MATRIOCHKAS, tome 2 : Dissidence de Christelle Da Cruz.

 
[ DYSTOPIE – 2018]
Éditions LES PLUMES DU WEB – Collection Opale
Tome 2/?
376 pages
Ma note : 3/5
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Le résumé :

 

Alors que la résistance s’apprête à investir le pôle du lac Sainte-Claire, la révolte gronde. Le destin des hommes est entre les mains de l’opposition, menée par Rose. Tout se jouera au coeur de la capitale, où ils devront rallier le peuple à leur cause et s’unir face au gouvernement. Après soixante années passées dans l’ombre, les hommes vont-ils regagner leur place au sein de la société ? A l’heure où Gabrielle et Alexander sont à un tournant de leur relation, c’est tout leur avenir qui est en jeu…
 

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Le premier tome de cette saga m’avait conquise par cet univers 100% féminin. Une société matriarcale où l’homme est séquestré pour de mauvaises raisons dans des pôles où souffrances, humiliations et peurs les consument. Ce premier volet soulevait de nombreuses questions d’éthique et de morale. Cette particularité rendait la lecture aussi intéressante qu’addictive. J’attendais cette suite avec impatience, curieuse de voir quel chemin la trame allait emprunter. J’avais aussi quelques exigences qui malheureusement n’ont pas été comblées.

 

Gabrielle a pris enfin conscience du monde qui l’entoure et des enjeux. Le groupe de résistance qu’elle a rejoint devient sa seconde famille. Ses amis de bons conseils tempèrent tant bien que mal son caractère bouillonnant. Sa relation avec Alexander prend un tournant plus radical mais tout aussi fougueux. Surtout avec cette belle surprise qui se concrétisera plus tard, ils explorent leurs sentiments, leurs émotions, leurs craintes et leurs espoirs. Gabrielle prend certes en maturité, mais reste toujours cette jeune femme plein d’entrain. La personnalité d’Alexander ne la canalise pour ainsi dire pas du tout, et donc se retrouve à proposer des compromis pour veiller à la sécurité de sa belle.

 

La révolte grandit dans les rues de la capitale. Les deux fronts s’affrontent. D’une part les militaires dirigées par une ambassadrice un brin hystérique et de l’autre part, les résistants, où femmes et hommes prennent les armes et leur courage à deux mains pour porter d’une même voix les raisons de ce mouvement. Les rues de la capitale deviennent le théâtre de l’horreur et de la folie humaine. Une bataille sans foi ni loi ! A voir qui gagnera ?

 

Christelle Da Cruz offre à ses lectrices une suite qui pour ma part n’a pas été aussi surprenante. Il m’a manqué un brin d’énergie et des scènes époustouflantes et puis surtout j’aurai voulu que Gabrielle devienne une héroïne atypique. Une de ces héroïnes qui laisse une marque indélébile. Malgré sa fougue et sa verbe acerbe, Gabrielle reste malgré tout un personnage passif. Elle subit bien trop. Elle n’est pas le protagoniste de ce grand changement auquel elle participe. J’aurais aimé qu’elle amène son côté transgressif dans ces actes, qu’elle soit le pivot central de tout ce mouvement, qu’elle ait véritablement la place au centre d’une aventure trépidante. A mes yeux, elle fait partie de ce groupe sans y être mis assez en avant. Personnellement cela me dérange mais pour la plupart des lectrices, vous avalerez les pages avec envie.
 
Christelle Da Cruz  sait maintenir en haleine son lectorat. Sa plume addictive offre de belles scènes où actions et émotions se mêlent. Toujours dans la continuité de son premier tome, elles soulèvent de nombreuses questions moins percutantes, certes, mais toujours avec cet aspect de prise de conscience, d’acceptation de la différence dans le but d’obtenir un monde meilleur.

 

#Esméralda

Je remercie les éditions Les Plumes du Web et Christelle Da cruz pour leur confiance et leur patience.

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… Mon avis sur le tome 1.

… Le site des éditions Les Plumes du Web.

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B.O.A. tome 2 : Couples maudits de Magali Laurent.

 
[ DYSTOPIE / FANTASTIQUE – Nouveauté 2018]
Tome 2/3
Editions de Mortagne
458 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

La loterie est terminée.
Le cauchemar commence.
Après avoir survécu à la loterie dont ils étaient les prix, Oxana, Alexandre, Cléo, Denys, Samantha et Kim se retrouvent face à la réalité de leur condition d’esclaves.
A cette étape du jeu, ils ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes. Livrés en pâture à leurs propriétaires BOA, ils doivent réprimer les sentiments qui les animent et trouver la force de surmonter cette nouvelle épreuve.
Mais comment lutter dans une ville dont on ne connaît pas les règles ? Le pacte conclu avant le tirage sera-t-il leur seule option ?
Le futur s’annonce sombre, et devenir des Charognards pourrait être l’unique voie les menant à la liberté…

 

Mon avis :

 

Si t’es fan de dystopie qui sort des sentiers battus, c’est la trilogie que tu dois absolument t’offrir pour Noël.

 

Il n’y a pas à dire, l’univers de Magali Laurent a tout pour séduire. Un monde post-apocalyptique où les humains considérés comme des sacs à sang et ont comme unique utilité celle d’éponger la soif des BOA, sortes de vampires. Je trouve ce mélange entre dystopie et bit-lit tout à fait génialissime. De plus la plume de l’autrice est remarquable et tout aussi addictive !

 

Après un premier tome qui pose les bases de l’univers de Magali Laurent où elle expose les différents groupes (humains, BOA et Charognards, vilaines bêbêtes qui ont tout du zombie (pour te donner une image prend ceux du film « Je suis une Légende »)), présente ses personnages. Dans le tome 2, l’autrice rentre directement dans le sujet. Les trois couples rejoignent leurs gagnants de la loterie. Ces six jeunes adolescents sont loin de se douter alors, que leurs vies vont prendre un tournant radical.

 

Oxana et Alexandra se retrouvent auprès d’un propriétaire qui fait parti des rangs de la résistance. Il est facile de croire que tout ira pour le mieux pour eux. Mais que nenni : ils seront confrontés à des situations totalement inédites, leur moral sera mis à rude épreuve. Les blessures psychologiques et physiques sont nombreuses. Leurs ténacités sont remarquables mais extrêmement éprouvantes.

 

Cléo et Denys se retrouvent dans un manoir totalement inimaginable et sordide dirigé par un BOA qui ne connait ni pitié ni indulgence . Entre complots et manipulations, épreuves et tortures, leur  vie est un véritable enfer. Cauchemars incessants, leur survie ne tient qu’à un fil.

 

Samantha et Kim ont eu la chance d’avoir un propriétaire indulgent et respectable. Il se soucie vraiment d’elles et leurs apporte soutien et réconfort. Mais là aussi rien ne se passe comme prévu.

 

Ce second tome n’a absolument rien à voir avec le premier. Il en ressort beaucoup de violence, des scènes insoutenables ou tortures et sévices sont décrites avec beaucoup de détails. Il est possible que ce point refrène quelques lecteurs. Personnellement il ne m’a pas du tout dérangé ou rébuté. L’atmosphère qui s’en dégage est vraiment glauque. Les personnages sont aspirés dans une spirale destructrice, éprouvante et cauchemardesque. L’auteur n’a vraiment pas choisi la simplicité. J’aime beaucoup quand l’auteur ose prendre des risques. Quelques notes d’espoirs transparaissent de temps en temps, mais elle sont vraiment vite englouties. Les rebondissements s’enchainent laissant peu de temps aux lecteurs de respirer. Les traits de caractères des personnages sont davantage approfondis. J’ai mieux appréhender les tenants de cette histoire totalement pittoresque et déjantée. Et que dire du final, OMG …. ! J’attends avec impatience la suite !
 
B.O.A. est résolument un page turner ! Je n’ai qu’un conseil : ACCROCHE TOI ….. ACCROCHE TOI BIEN !

 

 


 

Je remercie Pascale, attachée de presse des éditions De Mortagne en France, pour sa confiance et sa patience.

 

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Mon avis sur le tome 1 « Loterie Funeste ».

Vers le site de Magali Laurent, pour découvrir son univers.

Vers le site des éditions De Mortagne pour tout savoir.

 

 

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LE MONDE DE TIM de Pierre Grand-Dufay.

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[ANTICIPATION – Rentrée littéraire 2018 ]
Éditions Pierre-Guillaume de Roux
Format broché (256 pages) : 20.00€
Ma note : 3.5/5 mention  » à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

En 2047, le monde s’est totalement transformé. Paix et prospérité semblent régner à perte de vue sous le miracle grandissant d’un progrès scientifique nommé Intelligence Artificielle. Seule ombre au tableau, cette conquête se révèle davantage matérielle que spirituelle. Claire et Paul, un couple heureux, en pleine réussite professionnelle et sociale, sont encore prisonniers de cette logique. L’irruption brutale de Tim, orphelin de quinze ans, dans leur existence bien réglée va bouleverser tous leurs repères et permettre à Paul de renouer avec son enfance et ses racines provençales oubliées. C’est à travers le regard inspiré, quasi visionnaire de l’adolescent que le couple se met peu à peu à comprendre l’ampleur des mutations à l’oeuvre. L’essentiel n’est plus ce qu’ils croyaient. Un tout nouveau mode de vie s’impose à deux sans plus attendre… Un roman spéculatif qui anticipe les grands bouleversements à venir dans de nombreux domaines-clés : technologie, urbanisme, économie, enseignement, droit de la famille ou du travail, institutions et construction européenne. Le Monde de Tim déjoue les angoisses déclinistes de notre époque par quelques réponses simples et fermes, fondées sur le retour aux valeurs essentielles : amour, partage, responsabilité. Une belle leçon d humanisme et de confiance qui insuffle une nouvelle espérance.

 


 

 

Mon avis :

 

Tim vient de vivre une terrible épreuve : la perte de ses deux parents. Recueilli par le cousin de son papa, il arrive dans un monde qu’il ne soupçonnait pas. Il a toujours vécu loin de toute frénésie. Son enfance en Guyanne et ensuite au cœur de la campagne, lui vaut bon nombre d’ébahissements. Du haut de ces quinze ans, il découvre un Paris utopique. Un Paris idéaliste. Sa nouvelle famille est tout aussi déstabilisante. Claire et Paul n’ont jamais eu d’enfant. Leurs travails ont toujours prévalu sur une vie familiale. Les soirées, les mondanités, les repas d’affaires, les voyages sont au cœur de leur quotidien assez rythmé. L’arrivée de Tim va bouleverser ce qui leur penser acquis et petit à petit l’esprit vif et juste de ce fils adopté va s’insinuer dans leur vie.

 

LE MONDE DE TIM est à l’image d’un monde humainement respectueux, chaleureux, curieux, inventif, attentif et attentionné. Un monde où les valeurs humaines passent inévitablement avant quelques technologies facilitant la vie.
Je dois dire que la perception de Tim m’a totalement enchanté et la manière dont il l’aborde avec justesse et honnêteté m’a  conquise. La pureté de Tim éblouit dans un monde interconnecté et peu soucieux de l’autre.

 

 

Pierre Grand-Dufay plonge son lecteur dans un monde bien utopique. Un monde où l’écologie a une place primordiale avec des ressources alternatives exploitées avec ingéniosité. Un monde où le travail est revisité d’une manière inattendue. Un monde où l’éducation a évolué grâce aux technologies de pointes et est adaptée à chaque enfant et adolescent. Les intelligences artificielles sont omniprésentes. Elles œuvrent ici et là. Facilitant les humains dans leurs tâches quotidienne, personnelle, déplacements et travail. Un monde très harmonieux mais froid où l‘IA serait une personne à part entière.

 

Pierre Grand-Dufay met en exergue ce monde pro-réel. Un monde à la fois fascinant et effrayant. Par la voix et les actes de Tim, celui ci pointe du doigt toutes les conséquences néfastes qui détruisent peu à peu ce qui fait l’essence même de l’être humain.

 

L’IA est un sujet qui me passionne. C’est d’ailleurs le second roman que je lis l’ayant pour thème. LE MONDE DE TIM est un récit exposant avec beaucoup de présence d’esprit un avenir bien plus proche que tu le penses. L’IA rode dans nos smartphones, applications et objets connectés. Le « big data » est une notion concrète. Si tout le côté scientifique est peu abordé dans ce roman, l’aspect « humain » le façonne, le modèle.

 

LE MONDE DE TIM est une belle découverte, même si je n’ai pas été d’accord sur certains points, il ouvre où débat.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
– Pourtant ce sont vos meilleurs amis, c’est étonnant qu’ils ne vous aient rien raconté. Je ne devrais pas vous dire ça, mais je trouve que, ce soir, vous avez beaucoup parlé, mais vous n’avez rien dit de vous, de vos soucis ou de vos joies, rien de ce qui vous touche ou vous concerne, vous ne vous êtes rien raconté… et puis on dirait que vous n’écoutez pas. Vous dites des choses en fonction de ce que vous voulez que l’autre pense de vous. Tout ça est faux. Tout ce bluff, cette esbroufe, c’est triste à en mourir. Personne ne dit ce qu’il ressent vraiment. Ca sert à quoi de jouer un rôle quand tous les acteur jouent le même ? C’est idiot.

 

 

 


 

 

Je remercie Mr Grand-Dufay de m’avoir permis de découvrir son roman et Mr Foucaud pour sa sollicitation.

 

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Vers le site des éditions Pierre-Guillaume de Roux, pour tout savoir !

 

 

 

DARK WEB de Dean Koontz.

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[THRILLER – Nouveauté 2018]
Éditions L’Archipel
Traduction : Sébastian Danchin

 

Format numérique ( 418 pages) : 15€99
Broché : 24.00€
Audio : gratuit
Ma note : 5/5

 

 

Je remercie les éditions L’Archipel pour ce merveilleux service presse.

 

 


 

Le résumé :
IL FAUT QUE J’EN FINISSE…
C’EST URGENT !

 

Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… mais qui y a mis fin. Brutalement.
Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. Sa conviction en sort renforcée lorsqu’elle apprend qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays.
Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire –, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer.
Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherchée des États-Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connaît aucune limite…

 

 


 

Mon avis :

 

 

Nouvelle découverte d’un très grand auteur. Il est annoncé comme le maître du suspense d’anticipation… et bien oui ce livre est une sacrée claque. Je trouve toujours ça aussi extraordinaire lorsqu’un auteur ose s’attaquer à des sujets sensibles touchant à l’évolution de la société. Définir l’inextricable frontière entre ce qui pourrait advenir et entre le réel. Il n’y a souvent qu’un pas, mais ici Dean Koontz nous plonge dans l’impensable, l’immorale et l’innommable. Alors il est vrai qu’au départ j’ai été induite à l’erreur en ayant eu la folle pensée que ce livre traiterait dans sa totalité du fléau dû au dark web (commerce illicite, prostitution, proxénétisme… et toute autre chose aussi répugnante). Et bien non, si le fin fond de l’histoire de Koontz prend part et se propage via le dark web, la réalité est bien pire !! Voire effrayante !

 

Une femme se bat pour rétablir la vérité sur la mort de son mari, classifiée suicide par l’administration. Jane Hawk n’y a jamais cru un instant. Elle ne peut pas se contenter de ce mot « suicide ». Forte de son expérience au sein du FBI, elle va mener à bout sa vendetta. La haine qu’elle porte en elle est aussi forte que l’amour qu’elle portait à son mari. Son road trip vengeur lui fait traverser le pays en quête aux réponses silencieuses. Ses questions la hantent, la taraudent, l’empêchent de dormir. Ce cercle vicieux et intransigeant où la vérité doit trouver obligatoirement sa place. Si je devais décrire Jane Hawk, l’image qui s’impose à moi est celle d’un GI Jo !! Une femme déterminée, combative, insouciante, fonceuse, têtue, machiavélique, caméléon, impulsive, calculatrice… Une femme qui n’a plus rien à perdre et qui est prête à confronter la mort. Son combat devient sa vie. Sa vie devient son arme. Son arme sera l’annihilation.

 

Cette lecture fut totalement hallucinante. Eprouvante, haletante. Une course poursuite sans temps mort. Un blockbuster littéraire !! Je ne sais pas si je peux le dire de cette sorte. Mais voilà c’est pour vous mettre en tête, que DARK WEB est une frénésie impitoyables d’actions, de rebondissements, de secrets, de balles qui fusent… Un big bang ! C’est du lourd, très lourd !!! C’est sans oublier que Koontz traite des sujets sensibles. Le suicide vu au travers des membres de la famille endeuillés ainsi que l’incompréhension dû à ce geste. L’auteur dépeint avec des mots lourds de sens toute cette phase d’acceptation, de déchirement. D’ailleurs la personnalité de l’héroïne repose entièrement sur ce processus agrémenté et augmenté par la haine. Ce qui la rend imparfaitement héroïque. Le méchant qui se prend pour un Darwin en herbe est une mégalomane fou de pouvoir et de contrôle. A travers lui, Koontz expose un tableau épouvantable d’un potentiel futur : le contrôle et la manipulation mentale via une technologie sophistiquée. La frontière entre le réel et l’irréel est tellement fine que je me suis prise rapidement au jeu. Une écriture fine, incisive et précise. J’ai agréablement été surprise par cette petite note d’humour qui survient parfois notamment sur le fin du roman.

 

Que dire de plus, DARK WEB est juste extraordinairement incroyable et prenant !!!

 

 

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La Voie Rubis de Jean-Michel Calvez.

 

 

[SCIENCE-FICTION – ANTICIPATION – Nouveauté 2017]

Éditions Lune Écarlate

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Je remercie les éditions Lune Ecarlate pour ce service presse.

 


 

Résumé :

Joshua, jeune diplômé d’une école de commerce, effectue son stage de fin d’études à la Rubynergy. Cette société appartient à la très discrète dynastie Honken, qui a le monopole de la fourniture d’énergie grâce à la Voie Rubis, un flux laser émis depuis Jupiter et récupéré sur Terre par des miroirs. Joshua se voit proposer un voyage sur Jupiter, censé régler les soucis de la Rubynergy avec une bande de pirates locaux qui ponctionnent la Voie Rubis. Or cette menace n’est pas forcément la pire, car les motivations du clan Honken ne sont pas exemptes de tout soupçon, ce que Joshua avait déjà décelé avant son départ grâce à sa vision dopée par un implant. Bien plus que les exactions locales de simples pirates, il semblerait qu’au-delà de Jupiter et de la Voie Rubis soit aussi en jeu l’avenir de la planète Terre tout entière. Aventures ébouriffantes, combats et virées en aéroscooter entre les lunes de Jupiter, paysages à couper le souffle d’une sorte de « western spatial » énergique – ou énergétique – transposé dans le système solaire, La Voie Rubis est tout cela vu au travers des yeux dopés d’un étudiant pas aussi innocent qu’il n’en a l’air.

 


 

Mon avis :

La science-fiction est un genre que j’affectionne particulièrement, même si j’en lis ces temps-ci rarement, j’adore me plonger dans un univers où tout est y différent, une nouvelle vision du monde, de nouveaux codes. Bref ça me fait voyager !

Le synopsis de ce roman a tout pour me plaire et c’est pour cette raison que je me suis laissée tenter.

C’est avec enthousiasme que je me plonge dans cette lecture. Et là c’est le choc ! Outre le fait que les descriptions techniques sont bien trop présentes à mon goût et qu’elles cassent le rythme de lecture. Le reste est époustouflant : un décor détonnant, un sujet  intriguant, une technologie époustouflante, des personnages intrigants et une intrigue qui a le mérite de m’avoir bluffée.

Si l’histoire débute sur Terre, l’essentiel se déroule à des milliards de kilomètres sur Jupiter et ses satellites, Io et Europe. Imaginer une station géostationnaire, baignant dans les gaz toxique de Jupiter, des hommes en combinaison, des aéroscooters, des navettes spatiales et des pirates. Ces derniers étaient les premiers à construire cette station où démarre cette fameuse Voie Rubis, source de convoitises et de pouvoirs.

Joshua est un jeune stagiaire qui sous ses airs de gentil bonhomme, se cache un homme d’une grande intelligence et qui va poser le doigt sur de nombreux faits louches. Par un heureux hasard, il se retrouve sur Jupiter avec son chef et la secrétaire de ce dernier. Mais des événements et de nombreux rebondissements viendront troubler la quiétude de ce voyage fabuleux.

Le décor a le mérite d’être époustouflant, j’ai eu l’impression d’y être et d’y vivre un voyage fabuleux. Et je pense que le point fort de ce roman réside dans cette évasion que nous offre l’auteur. Les planètes et les étoiles ont toujours été pour moi un élément fascinant et je retrouve ici ces mêmes sensations. Voyager dans l’espace. Outre ce fait, l’auteur nous fait vivre un rodéo galactique jusqu’au final qui m’a ébahie. Alors je ne m’attendais pas du tout à ce dénouement et j’adore être surprise. L’auteur se lâche dans les touts derniers chapitres et c’est d’un pur régal.

 Même si j’ai eu extrêmement de mal avec les descriptions trop techniques, le reste sera vous séduire, notamment pour les fan « sans limite » de science-fiction.

 

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Vers le site de la Maison d’éditions !

Pour tout savoir sur l’auteur !

 

La faucheuse de Neal Shusterman.

 

 

[ROMAN FANTASTIQUE – Nouveauté 2017]

Collection R

Lecture personnelle

 

 


Résumé:

Tu tueras.
Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation.
Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue.
Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.


Mon avis :

Une lecture qui me faisait envie depuis sa sortie, au mois de février. Avec une couverture qui dit tout ou presque rien, un titre sans ambiguïté et un synopsis des plus intriguant : voici une alchimie qui ne peut que m’attirer. Un auteur outre-Atlantique que je découvre, même si il n’est pas inconnu du public littéraire français.

La plongée dans cet univers m’a totalement fasciné : futuriste où tout ce que nous combattons ou essayons de déjouer n’est qu’une vieille légende désuète dans ce monde ci. La vie éternelle n’ai plus une chimère, elle est réelle. Une société qui vivote dans un monde de plénitude absolue : exit les guerres, la famine, les assassinats, la corruption, l’amour…. Tout ce qui rendait l’humanité humaine n’est qu’une idée lointaine. J’ai été surprise par cette atmosphère : utopisme dans toute sa gloire. Les détails et les descriptions ne sont pas en reste cassant parfois le rythme de la lecture. Mais c’est un bien pour un mal. Il ne faut pas oublier que c’est le premier tome de cette série, d’où l’obligation, tout de même, de poser certaines bases essentielles pour la suite. Mais revenons au thème principal de ce roman : la mort. Il vrai que je me suis posée cette question : mais pourquoi donc en faire le leitmotiv lorsque la vie n’a plus de secret ? Il est bien évidemment de la réponse qui découle de toute logique : la croissance exponentielle de la population. Ainsi est née au début de cette nouvelle ère, une communauté de faucheurs dont seuls leurs lois les gouvernent.

Ce terme « la faucheuse » n’est inconnu de personne. Par définition : il représente aussi bien la mort que la vie. Un paradoxe dont va exploiter à merveille Neal Shusterman.

J’ai fais connaissance des deux protagonistes, Citra et Rowan. Citra est une adolescente bien éduquée et soutenue par sa famille. Outre le fait d’être une jeune fille respectable, elle a un sacré caractère et fougueuse. Rowan est le énième d’une grande famille. D’ailleurs il se prénomme  » la feuille de la salade » : j’adore cette expression assez imagée. Il mène sa vie telle qui la souhaite, sans aucune considération de ses parents, il se montre assez ardent tout en gardant cette part d’innocence et sa timidité. Ils sont à eux deux l’image même de la rébellion, du moins on présent en eux les prémices de quelque chose de nouveau.

Les voici tout les deux embarqués dans une formation qu’ils ne souhaitaient pas du tout suivre : celle de devenir faucheur. C’est maître Faraday qui se charge de l’enseignement : combat, armes, poisons et moral. En effet cette communauté est régie par une certaine éthique et c’est de ce dernier point que vont en découler de nombreux rebondissements aussi palpitants que déroutants et désarmants.

Une atmosphère qui se veut totalement lugubre aux côtés de ce monde merveilleux. Une guerre silencieuse dans une monde où la mort a un tel pouvoir de décision. Une guerre entre le bien et le mal au sein même de cette communauté qui se doit d’être impartiale. Neal Shusterman m’a plongé dans un monde de réflexions moralisatrices dans lequel j’ai du me positionner. Il joue avec ces personnages comme si ils étaient des poupées.

C’est une lecture que j’ai beaucoup apprécié. Une plume sans accro, intimidante, choquante et bouleversante. Un condensé d’émotions dans un monde où elles n’ont aucune valeur. Le final explosif promet une suite de tonnerre.

« La faucheuse » est d’une folie démesurée, excessive et cynique.

 

Plus on vit longtemps, plus les jours semblent passe vite. C’est problématique lorsqu’on vit pour toujours. Une année paraît s’écouler en à peine quelques semaines. Les décennies passent sans événement majeur. Nous nous installons dans la routine insignifiante de notre vie, jusqu’à ce que, soudain, un jour, nous nous contemplions dans la glace et découvrions un visage qu’on reconnaît à peine, nous implorant de passer un cap et de redevenir plus jeune. Mais rajeunissons-nous vraiment lorsque nous passons un cap ?

Nous nous raccrochons aux mêmes souvenirs, aux mêmes habitudes, aux mêmes rêves non réalisés. Notre corps est sans doute fringant et souple, mais à quelle fin ? Aucune. Jamais.

Je suis convaincue que les mortels se battaient avec plus de force pour atteindre leurs objectifs, car ils savaient que le temps leur était compté. Mais nous ? Nous avons beaucoup plus de facilité à repousser les échéances que ceux condamnés à mourir. Car la mort est devenue l’exception plutôt que la règle.

La stagnation que je glane avec tant de ferveur chaque jour qui passe est une sorte d’épidémie qui tend à croître avec les années. Par moments, j’ai l’impression de mener une bataille perdue d’avance contre une apocalypse de morts vivants d’un autre temps.

Extrait du journal de bord de l’Honorable Dame Curie.

 

 

 

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Lien vers le site des éditions Robert Laffont !

Le site officiel de Neal Shusterman !