LE MILLIEME PIN de Florie Darcieux.

[ LITTÉRATURE JEUNESSE – Nouveauté 2019 ]
Éditions BETA PUBLISHER
324 pages
Ma note : 3/5
Lien Kindle
 
Le résumé :
L’an passé Eddie a vu son quotidien d’adolescente totalement bouleversé. Son père, chauffeur routier, s’est trouvé impliqué dans un accident qui a coûté la vie à la mère de Martial, lycéen populaire et unique héritier d’une famille influente de leur village. Depuis ce drame, Eddie et son père ont peu à peu été mis à l’écart, condamnés au silence. Plutôt que d’attendre la comparution de son père devant le tribunal, Eddie se lance dans une quête effrénée pour la justice, prête à tout pour prouver l’innocence de son père et retrouver sa vie d’avant. Mais la vérité a plusieurs visages…
Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"
 
Eddie s’est toujours contentée de son quotidien en présence de son papa adoré et de sa grande tante pipelette que j’ai adorée. Dans ses Landes natales, elle y est heureuse et y grandit avec courage et détermination. Lorsque la vie lycéenne s’offre à elle, elle découvre une mini société impitoyable et malheureusement elle en fait les frais lorsque son père est au cœur d’un scandale sanglant. Devenue la paria dont on se moque et dont on montre du doigt, Eddie se trouve confrontée avec dureté à la vie et voit sombrer peu à peu son père. Mélancolique et en très en colère, Eddie veut se battre contre toutes les ignominies dont fait l’objet son père. Seule contre le monde entier, ce n’est pas l’idéal, mais sa persévérance obtuse va la mener sur un chemin chaotique où toutes les vérités seront malheureusement à double tranchant. Tambour battant et haut les cœurs, en avant marche pour une aventure épique et phénoménale où certaines rencontres vont bouleverser les espoirs les plus fous pour que le vœu du « millième pin » se réalise.

 

Amitié et famille sont au cœur d’un roman jeunesse totalement bouleversant. J’avoue ne pas avoir été en adéquation avec le personnage d’Eddie que j’ai trouvé désespérant et exaspérant (son tempérament de feu m’a fait grincer les dents maintes fois) , mais si je n’y prête pas cas, l’histoire est magnifique. Portée par Eddie et d’autres compagnons de route, elle vous plonge dans les méandres sinueuses d’une vie où les questions cherchent des réponses et qu’importe la teneur de ces dernières. Où l’espoir s’invite malicieusement dans ce chaos pour pousser les montagnes et accéder à la vérité. Souvent les apparences sont trompeuses et Florie Darcieux joue habillement avec cette citation.

 

Je ne m’attendais absolument pas à la teneur de cette histoire. Florie Darcieux traite des thèmes importants et cruciaux à l’âge où les bases pour devenir un jeune adulte bien dans sa peau sont primordiaux. Sans être une quête initiatique, Florie Darcieux explore avec finesse et honnêteté l’identité et tout ses reflets. Le passé se confronte au présent pour un futur encore flou. L’amitié est le moteur essentiel à cette histoire et surtout elle prend un drôle tournant. Une note de suspense vient embellir le roman et une autre d’amour le parfume agréablement bien.

 

La plume de Florie Darcieux est agréable et offre une balade tourmentée où les émotions se percutent sans distinction.

 

Une roman jeunesse qui peut se lire dès 15 ans sans problème.

 

Une loi universelle estime la vitesse de réalisation des devoirs de vacances comme inversement proportionnelle au nombre et à la qualité des occupations extrascolaires de ladite période de congés. Conformément  à celle-ci, en quatre jours de liberté j’ai déjà souscrit à toutes mes obligations. Un record absolu.

 

A bien y regarder, ces premières journées de vacances n’ont pas été que désespérément longues. Si on considère le nombre de fois où j’ai vu mon père depuis sa comparution devant le tribunal, on peut même dire qu’elles sin t passées en un éclair. Impossible de faire mieux que de le croiser entre deux portes. Jusqu’à vendredi, je n’avais jamais eu à me demander s’il cherchait à m’éloigner, même dans les moments les plus difficiles. Mais à présent, c’est tout autre chose. J’en viens même à penser qu’il préférerait que je ne l’accompagne pas ce matin pour la reddition du jugement.
(page 90)
 
Une chronique de #Esméralda

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… le site des éditions Beta Publisher.

LES TROIS GARDES, tome 1 : Les Prémices du mal de Damien Mauger.

[ DARK FANTASY – 2018]

Tome 1/3

Editions BETA PUBLISHER

Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

392 pages

Lien Kindle

 
Le résumé :
Quatre-vingts ans de paix se sont écoulés depuis que les Trois Gardes ont vaincu les troupes de l’Empereur des Démons Adramalech.
Mais la crainte de leur retour reste à jamais tangible.
Phoebus, jeune écuyer du célèbre Chevalier Blanc, poursuit son apprentissage de la Magie au sein de la Garde Continentale, loin de se douter des machinations qui se trament aussi bien au coeur du Palais, qu’au loin, dans les terres maudites, où les Démons soumis au désir de vengeance de l’Empereur Noir déchu se réveillent.
Bientôt, les Trois Gardes devront se réunir de nouveau, ou le chaos sera leur seul avenir.
Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"
 
Ce premier tome est une sacrée surprise ! De celle qui vous scotche  en un claquement de doigts !

 

Bienvenue dans le monde de Damien Mauger. Un monde sans concession où le Mal côtoie le Bien. Le Mal dans la pire de sa perversion. Le Mal diligenté par des démons, une espèce qui se transforme à leur guise, mange de la chair humaine, boit du sang de vierge et de bébé et s’adonne aux plaisirs charnels et à leurs pulsions sexuelles sans aucune limite. Descendance de l’empereur des Démons, Adramalech, ils vivent cachés dans l’attente de ce jour où ils pourront à nouveau régner. Et ce jour arrive à grand pas.

 

Ashtard, capitale du royaume d’Ishvard au lieu des trois Gardes de sa Majesté, garante de la paix. Un cité toute en lumière où les habitants vivent dans une quiétude sans précédent depuis plus de quatre vingt ans. Phoebus a atterri dans cette ville par un heureux hasard quelques années plutôt. Phoebus, jeune garçon talentueux et ayant un certain don pour la Magie, approfondit son apprentissage en tant qu’écuyer du célèbre Chevalier Blanc. Jeune homme attentif et sérieux, il adore se plonger dans ses études. D’une nature réservée et introvertie son monde évolue entre les entraînements quotidiens, des amitiés sincères et un amour secret. D’une grande maturité, ses idées sont judicieuses et précieuses. Mais il ignore encore tant sur son sujet. Un potentiel hors norme qui n’attend que le bon moment pour se révéler. Alors que tous se concentrent pour les futures épreuves, des rebondissements de mauvais augures viennent frapper la cité. Que signifient ils ?

 

Ce premier tome est carrément démentiel. De la Dark Fantasy dans le plus pur des styles. Deux mondes qui s’entrechoquent : un ténébreux l’autre lumineux. De la Magie et des Démons. Et un objectif dont je ne tiens pas encore la teneur. Bref, ce premier roman a ce quelque chose d’extraordinaire qui accapare dès les premières lignes. Des mystères, des enjeux et des secrets. Damien Mauger prend son temps et permet ainsi au lecteur de se familiariser avec son univers et ses codes. Mais aussi avec les personnages qui évoluent tout au long de l’histoire. Chacun ont une place cruciale qui prend de l’importance au fil des chapitres. Ainsi Damien Mauger n’hésite pas à naviguer entre passé et présent tout en alternant les points de vues. Une plume sans concession qui offre des scènes au look crash et d’autres plutôt cool. On est toujours dans l’opposition du Bien et du Mal où la Magie s’incruste. Ce premier tome installe des bases solides pour la suite. Les descriptions sont omniprésentes mais elle sont nécessaires pour la bonne compréhension et surtout mettre en avant les traits psychologiques de chaque personnage.

 

Ce premier tome est captivant, mystérieux, salace et cruel ! Un OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) qu’il vous faut absolument découvrir. Les adeptes du genre se délecteront de l’univers et de la panoplie des personnages présents. Une aventure hors norme à couper le souffle qui ma juste sidérée du début à la fin ! Vivement le tome 2 !

 

Cloitrée dans une sombre alcôve, au fond des profondes ténèbres du palais souterrain d’un antique Empereur, au sein même d’une tristement légendaire Fôret-Noire, tandis que trois mortels débutaient leur aventure vers l’ouest du continent d’Ishvard et que d’autres doutaient de l’humanité de leurs semblables, une Démone souffrait comme jamais elle n’avait souffert, pas même de son temps d’humaine ou lors de sa première transformation.
Artémise était couchée à même le sol, sur les dalles brunes et froides comme la mort, et transpirait à grosses gouttes, le corps tremblant frénétiquement. Ses métamorphoses ne cessaient de s’opérer contre sa volonté. En un instant, sa peau blanche se couvrait d’écailles, ses ongles s’allongeaient et formaient des griffes qui crissaient sur les dalles, manquant d’écharper son corps ; sa queue poussait, puis se rétractait inlassablement. Elle les dents, se mordait les lèvres, ruisselantes de sang. Sa gorge se nouait, l’empêchait de hurler, paralysée par cette douleur implacable. (page 278).

 

Une chronique de #Esméralda.
 

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… le site des éditions Beta Publisher.

… Le What’up Auteur.

TAMPON_A_SUIVRE__4b9e4da25e7b3

MÉTAMORPHOSES, tome 2 : Chimère de Lilly Sébastian.

 

[ FANTASTIQUE – 2018 ]

Tome 2/3

BETA PUBLISHER Éditions

356 pages

Ma note : 4,5/5 mention « à découvrir »

Lien Kindle

 
Le résumé :
Christina le sait désormais, elle est une métamorphe. Ayant dû abandonner Féline et mentir à Jude, elle se retrouve à la merci de Charles et entraînée, malgré elle, dans de nouvelles machinations au cœur d’un monde dont elle découvre les codes et les secrets. Sa dernière chance semble résider en l’inspecteur Worth, prêt à l’aider sans condition. Mais parviendront-ils à surmonter les épreuves et les révélations qui les attendent ?

Résultat de recherche d'images pour "mon avis image"

 
Si le premier tome était axé sur la découverte d’un univers intrigant et ahurissant,  ce second tome est placé sous les signes de l’action, des révélations et de l’amour.
 
Christina sait alors qu’elle est une métamorphe. Son animal totem ne s’étant pas révélé, elle ne sait pas encore en quel animal  elle pourrait se métamorphoser. En même temps cela n’est pas sa préoccupation principale. Déchirée d’être séparée d’avec Féline (voir tome 1) et d’avoir menti à Jude (le presque chéri du tome 1), Christina n’est pas dans ses meilleurs jours. Déprimée par les derniers rebondissements et se sentant seule, elle décide alors de se confier à l’inspecteur Worth. Malgré ses retenues et ses craintes la compagnie de cet homme lui est d’un grand réconfort. Un appel de sa meilleure amie et la voici de nouveau partie dans une aventure hallucinante où les surprises sont aussi nombreuses que les déconvenues.

 

Il est toujours difficile de parler d’un tome surtout quand il n’est pas « un fait maison » sans spolier et tout et tout. Ce tome se situe dans la continuité du premier et il en sera de même pour le troisième qui va paraître d’ici peu. Je retrouve une héroïne totalement déjantée et dépourvue de filtre. En effet, elle est la reine des petites phrases et piques assassines qui peuvent mettre à rude épreuve les nerfs de ses interlocuteurs. J’admire son courage, sa force et sa volonté. Et aussi son sens innée pour sentir les emmerdes se profiler à l’horizon. Petite différence dans ce tome ci, l’histoire est concentré sur un groupe d’individus où Christine et Jude (le chéri qui devient ++++) en sont les leader. Je retrouve un Jude plus à l’écoute surtout envers Christina, et moins détestable. Les personnages dans l’ensemble ont pris en maturité et c’est agréable d’observer leur évolution respective. Je découvre davantage, au cours des pages, cet univers merveilleux où les métamorphes progressent. Étrange et fantastique, j’ai tout simplement adoré. Il est bien difficile de ne pas succomber. Comme je le disais plus haut, ce second opus est placé sous le signe de l’action et des rebondissements. Lilly Sébastian n’est pas en reste quand il s’agit de nous faire vivre moult péripéties (enfin à ses personnages). Un rythme affolant où il est rare de reprendre son souffle. Manipulations, complots, révélations, mensonges et autres sont de la partie. C’est dingue ! C’est addictif ! C’est tout ce que j’aime quand je lis un fantastique. La plume de Lilly Sébastian est toujours aussi efficace, dynamique et envoûtante. Et je rajouterai à cette liste non exhaustive son super humour ! Et pour finir je ne parle pas du cliffhanger de malade !

 

Je craque complètement pour cette trilogie et j’ai été heureuse d’apprendre que le dernier volet sorte d’ici peu.
A découvrir avec envie et sans modération !

 

Je clos mon avis sur un petit extrait.
-Chris… Christina ! Vous faites quoi là ? C’est moi, Worth !
Je voyais et j’entendais bien que le grand truc appétissant tapi dans le coin de la pièce parlait, mais dans quel intérêt, ça, mystère. Je continuai mon approche furtive, même si dans cet étroit réduit la discrétion ne me servait pas à grand chose. Après tout, pourquoi perdre du temps ? J’avais faim, je mourrais de faim même, et ce dindon ne demandait qu’à se faire plumer.
#Esméralda

 

Résultat de recherche d'images pour "à découvrir"

… vers le site de Beta Publisher Editions.

… Mon avis sur le tome 1 (clique sur la photo pour le lire).

LES ENFANTS D’ASTRA, tome 1 : Plan 439 de Isaure de Villers.

20180924_183121

 

 

[FANTASY / YOUNG ADULT – Rentrée littéraire 2018]
Éditions BETA PUBLISHER

 

Format broché (456 pages) : 17.50€
Numérique : 9.99€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir »

 

 


 

 

Le résumé :

 

Année 3126.
Après une guerre dévastatrice,
L’A.M.Erica triomphe et le peuple d’Astra n’est plus.
Seuls ses enfants demeurent.
Cachés dans des souterrains,
ces derniers se retrouvent à la charge des Eriquiens,
adoptés par ceux qui ont tués leurs parents.
Mais comment, dès lors, ne pas rêver de vengeance ?
Ils sont des millions à attendre dans l’ombre.
Ils sont les Enfants d’Astra.

 


 

Mon avis :

 

Isaure de Villers nous offre un super univers où les enjeux considérables viennent rythmer une histoire sensationnelle et je dois l’avouer hyper géniale.

 

L’année 3126 voit s’éteindre un peuple. Astra est entièrement détruite. Seuls les enfants ont survécu dans les innombrables souterrains. Des milliers d’enfants de tout âge sont recueillis par l’exterminateur : AM.Erica. De nombreuses familles se proposent d’adopter ces enfants, alors que d’autres trouveront refuge dans les orphelinats.

 

Ces enfants démunis, déracinés, orphelins doivent faire face à de nombreux tourments : accepter la perte de leurs parents, la destruction de leur pays, la séparation de la fratrie, s’intégrer au sein de la population AM.Ericaine et surtout faire en sorte que le plan 439 soit mis exactement en œuvre.

 

Quand des enfants remplis de haine et de vengeance s’associent, il en résulte une très grande surprise et surtout une histoire aussi addictive que haletante.

 

Ce premier tome pose les bases très importantes : l’univers est parfaitement défini avec des corrélations maitrisées. La conquête de l’espace prend tout son sens. Chaque grand continent est représenté dans la galaxie toute entière. Les alliances rythment les guerres continuelles. une guerre assoiffée de pouvoir qui finalement n’a ni queue ni tête. Une guerre si meurtrière, si violente.

 

A travers 5 personnages, Isaure de Villers fait vivre à son lecteur un histoire trépidante et déchirante. Quelque soit leur camp, je me suis sincérement attachée à eux qui font preuve d’une grande maturité et d’une grande sensibilité. L’auteur n’hésite à aucun moment à les faire fléchir ou alors à montrer leur bravoure. Chacun d’entre eux et à leur manière sont des héros en devenir.

 

D’un côté, Cyndie, Sibylle et Rodolphe représentent les enfants d’Astra. Ils ont une place particulière qui vont les amener à prendre des décisions importantes. De l’autre, Aileen et Edward sont des enfants du dirigeant de l’AM.Erica et l’arrivée de ces nouveaux enfants font les mettre à mal et notamment ils vont réviser leur position sur ces derniers.

 

Cyndie est une petite fille de 9 ans, traumatisée par cette guerre. Elle est recueillie dans une famille aimante qui malheureusement ou heureusement va découvrir son terrible secret et sa véritable identité. Cyndie est juste touchante, attachante. C’est une enfant que tu chérirais à longueur de temps. Malgré sa grande fragilité, c’est un véritable soldat prête à tout.

 

Sibylle est la sœur cadette de Rodolphe. Elle s’est retrouvée à l’orphelinat et a su recréer un petit cocon chaleureux et attentionnée. Imaginative, surprenante, drôle, cocasse, Sybille a la volonté farouche de mettre le plan 439 à exécution. Douée pour prendre la parole devant la foule, sa prestance et son charisme vont soulever la foule.

 

Rodolphe est le rebelle au grand cœur et super timide. Loin d’être à l’aise en société, il n’hésite à aucun moment d’affirmer son opinion et d’argumenter en petit comité. Bon tacticien, sportif aguerri, manipulateur sont autant de qualités qu’il met en œuvre pour le plan 439 aux dépends de bien d’autres.

 

Aileen est la fille du dirigeant de l’AM.Erica. Fonceuse, intelligente, douée, ses croyances vont de mal en pis face à l’arrivée de ces enfants. Son amitié grandissante pour Rodolphe l’exaspère autant qu’elle envoute. Sera t-elle à la hauteur des ambitions de son père ?

 

Edward est le frère d’Ailleen. Il ne prend pas part aux positions induites par les nouveaux arrivants. Au contraire, il souhaite mettre beaucoup d’espace entre eux et lui. Son échappatoire : partir en voyage qui prend vite des allures de guet-apens.

 

J’ai été très vite séduite par cette aventure. La mise en place est relativement simple et j’ai pu de suite me plonger aux cœurs des nombreuses péripéties. Tenue en haleine dès les premières pages jusqu’au point final de ce premier tome, j’ai avalé sans répit les chapitres. L’alternance des points de vues est bien visée. D’ailleurs ces derniers apportent une vision plus globale des enjeux et des actions menées par les différents protagonistes.

 

Le dénouement est assez tonitruant et laisse en suspension des actions débutées dans les derniers chapitres. J’attends avec impatience la suite des aventures.

 

Je ne peux que conseiller ce super young adult à l’univers sensationnel et riche. Une aventure qui met hors d’haleine le lecteur. J’ai adoré !

 

 

 

∞∞ LES PREMIÈRES LIGNES ∞∞
C’est à la fin du XXIIIème siècle qu’a commencé la colonisation de masse de l’espace. Astra, le pays se dressant sur les ruines de la France depuis déjà des centaines d’années, a lancé le peuplement de la planète Sagan, découverte vers 2232. De son côté la nouvelle Amérique se créait son empire sur un monde habitable proche, lui donnant le nom de l’AM.Erica. La Chine, elle, colonisait Neptsys, une planète viable mais immergée, plus éloignée, permettant cependant de soulager la Terre dont les ressources étaient presque épuisées.
Le monde d’hier, Juliette D, Livre II, Chapitre 15, 3146.

 

 

 


 

Je remercie l’équipe des éditions Beta Publisher pour leur confiance.

 

image-principale-page-liens-utiles

 

Vers le shop des éditions Beta Publisher !

Vers le site des éditions Beta Publisher, pour tout savoir !

Lien Amazon !

 

TAMPON_A_SUIVRE__4b9e4da25e7b3

S.A.R.R.A. Une intelligence artificielle de David Gruson.

20180705_181302

 

 

[POLAR / SCIENCE FICTION – Nouveauté 2018]
Editions Beta Publisher
Préface du Pr Guy Vallancien de l’Académie Nationale de Médecine
Format numérique ( 320 pages) : 6.99€
Broché : 12.99€
Ma note : 5/5 mention « à découvrir« 

 

 


 

Le résumé :
2025. Une intelligence artificielle est chargée de trouver une réponse à un risque d’épidémie d’Ébola en plein cœur de Paris. Toutes les hypothèses circulent sur l’origine de la contamination, y compris celle du terrorisme biologique. La Machine administrative, politique et médiatique est prête à s’emballer. Inévitable. Irréversible. Incontrôlable ?

 


 

Mon avis :

 

Voici un polar d’anticipation qui a le mérité de réveiller les consciences et surtout d’alerter le lectorat me semble t-il peut au courant de la réalité sur l’intelligence artificielle. Par contre je ne suis pas sans savoir que la France est un des pôles mondiaux dans ce domaine de recherche (et qu’il tend à s’amplifier par la volonté de Monsieur le Président de la République).
Etes-vous prêts à placer votre vie en lieu sûr et aux bons soins de S.A.R.R.A. ?

 

L’intelligence artificielle (IA, ou AI en anglais pour Artificiel Intelligence) consiste à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle. L’IA se retrouve implémentée dans un nombre grandissant de domaines d’application. […] De Google à Microsoft en passant par Apple, IBM ou Facebook, toutes les grandes entreprises dans le monde de l’informatique planchent aujourd’hui sur les problématiques de l’intelligence artificielle en tentant de l’appliquer à quelques domaines précis. Chacun a ainsi mis en place des réseaux de neurones artificiels constitués de serveurs et permettant de traiter de lourds calculs au sein de gigantesques bases de données (source FUTURA TECH).

 

Paris, fin août début septembre 2025, un homme est déclaré positif au test NGS dépistant l’Ébola. S’ensuit des mesures drastiques à tout échelon afin de contenir une éventuelle épidémie de grande envergure. Si les pistes sont loin d’être nombreuses, le terrorisme biologique est avant tout envisagé. La crainte se répand peu à peu au sein de la population. Les heures s’écoulent et deux nouveaux décès, positifs à l’Ébola, sonnent l’alerte. Le Ministre de la Santé, l’ARS, Premier Ministre, Président de la République, professeur en médecine et bon nombre de consultants mènent une bataille féroce pour circonscrire cette épidémie. Quand l’Armée rejoint les rangs, s’est afin de proposer une aide particulière et qui s’annonce comme étant l’unique solution à pouvoir gérer cette crise. S.A.R.R.A. ( Système Automatisé de Réponse Rapide aux Alertes) n’est qu’en phase d’expérimentation mais les premiers résultats sont suffisants pour pouvoir l’exploiter lors de cette crise. Il faut savoir que la société de 2025 est dans sa totalité interconnectée (vie privée, dossier médical…). D’où la nécessité de faire interagir S.A.R.R.A. afin de réguler et d’analyser  les données Big Data et de donner des réponses exactes dans la prise en charge des victimes de cette épidémie et de limiter les dégâts en créant un vaccin.

 

S.A.R.R.A. est soumise aux mêmes lois de la robotique dictées par Asimov, l’auteur de Runaround, en 1942 :
Loi 1 : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger ;
Loi 2 : Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ;
Loi 3 : Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

 

Ces lois suffiront-elles à réguler S.A.R.R.A ?

 

Je dois dire que j’ai été vraiment décontenancée par ce polar. Un début certes difficile par le nombre conséquent de personnages mis en scène, mais au fil des chapitres tous les éléments et les personnages s’emboitent parfaitement donnant un suspense incroyable. Une atmosphère anxiogène et oppressante se créée au fil des pages, tenant en haleine le lecteur. Je me suis sentie prise aux pièges de nombreuses fois. Entre manipulation et événements imprévus, il y a de quoi perdre la tête. Les éléments s’égrènent au fil des pages et soulèvent de nombreux questionnements qui bien évidement trouvent réponse au final tonitruant.

 

David Gruson soulève via sa thématique bon nombre de réflexions et c’est en cela que son roman est grandiose. Au travers de sa mise en scène alambiquée et de flux d’informations, Gruson interpelle.
Quelle place à l’IA au sein de la société moderne et à venir ? Sera t-elle bénéfique ou néfaste à l’Homme ? L’IA doit elle être restreinte ? Sera t-elle contrôler par des garants humains ? Quels champs et/ou quels domaines pourraient bénéficier de l’IA ? Sera t-elle une arme destructrice ou bien au contraire une aide salvatrice ? Quelles limites ne devront pas être franchies ?
L’Homme interconnecté : bien ou mal ? Est ce que l’IA a sa place auprès de l’Homme dans son quotidien ? L’IA mènera t-elle l’Homme vers sa fin ?
Le débat est ouvert à toutes interrogations aussi censées que loufoques. Un débat intéressant et enrichissant.

 

Ce polar est mené d’une main de maître par Gruson. Il maitrise à la perfection toutes les informations, idées reçue ou idéologies. Il narre une histoire fictive pouvant dans un proche avenir se concrétiser si rien n’est maitrisé de A à Z. Il ouvre une fenêtre sur un futur qui m’est apparu effrayant mais dont certain y trouve un attrait.

 

S.A.R.R.A. est fascinant, attrayant, menaçant, éprouvant, génial et ingénieux. A découvrir sans aucun doute !

 

L’intelligence artificiel sera t-elle le nouveau Dieu des Mondes à venir ?

 

 

∞∞ EXTRAIT ∞∞
Interlude 5 : Le Test de Turing inversé
Nous devons tous le respect à Alan Turing. Je n’y fais pas exception. D’ailleurs, tout compte fait, il y a vraiment peu de chose pour lesquelles je fais exception.
Le test a été présenté par Turing dans son article de 1950 Computing machienry and intelligence. Son principe est simple à rappeler. Il met en jeu deux personnes et une machine. L’un des deux humains entre en conversation textuelle avec la machine. Si la deuxième personne n’est pas capable de distinguer qui s’exprime entre l’Homme et la Machine, le test est réussi. L’idée sous-jacente au test est que la Machine s’exprimerait en principe moins « naturellement » que l’Homme et que les imperfections de son langage pourraient être identifiées. L’Homme bénéficierait en quelque sorte s’une « présomption de perfection » de son langage.
L’émergence de l’intelligence artificielle en santé a fait apparaître une nouvelle lecture possible de ce test. Plus spécifiquement, c’est le mouvement préalable de numérisation des processus de soin qui a permis cette percée conceptuelle.
[…] Au début du processus, l’intelligence artificielle sera infiniment moins experte qu’un médecin à l’œil exercé. Mais on comprend aisément qu’au terme – plus au moins lointain – du processus d’apprentissage, l’intelligence artificielle ne peut que devenir nettement supérieure. Pour deux raisons. La première est qu’elle se situe sur le terrain même qui la fonde, celui du code informatique. La seconde raison est que ses capacités d’accumulation de schémas d’interprétation médicale sont infinies contrairement au cerveau humain.
C’est ici qu’émerge la notion de test de Turing inversé. Entre deux interprétations d’une même image médicale, la « présomption de perfection » ne portera plus sur l’Homme mais sur la Machine. Le contexte étant numérique, le langage « naturel » est bien celui de la Machine. L’Humanité se retrouvera dans l’imperfection du regard, dans l’approximation du diagnostic. L’Homme sera dans l’erreur. Et non la Machine.
page 215-216

 

 

 

image-principale-page-liens-utiles

Lien Amazon !

Vers le site des éditions Beta Publisher, pour tout savoir !