FAUX AMIS de Linwood Barclay.

[ POLICIER – 2018]
Tome 2/3
Éditions BELFOND – Collection Belfond Noir
Traduit par Renaud Morin
496 pages
Ma note : 4/5 mention « à découvrir »
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Le résumé :

 

Plume acérée, personnages inquiétants et humour noir : après Fausses promesses, Linwood Barclay livre un nouvel opus riche en suspense pour conter les secrets et mystères d’une bourgade américaine pas si tranquille.
La ville de Promise Falls est sous le choc. L’écran du drive-in vient de s’effondrer en pleine séance. Bilan : quatre morts. Accident ? Acte malveillant ? L’impassible inspecteur Barry Duckworth enquête. Et un détail le perturbe : l’heure de l’explosion, 23 h 23 ; un chiffre qui évoque d’autres crimes non élucidés…
De son côté, le privé Cal Weaver travaille sur une sombre affaire. Une effraction a eu lieu au domicile d’Adam Chalmers, ponte local décédé au drive-in. Le vol en question : des vidéos érotiques que le défunt réalisait dans son sous-sol… Qui apparaissait sur ces films ? Y a-t-il un lien entre tous ces faits divers ?
Phénomènes étranges autour de la grande roue, agressions sur le campus, meurtres inexplicables. Un vent de panique souffle sur Promise Falls et l’heure est venue pour Cal Weaver et Barry Duckworth d’unir leurs forces.
Mais par où commencer dans cette ville où tous les psychopathes du coin semblent s’être donné rendez-vous ?

 
Mon avis :

 

Me voici de nouveau dans les rues trépidantes de Promises Falls. Ville à l’apparente tranquillité mais qui depuis de nombreuses semaines, le sort semble s’acharnait sur elle. Ville maudite où le vengeur inconnu sous le couvert du numéro 23 fait régner un chaos sans nom.

 

Nouveaux problèmes, nouveaux soucis et nouveaux tracas. Tous liés ? Alors que le cinéma plein-air fête sa dernière diffusion, à 23h23, son écran se désagrège suite à une explosion faisant quatre victimes. Panique à bord et conjectures de tout horizon fleurissent. L’inspecteur Duckworth, fin limier à la main légère sur les beignets, suit son instinct quant à l’énigme de ce fameux nombre 23. Alors que sa précédente enquête lui trotte toujours dans la tête avec de nombreuses questions non élucidées, il avance tant bien que mal dans cette ville qui ressemble à une véritable jungle. Surtout quand les morts jouent avec les vivants.

 

Pendant ce temps là, la fille d’une des quatre victimes fait appel au détective Cal Weaver, ancien flic de Promises Falls, aucune enquête lui fait peur. Cette nouvelle mission va pourtant le mettre à mal, surtout quand l’honnêteté n’est pas de rigueur et que les mensonges semblent fleurir à tout bout de champs pour finalement un résultant étonnant et effarant.

 

Les deux enquêtes en parallèle finissent par se rejoindre et l’inspecteur et le détective devront mettre en commun leurs efforts pour résoudre une énigme palpitante.

 

Promise Falls devient alors le théâtre d’un désordre sans nom : un bus en feu qui roule sans chauffeur au milieu de la ville et pleine nuit, une tentative d’enlèvement, un meurtre en préparation, des manipulations, de la jalousie … et bien d’autres pour une course à la montre effrénée au cœur d’une course poursuite qui n’annonce rien de bon.

 

Ce second tome est à mon goût bien plus intéressant que le premier. De suite, j’ai retrouvé l’ambiance chère à Promise Falls, une ambiance calfeutrée comme si cette ville était isolée du monde. Des personnages qui ont la patate et aussi caricaturaux qu’il sont, ont cette attrait magnétique. Je retrouve les personnages du premier tome qui continuent leur petit bout de chemin et qui je pense n’ont pas dit leurs derniers mots. Cette nouvelle enquête se rajoute à l’intrigue principale qui est de démasquer qui agit sous le couvert du numéro 23.

 

Lindwood Barclay excelle dans ses mises en scène qui s’entrecroisent et se décroisent, et qui mettent à leur centre ses personnages haut en couleurs où les surprenants rebondissements ont le mérite de créer un suspense haletant. J’aime beaucoup sa plume. Car si le polar se veut rigoureux et noir, la plume de l’auteur à cette légèreté voire humoristique. Un contraste étonnant et épatant !

 

J’ai hâte de découvrir le dénouement de cette trilogie. Y a pas à dire Lindwood Barclay sait mettre l’eau à la bouche.
 

 
Je remercie les éditions Belfond pour leur confiance via la plateforme Netgalley.

 

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Découvre mon avis sur le premier tome de la trilogie « FAUSSES PROMESSES ».

Vers le site de Lisez.com, pour tout savoir.

Découvre le site officiel de Lindwood Barclay.

 

Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

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LA MAISON DE RUINES de Ruby Namdar.

 

[ LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE CONTEMPORAINE – Rentrée littéraire 2018]

Éditions Belfond – Collection littérature étrangère

Traduit par Sarah Tardy

Titre orignal : The ruined house, 2017.

 

 

Format numérique (560 pages) : 15.99€

Broché : 23.00€

Ma note : 4/5 mention « pépite »

 

 

 


 

Le résumé :

 

Foisonnant, érudit, baroque, évoquant rien moins que Saul Bellow, Tom Wolfe ou Philip Roth, un roman tout en excès et en humour, qui s’attaque aux épineuses questions de l’identité et de la religion, avec en fond une critique grinçante de l’Amérique d’aujourd’hui. Couronnée par le prix Sapir, une œuvre puissante, jubilatoire, mystique, un véritable morceau de bravoure littéraire.
Souvent, Andrew Cohen se dit qu’il est au zénith de sa vie. Séduisant professeur d’université, ce quinquagénaire fringant fascine ses élèves avec de piquants essais – La critique de la culture ou la culture de la critique ? – et devrait bientôt obtenir la promotion qu’il espère tant. Il mène une vie épatante, entre réceptions chics dans son bel appartement de l’Upper West Side et vernissages dans les galeries de Manhattan ; il n’est que tendresse pour son ex-femme et leurs deux jolies filles et passe des soirées torrides avec Ann Lee, sa sublime maîtresse de vingt-cinq ans.
Mais…
C’est d’abord cette promotion qui lui échappe ; un gros malentendu avec son ex-femme ; les nuits avec Ann Lee qui se font trop sages ; cette soirée caritative décadente où tout l’écœure soudain.
Et puis ces flashs dans sa tête, ces visions terrifiantes : violence, pillages, la destruction du Temple de Jérusalem, l’Holocauste.
Le professeur Cohen est en train de perdre pied.

 


 

Mon avis :

 

En ouvrant ce roman, je sors complétement de ma zone de confort. Loin de me déplaire, j’adore prendre des risques, et ce dernier s’avère une incroyable surprise.

 

LA MAISON DE RUINES est sans contexte un chef d’œuvre de la littérature.

 

Après les difficultés liés à une immersion compliqué due aux premiers chapitres, petit à petit j’ai pu apprécier la teneur incroyable que révèle ce roman. Je n’en mène par large derrière mon écran, moi, modeste lectrice, parler de cette œuvre va être un tantinet ardu.

 

Le roman est principalement axé sur un unique personnage : Andrew P. Cohen. Imminent professeur de l’université de New York. Rédacteur, dans de prestigieux journaux, il est une figure emblématique du New York guindé aristo-culturel. De confession juive, il évolue dans un milieu ultra fermé, aux codes et exigences parfois démesurés. Andrew a choisi cette vie. Il a désiré profondément. Issu d’une famille loin d’être pratiquante, sa mère ne rêvait qu’une chose qu’il épouse une goy.

 

Père de famille, divorcé, la cinquantaine pimpante, Andrew est bien dans son esprit et dans son corps. Sa vie est rythmée par les cours, les soirées mondaines, les soirées privées où il se transforme en cuisinier émérite, le sport et les diners en amoureux. Ainsi tout va pour le mieux. Andrew commence à perdre pied un jour, sans cérémonie, sans préméditation. C’est spontané, c’est irréel. Et puis, peu à peu, il sombre et le chaos s’installe.

 

Des visions, des hallucinations, des envies paradoxales, des odeurs, la page blanche, des incommodités, l’attirance qui s’enfuit, l’absence de résultats, des souvenirs deviennent son quotidien. Burn out ou psychose ou autre se confondent. Andrew, homme enjoué, devient l’ombre de lui même. Les bas instincts dictent sa conduite. Les souvenirs l’assaillent. Les nuits deviennent blanches. Un homme se détruisant.

 

Dans cette descente en enfer, Ruby Namdar confond la destruction du Temple de Jérusalem à la vie d’Andrew. D’ailleurs on pourrait croire à la réincarnation, même si l’auteur explore cette idée, elle aussi vite mise de côté. Ce personnage présent silencieusement est le Grand Prêtre Aaron du second Temple de Jérusalem. En parallèle dans les visions ou cauchemars, le lecteur découvre ce plan de l’histoire de ce peuple. Namdar « confronte » le judaïsme classique au judaïsme réformé. Les pans historiques de ce peule migrateur est exploré, sans oublier les mentions à l’holocauste.

 

Malgré un début à demi teinte, je me suis accrochée à ce personnage me demandant ce qu’il allait advenir de lui. Un personnage qui va se métamorphoser par ses craintes, ses peurs, ses angoisses exacerbées, ses souvenirs, ses questions. Une multitude de détails rend ce personnage d’une authenticité à toute épreuve. Les descriptions grandiloquentes prennent une place importante dans cette évolution humaine au cœur d’une ville qui ne pardonne aucun faux pas. Un tumultueux sans nom, bouleverse le lecteur.

 

LA MAISON DE RUINES soulève de nombreuses questions, notamment celle du poids de l’héritage religieux dans ce monde où tout est étiqueté et malmené, où la force de la communauté devient un moteur puisant dans la montée sociale. Justement une société qui périclite dans l’abstrait malheureux d’hommes et de femmes qui perdent leur identité, leur valeur, leur morale, leur unicité. Une société qui évolue dans le paraître et non dans l’être.

 

Un récit intransigeant auréolé de mysticisme, de philosophie et d’humanité.

 

Un roman qui doit absolument figurer dans ta bibliothèque.

 

 

 

Ruby NAMDAR

 

Ruby Namdar est né et a grandi à Jérusalem, dans une famille juive iranienne. Son premier livre, Haviv (2000), a remporté le Israeli Ministry of Culture’s Award for Best First Publication. La Maison de ruines, son premier roman traduit en français, est lauréat du Sapir Prize, le plus prestigieux prix littéraire israélien.
Ruby Namdar vit actuellement avec sa femme et leurs deux filles à New York, où il enseigne la littérature juive. C’est un spécialiste des textes bibliques et talmudiques.

 

 


 

Je remercie les éditions Belfond de m’avoir permis de découvrir ce roman via la plateforme Netgalley.

 

 

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Screenshot_2018-09-04 Personnalisez LE TEMPS D_UNE ILE de Thierry Clech

JE VOUDRAIS QUE LA NUIT ME PRENNE de Isabelle Desesquelles.

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[LITTÉRATURE CONTEMPORAINE – Nouveauté 2018]
Rentrée littéraire septembre 2018 – Sortie le 16 Aout
Éditions Belfond – Collection Pointillés
Format numérique (200 pages) : 12.99€
Broché : 18.00€
Ma note : 5/5 mention « pépite »

 

 


 

Le résumé :

 

 » Tout l’art de conjuguer l’amour et l’absence. Poignant.  » MARCUS MALTE
 » Leur mensonge préféré aux parents, ils viennent le soir vous dire au revoir, on est à moitié endormis et eux vous murmurent « Je serai toujours là, mon délice, mon ange de la joie douce, merveille de l’amour enchanté’, ils caressent votre front, que ça rentre bien dans votre tête. Ce doit être pour cela que ça fait si mal le jour où ce n’est plus vrai, où la main d’un père ou d’une mère ne se posera plus sur le front d’un enfant que l’on n’est plus depuis longtemps. Et si cela arrive vraiment trop tôt, on est fauché net. On peut mourir et vivre longtemps. « 
Loin du bruit du monde, Clémence grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie. Mais elle n’a pas la voix d’une petite fille et ses mots sont ceux d’un mystère cruel. Que s’est-il passé pour que l’innocence se borde ainsi de noir ?
Plongée vertigineuse et poétique dans l’univers de l’enfance,
Je voudrais que la nuit me prenne raconte le danger du bonheur. Entre trouble et éclairs de joie, ce roman explore le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos plus proches.
Et la redoutable force du souvenir.

 


 

Mon avis :

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Elle me serre comme si j’allais m’envoler mais je n’ai pas d’ailes. Pourtant je voudrais bien aller faire un tour au bout du ciel, et je reviendrais, pleine de merveilleux, je pourrais rester une enfant autant que maman. En attendant, je regarde le noir, les yeux à hauteur des siens, et c’est vrai qu’elle a l’air d’être tout l’univers avec ses hanches mouvantes, son bassin frémissant, ses jambes infatigables qui n’abandonnent rien, elle tend son front à l’obscurité, tant d’ombre nous avale. Je voudrais que la nuit me prenne moi aussi. Et je m’endors dans ses bras qui m’enserrent où je vais grandir jusqu’au matin. Tous les matins de ma vie.

 

 

La vie. La mort. La vie dans la mort. La mort dans la vie. Une ritournelle silencieuse et unie. Une harmonie sinistre et émerveillée par la beauté de l’être. Celui qui reste. Celui qui part. Un nom. Un âge. Des rires. Des pleurs. Des exclamations de joie. Des cris euphoriques. Des si et des peut être. Des questions. Des étoiles. Des étoiles pleins les yeux pour un infini indéfinissable. Qui je serai ? Qui suis je ? Qui j’étais. Une multitude de tout et de tout de rien. Un soupir. Un souvenir éternel se mouvant dans l’inextricable. Un souvenir aussi douloureux que savoureux. Un souvenir malléable et tellement beau, pur et simple. Un souvenir aussi tranchant qu’un poignard aiguisé à la pierre.

 

Clémence est tout ça.

 

L’innocence d’une fillette volée qui résiste au temps dans le creux des bras accueillants de ses parents. Elle est cette touche de liberté infantile habillée par l’insouciance. Elle respire, mange et dort du bonheur du simple. Elle est ce souffle du vent qui peu à peu s’épuise. Elle est la pluie douce qui surprend. Elle est le feu de la cheminée qui réchauffe. Elle voyage dans les rêves. Vie une multitudes de vies. Elle est l’amoureuse. Elle est grande finalement Clémence.

 

Clémence détient tous les secrets et tous les mensonges. Elle est le témoin du beau, de l’amour inconditionnel de ses parents. Elle foule de ces petits petons, les marches de l’éternel souvenir. La musique, la lecture, les poèmes, l’air mouillé des fougères, sont une mélodie à laquelle elle est reliée indéfiniment. Tel ce 8, grand et fort de ces 8 ans, symbole de l’infini émouvant.

 

JE VOUDRAIS QUE LA NUIT ME PRENNE est percutant, douloureux, infiniment touchant. Poétique insatiable d’un souvenir où la vie était belle. Un combat titanesque pour défaire les souvenirs envahissants et meurtrissants afin de laisser libre la mort. Jeux pernicieux du passé, du présent et du futur.

 

Impossible de décrire les émotions vives qui m’ont traversée. Une claque magistrale qui m’a mise à terre dès les premiers chapitres. Une blessure silencieuse et fatale cicatrisant par l’espoir et les souvenirs.

 

C’est juste époustouflant me laissant sans voix, sans mots.

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞

 

Rien ne nous séparera. Juste avant leur premier baiser il y a eu ce serment muet entre Alexandre et Rosalie Sauvage, ils se le répétaient à voix haute que je l’entende moi aussi, d’où je venais, où on allait, où on irait. Et quand je n’ai plus été là ils se sont accrochés à ce rien de leur serment, qui vaut tant. Il nous a sauvés je crois. Son infaillibilité. Ne pas en faire un mensonge à mesure que l’on vieillit, si loin de soi, de celle ou celui que l’on aurait voulu être ; que l’on a cru.

 

 


 

 

Je remercie Babelio qui lors de sa masse critique m’a permis de découvrir cet étonnant ouvrage.

 

 

 

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FAUSSES PROMESSES de Linwood Barclay.

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[ROMAN NOIR -Nouveauté 2018]

Éditions Belfond – Collection Belfond Noir

Service presse

 

Format numérique (512 pages ) : 15€99

Broché : 21€90

Audio : gratuit

Ma note : 4/5

 

 

 

 

Je remercie les éditions Belfond pour ce service presse via la plateforme NetGalley.

 

 


 

Le résumé :

 

Plume ciselée, personnages inquiétants et humour jubilatoire : Linwood Barclay, créateur de frissons, revient avec un roman noir grinçant pour conter les petits secrets et les troublants mystères d’une ville de province américaine.

 

Il s’en passe de belles à Promise Falls, charmante bourgade de trente-six mille âmes. Des agressions répétées sur le campus, un nourrisson kidnappé par un  » ange « , une femme sauvagement assassinée dans sa cuisine. Et vingt-trois écureuils retrouvés pendus à la grille du parc. Ce coin paumé des États-Unis serait-il devenu un lieu de rendez-vous incontournable pour les esprits dérangés ?
C’est bien ce qui affole le débonnaire inspecteur Barry Duckworth, dont la pression artérielle ne cesse de grimper : quel genre de psychopathe aurait pris ses quartiers en ville ? Y a-t-il seulement un lien entre tous ces faits divers ?

 

La chasse au crime commence. Aidé de David Harwood, père de famille déprimé et journaliste au chômage, Duckworth se lance dans une déroutante enquête, qui ne tarde pas à virer au cauchemar.
Qui a dit que Promise Falls était une petite ville tranquille ?

 


 

 

Mon avis :

 

Avant toute chose, il faut que vous sachiez que ce roman est le premier de la trilogie. Point très important, cela vous évitera d’être un tantinet frustré au moment de refermer votre roman.

 

Je découvre pour la première fois l’univers de Linwood Barclay. Un univers que j’apprécie particulièrement où thriller emprunt d’un certain humour se mêle avec des personnages aux traits de caractères bien sentis.
Promise Falls est une ville américaine typique. Des écoles, un hôpital, des quartiers rectangulaires, des routes parallèles et perpendiculaires, une université, un parc fantôme et des écureuils, beaucoup d’écureuils ! Jusqu’ici rien d’anormal. C’est la ville où a grandi David, où il est à l’école, a rencontré sa femme, d’où il est parti pour mieux y revenir. Sa vie est rattachée à Promise Falls. Il est journaliste au chômage et pour le coup obligé de vivre, avec son jeune fils, chez ses parents. Rien d’exceptionnel, lot commun à beaucoup de personnes. Bon an, mal an, une vie paisible dans une ville qu’il est loin de l’être.
Si vous êtes un adepte des thriller de Barclay, vous n’êtes pas sans savoir que Promise Falls est au cœur de ses romans, ville où intrigues règnent en maître. L’auteur n’hésite pas à faire des clin d’œils à ses précédentes histoires. Je vous rassure de suite, nous sommes loin d’être perdus.

 

Fausses promesses est un étrange thriller où différentes intrigues débutent sans forcément qu’on en connaisse les résultantes. Une affaire d’assassinat d’écureuils, des mannequins inquiétants dans la grande roue inerte, une affaire de viols à l’université, un meurtre, un bébé… Ne cherchez aucunement à établir un lien. Retenez juste ce chiffre 23 ! Une multitude de questions où malgré tout, une est à mon sens au cœur de tout ça : celle du bébé. Histoire où David et sa famille vont être empêtrer jusqu’au cou. Histoire rocambolesque et sanglante ; et où un vieux mensonge resurgira pour bousculer cette apparente sérénité.

 

Un thriller fascinant mêlant petites intrigues au cœur d’une étrange ville. Des personnages manipulateurs, judicieux, honnêtes, suspicieux. Un dédale sans fin et de course poursuite où la vie est en jeu.

 

Il m’en a fallu de peu pour une lecture coup de cœur. Pour une fois je ne me suis pas emmêlée les pinceaux avec les différents protagonistes. Une lecture sensationnelle et addictive !

 

Un thriller bien plus qu’envoutant !

 

 

 

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Screenshot-2018-2-20 L_Organisation, tome 3 Révoltée de Lindsey T

La disparue de Noël de Rachel Abbott.

 

[POLICIER – Nouveauté 2017]

Traduction : Muriel Levet

Éditions BELFOND – Collection Le Cercle Belfond

Service presse

 

Je remercie les éditions Belfond pour ce service presse via Netgalley.

 


 

Résumé :

Quelques années plus tard, David fait de son mieux pour se reconstruire après le drame qui a emporté sa femme et sa fille. Il forme désormais un couple heureux avec la douce Emma et le petit Ollie, adorable bambin de dix-huit mois qui comble leur foyer.

Mais un jour, une inconnue débarque dans leur cuisine. Natasha.

Où était-elle toutes ces années ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de la maison ? Si David est fou de joie, Emma, elle, se sent vulnérable devant cette adolescente silencieuse.

Cadeau ou malédiction ? Que cache le retour de la disparue de Noël ?

 


 

Mon avis :

Une mort et une disparation, celles de Carolyne et Natasha, la veille de noël, six ans auparavant. Toute la région avait été fouillée de fond en comble, la petite fille de six ans, restait introuvable. David anéanti reprend le court de sa vie, en n’oubliant pas ses souvenirs. Sa nouvelle femme, Emma en mesure toute l’importance et tente de le consoler face aux remords toujours aussi présents. Le petit Ollie vient égayer leur vie qui désormais se veut paisible et agréable. Jusqu’au jour où Emma découvre une fillette au regard noir dans sa cuisine. Est-elle vraiment la fille de David, disparue ? Que cache Tasha sous cet air sinistre et dérangeant ? Pourquoi ne parle t-elle pas ?

Je m’attendais à des retrouvailles chaleureuses, mais au lieu d’effusions tendres, la méfiance et la distance s’installent immédiatement. Tasha suspicieuse et craintive ne semble pas vouloir renouer des liens. Elle s’enferme et se barricade dans sa chambre. Elle fuit les discussions. Elle ne veut pas s’épancher sur ces six années de disparition et sur ce retour miraculeux et inopiné. Tasha est une jeune fille de presque treize ans. Taciturne et morose, elle reste insensible aux sentiments de son père, heureux afin de la retrouver. Le comportement de Tasha n’est pas adéquat à la situation et Emma pressent de suite que cette jeune fille va lui mener la vie dure. Mais pourquoi ? Pourquoi se méfie t-elle autant ? Pourquoi son instinct de protection se réveille t-il ainsi ? Pourquoi tous les signaux d’alerte sont ils tous rouges ? Emma est une femme paisible qui a été désastrée par la rupture de ses fiançailles 6 ans plus tôt. Jack est l’amour de sa vie, se reconstruire après sa mort fut une véritable épreuve. Elle retrouve sa stabilité dans les bras de David. Elle se sent épanouie et choyée. Même si les sentiments ne seront jamais à la hauteur de ceux qu’elle éprouvait pour Jack, elle sait qu’elle pourra rester toute sa vie avec David. De cette union nait Ollie, un petit garçon joyeux et facile à vivre. Il illumine sa vie et retournerai le monde entier sans dessus-dessous, s’il devait lui arrivait le moindre malheur. Emme n’est pas par définition une femme violente. La douceur prime sur ses actions et avec patience, elle va mettre tout en œuvre pour découvrir ce que cache le comportement néfaste de Tasha. En fine psychologue, elle va anéantir les barrières de Tasha et va découvrir l’horreur. J’admire la preuve de force et de ténacité que fait preuve Emma. C’est une vrai guerrière. Combative, elle ne se laisse pas abattre quand tout va au plus mal. D’ailleurs tout le roman se porte, en partie, sur cette femme courageuse. En effet je ne peux pas dire que David ait de la ressource. Replié sur lui même, la fuite semble son mot d’ordre. Lâche et faible, c’est sa femme qui va mener ce combat acharné pour tout retrouver. Elle va pouvoir compter sur l’aide de Tom Douglas, inspecteur. Tom est l’ancien beau-frère d’Emma. Egalement anéanti par la disparition soudaine de son frère, Jack, six ans plutôt, il n’a jamais cessé de penser à lui. Replongeant dans les cartons de son frère, les souvenirs ressurgissent et les questions également. Trouveront-elles des réponses ? Jack et Tom sont diamétralement à l’opposé : l’un justicier l’autre voyou.

Ces six années ont gardé de lourds secrets, le moment est venu de les révéler, Emma, David et Tom seront-ils fin prêt à leur faire face ?

Ce polar est top ! Le suspense est présent à chaque instant nous plongeant au fur et à mesure dans les méandres d’une histoire sans commune mesure. Les vies des protagoniste s’entremêlent davantage lorsque les éléments s’imbriquent. Tout autant que les personnages, je me suis posée énormément de questions. Ceci tient en haleine du début à la fin. Course poursuite contre le temps, la vie et les révélations. Mon cœur n’a cessé de tressaillir face à l’intensité du scénario. L’atmosphère se veut lugubre, nonchalante et tragique. J’ai été happée par cette obscurité et touchée et peinée face à cette petite fille. Elle nous narre finalement sa vie et ses tourments. La peur est omniprésente et l’a avilit. La narration se déroule au diapason de trois personnages principaux : Emma, Tom Et Natasha. Leurs points de vues sont essentiels afin qu’on ait toutes les cartes en mains. Mais même en ayant les éléments capitaux, je n’ai pas vu arrivé le dénouement ! Le final est explosif dans tous les sens du terme. Par ailleurs un point que j’apprécie fortement : le fait que Abbott laisse aux lecteurs la possibilité d’en imaginer la suite. Je dois vous avouer que j’adore lorsque le point final ne m’est pas imposée.

La psychologie des personnages est maitrisée à la perfection et également le déroulé de l’enquête ponctué par des éléments bien précis dans le processus et les techniques.

Je n’ai pas lâché une seule seconde ce polar, envoutant, dramatique et percutant. Les rebondissements incessants ne m’ont pas laissé un moment de répit.

Une histoire magnifiquement bouleversante qui m’a plongée dans les affres des plus ignobles de l’espèce humaine :  chantage, trafic, enlèvement, séquestration, manipulation, maltraitance, prostitution.

« La disparue de noël » est captivant et sensationnel !

 

 

 

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Pour tout savoir sur Rachel Abbott et sa bibliographie !

 

 

Système de Agnès Michaux.

 

[ LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2017 ]

Éditions Belfond – Collection Pointillés

Service presse

 

Je remercie les éditions Belfond pour ce service presse via Netgalley

 


 

Résumé :

Pour Marisa et Paul Dumézil, le passé est irrémédiable, le présent difficile, quant au futur… Il se présente à eux le jour où l’homme qui avait été condamné pour le meurtre de leur mère Éva sort de prison.

Tandis que l’ancienne tragédie remonte à la surface, les enfants d’Éva se demandent ce qu’ils sont devenus. Et que vont-ils devenir à présent que l’assassin de leur mère a recouvré la liberté ? Paul semble prêt à passer à l’acte. Marisa préfère basculer dans une douce folie.

Dans cette histoire, il y a un frère et une sœur, de l’amour, des fantômes, un détective privé, la France, l’Indochine, l’Éthiopie, la chaleur et la pluie, le Nil, Djibouti, l’aventure. Et dans cette aventure, où le crime et la vengeance forment un couple éternel, il y a les enfants d’Éva et nous tous, qui voulons mener notre vie, malgré le  » système  » et ses défaillances.

 


 

Mon avis :

La semaine dernière ma lecture s’est portée sur ce roman qui m’a obligé à sortir de ma zone de confort et également de découvrir une auteure au talent immense. Agnès Michaux n’est pas à son premier essai et a écrit une dizaine de romans (voir lien ci-dessous).

Il est très difficile de parlé de « Système ». De par son originalité et sa singularité, il explore ce qu’on a en nous et fait écho à nos péripéties offertes par la vie.

« Système » est percutant, mystérieux et poétique. Ode à la liberté, à la découverte des sens, humanités enfouies, perdues et déshumanisées. C’est un mélange inextricable de tout et de rien ; où les étoiles et la terre se rejoignent pour révéler la véritable nature, où l’Homme démêle et emmêle les liens de la société.

Système dans le système, ce roman sonne sur le ton du témoignage (qui n’est en pas un), les personnages nous racontent leurs péripéties agrémentées par des références et des lieux de poids.

Une histoire dans l’Histoire, narrant une histoire déstabilisante, sensorielle et euphorique. Tristesse et saisissante, la renaissance est douloureuse. Quand l’Homme cherche ses pas dans un système qui ne laisse aucune chance.

Ce roman narre la descente en enfer et la renaissance de Marisa et Paul Dumézil. Leur mère a été assassinée dix ans plus tôt par leur voisin. Un coup de bêche et plus rien. Un enfant, une adolescente détruits, anéantis pour des siècles et des siècles. Dans un premier temps, l’auteur nous enferme dans un huis clos sensoriel où ces enfants désormais adultes doivent affronter leurs mal-êtres, leurs perditions. La maison de leur enfance est l’unique lien les reliant à la mère, Eva. Lien perdu, oublié, maquillé, transfiguré, lien éternel en souffrance, ritournelle macabre, chanson envoutante : qui suis-je sans toi, qui es tu ? Huis clos essentiel et étouffant amenant la vengeance sur un plateau d’argent. Action déshonorante et apaisante et libératrice ! Le temps n’efface rien, les années sont amères et l’unique action salvatrice. Mais à quel prix ? Fuite, retour aux sources, sur la terre mère, la terre des hommes des Hommes. Ethiopie, Lucy enfouie, terre de promesses et de pardons. Dans un second temps, Marisa et Paul partent à la découverte de l’humanité. Voyage intrépide et rencontre chevaleresque. Rimbaud en sourdine, le soleil écrasant comme horizon. Terre révélatrice, soulage les maux et enivre les sens. Voyage mystique sous les étoiles des Hommes assoiffés de sang. Voyage intergénérationnel tel une leçon de vie. Voyage de pénitence. Que le chemin est long pour enfin vivre.

Personnages sensationnels, frère et sœur ! Ambiguïté , amour, caresses et murmures, leur relation est forte et unique.

« Système » est un roman juste EXTRAORDINAIRE. Une merveilleuse découverte !

« Système » est un carnet de voyage atypique !

 

La fin de l’été, la fin du roman. Le début d’une nouvelle histoire où, dans la pièce d’à côté, respirerait quelqu’un qu’on aime. Il n’y avait qu’avec quelqu’un qu’on aime que le grand système du monde pouvait avoir un sens.

[…]

Nous marcherons ainsi, ne laissant que notre ombre

Sur cette terre ingrate où les morts ont passé ;

Nous nous parlerons d’eux à l’heure où tout est sombre,

Où tu te plais à suivre un chemin effacé,

A rêver, appuyée aux branches incertaines,

Pleurant, comme Diane au bord de ses fontaines,

Ton amour taciturne et toujours menacé

Alfred de Vigny, H. Fournier et Cie, 1844

 

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Le mal des ardents de Frédéric Aribit.

 

[LITTÉRATURE FRANÇAISE – Nouveauté 2017]

Éditions Belfond

Service presse.

 

 

Je remercie les éditions Belfond pour leur confiance et le service presse via la plateforme Netgalley.

 


Résumé :

Entretenir le feu sacré sous peine d’être enterré vivant.

On ne rencontre pas l’art personnifié tous les jours.

Elle est violoncelliste, elle dessine, elle peint, fait de la photo. Elle s’appelle Lou. Lorsqu’il tombe sur elle, par hasard, à Paris, c’est sa vie entière de prof de lettres désenchanté qui bascule et, subjugué par ses errances, ses fulgurances, il se lance à la poursuite de ce qu’elle incarne, comme une incandescence portée à ses limites.

Mais le merveilleux devient étrange, et l’étrange inquiétant : Lou ne dort plus, se gratte beaucoup, semble en proie à de brusques accès de folie. Un soir, prise de convulsions terribles, elle est conduite à l’hôpital où elle plonge dans un incompréhensible coma. Le diagnostic, sidérant, mène à la boulangerie où elle achète son pain.

Quel est donc ce mystérieux  » mal des ardents  » qu’on croyait disparu ? Quel est ce  » feu sacré  » qui consume l’être dans une urgence absolue ?

Il va l’apprendre par contagion. Apprendre enfin, grâce à Lou, ce qu’est cette fièvre qui ne cesse de brûler, et qui s’appelle l’art.

 


Mon avis :

Je ne pensais pas que cette lecture m’aurait chamboulée à ce point ! Elle m’a prise aux tripes et ne m’a plus lâchée. C’est une histoire bouleversante qui chavire les lecteurs sur son passage.

Lui est prof de lettres désabusé face à incongruité de son travail, de sa passion. Les mots plus personnes ne les écoutent et encore moins les jeunes, adeptes des acronymes qui ne signifient plus rien. Perdu dans ses mots, il ne survit que dans cette bulle utopique enchantée par la présence merveilleuse de sa fille. Lui, un peu fou, de mettre inlassablement une étiquette « tu fais parti des…% de… », ce mal le rongeant et le consolant dans cet univers aussi insipide.

Elle, Lou, femme libre, femme rêveuse, femme extraordinaire qui par un jour de désinvolture vient l’embrasser dans cette rame de métro pourri. Elle est le feu qui libère , qui fait fantasmer et qui émerveille. Une aura transcendante sur laquelle ses yeux ne peuvent plus s’en détacher. Elle va lui apprendre l’amour, celui où les frontières n’existent plus. Celui qui rend plus grand. Celui qui marque au fer rouge pour l’éternité. Elle incarne le jour et la nuit où les possibilités sont nombreuses et inépuisables. Dans cette folie lui, oublie l’image qu’il s’est forgée. Anéantie, son véritable, lui, éblouit. Un homme qui devient homme devant sa beauté.

Leur rencontre est explosive ! Inédite ! Envoutante ! Une union démesurée ! Ce roman porte l’amour au dessus de tout. Le soleil, les nuages, le vent, les couleurs, le gout, le toucher, l’odorat, les sons…tous sont magnifiés. Le chef d’œuvre de la vie ! Mais le mal n’est jamais bien loin. Silencieux, il ronge peu à peu la chair humaine, la quintessence de la vie.

Subjuguée par la thématique du livre, elle m’a permise d’apprendre un pan de l’histoire humaine : celui ou mysticité et religion se mêlent.

J’écris cet article en écoutant « La pathétique de Tchaikovky » (qui bien évidemment je ne connaissais pas). Cette symphonie est maintes fois citée dans ce roman et je comprend pourquoi. L’histoire, les héros et l’ensemble vivent en parfaite harmonie avec cette symphonie. Comme s’ils se mouvaient au grès des violons, violoncelles et autres instruments nobles. Tout en écoutant, je retrouve toutes les émotions qu’à voulu transcrire Frédéric Aribit : la volupté, l’amour, l’espoir, la joie, la passion, les doutes, les pleurs, la tristesse, l’euphorie, la volonté, la déchirure…

La plume de Frédéric Aribit est juste sensationnelle et magnifique. On y ressent tout l’amour pour la langue française. Des phrases immensément longues donnant un rythme particulier à la lecture. Il est vrai que je ne suis pas du tout habituée à ce genre de syntaxe. Mais c’est tellement plus wouahhh. J’en perds mes mots !

« Le mal des ardents » est amoureusement, musicalement, passionnément et irrévocablement un livre à découvrir !

 

Langue de Lou hostie sacrement de son corps plongé dans rouge les baisers les mains qui courent étalent la folie le désir la peinture sur la peau les feuilles et par dessus les toits mélangent leurs jaunes de soleil et de feu elle couchée sur le ventre maintenant ouverte aux torrents noir qui s’abattent depuis l’horizon jaune de sa nuque jusqu’à son dos son cul ses jambes ses pieds rouge le coup de pied rouge la plante des orteils avalés ma main mangée par son triangle et les doigts noir mon sexe englouti dans sa rouge flamme liquide elle m’embrasse encore à pleine bouche et le vert de ses yeux fait sauter les couvercles noir l’anémone de ses cheveux sur mon nombril de corail et je rouge je jaune je noir en même temps son visage plein d’eau elle m’embrasse encore dans la mer badigeonnée des feuilles où nous perdons pied mais sa main encore jaune mais sa langue aussi noir mais son sexe rouge immense son sexe rouge rouleau désaxé qui étale et répand sur ma peau se constellation noir de pigments ses sucs jaune de couleurs où nos corps se dissolvent rouge et elle monte ne moi comme un océan jaune sur moi ses cheveux explosent à califourchon noir dans le buvard absorbé de l’espace et j’entre alors en elle comme on rouge et nos mains serrées suintent la même salive chromatisée sa voix maintenant dans les marteaux rouge de nos sexes qui frappent le tempo noir elle va parler elle parle de sa voix d’oracle de sa voix de nuit des temps et de jaune bonbon sucé elle dit

 

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Tout savoir sur Frédéric Aribit sur le site des éditions Belfond !

« La pathétique de TCHAIKOVSKY »