour finir. Vous avez champ libre : mots pour vos ou futurs lecteurs et lectrices.

Lorsque l’on décide de commencer une lecture, on a parfois une petite appréhension, l’espoir de ne pas être déçu. C’est d’autant plus vrai avec un auteur méconnu ET auto-édité, donc je suis assez impressionnée par le courage dont font preuve ces lecteurs ! Ce sont eux qui font d’un livre un livre. Merci du fond du cœur !


Retrouvez ma chronique sur « L’Edit d’Alambrisa »: ICI

Retrouvez « L’Edit d’Alambrisa »  d’Alix d’Angalie sur Amazon : https://www.amazon.fr/L%C3%89dit-dAlambrisa-Alix-dAngalie-ebook/dp/B00DBC57NO/ref=sr_1_fkmr0_1?ie=UTF8&qid=1467582035&sr=8-1-fkmr0&keywords=l+edit+d+alambrisa


Bibliographie :

L’Edit d’Alambrisa d’Alix d’Angalie

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[ ROMAN FANTASY – 2013 ]

 

Résumé :

À l’issue d’une ère de guerres sanglantes, les Hommes sont parvenus à développer une civilisation aussi pacifique que prolifique.
Tellur est un monde en Paix, un rêve devenu réalité au prix de sacrifices incommensurables… et grâce à l’Édit d’Alambrisa.

Plus de trois-mille six-cent ans après la rédaction de l’Édit d’Alambrisa, Sicara Narki accède au prestigieux statut d’Apprentie et intègre le lieu de formation des Mages les plus puissants de Tellur, sous l’égide du plus mystérieux des professeurs.
Mais elle est loin de mener au Conservatoire la vie studieuse et sereine à laquelle elle a toujours aspiré. Une série de drames sans précédent vient perturber la Paix d’Alambrisa et très vite, l’Apprentissage de Sicara prend une tournure inattendue et dangereuse qui changera du tout au tout le cours de son existence…
… et peut-être même la civilisation de l’Édit tout entière


 

Mon avis :

Je remercie les éditions Monde Premier qui suite à leur appel à lecteur m’ont gentiment envoyé le livre numérique.

Je ne sais pas par quoi commencé tellement j’ai été subjugué par cette lecture.

Après quelques pages longues à lire, je me suis retrouvée au centre d’Alambrisa. Mon regard fut émerveillé par cette ville aux milles couleurs et milles senteurs. Un décor exceptionnel : un mélange des anciennes cités Perses avec un soupçon de J.R.R Tolkien (sans hobbits et autres compagnons). Me voilà dans les pas de cette jeune fille fascinante et intrépide, Sicara, nouvelle apprentie au Conservatoire. Dire être dans les pas est un doux euphémisme puisque j’ai fait totalement corps avec Sicara. Tout comme elle : j’ai été effrayée, j’ai douté, j’ai frémi, j’ai sauté de joie, j’ai pleuré, j’ai ri aux éclats, j’ai eu chaud et froid, j’ai appris, j’ai aimé ses amis, j’ai été apeurée, j’ai voyagé, j’ai combattu, j’ai souffert  et surtout je L’ai AIME et même avant elle.

Vous l’aurez certainement compris : ce livre magique et grâce à cette plume exceptionnelle j’ai vécu un voyage merveilleux, inoubliable et imprimé à jamais dans les tréfonds de mon âme. Et sans oublié que le fond même de ce livre est loin d’être anodin et qu’il se rapproche plus de la réalité et de l’actualité.

Tout en écrivant cette chronique, mon sourire s’étend et illumine mon visage tout en repensant à cette folle aventure.

J’espère avoir attisée votre curiosité.

 


 

L’auteur : https://editionsdumondepremier.wordpress.com/2015/09/21/alix-dangalie/

Editions : https://editionsdumondepremier.wordpress.com/