VALISES de David Pascaud.

 

 

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 [NOUVELLES – Nouveauté 2018]

Éditions Du Carnet à Spirale

Service presse

 

Broché (100 pages) : 16€90

Ma note : 5/5

 

 

 

 

Je remercie les éditions du Carnet à Spirale pour leur confiance et le service presse

 

 


 

 

Le résumé :

 

On les fait et les défait pendant toute sa vie. On les pose et on les porte parfois même sous les yeux. Valises, de David Pascaud est un recueil de douze nouvelles. Douze tranches de vie, douze moments particuliers, douze quotidiens, douze instants figés : des petits riens qui peuvent tout changer. Valises, c’est avant tout une belle métaphore de la vie. On trouve dans celles de David Pascaud des souvenirs, des objets, des départs, des recommencements, des peurs, des fractures, l’inconnu, mais aussi tout ce que l’on n’y met pas et qu’on laisse derrière soi : la vie tout simplement.  » La vie a un défaut majeur : elle déborde de quotidien  » nous dit l’auteur. Ce sont des bribes d’idées, des photos, des images, des balades, des rencontres qui nourrissent ses écrits. Beaucoup de ses textes s’inspirent de situations vécues qui ont dormi dans ses valises de nombreuses années en attendant le bon moment pour être écrites. Les lieux de La Valise ou de La demoiselle de Noizé par exemple sont bien réels et montrent à quel point ils peuvent jouer sur la mélancolie des personnages. David Pascaud embarque le lecteur pour un voyage aux frontières de son être.

 


 

 

Mon avis :

 

Après un tel synopsis, il est difficile de parler de ce recueil car tout y est dit. Recueil de douze nouvelles, dont voici les titres :
LA VALISE
SANS PAPIER
A 130
LA FENETRE
LA BOUGRIERE
RUPTURE
LE TCHEKHOV N°14
LA DEMOISELLE DE NOIZE
MON MEILLEUR AMI
L’AUTO-STOPPEUR
FILS DE SATURNE
DEPARTS

 

Douze nouvelles aussi différentes les unes des autres. Elles abordent tour à tour la peur, la folie, la solitude, l’inquiétude, la mort avec cette note de noirceur. Des personnages et narrateurs exclusivement masculins, Pascaud nous plonge dans les méandres de l’âme humaine. Déroutantes, frissonnantes, angoissantes, elles sont sublimées par une plume qui sait toucher le lecteur. Son côté suave et diabolique, offre des moments garantis en sueur froide. Des situations désarmantes, rocambolesques, fantastiques menant toujours vers ce sentiment que rien ne peut chambouler la fin. Illuminées par cette lueur machiavélique, elles nous entrainent dans ce cercle vicieux où Pascaud nous incite à nous mettre dans une position de voyeurisme aux vues de circonstances loin d’être délicates.

 

Douze nouvelles d’une qualité irréprochable ! Aucune ne s’est démarquée. Je les ai toutes adorées !

 

 

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LE PARADIS EST UN ENFER COMME LES AUTRES de Emile Castillejos.

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[RECUEIL DE NOUVELLES / THRILLER – 2018 ]

Editions du Carnet à Spirale

Service presse

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions du Carnet à Spirale pour leur confiance.

 

 


 

Le résumé :

 

Avec ces nouvelles noires pour nuit blanche, prenez place pour un terrifiant voyage du paradis vers l’enfer. Dans un style visuel et direct, presque cinématographique, et à travers des personnages inquiétants, cyniques ou cruels, ces quatorze nouvelles s’égrainent comme dans un sablier infernal. Quatorze histoires où les codes n’existent plus. Et où les situations les plus ordinaires se transmutent en singuliers cauchemars.
Émile Castillejos nous entraîne dans un monde à la lisière entre l’aliénation et la raison. On n’en revient, d’ailleurs, pas tout à fait comme avant.

 


 

 

Mon avis :

 

Ce recueil est composé de 14 nouvelles aussi différentes les unes des autres. Afin la résultant de chacune est la même : en sachant la mort !  Oui mais la mort a maintes manières de vous surprendre ou d’être donner. Elle peut survenir d’une main à l’apparence innocente et charmeuse, d’une femme, d’un mauvais tour, d’un animal…de Dieu…?

 

14 nouvelles pour 14 surprises ! 14 explorations uniques ! 14 fois plus d’angoisses !

 

Castillejos donne le ton dés le départ ! Il est là pour vous surprendre, pour vous effrayer, pour vous faire passer une nuit blanche. Il aime se tapir dans le noir et en surgir à point nommé ! Vous voyez le tableau, et bien l’atmosphère est ainsi tout au long de la lecture. L’intensité, si je puis dire, varie d’une nouvelle à l’autre. Mais le résultat est le même : vous allez adorer !

 

Du lugubre à souhait. Du suspense à couper le souffle. De l’effroi. Des scénarii inquiétants.

 

Une alchimie parfaite pour passer un super moment de lecture ! J’ai eu l’impression d’être dans ces fameuses « panic room ou escape room »  où chaque porte que j’ouvrais, je mettais ma vie en jeu. Une immersion impressionnante et hallucinante ! A tenter de découvrir le dénouement. Et comme on dit chez nous : « Nondidiou » j’ai fais chou blanc !

 

Très belle découverte avec ce recueil : un auteur de talent qui sera vous faire frissonner !

 

Amoureux et amoureuses des histoires (qui ne sont pas celle de poneys roses au pays des bisounours violets), vous ne pourrez qu’adorer celles ci !

 

 

 

 

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Revenir de Florian Oger.

 

 

[LITTÉRATURE GÉNÉRALE – Nouveauté 2018]

Éditions du Carnet à Spirale

Service presse

 

 

 

 

 

 

 

Je remercie les éditions du Carnet à Spirale pour leur confiance.

 


 

Résumé :

Alphonsine est atteinte d’Alzheimer.
Quelques années avant que son état de santé n’atteigne son point de non-retour, elle fait écrire sa biographie, déjà parsemée de quelques oublis et confusions inhérents aux balbutiements de sa maladie.

Alphonsine se raconte de sa naissance en 1928 au cœur d’un Paris foisonnant d’innovations dans la charcuterie-boucherie de ses parents juifs, à la maison de retraite de Bretagne où ses jours se terminent. La montée de l’antisémitisme, l’exode, la déportation, le retour des camps… Les souvenirs sont nombreux, pesants et ils se mélangent. Si elle pouvait seulement ne jamais les oublier…

Florian Oger traite ici d’un sujet sensible : La Shoah narrée par une femme aux portes de l’oubli . Ce roman est un hymne à la vie.

 


 

Mon avis :

Il est de ces livres dont il est très difficile de parler, de juger. « Revenir » concentre en lui seul le souvenir de ce qui a tendance à être oublier. Le souvenir de l’innommable, de la terreur, de la blessure celle qui ne s’efface absolument pas avec le temps, celle qui est gravée à jamais. La Shoah est au centre du livre. Alphonsine, atteinte d’Alzheimer, retranscrit ses mémoires avant que celles ci ne s’effacent à jamais. Elle nous narre sa vie d’enfant dans les rue de Paris. Son père artisan boucher, sa mère, son jeune frère, sa meilleure amie, ses voisins, les inquiétudes grandissantes, les murmures des rues qui enflent jusqu’à la réalité que l’on connait. Son exode vers le vieux port de Marseille et sa déportation. Alphonsine touche par ses craintes et ses espoirs. Alphonsine est la grand-mère ou l’arrière grand-mère de tout le monde. Elle est le gardien de ces actes de barbaries et de terreurs. Alphonsine n’a jamais baissé les bras, elle a toujours cru que le meilleur était encore possible. Elle fait partie de ces survivantes grâce aux femmes et hommes qu’elle a croisés sur cette route de la mort.

Alors oui, j’ai pleuré. Cette boule d’angoisse dans le ventre, dans la gorge. C’est viscéral ! C’est déchirant ! Généralement je ne survie pas à ce genre de lecture. Je m’effondre face à ce déchainement de violence. Malgré tout, Florian Oger a su parfaitement apporter cette note d’optimisme. Mais la réalité assombrit cet horizon. Ce roman s’inscrit dans la lignée des romans de mémoires. J’ai tendance à dire que les jeunes générations oublient tout de ce qui s’est passé il y a peine quelques dizaine d’année. C’est tellement loin pour eux, mais tellement proche ! Oger ne tombe pas dans la description avérée de l’horreur, au contraire il reste dans une atmosphére quand même assez positive.

« Revenir » a cette aura sacrée, gardien de la mémoire ! A lire absolument !

 

 

 

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