UN CAILLOU AU FOND DE LA POCHE de Florence Cochet.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019]
Dès 9 ans
ACTES SUD Junior
126 pages
Ma note : 4/5 mention « petit coup de cœur »
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Le résumé :
Au collège, les autres élèves surnomment Henri « la calculette » ou le « taré ». Sans la présence de Daisy, sa meilleure amie, il aurait déjà craqué. Heureusement, elle est toujours là avec son optimisme communicatif… jusqu’à ce qu’un virus la force à rester à la maison. Pour la première fois, Henri est seul, et une bande de petits raquetteurs compte bien en profiter. Le mystérieux caillou que lui a confié son excentrique enseignante de français suffira-t-il à le protéger des sales coups ? Un regard sensible sur la différence où l’on suit pas à pas le jeune héros dans le labyrinthe de ses pensées, l’auteur sachant nous le rendre extraordinairement proche et émouvant.
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Henri est différent. Une différence qui ne se voit guère et pourtant elle fait l’objet de nombreuses moqueries. Petits mots saugrenus et petits regards en coin qui veulent tout dire, sont son quotidien depuis toujours. Heureusement que dans sa vie, il y a la trépidante Daisy. Elle rit, elle se moque de tout et son enthousiasme est si communicatif qu’il ne peut plus s’en passer. Et surtout, elle lui apprend à comprendre le monde qui l’entoure. Car Henri ne le perçoit pas tout à fait de la même manière que le commun des mortels et surtout il ne comprend pas le principe de sociabilité qui régit les gens. Je vais te dire un secret (un secret qui ne devrait pas en être un), Arthur est autiste, autiste Asperger. Alors quand sa seule constance, Daisy, est clouée au lit, Henri perd pied. Il ne sait plus quoi faire, quoi dire, où aller, il est tout simplement perdu. Surtout qu’une bande de petites frappes vient jouer les caïds, semant la peur sur leur passage. Henri est déboussolé, pris dans ses tourments et ses questions qui tournent inlassablement dans sa tête. Alors que sa professeure de français lui confie un drôle de caillou et lui narre un conte dont il ne saisit pas complétement le sens, Henri va découvrir qu’il peut être capable du meilleur et surmonter ses peurs.

 

Florence Cochet narre avec emphase un conte moderne. Un conte différent, un conte qui ouvre les yeux et les remplit de lumière. Pas à pas, je découvre les douleurs et les craintes de ce formidable Henri. Pas à pas, je découvre un jeune homme qui se pose d’innombrables questions. Je découvre cette amie dévouée et sa famille qui ont accepté Henri tel qu’il est et sans préjugé. S’adaptant à sa différence, cette famille atypique et un peu dingue adopte ce blanc-bec comme s’il est un des leurs. Une amitié farouche et essentielle. Une amitié qui pousse les frontières de la peur et de l’incompréhension. Alors que la différence devrait être un fardeau, Florence Cochet la magnifie et en fait une force. Une force qui anéanti ces mots et préjugés malsains.
C’est un thème cher à mon cœur et que j’aime beaucoup découvrir dans mes lectures surtout quand celui est exploité d’une manière sensible et intelligente sans tomber dans la caricature extrême (que je retrouve malheureusement un peu trop souvent dans mes lectures). Une lecture portée par une plume enjouée et intense qui n’hésite pas à bouleverser.

 

Un petit coup de cœur que je vous recommande fortement. Une lecture qui ouvrira certaine porte afin de comprendre la vie silencieuse de ces petits héros et petites héroïnes !

 

La dernière phrase l’amuse. Malgré sa gastro, Daisy n’a pas perdu son sens de l’humour. Il ne fait la bise à personne et ne comprend d’ailleurs pas qu’on puisse en avoir envie. Quelle idée de vouloir coller ses lèvres sur des joues couvertes de bactéries et d’acariens ! Sans parler des « vrais » baisers. Impossible de concevoir plus répugnant que deux langues qui se touchent : en moyenne, 750 millions de bactéries dansent la java dans 1 millilitre de salive ! La seule chose à laquelle Henri consente, c’est échanger une rapide poignée de main. Après quoi, il se frotte méthodiquement paumes et doigts avec une giclée de son fidèle désinfectant. Avec Daisy, il a daigné réduire son utilisation. Il ne le sort plus qu’avant le repas. Tout cela pour dire que sa phobie des bises provoque parfois quelques étincelles entre eux.
 
Une chronique de #Esméralda.

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… le site des éditions ACTES SUD Junior.

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TOI ET MOI, L’AUTISME.

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Aujourd’hui je vous présente non pas un livre, mais mon nouveau blog, une nouvelle aventure !

 

Voici de quoi ça par le :

 

Si certain d’entre vous me connaisse en tant que blogueuse littéraire, beaucoup d’entre vous ignore mon combat et celui de ma famille : l’autisme.

 

L’autisme n’est pas une maladie, elle ne se transmet pas, et surtout vos enfants ne peuvent pas l’attraper en jouant avec nos enfants. L’autisme est une grande inconnue dans ce monde moderne : mutation génétique, théorie darwiniste, environnement, beaucoup de théories fleurissent sans vraiment définir ce qu’il en est véritablement. Ma foi, peu importe car cela n’emmène pas de réponses précises aux familles concernées.

 

Nos enfants naissent autiste et ne le deviennent que très, très rarement (traumatisme important). Tout se joue dans nos ventres de maman. Je n’ai pu m’empêcher de me poser cette question que tant d’autres ont dû se poser : est ce à cause de moi ? Ai je fais quelque chose pendant ma grossesse qui a induit cela ? Tout un tas de questions et les médecins sont formel : nous ne sommes pour rien ! Nous sentir coupable est la première erreur que nous pouvons faire, même si cela ne peut qu’effleurer notre esprit.

 

Après un très long moment de réflexion, j’ai voulu me lancer dans cette nouvelle aventure. Ce blog se veut avant tout comme un témoignage, une sorte aussi de journal où je peux parler de toutes nos expériences, de nos doutes, de nos déroutes et de nos moments de joies. Peut être vous y trouverez des solutions, je le souhaite vraiment. Je souhaite également sensibiliser un grand nombre d’entre vous à ce qu’est l’autisme. Les juments négatifs sont encore bien trop nombreux : des regards, des mots blessants, des attitudes de dégoûts sont aussi notre quotidien. Souvent les familles s’isolent de la société et de leur propre familles car l’inconnu fait peur. Nos enfants vivent l’exclusion mais nous aussi. C’est une spirale infernale et solitaire.

 

Tout au long de cette nouvelle aventure dans laquelle je m’engage, j’espère pouvoir parler de tout, mais vraiment tout !

 

Je ne sais pas encore à quel rythme je publierai, je me fixe comme objectif  un article par mois, cela me semble correcte. Je vous espère nombreux à faire parti de cette incroyable aventure et en parler autour de vous.

 

Vous trouverez dans la barre de widget les sites importants où tous les renseignements sont vérifiés.

 

Avant de clore cet article de présentation, voici le sujet du prochain :

TOI ET MOI : LE COMMENCEMENT.

 

Je vous dis à très bientôt et merci d’avoir pris le temps de me lire, liker ou partager.
Aurélie

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