LA BOITE A MUSIQUE, tome 1 : Bienvenue à Pandorient de Carbone et de Gijé.


TOME 1
Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l’intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu’un lui fait signe et lui demande de l’aide. Dès lors, en suivant les instructions d’Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable…
Le temps presse cependant, car Mathilda, la mère d’Andréa et de son frère Igor, est gravement malade… Que lui arrive-t-il ? Aurait-elle été empoisonnée ? L’eau serait-elle contaminée ? Rapidement, les soupçons se confirment. En urgence, les enfants vont s’occuper de Mathilda puis remonter la piste du pollueur sans vergogne… avant que Nola ne regagne sa vie dans son monde, aux côtés de son père. À moins que tout cela ne fût qu’un rêve… ou pas !
Dès 6 ans.

Nola est bien triste pour son huitième anniversaire. Même si son papa fait tout ce qu’il peut pour lui rendre la vie joyeuse, sa maman lui manque terriblement. Ni ballon ni cotillon pour cet événement, mais un cadeau précieux. Une belle boîte à musique qui a appartenu à sa maman.
Un tour de clé et la mélodie l’emporte loin où sa peine semble s’apaiser. Un petit mouvement la sort de ses pensées. Quelque chose bouge dans la boîte à musique en forme de boule de cristal. Mais … on dirait une petite fille … qui l’appelle à l’aide. Étrange ! Mais Nola n’est pas le genre de fillette à se défiler devant de nouvelles aventures. Elle écoute attentivement, suit à la lettre les consignes et la voici dans la boîte musique. Un monde étrange se dessine devant ses yeux ébahis. Un peuple tout aussi bizarre grouille dans les rues. Mais pas le temps d’admirer pour Nola car Andrea, sa nouvelle copine, la porte auprès de sa maman souffrante. Arriveront-elles à résoudre le mystère autour de cet empoisonnement ? Rien ne leur fait peur !

Je cherchais une bande dessinée à lire et puis je suis tombée sur celle-ci. La couverture m’a attirée de suite. De jolies couleurs et une illustration qui m’a intriguée. Le résumé a finit de me convaincre. Une belle histoire, pour les petits et les grands, qui invite à l’aventure. Un scénario captivant où se mêle amitié, découverte et deuil. Cela ressemble fortement à une quête initiatique, les prochains me confirmeront ou non cette supposition. Une histoire rythmée où les personnages sont en perpétuel mouvement. Nola et ses acolytes sont très attachants. Leur fougue et vivacité sont désarmantes. L’univers dans lequel ils évoluent est bluffant. Ce côté fantastique est prenant et fabuleux. Sublimée par les illustrations de Gijé, le scénario de Carbone est davantage surprenant. Les illustrations dans des tons vifs et doux par les traits de l’artiste invitent le lecteur à s’approprier chaque détail.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Je vais vite enchaîner avec le tome 2 et 3, je veux absolument connaître la suite qui laisse présager de très belles découvertes.

Une très belle bande dessinée.

Une chronique de #Esméralda.

PEPE CARVALHO, tome 2 : La solitude du manager de Migoya Hernan et de Segui Nicolau Bartolomé.


Au cours de cette nouvelle enquête, Pepe Carvalho est rattrapé par l’époque où il était agent de la CIA. Il se remémore cette rencontre, lors d’un voyage aux États-Unis, avec un certain Antonio Jaumà, manager de la branche espagnole d’une multinationale.
Mais voici qu’il se retrouve avec le cadavre de Jaumà, découvert sans slip mais une petite culotte dans la poche. L’affaire semble claire : règlement de comptes autour d’un trafic de filles. Mais l’Espagne émerge à peine de la longue nuit franquiste et abrite encore trop d’individus prêts à tout risquer pour conserver certains privilèges..

Pepe Carvalho, ancien agent de la CIA, s’est établi à Barcelone où il a ouvert une agence de détective privé. Les affaires de mœurs rythment son quotidien alors quand il est appelé pour enquêter sur la mort suspecte d’un manager d’une grande société multinationale, c’est tout son passé qui surgit.
Il a rencontré Jauma sur un vol en direction de Las Vegas. Des souvenirs immuables. Enquêter sur sa mort s’est remué le passé pour comprendre le présent et sa mort.

 

Au cœur d’une Espagne après franquiste où le capitalisme regorge d’ingéniosité pour prendre sa place dans une politique affaiblie, Pepe Carvalho et son incroyable flair vont très vite mettre le doigt sur une cruelle machination.

 

Enquêteur intrépide, Pepe est un homme atypique avec un humour aiguisé.

 

Pour tout vous dire il m’a fallu m’y prendre à deux fois pour débuter la lecture de cette bande dessinée. J’ai eu beaucoup de mal à me faire au rythme du scénario, au changement de temps (passé et présent) et à intégrer les différents protagonistes. J’en suis arrivée à la conclusion que cette bande dessinée n’est pas du tout faite pour moi. L’intrigue policière est très intéressante mais elle n’a pas su m’accrocher. Le côté historique sur l’Espagne franquiste et politique m’étaient en grande parti inconnu. Je n’ai pas su m’imprégner de l’atmosphère latente et des enjeux. Parfois un peu trop subjectif pour moi où je suis passée à côté de l’essentiel.

 

Cette bande dessinée plaira certainement aux fans du duo et aux aficionados du genre.

 

Une chronique de #Esméralda

DANS LES YEUX DE LYA Tome 1 et Tome 2 de Cunha et de Carbone.


TOME 1 – EN QUÊTE DE VERITE
À la veille de ses 17 ans, Lya se fait renverser par un chauffard qui prend la fuite, la laissant pour morte. Elle survivra mais devra rester en fauteuil roulant toute sa vie. Quatre années plus tard, elle termine son DUT Carrières juridiques et décroche un stage dans le cabinet d’avocats le plus prestigieux de la ville, celui du célèbre et médiatique maître Martin de Villegan.
Son stage n’a pas été choisi par hasard, bien au contraire. C’est ce même cabinet qui a réglé son cas des années auparavant. Ses parents ne lui en ont rien dit mais elle a découvert qu’ils avaient été achetés pour éviter des poursuites juridiques. Bien décidée à retrouver celui qui l’a renversée et à lui faire payer, elle va se mettre en quête du dossier. Un jeu dangereux commence alors et sa soif de vengeance ne sera pas sans conséquences…

Lya rêve de cette vengeance depuis qu’elle a découvert ces papiers dans les affaires de ses parents. Mûrie depuis de nombreuses années et amplifiée par ce sentiment d’injustice et de haine qu’elle ressent depuis son réveil à l’hôpital. Sa vie a littéralement changé et se trouver sur un fauteuil roulant paralysée ne faisait pas partie de ses plans d’avenir.
Portée par ce manque de vérité, elle a décidé depuis quelques temps de jouer à  l’espion et de démasquer le responsable de son état. Ses trouvailles l’ont portée à ce cabinet d’avocats réputés. Elle l’intègre en étant stagiaire et en fin limier qu’elle est tente à tout pris de trouver les réponses à ses questions. Aidée par son meilleur ami, Antoine, leur plan devrait se dérouler à la perfection. Sauf qu’une certaine secrétaire se met au travers de leur projet. Ennemie ou amie ? Tout est possible !

 

Ce premier tome pose les bases d’une extraordinaire aventure qui tend à révéler de lourds secrets. Il est axé sur les personnages et leurs caractères, en somme des présentations approfondies. Lya est une jeune femme marquée par cet événement tragique, l’accident. Sous cette colère se cache de nombreuses blessures qu’elle tente de panser. Elle ne manque pas d’idées pour mettre son plan à exécution. Elle est déterminée, entêtée, obstinée mais le résultat en vaut la chandelle, alors autant foncé ! Antoine est un jeune homme introverti. Il n’a d’yeux que pour son amie de toujours et se laisse mener par la baguette. Il est prêt à tout pour elle.

 

Le scénario de Cunha est très addictif. Je me suis laissée porter par cette superbe aventure dont l’héroïne sort des sentiers battus. Le sujet douloureux est contrebalancé par cette héroïne des temps modernes. Les dessins de Carbone sont captivants et arrivent à transmettre tout un panel d’émotions intéressantes. Cette première mise en bouche est sans aucun doute appétissante. ET le second tome vous captivera tout autant !


TOME 2 – SUR LES TRACES DU COUPABLE
Lya va peut-être enfin connaître l’identité du chauffard qui l’a renversée la veille de ses 17 ans. Elle tient dans ses mains le dossier subtilisé dans le bureau de maître Martin de Villegan. C’est pour ce dossier qu’elle s’est faite embaucher comme stagiaire dans ce cabinet d’avocats. Tout ça pour ça. Mais Lya peut compter sur ses deux alliés fidèles, Adèle sa collègue dévouée et Antoine son meilleur ami. Sur le terrain, l’enquête pour la vérité vire à la série noire.

Ce second tome est tout autre. Place à l’action où les découvertes toutes aussi importantes viennent étouffer de nombreuses suspicions. Rejoint par une nouvelle alliée de taille, Antoine et Lya, récoltent peu à peu de nouveaux indices.
La traque se déroule sur le terrain et les dangers fleurissent de plus en plus sur leur chemin. Vont-ils enfin découvrir la terrible vérité ?

 

Ce second tome se poursuit sur un rythme beaucoup plus énergique. L’action et la réflexion ont entièrement leur place. Le suspense s’installe progressivement rendant peu à peu l’atmosphère inquiétante. La découverte de ce secret devient périlleuse, pourtant les protagonistes foncent tête baissée. J’ai adoré leur manière un peu orthodoxe et naïve de jouer aux espions. Leur amateurisme fait sourire. Le plus important reste, cependant, cette histoire de quêtejustifiée. Que fera t-elle lorsqu’elle aura la vérité sous les yeux ?

 

Un second tome trépidant et frénétique. Une très très belle suite !

 

Une chronique de #Esméralda

LA FILLE DE PHARAON, tome 1 : Le roi de paille de Isabelle Dethan.


Dans la ville de Saïs, en Égypte, la jeune Neith, fille de Pharaon, est remarquée par son père lors de sa danse pour un rituel sacré. Et contre toute attente, c’est elle qu’il choisit pour effectuer la danse de la purification. L’une de ses sœurs la met aussitôt en garde : il vaut mieux qu’elle échoue dans sa prestation si elle ne veut pas finir dans la couche de leur père…
Incapable de se ridiculiser devant tant de monde, Neith n’a plus d’autre choix que de s’échapper avec Sennedjem, son demi-frère, qui compte quitter discrètement le Palais.
Mais leur fuite s’avère de courte durée. Capturés par des marchands d’esclaves, ils sont amenés auprès de leur ennemi, Nabù-kudduri-usur, roi de Babylone.
Le rang social de Neith et Sennedjem est rapidement percé à jour et le roi y voit là une occasion en or. Tout laisse à penser qu’il a trouvé son roi de paille, ce substitut royal destiné à tromper les dieux durant la période prédite comme néfaste… avant d’être sacrifié pour conjurer le mauvais sort !

 
Haaa l’Egypte et ses nombreux mystères, ses richesses, ses familles royales, ses Dieux, ses us et coutumes, ses palais grandioses, ses pyramides … L’Egypte a toujours attiré mon attention pour son côté grandiose. Mais L’Egypte ne se résume pas qu’à cela, il y a aussi cet aspect moins reluisant de l’esclavage.
Neith est un énième enfant du Pharaon, une jeune fille de toute beauté qui maîtrise la danse avec grâce et volupté. Neith ne manque de rien et peut être recherche l’attention de son père, mais certainement pas celle qui la porterait dans son lit. Neith se fait remarquer lors de la dernière cérémonie. Avertie par une de ses sœur des attentes de son père, le pharaon, Neith doit absolument y échapper. S’isolant sur le toit du palais, Neith réfléchit. Rejoint par son demi-frère, Sennedjem qui lui annonce sa fuite prochaine. Voilà la solution idéale pour Neith, le suivre.

 

S’ils rêvaient de liberté, elle en toute autre. Capturés par des marchands d’esclaves, ils font route vers l’intrépide Babylone pour y être vendus. Leur acquéreur les porte au sein du palais de leur ennemi juré. Très vite les éléments se déchaînent : elle sera la seconde épouse du fils du roi, il deviendra le roi de paille pour berner le mauvais œil. Seul contre tous, trouveront-ils des alliés pour fuir la mort ?

 

Isabelle Dethan nous offre un super univers riche en couleurs, en émotions et en actions. Une bande dessinée captivante tant par les minutieux détails que par le scénario tonitruant. Des personnages touchants et attachants qui tentent à tout prix de se défaire de leurs conditions et de vivre leurs vies telles qu’ils l’entendent. Une course poursuite contre la mort et le temps enivrante. Certes cela reste une lecture très courte mais j’ai su apprécié la qualité des illustrations et tous ce qui se conférent à l’histoire. Une premier tome impressionnant et qui donne envie d’en connaître davantage. Une aventure captivante et riche en rebondissements sur fond historique !

 

Une chronique de #Esméralda

OLIVE, tome 1 : Une lune bleue dans la tête de Cazot Vero et de Mazel Lucy.


Tome 1/4
Olive, c’est l’histoire d’une fille de 17 ans, très timide et renfermée mais à l’imagination débordante. Un jour dans le monde onirique qu’elle s’est créée au fil des années débarque Lenny, un spationaute blessé et malade. Que fait donc cet homme dans son espace réservé où personne n’est jamais invité ?

 
Olive est une fille à part. Elle n’aime pas faire les choses de son âge. Elle n’aime pas traîner avec ces copines qu’elle n’a pas. Elle n’aime pas sa psychologue qui ne comprend rien à rien. Olive est atypique. Une solitaire recluse dans son monde imaginaire.
Un monde tout aussi exubérant qu’elle est introvertie. Une monde de couleurs, de magies, de merveilles. Un monde cocon où elle règne en maître. Un monde qui lui correspond, un monde à son image. Un monde loin de l’agitation mais qui bouillonne en silence. Olive est différente des filles de son âge. Ses immersions sont nombreuses faisant d’elle un fantôme amorphe dans le réel. Les blagues de mauvais de goût, les murmures dans son dos sont les conséquences directes de cette différence. Alors quand son monde est accaparé par un homme étrange et que sa chambre de l’internat devient le nouveau terrain de jeu d’une nouvelle arrivante, Olive ne sait plus quoi penser à part que beaucoup de choses vont changer.

 

Une belle histoire qui introduit avec force et sensibilité l’univers d’Olive. Courte, certes, mais d’une belle intensité qui m’a ravie. La différence d’Olive est subtilement magnifiée par les illustrations de Mazel Lucy. Des dessins à la fois doux, chaleureux où transpirent les émotions aux prises avec elle. Un scénario addictif qui met en place une intrigue qui ne se révélera que dans les prochains tomes. En 56 pages il ne faut pas s’attendre à des développements plus conséquents. Je qualifierais ce premier tome d’une très belle mise en bouche. En attendant le final est digne d’un cliffhanger !!!

 

Une chronique de #Esméralda
Source Dupuis.com

DJANGO MAIN DE FEU de Efa et Rubio.


Django Reinhardt est une légende. Mais Django ? « celui qui réveille » ? est aussi né deux fois. Une première fois dans la neige, durant l’hiver 1910 dans une famille de nomades stationnée à Liberchies, en Belgique. La seconde à Saint-Ouen, près de Paris, à l’automne 1928, quand l’incendie de sa caravane lui mutila la main gauche.
Le scénariste Salva Rubio et le dessinateur Efa avaient déjà signé ensemble un remarquable biopic sur Monet en 2017, rendant hommage à l’obsession du peintre pour la lumière. De même, ce biopic consacré à la jeunesse du musicien prodige met en scène la passion et l’obstination de celui qui s’est toujours considéré comme le plus grand guitariste du monde. Dans ce récit-partition, en découpant les cases comme des accords, le dessinateur anime la romance d’une vie en vibrations aquarellées pour mieux accompagner le cheminement musical et technique de l’inventeur du jazz manouche. De la musette au jazz, du violon au banjo puis à la guitare, la destinée de Django est celle de sa main de feu, habitée par le « duende » qui brûle dans l’âme du musicien manouche. Celle d’un miraculé qui renaît de ses cendres, plus éblouissant que jamais. Musique !

 
Django Reinhardt est une légende. Celle qui se murmure au coin de feu, celle qui s’écoute au son des guitares, celle qui illumine tout un peuple. Une légende qui vogue au grès des vents éternels.
Si nous connaissons la figure emblématique du jazz manouche, son enfance, celle qui a façonné l’homme, est plus discrète. Une enfance sur les routes à voguer de villes en villes où spectacles et autres joyeuseries remplissent les ventres. Roulottes brinquebalantes et un amour pour la liberté suffissent à simplement vivre. Django grandit et son amour pour la musique devient plus impérieux. Le violon ne le suffisant plus, il veut à tout prix un banjo qui lui est refusé. Django, garçon turbulent et les idées bien en tête, joue les perturbateurs au grand dam de sa mère. Il se révolte peu à peu. Sa mère décide alors de lui offrir ce banjo qui calme les tensions. Il revit et très vite devient un musicien hors norme. S’ensuit ensuite de nombreuses  péripéties dont le plus grave sera l’incendie de sa roulotte où il perd l’usage quasi complète de sa main gauche. Mais Django est un homme têtu et acharné, il n’abandonnera jamais la musique.

 

Salva Rubio décrit avec malice et parfois espièglerie, la vie d’un enfant atypique qui fera fi de toutes les difficultés dressés sur son chemin. Un scénario qui retrace les moments clés d’une vie qui se révélera hors norme. De cases en cases, la musique en fond sonore, Rubio lève le brouillard sur ce petit homme devenu grand. Sublimée par le pinceau de Efa, cette biographie est vraiment magique et magnifique. Sans outre passer les éléments et les documents de recherche, le duo d’artistes a su mettre en exergue les moindres détails.

 

DJANGO MAIN DE FEU est une de ces biographie graphiques qui font voyager avec aisance et curiosité les lecteurs dans la vie d’un homme en devenir.

 

Une chronique de #Esméralda
Source dupuis.com

LA CITE SANS NOM, tome 1 : Menace sur l’Empire Dao de Faith Erin Hicks.


Chaque nation qui s’empare de la Cité la renomme. Siècle après siècle, des envahisseurs arrivent, s’installent et la Cité change de nom. Mais ses habitants ne laissent pas prendre dans ces luttes incessantes : leur ville est la Cité sans nom, et toute personne qui cherche à la renommer est étrangère.
Kaidu est l’un de ces nouveaux arrivants, né d’une famille Dao, le dernier peuple avoir pris le contrôle de la région. Rat, elle, est originaire de la Cité sans nom, et déteste Dao pour tout ce qu’il représente. La passion de Dao pour sa nouvelle ville, où il fait ses classes de soldat de la Citadelle, est la seule chose qui pourra peut-être les rapprocher. Espérons-le, car tandis que des complots se montent, le sort de la Cité sans nom repose entre leurs mains. BD Jeunesse

Citée stratégique enviée par tous les peuples. Maintes fois envahies, maintes fois prises en étau, la cité est à l’image de toutes les cultures qu’elle a su accueillir. De nombreux peuples se côtoient sous des regards tendus de reproches et parfois de haine.
Le peuple de Dao gouverne la citée depuis quelques années de cela. Pour faire respecter l’ordre, les jeunes hommes qui vivent à l’extérieure de la citée peuvent s’y rendre. Ils apprennent l’art de se battre et de protéger la citée. Kaidu a fait ce choix pour retrouver son père, un grand général. Il n’a pas l’âme d’un guerrier. Il aime les livres et ne différencie pas les gens en fonction de leur appartenance à tel peuple. Il aime s’évader dans les rues pittoresques de la citée. Dans des circonstances rocambolesques, il fait la connaissance de Rate, une jeune fille, une sans-nommée qui va lui mener la vie dure.

 

Kaidu et Rate vont lier une étrange amitié tout en courant sur les toits de la citée à leur risque et péril et vont être confrontés à un machiavélique complot.

 

Ce premier tome plante les personnages dans un décor féerique où mille et une couleurs se côtoient. Les jeunes héros sont trépidants et avides de découvertes. Entêtés, ils campent ferment sur leurs positions jusqu’au moment où elles apparaissent futiles. Ce premier tome pose les bases d’une belle aventure où l’amitié et l’honneur semblent au cœur de l’action. Un scénario simple et efficace auquel on se prend vite au jeu. Les cases sont magnifiées par de très beaux dessins avec de nombreux détails. Les émotions des personnages sont magnifiquement représentées. Cette lecture a été partagée avec mon fils de 10 ans qui a tout simplement adoré. Il a apprécié les actions et les personnages. L’intrigue n’est qu’à ces prémices mais elle laisse présager encore de nombreux rebondissements. Pour moi elle a été l’occasion de renouer peu à peu avec ce genre de lecture que j’ai délaissée depuis quelques années. Je me suis laissée happer par cette superbe histoire et j’ai plus qu’apprécié les dessins.

 

A découvrir sans hésitation que l’on soit des petits-grands ou des grands-petits 😉

 

Une chronique de #Esméralda

LE DERNIER ATLAS Tome 1 de Vehlmann, De Bonneval, Tanquerelle et Blanchard.


Tome 1/3
Ismaël Tayeb est lieutenant dans un gang criminel. Son grand patron lui donne un ordre qu’il ne peut refuser : trouver une pile nucléaire… Pour cela il va devoir remettre en marche et voler le dernier Atlas, un de ces immenses robots français qui géraient des constructions titanesques jusqu’au milieu des années 70, mais qui, suite à un grave incident à Batna durant la guerre d’Algérie, ont tous été démantelés… à l’exception du George Sand.
Au même moment, Françoise Halfort, ex- reporter de guerre, se retrouve confrontée dans le parc de Tassili à un phénomène écologique et sismique sans précédent qui va bouleverser l’équilibre du monde… Un récit-fleuve, intensément feuilletonnant, à lire d’urgence !

 

 
Un premier tome totalement génial, accaparant, subjuguant et hallucinant.
Vous ne le savez pas, mais il y a 20 ans en arrière (oui je suis vieille), les bandes-dessinées étaient mon dada. J’en lisais à la pelle et avait ma préférence pour Lanfeust de Troy et XIII. Au fils du temps, cette passion s’est estompée et reportée sur les romans.

 

J’étais loin de me douter du plaisir que j’ai pris en lisant ce premier tome. LE DERNIER ATLAS est une uchronie se reposant sur des faits réels. L’Algérie, colonie française, qui réclame son indépendance, une ville au sud-Est d’Alger, Batna, théâtre de nombreux événements. Si ce point temporel est le point de départ de l’intrigue, le fil de l’histoire appartient à la fiction.

 

Le gouvernement français décide de construire des Atlas. D’énormes robots capables de soulever des charges phénoménales et ainsi de construire des immeubles impressionnant à l’architecture unique. Ces robots malheureusement suite à des accidents notables doivent être démantelés. Ismaël Tayeb a eu la chance d’en avoir vu un au cours de son enfance, même si cela relève d’un mauvais souvenir. Il n’en retient que la majesté de ces machines. Tayeb n’a rien d’un ange. Lieutenant au sein d’une grande organisation, il vit de larcin en tout genre et de commerce illicite. Il se dénote par son intelligence et par sa capacité à garder un calme olympien dans toutes les situations. Quand « Dieu le père », un russe exilé, décide de l’embarquer dans une nouvelle affaire en lien avec les djihadistes, Tayeb se trouve confronter à « quelque chose de plus grand ». Suivre son pressentiment devient une obsession qui le portera en Indes. Un défi pour sauver l’humanité ? Qui le suivra dans cette quête improbable ?

 

En parallèle Françoise Halfort, ancienne journaliste, se trouve sur les terres de Batna dans le désert afin d’étudier d’étranges curiosités. Des oiseaux agglutinés au même endroit, des insectes difformes avec une marque aux formes étranges, des tremblements de terre. Et les surprises sont loin de s’arrêter là !

 

Ce premier tome introduit avec habileté les personnages, l’environnement et une intrigue qui promet monts et merveilles par la suite. Bien évidemment les scénaristes, Vehlmann et De Bonenval,  cultivent parfaitement l’ambiguïté et la curiosité qui poussent le lecteur à aller de l’avant. Un scénario sombre qui plonge le lecteur dans une atmosphère noire et glauque où le mal règne sans partage et concession. Le scénario ne doit l’intensité qu’aux dessins de Tanquerelle et Blanchard qui saisissent sur le papier avec une étonnante et effroyable facilité les émotions des personnages. Des traits parfois plus grossiers et caricaturaux quand cela s’y prêtent et d’autre part des traits plus fins et harmonieux et angéliques.

 

En bref, je suis vraiment enchantée par ce premier tome. Un histoire rocambolesque et des personnages intrigants qui n’ont pas encore révélé toutes leurs facéties. Le tome 2 sortira début avril et surtout n’ayez crainte de vous le procurer en version numérique, le rendu est top !

 

Une chronique de #Esméralda

SIMON PORTEPOISSE #1 : Petits malheurs en famille de Antoine Dole et Bruno Salamone

[ BANDE DESSINÉE – Nouveauté 2019 ]
Tome 1 – Dès 7 ans
ACTES SUD JUNIOR BD
64 pages
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle
 
Le résumé :
Aujourd’hui est un grand jour, car le petit Simon, dernier né d’une famille des Porte Malheurs, va devoir livrer son premier ticket poisse ! Accompagné de Monsieur Georges, le chat noir chargé de superviser sa mission, Simon doit faire annuler le départ en vacances de la famille Chouquette ! Mais cette famille, qui semble tout droit sortie d’un magazine, cache bien des secrets ; aucun des membres de la famille n’est content en réalité de ce départ en vacances, au désespoir de Monsieur Georges qui ne voit pas comment livrer le ticket poisse dans ces conditions ! Touché par cette situation, le gentil Simon va multiplier les efforts pour que cette famille retrouve l’envie de passer du temps ensemble. Même si cela doit faire capoter sa première mission… Mais attention, quand un Porte-Malheur se promène dans les parages, les problèmes ne sont jamais bien loin ! Et si, sans le savoir, Simon était un prodige des mauvaises nouvelles ?
 
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La famille de Simon est très spéciale voire monstrueusement effrayante. Des poils partout, des tentacules, des oreilles et des dents pointues et des yeux bizarres. La famille Portepoisse ne passerait pas inaperçue si elle sortait ainsi.

 

Simon, Lily et Martin sont frères et sœurs et s’aiment d’un amour vachement mordant. Leurs parents sont supers cool et rigolos. Une famille non conventionnelle et très sympathique. Mais ce que tu ne sais pas, c’est que grâce aux transformafioles, ils prennent notre apparence et peuvent ainsi mettre en œuvre leurs méfaits. Gare à toi ! Ils délivrent des ticket-poisse.

 

Pour Simon, c’est un grand jour ! Il part pour sa première mission. Direction la famille Chouquette. Une famille tout à fait normale mais qui ne s’aime pas tant que ça. Simon doit relever son premier défi et donner son ticket poisse. Mais Simon préférerait distribuer le bonheur à la place des mauvaises nouvelles. Arrivera-t-il à surmonter sa peur ?

 

J’ai découvert la plume d’Antoine Dole au travers de son roman UENO PARK. Une magnifique rencontre qui m’avait enchantée. Vous le connaissez peut être avec ses aventures de MORTELLE ADÈLE ? A la sortie de cet album j’ai voulu partager cette lecture avec mon fils (de presque 10 ans). Nous avons ris. Nous avons discuté autour des sujets développés comme la peur, les relations entre frère et sœur, le bonheur, le malheur et l’amour qui unit les membres d’une famille. Nous avons également évoqué la différence : est-elle une bonne ou mauvaise chose ? Nous avons ris face aux superbes illustrations de Bruno Salamone. Nous avons été attentifs aux détails qui se glissent dans chaque bulle.

 

Nous avons été ravis de découvrir les premières aventures de Simon Portepoisse. Un petit garçon atypique et très attachant. Son compagnon de route, le chat noir Georges, sous ses airs diaboliques est un très bon guide.

 

Petits et grands vous allez succomber à cette aventure monstrueusement merveilleuse !!

 

Une chronique de #Esméralda.

 


 
L’avis de Tito :
Je trouve que Simon n’aime pas trop donner de mauvais conseils aux gens ; comme à la famille Chouquette dont il fallait donner un ticket-poisse. Parlons un peu de Georges. C’est un chat noir qui n’aime pas trop que Simon cueille des trèfles. Il donne au petit garçon quelques conseils qui portent la poisse aux humains mais pas aux monstres. Ils peuvent se téléporter où ils veulent aller. Et sans oublier la potion qui permet à toute la famille de se transformer en humain. Vous allez adorer les mauvaise nouvelles !

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… le site des éditions ACTES SUD JUNIOR.

… Le site d’Antoine Dole.