A MÊME LA PEAU de Lisa Gardner.


[ POLICIER – A paraître le 2 janvier 2019]
Éditions ALBIN MICHEL
Traduction : Cécile Deniard
Titre original : Fear nothing, 2014.
512 pages
Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »
Lien Kindle

Le résumé :


Deux meurtres spectaculaires sont perpétrés à Boston à six semaines d’intervalle. Dans les deux cas, les victimes sont des femmes seules, atrocement mutilées, à côté desquelles l’assassin a déposé une rose.
L’inspectrice D.D. Warren, chargée de l’enquête, décèle vite une similitude entre ces mises en scène macabres et une longue série de meurtres ayant défrayé la chronique à Boston quarante ans plus tôt et dont l’auteur, Harry Day, s’est suicidé depuis.
Seul recours pour D.D. Warren : se rapprocher des deux filles de Harry Day. Se pourrait-il qu’il y ait un lien entre les récents crimes et Shana et Adeline ? Pour le savoir, D.D. Warren va devoir se confronter à cette interrogation : peut-on échapper à son destin lorsqu’il est marqué du sceau de la mort ?
Une plongée stupéfiante au coeur d’un enfer familial : Lisa Gardner s’impose définitivement comme une virtuose du thriller psychologique.

Mon avis :


Je découvre pour la toute première fois la plume extraordinaire de Lisa Gardner. Effectivement, si ce nom  me revenais souvent aux oreilles, je n’ai jamais ouvert un de ses romans. Maintenant que le problème est résolu et bien cette rencontre a été formidable, éprouvante et majestueuse.


Je ne sais pas si son meilleur roman, en tous cas il m’a donné envie de découvrir ses précédentes parutions en les rajoutant dans ma wish-list.


D.D. Warren est ce genre de personnage que j’adore. Déterminée, têtue, courageuse, teigneuse, survoltée, passionnante, intelligente et super flic, D.D. est un sacré bout de femme qui ne se laisse pas déstabiliser et qui fonce droit dans les problèmes. Un personnage aux traits de caractères forts et impressionnants. On est loin de ces personnages fades qui se laissent porter par les flots. Non, D.D. fonce, réfléchit, suppose et questionne. Dit comme cela, on dirait une super héroïne, oui mais D.D. est aussi une femme avec ces faiblesses et ses fragilités, une maman inquiète et protectrice et une épouse qui ne faut pas chatouiller.


J’ai adoré suivre ses péripéties, surtout que l’auteur ne l’épargne rarement et joue avec ces nerfs. Cette nouvelle enquête sur « le tueur de la rose », n’a rien d’évident, surtout quand le passé, une psychiatre insensible à la douleur (Adeline) et une prisonnière (Shana) s’en mêlent. Le point commun : Harry Day, papa de Shana et Adeline et accessoirement tueur en série qui séquestrait des femmes et découpait leur peau. Quand deux meurtres rappellent ceux d’il y a quarante ans, c’est la panique à bord.


Lisa Gardner a le talent incroyable de narrer une histoire totalement sensationnelle avec des personnages qui à travers leurs qualités et leurs nombreux défauts arrivent à subjuguer. Elle parfait un tableau aussi horrifiant que réel, incluant le poids incommensurable d’un héritage sanguinaire. Un thriller mené avec brio et ingéniosité où Lisa Gardner ne cède absolument pas à la facilité. Une intrigue où règne un suspense qui tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Les personnages attirent l’attention. J’ai lu ce thriller d’une traite. L’auteur m’a immergée dans son monde avec une certaine facilité. La trame dénote par son intensité et les implications. Les doutes assaillent souvent les personnages et outre le fait de découvrir qui est ce tueur à la rose, D.D., Adeline et Shana devront faire face à ce qu’elles ont de plus personnel : leur identité.


Quel thriller éprouvant ! Dans la lignée de Karine Giebel, Lisa Gardner a le talent et l’audace de faire vivre une lecture « tourbillonesque » !


#ESMERALDA


Je remercie les éditions Albin Michel et Babelio pour la découverte de ce super roman.


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Vers le site des éditions Albin Michel pour tout savoir.

Vers Wikipédia pour découvrir l’univers de Lisa Gardner.

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DE LA NATURE DES INTERACTIONS AMOUREUSES de Karl Iagnemma.

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[ RECUEIL DE NOUVELLES – LITTÉRATURE NORD AMÉRICAINE – Nouveauté 2018]
Éditions Albin Michel – Collection Terres d’Amérique
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marina Boraso
Titre orignal : On the nature of human romantic interaction, 2003
Ma note : 3/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

« Mon inventaire de l’amour se résume à peu près à Alexandra, alors que le sien se partage entre moi-même et d’autres ». Face à ce constat amer, Joseph, un jeune scientifique, imagine une série d’équations pour contraindre son amoureuse volage à n’aimer que lui. Mais peut-on soumettre l’alchimie des sentiments aux lois de la science ?
C’est la question, drôle et grave, que pose Karl Iagnemma dans ces nouvelles délicieusement ironiques où mathématiciens, universitaires et chercheurs tentent de rationaliser le domaine des sens, abordant de manière insolite l’adage de Pascal selon lequel  « le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas ». Quitte à se heurter à d’autres énigmes, bien plus insolubles…
 « Le premier recueil d’un scientifique de haut vol qui sait malgré tout que le coeur humain est aussi important que les mathématiques. Son talent est fulgurant et n’a pas fini de nous étonner. » Kirkus Reviews.

 

 


Mon avis :

 

Mathématiques et amour, il ne m’en valait pas plus pour vouloir découvrir ce recueil de huit nouvelles assez différentes des unes et des autres. Voici les titres de ces nouvelles :

 

De la nature des interactions amoureuses
Le rêve du phrénologue
Le théorème de Zilkowski
L’approche confessionnelle
L’agent des Affaires indiennes
Règne, ordre, espèce
La femme du mineur
Les enfants de la faim

 

Je ne vais pas te parler de chacune de ses nouvelles, mais plus généralement. La plume de Karl Iagnemma est un vrai délice. L’auteur évoque avec beaucoup de malice ce sentiment d’amour extrême dans le milieu scientifique. L’intelligence n’est pas gage d’aisance en matière de sentiments amoureux. Leurs péripéties offrent souvent de belles scènes de désolation, de naïveté mais aussi de déchainements et de passion.

 

Dans chaque nouvelle, le ou la scientifique en est le personnage principal : on retrouve le scientifique à lunette caché chaque nuit derrière son écran, le phrénologue, les mathématiciens universitaires, l’artisan du bois, l’agent des Affaires indiennes, la scientifique arboricole, le mineur et le docteur. Il évoluent à la fois dans un cadre bucolique, intransigeant, glacial au grés des époques. Que ca soit courant du XIXe siècle ou fin du XXe siècle, l’amour est un moteur essentiel dans cette quête. Cette dernière peut se poursuivre dans des équations, dans la recherche du crane parfait de la femme parfaite, dans l’abandon, dans la persévérance, dans la passion, dans les entrailles.

 

Certaines nouvelles m’ont charmée par cette manière farfelue d’aller en la rencontre de l’amour. « Le rêve du phrénologue », profession que je ne connaissais pas qui consiste à étudier la morphologie de la boite crânienne et en déduire grâce à un cryptage compliqué l’avenir de leur propriétaire et de leur trait de caractères. A l’heure actuelle on prendrai cela pour du charlatanisme mais cela était assez convaincant au cours du XIXe siècle. Ensuite, « Les enfants de la faim » dans lequel un médecin étudie sur un sujet vivant le fonctionnement de l’estomac. La passion y est si dévorante que finalement l’amour n’a plus aucun sens.

 

D’autres m’ont touché par leur sensibilité. « Règne, ordre, espèce », où une jeune femme scientifique est totalement fascinée par la nature et son fonctionnement. A tel point quel déclame à ses amoureux successifs son amour, par le biais d’une longue tirade tirée d’un bouquin scientifique sur le sujet, qui est loin de laissé de marbre ces prétendants. Son obsession est de découvrir et rencontrer l’auteur de ce bouquin. « La femme du mineur » est une très belle ode à l’amour celui qui se mérite, celui qui dévore les âmes. Etre mineur n’est pas la panade, mais il est un des rares moyens de subsistance lorsqu’on est émigrant. Ce mineur est un passionnée d’arithmétique et tente de démontrer et créer en cachette la faisabilité que la surface d’un cercle peut être identique à celui d’un carré. Sa femme aimante croit alors qu’il est possédé par un démon quand elle découvre ces feuilles gribouillés de signes inconnus. Mais la persévérance et l’amour vont les mener sur le bon chemin.

 

Ce recueil offre huit nouvelles uniques par leur originalité. Les interactions humaines y sont décrites avec beaucoup d’honnêteté, de subtilité. L’ironie, la désillusion, la passion, la culpabilité viennent parachever ces histoires sublimes. Les personnages y sont dépeints dans toute leur complexité. La nature y est beaucoup présente, si le décor change et que les années défilent, j’ai eu l’impression que ces huit histoires se déroulent dans les mêmes lieux et environnement. Point que j’éclaircirai lors d’une prochaine lecture.

 

J’ai passé un agréable moment de lecture en compagnie du recueil de Karl Iagnemma. C’est un vrai délice de se laisser balader au grès « de la nature des interactions amoureuses ».

 

 


Lecture dans le cadre de la Masse Critique de Babelio en partenariat avec Les éditions Albin Michel, merci beaucoup !

 

 

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Vers le site des éditions Albin Michel, pour tout savoir !

Vers le site de Karl Iagnemma !

 

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Une lecture proposée par le Picabo River Book Club.

 

 

 

 

MINUIT VINGT de Daniel Galera.

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[ LITTÉRATURE CONTEMPORAINE BRÉSILIENNE – Nouveauté 2018]
Éditions Albin Michel – Collection Les Grandes Traductions
dirigée par Monsieur Geffard
Traduit du portugais (Brésil) par Régis de Sa Moreira
Titre original : Mei-note e vinte, 2016
Format numérique (272 pages) : 13.99€
Broché : 20.00€
Ma note : 5/5 mention « pépite »

 

 


 

Le résumé :

 

Dans un Porto Alegre accablé par la chaleur et paralysé par une grève des transports, trois amis se retrouvent plus de vingt ans après s’être perdus de vue. À la fin des années 1990, ils avaient lancé un célèbre fanzine numérique, et ce qui les réunit aujourd’hui, c’est la mort du quatrième membre de la bande, devenu entretemps un écrivain très en vue sur la scène brésilienne : Andrei Dukelsky, surnommé « Duc », assassiné en pleine rue pour un stupide vol de portable.
À l’occasion de ces retrouvailles, chacun des trois personnages raconte sa propre histoire à la façon d’un puzzle et se remémore le tournant du millénaire,  esquissant le portrait incertain de l’ami disparu et le roman d’une génération qui doit tout réinventer, à commencer par son rapport au monde à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux.
Entre promesses non tenues et angoisses apocalyptiques, Daniel Galera, le jeune auteur prodige de Paluche et de La Barbe ensanglantée, capte avec une justesse saisissante la réalité d’une jeunesse aux prises avec un monde qui lui échappe.
« L’un des jeunes écrivains brésiliens les plus enthousiasmants, dans la lignée de Roberto Bolaño et Jim Harrison croisés avec les frères Coen. » The New York Times

 


 

 

Je croyais en l’avenir, l’économie créative et la capacité du capitalisme à digérer toutes ses contradictions, y compris ses apocalypses. Le monde, pensais-je, n’avait pas besoin d’être sauvé, et c’est pour cette raison qu’il le serait précisément par ceux qui ne croyaient pas qu’il avait besoin de l’être. C’est Tolstoï, je crois, qui a dit que tous les criminels avaient la certitude de savoir ce qu’était le bien commun. Ce n’était qu’en pensant à soi-même qu’on réussissait, par inadvertance, à changer le cours des choses.

 

Mon avis :

 

Voici une nouvelle fois une lecture qui me fait sortir de mes sentiers battus. Pour mon plus grand plaisir, j’ai été conquise.

 

MINUIT VINGT est à mes yeux un très grand livre. Un auteur fabuleux qui pointe du doigt avec une telle précision les maux de la société et surtout trace au travers des portraits de ces quatre personnages toutes ces désillusions qui détruisent les rêves.

 

MINUIT VINGT est le tableau saisissant de l’envers du décors, cette partie sombre qui grignote l’esprit, l’âme et anéanti la puissance humaine. Un décor apocalyptique, des gens affamés, assassinés, malades, une chaleur étouffante, une ville sens dessus-dessous, plus rien de fonctionne, les Hommes semblent épuisés par leurs combats ridiculement substantiels.

 

« Duc » a été assassiné pour un portable. Pan … ! plus rien, néant, basta ! « Duc » des années auparavant était le fédérateur d’une bande de jeunes hippie geek qui voulait porter leurs voix dans un monde à l’aube d’un renouveau, d’une hyper-connexion. L’avenir était là, devant eux avec leurs idées qui fusaient, qui émerveillaient, qui soulevaient les foules, qui innovaient. « Duc », Emiliano, Antero et Aurora étaient rédacteurs principaux du premier fanzine du Brésil « L’orang-Outan« .

 

La vie a poursuivi son petit bonhomme de chemin, ils se sont perdus de vue, mais les liens d’amitiés ont toujours survécu. De loin, de près, sur les réseaux sociaux, un petit mot, un petit échange demeuraient. Jusqu’à ce jour fatidique où plus rien de semble normal, tout s’effondre.

 

Aurora la scientifique qui court après un éden perdu, Emiliano le journaliste homosexuel et Emiliano l’intrépide chef d’entreprise au mœurs quelque peu exubérantes, se retrouvent pour les obsèques. S’ensuit une rétrospective propre aux personnages, loin d’être une sinécure.

 

J’aime beaucoup l’histoire que propose Daniel Galera. J’aime sa manière de s’accaparer d’un sujet où se mêlent les sentiments liés à la vie, à la mort, aux questionnements, aux désirs, à la peur, à la passion, à l’amour et à l’amitié. Au travers de ces trois portraits, Galera explore l’intimité, l’homosexualité, le secret, l’abondance, la dépravation. La plume de Galera sublime une oraison aussi intransigeante que mutique. Un plongeon dans les affres humaines. Un tableau aussi effrayant que magnifique. Le noir et le blanc se mélange formant une multitude de couleurs qui dépérissent, se réinventent et s’animent avec grâce, peur et animosité.

 

MINUIT VINGT, heure cruciale où le passé rejoint le présent laissant place au futur incertain et imprenable.

 

MINUIT VINGT est impressionnant, subjuguant, prenant, paralysant. Une histoire moderne.

 

 


 

Je remercie Monsieur Geffard et Carol pour leur confiance.

 

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Vers le site des éditions Albin Michel, pour tout savoir !

 

 

 

IRRESISTIBLEMENT TOI, épisode 1 : tome 3 de Cécilia City.

Irrésistiblement toi - épisode 1 - tome 3 par [City, Cécilia]

 

[ ROMANCE EROTIQUE – Nouveauté 2018]

Tome 3/3 de l’épisode 1

Editions Albin Michel – Collection MA Next Romance

 

Format numérique (254 pages) : 3.99€

Episode 1 disponible en version intégrale : 8.99€

Ma note : 4,5/5

 

 

 

 

 


 

Le résumé :

 

Il est grand temps d’éclaircir les motivations de l’inconnue qui cherche à porter atteinte à la vie de Chloé. Même si les diverses tentatives de déstabilisation dont elle a été victime ont fini par détériorer le couple qu’elle forme avec Sébastien. C’est à Megève qu’elle part faire une pause dans le luxueux chalet de son père, avec Matt et son fidèle ami, le policier Mario.
Loin des ennuis, se laissera-t-elle attendrir par le paysage idyllique des Alpes ? Réussira-t-elle à vivre « son » conte de fées ?
Rien n’est moins sûr, car avec Chloé le rêve peut rapidement tourner au cauchemar !

 


 

Mon avis :

 

C’est avec une grande joie que je retrouve la plume de Cécilia City et surtout son héroïne tout feu tout flamme, Chloé.

 

Dans le premier tome, j’ai découvert une Chloé toute pimpante malgré ses angoisses, ses peurs et ses doutes. Les bons soins de Sébastien, l’homme le plus chanceux au monde, l’ont quelque peu apaisée. Si ce n’est que le mauvais sort s’acharne sur elle, un mystérieux complot. Dans le second tome, je retrouve une Chloé totalement abattue, craintive, peureuse. Retournement de personnalité saisissant et surtout inattendu. Confrontée à un déchainement de violence, elle s’en prend plein la figure. Si le final s’ouvre sur une note plus optimiste, le couple Sébastien-Chloé a souffert. Ce début de relation atypique se construit sur des bases instables, qui seront une nouvelle fois mises à dure épreuve dans le troisième volet.

 

Ce dernier débute avec une Chloé prise au dépourvue et pour une fois en colère. En colère contre une belle mère qui a tout du tyran, une ex petite copine trop envahissante, une rôdeuse improbable qui va révéler une super conspiration perverse attentant à sa personne. Une Chloé combattive, guerrière se réveille d’un profond sommeil. Telle une acharnée prête en découdre, les révélations vont l’ébranler, mais solide sur son piédestal, elle va trouver la force de les contrer. Emotionnellement fragilisée, fatiguée par la proportion que les prennent les événements, énervée de tout et de rien, elle s’en remet entièrement à son amoureux prêt à tout pour sauver sa belle princesse qui lui offre l’amour tant espéré et un autre avenir (mystère… !).

 

Matt, son demi-frère, fait une apparition un peu plus conséquente. On n’en sait guère davantage sur lui. J’espère que son personnage sera approfondit pourquoi pas dans un prochain épisode, de plus qu’une relation avec une des meilleures copine de Chloé ferait une trame sensationnelle.

 

De plus, le personnage de Mario, le policier prévenant me laisse sur la touche et ne m’inspire pas du tout confiance. Affaire à suivre donc !

 

Une nouvelle fois Cécilia City joue la carte du rebondissement et de la surprise. Changement de ton, elle met en évidence un autre aspect de la personnalité de Chloé. On découvre également un Sébastien protecteur, un chevalier servant qui met tout en œuvre pour que sa belle soit le plus épanouie. Un Sébastien attendrissant, reconnaissant ses erreurs et ses maladresses et surtout prêt à tout pour surmonter ces terribles épreuves.

 

Ce n’est pas coutume, le final se clos sur une nouvelle question et donne qui seront, peut être, approfondies par la suite. LE chemin est long, le suspense très sympa et surtout j’ai envie de connaître cette fin qu’elle soit happy ou bad, je veux savoir. Cécilia City adore faire tourner en bourrique ses lectrices. L’attente est terrible.

 

 


 

Je remercie MA Next Romance pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

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Mon avis sur le 1er épisode !

Mon avis sur le second épisode !

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DANS LA CAGE de Kevin Hardcastle.

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[LITTÉRATURE NORD AMÉRICAINE – Rentrée littéraire 2018]
Roman noir
Éditions Albin Michel
Collection Terres d’Amérique dirigée par Francis Geffard
Traduction (Canada) par Janique Jouin-de Laurens
Titre original : IN THE CAGE
Format numérique (352 pages) : 14.99€
Broché : 22.00€
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »

 

 


 

Le résumé :

 

Ancien champion de boxe et de free fight, Daniel a raccroché les gants après une blessure grave et dire adieu à ses rêves de gloire. Devenu soudeur, il mène aujourd’hui une vie tranquille avec sa femme et sa fille, âgée de douze ans, à Simcoe,  petite ville d’Ontario dont il est originaire. Difficile pourtant, dans une région minée par le chômage, de joindre les deux bouts. Aussi Daniel accepte-t-il de se mettre au service de Clayton, un caïd de seconde zone qu’il a connu dans son enfance, le temps de se renflouer. Mais vite écoeuré par la violence de ce milieu, il décide de s’affranchir et de remonter sur le ring. Sans se douter que, telle l’araignée prise dans sa toile, il ne pourra se libérer de l’influence néfaste de son ami…
Premier roman tout  en tension et en émotion, porté par un magnifique personnage digne d’une tragédie antique, Dans la cage révèle un jeune auteur canadien à suivre, dans la lignée de Donald Ray Pollock et Craig Davidson.
« Un livre nerveux dans lequel s’exprime la toxicité amère de ce que le roman noir offre de plus beau. »
Kirkus Reviews
« Imaginez un poing qui se serre lentement, phalange après phalange, et vous aurez un aperçu de la façon dont ce jeune écrivain construit son récit, avec une précision tout à la fois sombre, hypnotique, bouleversante et humaine. »
The Globe and Mail

 


 

Mon avis :

 

 

∞∞ LES PREMIERS LIGNES ∞∞
La première fois que Daniel avait combattu dans la cage, c’était le jour de son vingt-septième anniversaire. Jusque-là, il avait boxé chez les amateurs et son palmarès était de 22-2, dont vingt victoires par K.-O. Les défaites avaient toujours été sur décision de l’arbitre et il n’avait été blessé qu’à une seule occasion, mais il n’en avait jamais parlé à personne. IL n’aimait pas la boxe, et avant qu’on ne tente de le pousser à passer professionnel, son entraineur avait été envoyé à la prison de Fernbrook à cause de son activité avec le club de bikers du coin. Il n’était jamais revenu. Daniel avait cessé d’aller au gymnase, et en regardant un combat de boxe thaï à la télé, il avait décidé de passer à autre chose ? Au bout d’un an, il avait disputé douze combats de kick-boxing selon les règles nord-américaines et les avait tous gagnés par K.O. Il avait combattu au Québec, en Alberta et sur des réserves indiennes ; certains de ces combats n’avaient jamais été portés à son palmarès et d’autres s’étaient déroulés à la thaïlandaise, avec de pathétiques tapis de ring tachés et retachés par le sang des hommes.

 

 

Kevin Hardcastle signe avec IN THE CAGE son premier roman. Un roman noir si corsé qu’il est bien difficile d’en sortir indemne.

 

Violence, sang, haine, domination, manipulation, acharnement, désespoir, peur… tout autant d’éléments conférant une atmosphère quasi angoissante.

 

Malgré un départ en dent de scie, l’adaptation au milieu dans lequel évolue ce roman a été quelque peu difficile. Le monde de la boxe, du free fight est bien détaillé. Les notions techniques m’ont quelque peu donné le tournis. Heureusement, Monsieur Miss Chocolatine qui maitrise le sujet, c’est fait un plaisir de me faire une démonstration-explication. Je conçois que les novices pourront être déstabilisés par toutes ces données, il est préférable de prendre le temps de jouer au curieux, on en apprécie bien mieux la teneur du récit.

 

Daniel est le fils a son père. Il n’a rien d’un héros, un homme ordinaire. Une enfance heureuse. Daniel suit sa voie, son chemin sur lequel il rencontre Sarah qui devient son pilier, lorsque le glas des combats sonne. De retour dans sa ville natale Ontario, il fait vivre sa famille grâce à des petits boulots sur de gros chantiers de construction.  Survivre devient alors un sacrifice primordial. Il se fait embrigader par Clayton, un copain de toujours, et tient le rôle de négociateur dans les affaires scrupuleuses du pseudo boss. Ne supportant plus son rôle, il décide alors de tout arrêter. Le danger s’insinue alors silencieusement au sein de sa famille. Jusqu’à quel prix ?

 

J’ai adoré la trame de ce roman. Insidieusement, l’histoire m’a pris aux tripes. Si le rythme est assurément lent la quasi totalité des chapitres, les derniers m’ont donné de vraies sueurs froides. L’atmosphère pesante prend de l’ampleur au fil des pages. La pression est telle que j’ai ressenti cette lame aiguisée s’insinuant dans les plis de la gorge donnant les pires frayeurs. Kevin Hardcastle n’épargne à aucun moment son lecteur. Il insuffle dans les traits psychologiques précis, cette ambiance malsaine, défigurant les valeurs morales de l’Homme. La haine, la désolation, les coups bas s’infiltrent de page en page. Un engrenage perfide de la condition humaine. Kit de survie défaillant ou roue de la malchance, certainement des deux. Les poings tombent, les larmes coulent, la colère gagne. Rien n’est épargné et encore moins le lecteur.

 

Je ne suis pas une habituée du roman noir, et loin de m’en déplaire, j’ai trouvé ce dernier d’une intensité totalement incroyable. L’instrumentalisation des dialogues est assez magnifique. Répliques courtes et acerbes. En apparence, le silence et les non dits en disaient davantage. Malgré le fait que j’ai eu l’impression de tourner en rond dans cette cage tourmentée de la vie de Daniel, je l’ai perçu plutôt comme étant le percuteur prêt à être amorcer à l’instant T et adéquat. Et c’est sur cette attente là que Kevin Hardcastle excelle.

 

Ce premier roman est une très belle découverte. Pas de coup de cœur, mais j’attend avec beaucoup d’impatience son prochain roman. Comme une intuition : cet auteur peut offrir bien davantage. Affaire à suivre, donc !

 

 

 


 

Je remercie Monsieur Geffard pour sa confiance et Carol.

 

 

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Vers le site officiel de Kevin Hardcastle, pour suivre son actualité !

 

 

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