UN GARCON SUR LE PAS DE LA PORTE de Anne Tyler.


 
Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée – jusqu’au jour où il trouve Brink Adams qui l’attend sur le pas de sa porte.
Car l’adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique… Pour l’homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.

Anne Tyler décrit avec une certaine passion bouleversante, le quotidien de Micah Mortimer. Un quotidien qui vous paraîtrait certainement ennuyeux voire morne. Un quotidien pourtant si réconfortant pour un homme aux exigences bien trop prononcées.
Micah Mortimer fait partie de la classe moyenne américaine. Chef de sa propre entreprise, Micah vivote ici et là dans son appartement au sous-sol. Micah est un pro des planning auxquels il ne déroge jamais : le lundi c’est ça, le mardi autre chose, le mercredi un autre etc. … Son planning est essentiellement composé de tâches ménagères. Le réveil suit un rituel facétieux : footing, douche, petit déjeuner et ménage avant d’attaquer selon les appels reçus les interventions informatiques chez les particuliers. Son appartement au sous-sol est d’une propreté immaculée où le désordre n’a pas sa place. Micah est un homme rigoureux et s’en défend particulièrement bien. Il aime aider ses voisins pour que tout soit en ordre et s’occupe volontiers de sortir les containers. Tout cela dans un ordre prédéfini.

 

Micah paraît étrange. Ses réactions ne sont pas celles auxquelles on pourrait s’attendre. Il est d’un calme effroyable et rien ne semble l’atteindre. Alors quand ce jeune homme sur le pas de sa porte, prétend être son fils. C’est la goutte qui fait déborder le vase. Cette remise en question sera-t-elle le symbole d’un changement majeur ?

 

Je découvre pour la toute première fois la plume de Anne Tyler. Un plume qui aime les petits détails dans les grands et qui n’hésite pas à utiliser de grandes envolées lyriques pour accentuer ces descriptions savoureuses et utiles. Anne Tyler décortique ces hommes et femmes qui se perdent dans la frénésie et l’obsession du tout, et dans le contrôle absolu du temps qui passe. Micah est un personnage attachant et non rébarbatif. Ses réflexions, sa manière d’agir (souvent très maladroite), sa manière de réagir, sa manière de concevoir les relations avec les autres, ses attitudes, sa manière d’être dressent  le tableau de cet homme avec empathie. Il est drôle justement de voir comment l’homme frigide s’adapte face aux éléments perturbateurs.

 

UN GARÇON SUR LE PAS DE LA PORTE est une belle balade aux côtés d’un homme singulier qui s’égare dans ses conceptions particulières de la vie. Anne Tyler dresse le portrait de l’atypique avec humour et détachement.

 

Quand Micah était au volant, il aimait faire comme s’il était examiné par un système de surveillance qui épiait tous ses faits et gestes. Le fieu de la Circulation, l’appelait-il. Au centre de commandement du dieu de la Circulation se trouvait une armada d’hommes en bras de chemise et visière verte sur la tête, qui échangeaient régulièrement des commentaires sur la conduite parfaite de Micah. « Notez comme il met son clignotant même lorsqu’il n’y a personne derrière lui », disaient-ils. Micah mettait toujours, absolument toujours, son clignotant. Même dans son parking. Quand il accélérait, il se figurait qu’il y avait un œuf sous sa pédale, comme on le lui avait appris ; quand il freinait, il le faisait de façon progressive, jusqu’à s’arrêter sans le moindre à-coup ou presque. Et si un autre conducteur estimait au dernier moment qu’il avait besoin de s’insérer dans la file de Micah, on pouvait compter sur celui-ci pour ralentir et faire un signe courtois de la main gauche, paume tournée vers le haut, indiquant qu’il le laissait passer. « Vous avez vu ça ? disaient les agents du dieu de la Circulation. Les manières de ce brave homme sont impeccables. »
 
Une chronique de #Esméralda

LE CHOIX DE REVIVRE de Clare Mackintosh.

[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE ETRANGERE – Nouveauté 2020 ]
Traduit de l’anglais (Angleterre) par Françoise Smith
Éditions MARABOUT – Collection La Belle étoile
464 pages
Ma note : 4,5/5 mention « incontournable 2020 »
Lien Kindle

 

Le résumé :
Max et Pip forment un couple on ne peut plus solide. Cependant, ils doivent faire face à la décision la plus lourde et importante de leur vie et ils ne parviennent pas à trouver un accord. Les conséquences de ce choix impossible menacent de dévaster leur couple et rien ne sera jamais plus comme avant. Clare Mackintosh change de registre avec ce roman émouvant et captivant que vous ne pourrez lâcher avant la fin.
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Une vie familiale épanouie, Pip et Max sont les heureux parents de Dylan, petit garçon qui croque sa vie avec enthousiasme et envie. Petit bout de chou qui ri, court, saute semant sur son passage le bonheur simple. Irradiant la vie de son innocence, Dylan est un rayon de soleil. Pip pourtant s’interroge sur sa maladresse et tout un tas d’observations. Son instinct de maman lui pense à croire que quelque chose ne va pas. Et il ne sait pas tromper. Le couperet tombe, Dylan est malade, gravement malade : un médulloblastome. Examens, opération, chimiothérapies et puis une pneumonie qui le plonge dans l’inconscience sous respiration artificielle.

 

Pip et Max descendent en enfer avec cette ultime conviction que cette étape sera la dernière à endurer et qu’après tout ira pour le mieux. Leur petit garçon rentrera à la maison, il jouera, sautera, criera. Il sera enfin là, touts les trois à se tenir la main, à se chatouiller, à se câliner et à s’aimer tendrement. Si seulement …

 

Deux choix : la vie et la mort ou la mort et la vie. Choix anéantissant tous les rêves. Choix barbares, choix tendres. Choix du cœur, choix des cris emprisonnés par l’âme. Pip et Max ne sont pas d’accord. La vie et la mort, main dans la main, faux camarade qui rit à la barbe de l’autre. Y a t-il vraiment un choix à prendre quand la finalité n’est pas connue ?

 

Clare Mackintosh explore avec une sincérité détonante les méandres du choix, de la douleur et du couple. Deux parties distinctes : la première qui relate la vie de Dylan intrinsèquement liée à ses parents. La douleur, la chute, l’espoir, la désillusion, le doute et l’anéantissement. La seconde, celle hypothétique d’un avenir possible d’après le choix validé. Si la première partie est douloureuse, la seconde partie est inconfortable. Clare Mackintosh soulève de nombreuses questions de moralités au cœur de l’amour inconditionnel des parents déchirés et anéantis. Quel choix prendre lorsqu’on ignore l’avenir ? Y a t-il un meilleur que l’autre ? Quel chemin prendre ? Que restera d’eux ? Comment survivre à la perte de son enfant ? Quel sens donner à la vie ? A la mort ? Est-on égoïste de vouloir le meilleur ? Est-on lâche de vouloir le pire ? Tout un tas de questions tumultueuses que l’autrice explore avec une honnêteté effarante et effrayante.

 

Un roman incroyable, d’une intensité foudroyante. Une livre étonnant et angoissant. Un livre éclatant. Un thème douloureux et triste. Une histoire sur la vie et la mort, sur l’avant et l’après. Une histoire où il y a ni bon choix ni mauvais choix, il n’y que des vies qui suivent une multitude de chemins qui mènent vers le bonheur et l’acceptation.

 

J’ai pleuré, j’ai été émue, j’ai ri, j’ai été angoissée, car quand on est maman, on y pense forcément et on espère, juste, qu’on n’affrontera ni la maladie ni la perte de nos enfants. J’ai fini cette lecture complètement bouleversée et à genoux. Cœur battant et déchiré, il n’y rien de plus beau que l’amour inconditionnel voué à nos cœurs perdus.

 

Clare Mackintosh signe un roman sublime ni pro-life ni pro-euthanasie, elle parle uniquement d’amour.

 

Comment mon fils peut-il être à un cheveu de la mort alors que je suis entourée de preuves qu’il vit ? Alors que je le sens dans mon cœur aussi sûrement que lorsque je le portais dans mon ventre ? Je me retourne, pose la joue contre l’appui-tête et regarde les immeubles céder la place aux haies. J’ai effectué ce trajet cent quarante-deux fois. Combien d’autres m’entendent ? Combien de fois avant de quitter le service de réanimation pédiatrique sans dire à demain ? Sans embrasser notre enfant avant qu’il ne s’endorme ?
 
Une chronique de #Esméralda

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… le site des éditions Marabout.

… le site de Clare Mackintosh.

AURORE de Jérémie Kisling.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019]
Couverture Zep
Éditions SLALOM
160 pages
Ma note : 5/5 mention « coup de cœur »
Lien Kindle
 
Le résumé :
Dans cet ouvrage singulier, entre fable, roman et journal intime, Jérémie Kisling nous fait entendre la voix d’Aurore, une adolescente sur le fil, pleine de contradictions, entre rires et déceptions. Elle partage avec le lecteur ses émotions, ses peurs, ses joies aussi… et la découverte qui va bouleverser sa vie.
Lorsqu’Aurore, une adolescente de 15 ans, comprend qu’elle a été adoptée, ses certitudes volent en éclat, ses repères s’écroulent. C’est la fin du monde, la fin de son monde. La rencontre avec un être encore plus déraciné qu’elle va lui ouvrir les yeux et lui permettre de se découvrir. La nouvelle Aurore se révélera encore plus espiègle et déterminée que l’ancienne, désormais habitée d’une passion et forte de liens plus solides que jamais.
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Aurore a 15 ans. Age délicat où l’enfance c’est vraiment trop ringard et adulte trop chiant. En même temps être une ado « style brindille », pas spécialement populaire au bahut et encore moins adulée pas une bande de potes, c’est la loose. Aurore, c’est Aurore : flemmarde et intelligente, elle se laisse porter par sa vie d’ado pas encore tout à fait rebelle. Elle subit sans trop subir les questions existentielles, les remettant au lendemain.

Voilà Aurore c’est ça :

Bref. Habituellement, après le brossage de dents, je me mets quelques doigts dans l’œil en enfilant mes lentilles, puis je retourne dans ma chambre en clignant des yeux et je trébuche sur la chaise camouflée en panier à linge sale, me déglinguant au passage entre un et trois orteils, ça dépend de ma forme.
  Après, j’enfile une chaussette, pas trop sale, entre blanc foncé et noir clair, je réponds à deux ou trois textos, même quand personne ne m’a posé de questions … – surtout si personne ne m’a posé de questions d’ailleurs – et j’enfile une autre chaussette, plus ou moins du même niveau de salubrité que la première. Je regarde mes pieds : une, deux chaussettes, le compte est bon.
Allez, maintenant, une culotte un peu bateau, un T-shirt et là je suis pas difficile : juste deux trous pour les bras. ( Et un pour la tête, oui vous avez raison, c’est mieux). Une paire de jeans déchirés mais pas trop. Comme ça, ça fait genre la fille qui fait pas genre de faire genre. Sion, ça fait genre la fille qui fait genre de ne pas faire genre, et je déteste cette attitude.
Puis je sors de ma chambre et dévale les escaliers en visant tous les endroits qui grincent pour agacer mes parents.
 
Comment ne pas avoir le smille en lisant cet extrait !
Tout va pour le « mieux » dans la vie trépidante d’Aurore, jusqu’au jour où certains mots ne ses parents (qu’elle n’aurait pas du entendre) lui parviennent. Et là, catastrophe ! Apocalypse ! Fin du monde ! Aurore part en vrille. Et en bonne adolescente qu’elle est, décide de fuir. Affronter ce déchaînement d’incertitudes, de secrets, de non-dits et de mensonges, est d’une telle violence. Un uppercut qui lui laisse des marques. Et elle fuit, court, crie, hurle et pleure. Elle en veut en la terre entière, à ses parents, à sa petite sœur. A tous. Et sur son chemin de solitude, elle rencontre Sliman.

Sliman c’est l’innocence même qui a traversé de nombreuses épreuves. C’est la maturité d’un adulte dans un corps d’un enfant. C’est la naïveté qu’il porte à chaque élément de son entourage. C’est la volonté de comprendre un monde qui lui est étrange. C’est la gentillesse incarnée. Pourtant tout différencie Sliman d’Aurore.

J’aimais vraiment beaucoup parler avec Sliman. Tout était nouveau et troublant dans ce qu’il apportait doucement à ma vie. Comme un vent de désert, qui réchauffe et déroute en même temps. Un vent qui, à chaque rafale, change un peu le paysage autour.
-Sliman, c’est comment, le vent, dans ton pays ?
-Le vent ? C’est comme un ami très cher et qui vient de très loin. Quand il nous rend visite, on dit qu’il est fatigué et plein de sable dans les cheveux. Mais il ramène plein d’histoires avec lui. Alors, on s’assied, on ferme les yeux et on l’écoute raconter : les déserts qu’il a balayés, les villes qu’il a traversées, les vieillards qu’il a décoiffés, les oiseaux qu’il a portés sur ses épaules, et toutes les étoiles qu’il a chatouillées. Quand il a fini de parler, quand on a pu s’évader un peu avec lui, le vent s’arrête. Alors, on peut commencer à lui raconter nos soucis, et déjà, ils nous semblent moins importants. Quand le vent repart, il les emporte avec lui.
Il a dit tout ça avec son accent si joli, et ses mots étaient tellement beaux et paraissaient si simples que je n’avais pas envie de parles, juste m’évader un moment en écoutant ses paroles.
-Et la pluie, c’est comment, la pluie ?
-La pluie, c’est mouillé, c’est nul !
On a rigolé. C’était un peu comme avec Xu : il venait de si loin et pourtant, tout paraissait naturel entre nous.
 
AURORE est porté par une plume d’une simplicité désarmante. On est joyeux ou triste, on rit ou on pleure, on lève les yeux au ciel ou on sourit, c’est l’effet Aurore. Adorable, attachante, on vit son aventure comme si c’était la notre. Jérémie Kisling traite avec humour et franchise les tourments de cette adolescente en pleine crise existentielle. J’ai tout simplement adoré. Des thèmes comme l’amitié, la confiance, le pardon, la quête identitaire, la différence et l’acceptation, sont magnifiquement explorés. C’est tendre à l’intérieur et croustillant à l’intérieur sans oublier l’effet kiss-cool !

Une chronique de #Esméralda

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… tout sur le site Lisez.com !.

Découvrez la chanson d’Aurore !

Cinquante nuances de bleu de Camille Lacourt

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Autobiographie – livre sorti le 28 février 2019

Editions Michel Lafon

Service presse

Ma note : 4/5

 

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Michel Lafon et Babelio pour m’avoir permis de découvrir cette autobiographie grâce à l’opération Masse Critique.

Résumé :  » Je n’ai jamais parlé de cette étrange déception à personne. La mélancolie du vainqueur. Un phénomène de descente, de décompression, peut-être, comme lorsque tu remontes trop vite des profondeurs. « 

Des efforts surhumains, des compétitions à suspense, du cérémonial, de la déconne et de la grandeur : ce livre nous entraîne dans les coulisses du sport de haut niveau. Mais il y a aussi l’argent, les sponsors, la jeunesse, les filles, la femme… et la gloire. Avec une liberté totale, Camille Lacourt raconte cette incroyable épopée mais également ses côtés sombres : rivalités, coups bas et amour impossible. Un regard lucide et sans concession sur une incroyable aventure intime et collective.

 

Mon avis : Adepte des biographies de sportifs, j’étais entre appréhension et excitation avant de commencer celle-ci. Camille Lacourt est un champion de natation français, rendu célèbre suite à ses titres de champion d’Europe en 2010 mais également grâce, ou à cause, de sa « belle gueule » et de son mariage avec l’ex miss France Valérie Bègue.

Camille Lacourt a fait le choix de nous parler longuement de son enfance puis de son parcours qui l’a emmené au Cercle des Nageurs de Marseille. On le sent attaché à ses racines et que toutes ses décisions ont toujours été prises en adéquation avec les valeurs que ses parents lui ont inculqué. Il nous décrit longuement ses questionnements, tout le processus de préparation et comment il est devenu une « star » en 2010 après ses titres à Budapest.

Il fait une large place également à l’après, quand il est devenu un personnage médiatique, mais aussi à son début d’histoire avec Valérie Bègue. Mon regret est qu’après l’ascension de 2010, l’aspect sportif est un peu mis de côté au profit du côté people et l’intervalle 2010-2017 est plié en quelques chapitres. Amoureuse de sport, je regrette un peu ce choix même si je peux comprendre le parti-pris.

Le point fort de ce livre est le fait que Camille Lacourt nous ouvre son intimité et nous parle sans tabou de ses (rares) travers (conquêtes féminines, soirées avec les copains un peu arrosées). En effet, tous ses entraineurs sont mis en lumière et il n’hésite pas à mentionner tous ceux qui l’ont marqué dans son parcours. Il en profite également pour « dénoncer » le star-system et les dérives qu’il peut entrainer. J’ai trouvé cela très intéressant mais aussi assez hallucinant !!

Au niveau de l’écriture, c’est un livre qui se lit bien même si j’ai regretté, à certains moments, les familiarités de langage. Néanmoins, on ne peut douter que le sportif se soit longuement impliqué dans cette autobiographie vu le nombre d’anecdotes ou expressions personnelles qui sont disséminées au fil des pages.

En bref, pour tous les amoureux de sport, n’hésitez pas à vous lancer dans la biographie de Camille Lacourt. Vous en saurez plus sur l’ascension de ce champion à qui il n’a manqué qu’une chose, réussir des olympiades pour avoir un palmarès parfait. En revanche, si vous n’aimez pas la natation, ne vous plongez pas dans ce livre car, malgré tout, ce sport est longuement mis en avant. En tout cas, moi, je me suis régalée !

 

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Vous souhaitez vous procurer cette biographie ? Rendez-vous sur le site des Editions Michel Lafon
Retrouvez-la aussi sur Amazon en cliquant ici

LA FILLE SANS NOM de Maëlle Fierpied.

 

 
[ FANTASTIQUE – Jeunesse – Nouveauté 2019 ]
ÉCOLES DES LOISIRS – Collection Médium+
A partir de 13 ans
Illustration couverture Antoine Doré
512 pages
Ma note : 5/5 mention « incontournable 2019 »
Lien Kindle

 

 

Le résumé :
Ballottée de déménagement en déménagement, Camille, quinze ans, ne compte plus les endroits où elle a vécu. Ses parents semblent fuir, mais elle ne sait pas quoi.Tout ce mystère l’étouffe. Et puisque personne ne daigne écouter ses désirs, elle décide de fuguer. Enfin la liberté! Quand elle aperçoit le petit écriteau déposé par deux marins : « Recherche garçon à tout faire contre gîte et couvert », Camille voit l’occasion idéale de commencer sa nouvelle vie. Mais ce que la jeune fille ignore, c’est qu’en signant le drôle de contrat que le propriétaire de la péniche lui tend, elle deviendra son esclave… pour l’éternité. Afin de se libérer de l’emprise de son nouveau maître, Camille devra faire face à de nombreux dangers. Au cours de son périple, elle découvrira Ether, un monde de magie qui pourrait bien la révéler à elle-même.

 

 

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Voici un roman jeunesse qui m’a conquise de bout en bout. Un roman où l’aventure est au cœur d’une quête identitaire. Que c’est rafraîchissant de se glisser dans la peau d’une héroïne mal à l’aise qui sur un coup de tête décide de partir au cœur de la nuit. Fuir tout ce qui l’entoure, les non-dits, une famille où la discipline règne, sa vie maussade.

 

Camille n’est pas du genre rebelle. Passe partout, elle s’adapte au changement imposer par ses parents. Se sentant oppresser dans une vie où elle ne trouve pas sa place, le grand air est l’unique solution qu’elle veut tenter. Sac sur le dos et les idées déterminées, elle fugue, loin de cette ambiance morose. Ses pas la portent vers cet endroit désert, lugubre aux abords d’une fleuve. Ereintée, elle s’adosse à ce vieil arbre déraciné certainement charrier par les eaux puissantes du fleuve. Cette pause méritée ne la rassure pas pour autant. Le temps s’égrène paisiblement, attendant le moment fatidique où cette péniche s’amarre au quai, détentrice d’une solution pourtant non envisagée mais si incroyablement séduisante au point qu’elle flanche devant cette attirance inexpliquée. Un pied sur l’embarcadère et la voici en route pour un voyage dans un monde inconnu où la combativité, l’inventivité et le courage seront ses seules armes pour affronter des dangers insoupçonnés.

 

Un pacte, une signature, des cris dans un bocal et la voici enchaînée à un puissant mage qui n’a rien du gentil. Tout aurait pu être simple pour Camille et s’enfuir à nouveau. Mais pour aller où, quand on ne sait plus qui on est et comment on se nomme.

 

Bienvenue dans un monde totalement ahurissant. Un voyage aux confins d’un univers parallèle à celui de la Terre, Ether. Un monde fait de magies, de mages, de sorciers, de créatures impitoyables. Un monde qui sous ses airs de paradis, cache la convoitise, le pouvoir, l’abominable et la fourberie. Un monde que va découvrir à ses dépens La Fille sans nom. Un monde où les apparences peuvent être trompeuses. Un monde où le danger se cache dans les moindres recoins. La Fille sans nom est courageuse et brave. Si dans un premier temps, elle conçoit à suivre les ordres de son maître, à partir du moment où sa vie est en danger, la hargne et la colère vont s’emparer d’elle. Elle ne peut compter que sur elle-même et sur ses compagnons de route, deux drogons, Safre et Margoule, qui vont lui être d’une aide précieuse. Entre rêves, rencontres hasardeuses et phénomènes inexpliqués, La Fille sans Nom est loin de penser que ce voyage lui permettra de découvrir qui elle est véritablement.
 
Maëlle Fierpied a une imagination débordante. Sa plume m’a fait voyagé dans un univers incroyable au côté d’une héroïne hyper attachante. Entre actions et rebondissements, impossible de s’ennuyer. Touts les éléments s’encastrent parfaitement pour un résultat époustouflant. Ici et là, les surprises viennent parfaire une trame tellement riche. Ce qui est incroyable c’est que je n’ai jamais ressenti que c’était « trop ». L’autrice gère avec audace et malice son monde où l’improbable est son  maître mot. Un monde imaginaire où les couleurs chatoyantes côtoient la noirceur de l’homme, où des combats singuliers entre des créatures effroyables et le groupe de Camille s’enchainent, où l’amitié, le respect et le cœur font bloc face à ces personnages cruels. Comme tu peux t’en douter, je ne me suis pas du tout ennuyée pendant cette lecture. Une lecture explosive à laquelle il est impossible de s’en défaire. Même si la lecture s’adresse à un jeune public, je me suis régalée du début à la fin.

 

LA FILLE SANS NOM recèle de nombreuses surprises. Les actions y sont nombreuses. Les personnages apportent une certaine force à une histoire qui faut cent fois le détour.

 

A découvrir pour les jeunes fans et ceux qui adorent encore arpenter les mondes d’un autre monde !

 

#Esméralda

 


 

Je remercie l’équipe de Babelio et l’École des Loisirs pour cette merveilleuse découverte.

 

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… sur le site de l’Ecole des Loisirs.

… Maëlle Fierpied

… l’avis de La pomme qui rougit.

 

 

 

Virgin mojito de Chrys Galia

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New romance – Roman sorti le 6 septembre 2018

Editions Elixyria

Service presse

Ma note : 5/5 mention « coup de coeur » et « incontournable »

 

Je remercie le site Babelio.com ainsi que les éditions Elixyria qui m’ont permis de découvrir ce roman grâce à l’opération Masse Critique.

Résumé : La vie est comme un océan, parfois mer d’huile, sous un soleil radieux, parfois raz de marée, tsunami, sous la colère de la tempête.

En vrai surfeur, j’ai passé des années à me mesurer à ces déferlantes implacables, j’ai tenté d’échapper à leur morsure. Des lames de fond, vicieuses, invisibles, m’ont pourtant entraîné très loin vers les profondeurs.

Quand deux êtres que tout oppose se rencontrent, peuvent-ils croire que tout est possible ?

 

Mon avis : Chrys Gallia est une autrice dont j’avais beaucoup entendu parler mais dont je n’avais jamais lu de romans. Le quatrième de couverture ne dévoile pas grand-chose et c’est tant mieux…. Mais si je peux vous révéler un secret, ce livre est un gros coup de cœur !!

Dans ce roman, nous faisons connaissance avec Maeva, une jeune doctoresse qui va s’installer en dans la région bordelaise pour quitter le cocon familial. En arrivant, elle rencontre Gianni, un surfeur aussi beau que désagréable, et Benjamin, le médecin dont elle récupère le cabinet. Très rapidement, la vie de Maeva va prendre un tournant totalement inattendu.

Maeva est une jeune femme sûre d’elle. Elle n’est jamais tombée amoureuse et débarque avec beaucoup d’envie et d’impatience dans sa nouvelle vie. Elle est passionnée et croque la vie à pleine dents. Elle va être déstabilisée par sa rencontre avec Gianni qui se montre très froid et distant avec elle lors de leurs premières rencontres. Pourtant, derrière cette façade se cache un jeune homme blessé. En effet, sa petite amie Lydia a eu un accident de voiture six ans auparavant et depuis, elle est clouée au lit, reliée à la vie grâce à diverses machines. Se sentant coupable de cet accident, il se dévoue corps et âmes pour elle et ne peut entendre qu’elle ne supporte plus cette vie. Amoureux, sincère et droit dans ses bottes, Gianni est l’homme parfait que l’on rêve toutes de rencontrer…. Pour ne rien gâcher, il surfe régulièrement et est patron de son bar. Pourtant, sa rencontre avec Maeva va tout changer, le troubler et, d’une certaine manière, le ramener à la vie. Il se sentira coupable de ressentir de nouveaux des émotions sans Lydia mais pourtant, il ne pourra nier l’attraction qu’il ressent pour Maeva. Néanmoins, la vie n’est pas un long fleuve tranquille et pour tous les deux, le bonheur n’est peut-être pas là où on l’attend.

Dès les premières pages, j’ai été happée par ce roman. Chrys Gallia est une magicienne des mots et elle vous emporte dans des vagues d’émotions incroyables. En effet, ce livre est une suite de rebondissements où vous n’aurez que peu de moments pour reprendre votre souffle. De la tristesse à la joie, il n’y a qu’un pas et en l’espace de quelques paragraphes, on passe du sourire aux larmes. Jusqu’au bout, on est surpris et on croise les doigts pour nos deux protagonistes. Néanmoins, cette romance a le mérite de soulever la problématique de l’euthanasie, sujet de société qui pose beaucoup de questions éthiques.

Pour conclure, ce roman est un gros coup de cœur qui m’a laissé sans voix. J’ai ressenti des émotions très fortes tout au long de ma lecture et ai d’ailleurs un peu de mal à m’en remettre. L’histoire de Maeva et Gianni est incroyable, une histoire pleine de passions mais aussi d’interdits et de non-dits. Je recommande chaudement cette lecture à tous les amateurs de new-romance mais surtout à tous ceux qui aiment les belles histoires d’amour !

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Pour retrouver ce roman sur le site des éditions Elixyria, c’est par ici!
Retrouvez également ce roman sur Amazon, c’est par là !

A MÊME LA PEAU de Lisa Gardner.


[ POLICIER – A paraître le 2 janvier 2019]
Éditions ALBIN MICHEL
Traduction : Cécile Deniard
Titre original : Fear nothing, 2014.
512 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle

Le résumé :


Deux meurtres spectaculaires sont perpétrés à Boston à six semaines d’intervalle. Dans les deux cas, les victimes sont des femmes seules, atrocement mutilées, à côté desquelles l’assassin a déposé une rose.
L’inspectrice D.D. Warren, chargée de l’enquête, décèle vite une similitude entre ces mises en scène macabres et une longue série de meurtres ayant défrayé la chronique à Boston quarante ans plus tôt et dont l’auteur, Harry Day, s’est suicidé depuis.
Seul recours pour D.D. Warren : se rapprocher des deux filles de Harry Day. Se pourrait-il qu’il y ait un lien entre les récents crimes et Shana et Adeline ? Pour le savoir, D.D. Warren va devoir se confronter à cette interrogation : peut-on échapper à son destin lorsqu’il est marqué du sceau de la mort ?
Une plongée stupéfiante au coeur d’un enfer familial : Lisa Gardner s’impose définitivement comme une virtuose du thriller psychologique.

Mon avis :


Je découvre pour la toute première fois la plume extraordinaire de Lisa Gardner. Effectivement, si ce nom  me revenais souvent aux oreilles, je n’ai jamais ouvert un de ses romans. Maintenant que le problème est résolu et bien cette rencontre a été formidable, éprouvante et majestueuse.


Je ne sais pas si son meilleur roman, en tous cas il m’a donné envie de découvrir ses précédentes parutions en les rajoutant dans ma wish-list.


D.D. Warren est ce genre de personnage que j’adore. Déterminée, têtue, courageuse, teigneuse, survoltée, passionnante, intelligente et super flic, D.D. est un sacré bout de femme qui ne se laisse pas déstabiliser et qui fonce droit dans les problèmes. Un personnage aux traits de caractères forts et impressionnants. On est loin de ces personnages fades qui se laissent porter par les flots. Non, D.D. fonce, réfléchit, suppose et questionne. Dit comme cela, on dirait une super héroïne, oui mais D.D. est aussi une femme avec ces faiblesses et ses fragilités, une maman inquiète et protectrice et une épouse qui ne faut pas chatouiller.


J’ai adoré suivre ses péripéties, surtout que l’auteur ne l’épargne rarement et joue avec ces nerfs. Cette nouvelle enquête sur « le tueur de la rose », n’a rien d’évident, surtout quand le passé, une psychiatre insensible à la douleur (Adeline) et une prisonnière (Shana) s’en mêlent. Le point commun : Harry Day, papa de Shana et Adeline et accessoirement tueur en série qui séquestrait des femmes et découpait leur peau. Quand deux meurtres rappellent ceux d’il y a quarante ans, c’est la panique à bord.


Lisa Gardner a le talent incroyable de narrer une histoire totalement sensationnelle avec des personnages qui à travers leurs qualités et leurs nombreux défauts arrivent à subjuguer. Elle parfait un tableau aussi horrifiant que réel, incluant le poids incommensurable d’un héritage sanguinaire. Un thriller mené avec brio et ingéniosité où Lisa Gardner ne cède absolument pas à la facilité. Une intrigue où règne un suspense qui tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Les personnages attirent l’attention. J’ai lu ce thriller d’une traite. L’auteur m’a immergée dans son monde avec une certaine facilité. La trame dénote par son intensité et les implications. Les doutes assaillent souvent les personnages et outre le fait de découvrir qui est ce tueur à la rose, D.D., Adeline et Shana devront faire face à ce qu’elles ont de plus personnel : leur identité.


Quel thriller éprouvant ! Dans la lignée de Karine Giebel, Lisa Gardner a le talent et l’audace de faire vivre une lecture « tourbillonesque » !


#ESMERALDA


Je remercie les éditions Albin Michel et Babelio pour la découverte de ce super roman.


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Vers le site des éditions Albin Michel pour tout savoir.

Vers Wikipédia pour découvrir l’univers de Lisa Gardner.